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lundi, août 10, 2020

Cet immigrationnisme des élites qui ruine la France

Article que je trouve mieux rédigé que le précédent.

Nota : contrairement à ce que croit Philippe Fabry (sans le prouver), sa théorie de l'immigrationnisme consumériste n'est absolument pas incompatible avec la théorie (qui est plus qu'une théorie, qui est un constat quotidien) du Grand Remplacement. Je constate (j'en donne souvent des exemples) que notre classe dirigeante entretient une haine féroce, violente, contre la France et contre le peuple français.

Cet immigrationnisme des élites qui ruine la France


par Philippe Fabry

- 10 août 2020

La spirale immigrationniste est un pacte tacite entre les grands groupes français et la caste des énarques.

En France, deux tiers des habitants sont opposés à l’immigration de masse : les sondages parus à l’automne dernier montraient que cette proportion de la population estimait que l’intégration ne fonctionnait pas, et qu’il y avait trop d’étrangers en France. La proportion varie quelque peu, mais grosso modo, une nette majorité de la population est défavorable à l’immigration de masse, depuis des décennies. Pourtant, celle-ci se perpétue et, surtout, n’est pratiquement plus remise en question dans le débat public. Il arrive certes à des polémistes de soulever la question, mais elle n’est pas politiquement débattue, c’est-à-dire soumise à une consultation démocratique. Lorsqu’elle est évoquée, c’est pour des ajustements à la marge, jamais pour interroger le principe et demander leur avis aux autochtones. De fait, depuis la fin des années 1970, c’est entre 200 000 et 300 000 personnes.

Le tonneau des Danaïdes

Dans un pays qui se prétend démocratique, la contradiction entre une politique constante, aux conséquences si lourdes, si profondes et si durables sur le corps social, et l’hostilité à celle-ci de la majorité de la population ne peut qu’interroger. Il ne s’agit en effet pas d’évolutions sociétales, comme le mariage homosexuel ou la suppression de la peine de mort, qui peuvent être adoptées en dépit des préventions de la majorité et bénéficient ensuite d’un effet cliquet. Il n’y a pas d’effet cliquet en matière d’immigration : c’est une volonté toujours renouvelée. D’où vient-elle ?

Bien sûr, on est tenté de penser aussitôt aux belles âmes, aux discours sur l’accueil, la vocation universelle de la France, à la repentance post-coloniale, et de se dire que tout ceci est l’effet irrésistible d’une évolution des mentalités, que c’est donc en quelque sorte le sens de l’Histoire, et que toute autre motivation que l’on pourrait identifier ne serait que secondaire, bien loin derrière ce premier moteur du cœur et de l’esprit.

Mais en vérité, admettre que l’immigration de masse acceptée, sinon encouragée, depuis un demi-siècle par nos élites puisse être l’effet d’un état d’esprit, d’une idéologie qui aurait saisi les cœurs, serait aussi naïf que de croire que le principal motif de la colonisation était à trouver dans les discours comme celui de Jules Ferry sur le devoir pour les races supérieures de civiliser les races inférieures, sans considérer qu’avant tout il y avait des fortunes à faire, et qui furent faites, dans les mines de charbon du Tonkin et de phosphates du Maroc.

La gloire de l’Empire

La colonisation. C’est précisément dans ce phénomène passé, si souvent utilisé pour neutraliser la révolte du Français autochtone sous un flot de culpabilisation, que se trouve le modèle de la politique immigrationniste.

De cette colonisation de masse, les Français ne voulaient pas. Lorsqu’elle a débuté, dans les années 1870, leur cœur allait à l’Alsace et à la Lorraine qu’une défaite venait de leur arracher. Elle fut cependant un grand chantier, et un chantier constant, des élites de la IIIe République.

Elle le fut parce qu’à la même époque, le monde occidental entrait dans la Grande Déflation (1873-1896) et la stagnation industrielle. Le grand capitalisme français ne trouvait pas, dans la métropole, d’espace de croissance suffisant pour ses profits : les salaires des ouvriers étaient bas, et le monde paysan, encore important, n’était pas porté à la consommation. Il fallait donc trouver des occasions de gros profits, et ces occasions furent trouvées dans la colonisation, et l’investissement du capital dans des activités à haut rendement : mines, exploitations agricoles…

Durant ce quasi-siècle de l’Empire colonial français, la France dépensa plus que ce que ses colonies ne lui rapportèrent – ainsi que Jacques Marseille l’a montré jadis. Cependant, l’opération fut rentable pour certains, aux dépens des autres : car ce sont bien les deniers publics, l’argent des français métropolitains, à travers l’armée, le maintien de l’ordre, l’investissement dans des infrastructures, qui permirent l’exploitation de ces ressources dont quelques-uns tirèrent longtemps de gros revenus.

Cinquante ans de sollicitude

Tout l’imaginaire colonial, par l’Education nationale, les Expositions, la propagande, réussirent à convaincre les Français, ou une grande partie d’entre eux, que tout cela était non seulement dans leur intérêt économique, mais moral, que c’était leur grandeur.

Il est aujourd’hui bien difficile, en tant que petites gens ainsi alarmés par ces vagues souvenirs, de ne pas plisser les yeux, froncer les sourcils et commencer à grogner en comprenant les ressorts de la supercherie, lorsque l’on se remémore les cinquante dernières années.

1973, choc pétrolier, fin des Trente Glorieuses. La forte croissance s’éloigne, ne paraît plus atteignable. Et le grand capitalisme français se retrouve une nouvelle fois confronté à ce peuple français, resté si paysan dans sa mentalité, avec sa fâcheuse tendance à l’épargne, à la thésaurisation, à la consommation modérée dans une France qui n’est plus à reconstruire. Que faire pour continuer à garantir une forte rentabilité pour les grandes entreprises, dans le bâtiment, dans la grande distribution en pleine expansion à la fin des Trente Glorieuses ?

On trouve une idée dans les théories de Keynes : il faut stimuler la demande. On appelle cela « relance par la consommation », c’est le keynésianisme prisé des élites technocratiques, formées à l’ENA. Mais comment faire fonctionner cela quand on connaît la mentalité épargnante des ménages français ? Leur distribuer de l’argent serait risquer de le voir finir en trop grande partie dans des bas de laine. Et puis il y a de nombreux équipements dont la consommation n’est pas extensible : qui a besoin de trois lave-linges, quatre réfrigérateurs, dix services de vaisselle ? qui a besoin de deux, trois, quatre résidences secondaires ? Il faut donc des consommateurs vierges de tout patrimoine, des familles entières qu’il faudrait équiper intégralement en partant de rien.

Colonisation à l’envers

Et c’est à ce moment que commence cette colonisation à l’envers de l’immigration de masse, avec le regroupement familial, puis l’ouverture des vannes, et le développement massif du circuit économique de la colonisation à l’envers : les aides sociales, les transferts sociaux permettent de prendre l’argent que les Français trop économes auraient eu tendance à épargner, et de le déplacer non seulement au sein de la population française autochtone, mais aussi (surtout ?) vers de nouveaux arrivants qui sont démunis de tout et, par conséquent, devront tout acheter. Et pour faire bonne mesure, on double les transferts sociaux d’argent pris aux Français par l’impôt avec de l’argent supplémentaire emprunté en donnant en garantie le patrimoine des mêmes Français, grevant les générations futures d’une dette énorme.

Et qui sont les premiers bénéficiaires de cette masse supplémentaire de consommation ? Les grands groupes français du bâtiment, de la grande distribution, plus tard des télécommunications. Les banques qui soutiennent des investissements immobiliers qui sont majoritairement remboursés par des aides sociales au logement. Etc.

Et qui sont les dirigeants des grands groupes français, ou peuplent leurs conseils d’administration ?

Les énarques. Les mêmes énarques qui conduisent la politique d’immigration de masse depuis cinquante ans. Les mêmes qui effectuent fréquemment des allers-retours dans des conseils d’administration de grandes entreprises bénéficiant de cette subvention indirecte qu’est l’immigration arrosée d’argent pour le consommer aussitôt.

Non au conspirationnisme

La critique socialo-communiste selon laquelle l’immigration est censée servir à provoquer une pression à la baisse sur les salaires, est fausse : si tel était le cas, l’immigration serait orientée vers de la main d’œuvre qualifiée selon les besoin des entreprises françaises, ce qui n’est pas le cas.

La critique « conspirationniste » de l’immigration, selon laquelle celle-ci est une immigration de peuplement, qui sert à remplacer les autochtones, est fausse aussi.

La réalité est que l’immigration est une immigration de consommation, une consommation qui a pour but de doper la rentabilité du grand capitalisme français en connivence avec la haute fonction publique énarchique. Elle a sans doute des effets accessoires sur les salaires, et un effet dramatique sur la composition démographique du pays, mais ce ne sont pas les effets d’abord recherchés.

Ce modèle, qu’on peut qualifier de consumérisme immigrationniste, est donc fondamentalement un pacte entre les grands groupes français et la caste des énarques. Comme la colonisation, elle ruine la France, mais enrichit une poignée de gens. Comme la pour la colonisation, après quelques décennies de matraquage, on a réussi à faire croire aux Français qu’il s’agit d’une entreprise pratiquement désintéressée qu’ils doivent être fiers d’avoir menée et qu’il serait inhumain de critiquer. Pour protéger ce système de rentes, la presse française, subventionnée par l’Etat énarchique et détenue par les grands groupes, étouffe la dénonciation de « l’ensauvagement » et du terrorisme islamiste, conséquences encore plus graves de cette politique prédatrice.

Il est temps de dénoncer cette mascarade, cette hypocrisie, cette escroquerie. Il faut comprendre que se battre contre des émotions et des idées qui servent à habiller des intérêts est vain, car c’est laisser intact et bien à l’abri le ressort de la mécanique. Il faut identifier et dénoncer l’intérêt qui la meut. Pour l’immigration de masse, c’est cet intérêt commun qui enrichit les énarques et les grands groupes en spoliant les Français.

La colonisation n’a pratiquement pas survécu à la IIIe République. L’immigration de masse ne devrait pas survivre à la Ve.



lundi, mars 02, 2020

Complexe de supériorité civilisationnelle : je ne sais pas vous, mais moi ça va.


Le plus gros risque du coronavirus : la panique gouvernementale.

A part les plus de 70 ans qui ont des raisons réelles et sérieuses de s'inquiéter du coronavirus, les autres doivent surtout s'inquiéter d'un blocage de l'économie, dont une possible pénurie de médicaments (qui toucherait aussi les plus de 70 ans, double raison de s'inquiéter. Il y en a un qui n'est pas inquiet, c'est le déficit de la Sécu et des caisses de retraites).

Mon commentaire sur le blog de Stéphane Montabert (Coronavirus: nouvelles du front) :


L'analyse du pharmacologue Bernard Dugué est intéressante parce qu'il est un l'un des rares à avoir prédit que la panique autour du H1N1 était injustifiée (je pense que la panique est bonne conseillère en première instance. Pas ensuite) :

Il y a bien une pandémie de COVID-19 mais c'est la pandémie de la peur.


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Pour finir, une bonne nouvelle. Une partie du corps médical a compris la situation et s’emploie à diffuser des messages incitant à rester calme et à ne pas paniquer. Il serait bon que les médias fassent de même plutôt que livrer aux esprits animaux des informations brutes, comme ce nouveau décès consécutif à une embolie pulmonaire développée par un homme de 60 ans testé positif.
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Une analyse sociologico-politique anglaise :

Coronavirus and the madness of elites. Their panicked response stems from their fear of the masses.


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The contrast between the responses to coronavirus from the elites and ordinary people has been stark. Even as the level of panic in the mainstream reporting around coronavirus has risen, ordinary people have just gotten on with their lives. The supposedly well-informed elites, who often accuse the ‘dumb’ masses of being vulnerable to hysteria and ‘fake news’, have themselves been prodded into panic. Meanwhile, where they are not in lockdowns, ordinary people are still going to work, commuting, going to bars… They’re simply getting on with their lives, while taking note of the potential risks.

The elites are in free-falling panic ; like a herd of wildebeest, panicked by the sight of a predator and rushing blindly across crocodile-infested waters, they have sparked a potential global economic meltdown. Meanwhile, we see stoic common sense, simple but profound wisdom, on the part of the ‘great unwashed’.

[…]

Human creativity and our capacity to solve problems can and will contain coronavirus. People are not the problem. But the global elites certainly are. Their behaviour is fuelling more panic, and now threatens billions with economic recession. We need to embrace the calm and wisdom of the masses, not the madness of elites.
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Mais bon, la meilleure analyse, c'est celle de Bigard :



Le plus gros risque, c'est quand même le coranovirus :




samedi, février 22, 2020

Pierre Brochand: « Face à l’immigration, la société des individus n’est qu’un magasin de porcelaine »

Pierre Brochand: «L’immigration est le défi le plus redoutable auquel nous sommes confrontés» (1/2)

Pierre Brochand: « Face à l’immigration, la société des individus n’est qu’un magasin de porcelaine» (2/2)

Les deux articles sont à lire : ça fait du bien qu'un haut fonctionnaire le dise (mais, comme d'habitude, quand il n'est plus en exercice, ce qui ne sert strictement à rien. On attend toujours le courageux ministre qui dira la même chose).


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La lucidité nous oblige d’en revenir à des constats, présumés révolus. À savoir qu’il existe, entre les hommes, des différences que ni le contrat, ni la monnaie, ni le dialogue, et encore moins le « patriotisme constitutionnel », ne parviennent à aplanir et que ces différences peuvent remettre en cause la paix civile, en particulier dans une société qui, se croyant immunisée, est aveugle à ce danger.

L’idéologie de la Société des individus, sous le règne de laquelle nous vivons, méconnaît, par construction, la réalité d’un tel risque et, a fortiori, la nécessité de le prévenir. En effet, son credo, hyper-moderne et post-politique, nous commande de ne voir partout que des individus semblables, là où il suffit d’ouvrir les yeux pour vérifier la persistance de groupes non substituables : « nations » modernes, historiques et politiques, « communautés » naturelles, pré-modernes et pré-politiques, « civilisations » de plus vaste portée.

[…]

J’estime, en premier lieu, qu’une véritable politique de l’immigration exige une déchirante révision, c’est-à-dire ne plus se résigner au traitement « ex-post » d’une prétendue fatalité, mais reprendre impérativement le contrôle « ex-ante » de flux, maîtrisables pour peu qu’on le veuille.

Et, en second lieu, je pense que cette politique devrait constituer une priorité : à quoi bon engager de vastes programmes sociaux et environnementaux, si une partie significative de ces dépenses est préemptée par un afflux incessant de bénéficiaires sans contrepartie immédiate (« free riders »), et, surtout, si la décomposition conflictuelle du pays en ruine les bénéfices attendus.

[…]

Tout débat sur l’immigration commence, et finit habituellement, par des chiffres. Pour ma part, j’ai considéré la cause entendue sur ce terrain (400 000 entrées par an, hors clandestins).

[…]

Je ne suis pas historien, mais comment soutenir, de bonne foi, que la France a « toujours » été une « terre d’immigration » ? À ma connaissance, pendant mille ans, entre les invasions germaniques et la fin du XIXème, rien de significatif ne s’est produit. Depuis, il est vrai, notre pays a connu au moins trois vagues d’immigration de masse. Deux sont en cours, alors que la première, achevée, offre un exemple admirable d’assimilation. Ce qui n’est pas le cas des deux autres.

[…]

Parmi les diverses manipulations auxquelles se prête le «politiquement correct » - et Dieu sait s’il y en a ! -, on veut nous persuader qu’il n’y a « rien de nouveau sous le soleil » et que nous absorberons les deux dernières vagues aussi aisément que la première, puisqu’au fond rien ne les différencie.

Je vous avoue que cette cécité volontaire me laisse pantois. Pour avoir un peu couru la planète, je peux vous confirmer, au cas où vous en douteriez, que l’Europe et l’Afrique n’appartiennent pas à la même aire de civilisation, que l’islam n’est pas le christianisme, que la colonisation n’a pas laissé que des bons souvenirs, que la xénophobie, sentiment universel s’il en est, s’accroît avec les signes ostensibles de dissemblance, etc. Je pourrais allonger la liste de ces lieux communs, dont nous ne voulons plus entendre parler, même s’il suffit de sortir de Saint Germain-des-Prés pour en vérifier l’actualité.

[…]

La Société des individus se perçoit comme le stade ultime de l’émancipation. Il faut mesurer ce que cela signifie: l’autorité de dernier ressort n’est plus la Religion, la Tradition ou l’État, mais l’individu vivant, doté à égalité de droits inaliénables et prééminents, et incité ipso facto à se défaire de tous ses liens hérités, non voulus.

[…]

Malgré son apparente cohérence, cet idéal-type n’est rien d’autre qu’un « magasin de porcelaines », hautement vulnérable à tout ce qui n’est pas lui-même. Et ce pour au moins trois raisons, qui sont autant de contradictions. La première est que cette cohabitation d’atomes est, par définition, constamment guettée par le chaos. Pour ne pas y sombrer, elle requiert une privatisation des préférences, une intériorisation des interdits, bref un surmoi, que seules peuvent susciter une forte proximité et une grande maturité culturelles.

[…]

En second lieu, et de ce fait, l’Histoire Évolution s’apparente à un couloir vertueux, dont nul ne doit sortir, sous peine de tout faire capoter. Mais, pour éviter ces « dérapages », la Société des individus ne dispose que d’un «fusil à un coup»: celui de la surveillance du langage - le «politiquement correct» -, orchestrée par la communication médiatique et confortée par un climat de peur et de culpabilité constamment entretenu. Faute de pouvoir emprisonner les corps, on paralyse les esprits, à coups d’injonctions et d’interdictions, tamisées par l’euphémisme et la périphrase. Mais cette arme prophylactique, relativement efficace à court terme, s’enraye lorsque la distorsion, entre l’idéologie matraquée et le réel vécu, devient trop manifeste. Point de rupture que nous avons, me semble-t-il, atteint, si l’on veut bien y voir, comme moi, l’une des causes majeures de la poussée du « populisme » en Occident.

Enfin, plus subtil sans doute. Bien qu’issue de lui, la Société des individus est engagée dans une guerre dialectique avec l’État National, qu’elle entend discréditer pour mieux le domestiquer. Ce refus de la continuité l’amène à commettre un péché majeur: alors que son programme vise l’émiettement général, elle y fait exception en légitimant des regroupements moléculaires, appelés « minorités », pour peu qu’ils agrègent les «victimes» de l’État oppresseur, en vue d’en obtenir réparation. Certaines de ces revendications - féministes ou homosexuelles, par exemple - restent dans le fil de l’Histoire Évolution. Mais d’autres, telles les quérulences communautaires des immigrés ex-colonisés, vont à rebours et mettent à mal la porcelaine du magasin.

On aurait pu imaginer que la Société des individus, consciente de sa fragilité, fasse le tri. Eh bien non! Piégée par ses dogmes - l’universalité des droits de l’homme et la transversalité du «respect», parfois qualifiée d’intersectionalité... - , elle met toutes les «victimes» dans le même sac et se tire une double rafale dans le pied: d’abord, en ouvrant sa porte à des populations dont les modes de vie sont en discordance temporelle avec le sien, ensuite en tolérant qu’elles se recoagulent selon ces modèles anachroniques.

Parlons franc. Attirés en France sur la base des droits accordés par la Société des individus, une part significative des immigrés ne se reconnaît pas en elle. Non seulement n’ont-ils, par définition, pas suivi le même cheminement historique que les natifs, non seulement sont-ils épargnés par le discours culpabilisant réservé à ces derniers, non seulement ce discours leur accorde, en miroir, un statut inconditionnel de persécutés, mais ils arrivent encombrés de lourds bagages, dont ils n’entendent pas se débarrasser. Qu’il s’agisse d’hétéronomie, d’endogamie, de rancœur, d’alternationalisme ou d‘usages dysfonctionnels, tous ces traits, hérités des sociétés d’origine, font l’effet d’un pavé jeté dans la mare de notre individualisme apaisé.

[…]

En somme, les immigrés extra-européens importent du « plein » collectif, là où la Société des individus ménage du «vide» individuel.

[…]

Le pire est que s’en trouve affecté ce socle minimal de la vie commune qu’est la confiance sociale, fondement de tout altruisme et même de toute coopération au-delà de la cellule familiale.

[…]

Plus grave encore, cette coexistence, sans arbitre reconnu, entre configurations communautaires et individualistes, non seulement mine la confiance, mais produit spontanément la défiance, car il n’existe pas d’état intermédiaire entre les deux, comme l’ont implacablement démontré les travaux de Robert Putnam.

Résultat des courses : notre société baigne dans d’effarantes contradictions. Par principe ouverte aux flux extérieurs de toutes origines, elle demande aussi un fort conformisme culturel pour ne pas éclater.


[…]

Cette notion de « distance culturelle » me paraît infiniment plus appropriée, pour comprendre ce qui nous arrive, que le discours officiel, qui lui préfère celle de « diversité », soit le miracle par lequel l’altérité ne produirait jamais de conflit.

À vrai dire, il s’agit d’une question de bon sens, critère auquel je tente de me cramponner contre vents et marées. Est-il raisonnable de penser que des comptables scandinaves et des guerriers pachtouns, des ouvriers britanniques et des pasteurs somaliens, sont aptes à faire société, vivre en harmonie, encourager le métissage de leurs enfants ? Je réponds non, mais les dogmes en vigueur ne cessent de nous susurrer, tel le souffleur du théâtre, qu’il faut répondre oui.

[…]

À défaut d’être mesurable scientifiquement, cet écart peut être comparé. D’où ces lapalissades que l’on a honte de devoir énoncer. Par exemple, que les immigrés de la première vague étaient culturellement plus «proches» des autochtones que ceux des suivantes, car, faut-il le rappeler, le décalage est minimal au sein d’une même aire de «civilisation», soit un espace regroupant des cultures qui partagent une même généalogie, et dont l’Occident autrefois chrétien, l’Islam arabe ou le monde chinois offrent des exemples accomplis. Entre ces entités, les distances peuvent d’ailleurs évoluer. Ainsi, à l’époque contemporaine, l’Occident et l’Asie, bien que rivaux, partagent un socle plus large qu’avec l’Islam arabe : l’admirable réussite de l’immigration sino-vietnamienne en témoigne.

À l’évidence, la question de l’islam, porte-étendard de la rétroaction du Refus, est un axe central de la dissonance culturelle, question suffisamment traitée dans vos colonnes pour qu’il soit utile de beaucoup y insister. Disons seulement qu’il s’agit, à mes yeux, d’une religion devenue à nulle autre pareille, car fortement contestataire du monde tel qu’il va, aussi bien en Occident, où elle est importée, que dans le Second Monde, où elle se présente comme l’unique altermondialisme digne de ce nom: ce n’est pas un hasard si 85 à 90 % des crises chaudes y impliquent des musulmans. Jeune et dynamique mais aussi archaïque et littéraliste, elle n’est plus, si elle le fut jamais, l’homologue du christianisme, sorti du même moule gréco-latin que son frère ennemi, l’État National, et pour lequel notre laïcité a été taillée sur mesure.


L’islam, on le sait, ne se limite pas au for intérieur, mais requiert des conduites fédératives, visibles dans l’espace public, dont le respect est socialement observé et dont certaines - l’endogamie féminine, l’interdiction de l’apostasie - parachèvent la clôture communautaire. Ce chevauchement du public et du privé en fait non seulement un foyer ostensible d’hétéronomie collective, en achoppement orthogonal avec l’individualisme ambiant, mais aussi, à l’échelle mondiale, un agent historique de première grandeur, en quête de revanche. C’est pourquoi je crains que l’islam «de France» ne soit qu’une vue de l’esprit, puisque l’islam «en France» reproduit, en abyme, toutes les facettes et frustrations d’une foi et d’une loi insatisfaites.


Nous savons intuitivement que, pour certaines grandeurs « non-scalables », dont l’immigration fait partie, un accroissement de quantité provoque des sauts de qualité. D’où le concept de « seuil », devenu tabou, mais qui, pourtant, respire, lui aussi, le bon sens: au-delà d’une masse critique, les règles du jeu se modifient et ce qui était possible avant ne l’est plus après. Qui peut soutenir que l’arrivée d’un immigré afghan dans 100 villages de 1000 habitants a le même impact que l’installation de 100 Afghans dans un seul de ces villages, ou que les «bienfaits de la diversité» obéissent à la loi des rendements croissants, qui voudrait que l’introduction de 200 immigrés dans ce même village en double les avantages ?

[…]

Il me semble qu’après 50 ans d’influx massif de populations du Second Monde, l’honnêteté intellectuelle nous oblige à constater que ces flux ont créé infiniment plus de problèmes qu’ils n’en ont résolus, y compris sur le plan économique, souvent mis en avant pour les justifier. Dans ces conditions, il n’est rien moins que stupéfiant que, pour le seul motif de complaire à une idéologie, les politiques publiques se soient bornées à traiter des conséquences, sans jamais oser remonter à la cause . Est-il vraiment sérieux de prétendre agir contre le communautarisme, le séparatisme, l’islamisme, la partition, la sécession, que sais-je encore, sans même examiner la possibilité de réduire l’immigration ( « containment » ) et les « stocks » diasporiques qu’elle a contribué à accumuler ( «roll back » ) ?

Virage héroïque, que nos dirigeants, pas davantage que leurs prédécesseurs, ne semblent prêts à prendre. Selon l’expression consacrée, l’Histoire jugera, mais je crains que son verdict ne soit sévère.
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Au moins, la situation de la France a le mérite de la clarté : la remigration ou la mort.

Ah, quel enrichissement culturel, les superstitions des amateurs de chèvres !

samedi, janvier 18, 2020

Ivan Rioufol : « Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant » [Interview]

Ivan Rioufol : « Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant » [Interview]

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Breizh-info.com : Qui sont « les traîtres » que vous visez dans votre ouvrage ? Avez-vous des noms à donner ?

Ivan Rioufol : Les traîtres sont ceux qui, depuis quarante ans et plus, ont abandonné la France aux minorités, aux communautés et à l’islam conquérant, tout en prétendant servir et défendre le pays. Si j’avais voulu donner des noms, il m’aurait fallu un épais annuaire ! Quand Jacques Chirac se confie en avouant : « Je n’ai jamais été de droite ! », certains pouvaient s’en douter. Il n’empêche qu’il assume sa trahison auprès de ceux qui s’étaient convaincus de ses convictions de droite.

Quand la gauche perdue manifeste le 10 novembre 2019 à Paris, Jean-Luc Mélenchon en tête, avec des mouvements islamistes qui hurlent « Allah Akbar ! », elle signe également sa collaboration avec l’ennemi intérieur, et donc sa traîtrise. Emmanuel Macron est aussi un bon profil : voici un président de tous les Français qui n’entend rien aux protestations d’une partie de son peuple et qui fait tout pour accélérer la dilution de la nation souveraine dans la mondialisation et l’universalisme impensés.

Breizh-info.com : Pensez-vous que techniquement, et légalement, il soit possible de les juger ? A quoi devraient-ils être condamnés ?

Ivan Rioufol : Je suggère en effet cette possibilité d’une mise en accusation pour maltraitance d’un peuple, abus de confiance, non-assistance à personne en danger, abus de droit, que sais-je encore. Il ne serait pas anormal que ceux qui ont mis la France dans cet état aient des comptes à rendre et soient condamnés, même symboliquement, à la honte nationale.

Quand le ministre Brune Poison dit espérer « voir devant un tribunal » les responsables politiques qui ne partagent pas son catastrophisme écologique, je me dis que cette hypothèse est à creuser pour ceux qui ont saccagé la nation, comme d’autres saccagent la nature. Je trouverais intéressant, par exemple, que des citoyens s’associent pour porter plainte contre Macron et son mépris d’un peuple coupable de le contester.
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Mes fidèles lecteurs ne seront pas surpris : ça fait des années, peut-être des décennies (je ne rajeunis pas) que j'écris que, pour comprendre le comportement de nos dirigeants, il faut tout simplement admettre l'inadmissible : ce sont des traitres, au plein sens du terme, qui détestent la France et les Français  et font ce qu'ils peuvent pour leur nuire. Je ne reviens pas ici sur les sources fort complexes de ce phénomène, somme toute étrange.

Plus intéressante, l'idée de passer les traitres en justice.

Je suis partisan de fusiller, dans les fossés de Vincennes, au minimum tous les présidents et premiers ministres, depuis Giscard inclus. Mais après un procès en bonne et due forme, une sorte de Nuremberg du Grand Remplacement.

Je pense que la justice expéditive salit le régime qui la pratique ou la tolère.

Après tout, on a bien fusillé Laval et condamné à mort Pétain après des procès réguliers. Pourquoi pas Macron et Juppé ?




lundi, novembre 04, 2019

Invasion migratoire musulmane : pas de couilles, pas d'embrouilles.

Chanteloup : Édouard Philippe dénonce « une petite bande d'imbéciles et d'irresponsables ».

 On a échappé de peu à « galopins » et à « chenapans ».

La veule réaction gouvernementale est l'antithèse du gaullien « Le gouvernement n'a pas de suggestions à faire. Il a des décisions à prendre. Et je compte qu'il les prendra ».

Cette mollesse macroniste est volontaire.

Je pense que la plupart de nos politiciens souhaitent consciemment, ou désirent inconsciemment (je ne suis pas là pour sonder leurs têtes creuses), la disparition du peuple français et son remplacement par un peuple musulman.

Il y a des explications circonstancielles : la lâcheté, le calcul électoral, le clientélisme.

Mais je crois qu'il y a une explication beaucoup plus fondamentale : la conception de la politique de nos politiciens a de grandes affinités avec la conception musulmane. Un peuple courbé sous une vérité unique et incontestable. Ce que Maxime Rodinson appelait le communisme plus dieu.

Chanteloup-les-Vignes : « Le problème des banlieues n’est pas économique mais culturel ».

C'est beaucoup plus facile de diriger un troupeau soumis (« soumission » sens du mot islam) qu'un peuple d'hommes libres (sens du mot franc). Nos politiciens changent de peuple pour en trouver un adapté à leur compétence limitée et à leur savoir-faire expéditif.

Edouard Philippe (et ses semblables) est beaucoup plus fait pour être le premier ministre de l'Algérie que le successeur de Richelieu et de Mazarin. Et il le sait ou, au moins, il le sent.

Il change de peuple en conséquence.



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jeudi, mai 30, 2019

C'est pas le réchauffement climatique l'urgence, c'est le Grand Remplacement



L’évêque aux armées dit que c’est pas sa faute : pas de couilles, pas d’embrouilles.

samedi, décembre 08, 2018

La police à l'école



Voici le commentaire que j'ai laissé au Figaro :



L'attitude idiote et très actuelle consistant à se plaindre de malheurs dont on a tout fait pour qu'ils arrivent à le don de m'irriter.

jeudi, février 22, 2018

Jeanne d'Arc noire : le piège

BÉNÉDICTE BARANGER : « CETTE JEUNE FILLE AUX ORIGINES “MARQUÉES” REMPLIT PARFAITEMENT LES QUATRE CONDITIONS POUR REPRÉSENTER JEANNE D’ARC, ET SURTOUT LA PLUS BELLE D’ENTRE TOUTES - ÊTRE CATHOLIQUE ET FRANÇAISE »

Si on proteste face à cet attentat contre l'histoire de France, on est un affreux raciste s'attaquant à une jeune fille, dont je ne doute pas qu'elle soit pleine de qualités.

Si on ne proteste pas, qui ne dit mot consent, on avalise cette contrefaçon totalitaire (1).

Joli piège !

Ceux qui l'ont tendu sont soit des imbéciles trop perméables à l'air du temps soit des salauds trop conscients de l'air du temps. Car, ce piège s'inscrit dans le malaise identitaire. Une Jeanne d'Arc métisse en 1900 n'aurait pas eu la même sensibilité, mais justement, en 1900, il n'y avait pas de Jeanne d'Arc métisse.

Bien sûr, on nous aspergera de propos lénifiants comme ceux de l'article en lien. Les cons !

Addendum du 24/02 :

Le piège fonctionne exactement comme je l'ai décrit : raciste ou multiculturaliste.

Addendum 24/02 : le point de vue de Renaud Camus, que je partage entièrement (MHI = Matière Humaine Indifférenciée) :


Plieux, vendredi 23 février 2018, minuit.  Les réseaux sociaux ne bruissent que de l’affaire d’Orléans, autour du choix d’une jeune métisse d’origine béninoise et polonaise, Mathilde Edey Gamassou, pour incarner Jeanne d’Arc aux prochaines fêtes johanniques. Il y avait là, pour les adversaires du changement de peuple, un piège diabolique, évidemment. Ils se sont empressés d’y tomber, moi le premier, car le moyen de faire autrement ? 
 Parmi ces antiremplacistes la majorité ne trouve rien à redire, je le constate, à cette innovation un peu forte, une Jeanne d’Arc noire, ou demi-noire : la jeune fille est catholique, elle habite Orléans depuis longtemps, elle est profondément attachée, nous dit-on, à l’héroïne nationale et à la France. Bien, très bien : il n’est évidemment pas question — c’est encore trop d’avoir à l’écrire — d’insulter si peu que ce soit cette jeune personne, de mettre en doute sa sincérité, ou de lui causer le moindre chagrin, si du moins on peut l’éviter. Il reste qu’il n’est pas possible non plus d’envisager cet épisode en dehors du contexte politique, qui n’a pas grande importance, mais surtout du contexte historique, démographique, ontologique : celui du changement de peuple imposé, du remplacement ethnique, du génocide par substitution. Voici que la Pucelle d’Orléans, d’héroïne de la résistance qu’elle était, devient emblème du consentement, de la résignation, de la soumission. Et encore il faudrait applaudir, remercier.
Toutes les catastrophes qui ont été infligées à notre peuple depuis un demi-siècle l’ont été par ce procédé simple, et d’une efficacité sans pareille : obliger l’adversaire, s’il entend protester contre elles,  à tenir l’emploi du méchant — que personne ne souhaite assumer, évidemment : qui veut chagriner Mlle Gamassou ? qui veut jouer le rôle de l’affreux raciste ? C’est à quoi tout opposant est contraint, pourtant, à moins qu’il ne se résigne à se taire, et à accepter le fait accompli, dès lors qu’à la jeune Mathilde  échoit le rôle de Jeanne d’Arc. Or c’est là, d’évidence, une étape décisive dans l’effacement du peuple français, dans l’éradication de sa mémoire, dans la suppression de tout lien charnel entre sa pauvre existence d’aujourd’hui et ses aïeux, qui sont à peu près tout ce qui lui reste.
Tous les vertueux ont répété à l’envi, toute la journée, la bonne doctrine, et l’article de catéchisme afférent : « être français, ce n’a jamais été une couleur de peau ». Or il faut avoir le courage de l’assumer, avec quinze, vingt ou trente siècles de l’histoire de ce territoire, dès avant qu’il ne s’appelle France : bien sûr que si, c’est une couleur de peau. Ce ne l’est pas exclusivement, bien entendu, c’est bien autre chose aussi, ce peut aussi ne pas l’être, il y a de nombreuses exceptions, mais elles restent des exceptions, car ce l’est es-sen-ti-el-le-ment. De Gaulle a dit là-dessus tout ce qu’il y avait à dire, comme souvent ; et sa phrase fameuse est plus que jamais d’actualité, selon laquelle c’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns, mais à condition qu’ils restent une petite minorité :
« Sinon, la France ne serait plus la France ».
Pour ma part je n’en démords pas.
Pareille conviction est allée absolument sans dire pour tous nos aïeux sur des dizaines de générations, jusqu’aux deux ou trois dernières. Elle est d’ailleurs, mutatis mutandis, celle de tous les peuples de la terre, et notamment de ceux qui sont en train de nous remplacer, et qui ne peuvent le faire qu’à raison de notre silence. C’est ce silence qui nous livre. C’est ce sans dire qui nous perd, car il est exploité contre nous par les envahisseurs, bien sûr, mais d’abord, et surtout, plus cyniquement, par les omniprésents lobbyistes de l’industrie de la MHI. Il ne reflète à la vérité qu’une évidence si forte et si partagée que nul n’aurait seulement songé, aussi longtemps que la France fut la France, à la traduire en mots. Mais à présent qu’elle ne l’est plus, ou si peu, et si mal, ce sans dire est interprété et présenté, de la façon la plus mensongère, par ceux qui veulent à tout prix noyer les Français dans la pâte humaine universelle, comme un consentement doctrinal, consubstantiel à la nation. 
Pour faire disparaître les races et les peuples, l’antiracisme est bien plus efficace que le racisme. Le remplacisme ne s’y trompe pas, d’ailleurs, qui l’a choisi comme allié privilégié, jusqu’à se confondre avec lui. Ils ont compris qu’un vrai génocide, pour être efficace et mené jusqu’à terme, ne saurait être accompli, désormais, qu’au nom du bien : c’est la condition nécessaire pour obtenir le soutien indispensable des génocidés — qu’il importe de convaincre, non seulement qu’ils n’existent pas, mais qu’ils n’ont jamais existé : d’où la formidable campagne actuelle pour mettre des arabes et des noirs partout, non seulement dans tous les coins et recoins du territoire, par le truchement du prétendu “logement social’, et par le biais de la redistribution des non moins prétendus “réfugiés”, mais dans tous les coins et recoins des siècles, aussi bien, de l’histoire et de la littérature : qu’il s’agisse des chevaliers de la Table ronde, des Trois Mousquetaires ou des courtisans de Louis XV. Avec Jeanne d’Arc, un pas décisif de plus est franchi. Bientôt on ne pourra plus distinguer Napoléon de Roustan.
Le défi qui nous est lancé, d’ailleurs,  doit être considéré de façon plus large encore, philosophique, presque métaphysique. Il s’agit toujours, en conformité avec les caractères fondamentaux du remplacisme gobal — cette haine de l’être —, et selon les pulsions constantes de la modernité prométhéenne, de refuser le donné, le déjà-là, l’acquis, l’irréversible ; et de jeter à la face des dieux que l’homme est tout-puissant, même sur le passé : pourquoi les géants en surpoids ne pourraient-ils être jockeys,  les personnes de petite taille basketteurs, les hommes enceints, les homosexuels mariés (ensemble) et pères de famille ; et pourquoi les blancs ne pourraient-ils incarner Mandela ou Martin Luther King, et les noirs figurer Jeanne d’Arc ? Qui dit que ce doive être une femme, d’ailleurs ? Pourquoi ne serait-ce un garçon ? Je suis sûr que les statuts des fêtes johanniques n’ont même pas songé à l’exclure… 
Le remplacisme global est bien l’enfant de mai 68 et de la révolution petite-bourgeoise. Il s’interdit de s’interdire. Tout lui est bonheur de ce qui abolit les frontières, les empêchements, les distinctions, les limites, qu’elles soient géographiques, conceptuelles ou morales. Rien de ce qui est ne l’entrave.  Il ne veut surtout d’héritage, ce facteur d’inégalité, de discrimination, de grumeaux. Il est toujours prêt à tout reprendre au début : d’autant que le passé n’est jamais bien profond, à ses yeux, ni le futur bien distinct. Tout lui est présent, rien ne lui est présence. Que les choses soient, voilà ce qui lui est intolérable : et surtout qu’elles soient ce qu’elles sont. Être lui semble une prétention abusive, et surtout qu’il comprend mal. Ce n’est pas dans sa culture, comme il dit. Il échange, déconstruit, subtilise, remplace. L’important est que les usines tournent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, que la MHI soit livrée, que ceux qui l’ont produite l’achètent, et ainsi se dévorent eux-mêmes. 










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(1) : au sens où c'est une spécialité des totalitarismes de ré-écrire l'histoire. Non, la France de Jeanne d'Arc n'était pas métisse. Et, oui, la couleur de peau, ça compte aussi.

mardi, septembre 05, 2017

Une critique politique du pape François Zéro, le grand remplaçant

Pape François, le grand remplaçant

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Les propositions du pape sont non seulement irresponsables mais, j’ose le dire, coupables. Elles sont le ferment d’une guerre civile latente qui ne manquerait pas d’éclater si nos gouvernants suivaient le pape à la lettre.

Il est désolant de voir que le pape couvre de son autorité bimillénaire et de l’audience que tous ses nonces ont auprès des gouvernants une dérive idéologique. Son discours sera repris par tous ceux qui veulent nous soumettre à un nouvel ordre social multiculturel, tolérant avec les intolérants, fasciné par le fanatisme religieux. J’en suis personnellement définitivement inconsolable.

Ni soumis, ni morts.
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 Toute l’analyse est dévastatrice, car, hélas, elle est juste. Quant à savoir si la théologie du pape est bonne, arrêtons là la plaisanterie : une théologie qui résulte en des conséquences si néfastes ne peut être que très mauvaise.

Addendum

Un message pontifical choquant Guillaume de Thieulloy

POSTÉ LE 05 SEPTEMBRE , 2017, 3:43

Comme beaucoup de lecteurs le savent, je suis un catholique pratiquant et je n’aime donc guère l’idée de critiquer un message pontifical.

Malheureusement, des raisons mo­rales graves m’obligent à m’opposer au message du Pape pour la 104e journée des migrants, publié le 15 août dernier.

Je note d’abord que cette publication (fort peu urgente, puisque ladite journée sera la 14 janvier prochain) a eu lieu dans le contexte de la vague d’attentats qui a frappé l’Espagne et l’Europe.

Beaucoup de lecteurs en ont déduit – à tort ou à raison, mais personne, à Rome, n’a fait le moindre effort pour nous convaincre que c’était à tort – que ce message était une réponse à ces attentats.

Or, le Pape déclare dans ce message : « Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale. »

La référence à Benoît XVI (Caritas in Veritate n° 47) ne dit pas ce que le Pape François y lit. Et c’est logique, car ce principe est tout bonnement monstrueux.

Évidemment, il est souhaitable que l’Église défende la dignité de la personne humaine. Mais prétendre que cette dignité « nous oblige à toujours faire passer la sécurité de la personne avant la sécurité nationale » est absurde. Si c’était vrai, il faudrait donc sacrifier des millions de personnes à une seule, puisque la sécurité nationale est fondamentalement la sécurité de toutes les personnes constituant une nation.

Ce principe est également gravissime, en ce qu’il détruit toute notion de bien commun.

Il est fondamental que l’Église puisse s’exprimer dans le débat public. C’est ainsi que la liberté et la conscience sont nées en Europe, dans la stimulante confrontation entre spirituel et temporel. Mais cette confrontation exige que les deux pouvoirs partagent un minimum de culture commune et d’amour commun pour leurs sujets.

Or, ce message, dans ce contexte, laisse supposer que le Pape se moque éperdument des Européens victimes du terrorisme.

L’État islamique, qui pouvait déjà compter sur la lâcheté des politiciens européens, semble avoir acquis un nouveau et imprévisible soutien, en la personne du Pape qui semble inviter à une submersion migratoire toujours plus forte, au moment même où, dans le dernier numéro de sa revue, l’EI rappelle que son but ultime reste le Vatican !

Ce soutien est pour moi incompréhensible. Et ce que j’en comprends me semble, en outre, moralement répréhensible.



samedi, mai 20, 2017

Aurélien Legrand sur la rénovation de la politique de la ville

On notera la réaction extrêmement courageuse de la présidente Valérie Pécresse. Ce sont ces anecdotes qui font comprendre mieux que mille discours qu'il est vain d'espérer que la droite puisse dépasser le stade de la limace rampante.










lundi, janvier 09, 2017

Emploi et immigration : un billet décapant d’Eric Verhaeghe

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Pourquoi un entrepreneur aide un clandestin

Bien sûr, il y a le bla-bla bobo récurrent sur les 5 ou 6 millions de chômeurs en France qui rêvent chaque matin de travailler et qui supplient la terre entière de les faire sortir du chômage, mais le méchant capitalisme leur refuse ce droit. Et puis il y a la réalité des entrepreneurs quand ils cherchent quelqu’un pour prendre un job dans leur entreprise. Les uns ne reçoivent jamais de réponse parce que le boulot est d’emblée trop ingrat, les autres en reçoivent trop, parce qu’ils attirent des cohortes d’hurluberlus qui n’ont aucune véritable envie de travailler mais adorent se persuader du contraire et jouer ensuite aux victimes du « système ».

Alors, quand un candidat (ou une candidate, le genre ne fait ici rien à l’affaire) se présente, qu’il correspond aux besoins, qu’il est motivé, quand l’entrepreneur sent que ledit candidat va lui régler ses problèmes, il ne s’occupe ni de sa religion ni de sa couleur de peau, ni de savoir s’il a ou non des papiers, il le recrute aussi sec. Parce que l’entreprise a besoin de ce recrutement pour vivre.
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Et cette réponse à un commentaire :

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Je pense que vous ne mesurez pas l’état de la situation. Le Grand Remplacement ne commence pas, il est achevé.
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Je trouve ce témoignage courageux, il y a de quoi se mettre tout le monde à dos.

Je suis perplexe. Je ne peux pas témoigner directement de ce que raconte Eric Verhaeghe, mais j’ai une fouletitude de témoignages indirects, non seulement d’employeurs, mais aussi d’employés peu qualifiés, qui font clairement le choix d’en ramer le moins possible. J’ai même des témoignages positifs en sens inverse : des employés peu qualifiés français, qui ont trouvé un emploi facilement, n’ont pas râlé, se sont accroché, et ne sont pas restés non-qualifiés très longtemps, mais bon, il faut en vouloir pour y arriver, et aussi avoir un peu de jugeote.

Il est certain que les cinq millions de chômeurs sont très loin d’être cinq millions d’employés potentiels.

Mais je me demande, sans du tout nier le phénomène décrit par Eric Verhaeghe, s’il n’y a pas un effet de loupe, lié aux grandes villes .

De plus, c’est une vision très parcellaire de l’immigration : certes, il y a  des immigrés qui remplacent les Français qui ne veulent pas trop se casser la nénétte (c’est normal, c’est étudié pour : cela fait partie du plan pour faire des Français des moutons sous assistance publique), mais il y a aussi les immigrés (souvent de vagues plus anciennes) qui n’en rament pas une et qui pourrissent notre pays (et aussi ceux qui travaillent et pourrissent quand même notre pays). Le bilan de l’immigration est très négatif pour notre pays, mais il y a des gens pour qui il est positif.

Il faut se replacer dans le contexte historique : jusqu’à la fin des années 70, le PCF est très hostile à l’immigration maghrébine (discours de Marchais, bulldozerisation de foyers Sonacotra) qui concurrence les ouvriers français. Avec les exploits du mitterrandisme, le PCF vire à 180° : les salauds de pauvres français, étant malgré tout en voie d’embourgeoisement, il investit les maghrébins comme le nouveau prolétariat. Il se retrouve en cela d’accord avec un certain patronat français, genre Bouygues, dont la montée en gamme est le cadet des soucis (il y a d’autres patrons qui voudraient monter en gamme, ceux-là apprendront à quitter la France). Plus profondément encore, les patrons ont compris que les musulmans n’ayant pas la culture de la liberté, et donc de la contestation, des Français, ils étaient un salariat plus malléable (piquer sa crise ou se faire sauter, ce n’est pas la même chose que d’organiser une grève). Voir cet article sur la RATP.

Comme dit Eric Verhaeghe, tout cela nécessite une sérieuse explication avec les Français, y compris avec les patrons.

Mais le plus probable, c’est que cette explication ne viendra pas et que c’est la réalité qui nous bousculera. En effet, le système actuel n’est possible qu’à deux conditions :

1) que l’immigration ne change pas de façon désagréable le pays.

2) qu’on puisse payer les feignasses à rien foutre dans un relatif confort.


Pas la peine que je vous fasse un grand dessin pour comprendre que, que sur ces deux points, il y a de l’eau dans le gaz. Depuis plus de dix ans, je prévois la banqueroute de l’Etat français entre 2015 et 2020, j’ai la tentation de repousser ces dates, mais, pour l’instant, je m’y tiens.

samedi, septembre 03, 2016

L'immigration selon Trump

L'immigration selon Trump

J'ai beaucoup de mal à croire à l'élection de Donald Trump, il y a tant de forces déchainées contre lui.

Mais, s'il est élu, je suis d'accord avec Stéphane Montabert : son programme sur l'immigration, même s'il n'en fait que la moitié (il aura besoin de 'approbation du Congrès), sera un coup mortel pour l'idéologie immigrationniste partout dans le monde. Le vote sur le Brexit n'était qu'un petit hors-d'oeuvre, comme la politique australienne.

Cette politique est basée sur le bon sens : « C'est une priorité absolue: si nous n'avons plus de frontières, nous n'avons plus de pays. »

Bien sûr, les immigrationnistes européistes nous présenteront Trump comme le diable et clameront qu'il est urgent de faire exactement le contraire de ce qu'il fait. Mais, quand on a le vent de face, on a beau ramer, ça n'avance guère.

mardi, mai 31, 2016

Les droits de l'homme contre le peuple (JL Harouel)

Comme d'habitude, Harouel est clair et carré. Un vrai plaisir à lire.

1) La distinction entre islam et islamisme est spécieuse. L'islam a en lui un germe de violence qui fait de tout musulman conséquent un allié potentiel, actif ou passif, de cette violence. Ce n'est pas le cas du christianisme et des chrétiens.

2) L'islam, contrairement au christianisme, est à la fois une religion et une politique. Son utilisation des droits de l'homme contre nous à des fins politico-religieuses est dans l'ordre des choses. C'est à nous de savoir nous défendre.

3) Les droits de l'homme ont été conçus pour régir les relations entre le peuple, composé d'individus, et l'Etat. Le cas du changement de peuple n'a pas été envisagé par les fondateurs des droits de l"homme, cas que nous vivons actuellement où un peuple étranger retourne nos droits de l'homme contre notre Etat, l'Etat qui est censé nous défendre.

4) Les droits de l'homme ont été transformés en religion suite au recul de la religion chrétienne. Comme le dit Chesterton, être incroyant, ce n'est pas croire en rien mais croire en n'importe quoi. Cette nouvelle religion est la religion de l'humanité, l'historicisme : il n'y a plus de dieux au ciel, il n'y a plus de Mal ni de tragique, l'humanité est son propre dieu et son histoire la dirige vers un avenir radieux où nous serons tous frères, tous pareils, tous interchangeables. Bien sûr, il suffit d'exposer au grand jour cette doctrine pour en saisir toute la niaiserie, c'est pourquoi ses défenseurs aiment beaucoup l'ambiguïté et les mots creux qui font écran.

5) La religion des droits de l'homme est une gnose et un millénarisme, comme le communisme, et comme lui, a besoin d'exterminer ceux qui font obstacle à l'avénement du paradis terrestre, en l'occurence, nous occidentaux, comme jadis les bourgeois. Nous faisons obstacle à la fusion de l'humanité par notre supériorité, nous devons disparaître.

Comme la gnose, la nouvelle religion considère que le Mal est extérieur à l'homme, donc les assassins sont des victimes, et de là, une préférence marquée pour la déviance sous toutes ses formes (on étonnerait nos modernes pourtoussistes en leur expliquant qu'ils descendent d'un abbé du XIIème siècle, Joachim de Flore, et pourtant ...).

6) La religion des droits de l'homme nous tue. A petit feu, mais elle nous tue. Pierre Manent et Malika Sorel s'étonnent que les occidentaux, tels les membres de la Secte du Temple Solaire, consentent si facilement à leur disparition. Comment se débarrasser de cette vérole de religion des droits de l'homme ?

7) La solution ? La discrimination, la préférence nationale. Il faut de nouveau avoir le bon sens d’accepter cette réalité : les hommes sont différents, ils ne sont pas interchangeables, ils forment des communautés non-miscibles. Deux Maliens ne remplacent pas deux Français en France (contrairement à ce qu’il m’ a été donné d’entendre) tout comme, d’ailleurs, deux Français ne remplacent deux Maliens au Mali. La préférence nationale, avec des lois spécifiques concernant l’islam et les musulmans, pour tenir compte du potentiel de violence de cette religion politique (pas de minarets, pas de hallal, pas de voile, etc.).

Le vrai « vivre ensemble », ce n'est pas quand les communautés sont mélangées de force mais, au contraire, quand elles peuvent s'ignorer sans problèmes. Autrement dit, chacun chez soi et tout ira mieux.

Hélas, Harouel ne dit pas comment on y parvient. Mac Arthur disait que toutes les guerres perdues se résument en deux mots : trop tard.

lundi, mai 09, 2016

Un maire musulman à Londres ? Qu'en pense notre ami Robert Marchenoir ?

Voici l'excellent compte-rendu de Bob, chez Ivan Rioufol :

Difficile d'échapper au fait que Sadiq Khan, le travailliste qui vient d'être élu maire de Londres, est un musulman né au Pakistan. De la variété modérée, officiellement, malgré quelques fréquentations douteuses par le passé. Il a même voté en faveur du mariage homosexuel.
La presse britannique, comme la française, n'a pas manqué de marteler que son adversaire malheureux, Zac Goldsmith, est non seulement conservateur, mais millionnaire.
Ces Pakistanais, qui célèbrent dans leur pays l'élection de leur compatriote, sont légèrement plus... explicites :
Leur banderole "félicite chaleureusement Sadiq Khan, le premier maire musulman de Londres, qui a battu Zac Goldsmith, le millionnaire juif."
Ils s'en tapent, les potes pakistanais de Sadiq Khan, au bled, qu'il soit travailliste et son adversaire, conservateur. Ce qui a vraiment de l'importance, c'est que le vainqueur soit musulman, et le vaincu, juif.
L'intéressé s'est payé le luxe, il n'y a pas quelques jours, de fustiger son propre parti pour son antisémitisme ; manifestement, certains coreligionnaires du nouveau maire s'obstinent à "interpréter l'islam tout de travers"...
L'attitude arrogante de Khan à son intronisation ne laisse aucun doute : regardez les vidéos de la cérémonie.
Il a commencé son allocution en disant, d'un air vaguement menaçant : "Je m'appelle Sadiq Khan et je suis le maire de Londres".
Le message est d'autant plus clair que la cérémonie a lieu à l'intérieur d'une cathédrale, où il est conduit par un dignitaire anglican : c'est une prise de pouvoir de l'islam sur la ville.
Juste avant de prendre la parole, il est accueilli par une "baronne" noire d'origine jamaïcaine, Doreen Delceita Lawrence de Clarendon, dont le seul mérite est d'avoir vu son fils tué dans une agression présentée comme raciste. Suite à quoi elle a été nommée pair du royaume, et siège à la chambre des Lords où elle est chargée... des questions raciales et de la diversité.
Voici à quoi ressemble une "baronne" anglaise de nos jours (à gauche, la "baronne Lawrence de Clarendon" ; à droite, la femme de Sadiq Khan) :
Regardez le rictus arrogant de Sadiq Khan, posant un long moment dans la cathédrale après avoir signé le livre d'or. Derrière lui, en plein dans la ligne de mire des photographes, dans une mise en scène savamment calculée : à gauche, une femme voilée, peut-être d'origine britannique ; à droite, la "baronne" noire. Visiblement, rien ne s'oppose au port du voile islamique dans une cathédrale ; mais personne n'a expliqué à madame la baronne qu'une femme n'était pas censée entrer les bras nus dans une église.
La chorale d'enfants, dans l'église, est intégralement noire et marron, complètement Judenrein -- je veux dire sans un seul Blanc (voir la vidéo du Daily Mail, à 2 mn 27 s).
Sur cette photo, Sadiq Khan, l'homme qui fait des grimaces aux enfants lorsqu'il rentre dans une cathédrale pour son intronisation en tant que maire de Londres (et qui ne juge pas utile de mettre une cravate à une telle cérémonie, à l'instar des théocrates iraniens qui considèrent cet accessoire vestimentaire comme un symbole de l'Occident haï) :
Ici, il prend possession symboliquement de l'hôtel de ville, accompagné, non d'un quelconque groupe de dignitaires politiques ou de hauts fonctionnaires, mais... de sa femme et de ses enfants. C'est la famille du sultan qui s'installe dans les lieux.
Pour moi, il n'y a aucun doute que Sadiq Khan est un cheval de Troie musulman en Grande-Bretagne. On lui prédit d'ores et déjà un avenir de premier ministre.
Les médias anglais s'accordent à le trouver manipulateur et assoiffé de pouvoir. Ses prises de positions contre l'antisémitisme et pour le mariage homosexuel sont des coups de génie. C'est la taqiya parfaite.
Voilà en quoi consistent "l'anti-racisme" et la "laïcité" : il s'agit de porter au pouvoir des gens obsédés par les questions raciales et par le statut de l'islam dans la cité. Des gens dont l'appartenance communautaire dictera les décisions.
Heureusement que "les races n'existent pas", et que Martin Luther King rêvait au jour où "les hommes seraient jugés selon leurs seuls mérites"...
La discussion a été poursuivie chez Philippe Bilger :

À Karachi, samedi, Khurram Zaki, un journaliste qui lutte contre l'extrémisme, écrit sur Facebook que le nouveau maire de Londres n'est pas pakistanais, mais britannique, et qu'il ne doit en aucune manière sa réussite au Pakistan ou à l'Islam, mais à son travail et au système démocratique. Son élection prouve à tous ceux qui trouvent ce système injuste et discriminatoire que ce sont des menteurs et des paresseux, dit-il. Et il ajoute : "Inutile de rêver ce n'est pas au Pakistan que l'on verrait un député ahmadi, indouhiste ou chrétien". "Je célèbre, écrit-il, la grandeur de la démocratie occidentale laïque".

Quelques heures plus tard, il se fait descendre dans la rue par des tueurs à moto. La personne qui était à ses côtés est blessée dans la fusillade.

http://www.independent.co.uk/news/uk/gunmen-kill-pakistani-activist-hours-after-he-praised-london-for-electing-first-muslim-mayor-a7018926.html


Lucile | 09 mai 2016 à 17:48

Ce serait comique si ce n'était pas tragique.

Cependant, même les propos de ce musulman anti-musulman sont faux, aussi bien disposé soit-il à notre égard :

"Sadiq Khan n'est pas pakistanais. Il est britannique. Le Pakistan and l'islam n'ont joué aucun rôle dans son ascension foudroyante."

C'est sans doute pour cela que ses premiers mots, en tant que maire, furent :

"Je m'appelle Sadiq Khan et je suis maire de Londres."

Si ce n'est pas une façon de souligner sa qualité de musulman et de Pakistanais, qu'est-ce donc ?
Si cela n'est pas une menace voilée, comment faut-il le comprendre, autrement que : "Maintenant c'est moi qui commande, et je dirigerai au nom de l'islam ?"

Remarquons aussi l'incroyable nombrilisme qu'il y a à commencer un discours d'intronisation à une fonction élective par ces mots : je m'appelle... je suis... Nombrilisme qu'il a confirmé en racontant, tout de suite après, qu'il avait grandi dans une HLM tout près de là, etc.

Un député conservateur a twitté, ironiquement : quel métier faisait votre père, déjà ? En effet, le mantra "Sadiq-Khan-fils-d'un-conducteur-d'autobus-pakistanais" fut central dans sa campagne. Si les Britanniques ne l'ont pas entendu mille fois, ils ne l'ont jamais entendu.

N'importe quel élu normal, blanc, chrétien, libéral, aurait commencé son discours d'investiture en parlant... des autres ; de ceux qui l'ont élu ; des Londoniens, de Londres... En les remerciant. En s'engageant à être digne de leur confiance.

C'est l'essence même de la démocratie. Aucun élu, quel que soit son bord politique, ne déroge à cette tradition.

Sauf... le musulman et pakistanais Sadiq Khan, pour qui c'est d'abord une victoire personnelle, et ensuite la victoire de son clan, de sa tribu.

C'est la politique tribale dans toute sa splendeur, telle qu'elle existe en Afrique ou ailleurs, dans les pays arriérés. Je gagne l'élection, ça veut dire que le pouvoir et l'argent vont aux membres de mon clan. Et tout le monde, dans ces pays, trouve ça normal.

De plus, Sadiq Khan est travailliste, et cela n'est pas sans conséquences. Le parti travailliste britannique est désormais un parti d'extrême gauche dirigé par un marxiste enragé, Jeremy Corbyn. Et même si Sadiq Khan s'est d'ores et déjà positionné comme son rival, cela semble davantage lié à ses ambitions au poste de Premier ministre qu'à une opposition idéologique.

Les idées, d'ailleurs, il en a fort peu. Son programme se borne à promettre de rendre le logement plus abordable, de baisser le prix des transports en commun, de planter des arbres... et c'est tout, je crois.


Un musulman pakistanais assoiffé de pouvoir et membre d'un parti islamo-gauchiste à la tête de Londres, vous la sentez bien, là, la "formidable avancée démocratique" ?

Sadiq Khan possède une tare supplémentaire : il est petit. Les hommes de pouvoir de petite taille (Sarkozy, Hollande...) sont les plus mesquins. Ils ont une revanche à prendre. Le ressentiment dû au physique est de nature à décupler le ressentiment intrinsèque à l'islam, l'un des ressorts les plus puissants qui animent les musulmans.




Et Causeur s'y met :

Sadiq Khan, l’opportuniste

Comment le nouveau maire de Londres a fait feu de tout bois

Luc Rosenzweig
Luc Rosenzweig
est journaliste.
Publié le 10 mai 2016 / Monde

(Photo : SIPA.REX40416770_000008)
Dans nos gazettes bien-pensantes habituelles, Le Monde, Libération, sur les ondes de Radio France, on ne cache pas sa joie : « Alleluïa ! Londres, la plus grande métropole européenne vient d’élire un maire musulman ! Gloire à Sadiq Khan, fils de chauffeur de bus pakistanais qui vient de mettre la pâtée au rejeton de milliardaire juif Goldsmith dans la plus hype des villes-monde d’Occident ! »

Le storytelling se déploie en XXL racontant la saga d’un petit « paki » escaladant à la force de son intellect et de son talent l’échelle sociale britannique, musulman pratiquant, certes, mais si modéré et propre sur lui qu’on lui donnerait le bon Dieu anglican sans confession. Au Monde, l’éditorialiste de service profite même de l’occasion pour mettre la honte à la classe politique française : « En France, quelques places sont réservées, au gouvernement, aux éléments les plus prometteurs des milieux issus de l’immigration. Mais les places éligibles dans les listes des partis, au moment du scrutin, restent généralement inaccessibles. C’est une erreur stratégique, que nous payons cher ». Ben voyons !

Comme si, par exemple, Madame Rachida Dati avait dû ramer comme une malade pendant des années sur les marchés du 7ème arrondissement de Paris pour se faire élire maire du plus bourge des arrondissements de la capitale !

La réalité est toute autre. Sadiq Khan est un pur produit du communautarisme territorial modèle britannique. Celui qui passe par le Parti travailliste et un système électoral (scrutin majoritaire à un tour) qui assigne à résidence politique les candidats issus de l’immigration aux circonscriptions où le poids démographique de leurs coreligionnaires issus de leur ethnie détermine le résultat de l’élection.
Sadiq Khan, avocat spécialisé dans la défense des droits de l’homme, en fait défenseur des extrémistes musulmans de tous poils œuvrant dans le Londonistan de naguère, conseiller juridique du Muslim Council of Britain, a longtemps fricoté avec les islamistes radicaux avant de prendre ses distances (apparentes) avec eux une fois son objectif atteint : la conquête en 2004, de la circonscription électorale de Tooting, au sud de Londres.

J’ai, pour des raisons familiales, fréquenté Tooting, où l’un de mes enfants expat’, mais pas trader, avait planté sa tente avec sa famille car c’était un des rares endroits de Londres encore abordable pour son budget de l’époque. Hormis les petites maisons en briques rappelant le passé de banlieue ouvrière du quartier, on se serait cru à Lahore ou à Karachi, tant le spectacle de la rue, des commerces révélait la ghettoïsation d’un secteur d’où les « natives » piliers de pubs rouquins ou mémères en bigoudis avaient déguerpi depuis belle lurette. De fil en aiguille, Tooting est devenu un fief réservé à un élu pakistanais, adoubé par les mosquées locales. Sadiq Khan, qui faisait l’éloge public de Youssef Al-Qaradawi, le prédicateur extrémiste et antisémite de Al Jazeera, dûment tamponné « halal », par les autorités religieuses du secteur, l’emporta haut la main à sa première tentative d’entrée à la chambre des Communes.

En revanche, il avait quelque souci à se faire pour sa réélection en 2010, puisqu’il était comptable, devant ses mandants, des prises de positions de son patron, Tony Blair, dans la guerre d’Irak, comme fidèle allié de Georges W. Bush, et de sa politique de lutte antiterroriste. Il avait bien, au lendemain des attentats de Londres de 2005, pris ses distances avec Blair, en imputant au soutien de Downing Street à la campagne israélienne contre le Hezbollah libanais la propension des djhadistes britanniques à assassiner leurs concitoyens, mais l’élection s’annonçait tout de même périlleuse. Son principal concurrent était en effet un autre anglo-pakistanais, Nasser Butt, candidat du Parti libéral-démocrate, qui pouvait, lui, se targuer que sa formation politique avait voté contre l’engagement britannique dans la guerre d’Irak, une position largement partagée par les électeurs de Tooting… Seulement voilà : Nasser Butt était membre de la secte musulmane des Ahmadistes, une obédience quiétiste fondée en 1889 dans l’Inde coloniale, prônant la tolérance et le djihad par la plume et non pas par l’épée, dont les quelques dix millions de fidèles sont répartis à travers le monde, majoritairement en Inde et au Pakistan. Persécutés après l’indépendance par les majorités sunnites, beaucoup d’entre eux émigrent, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Canada. L’Organisation de la conférence islamique les excommunie, et les interdit de pèlerinage à La Mecque. Monsieur Sadiq Khan, le grand libéral aujourd’hui porté au pinacle, a joué à fond, en 2010, la carte religieuse pour être réélu, traitant son concurrent d’hérétique indigne de recevoir les suffrages des vrais croyants. Et ça marche.

Son ascension au sein du Labour, dans le sillage de Jeremy Corbyn, lui ouvre d’autres perspectives : fini Tooting et les odeurs de curry, à lui Londres, la City, les fastes du Lord Maire et pourquoi pas, demain, Downing Street, une fois dégagé le vieux gaucho de la tête du Parti travailliste ? Le discours change, on vote pour le mariage gay, on caresse les juifs dans le sens du poil (virage à 180° sur le boycott des produits israéliens), et vogue la galère. Tous les gogos de la planète bobo européenne lui font une standing ovation, les chaisières de la gauche morale se pâment. Seul, un vieux ronchon dans mon genre se remémore la ritournelle de Jacques Lanzmann, magnifiquement interprétée par Jacques Dutronc, « L’opportuniste » :
« Je n’ai pas peur des profiteurs
Ni même des agitateurs
Je fais confiance aux électeurs
Et j’en profite pour faire mon beurre
Il y en a qui conteste
Qui revendique et qui proteste
Moi je ne fais qu’un seul geste
Je retourne ma veste
Je retourne ma veste
Toujours du bon côté »

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Vous remarquerez, fidèles lecteurs, à quel point les événements sont fidèles à l'anticipation de Houllebecq dans Soumission.


jeudi, mai 05, 2016

La fuite en avant eurocratique




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La trahison eurocratique

La Commission européenne a proposé l’instauration d’une amende de 250 000 euros par personne, envers les Etats refusant d’accueillir des réfugiés. Cette idée exhale un étrange parfum totalitaire. L’Union a lancé en septembre dernier un mot d’ordre d’accueil, par la voie du président de la Commission – « ouvrons leur les bras » – et désormais, elle se fait fort de châtier violemment les Etats qui refuseraient d’appliquer cet objectif. En soi, cette pénalisation du non accueil est la négation même de la liberté des Nations: le choix d’accueillir ou ne pas accueillir un ressortissant étranger. Même dans une fédération comme les Etats-Unis, l’Etat fédéral n’aurait pas – me semble-t-il – le pouvoir de châtier un Etat pour refus d’accueillir une personne venue de l’extérieur du pays. Cette proposition est révélatrice d’une image assez sordide de « l’étranger », considéré comme un pion que l’on affecte autoritairement depuis Bruxelles, sous le menace de lourdes sanctions dans tel ou tel lieu d’accueil. Bref, nous sommes en pleine trahison de l’idéal européen, « une union toujours plus étroite entre les peuples ». Cette idée étrange, tellement caractéristique de la mentalité eurocratique, semble destinée à mieux faire haïr l’Europe, à accélérer sa désintégration, à faciliter le Brexit, à donner un nouvel élan spectaculaire aux partis de la haine démagogique et nationaliste en Europe. Et si tel était le but recherché ? Et si cette eurocratie, dans sa fuite en avant, n’avait pas d’autre but, par idéologie, que la destruction de l’Europe, au sens d’une communauté de peuples liés par une histoire et un destin commun?

Maxime TANDONNET
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Pour ma part, je ne suis même pas révolté par une telle mesure : ma révolte a eu lieu il y a longtemps, chaque nouvelle de ce type ne fait que confirmer mon analyse et mon sentiment vis-à-vis de l'UE.

Nous sommes « simplement » victimes d'une mentalité idéologique de type soviétique : le communisme est intrinsèquement bon, s'il échoue, c'est que nous n'en avons pas fait encore assez. L'européisme est intrinsèquement bon, s'il échoue,  si les peuples y sont de plus en plus opposés, si les Britanniques font un référendum pour se barrer, c'est que nous n'en avons pas fait encore assez.

Ces gens-là ne changent pas, il n'y a qu'un seul moyen de traiter avec eux : s'en débarrasser, politiquement ou physiquement ; la violence, symbolique si possible, réelle si nécessaire.

Au fait, est-ce que la harengère Le Pen continue à dire que le Grand Remplacement n'existe pas, que c'est un fantasme ?