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lundi, février 10, 2020

Toujours aussi con, Finkierlkraut.





Décidément, Roger Scruton me manque. Lui, c'était un type intelligent.

Les erreurs de jugements de Finkielkraut sont tout de même très nombreuses (il a commencé comme soixante-huitard, c'est dire ... Voir justement ce qu'en dit Scruton).

Il arrive à Finkielkraut d'être courageux, mais ce n'est vraiment pas un guerrier.

Il y a des situations tranchées où il faut choisir son camp. Et finasser, c'est, de facto, choisir le camp de la soumission.

Bref, Finkielkraut est un imbécile. Un gentil et estimable imbécile, mais imbécile tout de même.

jeudi, février 06, 2020

Les appeasers islamophiles sont des fauteurs de guerre civile.

Je suis heureux de constater qu'E. Husson et moi avons le même analyse de la soumission à l'islam de nos politiciens : elle est fondamentale, presque psychologique. Certes, des raisons superficielles jouent, l'électoralisme, la lâcheté, mais il y a des raisons plus profondes : la fascination pour une société unifiée par la force, sans débat, sans opposition instituée, sans divergences, une société apolitique où tout le monde est d'accord sur la politique à suivre, où il n'y a que des problèmes techniques, comme peut l'être ... l'UE.

Je suis aussi heureux qu'il cite Jean Dumont, dont je croyais qu'il n'était lu que par des farfelus dans mon genre. Le sectarisme et le fanatisme républicains ont beaucoup d'affinités avec le sectarisme et le fanatisme musulmans.

#MILA Génération lâcheté : ils ont le choix entre le déshonneur et la guerre, ils choisissent le déshonneur… et pavent le chemin de la guerre (civile).



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Depuis les Lumières, la gauche vit, parallèlement à sa détestation du catholicisme et de son antijudaïsme spontané (pensez aux pages infâmes écrites par Voltaire), une fascination infantile pour l’Islam. Pensez aussi à la manière dont Napoléon se rêvait en empereur oriental respectant l’Islam ou à l’éloge de la révolution iranienne par Michel Foucault. Tout ceci est bien puéril mais éminemment dangereux aussi. Car l’Islam, à la différence du judaïsme et du christianisme, ne fait pas de distinction entre le religieux et le temporel. Au fond, la République, qui se rêve sans religion chrétienne sur son territoire, est fascinée par une religion qui se pense sans vie politique sur son territoire. L’intolérance républicaine est fascinée par l’intolérance musulmane. Elle est prête au contraire à écraser les croyants pacifiques et essentiellement tolérants que sont les Juifs et les Chrétiens. Tout comme l’Islam les a soumis, partiellement tolérés ou exterminés.

[…]

Il y a quatre ans, des centaines de milliers de Français sont descendus manifester en affichant « Je suis Charlie ». Pourquoi refuseraient-ils au fond de dire « Je suis Mila »? Mais ils sont jetés dans une confusion plus grande encore, par rapport aux dernières décennies, par la lâcheté de nos responsables politiques. Lorsque j’entends Damien Abad, élu LR, expliquer qu’il faut limiter l’expression éventuelle d’une critique de l’Islam, qu’il appelle, comme un poltron, « haine anti-religieuse », je ne peux que constater que la logique de soumission envisagée par Michel Houellebecq est en train de devenir réalité.

[…]

La déscolarisation de Mila est consternante ! Comment ne pas penser à la célèbre formule de Churchill après les accords de Munich: « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre ! ». Nos gouvernants ont le déshonneur. Et ils auront la guerre civile.

Peut-on constater autre chose qu’une logique de soumission, d’appeasement, qui ne fera que renforcer les islamistes dans leur résolution à faire reculer toujours plus la République? A moins que nos élites souhaitent une partition territoriale sur le territoire national ou même la création d’une République islamique en France, il faudra tôt ou tard réagir: fermer les frontières à toute nouvelle immigration musulmane, couper les financements étrangers des mosquées, retirer leur droit de séjour aux imams radicaux, arrêter la construction de nouvelles mosquées, rétablir la laïcité stricte dans l’école publique, passer au crible les recrutements de musulmans dans la police et dans l’armée, supprimer la double nationalité et bien d’autres mesures encore. Plus on attendra pour prendre de telles mesures, plus elles seront difficiles à mettre en oeuvre et risquent de se déployer dans un climat de guerre civile.
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lundi, mars 11, 2019

Soumission

Contrairement à ce que dit cet article, les propositions de Machine de la CDU (1)  ne préparent pas un combat mais la reddition du gouvernement français. Je vous rappelle qu'elle ne fait que reprendre des propositions des traitres qui nous gouvernent. Quoi de plus facile que d'accepter des propositions dont on a eu l'idée ?

L'appétit de soumission de nos gouvernants est si fort que l'islam ne suffit pas. Il faut aussi qu'ils se soumettent à l'Allemagne, aux Etats-Unis, au Qatar etc, bref, à une bonne moitié de la terre, sauf, évidemment, aux seuls auxquels ils ont le devoir de se soumettre : le peuple français.

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(1) avec un nom pareil (c'est qu'un crime d'exiger d'un Français qu'il l'écrive ou le prononce), un surnom pareil (AKK), et une tronche pareille (plus revêche et plus castratrice, plus anti-sexy, tu meurs), les Allemands de la CDU auraient choisi un épouvantail, un vrai, ça aurait été plus amusant.

mardi, août 07, 2018

Soumission : les Anglais sont aussi fous que nous

Boris Johnson publie un article pour dire que la burka est ridicule mais qu'il ne faut pas l'interdire. Pas le truc qui arrache le gravier. Plutôt le genre qui a peur de son ombre.

Hé bien, le président de son parti (pas de l'opposition, hein), un blanc de chez blanc, l'accuse d' « islamophobie » (ce crime imaginaire mais visiblement suprême) pour avoir écrit que la burka est ridicule ! Ils sont au moins aussi fous que nous, ces Anglais.

Les islamistes doivent se marrer ... mais se marrer ...

Même plus la peine qu'ils gueulent : les faces de craie ont intériorisé la soumission. En tout cas, les diplômés qui gouvernent.

dimanche, juillet 15, 2018

La soumission globale, par Bruno Bertez

La soumission des pays européens à l'islam est évidente. Elle saute aux yeux de qui s'en sert encore pour voir et non pour s'aveugler. Nos Etats ont décidé de se soumettre et nous avec. Mais Bertez a raison : la soumission est plus globale.

LES SOMMETS, LA COUPE : VOUS REPRENDREZ BIEN UN PEU DE SOUMISSION !

Mon seul point de désaccord majeur avec lui, c’est quand il prend Trump pour un imbécile qui ne sait pas ce qu’il fait.

Je crois, au contraire, au vu de sa trajectoire passée, qu’il sait très bien ce qu’il fait et et que ses déclarations à tort et à travers dressent un écran de fumée auquel se laissent prendre les gogos (et les bobos) et que ça l’amuse d’enfumer ceux qui le prennent pour un con.

Le coup de génie de la manipulation moderne, c'est qu'elle n'est pas coercitive. La soumission est consentie, la plupart du temps inconsciente.

Je me suis intéressé aux manipulateurs d'opinion professionnels, les as de la fabrique du consentement (E. Bernays, R. Cialdini, et compagnie). Ils donnent tous la même règle fondamentale : adressez vous à l'émotion plutôt qu'à la raison, à l'inconscient plutôt qu'au conscient.

Cela se décline en règles pratiques que nous subissons tous : transformez les problèmes politiques et sociaux en problèmes personnels et psychologiques (est-ce qu'Angela aime Emmanuel ? Est-ce que Vladimir s'entend avec Donald ? Est-ce que Donald est fou ? etc). Abordez toujours les problèmes par le petit bout de la lorgnette (est-ce que la femme de Donald était mieux habillée que Theresa ?) Empêchez que les problèmes soient posés clairement, fragmentez, présentez toujours les choses par le biais qui vous arrange, par le petit bout de la lorgnette, détournez l'attention sur des futilités.

La seule manière d'y échapper vraiment, c'est de réduire au maximum l'exposition (message que j'ai beaucoup de mal à faire passer !). Je suis, par exemple, totalement immunisé de l'hystérie footballistique, sans aucun effort ni frustration, tout simplement parce que je n'ai pas la télé et que je n'écoute pas autre chose que la musique à la radio.

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Ce qui se passe ces jours ci est au plus haut point symbolique ; la plèbe grisée, vautrée dans football, la bière et les pizzas et les chefs, au sommet, entre eux, qui font ou défont l’ordre du monde.

[…]

Vous noterez que depuis plusieurs mois l’activité diplomatique internationale, au sommet , est très intense, mais que quasi rien d’important ne transpire au dela des communiqués bidons. Vous constatez les évènements et ce sont pour ainsi dire autant de coups de théatre.

L’absence de continuité, l’absence de logique contribuent à confirmer les impressions, justifiées, que l’on a d’un monde chaotique.

Simplement on ne peut que constater le résultat:  une certaine détente. Nous sommes loin de la fin 2017 ou les néocons semblaient tenir le haut du pavé, époque ou les agressions fusaient, tous azimuts.

[…]

Et puis il y a les négociations souterraines sur les embargos et sanctions et les droits de douane.

Plus que jamais les peuples et leurs pantins de représentants sont tenus à l’écart des grands problèmes géopolitiques alors qu’en fait ce sont ces problèmes qui sont les déterminants de leur avenir.

Pour les peuples c’est le pain et le cirque, en clair les aumones de la redistribution et la coupe du monde de football.

Nous ne dirons jamais assez tout le mal que nous pensons de cette coupe du monde, non en raison de son aspect sportif, si il en comporte encore un ; mais en raison de sa récupération par les élites et leurs médias.

Il suffit de regarder la télé Bouygues pour comprendre que le foot et la coupe sont utilisés au profit de l’endoctrinement, de l’ouverture et de l’inclusion. Le foot dans sa mise en scène vous vend de la pseudo-unité, du pseudo-collectif, mais de la vraie globalisation.

Il vous pointe de façon aveuglante la structure de ce monde à deux ou trois vitesses, avec l’argent mal gagné et la hierarchie fondée sur les titres et non sur le droit. Il vous vend de … la soumission puisque les « grands », les chefs sont en haut, sur les gradins dans le réel tandis que vous vous êtes devant le succédané, devant le spectacle auquel vous croyez participer tout en étant relégués, devant votre télé. Vous êtes dans la Fête, pas la vraie mais devant celle de l’homo festivus de Muray. Les dominants ont le vrai, dans tous les domaines, les richesses, les femmes, les stars et vous les « images », la pornographie !

Dans mon excessive indignation j’irai jusqu’à prétendre que ne pas participer à ces spectacles répugnants, voire obscènes est un acte politique. En fait le prmier acte politique dans le monde moderne et ses pseudo jouissances consommatrices c’est d’accepter la frustration.

La consommation, y compris celle des images est à la racine de l’aliénation qui produit la soumission.
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dimanche, octobre 08, 2017

Veulerie française et terrorisme musulman : le cri de colère de Maxime Tandonnet

Mauranne et Laura

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Je pense qu’un pays qui au fond s’accommode d’un crime aussi immonde, sa classe dirigeante, son milieu politique et médiatique, tout compris, de l’extrême droite à l’extrême gauche, ses élites intellectuelles, administratives, journalistiques, qui le regardent comme une sorte de fait banalisé, comme le résultat d’une fatalité, et finalement, noyé dans l’indifférence, un pays qui s’habitue sur son sol à un degré de barbarie atteignant le niveau les pires barbaries de l’histoire de l’humanité, le meurtre sanguinaire de deux jeunes filles, est un pays qui est en train de crever.
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mardi, octobre 03, 2017

Le plan Morgenthau appliqué à la France, c’est le plan d’Hitler !

Je n’aime pas la reductio ad Hitlerum, mais il y a des circonstances où cette analogie éculée crève les yeux.

Le plan Morgenthau, conçu dans les années 40 par les Américains, visait à ramener l’Allemagne à une économie pastorale, dépourvue d’industrie significative, afin de lui ôter tout moyen de s’affirmer et, in fine, de faire la guerre.



Or, on a l’impression que c’est exactement le plan appliqué depuis quelques décennies à la France, une économie pastorale et touristique, dépourvue d’industrie : on a perdu Alcatel, Alstom, les Chantiers de l’Atlantique, Péchiney, Arcelor, Areva est en danger … Paris est transformé en Disneyland même pas marrant.

Or, le bordel actuel de l’Europe et l’économie agricole, c’était justement l’idée qu’avait Hitler de l’avenir de la France.

Je constate, une fois de plus, que l’UE, c’est l’Europe d’Hitler par d’autres moyens. Il ne manque même pas l’obsession raciale, sauf qu’elle est inversée.

Bien sûr, les « raisonnables » vont m’expliquer que j’exagère, que les SS ne patrouillent pas dans les rues. Je me réjouis moi aussi que les SS ne patrouillent pas dans les rues. Cependant, si les moyens sont différents (1), le résultat est étrangement ressemblant à l’Europe rêvée d’Hitler : une Allemagne dominant le continent, une France impuissante, une Grande-Bretagne qui prend le large.

On peut se voiler la face, refuser de le voir. Mais, pour ma part, je trouve ces points communs fort dérangeants.

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(1) : bien sûr, il y a d’autres différences. Par exemple, l’Allemagne vassale des Etats-Unis. Ou le Grand Remplacement.

jeudi, septembre 14, 2017

La meilleure défense de la langue française, c'est l'attaque


J'aime décidément beaucoup ce qu'écrit Ingrid Riocreux.




Je voglio nicht spiké globish


P1010707Si l’on m’avait dit qu’un jour je rédigerais la recension d’un livre signé Brighelli, moi qui appartiens à la génération des « crétins »…
C’est le français qu’on assassine se lit avec plaisir : le souvenir de Du Bellay (Deffence et illustration de la langue françoyse, 1549) et de Rivarol (Discours sur l’universalité de la langue française, 1784) irrigue un texte qui allie le sérieux didactique de l’essai avec le mordant du pamphlet. Brighelli s’efface parfois pour donner à entendre ici un poème, là un extrait de roman ou une tirade, qu’il commente, qu’il dissèque, qu’il étudie avec autant de rigueur que d’humour, à vous donner le goût de la littérature. Son style est chatoyant et varié, ne répugnant pas à employer, où il s’impose, le subjonctif imparfait, ni le mot bas où il est sûr de faire effet, ni tel autre signe d’oralité bienvenu qui vient conférer au texte sa force expressive et confirme ce que l’on sent tellement : que l’auteur a mis tout son cœur dans cette défense du français qui est aussi (la casse du titre, intégralement en majuscules, autorise cette lecture), une défense du Français, le vrai, celui qui sait « affiner les mots comme on affine un fromage, et les offrir à déguster à ses amis ».

« Démissions scolaires »

C’est ma vie que raconte Brighelli quand il parle de ces « quelques millions d’enfants nés entre 1985 et 2017 », victimes de l’« effet Meirieu » et de l’idéologisation croissante de l’école. J’ai sans doute été plus épargnée que d’autres, parce que j’ai dû tomber sur quelques profs qui « continuaient à appliquer ce qu’ils savaient faire ».
Tout de même, j’ai subi un nombre considérable de « projets pédagogiques » débiles assortis de leurs heures perdues au CDI (perdues pour les apprentissages, pas pour les bons moments entre copines, cela va de soi). Le programme d’histoire-géo du CM2 qui allait « jusqu’à nos jours » s’est achevé pour moi avec Louis XIV, notre classe ayant été choisie pour participer au Parlement des Enfants (renseignez-vous sur cette ineptie chronophage), ce qui fut aussi l’occasion de mon premier passage à la radio et de ma première rencontre avec des journalistes. Je n’ai jamais entendu parler de Napoléon durant ma scolarité puisqu’il était au programme de quatrième et que je me trouvais dans cette classe en 1999, année de naissance de l’Euro. Toute l’année fut donc consacrée à des exposés, films, projets, rencontres, recherches au CDI, visites et interventions diverses en mode glorification enthousiaste, sur le thème de la monnaie unique. Napoléon était aussi au programme de seconde mais dans une perspective « problématisée et non narrative, reposant sur l’étude de documents », aussi n’en ai-je évidemment rien retenu. À un mois du bac de français, je confondais encore Voltaire et Verlaine, Malraux et Marot et n’avais, de manière générale, aucune notion d’histoire littéraire, les grands auteurs flottant en complet désordre dans un passé brumeux ; ce qui ne m’empêchait pas d’être abonnée aux félicitations du conseil de classe. « Ce n’est pas le niveau qui a baissé, ce sont les ambitions », dit fort bien Brighelli. Et cela oblige à des prouesses : l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle fut pour moi une divine surprise puisque l’arrêt momentané des cours, justifié par l’impératif de la lutte antifasciste, me permit de me plonger dans le Lagarde et Michard de mon père et d’ingurgiter en deux semaines ce que les enfants de son temps apprenaient en sept ans ! Ce Lagmich dont Brighelli dit qu’il lui paraissait naguère « franchement un peu limité » est, comme il le constate, devenu « un monument de résistance à la paupérisation culturelle ».
Mais j’ai eu une chance, énorme, outre celle d’avoir appris à lire dès la grande section de maternelle avec la plus pure méthode syllabique : c’est d’avoir des institutrices qui, sans échapper aux vogues et défauts de notre temps, étaient restées très attachées à l’enseignement de la langue, à l’ancienne. Je me souviens des exercices d’analyse (nature-genre-nombre-fonction, pour chaque mot d’une longue phrase) occupant des après-midis entiers ; j’aimais cela follement. Et les verbes à conjuguer à tous les temps de tous les modes, y compris le conditionnel passé deuxième forme. J’en redemandais. C’est de cela que sont privés les élèves d’aujourd’hui, et Brighelli donne à voir la triste condition de ces crétins fabriqués à la chaîne, et le sombre sort qui en découle pour notre pays et même, notre humanité.
C’est dramatique et grotesque à la fois : on rit en lisant les aberrations débitées par les IPR (inspecteurs pédagogiques régionaux) afin de convaincre les professeurs d’appliquer la réforme Belkacem. Et, malin, Brighelli signale qu’il peut « identifier nommément les auteurs de ces calembredaines ». Que quiconque mettrait en doute l’authenticité des citations se le tienne pour dit !

« Je plaide pour le français, mais je plaide aussi pour l’anglais »

Brighelli dénonce ce qu’il appelle la « trahison linguistique », qu’une citation de Valérie Pécresse, en épigraphe de chapitre donne à entendre sans ambiguïté : « oui, l’anglais nous a envahis, alors cessons de le considérer comme une langue étrangère ! » Mais, démontre Brighelli, ce n’est pas l’anglais qui nous a envahis, plutôt une espèce de sabir bâtard qui, combiné à la dégradation de l’orthographe et de la syntaxe, est en passe de faire ressembler notre langage à celui de Salvatore dans le Nom de la rosed’Umberto Eco !
Il fustige la tendance actuelle des distributeurs de films à ne plus traduire les titres, ou bien, ce qui est peut-être pire, à substituer au titre anglais original un titre en globish. Ainsi The Hangover devint-il Very Bad Trip et Wild Things, Sexcrimes. Il dénonce la réécriture simplifiée des romans d’Enyd Blyton, non seulement dans leur traduction française mais également dans leur version originale. Défense du français, le livre de Brighelli est aussi une déclaration d’amour à la langue de Shakespeare : dans ses pages, Corneille, Mallarmé et Flaubert côtoient James Joyce et Virginia Woolf.

Les patries en danger

Quelle agaçante schizophrénie que celle dont s’offusque Brighelli : l’hypocrisie de cette Europe obsédée par le retour à l’unité linguistique d’avant Babel, et qui prône dans le même temps le développement des langues régionales. Tout particularisme linguistique, des patois locaux au parler banlieue, devient ainsi digne d’être valorisé, pour peu qu’il ne soit pas national, pour peu, en réalité, que sa valorisation contribue à démembrer la nation. Diviser pour faire régner le globish. La tâche d’unification linguistique que s’était assignée la Révolution française est ainsi méthodiquement ruinée. J’ai récemment appris que j’avais quelques gènes en commun avec l’un des grammairiens qui ont collaboré à cette mission révolutionnaire. Je ne sais ce qui ferait le plus de peine à Etienne Molard, petit instituteur parti en croisade contre les régionalismes : découvrir que mon mari emploie « déprofiter », un « lyonnoissisme » par lui condamné dans son ouvrage de 1792, que mon père utilise « beurziller », un verbe qu’il n’aurait pas manqué de proscrire s’il eût été breton plutôt que lyonnais, ou bien s’apercevoir que tous les Français ont délaissé « stationnement » au profit de « parking », un mot qui n’est pas même anglais, rappelle Brighelli.
La langue de l’Europe, la langue de la paix, ce ne peut être le globish qui n’est la langue de personne. C’est la polyglossie (ou multilinguisme) qui suppose l’effort du mouvement vers l’autre.

L’humanité en péril

Rien n’est dispensable ni inutile dans le fonctionnement d’une langue, des combinaisons phoniques aux compositions syntaxiques en passant par son lexique. Elle a son génie propre : ce que la plupart des gens se contentent de dire sans trop y croire ni le comprendre, Brighelli le démontre, exemples à l’appui. Or, les programmes reposent sur l’idée que les enfants d’aujourd’hui sont nés plus stupides que ceux d’hier et ne seraient, par conséquent, plus en mesure d’apprendre ni de comprendre les subtilités de leur langue. Brighelli aurait pu dire un mot de la pénible atteinte à l’estime de soi qui en résulte : on vit mal quand on a l’impression d’avoir volé son bac et j’avoue éprouver des difficultés à donner du « cher collègue » à des professeurs qui disposaient sans doute, avant même de commencer à enseigner, d’une culture bien plus vaste que la mienne le sera jamais.
Parce que la langue articulée, conceptuelle et subtile est ce qui arrache l’homme à son animalité, négliger son enseignement est une catastrophe pour l’humanité. Brighelli prononce deux grands mots :
  • « Racisme ». « Pourquoi l’indigène n’aurait-il pas le droit d’apprend la langue qu’ont maîtrisée Senghor, Hampâté Bâ, Césaire ou Ben Jelloun, sinon parce qu’on le méprise foncièrement ? » Notre auteur va plus loin et accuse les pédagos de complicité objective dans la résurgence du djihad :
« On comprend mieux, écrit-il, comment l’islam rigoriste, qui exige de connaître l’arabe classique, a développé ses arguments. Face à une langue française en lambeaux, l’islam wahhabite impose une langue rigoriste, donnée de surcroît comme divine », quand la nôtre est réduite à des « compétences langagières qui appartiennent davantage au verbiage incontrôlé qu’au bon usage ».
Et ce professeur de s’offusquer que l’on valorise la propension des élèves à « s’exprimer », fût-ce par le bavardage (un IPR fait l’éloge du « papotis » !), alors qu’il faudrait « se taire pour apprendre ».
  • « Fascisme ». Brighelli exhume la réforme de l’éducation accomplie par Mussolini en 1923, dont les principes rappellent furieusement ceux qui ont dicté nos récentes réformes :
« en finir avec l’austérité des enseignements traditionnels, expurger l’école de ses éléments dogmatiques et livresques, valoriser les activités récréatives pour laisser s’épanouir l’expression spontanée de chacun, privilégier l’enseignement fonctionnel destiné à faciliter l’insertion professionnelle ».
Déjà, « la haine de l’intelligence ». Et ce fut le philosophe communiste Gramsci qui protesta du caractère libérateur de l’école « désintéressée » et exigeante qui seule rend l’enfant capable d’apprendre à réfléchir afin de diriger sa vie de manière responsable et autonome.
« L’UMP condamne cet acte de barbarisme sans nom »
Cette phrase, placée en tête d’un chapitre, a été prononcée par Jean-François Copé après un attentat suicide en Afghanistan, qui a fait quatre morts et cinq blessés parmi les soldats français. Il faut croire que cet acte n’avait pas de nom, en effet, puisqu’on le réduit à une faute de langue. Mais la confusion lexicale de Jean-François Copé est intéressante car, de fait, l’appauvrissement du lexique, l’assèchement de la syntaxe, l’accumulation des barbarismes, des impropriétés et des trahisons linguistiques sont bien les signes d’un glissement vers la barbarie. Mais la nôtre. Et l’on pense au mot de Sternberger à propos des nazis : « Leur langue est leur barbarie et leur barbarie est leur barbarisme, car parler et penser ne font qu’un ». Tant il est vrai que la dégradation de la langue constitue un coup porté à la civilisation.
Qui osera dire que Brighelli exagère ? Conséquence directe de l’incapacité à mener le combat par les mots, la violence gangrène notre société. L’illettrisme galopant engendre des comportements agressifs. La loi du plus fort reprend ses droits. L’illettrisme n’est pas l’analphabétisme : est illettrée une personne qui, bien qu’ayant été scolarisée, demeure incapable de lire et d’écrire avec aisance. Obtiennent donc leur bac aujourd’hui, et parfois même avec mention, des gens qui sont, à proprement parler, des illettrés. L’illettrisme est une frustration. L’école qui le produit trahit sa mission, son engagement, la confiance des parents, la soif d’apprendre des petits. Elle engendre de la bestialité et, loin de permettre la fermeture des prisons comme le voulait Hugo, cette école causera bien des guerres. Freud disait que la civilisation avait commencé le jour où l’on avait substitué l’insulte à la pierre. Brighelli propose bien quelques solutions et semble fonder quelques espoirs dans la nomination de Jean-Michel Blanquer. N’étaient ces lueurs dans la nuit, son livre apparaîtrait fort comme la chronique d’un retour à l’âge de pierre.










vendredi, septembre 08, 2017

Les ennemis de la France se nourrissent de sa veulerie


Les ennemis de la France se nourrissent de sa tolérance


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Voici, entre autres, ce qu’écrit Gabriel Martinez-Gros : « Le désarmement idéologique des États renforce partout la dissidence armée ». Nous sommes face à « des formes de refus et de violence d’autant plus radicales qu’elles sont plus efficaces face à des populations majoritaires de plus en plus désarmées matériellement et psychologiquement », en raison de « la domination sans partage du discours non violent. Il n’est pas de recours à la force, si légitime qu’en semble la cause, qui ne suscite réticence. Il n’est pas de guerre qu’on ne déclare absurde, ou dont on accepte d’examiner les raisons. » Or, « le djihadisme rompt avec la morale des masses, et se revendique en élite de guerriers. »

Excuser les coupables…

Sans la rejeter a priori, il disqualifie après examen la thèse de « l’islamisation de la radicalité. » « La première préoccupation de ceux qui la soutiennent est en effet de disculper l’Islam, et surtout la religion musulmane, de toute implication dans la violence du djihadisme – ou plutôt du terrorisme, selon les mots que la réserve médiatique et politique impose le plus souvent. Ces événements, disent-ils, pourraient survenir n’importe où. C’est évidemment faux. […] Ce choix de l’Islam, effectué par des millions de militants dans le monde, n’est ni fortuit, ni superficiel. Tout étudiant en sciences humaines sait – ou devrait savoir – qu’il est impossible d’analyser un phénomène – ethnologique, sociologique, historique – hors des mots dans lesquels il se donne. Imagine-t-on d’analyser le nazisme comme on prétend aujourd’hui analyser le djihadisme, en détachant sa « base sociale » de son « propos idéologique » ? On en conclurait que les nazis furent des ouvriers malchanceux, des petits commerçants ruinés par la crise, des intellectuels au chômage, des ratés du système capitaliste… La guerre mondiale, la hiérarchie des races, l’extermination des juifs ? Simple habillage infantile d’une violence de déshérités… »
Et il dénonce l’aveuglement de « la gauche en particulier, qui ne veut voir que problèmes sociaux là où éclate l’évidence d’un choix politique. Le paradoxe veut que ce même consensus, et cette même gauche, s’alarment d’une extrême droite populiste, dont le programme ne comporte pourtant aucune des condamnations radicales des fondements de l’Occident – en particulier la souveraineté du peuple, l’abolition de l’esclavage et de la polygamie, ou l’égalité des sexes – que les djihadistes proclament très ouvertement. »
Hélas, les Etats « ne permettent en revanche à personne d’imaginer que les " barbares " de leurs banlieues sont autre chose que des civilisés potentiels, malheureux d’être privés des bénéfices de la civilisation. Un délinquant, surtout s’il est jeune, a dû manquer d’affection, d’école, de soin, de théâtre, d’art, de salle de sport…, de mille autres choses sans doute à condition qu’on les fasse précéder du verbe « manquer ».
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mardi, août 23, 2016

Le Canada à la dérive

AFP :

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Le port du voile islamique par les femmes musulmanes est désormais autorisé dans la Gendarmerie royale du Canada, a annoncé aujourd'hui le gouvernement canadien.

"Cette addition à l'uniforme" de la police montée a été décidée récemment par le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Bob Paulson, a dit à l'AFP Scott Bardsley, porte-parole du ministère de la Sécurité publique.

La décision "de permettre aux membres féminins de confession musulmane de porter le hijab, si elles le désirent", vise à encourager ces dernières "à envisager une carrière avec la Gendarmerie royale du Canada", a déclaré M. Bardsley, confirmant des informations du quotidien La Presse. Le porte-parole n'était pas en mesure de dire si des femmes portent actuellement le hijab dans la police fédérale, renvoyant l'AFP à la GRC, qui n'avait pas encore réagi.

La mesure est en vigueur depuis janvier, selon La Presse, qui a obtenu des échanges d'information entre le commissaire de la GRC et le ministre de la Sécurité publique, en vertu de la loi d'accès à l'information.
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lundi, mai 16, 2016

Black M et la soumission de la gauche

Je n'ai pas encore réagi à cette affaire Black M à Verdun. J'ai surtout pensé que Philippe Muray devait en rire. Mais il est temps (c'est moi qui souligne) :

Black M et la soumission de la gauche

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L’affaire Black M montre comment la gauche de gouvernement ne cherche même plus à cacher son goût pour le communautarisme. Subrepticement, c’est bien à un remplacement des valeurs républicaines par les valeurs communautaires que le Parti Socialiste procède. Ce remplacement procède de la lente soumission annoncée par Michel Houellebecq.

La fête communautaire à la place de la commémoration patriotique


Dans le silence absolu de la droite, trop occupée à préparer ses primaires, la mairie de Verdun a eu la curieuse idée d’inviter le rappeur Black M à commémorer la bataille qui fut une hécatombe en 1916. Ce choix, validé en comité interministériel, ne pouvait résonner que comme une provocation et prêtait forcément le flanc à une critique sans concession.

[…]

Il fallait entendre ou lire les réactions du gouvernement à la polémique pour comprendre l’étendue de la soumission dans laquelle la gauche est entrée.

[…]


Dans toute cette affaire, la gauche explicitement et la droite implicitement abandonnent à la « fachosphère » le soin de lutter contre la soumission. C’est un choix lourd de sens par ce qu’il annonce.

D’une part, gauche et droite de gouvernement accordent toujours plus de champ d’action au Front National et aux « dissidents » de la fachosphère en faisant d’eux les porte-paroles officiels d’une conscience qui concernent de plus en plus de Français. Les partis de gouvernement souhaiteraient légitimer le rôle de la fachosphère en conscience républicaine qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

D’autre part, la fachosphère a marqué un point essentiel cette semaine en obtenant l’annulation du concert. La décision prise par la mairie de Verdun en dit long sur la recomposition politique qu’Internet permet. Si la mécanique des partis empêche toujours les « dissidents » d’arriver au pouvoir, en revanche Internet leur donne la puissance de faire barrage aux mauvaises décisions publiques.

Voilà qui en dit long sur les alliances tactiques à nouer demain pour redresser le pays.
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On ne peut que faire un constat : les terroristes de 2015 ont pleinement réussi leur mission. Depuis les attentats, les voiles islamiques et autres manifestations politiques de communautarisme islamiste sont de plus en plus présents et les partisans de la soumission se cachent de moins en moins, sont de plus en plus explicites.

Comme je l'ai écrit plusieurs fois, je pense que le Parti Démocratique Musulman imaginé par Houellebecq existe déjà, que c'est le PS, que les lubies pourtoussistes y pèseront de moins en moins lourd face au commautarisme musulman car il y a  des affinités profondes entre islam et socialisme. Ou, plutôt, le pourtoussisme sert d'écran de fumée pour dissimuler les progrès de l'islamisme au PS.

Le déracinement et l'inculture prépare les voies de l'islamisation :

Verdun, BlackM : la nuit de l'inculture

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Nous avons supporté les mots sidérants d'un secrétaire d'État chargé de la mémoire de nos soldats traitant de « fascistes » ceux qui par les maigres moyens des réseaux sociaux ont voulu empêcher de voir transformer l'ossuaire de Douaumont en arrière-plan d'un divertissement de masse. Tout cela n'empêche pas l'inculture de se montrer arrogante. Nous recueillons les fruits d'un enseignement moral sans fondement, sans hiérarchie, sans profondeur, où le seul impératif est de traquer le «fascisme» renaissant et le retour d'un «ordre moral nauséabond». Un antiracisme hors-sol qui surveille, punit et ne comprend plus rien.
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Je crois à la puissance du Système, à sa capacité à empêcher l'opposition intellectuelle très réelle de se transformer en opposition politique arrivant au pouvoir.

Il me semble que l'enjeu est encore aujourd'hui intellectuel. Dans le billet précédent, j'écrivais que l'accession d'Hitler au pouvoir était fondée sur une erreur entretenue de représentation du nazisme.

Je suis persuadé que, si l'islam était vu dans sa vérité, il n'aurait aucune chance d'accéder au pouvoir en France. La meilleure aide que les soumis apportent à l'islamisme, c'est la carapace de mensonges (« islam religion de paix et d'amour », « terrorisme pas le vrai islam », etc.) dont il le protège. C'est pourquoi le combat reste intellectuel.

Mais il faut bien aussi lui donner une traduction politique.






vendredi, janvier 29, 2016

Pour les fans d'Aldo : « Agressions de Cologne, qu'est-ce que vous n'avez pas compris ? »

Il y a parmi vous des fans d'Aldo Sterone. C'est assez justifié car ce que raconte Aldo n'est pas idiot.

« C'est comme ça qu'un pays comme l'Allemagne devient la Somalie ... »

Si vous doutez d'Aldo, lisez cet extrait d'un article qui dit la même chose que lui :

Banlieues: banditisme, clientélisme et islamisme

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Le résultat [de la politique dite de la ville], c’est la délinquance, les dérives islamistes et la sécession culturelle d’une partie de la jeunesse issue de l’immigration ?

Les banlieues sont des prisons mentales à ciel ouvert. J’ai vingt-quatre ans de terrain derrière moi et la situation actuelle me rappelle ce qui s’est passé en Algérie dans les années 90. Je crains que nous, Français ne soyons désormais forcés d’apprendre à vivre avec la peur, comme l’ont fait les Algériens. C’est déjà ce qui se passe dans certains endroits. Aussi, nous autres mères et citoyennes françaises, voulons nous réapproprier ces lieux sous pression des délinquants et des religieux. La politique dans les banlieues, c’est devenu un royaume, avec des maires « rois-soleils » qui recrutent leur service d’ordre chez les racailles !
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mercredi, janvier 27, 2016

Silence de Mme Vallaud face à un islamiste : un internaute élargit l’analyse




En replaçant le silence gêné face à un islamiste de cette femme franco-marocaine, et accessoirement ministre dans un gouvernement français (cherchez l’erreur), dans le cadre des rapports hommes-femmes chez les maghrébins immigrés en France, cet internaute, dont la video m’a été transmise par un commentateur, est simple, clair et profond.

En un gros quart d’heure, il a exposé les problèmes insolubles posés par l’immigration musulmane en France.

Si vous avez des musulmans dans votre entourage (voisins suffit), vous avez constaté ce phénomène du frère qui est un raté auquel ne s’oppose jamais la sœur qui a réussi. Sinon, vous pouvez prendre comme exemple Rachida Dati et son frère.

Puisque ces problèmes sont insolubles, le seul moyen de les éviter est d’arrêter l'immigration maghrébine, et, pendant qu’on y est, africaine. Nous n'avons pas besoin d'immigrés et leur place est dans leur pays, qui n'est pas le nôtre.

Ce qu'il dit sur le couple masochistes (nous) / sadiques (eux) est profond. Sans cela, il est impossible d'expliquer notre passivité devant l'invasion migratoire.

Vous serez peut-être étonnés que je sois d'accord avec cet article :

Salafistes : la critique, pas la censure !

Mais je suis toujours dans la même logique : l'Etat fait chier tous les Français, on restreint leurs libertés, pour ne pas avoir à désigner et à traiter spécifiquement les populations problématiques. Si nos gouvernants étaient vraiment décidés à protéger les Français, il n'y aurait pas besoin d'état d'urgence. Ils appliqueraient les lois existantes et aussi les simplifieraient. Il y a trop d'Etat et pas assez d'urgence.

S'il n'y avait que des Français de France dans notre pays, un documentaire sur les salafistes ne poserait aucun problème. C'est parce qu'on ne veut pas régler le problème de l'immigration musulmane au fond qu'on en est réduit  à ces mesures liberticides mesquines.

vendredi, janvier 08, 2016

Les déséquilibrés, ils sont surtout dans la classe jacassante

J’ai hésité à publier ce billet, désabusé que je suis. Mais l’article d’Ivan Rioufol m’y a poussé. Tant pis, je me répète. Les cons gagnent en épuisant les gens de bien avec leurs conneries. Je serai aussi tenace, et aussi con, qu'eux.

Cela me gonfle plus que jamais, ces histoires de « déséquilibrés » pour se voiler la face devant l’islamisme.

Si un type attaquait un commissariat en criant « Heil Hitler ! », on parlerait à juste titre d’un déséquilibré. Mais si, dans l’année, dix types criant « Heil Hitler ! » attaquaient des commissariats ou fonçaient sur des marchés de Noël ou sur des militaires en faction et qu’une station berlinoise les appelait précisément à ces actions au nom du nazisme, parlerait-on encore de déséquilibrés et seulement de déséquilibrés ? Bien sûr que non.

Cette analogie permet de comprendre à quel point ce qui est déséquilibré, c’est d’abord et avant tout le traitement politico-médiatique de l’islamisme. La classe jacassante est tout miel pour l'isdlam et l'islamisme, prête à tout expliquer, à tout minimiser, à tout édulcorer, à tout pardonner, à tout accepter. Elle est déjà soumise.

Pourtant, les propos lénifiants deviennent insupportables quand l’enjeu est si grave. On nous dit que le mode opératoire du dernier attentat (attaque au couteau + fausse bombe) est « farfelu », sous-entendu « c’est un cas d’espèce, ne vous inquiétez pas bonnes gens ». Farfelue, la fausse bombe, peut-être, mais certainement pas l’attaque au couteau, c’est devenu un mode opératoire classique en Israël. C’est donc un cas typique de désinformation ni vu ni connu j’t’embrouille.

Ensuite, vu la tradition des mariages consanguins au bled et vu le pilonnage propagandiste de l’EIIL, les déséquilibrés islamistes ne risquent pas de venir une denrée rare.

C’est donc une trahison de la classe politico-médiatique de traiter un événement qui, tout bien réfléchi, est politique, comme un fait divers.

Cette République qui tremble de peur…


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L'intransigeance qui devrait être celle de l'État face à cette doctrine régressive n'atteint pas même l'élémentaire vigilance. Avoir entendu Bernard Cazeneuve féliciter les brigades musulmanes de volontaires, qui ont protégé des églises lors des offices de Noël, a permis de se convaincre de la légèreté du pouvoir. Le voici prêt, en effet, à déléguer la sécurité publique à un groupe confessionnel. La dhimmitude, cette soumission du non-musulman à l'islam, est une attitude qui se retrouve chez le ministre de l'Intérieur. Or un tel angélisme peut être compris comme un abandon par le peuple laissé sans défense. La récente mobilisation d'habitants d'Ajaccio, qui ont voulu intimider les voyous impunis d'une cité, est une réaction qui annonce le pire. Les «Arabi fora!» (Arabes dehors!) proférés ont indigné, à juste titre. Mais personne n'avait précédemment dénoncé les multiples «I Francesi fora!».

La culpabilisation, qui rend la République passive sous les crachats des minorités, est l'autre mal qui continue de ronger la France officielle, en plus de l'aveuglement de ses dirigeants devant le néototalitarisme. Ce dernier sait habilement tirer profit de ces deux faiblesses qui le laissent en paix. Significative est la répulsion des «élites» pour la nostalgie, que le chef de l'État associe au «repli, à la fermeture, à la discrimination». Tout ce qui pourrait susciter le regret d'une nation qui tenait son rang est ridiculisé par le discours dominant. Il est vrai que quarante ans de déconstructions ont davantage abîmé l'âme française que la dernière guerre. Cependant, sur ce sujet de la mélancolie interdite comme sur d'autres, la Nation et son peuple ne ressemblent pas à la République et à ses castes. L'émotion populaire suscitée par la mort du chanteur Michel Delpech a été celle du souvenir d'une France forte et joyeuse (voir mon blog).

Défaite morale

Quand Alain Juppé, candidat aux primaires des Républicains, assure (Europe 1, mardi): «J'ai deux adversaires, le FN et le pouvoir en place», l'ex-premier ministre, favori des sondages, se montre tout aussi incapable que Hollande de désigner le totalitarisme qui met pourtant la France en état de légitime défense. À sa cécité s'ajoute un mépris pour la France française, c'est-à-dire construite depuis toujours sur l'assimilation des nouveaux venus. Juppé ne cesse de répéter que «la prétendue assimilation» (prévue aux articles 21 à 24 du Code civil) ne veut plus rien dire. Ce faisant, il emboîte le pas aux groupes de pressions islamiques qui réclament toujours plus de visibilité pour l'islam. Les «accommodements raisonnables» qu'il préconise avec cette religion, pour qui va sa sollicitude, ne peuvent conduire qu'au communautarisme qu'il dit refuser. L'incohérence de sa position est dissimulée par ses prestations médiatiques réussies. Mais l'inévitable mise au jour de son jeu clientéliste risque de refroidir plus d'un électeur inquiet des reculs de la République.

Même l'impertinent Charlie Hebdo, première victime le 7 janvier 2015 de la guerre intérieure qui s'est installée dans la durée, n'ose plus dénoncer ses bourreaux islamistes de peur d'attiser leurs courroux. Sur la une du numéro de cette semaine, c'est un Dieu apparemment judéo-chrétien qui est désigné comme «l'assassin (qui) court toujours». L'hebdomadaire, laissé seul devant des bras armés se réclamant du Prophète, n'est pas blâmable de vouloir éviter d'autres coups. Son choix d'un bouc émissaire n'en est pas moins révélateur d'un renoncement à résister à la barbarie. Cette défaite morale est plus généralement celle du pouvoir en place qui, à l'instar du ministre de l'Économie, Emmanuel Macron (Le Monde, jeudi), laisse croire que, face au terrorisme, «la réponse est économique». Ce n'est pas, en tout cas, l'opinion du premier ministre britannique, David Cameron: après une enquête officielle, il a mis les Frères musulmans, inspirateurs du djihad pour le califat, sous haute surveillance.
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vendredi, janvier 09, 2015

Nous sommes Charlot




La réalité est la suivante : il y a environ 6 millions de musulmans en France du fait d'une immigration massive, incontrôlée et mal intégrée. Parmi ceux-ci, une frange est radicalisée et veut nous imposer par la terreur sa domination, même si elle ne représentente que un pour mille, cela fait encore 6 000 terroristes en puissance. Ils sont comme des poissons dans l'eau dans les zones de non-droit. Des organisations extérieures, Etat Islamique du Levant, Al Qaida, les inspirent, celles-ci sont financées ou aidées par le Qatar, l'Arabie Saoudite et la Turquie.

C'est donc un défi majeur pour notre pays. Un enjeu vital au sens le plus exact du terme.

Face à cela, que faisons nous ?
  • nous évitons soigneusement de désigner l'ennemi. Padamalgam ! Padamalgam ! Cépalié ! Cépalié ! 
  • nous faisons taire ceux qui essaient de discuter les problèmes
  • nous sommes copains comme cochons (si je puis dire) avec le Qatar et l'Arabie Saoudite
  • nous manifestons comme des moutons pleurnichards et bêlants avec les immondes responsables de cette situation
  • nous baptisons des rues
  • nous écrivons des chansons
  • nous nous auto-congratulons de manifestations pathétiques de mièvrerie (Je suis Charlie)

Nous sommes des Charlots.

Si ça continue, nous serons bientôt des Charlots morts ou soumis.




Rioufol contre Diallo : la soumission en action

Ivan Rioufol explique à Mme Diallo que les musulmans doivent se désolidariser des attentats (sous-entendu : parce que nous avons un doute légitime du fait de la violence islamique que nous voyons tous les jours, parce que les terroristes se réclament sans aucun doute possible de l'islam, parce qu'ils vivent au milieu d'autres musulmans qui ne semblent pas empressés de les dénoncer).

Mme Diallo pleure, ce qui est une pauvre défense. Le journaliste, ce salopard, joue sur le pathos.

Que titrent les journaux ? "Rioufol fait pleurer Diallo". Il "dérape".

Le débat sur la violence islamique que les Français voient tous les jours à la télévision est évacué, comme si on n'en avait peur, alors qu'il est censé être évident que l'islam n'est pas violent. Si c'est évident, pourquoi fuir ce débat ?

Les médias sont soumis. Oubliée, la prétendue leçon d'impertinence de Charlie Hebdo.

Les terroristes islamistes ont déjà gagné.

Les Français concluent, avec une saine logique, que si les médias fuient ce débat, c'est que la réponse est évidente, mais dans le sens politiquement incorrect : l'islam est violent. Étonnez vous après cela qu'ils "amalgament".

Les frères Kouachi, bons voisins et «héros djihadiste