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dimanche, février 09, 2020

Rappel de la réalité des rapports entre musulmans et chrétiens.

Je suis effaré de nombre de catholiques (dont beaucoup de clercs) qui, au nom d'une vision tronquée de l'islam au point d'en être stupide, croient que les musulmans sont leurs alliés contre les athées.

La première étape de la soumission, et finalement la plus importante, consiste à ne pas reconnaître l'ennemi comme tel.

Je suis bien sûr qu'au 7ème siècle, des chrétiens berbères d'Afrique du nord se sont dits que ces conquérants arabes n'avaient pas que des inconvénients et qu'ils allaient remettre un peu d'ordre dans toutes les hérésies. Résultat : depuis treize siècles, ils vivent dans les chaines, dans des pays arriérés et oppressifs.

Puisse le texte historique ci-dessous rappeler à nos cathos à babouches la réalité des relations entre musulmans et chrétiens.

Il n'est pas anachronique, puisque rien dans notre actualité ne permet de supposer qu'il y a une évolution significative, par rapport à cette époque, de la manière dont les musulmans traitent les non-musulmans quand ils ont le pouvoir.


Saint Vincent de Paul contre les esclavagistes mahométans

Publié par l'abbé Alain Arbez 9 février 2020.




L’aventure humaine et spirituelle de St Vincent de Paul au 17ème siècle mérite réflexion. Comment un saint homme, connu pour sa compassion et son esprit pacifique, en est-il venu à souhaiter et préparer une intervention armée en Méditerranée pour secourir les dizaines de milliers de chrétiens déportés comme esclaves ou maltraités dans les geôles islamiques du Maghreb ? Auparavant, après la prise de Constantinople en 1453, durant laquelle les Ottomans allèrent jusqu’à violer les religieuses sur les autels des basiliques chrétiennes pour savourer leur victoire, la géopolitique de l’Europe s’est transformée. Les Ottomans étendent peu à peu leur zone d’influence, ils conquièrent l’Egypte des mamelouks, la Mecque et l’Arabie, Bagdad et la Mésopotamie, ils occupent les Balkans où ils brutalisent les populations.

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C’est alors que les pirates barbaresques établis au Maghreb apportent une puissante contribution au Sultan de la Sublime Porte qui déploie sa domination sur toute l’Afrique du Nord, à l’exception du Maroc. Leur intense activité de razzia et de rançonnement va faire vivre les populations maghrébines et enrichir Istanbul de manière fulgurante. Comme les Barbaresques vouent une haine féroce envers les chrétiens, ils attaquent systématiquement les villes côtières en Méditerranée, pour les piller et massacrer les habitants. Ils brûlent les églises, capturent les jeunes femmes et les jeunes garçons qu’ils expédient à Istambul pour les harems et les loisirs sexuels des dignitaires musulmans.

Année après année, la méditerranée est le théâtre de tragédies : les Barbaresques interceptent les navires européens chargés de marchandises et de richesses. Ils récupèrent le butin et font prisonniers les passagers, hommes, femmes et enfants destinés à être vendus comme esclaves. Des personnalités de la noblesse française, italienne, espagnole sont prises en otages et libérées contre forte rançon. C’est ainsi que leurs forfaits vont contribuer à consolider l’Empire turc et à développer leurs implantations au Maghreb.

Alger et Tunis deviennent les places fortes et les bases arrières de la piraterie musulmane. Les Turcs et les pirates maghrébins organisent ensemble les trafics humains et les prises de butin, rendant de plus en plus difficile la situation des états chrétiens dans les échanges commerciaux.

Le pape Pie V cherche à mettre en place une stratégie qui puisse desserrer l’étau des Turcs sur l’Europe et la méditerranée. Cela aboutit à la bataille de Lépante en 1571, qui – contre toute attente – met en échec une des tentatives turques de conquérir l’Europe chrétienne et de faire flotter la bannière islamique dans toutes ses capitales.

Mais le brigandage massif se poursuit grâce aux réseaux des pirates barbaresques qui interceptent tout ce qui effectue la traversée : matériaux, épices, objets précieux, êtres humains. Les états chrétiens comme la France, l’Angleterre, l’Espagne, ne réagissent pas, ils acceptent de payer des tributs considérables, des rançons énormes, tandis que d’autres comme les Républiques italiennes, les Etats pontificaux, Malte, l’Autriche et la Russie refusent catégoriquement de négocier avec les pirates de Barbarie.

Les captifs de toutes origines s’entassent néanmoins au cours du 16ème siècle dans les bagnes de Tunis et d’Alger. Les esclavagistes musulmans se constituent un cheptel chrétien dont ils s’enrichissent. Vincent de Paul lui-même fait l’expérience de ce traitement réservé aux butins de razzias, puisqu’il est fait prisonnier avec beaucoup d’autres passagers lors d’un voyage en 1605.

Vincent Depaul est né en 1576 près de Dax. Brillant dans les études, il s’oriente vers l’Ordre des Cordeliers (Franciscains) et il est ordonné prêtre en septembre 1600. Lors d’un voyage vers Marseille, il prend le chemin du retour pour Narbonne en prenant le bateau. Mais les pirates sachant que le navire est chargé de marchandises l’arraisonnent sabre à la main. Ils l’escortent jusqu’à Tunis, où l’entrée du port est noire de monde criant « Allah ou Akbar » et exultant d’avance à la vue du navire marchand capturé.

Après l’accostage, les notables sont mis à part pour être restitués contre fortes rançons, et les autres passagers triés et acheminés vers le lieu de vente des esclaves. Alger compte alors environ trente mille esclaves chrétiens, Tunis autour de six mille. Vincent est vendu à un vieux fondeur alchimiste chez lequel il doit tenir douze fourneaux.

Ayant constaté l’intelligence et la culture du prêtre, son maître cherche par tous les moyens à le convertir à l’islam, sans succès. Puis il le revend à un propriétaire terrien. Vincent est conscient de la condition insupportable des milliers d’esclaves chrétiens en terre d’islam. Il apprend que la Sublime Porte ne respecte pas le traité signé en 1604 avec la France pour libérer les esclaves. Il se demande comment alléger les souffrances des prisonniers.

Mais les circonstances favorables de ses allées et venues dans la propriété où il travaille lui permettent un jour de s’enfuir, après deux ans de captivité et de travail forcé. Accompagné d’un autre candidat au retour, c’est dans une barque qu’ils traversent périlleusement la mer pour aboutir finalement à Aigues-Mortes.

De là, Vincent de Paul se rend à Rome où il partage son souci du sort des esclaves avec l’ambassadeur de France. De retour à Paris, il fait la rencontre du cardinal de Bérulle, et met au point – grâce à des mécènes – son projet de fonder une société au service des pauvres, la société des dames de Charité. Nommé aumônier des galères du roi, il va au-devant des condamnés pour les assister. Egalement sensible au sort tragique des enfants abandonnés dans les rues de Paris, il parvient à en sauver des milliers en quelques décennies. Sa rencontre prolongée avec François de Sales, évêque de Genève, l’enracine dans sa volonté d’apporter des secours spirituels à ceux qui en ont le plus besoin.

En mai 1627, il crée les Prêtres de la Mission, avec l’appui du roi Louis XIII. Cette congrégation prendra le nom de « lazaristes ». Le désir d’organiser le soulagement des souffrances, c’est aussi pour Vincent le projet de venir en aide aux esclaves prisonniers des bagnes de Barbarie, au Maghreb. Il fonde une œuvre en 1645, qui lui permet de faire délivrer plusieurs milliers de captifs chrétiens par paiement de rançon, mais il met en place une sorte d’aumônerie qui se soucie d’offrir un soutien spirituel et une amélioration des conditions de vie. Les missionnaires envoyés par Vincent vont se heurter à l’hostilité des chefs musulmans qui répugnent à voir des prêtres sur le sol de l’islam et qui ont déjà à plusieurs reprises refusé catégoriquement la construction de chapelles. La conversion surprise au catholicisme du fils du bey de Tunis parti avec sa suite se faire baptiser en Espagne envenime la situation.

Avançant en âge, et actif au service des pauvres et des souffrants de son temps, Vincent se rend compte que les accords et traités passés avec les autorités islamiques ne sont jamais respectés. Les navires des Barbaresques mandatés par le Sultan et sous l’autorité des deys de Tunis et d’Alger continuent d’aborder les bateaux marchands des états chrétiens, les pillent et capturent les passagers. Les captifs sont traités comme du bétail, et vendus à leur arrivée. Les jeunes femmes, y compris les religieuses, sont expédiées dans les harems des dignitaires et du sultan. Les souverains européens protestent continuellement contre ces exactions, et rien ne change. Le roi de France montre des réactions assez molles, et il ne semble pas décidé à faire la guerre aux pirates musulmans. Le dey d’Alger a beau jeu de souligner ironiquement cette attitude velléitaire : « Ces Européens ont des cœurs de femmes ! Ils ne tourmentent point leurs ennemis ! »

De son côté, le grand Bossuet, dans son éloge de Pierre de Nolasque, écrit : « S’il y a au monde quelque servitude capable de représenter la misère extrême de la captivité horrible de l’homme sous la tyrannie du démon, c’est l’état d’un captif chrétien sous les mahométans, car le corps et l’esprit y souffrent une égale violence… »

Un prêtre genevois de la Mission, le père Noueli, raconte que circulant en soutane dans les rues d’Alger pour visiter les esclaves chrétiens mourants, appartenant à des musulmans, il est pris par les autochtones pour un juif, et les enfants lui crachent au visage, en l’appelant « papa des hébreux » et en l’insultant copieusement. Tout chrétien ou tout juif, en tant qu’infidèle, peut être poignardé dans le dos à tout moment.

Face à cette redoutable dégradation générale, ayant essayé tous les moyens pacifiques, diplomatiques, mis en échec par la stratégie musulmane, Vincent de Paul en arrive à ne plus se satisfaire de son Œuvre des Esclaves, et il envisage donc à partir de 1658 la manière forte pour résoudre le problème lancinant des captifs chrétiens en Barbarie. Pour cela il s’appuie sur son réseau de consuls présents dans les villes maritimes du Maghreb.

N’obtenant aucun résultat concret de la part du roi de France, Vincent de Paul constate que les succès défensifs déjà réalisés en Afrique du Nord par les Vénitiens, les Génois et les Maltais sont utiles mais insuffisants, et il prend la décision de financer lui-même une expédition armée pour aller au secours des esclaves et des captifs, et pour stopper les persécutions et les exactions permanentes des Barbaresques. Des notables contribuent aux frais de cette entreprise de nettoyage des côtes de l’Algérie. Mais Vincent de Paul meurt en 1660, avant d’en voir les premiers résultats. La même année, Louis XIV envoie enfin une quinzaine de navires au-devant des Barbaresques. Cela aboutit à un traité, signé par le dey d’Alger en 1666, garantissant la sûreté de la navigation chrétienne en Méditerranée. En 1668, le successeur de Vincent de Paul prend en charge la supervision des esclaves chrétiens en Barbarie. Mais la piraterie islamique reprend de plus belle, et la situation continue de s’aggraver. Toutefois, le sultan du Maroc accepte de négocier avec la France et ouvre Fès aux Européens, ce qui n’empêche nullement les Algériens de continuer de nuire.

Lors des funérailles de Marie Thérèse d’Autriche, Bossuet s’exclame : « Alger ! Riche des dépouilles de la chrétienté, tu disais en ton cœur avare : je tiens la mer sous mes lois et les nations sont ma proie. Mais nous verrons la fin de tes brigandages ! »

Un nouveau traité signé en 1684 est de nouveau violé par les forbans islamiques. La France bombarde Alger et Cherchell. En représailles les Algérois exécutent de nombreux captifs. Nouveau bombardement.

Atermoiements du roi de France. Un peu plus tard, un nouveau projet de libération des territoires maghrébins est proposé à son successeur le roi Louis XV. Dans ses annales, le prêtre et savant italien Ludovico Muratori écrit : « Ce sera toujours une honte pour les Puissances de la chrétienté, aussi bien catholiques que protestantes, que de voir qu’au lieu d’unir leurs forces pour écraser, comme elles le pourraient, ces nids de scélérats, elles vont de temps à autre mendier par tant de sollicitations et de dons ou par des tributs, leur amitié, laquelle se trouve encline à la perfidie ».

Ce sont les Espagnols qui maintiennent la pression et qui reprennent Oran en 1732. Mais ils ne parviennent pas à briser les chaînes des milliers de prisonniers.

Nouveau traité signé par le Premier Consul avec Alger en 1801, aussitôt transgressé, comme d’habitude, mais le trafic s’atténue quelque temps. Lors du Congrès de Vienne, les Anglais et les Français semblent d’accord pour une intervention contre les pirates d’Alger. L’amiral Smith adresse un message à tous les gouvernements européens. En 1824, les esclaves chrétiens sont toujours au nombre d’arrivages de dix mille par an.

C’est en 1830 que le corps expéditionnaire français fort de trente sept mille hommes débarque à Alger. Deux cent ans après son initiative, le projet de Vincent de Paul aboutit sur le terrain. Les esclaves sont libérés.

La presse internationale salue avec enthousiasme la réussite de l’expédition. La Suisse déclare que la prise d’Alger est une victoire de la civilisation.

« Un succès vient de couronner une glorieuse entreprise tentée contre le plus puissant des états d’Afrique asile du brigandage ! Elle promet la sécurité de la Méditerranée, elle brisera les fers des esclaves chrétiens ».

Jules Ferry lui-même y voit un « acte de haute police méditerranéenne ».

Les Lazaristes de Vincent de Paul maintiennent leur Œuvre en Algérie, en Tunisie et au Maroc, au service des plus pauvres.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites.



jeudi, juin 20, 2019

L'imposture islamique et la mollesse catholique

The Islamic Curtain, and Ours

Comme ce prêtre italien, je pense que l'islam est le pire canular joué à l'humanité depuis 1 400 ans.

Je m'en tiens (et je n'ai aucune raison de faire autrement) à la position classique de l'Eglise, celle de Saint Thomas d'Aquin : l'islam est le religion de l'anti-Christ, fausse, cruelle, violente,  spirituellement et intellectuellement très pauvre, qui rend impossible la relation d'amour de Dieu et de sa créature qui est au coeur de la foi dans le Christ. Notamment, l'islam contrevient à la règle d'or « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse ».

Je suis donc peiné quand un homme a des complaisance pour l'islam. Je suis doublement peiné quand cet homme se dit chrétien. Je suis infiniment peiné quand cet homme est un prêtre, qu'il soit pape ou pseudo-martyr (1).

Les conneries à sens unique, genre prières en commun dans les églises (a-t-on déjà vu un curé prier dans une mosquée à l'invitation de l'imam ?), qui sont vus (à juste raison) par les musulmans comme un aveu de faiblesse, ça commence à me péter les rouleaux.

Mais je sais bien ce que beaucoup de prétendus chrétiens ont le tempérament plus religieux que vraiment chrétien. L'essentiel pour eux, c'est d'avoir une religion, n'importe laquelle, celle du Christ aujourd'hui et -pourquoi pas ?- celle de Mahomet demain. Et je crois que beaucoup de prêtres sont dans ce cas. Ils sont curés, ils auraient pu être imams et, le jour approprié, peut-être le deviendront-ils.

Cette fragilité des convictions est facilitée par la faiblesse et l'incertitude du magistère.

Il y a déjà un précédent historique : le Maghreb de Saint Augustin a peu résisté aux cavaliers arabes parce qu'il était fragilisé par les querelles entre chrétiens.


Et pendant qu'on y est, sur un sujet connexe (puisqu'il s'agit toujours de la pulsion suicidaire de l'occident) :

A propos de la représentation des « Suppliantes » à la Sorbonne : l’hypocrisie des élites


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(1) : je n'écris pas « pseudo » par mépris mais par goût de la vérité. Quoi qu'en dise Rome, on n'a aucune preuve que Christian de Chergé est mort en martyr. La thèse de la bavure de l'armée algérienne n'a jamais été démentie.

jeudi, mai 30, 2019

C'est pas le réchauffement climatique l'urgence, c'est le Grand Remplacement



L’évêque aux armées dit que c’est pas sa faute : pas de couilles, pas d’embrouilles.

mercredi, mai 29, 2019

Politique : cathos paumés

Commentaires sous un billet :





Je ne renie pas pas ma phrase « Les cathos et les bourgeois sont cons comme des bites », mais elle demande une explication.

L'aspect moral est déjà vomitif : les bourgeois ont voté Macron pour ce qu'ils pensent être leurs intérêts à court terme sans se préoccuper un seul instant de la France, de son peuple; de ses besoins, de son destin.

Jean Sevilla a des mots cinglants à ce sujet :

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Comment expliquer le vote des catholiques aux élections européennes ?

Ils ont participé en masse (pour 78 % d’entre eux) ; plus ils se déclarent pratiquants, plus leurs choix se sont portés vers les listes LREM (à 37 %) et LR (22 %). Les « non-pratiquants », eux, ont plutôt choisi le vote du Rassemblement national.

Le taux de participation des catholiques au dernier scrutin avoisine les 78 %. Ce chiffre est largement au-dessus de la moyenne nationale. Est-ce étonnant ?

Ce n’est pas étonnant. Les catholiques ont le souci de la vie en société, du bien commun et de la vie politique. De ce point de vue là, il y a une grande tradition d’intérêt. Les catholiques ne sont pas simplement en prière toute la journée, ils sont aussi impliqués dans la vie de tous les jours.

Un sondage montre que plus les catholiques sont pratiquants plus ils votent la République En Marche à 37 % ou Les Républicains à 22 %. Au contraire, les catholiques non pratiquants ont voté majoritairement le Rassemblement national.

Comment l’expliquez-vous ?

Une grande tradition démocrate-chrétienne a marqué l’Église de France. Cette tradition pousse une grande partie des catholiques à la modération politique. Les catholiques sont facilement centristes, du centre droit ou d’une droite modérée.

Par ailleurs, il y a une évolution sociologique de l’Église de France qui fait que les classes populaires sont moins pratiquantes. Les catholiques pratiquants sont plutôt de la catégorie sociale supérieure. Or, les catégories sociales supérieures ont voté Macron aux Européennes. Il y a une sorte d’embourgeoisement des catholiques qui fait qu’ils ont embrassé le vote majoritaire du milieu social qui est le leur.

C’est assez étonnant quand on sait que la République En Marche est plutôt favorable à la légalisation de la PMA et de la GPA. Comment expliquez-vous que les catholiques pratiquants normalement opposés à ces pratiques maintiennent majoritairement leur confiance vis-à-vis de la République En Marche ?

Je crains que ces catholiques pratiquants soient plus intéressés par ce qu’ils considèrent être l’intérêt de leur portefeuille. Ils pensent que Macron va satisfaire leurs attentes. Ils mettent les questions sociétales au second rang de leurs préoccupations. Le jour où le progressisme sociétal de Macron se développera totalement, ces catholiques-là n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. Il suffit de regarder la configuration dans laquelle on est. Emmanuel Macron a toutes les chances d’être réélu en 2022. Quand nous aurons la PMA, la GPA, l’euthanasie et je sais ne sais quoi encore…

Pensez-vous que l’affaire Vincent Lambert a pu influencer le vote des catholiques lors de ces Européennes ?

Je ne crois pas du tout ou alors c’est vraiment marginal. Malheureusement, beaucoup de catholiques sont sur une position majoritaire sur le fait que Vincent Lambert serait un homme en fin de vie. L’idée de l’euthanasie progresse dans l’opinion publique et même chez les catholiques. C’est un constat absolument désolant.
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Mais, en plus d'être immoral, ce vote n'est même pas intelligent d'un point de vue égoïste, comme je l'explique dans les commentaires de cet article :

Vers un nouvel “Ancien régime” ? Ces minorités qui contrôlent de plus en plus la vie de leurs concitoyens.

Alors ? Un vote à la fois immoral et con, ça fait beaucoup.

Je pense que les catholiques (beaucoup d'entre eux, en tout cas) sont des paumés parmi les paumés : ils ne savent plus vraiment en quoi ils croient tout en croyant croire, ils se « protestantisent » sans être protestants. Ils prennent des bouts de doctrine par ci, en rejettent par là. Et ça finit par la croyance qu'accueillir en France toute la misère du monde est un devoir. Il n'y a pas plus immigrationnistes givrés que certains catholiques type folles à la messe. Décidément, les valeurs chrétiennes égarées de Chesterton.

Quel rapport avec le vote Macron ? Quand on a la tête en vrac sur la religion, il est peu probable qu'on ait la tête bien rangée en politique, tant les deux sujets sont connexes.



jeudi, avril 04, 2019

On Walls and Muslims: A Lesson for Pope Francis

On Walls and Muslims: A Lesson for Pope Francis

Le pape François est non seulement un hérétique et un anti-pape, mais, en plus, c'est un imbécile. Tout cela forme un bel ensemble.

jeudi, décembre 20, 2018

Immigration : ce pape est diabolique

« Certains utilisent des passages de la Parole de Dieu pour cautionner les migrations »


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À l'heure où tous les peuples européens, les uns après les autres, entrent en rébellion contre des élites qui ont voulu les emmener de force là où ils ne voulaient pas aller, il est tragique de constater que le Vatican, comme le montre son soutien au pacte mondial pour les migrations, a choisi de se solidariser avec ces élites hors-sol plutôt que d'écouter les souffrances des peuples, au risque de creuser encore un peu plus le fossé béant qui la sépare désormais des Européens. À cette voie suicidaire, on nous permettra d'opposer les fortes paroles du cardinal Robert Sarah, prononcées lors d'une conférence donnée à Varsovie en octobre 2017: « e le redis avec conviction: il s'agit de coopérer ardemment au développement intégral des peuples touchés par la guerre, la corruption et les injustices de la mondialisation. Et non pas d'encourager le déracinement des individus et l'appauvrissement des peuples.

Certains se plaisent à utiliser des passages de la Parole de Dieu pour apporter une caution à la promotion de la mobilité universelle et du multiculturalisme. On utilise ainsi allégrement le devoir d'hospitalité envers l'étranger en déplacement pour légitimer l'accueil définitif de l'immigré. L'Église respecte les médiations naturelles voulues par le Créateur dans sa sagesse. Le génie du christianisme est l'Incarnation de Dieu dans le monde humain, non pas pour le détruire, mais pour l'assumer et l'élever à sa destination divine. »

Rétablir l'équilibre miraculeux, bimillénaire, entre le respect de l'identité des nations et l'appel à la fraternité universelle, convaincre à nouveau les Européens que le catholicisme est l'avenir des peuples et non leur destruction, telle est la seule voie pour que l'Europe et l'Église aient encore un avenir commun.
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Je connais le poids des mots. Ecrire que le pape François est diabolique n'est pas anodin. Et pourtant, c'est bien ainsi que je vois les choses : le pape François ne pratique pas le christianisme mais une nouvelle religion qui, sur l'essentiel, est à l'opposé, le droit-de-l'hommisme.

Il n'enseigne pas le Salut, mais la perdition.

lundi, décembre 17, 2018

Grégor Puppinck : « Quand la justice fait passer les sentiments avant le bien commun »

Grégor Puppinck : « Quand la justice fait passer les sentiments avant le bien commun »

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Contrairement à ce que l'on entend beaucoup, ce désordre universaliste n'est pas chrétien. Au contraire. Certes, l'Église catholique enseigne avec raison que les exigences de la charité dépassent celles de la justice, mais elle précise aussitôt que la charité ne doit pas s'exercer contre la justice. La charité doit être ordonnée au bien commun, du plus proche au plus éloigné, si bien que l'on ne saurait, sans commettre d'injustice, aider son voisin aux dépens de ses enfants, ou des étrangers aux dépens de ses concitoyens, fut-ce au nom de la fraternité. En un mot: «charité bien ordonnée commence par soi-même».

[…]

Il est vrai que dans la Lettre aux Galates, Saint Paul a proclamé qu'« il n'y a plus ni juif ni grec, il n'y a plus ni esclave ni homme libre, il n'y a plus l'homme et la femme », mais il ne parlait pas de l'humanité dans son ensemble, mais exclusivement des personnes ayant reçu le baptême et qui ne font alors « plus qu'un dans le Christ Jésus ». Il parlait de l'Église, et peut-être aussi de la fin des temps.

Or, on a le sentiment que la République voudrait faire mieux que l'Église et établir dès maintenant une fraternité universelle sans autre baptême que le fait d'être humain. Catholique veut dire universel en Grec, mais l'universalisme relève d'une tout autre religion: celle de l'Humanité. Le salut qu'elle attend est immanent et consiste en l'unification pacifique de l'humanité. Peut-être voit-elle dans ce sacrifice de l'identité nationale à l'accueil de l'étranger un geste héroïque par lequel la société pourrait renaître, purifiée et transfigurée, élevée à l'universalité. Cette idée de renaissance à travers le sacrifice est profondément chrétienne, mais il faut croire en l'Humanité plus qu'en soi-même pour estimer que ce sacrifice en vaille la peine, pour donner l'exemple d'une nation qui se dissout dans la globalisation.

[…]

Cette fraternité universelle est bien une vertu chrétienne devenue folle. Ce sont d'ailleurs les nations dont le catholicisme est resté le plus orthodoxe qui, en Europe, résistent le plus à cette dissolution: Slovaquie, Pologne, Hongrie et maintenant Italie. Celles-là mêmes qui ferment leurs frontières sont aussi celles qui encouragent la natalité, qui veulent encore croire en leur avenir en tant que peuple et culture. Ce sont aussi celles qui ont refusé de signer le Pacte de Marrakech.

[…]

Aujourd'hui, nous sommes dans la situation paradoxale où les autorités publiques tendent à tolérer l'aide illégale portée aux « migrants irréguliers » et à sanctionner durement l'opposition de certains « identitaires » à l'entrée irrégulière sur le territoire, alors même que leurs méthodes ne violent pas la loi.

[…]

La résistance et les ‘préjugés' des peuples qui veulent défendre leur bien commun, notamment culturel, apparaissent alors comme autant d'obstacles à la réalisation du rêve d'unification de l'humanité par les migrations.
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samedi, septembre 15, 2018

La corruption dans l'Eglise vue par des Américains

Church, Clericalism, Corruption

St. Thomas More Can Guide Us Now

Mais c'est Bill Vallicela qui analyse plus précisément le problème :

The Role of Concupiscence in the Decline and Fall of the Catholic Church

Les clercs ont perdu la foi dans le Christ, dans les enseignements de l'Eglise et dans leur mission de pasteurs des âmes et ont pris le goût du monde.

Mais, au lieu d'en tirer les conséquences et de chercher un vrai boulot, ils ont préféré, par lâcheté, continuer douillettement leur carrière ecclésiastique et tordre les enseignements de l'Eglise vers le monde. D'où l'envahissement de la préoccupation sociale et politique, qui, loin d'être anecdotique, est la manifestation visible de la perte de foi (un peu comme l'Etat français qui, ayant perdu foi en la France, se disperse dans tout un tas de missions subalternes et néglige les seules missions qui justifient son existence, les missions régaliennes. C'est la même logique).

Cette perte de foi dans les enseignements explique aussi l'inclination vers l'islam, si difficile à comprendre autrement. Si on croit en Celui qui a dit « je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi », l'islam apparaît pour ce qu'elle est depuis toujours dans l'enseignement catholique : une voie ennemie, fausse, dangereuse, barbare et violente. Mais si l'on n'y croit plus ?

Jorge Bergoglio est le symbole de cette dérive.

J'accuse « les clercs ». Est-ce à dire qu'ils sont tous corrompus ? Non, mais les corrompus sont en nombre suffisant, et aux places stratégiques, pour pervertir toute l'institution.

La solution ? Prier, certes, mais aussi exiger la lumière. Satan n'aime pas la lumière. C'est d'ailleurs pourquoi le travail méthodique de Jorge Bergoglio pour jeter un voile sur ces affaires pédérastiques nous informe de quel coté il est.










mardi, août 07, 2018

Bruck



En ces temps où le pape François  Zéro « abolit » la peine de mort, rappelons la mémoire du révérend père Bruckberger, qui a écrit Oui à la peine de mort. Ce qui ne l'empêcha pas de réclamer à De Gaulle la grâce des condamnés à mort politiques.

Sergent des corps-francs de Darnand (il lui aurait dit en 1940 : « Vous prenez une voie qui vous mènera au peloton d'exécution et je serai assez bête pour vous défendre »), Résistant, il exécrait les bourgeois cathos centristes mous du MRP (les mêmes traitres à fusiller qui ont récemment eu les yeux de Chimène pour Hollande, Bayrou, Juppé, Macron), pensait que Vatican II était une erreur (avec des arguments dont le temps passé a confirmé la validité), avait une maitresse et fréquentait le tout Saint-Germain-des-prés.

Il me fait penser au frère Tuck de Robin des bois. On manque de religieux truculents de nos jours, ils paraissent trop souvent tristes et sérieux comme un jour sans pain, et, en plus (mais assez logiquement), ils ne sont pas bons directeurs de conscience, trop sensibles à l’air du temps d’une part et trop escouillés d’autre part (ils retournent toujours la violence du christianisme contre soi, contre les leurs, dans un masochisme ennuyeux comme une conférence d'Attali. Ils ignorent sa dimension conflictuelle et conquérante. Moi, j’aurai confiance un curé qui me dira qu’il faut convertir les musulmans).

Je résume l'argument de Bruckberger : ne pas condamner à mort celui qui le mérite par ses méfaits dérange l'ordre cosmique et c'est plus grave qu'une mise à mort individuelle (en n'oubliant pas que, de toute façon, chaque homme finit par mourir). Notre époque accorde trop d'importance à l'individu et pas assez à l'ordre juste. Ce que Romain Gary synthétisait en : la société qui n'a pas le courage de mettre à mort les criminels ne mérite pas de vivre.

Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc étaient parfaitement clairs sur ces questions, tout praticiens qu’ils étaient.

Au fond, sur la peine de mort comme sur de nombreuses questions de société contemporaines, je n’ai aucun doute que nos choix collectifs sont suicidaires et que la société qui fait de tels choix, la nôtre, disparaitra et ses mauvais choix avec (l'effondrement de la natalité suffit à me justifier).

Mon problème est que ce naufrage entrainera avec lui des choses que j’aime et que ce qui remplacera et remettra de l’ordre dans ce foutoir ne sera pas nécessairement à mon goût (Houellebecq et beaucoup d’autres pensent que ce remplaçant sera l’islam. C’est pourquoi Al Jazeera a une chaine particulière, AJ+, qui pousse tous les désordres sociétaux, Gay Pride et compagnie).

Et puis, il faut regarder les choses en face : ces histoires d'abolition de la peine de mort sont des branlotages d'enfants gâtés et sur-protégés. Quand la vie est dure, on ne se pose pas tant de questions : on tue l'ennemi et l'assassin.

Nota : la traduction du commandement « Tu ne tueras point » est aujourd’hui considérée comme fautive et remplacée par « Tu ne commettras point de meurtre ». Toute la différence est évidemment la question qui nous occupe, celle de la mise à mort légale.

vendredi, avril 13, 2018

Dira-t-on bientôt « Con comme un évêque » ?

Comme trop peu de catholiques français, je suis anticlérical.

Le prêtre est d’abord un dispensateur de sacrements. Pour le reste, je suis plus que méfiant. Et mon mépris grandit à mesure qu’on grimpe dans la hiérarchie, jusqu’au sommet.

L’actualité n’a vraiment rien pour me rassurer.

Heureux comme Macron chez les évêques

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Derrière cette étrange démarche de la Conférence des évêques de France, puissance invitante au moins officiellement, qui suscite un certain malaise chez beaucoup de catholiques et même de non-catholiques, une nostalgie secrète du temps d’avant la Séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905. Quoiqu’ils célèbrent souvent la laïcité, les évêques ressentent encore cette séparation comme une blessure : « Le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et il nous importe de le réparer. » dit Macron. Peut-être y a-t-il de bons motifs à ces regrets, mais ce n’est pas une raison pour faire fête à un chef d’Etat qui fait mine de vouloir revenir dessus.
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Éric Zemmour : "Le jeu élégant mais dangereux de Macron avec les catholiques" et vice-versa.

lundi, mars 26, 2018

Le poisson pourrit par la tête : l'évêque de Carcassonne en action

A Trèbes, chrétiens et musulmans se sont recueillis côte à côte

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Des représentants de la communauté musulmane, qui ont tenu à s'associer à l'hommage aux victimes, s'engouffrent dans l'église, le visage marqué. «Votre présence nous dit que les fauteurs de haine ne gagneront pas», leur dit l'évêque de Carcassonne et Narbonne, Mgr Alain Planet, durant la messe.

«La communauté (musulmane a été) poignardée, l'islam lui-même (a été) poignardé par des gens qui utilisent des symboles chers à nos coeurs. "Allah Akbar", c'est un symbole d'adoration de Dieu, ça veut dire Dieu est plus grand que la haine», a insisté l'imam de la mosquée du Viguier de Carcassonne, Mohamed Belmihoub, en sortant de l'église.
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On dira probablement que « ce geste rencontre l'incompréhension chez certains arriérés » ou quelque chose de ce genre. Mais non, au contraire, il est très bien compris et pris pour ce qu'il est : une trahison. Trahison de la foi. Pour cet évêque, l'Eglise n'est qu'une ONG vaguement déiste. Trahison de la nation, car il présente ceux qui posent problème comme des éléments de la solution.




dimanche, mars 18, 2018

Eglise catholique : le poisson pourrit par la tête

Alain Besançon a les idées à la fois claires et chrétiennes, au contraire du clergé catholique dont les idées sont souvent peu claires et, quand elles le sont, pas chrétiennes.

Lire une déclaration du pape François ou de la conférence des évêques de France, c'est à pleurer de honte et de dégoût.

Eglise catholique : le poisson pourrit par la tête

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Guillaume Cuchet, jeune historien de l’Église déjà reconnu, a eu le sentiment très vif qu’il brisait un tabou, simplement en constatant l’évidence. C’est-à-dire le désastre. En une génération, le travail de vingt siècles part à la dérive. 94% des Français étaient baptisés en 1963. Il en reste 30% cinquante ans plus tard. 3% vont à la messe. Si l’on considère que les baptisés formels d’aujourd’hui ont peu de chance de persuader leurs enfants et petits-enfants de porter leurs bébés sur les fonts, il se peut que la courbe des effectifs prenne la forme accélérée de la chute des corps. « La religion de la majorité des Français » (aux termes du concordat napoléonien) aura fondu aux dimensions de la secte. On assure qu’il reste un million et demi de pratiquants réguliers. Il y en aurait le double chez les musulmans. Quelle est la religion majoritaire ?

[…]

Cuchet analyse, critique, évalue. Il n’oublie pas la perspective historique, le poids des révolutions. Tout cela est irréfutable. Mais cela explique-t-il la désaffectation des anciens autels, la liturgie « face au peuple », l’abandon de la soutane, le tutoiement de Dieu, le déclin de la confession, la politisation « à gauche », l’épuration du psautier ? Je ne formule point de jugement sur le bien-fondé de ces métamorphoses. Je n’en sais rien. Peut-on interpréter cela comme une « modernisation » voulue par le clergé pour rattraper le troupeau qui s’égaille de tous côtés ? Cuchet cite la belle sentence de Jouffroy : « La variation de l’enseignement rend sceptiques les humbles. » Car ce bouleversement ne vient pas du peuple, mais d’en haut. La crise catholique est d’abord l’œuvre du clergé. Le drame, disait déjà le père Daniélou, est qu’il n’a plus la foi. Pourquoi ce clergé est-il si attentif à énumérer les causes sociologiques qui ne l’engagent pas, au lieu de regarder vers lui-même ? Si c’était lui qui était la cause ?

Enfin, dans les derniers chapitres du livre, Cuchet entre dans le vif du sujet. Ce sont « la crise du sacrement de pénitence » et « la crise de la prédication des fins dernières ». Autrement dit, tout se passe dans le monde des clercs comme si on ne croyait plus sérieusement au péché, et d’abord au péché originel, et qu’on ne croyait pas non plus à ces notions dépassées que sont le ciel, le purgatoire et l’enfer. Il s’agirait donc d’une crise de la foi catholique. En effet, à la question posée au XIIe siècle par saint Anselme – Cur Deus homo ? « Pourquoi Dieu s’est fait homme ? » –, il n’y a qu’une réponse claire et classique : Jésus-Christ est venu pour sauver les hommes enfoncés dans le péché, pour les arracher à l’enfer, les conduire à la vie éternelle. C’est un peu dur à croire, aussi on n’y croit plus. Mais le bon peuple fidèle, qui y croit encore plus ou moins, ne voit pas la nécessité d’écouter des sermons prêchant la morale humanitaire, le bon esprit social, l’antiracisme, la sympathie pour toutes les religions et autres recommandations prêchées tous les jours par la télévision. Il s’en va et toute la sociologie de son clergé ne suffit pas à le retenir. L’excellent livre de Cuchet devrait être retourné. La théologie d’abord, la sociologie ensuite.
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Je disais ce matin à propos de Zemmour que j'appréciais sa limpidité. Pareil pour Besançon. Et même leur simplicité.

L'expérience m'apprend de plus en plus que la complexité dans les choses de la vie est une ruse du Prince de ce monde. Ce qui est simple n'est pas toujours vrai mais il y a de bonnes chances que ce qui est complexe soit faux.

S'agissant de péché, nos modernes curés sont souvent des minets, qui n'ont pas vécu grand'chose. Un jour, un prêtre africain stagiaire nous a fait un sermon plus carré. Renseignements pris, il avait connu la guerre de fort près dans son pays.






jeudi, février 08, 2018

Une paire de claques bien sonore chez les cathos

J'ai toujours eu des doutes : je soupçonne « chrétien de gauche » d'être un oxymore.

En réponse à Jean-Pierre Denis : l’action chrétienne est une négociation perpétuelle avec le monde


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La foi n’est pas destinée à finir dans les catacombes. « Le but n’est plus de peser, de compter ou de marchander, mais de privilégier l’exemplarité, l’espérance, la charité », écrit Jean-Pierre Denis. C’est beau. Mais l’exemplarité, l’espérance et la charité ne s’opposent pas au fait de peser, de compter et de marchander. Il n’y a pas de dissociation entre les bonnes œuvres de la foi et les bonnes œuvres du monde. Jean-Pierre Denis ne peut pas enjoindre le chrétien à remplacer sa nature – calculatrice, comptable, négociatrice - par la grâce. La grâce ne supprime pas la nature, mais la perfectionne, écrivait saint Thomas d’Aquin. Le rôle du chrétien n’est pas de laisser le monde suivre son cours et de faire le clown, de loin, sans se salir les mains, mais de mettre la main sur le gouvernail du monde pour le rediriger vers le Bien. Jean-Pierre Denis a les mains propres parce qu’il n’a pas de main [1].

Cette dissociation entre la vie du monde et la vie de foi n’est pas corroborée par les Pères de l’Eglise. La vie du chrétien est un combat spirituel, une négociation permanente entre la grâce et la nature, l’esprit et la chair, la cité céleste et la cité terrestre. Que faisaient les premiers chrétiens, comme saint Justin, qui écrivaient des « Apologies » en forme de lettre au pouvoir Romain pour s’expliquer, se montrer et faire pression ? Que faisait saint Augustin en écrivant la Cité de Dieu, sinon entrer de plein pied dans la grande négociation entre les deux cités – terrestre et céleste - que doit entreprendre tout chrétien en son for intérieur ? Que faisait saint Thomas d’Aquin en écrivant la Somme contre les Gentils, sinon confronter la foi surnaturelle du chrétien avec la raison naturelle des païens, de peser, négocier et calculer avec et contre eux ?

Si, comme l’écrit Finkielkraut, « le champ de débat contemporain est un face-à-face terrible et dérisoire entre le fanatique et le zombie », Jean-Pierre Denis joue bien le rôle du zombie et essaye de faire endosser aux autres le rôle du fanatique. Un chrétien, c’est un croyant qui sait que l’action divine le précède toujours, qui a le désir de vivre et d’agir ici-bas, qui a la volonté de construire et de faire perdurer une civilisation viable pour tous. Porté par les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité, le chrétien rentre en négociation permanente avec le monde. Le rôle du chrétien n’est pas de laisser le monde suivre son cours, mais de mettre la main sur le gouvernail du monde.

Vivien Hoch, docteur en philosophie
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 Je connais une forme brève de ce raisonnement :

_ Jeanne, si Dieu veut la victoire des Français, qu'a-t-il besoin de vos armées ?

_ Les hommes d'armes combattront. Et Dieu donnera la victoire.

Mais bon, tous les philosophes n'ont pas le privilège d'être une sainte fulgurante.

vendredi, décembre 29, 2017

Le pape François Zéro est vraiment un zéro

Le pape Français Zéro est vraiment un zéro. Vous savez ce que j'en pense. Edouard Husson, sous le couvert de Disraëli a écrit une des critiques les plus justes que j'ai lues.

Le pape François à contre-sens de l’évolution du monde

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Je redoute de voir le visage fermé et comme habité d’un ennui profond de l’actuel Souverain Pontife. Quand on se rappelle la bienveillance communicative du « pape Jean », l’humilité rayonnante de Paul VI, l’absorption dans la prière de Jean-Paul II et le regard d’enfant de Benoît XVI, comment ne pas être rebuté par la dureté - je n’ose pas dire le visage de pierre....- et le manque de chaleur humaine du pape François? François pape anachronique.

Non seulement j’espère ne pas vous choquer mais je sais bien que je vais contre la croyance collective des bien-pensants . Dès son élection, les médias se sont emballés en faveur du pape argentin et, jusqu’à aujourd’hui, ils essaient de nous faire croire à un nouveau Jean XXIII.

Pourtant, en quatre ans et demi de règne, c’est un autre personnage qui a percé le rideau de fumée de la bienveillance proclamée. On nous avait promis un pape qui réformerait la Curie et mettrait définitivement fin aux abus et scandales dans l’Eglise. Or voici que, quatre ans plus tard, le président du C9 (le groupe de neuf cardinaux qui conseillent le pape sur la réforme de la gestion romaine), le Cardinal Rodriguez Maradiaga est soupçonné de détournement de fonds à grande échelle dans son diocèse du Honduras. Alors que la presse italienne reproduit les explications embarrassées du prélat ainsi soupçonné, on apprend, simultanément, que la commission vaticane en charge de la protection des mineurs (dédiée à la lutte contre la pédophilie dans le clergé) a fini son mandat de quatre ans à la date du 17 décembre dernier sans avoir été confirmée ou renouvelée par le Souverain Pontife. Négligence, sans doute, mais qui ne parle pas en faveur d’un pape volontiers donneur de leçons - en particulier pour fustiger chaque année en décembre, dans un discours devant ses collaborateurs, les mauvais comportements qui caractériseraient la Curie.

Les habitués du Vatican vous le diront, une véritable terreur s’est emparée de bien des responsables et employés de la Curie confrontés à un style qui doit plus à Peron qu’à l’exercice habituel de la fonction pontificale. Il faut même aller plus loin: héritiers de pontificats où l’on a maintenu fermement la barre doctrinale et morale, les responsables et les employés de la Curie constatent la propension du pape François à se débarrasser de tous ceux qui n’iraient pas dans le sens d’un ralliement de l’Eglise à l’individualisme post-moderne. Les deux cibles les plus évidentes ont été le Cardinal Burke (renvoyé alors qu’il était préfet de la Signature apostolique) et le Cardinal Müller (non renouvelé comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi). L’extraordinaire Cardinal Sarah - le successeur ?- n’échappe aux foudres de son « ami François » que parce qu’il est en permanence en voyage.

Traditionnellement, les papes tâchent de trouver un équilibre entre « conservateurs » et « progressistes » - sans quoi Bergoglio le progressiste n’aurait jamais été nommé évêque ni cardinal par le conservateur Jean-Paul II. Or François, très clairement, rompt l’équilibre au profit des seuls progressistes. Alors que Jean-Paul II et Benoît XVI avaient suscité l’émergence de nouvelles générations de catholiques, fiers de leur appartenance, François prend comme un malin plaisir à ne jamais les mettre au centre du tableau. Son slogan est la nécessité, pour les chrétiens, de sortir de leur cadre protecteur, d’aller vers l’extérieur, vers le monde, vers « les marges », même, où se font, assure-t-il, les rencontres intéressantes. Les adeptes de la beauté liturgique et les apôtres de la doctrine morale catholique se voient taxer par le pape lui-même de rigidité et d’infantilisme. Les ordres religieux les plus fidèles à la tradition liturgique et à une stricte observance de leur règle sont méprisés ou combattus alors qu’ils sont ceux qui suscitent le plus de vocations. Quand il m’arrive d’entendre un des sermons de François, je suis frappé comme il y parle peu du Christ et de conversion des coeurs mais beaucoup de développement personnel et d’engagement - comme s’il était resté fixé dans les années 1970, lorsque certains prélats croyaient devoir pratiquer « l’enfouissement » au coeur de la société et laissaient se vider les églises pour pousuivre la chimère du rapprochement avec quelques compagnons de route du communisme (d’ailleurs, les cardinaux qui ont élu Bergoglio en 2013 auraient dû savoir que la cathédrale de Bueos Aires était à moitié vide quand il y officiait). Alors que le monde a besoin de transmission et de sens...

On ne compte plus les ruptures avec les prédécesseurs : ce qui était en 2013 un utile cri d’alarme sur le sort des réfugiés traversant la Méditerranée est devenu, avec les années, un impératif catégorique, loin de la prudence politique que recommande habituellement l’Eglise: non seulement François réclame que l’on ouvre les frontières sans hésiter mais il est allé jusqu’à contester qu’un Etat puisse légitimement réguler les entrées sur son territoire - ne serait-ce qu’au nom de l’intégration réussie des réfugiés déjà accueillis. Alors que ses prédécesseurs avaient fermement dénoncé l’illusion qu’il y ait quelque compatibilité que ce soit entre marxisme et christianisme, François a ramené dans ses bagages une version molle de la « théologie de la libération »; et surtout, on ne cesse d’inviter à Rome tous ces anciens marxistes reconvertis dans « l’idéologie du genre » Le plus flagrant est le ralliement dénué de sens critique à des courants écologistes qui ne sont sans doute pas les plus porteurs d’avenir. Mon cher ami, avez-vous jamais feuilleté l’encyclique du pape François dédiée à l’écologie (« Laudato Si ») ? Imaginez que vous soyez éditeur et qu’on vienne vous proposer ce texte sans y mettre le nom de l’auteur. Il est probable que vous le refusieriez tant il est éculé et indigent. Il est normal que l’Eglise se préoccupe d’écologie - à vrai dire Pie XII l’avait fait bien avant l’apparition des mouvements « verts » de toute sorte. Mais l’Eglise doit-elle se faire le porte-parole de l’économiste Jeffrey Sachs - ce chantre des politiques néo-libérales dans les années 1990 aujourd’hui reconverti opportunément dans le développement durable a été le conseiller personnel du pape sur le dossier ? L’Eglise doit-elle donner l’impression d’abandonner l’anthropocentrisme du livre de la Genèse au profit des « droits des animaux » placés sur le même plan que les droits de l’Homme? Doit-elle accepter la lubie d’un pape qui non seulement déteste le Vatican (il habite de manière ostentatoire à la Maison Sainte-Marthe, loin des appartements pontificaux) mais a fait projeter un soir, voici deux ans, un « sons et lumières » New Age, plein du culte de Gaïa, sur la façade de Saint-Pierre de Rome ? Un pape qui écrit sur un sujet aussi grave que l’avenir naturel de la planète peut-il se permettre d’ignorer combien la digitalisation de l’économie fait entrevoir des industries propres - qui peuvent rendre l’espoir à une humanité accablée de messages pessimistes venus de tous les horizons ?

On pourrait multiplier les exemples qui montreraient combien ce vieil homme tyrannique, et dont les prêches comme les écrits font conclure à un triste déclin intellectuel de la Compagnie de Jésus, agit à contretemps des besoins, non seulement, de l’Eglise mais - et peut-être surtout - du monde. Les sociétés ravagées par cinq décennies d’hyperindividualisme peuvent ne pas aimer le discours catholique sur l’objectivité de la morale et sur le caractère indispensable de la famille comme cellule de base de la société. Mais ce discours a le mérite d’exister, d’être intellectuellement structuré. Et les oppositions qu’il a rencontrées depuis des décennies témoignent de la capacité de l’Eglise à proclamer des vérités qui ne font pas plaisir à entendre.

Surtout, qui niera que, même quand on ne la partage pas, la vision qu’a l’Eglise de l’individu pris dans un réseau de cellules sociales protectrices est éminemment utile au débat collectif ? Qui prétendra que face aux lubies transhumanistes ou au matérialisme de la Chine post-communiste nous n’ayons pas besoin d’un nouvel humanisme et que l’Eglise catholique, mieux que d’autres institutions, incarne la défense de l’humain contre toutes les manipulations, à commencer par tout ce qui touche au patrimoine génétique de l’homme ? Qui contestera que face au développement de l’intelligence artificielle nous allons devoir mobiliser toutes les ressources de la théologie et de la philosophie pour orienter l’humanité sur des territoires inconnus ? Heureusement que mon train part dans quelques minutes ; sinon j’étais parti pour écrire un pamphlet ! Mais le monde a besoin de tradition, de sens et de transmission. L’Eglise catholique n’est pas la seule à s’en préoccuper; mais elle a habituellement une largeur de vues qui la met « au-dessus de la mêlée ». Qu’est donc venu faire sur le trône de Pierre cet individu qui témoigne plus des ravages de la philosophie allemande sur la formation des Jésuites depuis trois quarts de siècle que de l’intelligence de l’époque ? Comment peut-on se jucher ainsi sur les débris du navire post-moderne qui a fait naufrage tandis que la nef de Pierre est là, attendant depuis quatre ans que Bergoglio accepte de monter sur un navire solide, maintes fois consolidé pour résister à toutes les tempêtes? 

Il nous faudrait méditer sur l’incapacité du prédécesseur, le pape Ratzinger à porter politiquement sa charge - les Allemands ne sont pas un peuple politique. La démission de Benoît XVI fut une mauvaise chose et elle a permis à un cheval de retour de se faufiler dans le désarroi du Conclave. Heureusement, comme dans toute belle institution, le chef est enserré dans une tradition et une nécessité de rendre des comptes. « L’infaillibilité pontificale » ne signifie rien d’autre que le devoir et la capacité qu’a le pape d’exprimer un point de vue qui rassemble l’Eglise dans la fidélité à la tradition. François ne pourra plus longtemps faire cavalier seul ni ignorer la tradition qu’il a pour mission de défendre - à ce que je lis et j’entends les forces de rappel sont déjà à l’oeuvre.

Je vous souhaite une joyeuse fête de Noël.
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Comme tout catholique doit respecter le pape, le mieux que je puisse en dire, c'est qu'il a probablement de bonnes intentions. Hélas, nous savons tous que l'enfer en est pavé.

Les voies de la Providence sont impénétrables, mais j'ai les plus sérieux doute sur le fait que l'élection de Jorge Bergoglio au trône de Saint Pierre soit un message de félicitations du Très Haut.

Sur un plan purement politique, il est étonnant de voir à quel point l'Eglise participe aussi à la sécession des élites qui gangrène tout le monde occidental. Il me semble que jamais dans l'histoire de l'Eglise (et pourtant, j'en connais un bon bout), le clergé n'a eu un tel mépris des besoins élémentaires du peuple chrétien. C'est pourquoi l'explication par l'économie (qui touche tout de même peu le clergé) de la sécession des élites me semble courte.

Le cardinal Bergoglio devenu pape a voulu se placer sous le patronage de Saint François d'Assise. Pour qui connaît la vie du povorello et ses rapports complexes avec l'institution romaine, ce choix paraît malencontreux, indice précoce du manque d'intelligence de celui qui le fait (j'entends évidemment « intelligence » dans son sens le plus noble, je n'évoque pas les habiletés manoeuvrières et les capacités de tromperie).

Il arrive qu'on me dise que je critique le pape François parce qu'il me dérange, en sous-entendant que c'est un bon point pour lui (ce qui demande débat : en quoi le fait de me déranger serait en soi une bonne chose ?). Mais il y a une autre explication : je critique le pape François parce qu'il le mérite. Parce qu'il est critiquable. Parce c'est une calamité.

Heureusement, l'Eglise en a vu d'autres. Les papes, même mauvais, passent et elle reste.

Allez, pour vous remonter le moral (Saint François d'Assise, là encore à l'image du Christ, est connu pour sa joie, pour ne pas dire son humour), la Cantique des Créatures :

jeudi, novembre 23, 2017

L'Eglise, une ONG gauchiste comme les autres ?

Je reçois un message du Secours Catholique pour aller manifester à la préfecture « pour le droit des personnes étrangères ». Passons sur le charabia « personnes étrangères ».

Et pour bien enfoncer le clou de la crétinerie gauchiste, la chose sera « festive, solidaire, engagée ».

Est-ce bien le rôle du Secours Catholique d’appeler à ce genre de manifestation ?

Quand on fait de la politique, il faut le faire intelligemment. Or, en 2017, existe-il politique plus idiote et plus criminelle que l'immigrationnisme ?

Manifester « pour le droit des personnes étrangères », c'est, concrètement, encourager l'immigration clandestine. Qu'est l'immigration clandestine ? Le déracinement de gens qui feraient mieux de rester chez eux, une perte pour les pays de départ, un pactole pour les mafieux et pour les esclavagistes et un risque mortel pour les pays d'accueil.

Disons le : l'immigrationnisme est une forme de colonialisme. Et c'est cela qu'encourage le Secours Catholique ?

Quand on n'a plus assez de pauvres pour faire la charité, on s'en invente, on en fait venir d'ailleurs. C'est dégueulasse. C'est dégueulasse de faire payer aux autres le désir d'exposer sa belle âme. C'est vraiment ignoble.



vendredi, octobre 20, 2017

Pratiquants non-croyants : faux chrétiens, vrais cathos à babouches

Il y a, d’après certains sondages, entre un quart et un tiers de ceux qui vont à la messe régulièrement qui ne croient pas à un ou plusieurs dogmes fondamentaux de l’Eglise : immortalité de l’âme, Résurrection, etc.

Mais cela se ramène toujours d’une manière ou d’une autre à ne pas croire en l’Incarnation, à ne pas croire que le Christ est vrai homme et vrai dieu, qui s’est sacrifié sur la croix puis est ressuscité le troisième jour.

Pour eux, Jésus n’est qu’un prophète parmi d’autres.

Autrement dit, ce sont des pratiquants non-croyants, des catholiques non-chrétiens. Pour eux, l’Eglise est une ONG moralisante vaguement déiste. Ils retiennent « Aimez vous les uns les autres » et ils méprisent « Je suis le chemin , la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ».

Mais, dites moi, une hérésie déiste inspirée du christianisme qui refuse catégoriquement la divinité du Christ et qui abhorre la croix, ça ne vous rappelle rien ? Mais oui, mais c’est bien sûr ! L’islam !

Vous comprenez alors pourquoi ces catholiques non-chrétiens sont si attirés par l’islam, sont si facilement soumis aux préceptes, interdits et recommandations de l’islam, pourquoi ils sont en pointe pour ramper devant les musulmans, c’est que, au fond, ils pensent que la croix est « juste un morceau de bois ». Ils ne croient pas en ce qui devrait les séparer irrémédiablement de l’islam, alors, ils sont attirés par les points communs (la croyance en un dieu unique, la communauté des croyants, etc.). Et aussi, ces femmelettes sont fascinées par la force.

L’imbécile de prof de cette video n’est qu’un exemple parmi d’autres. Il y a plus grave : bien des clercs sont, d’après leurs déclarations publiques, dans cet état d’esprit : ils ignorent ce qui devrait les séparer de l’islam, le Christ. Ceux-là sont religieux avant d’être chrétiens : peu leur importe la religion, pourvu qu’ils en aient une.

Oui, sous certaines formes perverties, l'église romaine est un danger pour l'Europe.