Affichage des articles dont le libellé est trahison des clercs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est trahison des clercs. Afficher tous les articles

vendredi, janvier 15, 2021

Le triple naufrage américain

 La victoire électorale par fraude du duo Biden/Harris (qui est en réalité une victoire du pouvoir chinois) est un triple naufrage :

1) Naufrage de la classe intellectuelle américaine.

La liste des qualificatifs péjoratifs qu'elle mérite est interminable : bête, méchante, cruelle, sectaire, raciste (pro-noir), violente, intolérante, inculte, menteuse, tricheuse, méprisante, hautaine, caricaturante, malhonnête ...

Les pires craintes d'Alan Bloom sont devenues réalité.

2) Naufrage du parti républicain.

Les trois-quarts des élus ont préféré trahir le peuple et la nation et rallier leur classe sociale, mondialiste et pro-chinoise. Ne pas faire de vagues dans leur milieu plutôt que de faire leur devoir.

Les fraiches élues Marjorie Taylor Greene et Lauren Boebert sont folkloriques mais elles sauvent l'honneur.

On dit souvent que les Américains n'ont pas à craindre la tyrannie parce qu'ils sont armés. C'est faux : des hommes armés sans organisation sont des individus isolés, ils n'ont aucun poids politique, c'est comme s'ils étaient désarmés.


3) Naufrage du fédéralisme

Que le pays le plus puissant du monde (plus pour très longtemps) soit incapable d'organiser un scrutin sincère et de rectifier les choses en cas de fraude est une honte abominable pour l'Amérique, dont rien ne pourra la relever avant de longues années.

Un naufrage de cette magnitude, c'est l'échec collectif de tout un peuple.

mercredi, octobre 09, 2019

« Un terrible affaissement de la foi chez les clercs » (2)

Dans mon billet précédent, j'ai oublié de signaler un point tant il me paraissait évident : les affaires de pédérastie dans l'Eglise.

Les bergogliens en voie d'hérésie les mettent sur le compte d'un homme de paille, un prétendu cléricalisme, qu'on est bien en peine de trouver. Tout simplement parce que les vraies causes  de ces sinistres événements sont de grosses pierres dans le jardin du Bergoglio.

Les causes des affaires de pédérastie dans l'Eglise sont claires. Ce sont des idées et des comportements promus par l'actuel pape : le relativisme moral, qui fait qu'on trouve une justification à tout (sauf à la défense de la tradition, bien entendu), la faiblesse théologique (il ne faut vraiment pas croire en l'Enfer pour se comporter ainsi) et l'éloignement de la tradition (qui fait que des barrières d'usage sautent).

Au fond, et on revient au thème du billet précédent, il faut qu'un prêtre ait une foi très chancelante pour que la peur que la foudre divine lui tombe sur la gueule ne l'empêche pas de tripoter un adolescent.

La foi n'a jamais prévenu le crime, le problème est statistique.

Un ou deux, ça peut arriver, l'humanité est ainsi. Mais un nombre aussi conséquent est bien le signe de cet affaissement de la foi chez les clercs dont je parle.

lundi, octobre 07, 2019

« Un terrible affaissement de la foi chez les clercs »

Synode en Amazonie : la marche sur Rome des théologiens de la libération.

************
C’est pourquoi il vaut mieux trancher dans le vif en amont : il ne s’agit même plus de la question de « l’infaillibilité pontificale ». Cette dernière concerne l’enseignement du pape sur « la foi et les moeurs ». Mais nous ne sommes plus dans ce cadre ; nous avons basculé dans ce que redoutait dès la fin des années 1960 le Cardinal Daniélou: un terrible « affaissement de la foi chez les clercs » ! Quand un texte est présenté à Rome, dont les auteurs ne croient plus au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, il n’y a qu’une seule chose à dire, sans animosité: amicus Franciscus sed magis amica veritas (François est notre ami mais la vérité est une plus grande amie encore).
************

Je partage le malaise d’Edouard Husson depuis longtemps. Je pense que beaucoup de clercs (j’ai tendance à penser : d’autant plus qu’ils sont plus élevés dans la hiérarchie) ne sont plus chrétiens mais vaguement déistes, branche humanisme sirupeux, voire franchement athées. Au premier rang, le pape François.

La particularité de la foi chrétienne est qu’elle est inscrite dans l’histoire. C’est plus que toute autre une religion de l’incarnation. Si on enlève du Credo les mots « sous Ponce Pilate », qui placent Jésus dans l’histoire, le récit du  Dieu fait homme, né d’une vierge, crucifié et ressuscité devient un mythe banal comme on en trouve dans les mythologies, grecque par exemple.

Cette historicité du christianisme est perpétuée par l’Eglise, grâce à la succession apostolique ininterrompue, et aussi (héritage d’Israël) par l’attachement aux nations, perpétuation dans l’ordre terrestre de l’historicité comme l’Eglise l’est dans l’ordre divin.

Autrement dit, pour être pleinement chrétien, il faut croire au Christ ressuscité mais aussi en l’Eglise en tant que corps historique du Christ et en la nation, au moins tant qu’idée. Car si on ne croit pas en la nation on ne croit pas en l’élection d’Israël et on coupe le christianisme de ses racines juives. Hérésie connue sous le nom de marcionisme.

Or, les clercs (à part quelques heureuses exceptions) donnent tous les signes (et le pape François plus que les autres) de ne plus croire ni en l’Eglise ni en la nation. En cela, il ne sont, c’est terrifiant à écrire, plus chrétiens. Ils ont supprimé « sous Ponce Pilate » du Credo. Ils se réfèrent à un mythe évanescent.

Il n’est donc pas étonnant que la principale hérésie du synode de l’Amazonie est de laisser entendre que toutes les origines et toutes les histoires se valent.

C’est désespérant, irritant, angoissant. Tout ce que vous voulez, mais pas surprenant.

Il suffisait de lire, depuis un paquet d’années, les déclarations insipides des évêques de France, assemblages d’expressions toutes faites dignes du bullshit bingo des technocrates, pour se rendre compte qu’il y avait un problème.

Le remède ? Comme d’habitude, le Christ et les Saints. Quelques évêques de bon calibre, et les cardinaux déistes seraient vite ramenés à leur insignifiance.

samedi, mars 31, 2018

L'effondrement du christianisme en France, pourquoi ?

« Le destin religieux de la France n'est pas indifférent à celui de l'Église universelle »

Je vous transcris cet article presque intégralement tant il me semble fondamental :

**********
Le titre de votre livre est Comment notre monde a cessé d'être chrétien. De quel « monde » parlez-vous ? Après tout, on pourrait facilement vous objecter que le christianisme progresse à l'échelle mondiale…

Guillaume CUCHET. - En effet. Mon objet est le catholicisme français, ce qui ne préjuge pas de ce qui se passe ailleurs, même s'il ne faut pas oublier qu'au XIXe siècle la France était la première puissance catholique en termes démographiques et que les trois quarts des missionnaires catholiques dans le monde étaient français. Le destin religieux de la France n'est donc pas indifférent à celui de l'Église universelle. Je ne crois pas à la thèse d'Emmanuel Todd de la «crise terminale du catholicisme français» lequel, pour un malade à l'agonie, me paraît au contraire assez en forme. Simplement (mais c'est décisif) le catholicisme a changé de format de façon spectaculaire et, pour partie, de sociologie. Le titre du livre attire l'attention sur le fait qu'en devenant minoritaire et en passant sous une certaine barre statistique, ses effets sociaux et culturels ne sont plus du tout les mêmes.

De quand date ce grand effondrement? Pouvez-vous en décrire l'ampleur ?

La déchristianisation est une vieille histoire en France qui remonte au moins à la Révolution. À l'intérieur de ce processus de longue durée, qui n'a été ni linéaire ni univoque (il y a eu des phases de reprise religieuse limitées, la dernière en date dans les années 1930-1960), une rupture de pente s'est produite au milieu des années 1960, d'une importance comparable à celle de la Révolution. Dans les vingt ans qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, l'Église de France s'est lancée dans des opérations de comptage des pratiquants massives destinées à éclairer sa pastorale et à favoriser la reconquête chrétienne du pays. Au seuil des années 1960, elle avait conclu à la stabilité globale des taux dans la longue durée, moyennant une pente légèrement déclive, un peu déprimante certes parce qu'on n'arrivait pas à redresser les courbes, mais qui préservait a priori de toute mauvaise surprise. Or, au moment même où s'imposaient ces conclusions, vers 1965-1966, les courbes se sont mises à plonger. Pour illustrer le phénomène, je citerais simplement deux séries de chiffres. En 1965, 94 % de la génération était baptisée dans les trois mois après la naissance contre 30 à 35 % aujourd'hui dans les sept ans ; 25 % des adultes allaient à la messe tous les dimanches (moyennant des contrastes locaux très importants) contre moins de 2 % aujourd'hui.

Vous dites que Vatican II a été le « déclencheur » de l'effondrement de la pratique. Pourquoi ?


Je suis reparti des constats faits à l'époque par le chanoine Boulard qui était le grand spécialiste de ces questions dans l'Église. Les courbes plongent brutalement autour de 1965, l'Église perdant du quart au tiers des pratiquants du début des années 1960 (des jeunes surtout) en deux ans. Il faut bien qu'il y ait eu un événement derrière une telle rupture et on ne voit pas bien quel autre que le concile pourrait avoir joué ce rôle-là. Mai 1968 a amplifié une vague qu'il n'a pas créée. On a eu longtemps du mal à en convenir dans l'Église parce qu'on avait peur, ce faisant, d'apporter de l'eau au moulin des adversaires du concile qui ont depuis longtemps planté leur drapeau noir sur cette fâcheuse «coïncidence». Ma thèse est que le concile a non pas provoqué la rupture au sens où elle aurait pu ne pas avoir lieu sans lui, puisqu'elle a eu lieu dans les pays protestants et qu'elle procède de causes socioculturelles plus larges, mais qu'il l'a déclenchée tout en lui donnant une intensité particulière.

Toute la question - mais combien complexe - est de savoir ce qui dans le concile (dans ses textes, leur interprétation, la manière dont ils ont été appliqués, ses effets indirects) a pu jouer un tel rôle. La réforme liturgique, adoptée dès décembre 1963, a un peu obsédé la discussion. Elle a masqué à mon avis un changement plus décisif intervenu dans le sens même de la pratique : la sortie brutale de la culture de la pratique obligatoire sous peine de péché grave longtemps très insistante en catholicisme.

Dans la « carte Boulard » présentant une photographie de la France chrétienne, avant l'effondrement, on voit des disparités géographiques très importantes. À quoi sont-elles dues ?

La première édition de la Carte religieuse de la France rurale date de 1947. C'est un des documents les plus fascinants de l'histoire de France. Elle montre à la fois l'ampleur des contrastes religieux régionaux (sans équivalent ailleurs en Europe) et une géographie d'ensemble de la France chrétienne très singulière. Un même dimanche des années 1950, la pratique pouvait varier de 100 % dans un bourg du nord de la Vendée à 0 % dans le Limousin. En quelques kilomètres on pouvait changer de monde religieux.

[…]


Cette carte est-elle toujours d'actualité ?

Elle n'a pas totalement disparu mais elle n'existe plus vraiment comme carte de la pratique et des croyances, plutôt comme carte culturelle et anthropologique. Par exemple dans la carte des dons du sang en France, ce qui n'est pas tout à fait anodin symboliquement.

[…]

L'Église est-elle devenue en France trop élitiste ?

Dans les années 1970, il y a eu dans l'Église toute une controverse sur la «religion populaire» perçue par les uns comme une chose positive à préserver et par les autres comme une sorte de poids mort dont il fallait se débarrasser. Quelles qu'en soient les raisons, le fait est que le catholicisme populaire «autochtone» a beaucoup diminué parmi nous.
**********

Evidemment, ce texte me conforte dans une conviction que je vous ai souvent souvent répétée.

Pour comprendre le destin de l'Eglise, la sociologie c'est intéressant, la politique pourquoi pas, l'histoire évidemment, mais la théologie est toujours première.

Or, ce que dit Guillaume Cuchet (il le dit plus fermement dans d'autres entretiens), c'est que les clercs ont cessé de croire au péché originel, et donc à l'enfer, et donc au rôle rédempteur du Christ, et donc à la mission de l'Eglise, car tout se tient.

Et une fois que les clercs ont renoncé au dogme qui fonde la mission de l'Eglise, pourquoi les laïcs continueraient-ils à aller à l'église ? Au fond, les laïcs déserteurs ne font qu'être cohérents avec les croyances des clercs, qui sont inconséquents.

La cerise sur le gâteau du désastre théologique (si vous me permettez cette image audacieuse), c'est ce saligaud de pape François Zéro qui met en doute l'existence de l'enfer.

Certes, le catholicisme progresse dans le monde, mais, justement, dans des zones où le Mal est une évidence : guerre, famine, pauvreté, criminalité. Les couilloneries de nos clercs repus mal avisés ne prennent pas dans ces endroits là.