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samedi, mars 07, 2020
Des moyens simples, pas chers et éprouvés pour lutter contre le coronavirus (je compte sur vous pour essayer).
Et, pendant ce temps :
Les policiers turcs balancent des lacrymos sur les policiers grecs, qui répliquent. Tout va bien : l'UE est féroce avec Erdogan, il va se calmer et ... ha bin non, rien, l'UE vient de se coucher en donnant 500 millions.
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lundi, mars 02, 2020
Le plus gros risque du coronavirus : la panique gouvernementale.
A part les plus de 70 ans qui ont des raisons réelles et sérieuses de s'inquiéter du coronavirus, les autres doivent surtout s'inquiéter d'un blocage de l'économie, dont une possible pénurie de médicaments (qui toucherait aussi les plus de 70 ans, double raison de s'inquiéter. Il y en a un qui n'est pas inquiet, c'est le déficit de la Sécu et des caisses de retraites).
Mon commentaire sur le blog de Stéphane Montabert (Coronavirus: nouvelles du front) :
L'analyse du pharmacologue Bernard Dugué est intéressante parce qu'il est un l'un des rares à avoir prédit que la panique autour du H1N1 était injustifiée (je pense que la panique est bonne conseillère en première instance. Pas ensuite) :
Il y a bien une pandémie de COVID-19 mais c'est la pandémie de la peur.
*************
Pour finir, une bonne nouvelle. Une partie du corps médical a compris la situation et s’emploie à diffuser des messages incitant à rester calme et à ne pas paniquer. Il serait bon que les médias fassent de même plutôt que livrer aux esprits animaux des informations brutes, comme ce nouveau décès consécutif à une embolie pulmonaire développée par un homme de 60 ans testé positif.
*************
Une analyse sociologico-politique anglaise :
Coronavirus and the madness of elites. Their panicked response stems from their fear of the masses.
*************
The contrast between the responses to coronavirus from the elites and ordinary people has been stark. Even as the level of panic in the mainstream reporting around coronavirus has risen, ordinary people have just gotten on with their lives. The supposedly well-informed elites, who often accuse the ‘dumb’ masses of being vulnerable to hysteria and ‘fake news’, have themselves been prodded into panic. Meanwhile, where they are not in lockdowns, ordinary people are still going to work, commuting, going to bars… They’re simply getting on with their lives, while taking note of the potential risks.
The elites are in free-falling panic ; like a herd of wildebeest, panicked by the sight of a predator and rushing blindly across crocodile-infested waters, they have sparked a potential global economic meltdown. Meanwhile, we see stoic common sense, simple but profound wisdom, on the part of the ‘great unwashed’.
[…]
Human creativity and our capacity to solve problems can and will contain coronavirus. People are not the problem. But the global elites certainly are. Their behaviour is fuelling more panic, and now threatens billions with economic recession. We need to embrace the calm and wisdom of the masses, not the madness of elites.
*************
Mais bon, la meilleure analyse, c'est celle de Bigard :
Le plus gros risque, c'est quand même le coranovirus :
Mon commentaire sur le blog de Stéphane Montabert (Coronavirus: nouvelles du front) :
L'analyse du pharmacologue Bernard Dugué est intéressante parce qu'il est un l'un des rares à avoir prédit que la panique autour du H1N1 était injustifiée (je pense que la panique est bonne conseillère en première instance. Pas ensuite) :
Il y a bien une pandémie de COVID-19 mais c'est la pandémie de la peur.
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Pour finir, une bonne nouvelle. Une partie du corps médical a compris la situation et s’emploie à diffuser des messages incitant à rester calme et à ne pas paniquer. Il serait bon que les médias fassent de même plutôt que livrer aux esprits animaux des informations brutes, comme ce nouveau décès consécutif à une embolie pulmonaire développée par un homme de 60 ans testé positif.
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Une analyse sociologico-politique anglaise :
Coronavirus and the madness of elites. Their panicked response stems from their fear of the masses.
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The contrast between the responses to coronavirus from the elites and ordinary people has been stark. Even as the level of panic in the mainstream reporting around coronavirus has risen, ordinary people have just gotten on with their lives. The supposedly well-informed elites, who often accuse the ‘dumb’ masses of being vulnerable to hysteria and ‘fake news’, have themselves been prodded into panic. Meanwhile, where they are not in lockdowns, ordinary people are still going to work, commuting, going to bars… They’re simply getting on with their lives, while taking note of the potential risks.
The elites are in free-falling panic ; like a herd of wildebeest, panicked by the sight of a predator and rushing blindly across crocodile-infested waters, they have sparked a potential global economic meltdown. Meanwhile, we see stoic common sense, simple but profound wisdom, on the part of the ‘great unwashed’.
[…]
Human creativity and our capacity to solve problems can and will contain coronavirus. People are not the problem. But the global elites certainly are. Their behaviour is fuelling more panic, and now threatens billions with economic recession. We need to embrace the calm and wisdom of the masses, not the madness of elites.
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Mais bon, la meilleure analyse, c'est celle de Bigard :
Le plus gros risque, c'est quand même le coranovirus :
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mardi, août 14, 2018
Trump est fort comme un Turc (seuls les idiots prennent Trump pour un idiot)
Un collègue (à la retraite, donc il peut dire ce qu'il pense) : « Ce qui me fait plaisir avec Trump, c'est la manière qu'il a de rentrer dans le lard de la bien-pensance et de rendre les bien-pensants hystériques. C'est un plaisir sans mélange et sans fin ».
Renaud Girard : « Sur la Turquie d'Erdogan, Trump a raison ! »
A tous ceux qui nous expliquent qu'il faut ménager la Turquie par peur de ceci ou de cela, par peur tout court, Trump fait un beau doigt d'honneur.
A propos de la relance, par Donald Trump, de la « guerre des étoiles »
Grâce à Scott Adams et à (ça m'écorche la gueule de le dire) Emmanuel Todd, j'ai cru très tôt à la victoire de Trump sur Clinton, je peux donc écrire sans complexes et en me bidonnant comme une baleine : seuls les idiots prennent Trump pour un idiot. Ils sont encore très nombreux mais j'espère que je ne vous apprends rien en vous rappelant que nous sommes cernés par les cons (et par de plus en plus de connes (1)).
***************
(1) : à propos de féminisme :
Renaud Girard : « Sur la Turquie d'Erdogan, Trump a raison ! »
A tous ceux qui nous expliquent qu'il faut ménager la Turquie par peur de ceci ou de cela, par peur tout court, Trump fait un beau doigt d'honneur.
A propos de la relance, par Donald Trump, de la « guerre des étoiles »
Grâce à Scott Adams et à (ça m'écorche la gueule de le dire) Emmanuel Todd, j'ai cru très tôt à la victoire de Trump sur Clinton, je peux donc écrire sans complexes et en me bidonnant comme une baleine : seuls les idiots prennent Trump pour un idiot. Ils sont encore très nombreux mais j'espère que je ne vous apprends rien en vous rappelant que nous sommes cernés par les cons (et par de plus en plus de connes (1)).
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(1) : à propos de féminisme :
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lundi, août 08, 2016
Erodgan, premier dictateur «national-islamiste»
Erodgan, premier dictateur «national-islamiste» ? [Le point d'interrogation est de trop.]
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Soit la population est tombée dans le piège des mots et de la démonstration de fermeté du pouvoir face à un putsch d'ailleurs fort mal monté et soigneusement éventé (via les Russes et peut-être même les Iraniens) ; soit - je penche plutôt pour cette seconde hypothèse -, en regardant ces images, nous prenons (bien trop tard) la mesure de la force de l'imprégnation islamiste de la société turque. L'AKP est au pouvoir depuis 2002. Il lui aura fallu moins de 15 ans pour transformer une société profondément laïque et tournée vers l'Occident (l'armée turque étant la garante sourcilleuse de cette laïcité!!) et aspirant à un rapprochement avec l'Europe en un peuple fortement islamisé (surtout dans ses couches populaires mais aussi désormais dans une partie de ses élites) ; un peuple que sa «frustration européenne» a convaincu que l'avenir était pour lui à l'Est, vers l'Asie (notamment centrale), vers le Moyen-Orient et vers un islamisme assumé comme véhicule d'une stratégie d'influence régionale et globale offensive.
[…]
La Turquie est donc en train de s'autonomiser radicalement et durablement par rapport au monde occidental et de faire renaître le rêve ottoman sous la férule d'un véritable dictateur qui fait croire à sa population médusée et admirative, qu'il sauve la démocratie en déracinant ses plus profonds soutiens. C'est aussi clairement une victoire massive des Frères musulmans (dont le parti politique du président est une émanation) qui va sans doute provoquer à moyen terme un appel d'air politique considérable dans toute la région, mais aussi en Europe. Mis en échec en Tunisie et en Egypte notamment, les Frères ont trouvé leur nouveau «champion» et Erdogan est en train de constituer en Turquie un pôle d'attraction au service de cette confrérie internationale toujours très influente et agissante qui ne manquera pas de faire des émules. [Le drame est que, désormais, la Turquie est un salopard de cheval de Troie islamique au coeur de l'OTAN].
[…]
Les Occidentaux, qui pensaient que Recep Erdogan mettait en place en Turquie une démocratie islamique sur le modèle de la démocratie chrétienne, déchantent. Comment expliquez-vous que la plupart des analystes n'aient pas vu la vraie nature du régime nationaliste, autoritaire et islamiste du nouveau sultan ?
[Le journaliste qui pose cette question est soit un con soit un un faux naïf : il ne manque pas de Cassandre qui étaient parfaitement lucides et qui ont annoncé les choses.]
Notre aveuglement [même commentaire : « notre aveuglement » ? Qui est « nous » ? Les gens qui nous gouvernent, indignes et incompétents ? Car il ne manque de Français qui ne se sont pas du tout aveuglés sur la Turquie et sur l'islamisme. Mme Galacteros ne fréquente pas assez de Français de base, qui ont plus de bon sens et de vision que les hautes sphères qui lui sont habituelles où, par manque d'oxygène à ses altitudes élevées, le cerveau s'atrophie] est confondant de naïveté et évidemment dangereux. Nous tenons, chez nous comme ailleurs, l'islamisme pour un inoffensif courant politico-religieux ; nous n'osons pas lui tenir tête au prétexte qu'il serait le légitime refuge des nouveaux «damnés de la terre» [là encore, parlez pour vous]. Et fait aggravant, nous ne pouvons pas concevoir que notre ethnocentrisme ignorant et pontifiant ait fait des ravages et provoque encore des réactions épidermiques dans lesquelles s'engouffrent l'autoritarisme et/ou et l'islam conquérant. Nous sommes face à un énième démenti de cette double faiblesse de jugement qui nous perd et nous aveugle face à la réalité du monde. Nous ne voulons pas voire la faillite manifeste de l'utopie du «Regime change» qui n'a provoqué que chaos et désolation et ouvert la voie à la pénétration massive de l'offensive islamiste.
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Soit la population est tombée dans le piège des mots et de la démonstration de fermeté du pouvoir face à un putsch d'ailleurs fort mal monté et soigneusement éventé (via les Russes et peut-être même les Iraniens) ; soit - je penche plutôt pour cette seconde hypothèse -, en regardant ces images, nous prenons (bien trop tard) la mesure de la force de l'imprégnation islamiste de la société turque. L'AKP est au pouvoir depuis 2002. Il lui aura fallu moins de 15 ans pour transformer une société profondément laïque et tournée vers l'Occident (l'armée turque étant la garante sourcilleuse de cette laïcité!!) et aspirant à un rapprochement avec l'Europe en un peuple fortement islamisé (surtout dans ses couches populaires mais aussi désormais dans une partie de ses élites) ; un peuple que sa «frustration européenne» a convaincu que l'avenir était pour lui à l'Est, vers l'Asie (notamment centrale), vers le Moyen-Orient et vers un islamisme assumé comme véhicule d'une stratégie d'influence régionale et globale offensive.
[…]
La Turquie est donc en train de s'autonomiser radicalement et durablement par rapport au monde occidental et de faire renaître le rêve ottoman sous la férule d'un véritable dictateur qui fait croire à sa population médusée et admirative, qu'il sauve la démocratie en déracinant ses plus profonds soutiens. C'est aussi clairement une victoire massive des Frères musulmans (dont le parti politique du président est une émanation) qui va sans doute provoquer à moyen terme un appel d'air politique considérable dans toute la région, mais aussi en Europe. Mis en échec en Tunisie et en Egypte notamment, les Frères ont trouvé leur nouveau «champion» et Erdogan est en train de constituer en Turquie un pôle d'attraction au service de cette confrérie internationale toujours très influente et agissante qui ne manquera pas de faire des émules. [Le drame est que, désormais, la Turquie est un salopard de cheval de Troie islamique au coeur de l'OTAN].
[…]
Les Occidentaux, qui pensaient que Recep Erdogan mettait en place en Turquie une démocratie islamique sur le modèle de la démocratie chrétienne, déchantent. Comment expliquez-vous que la plupart des analystes n'aient pas vu la vraie nature du régime nationaliste, autoritaire et islamiste du nouveau sultan ?
[Le journaliste qui pose cette question est soit un con soit un un faux naïf : il ne manque pas de Cassandre qui étaient parfaitement lucides et qui ont annoncé les choses.]
Notre aveuglement [même commentaire : « notre aveuglement » ? Qui est « nous » ? Les gens qui nous gouvernent, indignes et incompétents ? Car il ne manque de Français qui ne se sont pas du tout aveuglés sur la Turquie et sur l'islamisme. Mme Galacteros ne fréquente pas assez de Français de base, qui ont plus de bon sens et de vision que les hautes sphères qui lui sont habituelles où, par manque d'oxygène à ses altitudes élevées, le cerveau s'atrophie] est confondant de naïveté et évidemment dangereux. Nous tenons, chez nous comme ailleurs, l'islamisme pour un inoffensif courant politico-religieux ; nous n'osons pas lui tenir tête au prétexte qu'il serait le légitime refuge des nouveaux «damnés de la terre» [là encore, parlez pour vous]. Et fait aggravant, nous ne pouvons pas concevoir que notre ethnocentrisme ignorant et pontifiant ait fait des ravages et provoque encore des réactions épidermiques dans lesquelles s'engouffrent l'autoritarisme et/ou et l'islam conquérant. Nous sommes face à un énième démenti de cette double faiblesse de jugement qui nous perd et nous aveugle face à la réalité du monde. Nous ne voulons pas voire la faillite manifeste de l'utopie du «Regime change» qui n'a provoqué que chaos et désolation et ouvert la voie à la pénétration massive de l'offensive islamiste.
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lundi, mai 30, 2016
mercredi, mars 09, 2016
Merkel, tête de Turc
La Turquie, ça suffit !
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« Si l’on doit s’excuser pour avoir présenté un visage agréable à des gens dans la détresse, ce n’est plus mon pays ». Cette phrase [d'Angela Merkel] résume l’énormité de la méprise. Le mot « excuse » n’appartient pas au langage politique. Son emploi de plus en plus fréquent dans les démocraties occidentales confond la politique avec la morale, voire avec la politesse. Il place les relations personnelles en surplomb des rapports entre les Etats. La surprenante image du « visage agréable » renforce cette confusion. Celui ou celle qui conduit la politique d’un Etat doit viser l’intérêt supérieur de celui-ci. Dans ce but, il doit se mettre en situation de force. On croyait que la rigueur budgétaire allemande avait participé à cette démarche. L’espèce de culpabilité spontanée de Mme Merkel en efface le bénéfice.
***************
Un autre clown, le pape François zéro, confond morale privée et morale politique. Ce n'est pas la première fois que j'attire votre attention sur cette funeste confusion.
Saint Louis et Saint Thomas d'Aquin considéraient, avec beaucoup d'autres, que le dirigeant qui renonce à une bonne action collective pour conserver sa pureté à titre personnel fautait gravement et devenait indigne de ses fonctions.
Mais bon, Saint Louis, Saint Thomas d'Aquin, il y a peu de chances que ces noms évoquent quoi que ce soit à Hollande, Merkel, Tusk et Juncker.
Conseil européen extraordinaire: peut-on faire confiance à la Turquie ?
***************
Ces deux options avancées par Mme Merkel ne paraissent guère à la hauteur de la tragédie en cours. Il ne faut pas compter sur la bonne foi de la Turquie, dans ce dossier, pour sauver l'Europe, ni sur la Grèce dans le rôle d'une victime émissaire se sacrifiant pour le compte des errements collectifs de notre continent. Il existe une seule issue au drame qui se joue en ce moment: l'Europe, à travers les gouvernements de ses cinq ou six plus grands Etats, sur un pied d'égalité, doit reprendre en main son destin en imposant une volonté de puissance. Il est de son devoir historique de s'en prendre militairement, dans le cadre d'une coalition, aux passeurs esclavagistes qui accumulent des fortunes en jetant des millions de malheureux à la mer. Il est de son devoir historique de faire respecter le droit international et les frontières, en prenant le contrôle des rives d'où les criminels lancent les embarcations chargées de migrants, et en raccompagnant sans faiblesse dans leur pays les migrants en situation illégale. Mais l'Europe, à travers les dirigeants de ses grands Etats, est-elle capable de sortir de sa torpeur suicidaire et de renouer avec la volonté politique, le respect du droit? Elle ne semble pas en prendre le chemin. La France pourrait avoir un rôle d'impulsion à jouer dans une autre configuration politique. Hélas, au vu de la gravité et la rapidité des événements en cours, mai/juin 2017 semble à des années-lumière ...
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Crise des migrants : l'Europe impuissante face au chantage turc
***************
En souhaitant à n'importe quel prix résoudre avec Ankara la crise des migrants, les dirigeants européens semblent oublier que celle-ci sera largement résolue le jour où l'on verra pointer la fin du conflit en Syrie et en Irak. Or, le pis dans la position de dépendance de l'Europe vis-à-vis de la Turquie est d'encourager Ankara à continuer de souffler sur les braises du Levant en entretenant un jeu trouble avec les terroristes islamistes du Front al-Nosra et de l'Etat islamique et en bombardant les positions des Kurdes syriens, ce qui menace de faire se rompre le fragile cessez-le-feu actuellement en vigueur sur le sol syrien.
Le pari de la chancelière Angela Merkel de transformer le président Recep Erodgan en premier partenaire de l'Europe pour régler la crise migratoire risque de voir se répéter les erreurs stratégiques commises en Syrie lorsque l'Occident a forgé une dangereuse alliance avec les puissances sunnites que sont la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar. Loin de pacifier et de démocratiser le Levant, Ankara, Riyad et Doha souhaitaient d'abord déstabiliser un régime baasiste pris dans l'arc chiite. L'intervention extérieure de ces pays en Syrie, loin de sauver les Printemps arabes, ont contribué à les enterrer définitivement dans une guerre civile fratricide. La question demeure ouverte si un accord est passé entre Bruxelles et Ankara: la Turquie a-t-elle vraiment intérêt à ce que la crise migratoire en Europe soit résolue? Recep Erdogan semble en effet apprécier cette nouvelle arme géopolitique que la politique migratoire européenne et particulièrement allemande a contribué de forger. Les migrants en sont les premières victimes.
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« Si l’on doit s’excuser pour avoir présenté un visage agréable à des gens dans la détresse, ce n’est plus mon pays ». Cette phrase [d'Angela Merkel] résume l’énormité de la méprise. Le mot « excuse » n’appartient pas au langage politique. Son emploi de plus en plus fréquent dans les démocraties occidentales confond la politique avec la morale, voire avec la politesse. Il place les relations personnelles en surplomb des rapports entre les Etats. La surprenante image du « visage agréable » renforce cette confusion. Celui ou celle qui conduit la politique d’un Etat doit viser l’intérêt supérieur de celui-ci. Dans ce but, il doit se mettre en situation de force. On croyait que la rigueur budgétaire allemande avait participé à cette démarche. L’espèce de culpabilité spontanée de Mme Merkel en efface le bénéfice.
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Un autre clown, le pape François zéro, confond morale privée et morale politique. Ce n'est pas la première fois que j'attire votre attention sur cette funeste confusion.
Saint Louis et Saint Thomas d'Aquin considéraient, avec beaucoup d'autres, que le dirigeant qui renonce à une bonne action collective pour conserver sa pureté à titre personnel fautait gravement et devenait indigne de ses fonctions.
Mais bon, Saint Louis, Saint Thomas d'Aquin, il y a peu de chances que ces noms évoquent quoi que ce soit à Hollande, Merkel, Tusk et Juncker.
Conseil européen extraordinaire: peut-on faire confiance à la Turquie ?
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Ces deux options avancées par Mme Merkel ne paraissent guère à la hauteur de la tragédie en cours. Il ne faut pas compter sur la bonne foi de la Turquie, dans ce dossier, pour sauver l'Europe, ni sur la Grèce dans le rôle d'une victime émissaire se sacrifiant pour le compte des errements collectifs de notre continent. Il existe une seule issue au drame qui se joue en ce moment: l'Europe, à travers les gouvernements de ses cinq ou six plus grands Etats, sur un pied d'égalité, doit reprendre en main son destin en imposant une volonté de puissance. Il est de son devoir historique de s'en prendre militairement, dans le cadre d'une coalition, aux passeurs esclavagistes qui accumulent des fortunes en jetant des millions de malheureux à la mer. Il est de son devoir historique de faire respecter le droit international et les frontières, en prenant le contrôle des rives d'où les criminels lancent les embarcations chargées de migrants, et en raccompagnant sans faiblesse dans leur pays les migrants en situation illégale. Mais l'Europe, à travers les dirigeants de ses grands Etats, est-elle capable de sortir de sa torpeur suicidaire et de renouer avec la volonté politique, le respect du droit? Elle ne semble pas en prendre le chemin. La France pourrait avoir un rôle d'impulsion à jouer dans une autre configuration politique. Hélas, au vu de la gravité et la rapidité des événements en cours, mai/juin 2017 semble à des années-lumière ...
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Crise des migrants : l'Europe impuissante face au chantage turc
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En souhaitant à n'importe quel prix résoudre avec Ankara la crise des migrants, les dirigeants européens semblent oublier que celle-ci sera largement résolue le jour où l'on verra pointer la fin du conflit en Syrie et en Irak. Or, le pis dans la position de dépendance de l'Europe vis-à-vis de la Turquie est d'encourager Ankara à continuer de souffler sur les braises du Levant en entretenant un jeu trouble avec les terroristes islamistes du Front al-Nosra et de l'Etat islamique et en bombardant les positions des Kurdes syriens, ce qui menace de faire se rompre le fragile cessez-le-feu actuellement en vigueur sur le sol syrien.
Le pari de la chancelière Angela Merkel de transformer le président Recep Erodgan en premier partenaire de l'Europe pour régler la crise migratoire risque de voir se répéter les erreurs stratégiques commises en Syrie lorsque l'Occident a forgé une dangereuse alliance avec les puissances sunnites que sont la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar. Loin de pacifier et de démocratiser le Levant, Ankara, Riyad et Doha souhaitaient d'abord déstabiliser un régime baasiste pris dans l'arc chiite. L'intervention extérieure de ces pays en Syrie, loin de sauver les Printemps arabes, ont contribué à les enterrer définitivement dans une guerre civile fratricide. La question demeure ouverte si un accord est passé entre Bruxelles et Ankara: la Turquie a-t-elle vraiment intérêt à ce que la crise migratoire en Europe soit résolue? Recep Erdogan semble en effet apprécier cette nouvelle arme géopolitique que la politique migratoire européenne et particulièrement allemande a contribué de forger. Les migrants en sont les premières victimes.
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mardi, décembre 28, 2010
Si la Turquie est en Europe, alors c'est la preuve que l'Europe n'existe pas
Que les Américains soient partisans de l'intégration de la Turquie à l'UE, je le comprends. De leur point de vue, cela a une certaine logique.
En revanche, que des gens qui se prétendent des Européens fervents partagent cette opinion relève de la bêtise crasse (guère étonnante de la part d'un Rocard ou d'un Juppé, qui sont des cons de classe mondiale) ou de la démence. Istanbul s'est construite sur la conquête de Byzance au cours d'une longue guerre de civilisations, cela suffit à trancher. Les arguments qui justifient aujourd'hui l'intégration de la Turquie pourraient, de proche en proche, justifier demain l'intégration de la Syrie, puis de l'Iran et, pourquoi pas, après deux cents ans de progression, de la Chine.
Qu'on se pose encore la question de l'intégration de la Turquie à l'UE prouve à quel point les Européistes en ont un coup dans le casque. Ça me flanque une trouille bleue de penser que nous sommes dirigés par des gens aussi azimuthés.
Heureusement, les Turcs sont en train de trancher pour nous cette question : en se ré-islamisant, ils prouvent chaque jour un peu pls qu'ils ne sont pas Européens. L'Islam est incompatible avec l'Europe, ou alors c'est que l'Europe est un concept si vague qu'il est vide.
En revanche, que des gens qui se prétendent des Européens fervents partagent cette opinion relève de la bêtise crasse (guère étonnante de la part d'un Rocard ou d'un Juppé, qui sont des cons de classe mondiale) ou de la démence. Istanbul s'est construite sur la conquête de Byzance au cours d'une longue guerre de civilisations, cela suffit à trancher. Les arguments qui justifient aujourd'hui l'intégration de la Turquie pourraient, de proche en proche, justifier demain l'intégration de la Syrie, puis de l'Iran et, pourquoi pas, après deux cents ans de progression, de la Chine.
Qu'on se pose encore la question de l'intégration de la Turquie à l'UE prouve à quel point les Européistes en ont un coup dans le casque. Ça me flanque une trouille bleue de penser que nous sommes dirigés par des gens aussi azimuthés.
Heureusement, les Turcs sont en train de trancher pour nous cette question : en se ré-islamisant, ils prouvent chaque jour un peu pls qu'ils ne sont pas Européens. L'Islam est incompatible avec l'Europe, ou alors c'est que l'Europe est un concept si vague qu'il est vide.
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