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jeudi, mai 21, 2020

L'inaction coupable des évêques de France : le ralliement, encore et toujours.

La révolte des élites est partout, y compris dans l'Eglise. Les évêques de France se sentent plus de solidarité (de classe) avec les hauts fonctionnaires qu'avec leurs ouailles.
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L'inaction coupable des évêques de France : le ralliement, encore et toujours

Par Gaspar de Quiroga / Jeudi 21 mai 2020 à 12:000

Alors que tout rassemblement au sein des lieux de culte était interdit encore ce lundi, le Conseil d'Etat s'est prononcé à l'encontre du décret du gouvernement, rétablissant ainsi la liberté de tenir des cérémonies religieuses. Une bataille médiatique et juridique dans laquelle l'épiscopat français s'est illustré par son absence, sa timidité et son manque coupable d'abnégation. Il n’y a plus d’épiscopat en France, juste des syndics de faillite, dénonce Gaspar de Quiroga, prêtre sous pseudonyme.

Le gouvernement avait ainsi, par décret, voulu appliquer un régime dérogatoire aux lieux de culte durant le déconfinement. Tandis que supermarchés et écoles ouvraient pour accueillir leur habituelle population, les lieux de cultes pouvaient rester ouverts, mais n’accueillir aucun rassemblement, ni, évidemment, culte public. Une première depuis la Terreur. Et la reprise des cultes n’était envisagée que début juin, au-mieux – ce qui permettait de faire d’une pierre, deux coups : frustrer les chrétiens des fêtes de l’Ascension, et de Pentecôte, et permettre aux forces de l’ordre de contenir, autant que possible, les coûteuses joyeusetés qui accompagnent systématiquement la fin du ramadan, la fête de l’Aïd.

Quelques évêques français s’en sont émus. Mgr Rougé de Nanterre, dans une analyse assez juste, évoquait un manque de respect pour les croyants et parlait de « tropisme anticatholique », Mgr Aillet, à Bayonne tweetait le 30 avril : « En soi, l'Eglise n'a pas à demander l'autorisation de reprendre le culte public, mais à faire valoir un droit à la liberté de culte », Mgr Touvet, à Chalons-en-Champagne, Mgr Le Gall à Toulouse, Mgr Lebrun, à Rouen, et bien d’autres y allaient de l’expression de leur déception des annonces du Premier ministre. Quelques menaces furent même lancées par Mgr Aupetit, à Paris, à l’occasion d’une intrusion de la police dans une église. Dénonçant cette intrusion violente et illégale – d’autant que l’église en question était privée, et non communale –, il affirme : « Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. Sinon on va prendre la parole et [...] aboyer très fort ! »

Magnifique, nous sommes-nous dit, les droits des fidèles à recevoir les sacrements de la part de leurs pasteurs et les droits de Dieu à être honoré publiquement par un culte convenable vont être respectés, en même temps que les justes précautions demandées pour assurer la santé publique : il y a de nouveau des évêques en France ! Las ! Notre béatitude fut de courte durée. Pas un seul de ces épiscopes à la dent dure, au verbe haut, à la formule acérée n’a fait autre chose que nous asséner des rodomontades. Du blabla. Voilà ce que sont les saillies épiscopales.

Sont-ils simplement bêtes ou aveugles, ou franchement mauvais ?

Ils se plaignent des atteintes à la liberté de culte, de conscience, du mauvais traitement fait aux croyants en général, aux catholiques en particulier, mais dans les actes ? Le vide sidéral. L’Eglise est « dialoguante », soucieuse de trouver un terrain d’entente avec ce gouvernement, comme avec les autres. Sont-ils simplement bêtes ou aveugles, ou franchement mauvais ? Dès avant le confinement, lors des auditions au parlement, au sujet des lois bioéthiques, Mgr d’Ornellas a réalisé avec stupéfaction que son discours n’intéressait personne et qu’il n’était là que comme alibi. Dans le cadre de la crise sanitaire, tel autre évêque imagine qu’il va obtenir, du fait de ses bonnes relations avec le préfet, des aménagements pour son diocèse, oubliant que le préfet ne peut prendre ce genre de décision, hors de son pouvoir, d’une part, mais aussi certainement peu propice à l’avancement de sa carrière.

Quant à l’archevêque de Paris, la caravane est passée, et il n’a pas pris la peine d’aboyer. Dans tels autres diocèses, des maires, au mépris de la loi, prennent l’initiative de sonner les cloches des églises le soir à 20h00, pour saluer le personnel soignant – qui aurait sans doute préféré des moyens matériels et de la considération plutôt que des applaudissements grotesques et des sonneries de cloches – et sont rappelés à l’ordre par les évêques… sans que cessent les sonneries illégales, et que l’on saisisse la juridiction administrative. Tels autres, après avoir manifesté sur les réseaux sociaux leur désagrément des décisions gouvernementales, finissent par s’en accommoder et proposent, pèle-mêle, la messe à domicile, la messe en « drive-in », la messe à la télévision…c’est à celui qui trouvera la formule la plus originale. Une solution à portée de main, hygiénique, légale, de bon sens n’a pas été envisagée : la saisine du Conseil d’Etat pour contester la légalité du décret limitant l’exercice du culte sans aucune proportion avec l’objectif de préservation de la santé publique. C’est tellement important de garder de bonnes relations avec des gouvernements qui, depuis plus de deux siècles se montrent si bienveillants et compréhensifs avec l’Eglise !

Non, ce qui était important, c’était de ne pas briser le beau consensualisme qui habite la Conférence des évêques de France.

Nous avons de véritables moulins à vent, qui justifient leur inaction par le « Rendez à César ». Ils étaient moins regardants quand il s’agissait de livrer – ou surtout de ne pas livrer – au bras séculier, et même à leurs propres tribunaux ecclésiastiques, les prêtres scandaleux, libidineux, voleurs, concussionnaires, etc. Non, ce qui était important, c’était de ne pas briser le beau consensualisme qui habite la Conférence des évêques de France. D’ailleurs, quand des laïques ayant encore le sens des choses, ainsi que quelques congrégations religieuses ou assimilées, d’obédience « traditionnelle » – pas des « conservateurs » donc, c’est-à-dire ceux qui défendent le « juste milieu », les accommodements raisonnables, en liturgie, en morale, en théologie, et en politique – ont souhaité défendre le droit naturel à pratiquer le culte en public, leurs Excellences s’en sont quelque peu offusquées, estimant que cette démarche était une rupture de communion, puisqu’elles n’avaient pas été consultées ni donné leur accord. Mais c’est là une conception vétéro-concilaire de l’épiscopat ! Il s’agirait de grandir ! Place au laïcat adulte et conscient de lui-même, mort au cléricalisme !

Leur idée ? Ou on y va tous, ou on n’y va pas ! A l’heure où nous écrivons, Mgr de Moulins-Beaufort, le charismatique et énergique président de la Conférence des évêques de France, auquel a été proposé d’ester devant le Conseil d’Etat, réfléchit encore…Mais la haute juridiction administrative, sollicitée par des personnes qui savent encore ce qu’est un droit objectif, qui savent qu’une loi ne mérite ce titre et l’obéissance que si elle est une « certaine ordination de la raison au bien commun » (1), et qu’il ne suffit pas qu’elle sorte de la main d’un titulaire de la potestas, qui savent que le bien commun temporel ne peut être séparé ou opposée au bien commun éternel auquel il est ordonné, a rendu son verdict : l’interdiction générale et inconditionnelle des cultes est bien une atteinte manifestement et gravement illégale à la liberté de conscience et à la liberté des cultes. Quelques évêques ont évidemment réagi : ils viennent au secours de la victoire et essaient naturellement de « tirer la couverture à eux ».

Tous les moyens licites doivent être mis en œuvre pour obtenir la victoire


L’un d’entre eux a tout de même exprimé des remerciements, quoiqu’il ne soit pas certain qu’ils s’adressent aux auteurs de la saisine du Conseil d’Etat, lesquels, par la victoire obtenue au bénéfice de tous les catholiques, mettent dans l’embarras l’épiscopat français… Car c’est bien de cela qu’il s’agit : en ne voulant pas envisager que les fidèles ont des droits qu’il appartient aux pasteurs de défendre, ne voulant pas plus envisager que Dieu a le droit d’être publiquement honoré et adoré, et que, là-aussi, c’est normalement entre les mains des évêques qu’a été remise la responsabilité ordinaire de le défendre, ces derniers, après la décision du Conseil d’Etat, apparaissent tels qu’ils sont : inexistants, inconsistants, pusillanimes. Le 27 mars 1908, Maurras achevait sa chronique politique dans le journal L’Action française par ces mots : « La devise de notre Action française est d'agir, d'avancer, de manifester par tous les moyens, même légaux. » Point besoin d’être maurrassien pour s’approprier cette idée : tous les moyens licites doivent être mis en œuvre pour obtenir la victoire. Comment prétendre l’obtenir si l’on n’essaie même pas !?

Et tandis que les « tradis » sont rentrés dans l’histoire de la jurisprudence administrative, les évêques, eux, sont sortis de l’Histoire A cet égard, nous partageons assez l’analyse que fait Jean-Pierre Denis. Le lendemain de l’arrêt du Conseil d’Etat restaurant la liberté de culte (2), il écrit : « Il est donc regrettable que l’action ait été une nouvelle fois abandonnée à une poignée de requérants et à des organisations disons… peu représentatives du catholicisme de ce pays. Ce sont eux et elles, heureusement mais hélas qui ont défendu nos libertés maltraitées. » Les requérants sont effectivement peu représentatifs du catholicisme français [de moins en moins : ils sont la puissance montante]. Et on ne peut que s’en réjouir [non]. Le « catholicisme français » de Jean-Pierre Denis et de la CEF est une coquille vide, et les évêques peinent à s’en rendre compte : ils sont encore dans des référentiels des années 60, où le catholicisme jouit de moyens matériels, d’une forte présence ecclésiastique et religieuse, d’une certaine aura dans la société, d’un taux de pratique bien plus imposant qu’aujourd’hui, quoique déjà diminué. Ils se pensent encore « quelque chose » dans la société, « quelqu’un » vis-à-vis des autorités politiques. La preuve vient d’être faite : ils ne sont plus rien. Et leur inertie dans le combat pour défendre les libertés des fidèles et les droits de Dieu n’a fait que confirmer au gouvernement de la république ce qu’il subodorait : il n’y a plus d’épiscopat en France, juste des syndics de faillite. Et tandis que les « tradis » sont rentrés dans l’histoire de la jurisprudence administrative, les évêques, eux, sont sortis de l’Histoire. Tout court.

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1 (S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, q. 90, a.4)

(2) Même si le délai de huit jours qu’il octroie au gouvernement pour rédiger un nouveau texte rend cette décision, dans l’ordre pratique, peu utile. Du moins, les principes sont affirmés.


mardi, mai 19, 2020

Une claque pour les évêques français ? Pas grave si ça leur sert de leçon.



Une claque pour les évêques français ? Pas grave si ça leur sert de leçon.

Malheureusement, j'ai perdu confiance dans les évêques français (à part une ou deux exceptions) : ce sont des mitres molles soumises au monde.

Leur seul caractère combatif sert à engueuler les traditionnalistes, là ils ont le feu sacré. Bref, ce sont des progressistes comme les autres. Ils ne présentent aucun intérêt, ni intellectuel, ni spirituel.

Ils sont à mille lieues d'assumer que la république française est l'ennemi du Christ par essence (lire Jean Dumont). Ce ne sont pas tant des imbéciles que des lâches. Les petites compromissions avec l'administration ouvrent la voie aux grandes trahisons.

Ils abandonnent leurs ouailles, ils sont comme toutes les élites du monde occidental : révoltés contre leur peuple. La trahison de la classe dirigeante, c'est aussi dans l'Eglise.

Que faire ? Les aider à trouver le courage qui leur manque, en gardant l'espoir que leurs successeurs seront mieux.

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Victoire !

PAR RENAISSANCE CATHOLIQUE · 19 MAI 2020

mardi, mai 12, 2020

Rendons hommage à un évêque français qui n'est pas une couille molle.

Alors que tant d'évêques français sont des couilles molles (sauf pour fulminer contre les quelques courageux qui s'opposent à leur couillemollisme - lire la lettre de Yann de Caqueray) à commencer par le premier d'entre eux, probablement promu en raison même de son couillemollisme.

Rendons hommage à un des très rares évêques français qui ne soient pas une couille molle mais il  va, hélas, partir à la retraite : Mgr Ginoux.

mercredi, mai 06, 2020

L'Eglise ne tient pas sa liberté de culte de l'Etat.



Je ne voulais vous citer qu'un extrait de cet article, mais il est tellement juste que je me suis laissé aller à mettre l'intégralité.



L’ÉGLISE NE TIENT PAS SA LIBERTÉ DE CULTE DE L’ÉTAT DE BENOIT DUMOULIN

4 MAI 2020

Alors que les évêques de France réfléchissent à la manière de réagir à l’injonction gouvernementale de ne pas reprendre les cérémonies publiques avant le 2 juin, les autres religions ne sont pas solidaires de la position catholique. Une singularité qui devrait pousser les évêques à décréter unilatéralement la réouverture du culte public. Manière de montrer qu’ils ne quémandent pas ce droit à l’Etat.

Lors des discussions avec l’État pour la reprise des cultes, l’Église s’est retrouvée isolée par rapport aux autres religions qui lui ont reproché de ne pas vouloir respecter le calendrier gouvernemental en attendant jusqu’au 2 juin. « Il y a eu des mots très étonnants chez certains catholiques, quand j’entends “untel est anticlérical”. C’est probablement la détresse de ne pas pouvoir prier dans les lieux de culte qui leur fait dire cela », souligne ainsi Haïm Korsia cité par La Croix (2 mai). « Mais nous sommes tous dans la même situation, et rêvons de pouvoir reprendre. Or cela voudrait dire pouvoir en assurer les conditions sanitaires, ce qui n’est pas encore le cas » poursuit le grand rabbin de France.

Or, c’est justement là que le bât blesse. Les catholiques ne sont pas dans la même situation que les autres religions qui ne vivent pas de réalité sacramentelle. Pour les protestants ou les juifs, les réunions au temple ou à la synagogue sont des assemblées de prière. Pour les catholiques, la messe est une réalité vitale où l’on vient se nourrir au corps du Christ mort et ressuscité et s’abreuver à son sang qui nous lave du péché. Dire cela n’est pas revendiquer un privilège mais simplement constater une réalité ecclésiologique. Que nos gouvernants, qui vivent de plus en plus dans l’ignorance de la foi catholique – comme Christophe Castaner vient encore de le démontrer hier soir – ne voient pas cette réalité sacramentelle de l’Église est déjà grave. Mais que les autres religions, par ignorance ou faiblesse coupable, ne puissent concevoir ce qu’est la messe pour les catholiques, montre que le dialogue interreligieux a encore beaucoup de chemin à parcourir.

Les catholiques ne sont pas dans la même situation que les autres religions qui ne vivent pas de réalité sacramentelle. Pour les catholiques, la messe est une réalité vitale où l’on vient se nourrir au corps du Christ mort et ressuscité et s’abreuver à son sang qui nous lave du péché.

Même ignorance de la part du pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France (FPF) et du Conseil des Responsables de Culte en France (CRCF) dont les propos sont rapportés par La Croix : « Nous ne partageons pas, nous les autres cultes – musulman, juif, protestant, bouddhiste… – cette idée que ce serait aux cultes de revendiquer une date, nous soumettons nos recommandations aux autorités, et cette décision leur revient ensuite. Nous devons jouer le jeu, les religions ne sont pas en surplomb de la société?». Non, monsieur Clavairoly, la liberté de culte n’est pas un droit octroyé par l’État mais un droit naturel que l’État ne peut que reconnaître.

Il est très significatif que cette allégeance inconditionnelle à l’égard des autorités civiles provienne d’un pasteur protestant. N’est-ce pas Luther qui prônait l’obéissance inconditionnelle aux seigneurs lors du soulèvement des paysans allemands de 1525 ? L’Église catholique a toujours joué le rôle de contrepoids face aux excès du pouvoir temporel, en Europe mais aussi aux Amériques où elle s’opposait, parfois très fermement, aux abus des colons. Elle le pouvait justement parce qu’elle ne tenait pas son pouvoir de l’État. Dans les pays d’Europe du nord où la réforme protestante a triomphé, on a commencé par confisquer les biens ecclésiastiques appartenant à l’Église pour les donner à des princes protestants faisant allégeance à l’État. C’est ainsi que le duché de Prusse est né en 1525 de la sécularisation des terres des chevaliers teutoniques au profit d’Albert de Brandebourg passé au protestantisme.

Dès lors, plus rien ne s’oppose aux ambitions démesurées de l’État moderne qui va devenir de plus en plus absolu car il ne trouvera plus face à lui une autorité indépendante sur les plans spirituels, hiérarchiques et patrimoniaux : la hiérarchie protestante est structurellement inféodée à l’État quand elle ne se confond pas avec lui, ce qui est le cas encore aujourd’hui de l’anglicanisme, et son assise est strictement nationale là où l’Église catholique dispose d’une hiérarchie internationale qui lui permet de mieux résister aux abus de l’État moderne. De plus, elle a conservé une structure dogmatique là où les protestants se sont engagés sur les sables mouvants du relativisme, au nom de la sola scriptura.

La hiérarchie protestante est structurellement inféodée à l’État quand elle ne se confond pas avec lui et son assise est strictement nationale là où l’Église catholique dispose d’une hiérarchie internationale.

La suite de cette histoire se lit sous nos yeux. Les églises protestantes ont très largement accompagné les dérives de l’État moderne dont elles sont la caution religieuse quand l’Église catholique continue de résister, notamment dans le domaine des mœurs. Pas étonnant, du coup, que les protestants se soumettent à l’État en matière de liberté de culte.

L’Église catholique, qui n’est pas « en surplomb de la société » comme l’accuse le pasteur Clavairoly mais tient simplement son pouvoir de Dieu et non des hommes, serait tout à fait fondée à déclarer unilatéralement une date de réouverture du culte public, en appliquant les mesures de sécurité qui s’imposent, en vertu du pouvoir de police dont les curés disposent au sein de leur église. Au-delà de la joie de pouvoir communier, ce serait aussi l’occasion de rappeler que l’Église ne tient pas sa liberté de culte du bon vouloir de l’État !


jeudi, avril 30, 2020

Des évêques méritants (mieux vaut tard que jamais)

Plusieurs évêques ont eu le courage de parler nettement en faveur du droit des fidèles à assister à la messe. Nous vous invitons à les remercier chaleureusement :

Mgr Aillet, évêque de Bayonne

Mgr Aumônier, évêque de Versailles

Mgr Aupetit, archevêque de Paris

Mgr Ginoux, évêque de Montauban

Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse

Mgr Malle, évêque de Gap (qui a protesté contre ce soutien !!!! Il y a vraiment des évêques irrécupérables).

Mgr Rougé, évêque de Nanterre

Mgr Touvet, évêque de Châlons

(et, bien sûr, nous ajouterons volontiers les suivants, au fur et à mesure des prises de position!)

dimanche, mars 15, 2020

Le coronavirus pêche à la dynamite.

Intellectuellement, l'épidémie de coronavirus est derrière nous : les décisions ont été prises (ou pas), qu'on peut résumer en quatre mots « Trop peu, trop tard », maintenant les conséquences vont se dérouler mécaniquement.

En France, des malades vont mourir faute de soins, du coronavirus ou d'autre chose.

Ensuite ?

Je sais que ça ne se fait pas de faire la remarque, que je devrais vous laisser le constater par vous-mêmes, mais je ne résiste pas à la tentation : je vous l'avais bien dit !

Depuis 2015, un article de Chantal Delsol me hantait :

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L’incapacité d’agir, l’attitude qu’on dit velléitaire ou attentiste, aura les mêmes conséquences pour un peuple que pour un individu, pour un gouvernant que pour un particulier. Si votre enfant ne fait rien à l’école et que par pusillanimité ou par paresse ou par indifférence, vous ne tentez pas de réagir, ce sont les événements qui décideront à votre place : l’enfant sera finalement renvoyé, par exemple.

Autrement dit, si vous ne menez pas votre destin, c’est votre destin qui vous mènera par le nez. 

Il en va de même pour un pays. A force de mettre au pouvoir des gouvernements attentistes et pusillanimes, il se produira je ne sais quelle catastrophe qui viendra pour ainsi dire tout résoudre.
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Je ne savais pas que cet événement inattendu serait une crise sanitaire, j'imaginais plutôt une crise bancaire (ça, c'est pour le trimestre prochain) mais je savais que nous allions nous prendre un jour ou l'autre un gros truc dans la gueule et que notre système politico-social à bout de souffle ne pourrait pas faire face.

J'espère que ceux qui ne comprenaient pas mon acharnement à voter n'importe quoi sauf Macron, y compris  voter Le Pen, pour éviter la prolongation d'un Système qui nous tue, comprennent un peu mieux mon raisonnement. Je n'en suis même pas sûr.

Maintenant, les questions qui viennent sont politico-économiques. Les conséquences, pas tant du coronavirus lui-même, que des mesures prophylactiques, vont être effroyables. Avec deux grosses questions, d'ailleurs liées :

1) Les banques vont-elles faire faillite ? Et dans ce cas, nos politiciens auront-ils le bon réflexe, spolier les actionnaires en nationalisant, ou le mauvais réflexe, spolier les clients en faisant du bail-in ?

Les  Boches, ces catastrophes ambulantes pour l'Europe auxquels les dirigeants français n'ont pas les couilles de s'opposer, ont plusieurs fois laissé entendre qu'ils prendraient la mauvaise décision (c'est une habitude chez eux, la décision catastrophique, une tradition nationale. Le petit Charles De Gaulle en a fait son premier livre : La discorde chez l'ennemi). Mais c'est au pied du mur qu'on voit le maçon.

Proba faillites bancaires : 9/10.

2) L'Italie va-t-elle sortir de l'Euro et le faire exploser ? Proba : 5/10.

Nota : j'avais parié que la France ferait banqueroute en 2015, puis j'avais reculé la date en 2020, je n'y croyais plus vraiment. Ma cote remonte en flèche.

Bien sûr, le Système a un moyen d'éviter tout cela : serrer encore plus la vis. Mais est-ce faisable ? Nous assistons au naufrage de tout un système politique.

Que M. Coronavirus profite bien de ses derniers jours de vedettariat, il devrait assez vite être supplanté par M. Krach-tous-azimuths.

Ce n'est d'ailleurs pas le seul naufrage auquel nous assistons. Comme dit Charles Gave, le coronavirus pêche à la dynamite, les cadavres remontent à la surface :









Revenons sur le naufrage politique :







Dans les semaines qui viennent, il va y avoir des épisodes rigolos. Par exemple, nos riantes banlieues qui descendent piller les centres-villes.


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samedi, mars 14, 2020

Virus et décadence (2)

Dans la série « Trump est un con et les Français sont des génies » :




Je vous rappelle (car le temps qui passe accroît les connaissances sur l'épidémie) que les pays (Corée, Taïwan, Japon) qui s'en sortis (avec, au passage, peu d'impact économique) ont utilisé les 3 mêmes ingrédients : contrôle précoce et sévère aux frontières, tests massifs, forte discipline individuelle (très peu de confinements, voire pas du tout, dans le cas de Taïwan).

En gros, tout le contraire de l'Europe et, notamment, de la France. C'est pourquoi j'ai confiance, ça va bien se passer : la série Virus et décadence va encore nous captiver pendant de nombreux épisodes.




Bien sûr, les évêques de France sont en majorité aussi veules que le gouvernement (en Ile-de-France, les messes sont interdites. Avec des guerriers pareils, pas étonnant qu'une certaine Eglise soit couchée devant les barbus). Heureusement, il y a des exceptions, il reste quelques courageux qui utilisent la technique polonaise : multiplier les messes pour éparpiller l'assistance (les Polonais ont toujours eu d'excellents mathématiciens !) :




Pendant ce temps, ironie du virus, l'Italie retourne à l'Eglise des catacombes :






vendredi, mars 13, 2020

Virus et décadence.

Vous imaginez, si nos ancêtres avaient réagi avec aussi peu d'intelligence et de sang-froid que nous, la France ne serait jamais devenue une grande puissance (je pense, entre autres, au terrible hiver 1709).

Je suis en vert (excusez les faute de frappe) :



Et j'en rajoute une louche sur Twitter :


Tiens, en parlant de décadence, en voici une qui n'étonnera personne :






jeudi, mars 05, 2020

Epidémie de lâcheté chez les évêques de France.




Seigneur, délivrez-nous de l’épidémie de nos lâchetés !

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On dira que je manque de prudence, de précaution, de sagesse épiscopale… Mais il me semble qu’à une autre époque, peut-être pas si lointaine et, en tout cas, beaucoup plus noble, l’évêque de Beauvais serait sorti de sa cathédrale en procession, portant lui-même les reliques du grand saint Éloi et accompagné du chapitre des chanoines au grand complet, d’une foule d’enfants de chœur et de tous les paroissiens réunis, en chantant des cantiques et des psaumes pénitentiels à travers la ville, revêtu d’une chape violette en signe de pénitence, pour demander à Dieu sa miséricorde et sa protection, pour implorer l’aide de la Vierge Marie et de tous les saints protecteurs de ce diocèse fondé au IIIe siècle…
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Les évêques de France, Dieu et le corona virus

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Ont-ils encore la foi ?

Laurent Dandrieu a très justement noté dans un tweet :

« Dans les temps où l’on avait la foi, en cas d’épidémie on emplissait les églises pour prier Dieu de nous en préserver. Aujourd’hui, on se calfeutre chez soi en espérant être assez chanceux pour s’en tirer. Et l’Eglise elle-même collabore à cette écœurante laïcisation ».
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Saint Jean Chrysostome disait que l'Enfer est pavé de crânes d'évêques. Il devait anticiper de plusieurs siècles la conférence des évêques de France !

Monseigneur Danniélou redoutait dans les années 60 un effondrement de la Foi chez les clercs.

Heureusement, quelques uns sauvent l'honneur, citons les :

Monseigneur Pascal Roland, évêque d’Ars-Belley

Monseigneur Bernard Ginoux, évêque de Montauban qui était aux côtés des Gilets Jaunes).

Honneur à eux !




mardi, octobre 29, 2019

Zemmour et le pape François Zéro



Quel connard, cet Odon Vallet. Encore un ami du désastre. Encore un vieux débris soixante-huitard.

Vous connaissez mon opinion, fort claire : une grande partie du haut clergé, à commencer par le pape François, n'est pas catholique, et peut-être même pas chrétienne. Pour beaucoup, ce sont juste des homosexuels qui ont fait une carrière.

Explications :

« une grande partie du haut clergé, à commencer par le pape François » :

je me fie aux déclarations publiques, forcément faites par le haut clergé. Il est possible que le mal atteigne les réguliers et le bas clergé, mais, pour des raisons générationnelles, j'en doute.

« n'est pas catholique » :

être catholique, c'est considérer que le dépôt de la tradition de l'Eglise est sacré, car l'Eglise est l'épouse du Christ par succession apostolique ininterrompue. Sur ce point, il n'y a aucun doute : Jorge Bergoglio ne se cache pas de mépriser la tradition et aussi l'Europe et les Européens, le coeur historique et spirituel de la chrétienté.

« peut-être même pas chrétienne » :

être chrétien, ce n'est pas suivre les préceptes cools d'un prophète palestinien sympa. C'est croire que Jésus est Dieu fait homme, crucifié, mort, enseveli, descendu aux enfers et ressuscité le troisième jour, pour nous les hommes et pour notre salut. Or, les récents textes du Vatican, notamment celui du synode sur l'Amazonie, laissent un sérieux doute à ce sujet  : tout ce qui affirme ou laisse entendre que toutes « les religions » se valent est anti-chrétien.


« des homosexuels qui ont fait une carrière » :

le haut clergé actuel était jeune à une époque où l'homosexualité était plus honteuse qu'aujourd'hui. Pour des gens comme ça, un séminaire est un terrain de chasse de rêve. Et comme les barrières morales commençaient déjà à s'abaisser ... Je ne vous fais pas un dessin.

Certes, l'Eglise ressuscitera, mais que d'efforts et que de drames il y faudra, qui auraient pu être évités avec plus de foi et plus d'intelligence.






mercredi, octobre 09, 2019

« Un terrible affaissement de la foi chez les clercs » (2)

Dans mon billet précédent, j'ai oublié de signaler un point tant il me paraissait évident : les affaires de pédérastie dans l'Eglise.

Les bergogliens en voie d'hérésie les mettent sur le compte d'un homme de paille, un prétendu cléricalisme, qu'on est bien en peine de trouver. Tout simplement parce que les vraies causes  de ces sinistres événements sont de grosses pierres dans le jardin du Bergoglio.

Les causes des affaires de pédérastie dans l'Eglise sont claires. Ce sont des idées et des comportements promus par l'actuel pape : le relativisme moral, qui fait qu'on trouve une justification à tout (sauf à la défense de la tradition, bien entendu), la faiblesse théologique (il ne faut vraiment pas croire en l'Enfer pour se comporter ainsi) et l'éloignement de la tradition (qui fait que des barrières d'usage sautent).

Au fond, et on revient au thème du billet précédent, il faut qu'un prêtre ait une foi très chancelante pour que la peur que la foudre divine lui tombe sur la gueule ne l'empêche pas de tripoter un adolescent.

La foi n'a jamais prévenu le crime, le problème est statistique.

Un ou deux, ça peut arriver, l'humanité est ainsi. Mais un nombre aussi conséquent est bien le signe de cet affaissement de la foi chez les clercs dont je parle.

lundi, octobre 07, 2019

« Un terrible affaissement de la foi chez les clercs »

Synode en Amazonie : la marche sur Rome des théologiens de la libération.

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C’est pourquoi il vaut mieux trancher dans le vif en amont : il ne s’agit même plus de la question de « l’infaillibilité pontificale ». Cette dernière concerne l’enseignement du pape sur « la foi et les moeurs ». Mais nous ne sommes plus dans ce cadre ; nous avons basculé dans ce que redoutait dès la fin des années 1960 le Cardinal Daniélou: un terrible « affaissement de la foi chez les clercs » ! Quand un texte est présenté à Rome, dont les auteurs ne croient plus au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, il n’y a qu’une seule chose à dire, sans animosité: amicus Franciscus sed magis amica veritas (François est notre ami mais la vérité est une plus grande amie encore).
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Je partage le malaise d’Edouard Husson depuis longtemps. Je pense que beaucoup de clercs (j’ai tendance à penser : d’autant plus qu’ils sont plus élevés dans la hiérarchie) ne sont plus chrétiens mais vaguement déistes, branche humanisme sirupeux, voire franchement athées. Au premier rang, le pape François.

La particularité de la foi chrétienne est qu’elle est inscrite dans l’histoire. C’est plus que toute autre une religion de l’incarnation. Si on enlève du Credo les mots « sous Ponce Pilate », qui placent Jésus dans l’histoire, le récit du  Dieu fait homme, né d’une vierge, crucifié et ressuscité devient un mythe banal comme on en trouve dans les mythologies, grecque par exemple.

Cette historicité du christianisme est perpétuée par l’Eglise, grâce à la succession apostolique ininterrompue, et aussi (héritage d’Israël) par l’attachement aux nations, perpétuation dans l’ordre terrestre de l’historicité comme l’Eglise l’est dans l’ordre divin.

Autrement dit, pour être pleinement chrétien, il faut croire au Christ ressuscité mais aussi en l’Eglise en tant que corps historique du Christ et en la nation, au moins tant qu’idée. Car si on ne croit pas en la nation on ne croit pas en l’élection d’Israël et on coupe le christianisme de ses racines juives. Hérésie connue sous le nom de marcionisme.

Or, les clercs (à part quelques heureuses exceptions) donnent tous les signes (et le pape François plus que les autres) de ne plus croire ni en l’Eglise ni en la nation. En cela, il ne sont, c’est terrifiant à écrire, plus chrétiens. Ils ont supprimé « sous Ponce Pilate » du Credo. Ils se réfèrent à un mythe évanescent.

Il n’est donc pas étonnant que la principale hérésie du synode de l’Amazonie est de laisser entendre que toutes les origines et toutes les histoires se valent.

C’est désespérant, irritant, angoissant. Tout ce que vous voulez, mais pas surprenant.

Il suffisait de lire, depuis un paquet d’années, les déclarations insipides des évêques de France, assemblages d’expressions toutes faites dignes du bullshit bingo des technocrates, pour se rendre compte qu’il y avait un problème.

Le remède ? Comme d’habitude, le Christ et les Saints. Quelques évêques de bon calibre, et les cardinaux déistes seraient vite ramenés à leur insignifiance.

jeudi, mai 30, 2019

C'est pas le réchauffement climatique l'urgence, c'est le Grand Remplacement



L’évêque aux armées dit que c’est pas sa faute : pas de couilles, pas d’embrouilles.

dimanche, décembre 30, 2018

Un dicton romain sur les évêques français

Comme vous le savez, Rome soumet la nominations des évêques français au gouvernement (je ne sais pas comment ça se passe dans les autres pays). Cette consultation informelle n'en a pas moins force de loi.

Un dicton romain résume la chose : « Rome voudrait des saints. Le gouvernement voudrait des filous. On se met d'accord sur des imbéciles ».

C'est savoureux et, me semble-t-il, assez vrai (en tout cas, le moins que je puisse dire, c'est que je ne suis pas ébloui par la qualité intellectuelle de nos évêques. Bossuet est loin).


samedi, septembre 15, 2018

La corruption dans l'Eglise vue par des Américains

Church, Clericalism, Corruption

St. Thomas More Can Guide Us Now

Mais c'est Bill Vallicela qui analyse plus précisément le problème :

The Role of Concupiscence in the Decline and Fall of the Catholic Church

Les clercs ont perdu la foi dans le Christ, dans les enseignements de l'Eglise et dans leur mission de pasteurs des âmes et ont pris le goût du monde.

Mais, au lieu d'en tirer les conséquences et de chercher un vrai boulot, ils ont préféré, par lâcheté, continuer douillettement leur carrière ecclésiastique et tordre les enseignements de l'Eglise vers le monde. D'où l'envahissement de la préoccupation sociale et politique, qui, loin d'être anecdotique, est la manifestation visible de la perte de foi (un peu comme l'Etat français qui, ayant perdu foi en la France, se disperse dans tout un tas de missions subalternes et néglige les seules missions qui justifient son existence, les missions régaliennes. C'est la même logique).

Cette perte de foi dans les enseignements explique aussi l'inclination vers l'islam, si difficile à comprendre autrement. Si on croit en Celui qui a dit « je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi », l'islam apparaît pour ce qu'elle est depuis toujours dans l'enseignement catholique : une voie ennemie, fausse, dangereuse, barbare et violente. Mais si l'on n'y croit plus ?

Jorge Bergoglio est le symbole de cette dérive.

J'accuse « les clercs ». Est-ce à dire qu'ils sont tous corrompus ? Non, mais les corrompus sont en nombre suffisant, et aux places stratégiques, pour pervertir toute l'institution.

La solution ? Prier, certes, mais aussi exiger la lumière. Satan n'aime pas la lumière. C'est d'ailleurs pourquoi le travail méthodique de Jorge Bergoglio pour jeter un voile sur ces affaires pédérastiques nous informe de quel coté il est.










lundi, août 20, 2018

Non, pape François, je ne jeûnerai pas.

Le pape François demande aux catholiques de jeûner en pénitence des affaires de pédophilie aux Etats-Unis.

L’Eglise est une, certes, mais je ne suis absolument pas engagé par les errements d’un clergé que je désapprouve depuis longtemps. C’est un amalgame : vouloir englober tous les catholiques dans une responsabilité qui n’est pas la leur.

Il faut dire la vérité : ces histoires de pédophilie ne sont que la conséquence de la trop grande tolérance vis-à-vis de l’homosexualité dans les séminaires et les sacristies (car tous les pys le savent –mais, chut, il ne faut pas le dire- l’homosexualité incline bien souvent à la pédophilie). Le Figaro dit que « les catholiques sont sous le choc ». Je ne sais pas pour les autres, mais moi, je ne suis pas surpris, il n'y a hélas aucun choc.

Je ne suis responsable que d’une chose : ne pas avoir gueulé assez fort.

Je peux aussi, éventuellement, être responsable d’une deuxième chose : trouver que le niveau intellectuel et moral du clergé n’est pas terrible terrible et préférer être marié que prêtre.

Mais bon, rien qui justifie à mes yeux de jeûner et je n’ai pas assez de respect pour le pape François pour le suivre aveuglément. Qu’il fasse le ménage (bien que je pense qu’il n’est absolument pas l’homme pour ça) et on en reparlera. A ce moment-là, je voudrai bien jeûner pour sa réussite.