Heureusement, il y a toujours des kollabos français pour aider le Reich. Ils sont même au gouvernement depuis 50 ans.
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mardi, juillet 07, 2020
Karl Ruhe !
Un pays dont les spécialités sont le génocide, le panzer et la musique classique, il faut vraiment beaucoup apprécier la musique pour l'aimer.
Heureusement, il y a toujours des kollabos français pour aider le Reich. Ils sont même au gouvernement depuis 50 ans.
Heureusement, il y a toujours des kollabos français pour aider le Reich. Ils sont même au gouvernement depuis 50 ans.
lundi, juin 01, 2020
Une bonne rafale à la Bochesse en chef, ça ne fait jamais de mal.
CHANCELIÈRE IMMUABLE : Angela Merkel, sainte patronne de l’Europe, vraiment ?
******************
La Chancelière n’aime pas les gens. Elle n’a jamais eu qu’une obsession, se préserver. De ce point de vue, son comportement a été largement en phase avec la société vieillissante dont elle dirige le gouvernement. Mais il faut bien comprendre que rien ne lui est plus étranger que le combat tous azimuts d’un Nicolas Sarkozy se déployant sur tous les fronts durant la crise de 2008-2010; l’engagement sincère d’un Alexis Tsipras, qui avait (mal) placé sa confiance en elle au début de la crise de la dette grecque en 2015; ou le goût du risque d’un Donald Trump.
Angela Merkel a toujours suivi la ligne de plus grande pente, celle où elle pense avoir le moins de dommages à subir pour elle-même. Cela lui a fait faire, d’ailleurs, sa plus grosse erreur d’appréciation, à savoir la décision d’accueillir un million et demi d’étrangers en 2015-2016, d’abord des réfugiés fuyant les conflits du Moyen-Orient et d’Afrique, puis des immigrants par opportunisme, profitant de l’incroyable aubaine, l’ouverture complète de la frontière allemande. Derrière les apparences généreuses, il s’agissait d’une politique de la facilité: à quoi bon s’opposer, non seulement au flot d’arrivants venant faire pression sur la frontière allemande mais aussi aux médias qui avaient critiqué dans un premier temps l’inaction de la Chancelière? En septembre 2017, la conséquence de cette très mauvaise décision fut visible dans les urnes, avec une chute de huit points pour les chrétiens-démocrates, et de presque six points pour le partenaire de coalition, le SPD. Madame Merkel a sauvé son poste de Chancelière au bout de six mois de difficiles tractations et elle a été obligée, fin 2018, d’abandonner la présidence du parti chrétien-démocrate. Fondamentalement, elle n’a pas changé d’attitude, avant ou après ces défaites politiques. Elle est restée cette femme politique détestant le risque, le débat politique et les positions tranchées.
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jeudi, avril 16, 2020
A l'allemande
Et si les élites françaises s’inspiraient de l’horizontalisme allemand au lieu de (mal) singer l’ordo-libéralisme ?
Je ne porte pas l'Allemagne dans coeur mais il est intelligent de s'inspirer de ce qu'elle a de bon.
Par comparaison, nous nous heurtons à la médiocrité, intellectuelle et morale, de la classe dirigeante française. Je n'y vois guère de remède.
Je ne porte pas l'Allemagne dans coeur mais il est intelligent de s'inspirer de ce qu'elle a de bon.
Par comparaison, nous nous heurtons à la médiocrité, intellectuelle et morale, de la classe dirigeante française. Je n'y vois guère de remède.
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dimanche, avril 12, 2020
mardi, février 11, 2020
samedi, septembre 21, 2019
jeudi, août 15, 2019
Lénine est encore plus un enculé que Staline.
La thèse qui prévaut aujourd’hui est que le bolchévisme et son fondateur étaient bons et que le stalinisme est une malheureuse dérive.
C’est entièrement faux. Cette thèse idiote est un pur produit de la propagande soviétique. C’est même le sujet du livre Le montage, de Volkoff : un éditeur agent soviétique exige d’une jeune universitaire qu’elle change toutes ses mises en cause de Lénine en attaques contre Staline. Celle-ci refuse car c’est contraire à la vérité. Impressionné par sa droiture, l’éditeur-agent se réfugie chez elle quand il a des ennuis avec son officier-traitant.
En commentaire du billet précédent, L’Allemagne, un cancer au centre de l’Europe, un gentil commentateur m’envoie cet article triplement instructif :
Lenin’s free ride
Instructif sur l’immonde raclure qu’était Lénine, instructif sur le rôle catastrophique de l’Allemagne dans sa prise de pouvoir, instructif sur la capacité d’aveuglement encore actuelle.
mardi, août 13, 2019
L’Allemagne, un cancer au centre de l’Europe
A review of Paul Lever's 'Berlin Rules' and Fritz Fischer's 'Germany's Aims in the First World War'
Je suis content de voir que Peter Hitchens ne tombe pas dans le panneau du mensonge historique martelé.
Pas plus que la France n’est responsable de la rafle du Vel d’Hiv, la première guerre mondiale n’est pas le fruit d’une mécanique infernale diffuse et fatale. Ces mensonges, causes de la première guerre mondiale et rafle du Vel d’Hiv, sont deux gestes de canine soumission des européistes vis-à-vis du maître allemand.
Non, les responsabilités des guerres mondiales ne sont pas vagues et embrumées. L’Allemagne est responsable.
La vérité est que l’Allemagne a voulu la guerre de 14 plus que les autres et a fait ce qu’elle pouvait pour la déclencher. Si vous avez encore un doute, souvenez vous des incidents de Tanger et d’Agadir, qui étaient sans ambiguïté des provocations à la guerre vis-à-vis de la France.
L’Allemagne a été au XXème siècle un cancer au centre de l’Europe. Elle l’est toujours. Deux raisons :
• la première, physique. Selon le mot de Kissinger, l’Allemagne est trop grande pour l’Europe et trop petite pour le monde. Ça reste vrai. La politique constante des rois de France a été d’empêcher l’unification des Allemagnes, grande sagesse. Nous avons renoncé en 1918 à exiger le démembrement de l’Allemagne, erreur funeste, avant-dernière occasion, ratée, de rééquilibrer la carte de l’Europe.
Après 1945, l’Allemagne a été divisée et le monde ne s’en est que mieux porté. Hélas, Mitterrand a favorisé une réunification hâtive.
• la seconde, plus importante, spirituelle. J’hésitais à écrire « culturelle » ou « morale », mais c’est bien « spirituelle » qui convient. Il y a au fond de l’âme germanique quelque chose qui fait que le génocide et les philosophies psycho-rigides sont les spécialités allemandes comme d’autres ont pour spécialités la liberté et la cuisine immangeable. Le proverbe de nos amis anglais dit beaucoup « l’humour allemand, c’est comme l’humour juif ... l’humour en moins ». Il n’y a que des gens qui se prennent très au sérieux pour croire que leurs idées justifient de génocider des populations entières. Les idées des Allemands ont changé, pas la rigidité qui les rend politiquement inhumains.
D’autant plus que les Allemands ont une nette tendance à perdre les guerres mondiales qu’ils déclenchent. Leur sens stratégique est inversement proportionnel à leur sens tactique. Il y a des peuples qui se battent jusqu’à la victoire, les Allemands se battent jusqu’à la défaite.
Que doit faire la France ?
D’abord, cesser la politique folle, qui ressort, par bien des aspects, plus de la haute trahison que de l’erreur, poursuivie par tous nos présidents depuis Giscard, de soumission à l’Allemagne. Il n’y a pas de modèle allemand, on ne prend pas pour modèle un pays en voie de disparition. C’est un suicide français.
Ça ne nous empêche pas de garder de bonnes relations avec les Länder de l’ouest.
Ensuite, nous rapprocher de la Grande-Bretagne qui porte la culture de la liberté politique. A cause de l’extrême médiocrité de notre classe dirigeante, nous sommes en train de rater la chance offerte par le Brexit.
Enfin, la France n’a pas besoin de tuteur (idée absurde de beaucoup de nos dirigeants depuis le XVIIIème siècle) mais elle peut se faire le champion des petits pays. Non seulement la France n’a pas à choisir entre l’Allemagne, les Etats-Unis, la Russie et la Chine, mais elle doit venir au secours de ceux qui sont menacés par ces mastodontes.
Par exemple, la France n’aurait pas été mal aux côtés de la Grèce lors de la crise (mais il fallait sauver les banques françaises. Cette considération particulière a prévalu sur l’intérêt national).
Vaste programme ! Mais qui est à la portée de la France pour peu qu’un homme d’Etat sache le lui expliquer. Mais d’hommes d’Etat, nous n’en avons pas plus que d’intelligence dans le gouvernement Macron.
Je suis content de voir que Peter Hitchens ne tombe pas dans le panneau du mensonge historique martelé.
Pas plus que la France n’est responsable de la rafle du Vel d’Hiv, la première guerre mondiale n’est pas le fruit d’une mécanique infernale diffuse et fatale. Ces mensonges, causes de la première guerre mondiale et rafle du Vel d’Hiv, sont deux gestes de canine soumission des européistes vis-à-vis du maître allemand.
Non, les responsabilités des guerres mondiales ne sont pas vagues et embrumées. L’Allemagne est responsable.
La vérité est que l’Allemagne a voulu la guerre de 14 plus que les autres et a fait ce qu’elle pouvait pour la déclencher. Si vous avez encore un doute, souvenez vous des incidents de Tanger et d’Agadir, qui étaient sans ambiguïté des provocations à la guerre vis-à-vis de la France.
L’Allemagne a été au XXème siècle un cancer au centre de l’Europe. Elle l’est toujours. Deux raisons :
• la première, physique. Selon le mot de Kissinger, l’Allemagne est trop grande pour l’Europe et trop petite pour le monde. Ça reste vrai. La politique constante des rois de France a été d’empêcher l’unification des Allemagnes, grande sagesse. Nous avons renoncé en 1918 à exiger le démembrement de l’Allemagne, erreur funeste, avant-dernière occasion, ratée, de rééquilibrer la carte de l’Europe.
Après 1945, l’Allemagne a été divisée et le monde ne s’en est que mieux porté. Hélas, Mitterrand a favorisé une réunification hâtive.
• la seconde, plus importante, spirituelle. J’hésitais à écrire « culturelle » ou « morale », mais c’est bien « spirituelle » qui convient. Il y a au fond de l’âme germanique quelque chose qui fait que le génocide et les philosophies psycho-rigides sont les spécialités allemandes comme d’autres ont pour spécialités la liberté et la cuisine immangeable. Le proverbe de nos amis anglais dit beaucoup « l’humour allemand, c’est comme l’humour juif ... l’humour en moins ». Il n’y a que des gens qui se prennent très au sérieux pour croire que leurs idées justifient de génocider des populations entières. Les idées des Allemands ont changé, pas la rigidité qui les rend politiquement inhumains.
D’autant plus que les Allemands ont une nette tendance à perdre les guerres mondiales qu’ils déclenchent. Leur sens stratégique est inversement proportionnel à leur sens tactique. Il y a des peuples qui se battent jusqu’à la victoire, les Allemands se battent jusqu’à la défaite.
Que doit faire la France ?
D’abord, cesser la politique folle, qui ressort, par bien des aspects, plus de la haute trahison que de l’erreur, poursuivie par tous nos présidents depuis Giscard, de soumission à l’Allemagne. Il n’y a pas de modèle allemand, on ne prend pas pour modèle un pays en voie de disparition. C’est un suicide français.
Ça ne nous empêche pas de garder de bonnes relations avec les Länder de l’ouest.
Ensuite, nous rapprocher de la Grande-Bretagne qui porte la culture de la liberté politique. A cause de l’extrême médiocrité de notre classe dirigeante, nous sommes en train de rater la chance offerte par le Brexit.
Enfin, la France n’a pas besoin de tuteur (idée absurde de beaucoup de nos dirigeants depuis le XVIIIème siècle) mais elle peut se faire le champion des petits pays. Non seulement la France n’a pas à choisir entre l’Allemagne, les Etats-Unis, la Russie et la Chine, mais elle doit venir au secours de ceux qui sont menacés par ces mastodontes.
Par exemple, la France n’aurait pas été mal aux côtés de la Grèce lors de la crise (mais il fallait sauver les banques françaises. Cette considération particulière a prévalu sur l’intérêt national).
Vaste programme ! Mais qui est à la portée de la France pour peu qu’un homme d’Etat sache le lui expliquer. Mais d’hommes d’Etat, nous n’en avons pas plus que d’intelligence dans le gouvernement Macron.
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mercredi, avril 03, 2019
La Grande-Bretagne est notre alliée naturelle (pas l'Allemagne)
Une raisons parmi d'autres :
On voit aussi les souffrances de l'Italie.
Même en prenant en compte la veulerie, la bêtise et la soif de servitude de notre classe dirigeante (qui donnent chacune une bonne idée de l'infini), même en n'oubliant pas qu'elle est composée de fayots et de courtisans dans l'âme, sa fascination pour l'Allemagne garde une part de mystère.
Je ne suis pas le seul que cette maladie mentale de nos Agnan intrigue.
On voit aussi les souffrances de l'Italie.
Même en prenant en compte la veulerie, la bêtise et la soif de servitude de notre classe dirigeante (qui donnent chacune une bonne idée de l'infini), même en n'oubliant pas qu'elle est composée de fayots et de courtisans dans l'âme, sa fascination pour l'Allemagne garde une part de mystère.
Je ne suis pas le seul que cette maladie mentale de nos Agnan intrigue.
mercredi, mars 13, 2019
Le « couple franco-allemand » : un suicide français
Petits coups de canif entre amis : mais à quoi jouent Paris et Berlin ?
(Bien sûr, je m'oppose à la fin de l'article : il faut liquider l'Euro. Le plus tôt sera le mieux).
Le « couple franco-allemand » n'existe que de ce coté-ci du Rhin. Vu de l'autre coté, les choses sont claires : « Tout ce qui est à moi est à moi, tout ce qui est à toi est négociable ».
Nous nous sommes déjà fait baiser en beauté avec EADS/Airbus. Les Français ont presque tout apporté, les Allemands pas grand'chose et ils ont pris le pouvoir.
Nous sommes partis pour faire le SCAF, futur chasseur après le Rafale, avec les Allemands : c'est un suicide (même sketch qu'EADS : nous allons donner, ils vont prendre). Les Allemands réclament notre siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU sans aucune contrepartie : c'est un suicide.
Je ne comprends vraiment pas l'intérêt d'attacher notre destin à un pays sans avenir, en complet naufrage démographique. Faut-il que nos dirigeants détestent la France et les Français pour montrer autant de constance à leur faire du mal, et de plus long terme possible.
Le suicide consiste à donner le peu qui nous reste alors que nous devrions le transmettre en legs. Comme si nos dirigeants voulaient rendre le sursaut français impossible, le déclin irréversible.
Il est évident, pourtant, que notre allié de choix se trouve de l'autre coté de la Manche. Parce que nous envisageons beaucoup de choses de la même manière, parce que nos tailles s'équilibrent.
Certains me reprochent de parler de néo-pétainisme, mais tout de même, la politique de Macron ressemble terriblement à celle de Pétain : s'avilir devant l'Allemagne, puissance du moment, sans voir plus loin que le bout de son nez, sans voir que l'avenir est peut-être de l'autre coté de l'eau.
Et l'histrion de l'Elysée n'a même pas l'excuse, tout à fait valable pour Pétain, d'une défaite accablante et d'un ennemi à l'intelligence diabolique.
Il faudrait tout de même veiller à ne pas oublier que, par deux fois au XXème siècle, l’Allemagne a tenté d’abaisser définitivement la France. La plus extrême prudence, pour ne pas dire méfiance, devrait être la règle de saines relations. Macron, c’est tout le contraire.
Edouard Husson insiste, dans d'autres articles, sur le fait que le problème de la France est de ne pas savoir sélectionner ses élites. Notamment, l'ENA ne fait pas la différence entre un baratineur de talent sans pensée propre (à l'évidence, Husson pensait à Macron, mais il y en a fouletitude d'autres) et une vraie personnalité.
Je partage cette inquiétude. La solution est en nous. Mais où ?
(Bien sûr, je m'oppose à la fin de l'article : il faut liquider l'Euro. Le plus tôt sera le mieux).
Le « couple franco-allemand » n'existe que de ce coté-ci du Rhin. Vu de l'autre coté, les choses sont claires : « Tout ce qui est à moi est à moi, tout ce qui est à toi est négociable ».
Nous nous sommes déjà fait baiser en beauté avec EADS/Airbus. Les Français ont presque tout apporté, les Allemands pas grand'chose et ils ont pris le pouvoir.
Nous sommes partis pour faire le SCAF, futur chasseur après le Rafale, avec les Allemands : c'est un suicide (même sketch qu'EADS : nous allons donner, ils vont prendre). Les Allemands réclament notre siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU sans aucune contrepartie : c'est un suicide.
Je ne comprends vraiment pas l'intérêt d'attacher notre destin à un pays sans avenir, en complet naufrage démographique. Faut-il que nos dirigeants détestent la France et les Français pour montrer autant de constance à leur faire du mal, et de plus long terme possible.
Le suicide consiste à donner le peu qui nous reste alors que nous devrions le transmettre en legs. Comme si nos dirigeants voulaient rendre le sursaut français impossible, le déclin irréversible.
Il est évident, pourtant, que notre allié de choix se trouve de l'autre coté de la Manche. Parce que nous envisageons beaucoup de choses de la même manière, parce que nos tailles s'équilibrent.
Certains me reprochent de parler de néo-pétainisme, mais tout de même, la politique de Macron ressemble terriblement à celle de Pétain : s'avilir devant l'Allemagne, puissance du moment, sans voir plus loin que le bout de son nez, sans voir que l'avenir est peut-être de l'autre coté de l'eau.
Et l'histrion de l'Elysée n'a même pas l'excuse, tout à fait valable pour Pétain, d'une défaite accablante et d'un ennemi à l'intelligence diabolique.
Il faudrait tout de même veiller à ne pas oublier que, par deux fois au XXème siècle, l’Allemagne a tenté d’abaisser définitivement la France. La plus extrême prudence, pour ne pas dire méfiance, devrait être la règle de saines relations. Macron, c’est tout le contraire.
Edouard Husson insiste, dans d'autres articles, sur le fait que le problème de la France est de ne pas savoir sélectionner ses élites. Notamment, l'ENA ne fait pas la différence entre un baratineur de talent sans pensée propre (à l'évidence, Husson pensait à Macron, mais il y en a fouletitude d'autres) et une vraie personnalité.
Je partage cette inquiétude. La solution est en nous. Mais où ?
Brexit : la guerre continue
L’accord négocié par Theresa May a été rejeté comme prévu par le parlement.
Les échos que j’ai de Bruxelles sont guerriers : « Il faut en foutre plein la gueule aux Anglais, il faut qu’ils souffrent » (on se souviendra d’un discours hallucinant de cette connasse de Pécresse appelant à la punition des Anglais. Et après, on s’étonne que LR, crachant sur la nation, disparaisse). Ils ne sont pas du tout dans une négociation rationnelle. Ces gens-là sont des fous, comme tous les idéologues.
La lâcheté de la majorité des parlementaires anglais, qui font semblant de ne pas avoir compris et refusent le no deal, seule voie honorable, est cousine de celle de nos politiciens détestant les Français et couchés devant Merkel.
Comme en 1940, le système politique anglais est mis à l’épreuve. Cette fois, la Manche n’est pas une protection. Nous verrons bien. Je suis curieux du résultat.
Mais, s’agissant de la France, nous le connaissons hélas déjà : nous allons nous retrouver en tête-à-tête (car les traîtres qui nous gouvernent ne veulent pas faire contrepoids en prenant la tête des pays du sud) avec l’Allemagne et sa culture de dictature et d’impérialisme. Plus largement, nous allons être prisonniers de cette Europe continentale (ah, si nos dirigeants se souvenaient que l’outremer fait de nous une puissance mondiale ...) dont la culture démocratique n’est pas le point fort.
Les Français sont abandonnés dans le malheur. Ils peuvent compter sur leur classe dirigeante pour les trahir.
Nous allons vers des jours très sombres.
Les échos que j’ai de Bruxelles sont guerriers : « Il faut en foutre plein la gueule aux Anglais, il faut qu’ils souffrent » (on se souviendra d’un discours hallucinant de cette connasse de Pécresse appelant à la punition des Anglais. Et après, on s’étonne que LR, crachant sur la nation, disparaisse). Ils ne sont pas du tout dans une négociation rationnelle. Ces gens-là sont des fous, comme tous les idéologues.
La lâcheté de la majorité des parlementaires anglais, qui font semblant de ne pas avoir compris et refusent le no deal, seule voie honorable, est cousine de celle de nos politiciens détestant les Français et couchés devant Merkel.
Comme en 1940, le système politique anglais est mis à l’épreuve. Cette fois, la Manche n’est pas une protection. Nous verrons bien. Je suis curieux du résultat.
Mais, s’agissant de la France, nous le connaissons hélas déjà : nous allons nous retrouver en tête-à-tête (car les traîtres qui nous gouvernent ne veulent pas faire contrepoids en prenant la tête des pays du sud) avec l’Allemagne et sa culture de dictature et d’impérialisme. Plus largement, nous allons être prisonniers de cette Europe continentale (ah, si nos dirigeants se souvenaient que l’outremer fait de nous une puissance mondiale ...) dont la culture démocratique n’est pas le point fort.
Les Français sont abandonnés dans le malheur. Ils peuvent compter sur leur classe dirigeante pour les trahir.
Nous allons vers des jours très sombres.
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lundi, mars 11, 2019
Soumission
Contrairement à ce que dit cet article, les propositions de Machine de la CDU (1) ne préparent pas un combat mais la reddition du gouvernement français. Je vous rappelle qu'elle ne fait que reprendre des propositions des traitres qui nous gouvernent. Quoi de plus facile que d'accepter des propositions dont on a eu l'idée ?
L'appétit de soumission de nos gouvernants est si fort que l'islam ne suffit pas. Il faut aussi qu'ils se soumettent à l'Allemagne, aux Etats-Unis, au Qatar etc, bref, à une bonne moitié de la terre, sauf, évidemment, aux seuls auxquels ils ont le devoir de se soumettre : le peuple français.
*************
(1) avec un nom pareil (c'est qu'un crime d'exiger d'un Français qu'il l'écrive ou le prononce), un surnom pareil (AKK), et une tronche pareille (plus revêche et plus castratrice, plus anti-sexy, tu meurs), les Allemands de la CDU auraient choisi un épouvantail, un vrai, ça aurait été plus amusant.
L'appétit de soumission de nos gouvernants est si fort que l'islam ne suffit pas. Il faut aussi qu'ils se soumettent à l'Allemagne, aux Etats-Unis, au Qatar etc, bref, à une bonne moitié de la terre, sauf, évidemment, aux seuls auxquels ils ont le devoir de se soumettre : le peuple français.
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(1) avec un nom pareil (c'est qu'un crime d'exiger d'un Français qu'il l'écrive ou le prononce), un surnom pareil (AKK), et une tronche pareille (plus revêche et plus castratrice, plus anti-sexy, tu meurs), les Allemands de la CDU auraient choisi un épouvantail, un vrai, ça aurait été plus amusant.
mercredi, février 13, 2019
De grands vicieux (et de grands malades ?)
JM Blanquer, ci-devant ministre de l’éducation nazionale, impose de mettre un drapeau français dans les classes. Jusque-là, pas grand'chose à dire (à part que c'est ridicule, au vu de la destruction de la France par l'EN).
Mais il y ajoute le drapeau européen, ce qui a été refusé par les Français en 2005 et est inconstitutionnel.
Bien entendu, venant de gens pour qui la France n’existe pas et quisouhaitent la victoire de l’Allemagne (1) préfèrent la langue allemande, nul doute que le premier est un simple accessoire pour faire passer le second.
Le vice à ce point, c’est pathologique. Et comme Blanquer n’est pas le plus con, ce n’est pas le moins vicieux.
*******************
(1) : digression. Il y aurait une psychanalyse à faire sur cette fameuse phrase de Laval : « Je souhaite la victoire de l'Allemagne parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s'installerait partout ! ». Elle date du 22 juin 1942. Les Etats-Unis sont entrés en guerre depuis six mois. La victoire de l’Allemagne est devenue quasi-impossible, Laval ne peut l’ignorer. Son entourage, y compris sa fille adorée (grande copine d’Arletty, mais c’est un autre histoire), l’a supplié de la retirer, comprenant bien qu’elle pesait son poids de plomb.
Mais il y ajoute le drapeau européen, ce qui a été refusé par les Français en 2005 et est inconstitutionnel.
Bien entendu, venant de gens pour qui la France n’existe pas et qui
Le vice à ce point, c’est pathologique. Et comme Blanquer n’est pas le plus con, ce n’est pas le moins vicieux.
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(1) : digression. Il y aurait une psychanalyse à faire sur cette fameuse phrase de Laval : « Je souhaite la victoire de l'Allemagne parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s'installerait partout ! ». Elle date du 22 juin 1942. Les Etats-Unis sont entrés en guerre depuis six mois. La victoire de l’Allemagne est devenue quasi-impossible, Laval ne peut l’ignorer. Son entourage, y compris sa fille adorée (grande copine d’Arletty, mais c’est un autre histoire), l’a supplié de la retirer, comprenant bien qu’elle pesait son poids de plomb.
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jeudi, janvier 24, 2019
mercredi, janvier 23, 2019
Le grand démocrate Macron signe un traité de trahison
Emmanuel Macron est un grand démocrate.
Après avoir souhaité interdire l'anonymat sur internet (je n'apprécie pas l'anonymat mais je reconnais que c'est protecteur), il y a ça :
Et Macron est assisté par une presse moralement corrompue :
Presse française : le mode Full Propagande est activé
Heureusement, quelques journalistes sauvant l'honneur de la profession :
Quand la macronie voit des menteurs partout...
Mais on peut comprendre pourquoi Macron a besoin d'achever la démocratie française : c'est fondamentalement un traitre. Par ses convictions (la France est le vestige malsain d'un passé détestable, sauf à titre folklorique) et par ses appuis (la ploutocratie mondialisée).
La place de Macron est devant la Haute Cour.
Asselineau est un crétin, de ces gens intelligents qui ont une cervelle de colibri. Il confond la politique avec un concours d'entrée à l'ENA. Il a le charisme d'une serpillère mouillée, il est assommant comme pas un, mais si vous éprouvez des insomnies, c'est le remède :
Si vous ne vous êtes pas endormi avant la fin, vous savez tout sur la trahison que constitue le traité d'Aix-la-Chapelle.
Sinon, en plus court :
Traité d’Aix-la Chapelle : forfaiture et trahison !
Partager notre arme nucléaire et notre siège de membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU avec l'Allemagne sans rien obtenir en contrepartie, qu'est-ce, si ce n'est une trahison pure et simple ?
Comme conclut Vanneste : non, le mot « trahison » n'est pas trop fort.
Pour vous réconforter, cet article lucide sur la difficulté, en même temps que la nécessité, de sortir de l'UE :
Il n’y a pas d'« exit » heureux
***********
Il ne faut pas se tromper : la sortie de l’Union européenne, c’est une guerre de libération. Bien sûr, une guerre feutrée, ou les armes ne sont pas des chars et des canons, mais des armes économiques. Imaginer que l’Union européenne hésitera à saboter l’économie, la santé, la cohésion territoriale du pays sortant au nom d’on ne sait quelle « amitié européenne » c’est se bercer de douces illusions. On l’a vu avec la Grèce. Dans les rapports internationaux – et, on a tendance à l’oublier, les rapports entre états européens sont des rapports internationaux – il n’y a pas beaucoup de place pour les sentiments ou les principes. Et si vous ne me croyez pas, regardez ce qu’ont été les discussions sur le Brexit. Menaces d’asphyxie économique, soutien ouvert ou déguisé aux indépendantismes en Ecosse et dans l’Ulster, campagnes sur une prochaine pénurie de médicaments ou de papier hygiénique – non, le ridicule ne tue pas – si le Brexit devait avoir lieu…
Ceux qui – et je me compte parmi eux – militent pour un retour à la pleine souveraineté de notre pays doivent prendre conscience que le Frexit – comme n’importe quel « exit » – ne sera pas, ne peut pas être un diner de gala. Bruxelles fera tout, y compris le pire, pour montrer que hors de l’Union point de salut. C’est pour les institutions européennes une question existentielle. Imaginer qu’on puisse récupérer les instruments de la souveraineté à travers un Frexit négocié, c’est aussi absurde qu’imaginer que Vichy aurait pu récupérer la pleine souveraineté en négociant avec le IIIème Reich. Cela n’existe tout simplement pas. Secouer le joug d’une domination est toujours douloureux, coûteux, tragique. Et ceux qui choisissent cette voie doivent être prêts à assumer le fait qu’à court terme du moins ils n’ont à proposer, comme disait Churchill, que du sang, de la sueur et des larmes. Comme tout choix véritablement politique, le choix du Frexit est nécessairement un choix tragique.
C’est là le point faible dans la médiatisation du projet souverainiste. Alors que le champ idéologique est dominé par des classes intermédiaires hédonistes qui tiennent avant tout à leur petit confort, il est difficile de parler d’effort et de sacrifice. Rien n’illustre mieux cette idéologie que le récent « tweet » de Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes, qui décidément commence bien mal sa campagne. Voici ce qu’il écrit : « Quand on voit à quel point la Grande-Bretagne galère avec le Brexit, on se dit que l’idée d’une sortie de l’UE serait une folie pour la France. Pas d’autre choix qu’une transformation profonde de l’Union européenne ». Étonnant de voir un dirigeant communiste invoquer l’esprit de madame Thacher en proclamant « qu’il n’y a pas d’autre choix ». Mais surtout, que serait devenue la France si nos ancêtres, voyant à quel point les britanniques « galéraient » sous le Blitz, avaient conclu que combattre les Allemands était une « folie » ? On a envie de pleurer lorsqu’on pense que ce sont les héritiers du « parti des fusillés » qui tient ce genre de propos. Un parti qui se dit « révolutionnaire » mais qui craint les « galères ». A quand « la révolution sans effort » ?
Et ne croyez pas que c’est mieux ailleurs. S’il y a quelque chose qui réunit Bayrou et Marine Le Pen, Brossat et Hamon, Faure et Wauquiez, Dupont-Aignan et Jadot, Macron et Mélenchon, c’est la croyance que le salut viendra non pas de la reprise en main de nos affaires, mais de la « transformation profonde de l’Union européenne ». Transformation qui, bien entendu sera indolore pour tout le monde sauf peut-être pour le « 1% », c’est-à-dire, l’autre. Tous ces personnages communient dans le rejet de la « galère » que serait une sortie de l’UE. Et c’est logique : cette « galère » terrorise les classes intermédiaires, qui tiennent à leur statut et n’aiment l’effort que quand ce sont les autres qui le font. Remarquez, on a toujours le choix de voter pour l’UPR qui, elle, croit au « Frexit heureux » par la magie du droit…
C’est pourquoi le seul espoir du camp souverainiste est de construire un récit qui soit à la foi réaliste et mobilisateur. Inutile de raconter que demain on rase gratis, notre peuple sait très bien ce qu’il faut faire de ce type de discours. La sortie de l’Union européenne serait aujourd’hui, comme la Résistance hier, une aventure. Il est irresponsable – et peu crédible – de dire le contraire. On ne sortira pas de l’Union européenne en pantoufles. Alors autant avoir du panache et raconter le Frexit comme une aventure exaltante, et non comme une noce chez les petits bourgeois. La France populaire est prête à accepter des efforts et des sacrifices – elle en a fait beaucoup ces dernières années – à condition qu’ils soient justement repartis et surtout qu’ils aient un sens, d’où le besoin d’un « récit » d’avenir qui soit plus attractif que le darwinisme social qu’on nous propose. Un « récit » terriblement difficile à construire, dans la mesure où l’ensemble de l’establishment politico-médiatique est bien décidé à en empêcher l’émergence. C’est pourquoi le travail politique fondamental à mes yeux pour les progressistes aujourd’hui est la défense des jeunes pousses de ce « récit », contre tous ceux qui prêchent la soumission et la résignation comme moyen d’éviter les « galères ».
***********
Après avoir souhaité interdire l'anonymat sur internet (je n'apprécie pas l'anonymat mais je reconnais que c'est protecteur), il y a ça :
Dans le Canard de demain, on apprend que le gvt a mis en place un fichage clandestin des #GiletsJaunes qui inquiète même des gradés du renseignement. Démocratie peut-être mais de plus en plus moisie aux entournures pic.twitter.com/FXaeWvqmUL— Mauvais🐝Coton (@MauvaisCoton) January 22, 2019
Et Macron est assisté par une presse moralement corrompue :
Presse française : le mode Full Propagande est activé
Heureusement, quelques journalistes sauvant l'honneur de la profession :
Quand la macronie voit des menteurs partout...
Mais on peut comprendre pourquoi Macron a besoin d'achever la démocratie française : c'est fondamentalement un traitre. Par ses convictions (la France est le vestige malsain d'un passé détestable, sauf à titre folklorique) et par ses appuis (la ploutocratie mondialisée).
La place de Macron est devant la Haute Cour.
Asselineau est un crétin, de ces gens intelligents qui ont une cervelle de colibri. Il confond la politique avec un concours d'entrée à l'ENA. Il a le charisme d'une serpillère mouillée, il est assommant comme pas un, mais si vous éprouvez des insomnies, c'est le remède :
Si vous ne vous êtes pas endormi avant la fin, vous savez tout sur la trahison que constitue le traité d'Aix-la-Chapelle.
Sinon, en plus court :
Traité d’Aix-la Chapelle : forfaiture et trahison !
Partager notre arme nucléaire et notre siège de membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU avec l'Allemagne sans rien obtenir en contrepartie, qu'est-ce, si ce n'est une trahison pure et simple ?
Comme conclut Vanneste : non, le mot « trahison » n'est pas trop fort.
Pour vous réconforter, cet article lucide sur la difficulté, en même temps que la nécessité, de sortir de l'UE :
Il n’y a pas d'« exit » heureux
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Il ne faut pas se tromper : la sortie de l’Union européenne, c’est une guerre de libération. Bien sûr, une guerre feutrée, ou les armes ne sont pas des chars et des canons, mais des armes économiques. Imaginer que l’Union européenne hésitera à saboter l’économie, la santé, la cohésion territoriale du pays sortant au nom d’on ne sait quelle « amitié européenne » c’est se bercer de douces illusions. On l’a vu avec la Grèce. Dans les rapports internationaux – et, on a tendance à l’oublier, les rapports entre états européens sont des rapports internationaux – il n’y a pas beaucoup de place pour les sentiments ou les principes. Et si vous ne me croyez pas, regardez ce qu’ont été les discussions sur le Brexit. Menaces d’asphyxie économique, soutien ouvert ou déguisé aux indépendantismes en Ecosse et dans l’Ulster, campagnes sur une prochaine pénurie de médicaments ou de papier hygiénique – non, le ridicule ne tue pas – si le Brexit devait avoir lieu…
Ceux qui – et je me compte parmi eux – militent pour un retour à la pleine souveraineté de notre pays doivent prendre conscience que le Frexit – comme n’importe quel « exit » – ne sera pas, ne peut pas être un diner de gala. Bruxelles fera tout, y compris le pire, pour montrer que hors de l’Union point de salut. C’est pour les institutions européennes une question existentielle. Imaginer qu’on puisse récupérer les instruments de la souveraineté à travers un Frexit négocié, c’est aussi absurde qu’imaginer que Vichy aurait pu récupérer la pleine souveraineté en négociant avec le IIIème Reich. Cela n’existe tout simplement pas. Secouer le joug d’une domination est toujours douloureux, coûteux, tragique. Et ceux qui choisissent cette voie doivent être prêts à assumer le fait qu’à court terme du moins ils n’ont à proposer, comme disait Churchill, que du sang, de la sueur et des larmes. Comme tout choix véritablement politique, le choix du Frexit est nécessairement un choix tragique.
C’est là le point faible dans la médiatisation du projet souverainiste. Alors que le champ idéologique est dominé par des classes intermédiaires hédonistes qui tiennent avant tout à leur petit confort, il est difficile de parler d’effort et de sacrifice. Rien n’illustre mieux cette idéologie que le récent « tweet » de Ian Brossat, tête de liste du PCF aux élections européennes, qui décidément commence bien mal sa campagne. Voici ce qu’il écrit : « Quand on voit à quel point la Grande-Bretagne galère avec le Brexit, on se dit que l’idée d’une sortie de l’UE serait une folie pour la France. Pas d’autre choix qu’une transformation profonde de l’Union européenne ». Étonnant de voir un dirigeant communiste invoquer l’esprit de madame Thacher en proclamant « qu’il n’y a pas d’autre choix ». Mais surtout, que serait devenue la France si nos ancêtres, voyant à quel point les britanniques « galéraient » sous le Blitz, avaient conclu que combattre les Allemands était une « folie » ? On a envie de pleurer lorsqu’on pense que ce sont les héritiers du « parti des fusillés » qui tient ce genre de propos. Un parti qui se dit « révolutionnaire » mais qui craint les « galères ». A quand « la révolution sans effort » ?
Et ne croyez pas que c’est mieux ailleurs. S’il y a quelque chose qui réunit Bayrou et Marine Le Pen, Brossat et Hamon, Faure et Wauquiez, Dupont-Aignan et Jadot, Macron et Mélenchon, c’est la croyance que le salut viendra non pas de la reprise en main de nos affaires, mais de la « transformation profonde de l’Union européenne ». Transformation qui, bien entendu sera indolore pour tout le monde sauf peut-être pour le « 1% », c’est-à-dire, l’autre. Tous ces personnages communient dans le rejet de la « galère » que serait une sortie de l’UE. Et c’est logique : cette « galère » terrorise les classes intermédiaires, qui tiennent à leur statut et n’aiment l’effort que quand ce sont les autres qui le font. Remarquez, on a toujours le choix de voter pour l’UPR qui, elle, croit au « Frexit heureux » par la magie du droit…
C’est pourquoi le seul espoir du camp souverainiste est de construire un récit qui soit à la foi réaliste et mobilisateur. Inutile de raconter que demain on rase gratis, notre peuple sait très bien ce qu’il faut faire de ce type de discours. La sortie de l’Union européenne serait aujourd’hui, comme la Résistance hier, une aventure. Il est irresponsable – et peu crédible – de dire le contraire. On ne sortira pas de l’Union européenne en pantoufles. Alors autant avoir du panache et raconter le Frexit comme une aventure exaltante, et non comme une noce chez les petits bourgeois. La France populaire est prête à accepter des efforts et des sacrifices – elle en a fait beaucoup ces dernières années – à condition qu’ils soient justement repartis et surtout qu’ils aient un sens, d’où le besoin d’un « récit » d’avenir qui soit plus attractif que le darwinisme social qu’on nous propose. Un « récit » terriblement difficile à construire, dans la mesure où l’ensemble de l’establishment politico-médiatique est bien décidé à en empêcher l’émergence. C’est pourquoi le travail politique fondamental à mes yeux pour les progressistes aujourd’hui est la défense des jeunes pousses de ce « récit », contre tous ceux qui prêchent la soumission et la résignation comme moyen d’éviter les « galères ».
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Europe allemande,
Macron Trahison !,
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samedi, janvier 12, 2019
France-Allemagne : pendant le spectacle des Gilets jaunes, le travail de l'oligarchie continue
Macron et Merkel signeront un nouveau traité de coopération franco-allemand
C'est un traité aussi peu contraignant que le pacte de Marrakech 😀.
Il est plus que temps qu'une victoire des Français fidèles survienne, mais on en est hélas encore loin.
Allez, on ne peut pas toujours être sombre. Au moins un point positif : la conscience politique des Gilets jaunes progresse à la vitesse grand V.
C'est un traité aussi peu contraignant que le pacte de Marrakech 😀.
Il est plus que temps qu'une victoire des Français fidèles survienne, mais on en est hélas encore loin.
Allez, on ne peut pas toujours être sombre. Au moins un point positif : la conscience politique des Gilets jaunes progresse à la vitesse grand V.
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dimanche, septembre 16, 2018
Immigration : l'Allemagne ne basculera pas
Je connais un certain nombre de gens de droite qui espèrent que l'Allemagne va basculer sur le sujet de l'immigration.
C'est totalement illusoire. L'Allemagne a choisi de se suicider par l'immigration massive et ce choix est profondément ancré. Ce n'est pas quelques pourcents à droite ou à gauche qui vont changer quoi que ce soit.
C'est totalement illusoire. L'Allemagne a choisi de se suicider par l'immigration massive et ce choix est profondément ancré. Ce n'est pas quelques pourcents à droite ou à gauche qui vont changer quoi que ce soit.
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invasion migratoire,
pulsion suicidaire
jeudi, août 16, 2018
Dans la tête des négociateurs de l’UE, la Grande-Bretagne en 2019, ce n’est pas différent de la Grèce en 2015
Edouard Husson m'énerve à se faire passer pour Disraeli, je trouve cette coquetterie grotesque. Mais je suis d'accord avec son analyse.
J'entends un tas de propos anti-britanniques : « Ils veulent les avantages de l'UE sans les inconvénients », « Ils ont agi sur un coup de tête, ils ne savent pas ce qu'ils font, ils vont le regretter » etc.
Pourtant, l'argument de fond des Brexiters était clair et ne souffrait aucune ambiguïté : cesser d'être soumis aux technocrates de Bruxelles et à la CJUE, retrouver la pleine et entière souveraineté. Bien sûr, un européiste, convaincu ou non, juste simplet suffit, ne peut pas entendre cela, qui le classe immédiatement chez les dominés.
Je serais très heureux que la classe dirigeante française tienne le même raisonnement que les Brexiters.
Rappel pour ceux qui vivraient sur la planète Mars, la classe dirigeante française tient le raisonnement suivant : « La France est trop petite pour survivre indépendante, elle doit s'accrocher à un ensemble plus vaste, c'est-à-dire à l'Europe et l'Europe, c'est l'Allemagne. Autrement dit, la politique la plus intelligente pour la France, c'est de se soumettre à l'Allemagne sans réticence, bien servile, bien obséquieux, en espérant ramasser le maximum de miettes ». C'est le pétainisme, c'est totalement idiot (Pierre Gaxotte, à quelqu'un qui lui disait suivre le maréchal aveuglément, répondit : « Aveuglément, bien sûr ! Comment pourriez vous faire sinon ? »), même si c'est fait par des gens qui se croient très intelligents.
**************
Arezzo15 août 2018
Mon cher ami,
Je n’ai pas le coeur à vous entretenir des trésors que me fait découvrir ma visite de l’Etrurie. L’Italie est en deuil, depuis l’effondrement d’un viaduc à Gênes. La grandeur de la civilisation occidentale est de ne pas se précipiter dans la chasse aux boucs émissaires mais de rechercher les causes objectives d’une catastrophe. D’après ce que je lis, il semble que le problème n’ait pas été des coupes bugétaires dans la maintenance mais d’avoir préféré bricoler des réparations - toujours plus dispendieuses - plutôt que de reconstruire un pont à la place de celui-ci, qui datait de 1967. Malgré tout, je ne serais pas étonné que l’on découvre que l’Italie, essorée par l’appartenance à la zone euro, n’a pas suffisamment investi, ces dernières années, dans l’entretien de ses infrastructures [bien sûr : tous les indicateurs économiques des pays de la zone Euro, dont l'investissement public, subissent une inflexion vers le bas, sauf ceux de l'Allemagne et de ses copains, dès la mise en oeuvre des politiques de préparation au passage à l'Euro dans les années 90. C'est limpide]. A suivre.
L’UE ne négocie pas avec les pays déviationnistes : rappelez-vous Syriza.
Le sujet que je veux aborder ce soir ne me mettra pas d’humeur meilleure. Mais je tenais à vous faire part de l’impression de plus en plus forte qui s’impose à moi quand je réfléchis à ce qui attend mon pays dans les six prochains mois. A vrai dire, je voudrais recueillir votre sentiment sur une idée, à première vue trop simple mais que je crois profondément vraie. Il n’y a rien à attendre des négociateurs européens concernant le Brexit. Et la meilleure façon de s’en rendre compte est de se rappeler comment se sont déroulées les négociations avec la Grèce, après l’installation d’un gouvernement de bonne volonté et authentiquement européen en janvier 2015.
Nous disposons de l’extraordinaire récit de ce qui s’est passé entre Bruxelles, Berlin et Athènes au printemps 2015, que nous en a livré Yanis Varoufakis. Vous vous rappelez, nous en avions parlé; Varoufakis est pour moi, le plus souvent, un homme de gauche un peu fumeux. Mais son livre Conversations entre adultes est une catégorie au-dessus de ce qu’il a publié par ailleurs. Et l’ouvrage vaut par ce qu’il raconte, le plus souvent sans aucun écran idéologique, sans autre lunette grossissante que le sens psychologique aigu de l’auteur. Précisément, ce que rapporte l’ancien ministre des Finances grec c’est que durant six mois il ne s’est rien passé en termes de négociations !
Le ministre et ses collaborateurs arrivaient, systématiquement, avec des documents travaillés, des propositions concrètes de restructuration de la dette, des échéanciers redessinés, des contre-propositions aux documents européens datant des négociations menées avec les gouvernements précédents. Eh bien, il y avait un total refus de négocier, d’ouvrir les documents, d’évoluer, de la part des négociateurs de l’Eurogroup. Il n’y avait qu’une solution possible : que le premier gouvernement Tsipras cesse de parler de restructuration de la dette, accepte de signer le Mémorandum européen déjà signé par ses prédécesseurs et s’engage, plus généralement, à signer des documents sans croire un seul instant à leur contenu - les membres de l’Eurogroup savaient pertinemment que la Grèce ne pourrait pas tenir ce à quoi elle s’engageait. Mais ce n’était pas le sujet.
Il s’agissait de faire comprendre à un gouvernement qu’on pouvait bien raconter ce qu’on voulait aux électeurs ; une fois élu, on ne pouvait suivre qu’une seule politique, celle de l’UE. Surtout, la société grecque devait être punie, indéfiniment, pour l’exemple. Il n’était pas pensable de ne pas respecter la discipline budgétaire européenne ; d’amorcer un mouvement de restructuration des dettes à l’échelle de l’UE. Sinon, où le mouvement s’arrêterait-il ?
Theresa May, nouveau Tsipras ?
Dans le cas de la Grande-Bretagne, l’enjeu est un peu différent. Mais il s’agit aussi d’exemplarité et de punition. Il n’est pas pensable qu’un pays ose sortir de l’Union Européenne. La Grande-Bretagne a osé, eh bien elle doit être punie ! Regardez bien comment Theresa May a beau changer de tactique de négociation, cela ne fait pas bouger d’un iota Michel Barnier. La Commission Européenne ne veut pas de négociation. Elle veut une capitulation. Barnier négocie avec la Grande-Bretagne comme Dijsselbloem, président de l’Eurogroup, naguère, avec la Grèce. C’est-à-dire qu’il ne négocie pas, il attend que son interlocuteur soit définitivement désemparé. Et Theresa May perd progressivement ses moyens, exactement comme Alexis Tsipras entra sur le chemin de la capitulation, au printemps 2015, malgré le sens tactique de son ministre des Finances.
Il n’est jusqu’au dénouement de l’affaire grecque, qui résume, de façon essentielle, ce que l’Union Européenne a en tête. Nous nous rappelons tous l’extraordinaire référendum organisé par Tsipras, début juillet, qui fut un triomphe politique pour lui : plus de 60% des votants soutenant la fermeté face à Bruxelles et Berlin. Eh bien, ce fut le prélude à la capitulation définitive : l’Eurogroup ne bougeant pas d’un iota devant ce vote massif, le résultat fut réduit à néant dans l’esprit de Tsipras aussi, qui poussa Varoufakis à la démission et signa une soumission financière encore plus léonine que celle acceptée par ses prédécesseurs. De même, pour la Commission européenne et la plupart des membres du Conseil, le vote des Britanniques n’a aucune valeur. Et si l’on réussit à faire convoquer un deuxième référendum, ce sera dans le but que le vote Remain l’emporte, cette fois. Mais si ce n’était pas le cas, cela n’aurait aucune importance par rapport à l’objectif final : empêcher la Grande-Bretagne de sortir, l’humilier et lui faire payer très cher dans tous les cas, si on ne peut l’empêcher de sortir. Peut-être Theresa May cherchera-t-elle, comme Tsipras, le salut dans un vote populaire qui la dédouane (j’ai conscience de faire involontairement un très mauvais jeu de mots) ou la requinque mais elle n’en tirera pas le bénéfice escompté.
L’Etoile de la Mort
Certes, la Grande-Bretagne, c’est un peu plus gros que la Grèce et plus difficile à abattre. Il est même certain que l’application de la même tactique à deux pays aussi différents, par leur potentiel de représailles, que la Grèce et la Grande-Bretagne, témoigne de la complète perte du sens des réalités à Bruxelles, Berlin ou Paris. Cependant, la Grèce aurait pu gagner le bras de fer si, à la ruse de Varoufakis, Tsipras avait ajouté le courage d’un combattant des Thermopyles. Et, à l’inverse, je me méfie beaucoup de la perte de courage qui traverse les rangs d’une partie de notre Parlement. Et, surtout, il règne à Bruxelles, une mentalité digne de l’Etoile de la Mort dans notre série de science-fiction favorite. Le Léviathan bruxellois est terrifié par les forces de désagrégation qu’il sent en lui-même et il est prêt à l’anéantissement de ses adversaires.
J’ai rendez-vous avec Theresa dans deux semaines exactement. Je ne crois pas que je vais comparer notre pays à la Grèce, elle ne me prendrait pas au sérieux. Ni que je lui proposerai de se prendre pour la princesse Léia. En revanche, je vais lui décrire la quintessence du comportement européen et tâcher de lui faire comprendre que ses interlocuteurs bruxellois ne bougeront pas d’un pouce jusqu’à ce qu’elle ait capitulé.
Theresa doit faire son devoir de Premier ministre et tirer les conséquences de l’inertie mortifère de la partie adverse. Il est encore temps, pour elle, de sauver l’honneur de notre drapeau, les intérêts de notre peuple et son mandat de Premier ministre. Elle aura fait montre de suffisamment de patience pour qu’on l’encourage, désormais, à changer de registre et de stratégie de négociation.
Bien fidèlement
Benjamin Disraëli
**************
Un peuple qui a vaincu Napoléon (un siècle pour apurer les dettes des guerres napoléoniennes) et Hitler, mis à genoux par Michel Barnier ? Difficile à croire.
Les eurotyrans devraient se méfier : la Grande-Bretagne n'est pas la Grèce. J'ai peu d'estime pour les Grecs, un peuple de petits magouilleurs ; les Anglais, c'est autre chose. Ce qui me permet un certain optimisme, c'est que des remainers commencent à trouver que le père Barnier pousse un peu la mère Theresa dans les orties.
Et puis, il y a l'Italie, elle a des liens historiques avec les Britanniques et verse aussi dans l'anti-européisme. Et l'Europe de l'est.
Je regrette que mon pays bien-aimé ne participe pas à cette fête qui s'annonce de l'anti-européisme et de la libération des peuples. Voir ce cher et vieux pays, si longtemps un phare de la liberté, se vautrer dans la servitude teutonne ... c'est plus que je ne peux écrire.
J'entends un tas de propos anti-britanniques : « Ils veulent les avantages de l'UE sans les inconvénients », « Ils ont agi sur un coup de tête, ils ne savent pas ce qu'ils font, ils vont le regretter » etc.
Pourtant, l'argument de fond des Brexiters était clair et ne souffrait aucune ambiguïté : cesser d'être soumis aux technocrates de Bruxelles et à la CJUE, retrouver la pleine et entière souveraineté. Bien sûr, un européiste, convaincu ou non, juste simplet suffit, ne peut pas entendre cela, qui le classe immédiatement chez les dominés.
Je serais très heureux que la classe dirigeante française tienne le même raisonnement que les Brexiters.
Rappel pour ceux qui vivraient sur la planète Mars, la classe dirigeante française tient le raisonnement suivant : « La France est trop petite pour survivre indépendante, elle doit s'accrocher à un ensemble plus vaste, c'est-à-dire à l'Europe et l'Europe, c'est l'Allemagne. Autrement dit, la politique la plus intelligente pour la France, c'est de se soumettre à l'Allemagne sans réticence, bien servile, bien obséquieux, en espérant ramasser le maximum de miettes ». C'est le pétainisme, c'est totalement idiot (Pierre Gaxotte, à quelqu'un qui lui disait suivre le maréchal aveuglément, répondit : « Aveuglément, bien sûr ! Comment pourriez vous faire sinon ? »), même si c'est fait par des gens qui se croient très intelligents.
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Arezzo15 août 2018
Mon cher ami,
Je n’ai pas le coeur à vous entretenir des trésors que me fait découvrir ma visite de l’Etrurie. L’Italie est en deuil, depuis l’effondrement d’un viaduc à Gênes. La grandeur de la civilisation occidentale est de ne pas se précipiter dans la chasse aux boucs émissaires mais de rechercher les causes objectives d’une catastrophe. D’après ce que je lis, il semble que le problème n’ait pas été des coupes bugétaires dans la maintenance mais d’avoir préféré bricoler des réparations - toujours plus dispendieuses - plutôt que de reconstruire un pont à la place de celui-ci, qui datait de 1967. Malgré tout, je ne serais pas étonné que l’on découvre que l’Italie, essorée par l’appartenance à la zone euro, n’a pas suffisamment investi, ces dernières années, dans l’entretien de ses infrastructures [bien sûr : tous les indicateurs économiques des pays de la zone Euro, dont l'investissement public, subissent une inflexion vers le bas, sauf ceux de l'Allemagne et de ses copains, dès la mise en oeuvre des politiques de préparation au passage à l'Euro dans les années 90. C'est limpide]. A suivre.
L’UE ne négocie pas avec les pays déviationnistes : rappelez-vous Syriza.
Le sujet que je veux aborder ce soir ne me mettra pas d’humeur meilleure. Mais je tenais à vous faire part de l’impression de plus en plus forte qui s’impose à moi quand je réfléchis à ce qui attend mon pays dans les six prochains mois. A vrai dire, je voudrais recueillir votre sentiment sur une idée, à première vue trop simple mais que je crois profondément vraie. Il n’y a rien à attendre des négociateurs européens concernant le Brexit. Et la meilleure façon de s’en rendre compte est de se rappeler comment se sont déroulées les négociations avec la Grèce, après l’installation d’un gouvernement de bonne volonté et authentiquement européen en janvier 2015.
Nous disposons de l’extraordinaire récit de ce qui s’est passé entre Bruxelles, Berlin et Athènes au printemps 2015, que nous en a livré Yanis Varoufakis. Vous vous rappelez, nous en avions parlé; Varoufakis est pour moi, le plus souvent, un homme de gauche un peu fumeux. Mais son livre Conversations entre adultes est une catégorie au-dessus de ce qu’il a publié par ailleurs. Et l’ouvrage vaut par ce qu’il raconte, le plus souvent sans aucun écran idéologique, sans autre lunette grossissante que le sens psychologique aigu de l’auteur. Précisément, ce que rapporte l’ancien ministre des Finances grec c’est que durant six mois il ne s’est rien passé en termes de négociations !
Le ministre et ses collaborateurs arrivaient, systématiquement, avec des documents travaillés, des propositions concrètes de restructuration de la dette, des échéanciers redessinés, des contre-propositions aux documents européens datant des négociations menées avec les gouvernements précédents. Eh bien, il y avait un total refus de négocier, d’ouvrir les documents, d’évoluer, de la part des négociateurs de l’Eurogroup. Il n’y avait qu’une solution possible : que le premier gouvernement Tsipras cesse de parler de restructuration de la dette, accepte de signer le Mémorandum européen déjà signé par ses prédécesseurs et s’engage, plus généralement, à signer des documents sans croire un seul instant à leur contenu - les membres de l’Eurogroup savaient pertinemment que la Grèce ne pourrait pas tenir ce à quoi elle s’engageait. Mais ce n’était pas le sujet.
Il s’agissait de faire comprendre à un gouvernement qu’on pouvait bien raconter ce qu’on voulait aux électeurs ; une fois élu, on ne pouvait suivre qu’une seule politique, celle de l’UE. Surtout, la société grecque devait être punie, indéfiniment, pour l’exemple. Il n’était pas pensable de ne pas respecter la discipline budgétaire européenne ; d’amorcer un mouvement de restructuration des dettes à l’échelle de l’UE. Sinon, où le mouvement s’arrêterait-il ?
Theresa May, nouveau Tsipras ?
Dans le cas de la Grande-Bretagne, l’enjeu est un peu différent. Mais il s’agit aussi d’exemplarité et de punition. Il n’est pas pensable qu’un pays ose sortir de l’Union Européenne. La Grande-Bretagne a osé, eh bien elle doit être punie ! Regardez bien comment Theresa May a beau changer de tactique de négociation, cela ne fait pas bouger d’un iota Michel Barnier. La Commission Européenne ne veut pas de négociation. Elle veut une capitulation. Barnier négocie avec la Grande-Bretagne comme Dijsselbloem, président de l’Eurogroup, naguère, avec la Grèce. C’est-à-dire qu’il ne négocie pas, il attend que son interlocuteur soit définitivement désemparé. Et Theresa May perd progressivement ses moyens, exactement comme Alexis Tsipras entra sur le chemin de la capitulation, au printemps 2015, malgré le sens tactique de son ministre des Finances.
Il n’est jusqu’au dénouement de l’affaire grecque, qui résume, de façon essentielle, ce que l’Union Européenne a en tête. Nous nous rappelons tous l’extraordinaire référendum organisé par Tsipras, début juillet, qui fut un triomphe politique pour lui : plus de 60% des votants soutenant la fermeté face à Bruxelles et Berlin. Eh bien, ce fut le prélude à la capitulation définitive : l’Eurogroup ne bougeant pas d’un iota devant ce vote massif, le résultat fut réduit à néant dans l’esprit de Tsipras aussi, qui poussa Varoufakis à la démission et signa une soumission financière encore plus léonine que celle acceptée par ses prédécesseurs. De même, pour la Commission européenne et la plupart des membres du Conseil, le vote des Britanniques n’a aucune valeur. Et si l’on réussit à faire convoquer un deuxième référendum, ce sera dans le but que le vote Remain l’emporte, cette fois. Mais si ce n’était pas le cas, cela n’aurait aucune importance par rapport à l’objectif final : empêcher la Grande-Bretagne de sortir, l’humilier et lui faire payer très cher dans tous les cas, si on ne peut l’empêcher de sortir. Peut-être Theresa May cherchera-t-elle, comme Tsipras, le salut dans un vote populaire qui la dédouane (j’ai conscience de faire involontairement un très mauvais jeu de mots) ou la requinque mais elle n’en tirera pas le bénéfice escompté.
L’Etoile de la Mort
Certes, la Grande-Bretagne, c’est un peu plus gros que la Grèce et plus difficile à abattre. Il est même certain que l’application de la même tactique à deux pays aussi différents, par leur potentiel de représailles, que la Grèce et la Grande-Bretagne, témoigne de la complète perte du sens des réalités à Bruxelles, Berlin ou Paris. Cependant, la Grèce aurait pu gagner le bras de fer si, à la ruse de Varoufakis, Tsipras avait ajouté le courage d’un combattant des Thermopyles. Et, à l’inverse, je me méfie beaucoup de la perte de courage qui traverse les rangs d’une partie de notre Parlement. Et, surtout, il règne à Bruxelles, une mentalité digne de l’Etoile de la Mort dans notre série de science-fiction favorite. Le Léviathan bruxellois est terrifié par les forces de désagrégation qu’il sent en lui-même et il est prêt à l’anéantissement de ses adversaires.
J’ai rendez-vous avec Theresa dans deux semaines exactement. Je ne crois pas que je vais comparer notre pays à la Grèce, elle ne me prendrait pas au sérieux. Ni que je lui proposerai de se prendre pour la princesse Léia. En revanche, je vais lui décrire la quintessence du comportement européen et tâcher de lui faire comprendre que ses interlocuteurs bruxellois ne bougeront pas d’un pouce jusqu’à ce qu’elle ait capitulé.
Theresa doit faire son devoir de Premier ministre et tirer les conséquences de l’inertie mortifère de la partie adverse. Il est encore temps, pour elle, de sauver l’honneur de notre drapeau, les intérêts de notre peuple et son mandat de Premier ministre. Elle aura fait montre de suffisamment de patience pour qu’on l’encourage, désormais, à changer de registre et de stratégie de négociation.
Bien fidèlement
Benjamin Disraëli
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Un peuple qui a vaincu Napoléon (un siècle pour apurer les dettes des guerres napoléoniennes) et Hitler, mis à genoux par Michel Barnier ? Difficile à croire.
Les eurotyrans devraient se méfier : la Grande-Bretagne n'est pas la Grèce. J'ai peu d'estime pour les Grecs, un peuple de petits magouilleurs ; les Anglais, c'est autre chose. Ce qui me permet un certain optimisme, c'est que des remainers commencent à trouver que le père Barnier pousse un peu la mère Theresa dans les orties.
Et puis, il y a l'Italie, elle a des liens historiques avec les Britanniques et verse aussi dans l'anti-européisme. Et l'Europe de l'est.
Je regrette que mon pays bien-aimé ne participe pas à cette fête qui s'annonce de l'anti-européisme et de la libération des peuples. Voir ce cher et vieux pays, si longtemps un phare de la liberté, se vautrer dans la servitude teutonne ... c'est plus que je ne peux écrire.
samedi, juillet 07, 2018
1648, 1815, 1945. Hélas, pas 1923. Et pas 1990 ...
Making a bitter peace
Adam Tooze fait cette remarque : en 1648, 1815 et 1945, à la fin de guerres européennes, les gouvernements ont fait bien attention à empêcher l'unification de l'Allemagne.
Hélas, de 1918 à 1923, sous l'impulsion désastreuse de Woodrow Wilson, on n'a pas eu cette sagesse.
On a laissé les Allemands sortir de la guerre sans les accabler de la défaite totale qui était nécessaire à ce qu'ils ne recommencent pas (en 1918, au Congrès américain, il y a eu des accusations de trahison contre Wilson, parce qu'il commençait à négocier avec les Allemands avant qu'ils ne soient complètement vaincus). Il ne faut pas oublier qu'en 1918, l'armée allemande à son retour au pays fut accueillie par le peuple et par le gouvernement comme invaincue. Ceci explique la facilité avec laquelle Hitler entretint ensuite les mythes du coup de poignard dans le dos et des traitres de novembre.
L'Allemagne a été, très partiellement, occupée, mais ni envahie ni dissoute.
Les Allemands ont réussi dans la paix la stratégie qu'ils avaient ratée dans la guerre : profiter des divisions des alliés.
Les Français avaient bien songé à démanteler l'Allemagne, mais cela ne s'est pas fait.
L'Allemagne unifiée est un cancer politique au centre de l'Europe. Elle est trop grosse et trop conquérante pour être en bonne paix avec ses voisins. Aujourd'hui comme hier.
Si seulement :
Adam Tooze fait cette remarque : en 1648, 1815 et 1945, à la fin de guerres européennes, les gouvernements ont fait bien attention à empêcher l'unification de l'Allemagne.
Hélas, de 1918 à 1923, sous l'impulsion désastreuse de Woodrow Wilson, on n'a pas eu cette sagesse.
On a laissé les Allemands sortir de la guerre sans les accabler de la défaite totale qui était nécessaire à ce qu'ils ne recommencent pas (en 1918, au Congrès américain, il y a eu des accusations de trahison contre Wilson, parce qu'il commençait à négocier avec les Allemands avant qu'ils ne soient complètement vaincus). Il ne faut pas oublier qu'en 1918, l'armée allemande à son retour au pays fut accueillie par le peuple et par le gouvernement comme invaincue. Ceci explique la facilité avec laquelle Hitler entretint ensuite les mythes du coup de poignard dans le dos et des traitres de novembre.
L'Allemagne a été, très partiellement, occupée, mais ni envahie ni dissoute.
Les Allemands ont réussi dans la paix la stratégie qu'ils avaient ratée dans la guerre : profiter des divisions des alliés.
Les Français avaient bien songé à démanteler l'Allemagne, mais cela ne s'est pas fait.
L'Allemagne unifiée est un cancer politique au centre de l'Europe. Elle est trop grosse et trop conquérante pour être en bonne paix avec ses voisins. Aujourd'hui comme hier.
Si seulement :
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vendredi, juillet 06, 2018
En 1940 déjà, certains Français voyaient l'Allemagne avec les yeux de Chimène ...
Éric Zemmour : « Angela Merkel, une passion française »
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Si tout le monde, ou presque, abandonne la chancelière dans son pays, elle bénéficie d'un soutien indéfectible en France, en tout cas parmi les élites. Dans les médias de gauche comme de droite, on continue à lui tresser des louanges ou à lui trouver toutes les excuses du monde. A l'Elysée, on l'assure de notre solidarité face à l'offensive des pays de l'Est. Même dans l'opposition, LR ne touche pas à un cheveu de Merkel ; et lorsque Mélenchon ose se réjouir de la défaite de l'équipe de football allemande, la presse le tance sévèrement. Germanophobe est, dans la hiérarchie de la « cage aux phobes » de notre système médiatique, une insulte presque aussi grave qu'« islamophobe » ou « homophobe ».
On peut s'interroger sur cette passion des élites françaises pour Angela Merkel.
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Ce tropisme d'une certaine bourgeoisie française pour la trahison, que je fais remonter à l'anglophilie de Voltaire, est pour moi un mystère.
J'en comprends la ligne, qui est toujours la même : « La France est trop petite. C'est folie que de vouloir rester indépendants. Trouvons nous un maître qui nous protégera et soumettons nous y avec sagesse ». Seul le nom du maître change, et encore, pas tant que ça. On tourne toujours entre Berlin, Londres et Washington, plus rarement Moscou. Aujourd'hui, le nom du maître est Angela, demain ça sera un autre.
Si je comprends le raisonnement de cet esprit de trahison, j'ai le plus grand mal à en comprendre les racines et la persistance.
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Si tout le monde, ou presque, abandonne la chancelière dans son pays, elle bénéficie d'un soutien indéfectible en France, en tout cas parmi les élites. Dans les médias de gauche comme de droite, on continue à lui tresser des louanges ou à lui trouver toutes les excuses du monde. A l'Elysée, on l'assure de notre solidarité face à l'offensive des pays de l'Est. Même dans l'opposition, LR ne touche pas à un cheveu de Merkel ; et lorsque Mélenchon ose se réjouir de la défaite de l'équipe de football allemande, la presse le tance sévèrement. Germanophobe est, dans la hiérarchie de la « cage aux phobes » de notre système médiatique, une insulte presque aussi grave qu'« islamophobe » ou « homophobe ».
On peut s'interroger sur cette passion des élites françaises pour Angela Merkel.
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Ce tropisme d'une certaine bourgeoisie française pour la trahison, que je fais remonter à l'anglophilie de Voltaire, est pour moi un mystère.
J'en comprends la ligne, qui est toujours la même : « La France est trop petite. C'est folie que de vouloir rester indépendants. Trouvons nous un maître qui nous protégera et soumettons nous y avec sagesse ». Seul le nom du maître change, et encore, pas tant que ça. On tourne toujours entre Berlin, Londres et Washington, plus rarement Moscou. Aujourd'hui, le nom du maître est Angela, demain ça sera un autre.
Si je comprends le raisonnement de cet esprit de trahison, j'ai le plus grand mal à en comprendre les racines et la persistance.
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