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lundi, janvier 27, 2020

Les flacons, ducon !

Etre amateur de bon vin étant devenu un snobisme, on appelle ça « oenologie » et on ne dit plus « bouteilles » mais « flacons », la rime en « con » étant très significative.

Ce vocabulaire de précieuses ridicules a le don de m'énerver et j'insiste lourdement pour employer « bouteille ». Je me suis même laissé aller à « boutanche » (le caviste m'a regardé avec le même air que feu Michou si on lui avait proposé de passer la nuit avec une femme, provoquant chez moi une intense satisfaction).

Et puis toutes ces histoires chichiteuses : ça sent la rose, la violette, la myrtille, la vanille, la main de ma soeur dans la culotte d'un zouave ...

Mais c'est tout notre quotidien qui est matraqué par les précieuses ridicules.

C'est là qu'on voit que la massification de l'enseignement supérieur a été une calamité générale

mardi, novembre 07, 2017

Guerre des sexes, guerre des races et perversion de l'intellect

HARCÈLEMENT SEXUEL : L’EXCEPTION SEXUELLE ?

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La loi de 2002, dite « de modernisation sociale », avait été accueillie comme un progrès considérable par les mouvements féministes. Parmi les évolutions applaudies, figurait pourtant ce que les juristes appellent le « renversement de la charge de la preuve », mettant le présumé harceleur en demeure de prouver sa bonne foi. Ce qui faisait dire à Catherine Le Magueresse, juriste, présidente de l’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail : « Beaucoup de victimes [la confusion est constante entre victimes et plaignantes] étaient découragées par la loi, car c’était à elles d’apporter la preuve des faits. Désormais, l’accusé aussi devra donner des preuves de son innocence ! ».

Quel progrès, en vérité. Ce qui faisait dire à François Fillon, alors Ministre des Affaires sociales, en séance parlementaire du 19 décembre 2002 : « Dans quel autre domaine accepte-t-on que l’accusé soit seul amené à fournir les preuves de son innocence ? Il n’y en a pas ! ». Il est vrai que, relus après la campagne des élections présidentielles de 2017, ces propos prennent une résonance particulière. Il reste que cette prise de position était courageuse.

[…]

La prise en compte de la violence psychologique par les tribunaux est un progrès essentiel : elle suppose la reconnaissance d’une violence invisible. De même, le fait que le harcèlement devienne, à la faveur d’une actualité, un débat de société est une avancée que nous saluons qu’il ne s’agit surtout pas d’éluder : on voit d’ailleurs se rallier à la cause, avec le #TousConcernés, des hommes aussi révoltés que les femmes par le comportement de leurs pairs. Mais lorsque la psychiatrie et la psychologie se caricaturent elles-mêmes et envahissent le prétoire, contaminant jusqu’au discours des avocats, exigeant que le sentiment d’avoir été victime suffise à obtenir une condamnation et que la délation devient une compétition nationale, toutes les dérives sont à craindre.

Ce sont ce terrorisme intellectuel et cette pression « victimologique », cette « Dictature de l’émotion », qui avaient poussé le législateur à satisfaire, en 2002, les revendications féministes en élargissant à outrance le champ du harcèlement sexuel.
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Le drame de cette histoire, c'est que le retournement des mots, des règles et des valeurs n'est pas une malheureuse exception, il est en train de devenir la règle.

Détournement de sens, par Jacques Sapir

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Fatiha Agag-Boudjahlat vient de nous livrer un petit livre, soigneusement recherché et référencé, qui sera de la plus grande utilité dans les débats et les combats politiques qui s’annoncent. Sa thèse générale est que nous sommes confrontés à ce qu’elle appelle un « grand retournement » du sens des mots, mais aussi du sens des principes, qui constitue une attaque mortelle contre la République et la Démocratie. Ce « grand retournement » conduit des intellectuels que l’on pourrait croire éclairés, à tolérer, voire à justifier une racialisation des rapports sociaux. Ce « grand retournement », par le biais de l’ivresse intellectuelle que produit l’absolutisation du relativisme, aboutit à justifier l’injustifiable, à prôner un retour aux heures les plus sombres de l’humanité.

Pourtant, ce « retournement » se fait, en apparence du moins, avec les meilleures intentions du monde. Il se pare de couleurs de l’antiracisme pour épouser un racialisme forcené ; il se déguise des atours d’une pseudo lutte des classes mais c’est pour cacher un retour aux sombres guenilles du nazisme qui faisait justement des « races » ou des groupes ethniques, le sujet de cette lutte. Il va puiser dans une critique de la modernité des arguments pour chercher à renvoyer les hommes, mais surtout les femmes, dans le plus tragique des archaïsmes.
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Affaire Merah : un procès décevant !

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Loin d’être abattue par son malheur, résiliente, [Mme Ibn Ziaten mère d'un des militaires assassinés par Merah] a fondé une association qui porte le nom de son fils pour favoriser l’intégration des jeunes des quartiers difficiles. Elle bénéficie de l’aide des pouvoirs publics et s’est vue décerner plusieurs décorations. C’est évidemment un exemple. Mais de quoi ?

Elle est musulmane, sans excès, et son voile discret ressemble effectivement à celui de nos grands-mères en deuil. Peut-on parler d’assimilation ? Elle demeure profondément marocaine en même temps qu’elle est française. Sans doute la voie qu’elle incarne soulève-t-elle l’espoir, mais on ne peut éviter deux questions : n’est-elle pas une exception ? Peut-elle devenir la règle ? Même en la félicitant pour ce qu’elle fait, et en l’écoutant lorsqu’elle conseille à la France d’être moins naïve, on peut néanmoins se demander ce que feraient cette femme et sa famille, qui ont deux allégeances, si un conflit opposait ces dernières.
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Je me suis aussi posé, sans méchanceté, car Mme Ibn Ziaten mérite le respect, la question de Christian Vanneste.


Petit rappel de la litanie raciste d'Houria Bouteldja à une Insoumise amnésique


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[Mme Obono, député France Insoumise (quel joli oxymore, ce nom pour un parti politique soumis à une religion anti-française dont le nom signifie lui-même Soumission)]sait, c'est que Madame Bouteldja est une « une camarade militante antiraciste qu'elle respecte ».Toute la bouffonnerie, l'hypocrisie, la sottise, la perversion et la dangerosité de l'antiracisme dévoyé sont contenues dans cette lamentable palinodie.

Pour assister Madame Obono à son effort pénible de réflexion sur les déclarations de sa camarade militante antiraciste, rien de tel qu'un pot-pourri, le mot n'est pas trop mal trouvé, des saillies les plus obscènes de cette dernière. Sur notre pays: «Il faut dénationaliser l'histoire de France…. Je crois qu'il faut faire exploser cette identité française… » Après la mort de Merah: « Mohamed Merah c'est moi. Le pire c'est que c'est vrai. Comme moi, il est d'origine algérienne, comme moi il a grandi dans un quartier, comme moi il est musulman.… Comme moi, il sait qu'il sera traité d'antisémite s'il soutient les Palestiniens colonisés, d'intégriste s'il soutient le droit de porter le foulard. Mohamed Merah c'est moi et moi je suis lui. Nous sommes de la même origine et surtout de la même condition. Nous sommes des sujets postcoloniaux. Nous sommes des indigènes de la république… Je dis ce soir, je suis musulmane fondamentale. » Il faudra demander à la députée Insoumise si sa camarade antiraciste qu'elle respecte, ne faisait pas ici l'apologie d'un assassin terroriste.

[…]

Mais trêve de persiflage. Pardonnez ma faiblesse, mais, sur l'échelle de Richter de ma colère, j'avoue en vouloir moins à cette députée indigne qu'à tous ces petits marquis et grands seigneurs de l'intellect qui auront fait la courte échelle à la haine raciale la plus débridée. Des éditions «La Fabrique» d'Eric Hazan à Médiapart en passant par le Bondy blog. Et pour le dire plus nettement, j'en veux davantage encore aux donneurs de leçons antiracistes élégants qui n'ont pas bougé un doigt judiciaire contre Madame Bouteldja tandis qu'ils martyrisaient Georges Bensoussan ou Pascal Bruckner ou encore Pierre ou Paul pour un mot de travers. Le procès reste à instruire de ces apprentis chasseurs de sorciers, minables autant que pérorant, qui auront donc réussi à transformer en deux générations une immigration originellement pacifique en chaudron bouillonnant.
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Mais, dites moi ? Un monde où tous les principes, les valeurs et les mots sont inversés, un monde où l'humilité, la modestie, la finesse sont insultées, un monde où l'envie, la grossièreté, la hargne, l'insulte sont exaltées, n'est-ce pas cela qu'on appelle l'enfer ?




samedi, novembre 04, 2017

Parlez français !

Nous affrontons des combats difficiles.

Mais, aujourd'hui, je vous propose un combat assez facile et fondamental : la défense de la langue française.

Les idées des hommes passent par les mots, c'est pourquoi la défense de la langue n'est jamais un vain combat.

Vous me direz peut-être que les Québecois refusent les mots anglais et voient pourtant leur langue colonisée par les anglicismes. Certes.

Vous devez avoir un guide sûr : le bon goût. Et vous avez la liberté de parler comme vous désirez : rien ne vous oblige à partager les tics verbaux des imbéciles. Il y a un plaisir certain à parler correctement à des baragouineurs.


« Il faut défendre la langue française contre les Trissotin du féminisme »

Écriture inclusive : un outil d’exclusion



Enfin Malherbe vint, et, le premier en France,
Fit sentir dans les vers une juste cadence,
D'un mot mis en sa place enseigna le pouvoir,
Et réduisit la muse aux règles du devoir.
Par ce sage écrivain la langue réparée
N'offrit plus rien de rude à l'oreille épurée.
Les stances avec grâce apprirent à tomber,
Et le vers sur le vers n'osa plus enjamber.
Tout reconnut ses lois; et ce guide fidèle
Aux auteurs de ce temps sert encor de modèle.
Marchez donc sur ses pas ; aimez sa pureté,
Et de son tour heureux imitez la clarté.
Si le sens de vos vers tarde à se faire entendre,
Mon esprit aussitôt commence à se détendre,
Et, de vos vains discours prompt à se détacher,
Ne suit point un auteur qu'il faut toujours chercher.
Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Surtout qu'en vos écrits la langue révérée
Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.
En vain vous me frappez d'un son mélodieux,
Si le terme est impropre, ou le tour vicieux ;
Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme,
Ni d'un vers ampoulé l'orgueilleux solécisme.
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin
Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.

Nicolas Boileau, L’art poétique, chant I, v.131-162

jeudi, septembre 14, 2017

La meilleure défense de la langue française, c'est l'attaque


J'aime décidément beaucoup ce qu'écrit Ingrid Riocreux.




Je voglio nicht spiké globish


P1010707Si l’on m’avait dit qu’un jour je rédigerais la recension d’un livre signé Brighelli, moi qui appartiens à la génération des « crétins »…
C’est le français qu’on assassine se lit avec plaisir : le souvenir de Du Bellay (Deffence et illustration de la langue françoyse, 1549) et de Rivarol (Discours sur l’universalité de la langue française, 1784) irrigue un texte qui allie le sérieux didactique de l’essai avec le mordant du pamphlet. Brighelli s’efface parfois pour donner à entendre ici un poème, là un extrait de roman ou une tirade, qu’il commente, qu’il dissèque, qu’il étudie avec autant de rigueur que d’humour, à vous donner le goût de la littérature. Son style est chatoyant et varié, ne répugnant pas à employer, où il s’impose, le subjonctif imparfait, ni le mot bas où il est sûr de faire effet, ni tel autre signe d’oralité bienvenu qui vient conférer au texte sa force expressive et confirme ce que l’on sent tellement : que l’auteur a mis tout son cœur dans cette défense du français qui est aussi (la casse du titre, intégralement en majuscules, autorise cette lecture), une défense du Français, le vrai, celui qui sait « affiner les mots comme on affine un fromage, et les offrir à déguster à ses amis ».

« Démissions scolaires »

C’est ma vie que raconte Brighelli quand il parle de ces « quelques millions d’enfants nés entre 1985 et 2017 », victimes de l’« effet Meirieu » et de l’idéologisation croissante de l’école. J’ai sans doute été plus épargnée que d’autres, parce que j’ai dû tomber sur quelques profs qui « continuaient à appliquer ce qu’ils savaient faire ».
Tout de même, j’ai subi un nombre considérable de « projets pédagogiques » débiles assortis de leurs heures perdues au CDI (perdues pour les apprentissages, pas pour les bons moments entre copines, cela va de soi). Le programme d’histoire-géo du CM2 qui allait « jusqu’à nos jours » s’est achevé pour moi avec Louis XIV, notre classe ayant été choisie pour participer au Parlement des Enfants (renseignez-vous sur cette ineptie chronophage), ce qui fut aussi l’occasion de mon premier passage à la radio et de ma première rencontre avec des journalistes. Je n’ai jamais entendu parler de Napoléon durant ma scolarité puisqu’il était au programme de quatrième et que je me trouvais dans cette classe en 1999, année de naissance de l’Euro. Toute l’année fut donc consacrée à des exposés, films, projets, rencontres, recherches au CDI, visites et interventions diverses en mode glorification enthousiaste, sur le thème de la monnaie unique. Napoléon était aussi au programme de seconde mais dans une perspective « problématisée et non narrative, reposant sur l’étude de documents », aussi n’en ai-je évidemment rien retenu. À un mois du bac de français, je confondais encore Voltaire et Verlaine, Malraux et Marot et n’avais, de manière générale, aucune notion d’histoire littéraire, les grands auteurs flottant en complet désordre dans un passé brumeux ; ce qui ne m’empêchait pas d’être abonnée aux félicitations du conseil de classe. « Ce n’est pas le niveau qui a baissé, ce sont les ambitions », dit fort bien Brighelli. Et cela oblige à des prouesses : l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle fut pour moi une divine surprise puisque l’arrêt momentané des cours, justifié par l’impératif de la lutte antifasciste, me permit de me plonger dans le Lagarde et Michard de mon père et d’ingurgiter en deux semaines ce que les enfants de son temps apprenaient en sept ans ! Ce Lagmich dont Brighelli dit qu’il lui paraissait naguère « franchement un peu limité » est, comme il le constate, devenu « un monument de résistance à la paupérisation culturelle ».
Mais j’ai eu une chance, énorme, outre celle d’avoir appris à lire dès la grande section de maternelle avec la plus pure méthode syllabique : c’est d’avoir des institutrices qui, sans échapper aux vogues et défauts de notre temps, étaient restées très attachées à l’enseignement de la langue, à l’ancienne. Je me souviens des exercices d’analyse (nature-genre-nombre-fonction, pour chaque mot d’une longue phrase) occupant des après-midis entiers ; j’aimais cela follement. Et les verbes à conjuguer à tous les temps de tous les modes, y compris le conditionnel passé deuxième forme. J’en redemandais. C’est de cela que sont privés les élèves d’aujourd’hui, et Brighelli donne à voir la triste condition de ces crétins fabriqués à la chaîne, et le sombre sort qui en découle pour notre pays et même, notre humanité.
C’est dramatique et grotesque à la fois : on rit en lisant les aberrations débitées par les IPR (inspecteurs pédagogiques régionaux) afin de convaincre les professeurs d’appliquer la réforme Belkacem. Et, malin, Brighelli signale qu’il peut « identifier nommément les auteurs de ces calembredaines ». Que quiconque mettrait en doute l’authenticité des citations se le tienne pour dit !

« Je plaide pour le français, mais je plaide aussi pour l’anglais »

Brighelli dénonce ce qu’il appelle la « trahison linguistique », qu’une citation de Valérie Pécresse, en épigraphe de chapitre donne à entendre sans ambiguïté : « oui, l’anglais nous a envahis, alors cessons de le considérer comme une langue étrangère ! » Mais, démontre Brighelli, ce n’est pas l’anglais qui nous a envahis, plutôt une espèce de sabir bâtard qui, combiné à la dégradation de l’orthographe et de la syntaxe, est en passe de faire ressembler notre langage à celui de Salvatore dans le Nom de la rosed’Umberto Eco !
Il fustige la tendance actuelle des distributeurs de films à ne plus traduire les titres, ou bien, ce qui est peut-être pire, à substituer au titre anglais original un titre en globish. Ainsi The Hangover devint-il Very Bad Trip et Wild Things, Sexcrimes. Il dénonce la réécriture simplifiée des romans d’Enyd Blyton, non seulement dans leur traduction française mais également dans leur version originale. Défense du français, le livre de Brighelli est aussi une déclaration d’amour à la langue de Shakespeare : dans ses pages, Corneille, Mallarmé et Flaubert côtoient James Joyce et Virginia Woolf.

Les patries en danger

Quelle agaçante schizophrénie que celle dont s’offusque Brighelli : l’hypocrisie de cette Europe obsédée par le retour à l’unité linguistique d’avant Babel, et qui prône dans le même temps le développement des langues régionales. Tout particularisme linguistique, des patois locaux au parler banlieue, devient ainsi digne d’être valorisé, pour peu qu’il ne soit pas national, pour peu, en réalité, que sa valorisation contribue à démembrer la nation. Diviser pour faire régner le globish. La tâche d’unification linguistique que s’était assignée la Révolution française est ainsi méthodiquement ruinée. J’ai récemment appris que j’avais quelques gènes en commun avec l’un des grammairiens qui ont collaboré à cette mission révolutionnaire. Je ne sais ce qui ferait le plus de peine à Etienne Molard, petit instituteur parti en croisade contre les régionalismes : découvrir que mon mari emploie « déprofiter », un « lyonnoissisme » par lui condamné dans son ouvrage de 1792, que mon père utilise « beurziller », un verbe qu’il n’aurait pas manqué de proscrire s’il eût été breton plutôt que lyonnais, ou bien s’apercevoir que tous les Français ont délaissé « stationnement » au profit de « parking », un mot qui n’est pas même anglais, rappelle Brighelli.
La langue de l’Europe, la langue de la paix, ce ne peut être le globish qui n’est la langue de personne. C’est la polyglossie (ou multilinguisme) qui suppose l’effort du mouvement vers l’autre.

L’humanité en péril

Rien n’est dispensable ni inutile dans le fonctionnement d’une langue, des combinaisons phoniques aux compositions syntaxiques en passant par son lexique. Elle a son génie propre : ce que la plupart des gens se contentent de dire sans trop y croire ni le comprendre, Brighelli le démontre, exemples à l’appui. Or, les programmes reposent sur l’idée que les enfants d’aujourd’hui sont nés plus stupides que ceux d’hier et ne seraient, par conséquent, plus en mesure d’apprendre ni de comprendre les subtilités de leur langue. Brighelli aurait pu dire un mot de la pénible atteinte à l’estime de soi qui en résulte : on vit mal quand on a l’impression d’avoir volé son bac et j’avoue éprouver des difficultés à donner du « cher collègue » à des professeurs qui disposaient sans doute, avant même de commencer à enseigner, d’une culture bien plus vaste que la mienne le sera jamais.
Parce que la langue articulée, conceptuelle et subtile est ce qui arrache l’homme à son animalité, négliger son enseignement est une catastrophe pour l’humanité. Brighelli prononce deux grands mots :
  • « Racisme ». « Pourquoi l’indigène n’aurait-il pas le droit d’apprend la langue qu’ont maîtrisée Senghor, Hampâté Bâ, Césaire ou Ben Jelloun, sinon parce qu’on le méprise foncièrement ? » Notre auteur va plus loin et accuse les pédagos de complicité objective dans la résurgence du djihad :
« On comprend mieux, écrit-il, comment l’islam rigoriste, qui exige de connaître l’arabe classique, a développé ses arguments. Face à une langue française en lambeaux, l’islam wahhabite impose une langue rigoriste, donnée de surcroît comme divine », quand la nôtre est réduite à des « compétences langagières qui appartiennent davantage au verbiage incontrôlé qu’au bon usage ».
Et ce professeur de s’offusquer que l’on valorise la propension des élèves à « s’exprimer », fût-ce par le bavardage (un IPR fait l’éloge du « papotis » !), alors qu’il faudrait « se taire pour apprendre ».
  • « Fascisme ». Brighelli exhume la réforme de l’éducation accomplie par Mussolini en 1923, dont les principes rappellent furieusement ceux qui ont dicté nos récentes réformes :
« en finir avec l’austérité des enseignements traditionnels, expurger l’école de ses éléments dogmatiques et livresques, valoriser les activités récréatives pour laisser s’épanouir l’expression spontanée de chacun, privilégier l’enseignement fonctionnel destiné à faciliter l’insertion professionnelle ».
Déjà, « la haine de l’intelligence ». Et ce fut le philosophe communiste Gramsci qui protesta du caractère libérateur de l’école « désintéressée » et exigeante qui seule rend l’enfant capable d’apprendre à réfléchir afin de diriger sa vie de manière responsable et autonome.
« L’UMP condamne cet acte de barbarisme sans nom »
Cette phrase, placée en tête d’un chapitre, a été prononcée par Jean-François Copé après un attentat suicide en Afghanistan, qui a fait quatre morts et cinq blessés parmi les soldats français. Il faut croire que cet acte n’avait pas de nom, en effet, puisqu’on le réduit à une faute de langue. Mais la confusion lexicale de Jean-François Copé est intéressante car, de fait, l’appauvrissement du lexique, l’assèchement de la syntaxe, l’accumulation des barbarismes, des impropriétés et des trahisons linguistiques sont bien les signes d’un glissement vers la barbarie. Mais la nôtre. Et l’on pense au mot de Sternberger à propos des nazis : « Leur langue est leur barbarie et leur barbarie est leur barbarisme, car parler et penser ne font qu’un ». Tant il est vrai que la dégradation de la langue constitue un coup porté à la civilisation.
Qui osera dire que Brighelli exagère ? Conséquence directe de l’incapacité à mener le combat par les mots, la violence gangrène notre société. L’illettrisme galopant engendre des comportements agressifs. La loi du plus fort reprend ses droits. L’illettrisme n’est pas l’analphabétisme : est illettrée une personne qui, bien qu’ayant été scolarisée, demeure incapable de lire et d’écrire avec aisance. Obtiennent donc leur bac aujourd’hui, et parfois même avec mention, des gens qui sont, à proprement parler, des illettrés. L’illettrisme est une frustration. L’école qui le produit trahit sa mission, son engagement, la confiance des parents, la soif d’apprendre des petits. Elle engendre de la bestialité et, loin de permettre la fermeture des prisons comme le voulait Hugo, cette école causera bien des guerres. Freud disait que la civilisation avait commencé le jour où l’on avait substitué l’insulte à la pierre. Brighelli propose bien quelques solutions et semble fonder quelques espoirs dans la nomination de Jean-Michel Blanquer. N’étaient ces lueurs dans la nuit, son livre apparaîtrait fort comme la chronique d’un retour à l’âge de pierre.










mercredi, septembre 21, 2016

Nous sommes gouvernés par de la racaille inculte

C’est marrant comme à partir d’un simple mot on peut déduire tant de choses, hélas vraies :

Le mot «religieusement» banni du serment des magistrats

Nos politiciens sont désespérants, au sens exact du mot : ils génèrent du désespoir. On a un sursaut d’illusion, on se dit « Tu exagères, ils ne sont pas si mauvais que tu crois », et, paf, ils montrent qu’ils sont encore pires.



jeudi, février 12, 2015

«Un animal de type sanglier»

Pau : un sanglier déboule à l'hôpital avant d'être euthanasié

Dans ce court article, on trouve «un animal de type sanglier». Suis-je le seul à considérer qu'en français, on écrit, plus simplement, «un sanglier» ? Et qu'un sanglier n'est pas «euthanasié», mais «abattu» ou «tué» ?

Pas si anecdotique que cela paraît. Orwell nous a appris l'importance de manipuler le langage.

On apprend aux Français à parler ampoulé, à ne plus appeler un chat un chat. C'est une manière de les rendre impuissants, puisqu'il faut commencer par parler net pour pouvoir agir.

jeudi, février 05, 2015

Pêle-mêle : la langue de Hollande, la tragédie-euro-grecque, la Russie

Vous savez ce que je pense de la nécessité politique d'une expression correcte en français. Que François Hollande soit une catastrophe verbale, pire que Nicolas Sarkozy tant moqué par la canaille snobinarde gauchiste, n'est pas anecdotique. C'est un symbole de sa médiocrité profonde, qui atteint toutes les fibres de son être, médiocrité morale, spirituelle et intellectuelle :

«L'Europe, elle est...» : Hollande ou le salon du Bourget linguistique

Bercoff : François Hollande, en 120 minutes, pas un mot sur la dette et le chômage

Le « technocratisme » à l'européiste est une tyrannie :

BCE, dette, Syriza : décryptage d'une tragédie grecque

Le titre de cet article est paradoxal, à la limite de stupidité (si nous ne jugeons pas avec nos critères, avec quoi jugeons nous ? Avec les critères des autres ? Nous abdiquons tout jugement propre), mais bien des propos y relèvent du bon sens :

Cessons de juger Poutine à l'aune de nos critères




vendredi, janvier 23, 2015

Pêle-mêle : langue française, union nationale, chape de plomb, cette Terreur qui vient

« S'il est une cause qui devrait être décrétée nationale, c'est bien celle de la langue »

Je suis en parfait accord avec cet article.

Il n'y a rien de plus fondamental que la maitrise de notre langue. Je pèse mes mots, je ne les écris pas à la légère. Ce n'est pas une lubie d'intellectuel, ce problème concerne tout le monde. Les mots sont presque le seul lien entre nous.

Je me souviens de l'histoire d'un délinquant moqué par un avocat : il cherche à lui répliquer mais son vocabulaire et sa syntaxe sont si pauvres qu'il n'arrive même pas à faire une phrase. A la fin, il lui met un coup de boule.

Pour ceux qui n'auraient pas la chance de fréquenter les transports en commun, voici un échantillon de l'expression de fines fleurs de «l'école de la république» (c'est une demoiselle qui parle) :

«- Putain ... Vas-y. - [...]

- Ouais. Putain ... Vas-y ... J'l'ai dit à c' connard... I' peut y aller ... Putain ... Vas-y ...

- [...] - Ouais. Putain ... Vas-y ... Il a kiffé c'te pute ... Vas-Y ... - [...]

- Il est trop lourd c' connard. Putain ... Vas-y ... - [...] - Ouais, vas-y ... Putain ... I'peut aller se faire foutre ... etc. »

On a cru comprendre qu'il s'agissait d'une histoire éternelle de cocufiage entre le «connard» et la «pute».

Une langue maitrisée permet d'exprimer des idées et des sentiments complexes, de nouer des relations sociales et amoureuses riches et variées.

Tous nos maux s'étalent complaisamment à longueur de rapports, aussitôt placardisés qu'écrits. Il y a notamment des rapports sur la dégradation des relations entre garçons et filles. Je ne peux m'empêcher de penser que, parmi d'autres causes (1), il y a le défaut de maitrise du français.

C'est un bonheur rare que de jouer le jeu de la séduction avec des nuances, des doubles sens, des sous-entendus, des non dits pourtant limpides, des plaisanteries qui sont très sérieuses ... N'est pas Ronsard qui veut, mais il y a un minimum, ça serait bien que chacun puisse être autre chose que Ribéry.

Depuis toujours, on sait aussi que la langue est politique. Et puisqu'on parle tant d'intégration, que penser d'un homme qui vit en France depuis vingt ans parlant petit nègre (expression de plus en plus injuste pour les écoles africaines) ? Et ne parlons pas des femmes cloitrées chez elles.

«Loin du français, je meurs», disait Céline. C'est justement parce que le but intime de notre classe dirigeante est de rien laisser derrière elle, telle Attila, que le français ne sera pas sauvé par la France officielle, car sauver notre langue, c'est laisser une chance de survie à notre pays. C'est le crime suprême aux yeux de la France d'en haut.

Mais chacun peut sauver le français, il suffit de le parler, de l'écrire et de le transmettre correctement.

Certes, le français se dégrade : la Pléïade a cru bon de «traduire» Villon. La comparaison est dévastatrice pour le français moderne (2).

Pourtant, mieux vaut ce français là que pas de français du tout.



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Très bon texte, qui synthétise ce que je raconte depuis un certain temps :

Union nationale : on ne change pas une équipe qui perd

Extraits :

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Hormis des discours s’arc-boutant sur les “valeurs de la République” – formule creuse qui sert de paravent, depuis toujours, à toutes les impuissances –, des invocations solennelles à la laïcité, des incantations rituelles à “refuser les amalgames” et un redoublement de ce discours antiraciste dont on sait qu’il n’a eu d’autre utilité historique, depuis près de quarante ans, que d’empêcher de regarder en face le phénomène migratoire, on n’aura, depuis dix jours, pas entendu grand-chose de neuf. Beaucoup se sont même employés à démontrer jusqu’au pathétique leur risible décalage avec le monde réel.

[…]

Mais il faudra aller plus loin encore, et remettre en cause notre sacro-sainte laïcité. Car cette laïcité républicaine que l’on présente aujourd’hui comme l’alpha et l’oméga de la lutte contre l’islamisme, c’est aussi en son nom que l’on a transformé la France en un vaste désert spirituel, où la religion, pourvu du moins qu’elle soit chrétienne, est exclue du débat public, où toute conviction fondée sur la foi est disqualifiée d’emblée, où celle-ci est repoussée avec agressivité dans la sphère privée comme pour mieux l’étouffer (que cette offensive islamiste intervienne si peu de temps après l’offensive des “libre-penseur” contre les crèches de Noël est à cet égard éminemment symbolique), où l’identité chrétienne de notre pays est niée contre toute évidence… La nature ayant horreur du vide, ce désert spirituel, occupé par un consumérisme désespérant et vide de sens, a créé un formidable appel d’air pour des formes dévoyées d’absolu – la multiplication, au sein de la jeunesse française, des candidats au djihad, en est un effroyable signal. Eric Voegelin a mis en lumière le rôle de « l’illettrisme spirituel » comme condition nécessaire au triomphe du nazisme en Allemagne : aujourd’hui ce même illettrisme spirituel constitue en France un terreau de choix pour le développement de l’islamo-nazisme. Ou bien, nous pouvons effectivement préférer un stoïcisme de pacotille et ne rien changer. Mais nous n’aurons plus alors le loisir de pleurer si des drames comme la tuerie de Charlie ou le massacre antisémite de Vincennes se répètent et se multiplient, nous n’aurons que le droit de rougir de honte.
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Tir, tir, tir !

L'attrape‐bobos est de retour !




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Le 11 janvier 2015 a eu un précédent : le 1" juillet 1793

On en profitera pour avoir une pensée émue et respectueuse pour Charlotte Corday.



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(1) : les mauvais modèles dus aux familles éclatées, l'islamisation, le porno, la télé, les jeux videos, la publicité, la féminisme con etc.

(2) : oui, oui, je sais, Curmu, je vois venir vos objections.

dimanche, février 02, 2014

Le mot juste

Les nihilistes de gouvernement sont lancés dans une entreprise de liquéfaction de tout ce qui dépasse, dans un aplanissement généralisé de toutes les personnalités (normal : la Hollande, c'est le plat pays), pour qu'il ne reste plus sous un Etat tout puissant que des abrutis, débiles , jouisseurs, atomisés et interchangeables.

Un des instrument les plus puissants de cette entreprise totalitaire, c'est le massacre de le langue. Orwell nous l'a expliqué cent fois.

Des expressions telles que «sans-papiers», «justice sociale» ou «inégalités sociales» ont été maintes fois analysées.

Sur ce blog, j'écris quelquefois mes billets à la va-vite et je me laisse piéger. Il y a aussi que je suis obligé d'employer les mêmes expressions que tout le monde pour me faire comprendre.

Prenons le temps de nous arrêter sur «réformes sociétales». Le vocabulaire est à l'évidence nouveau. Mon correcteur orthographique et le Littré sont d'accord pour avouer leur ignorance.

Des choses et des idées nouvelles n'étant pas si fréquentes en politique, quand on se sent obligé de nous inventer un mot, c'est généralement pour nous faire passer un vieux truc bien dégueulasse. Comme dit la camarade Martine, quand c'est flou, c'est qu'y a un loup.

En quoi consistent ces «réformes sociétales» ?

A changer les moeurs par la loi. Pour ce qui a trait aux moeurs, un adjectif existe depuis longtemps : «moral».

Les «réformes sociétales» ne sont rien que des réformes morales. Alors pourquoi ne pas les appeler par leur nom ?

Bien sûr, à cause des connotations. On pense à Renan, puis, plus loin, à la Réforme et à la Contre-Réforme, aux guerres de religion. Et nos socialistes risqueraient d'apparaître pour ce qu'ils sont : des directeurs de conscience, des inquisiteurs d'une Sainte Inquisition de caricature, des petits curés de la bien-pensance. Des cons. Mais des cons vicieux et totalitaires.


jeudi, janvier 23, 2014

Crise de défiance

Crise de défiance

A lire cet article, je fais presque figure de modéré !

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Eric Verhaeghe : La langue de bois est la conséquence naturelle du système partitocratique dans lequel nous vivons. Les partis politiques sont un ramassis de médiocres qui écartent minutieusement les gens de talent et ne recrutent que de plus médiocres qu'eux. 

Regardez les jeunes députés de l'Assemblée Nationale : la plupart d'entre eux sont choisis par les partis au vu de leur incompétence, pour être sûrs qu'ils ne changent rien aux règles du jeu. Assez naturellement, ces gens médiocres utilisent une langue médiocre pour s'exprimer. La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a.
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On est assez proche de ma définition du politicien moderne (inspirée de Christian Vanneste ou de Marc de Scitivaux, je ne sais plus) : un politicien est un diplômé qui cherche une planque. Incapable de se rendre utile à la société, il décide de vivre à son crochet et de faire carrière de son parasitisme.

jeudi, décembre 19, 2013

Faire +

Notre commentateur compulsif Curmudgeon s'est fendu d'une petite compilation de ce « faire ...» qui envahit les chiasses verbales des bien-pensants.

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Faire +

couple, famille, famille recomposée, société, société ensemble, communauté, solidarité , solidarité ensemble, socialité, sociation, universalité, partage, démocratie, proximité, quartier, réseau, ville ensemble, ville durable, nation, pays, paysage, France, citoyenneté, culture commune, paroisse, Eglise, université, religion, orchestre, scène en commun.

On peut en tirer des noms comme : le faire-famille.
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Je vous invite à ne pas gloser sur ses expressions, cela serait faire trop d'honneur aux imbéciles qui les ont inventées et qui les emploient.

mercredi, décembre 18, 2013

«Faire France», comme «faire caca» ?

S'il est un domaine dans lequel les ressources des bien-pensants semblent illimitées, c'est le sadisme dans la torture de la langue française.

Après l'horrible «faire famille», voilà qu'ils nous inventent l'ignoble «faire France». Comme «faire caca» ?

Je me demande encore comment un être humain normal, doué de jugement, peut inventer des saloperies pareilles. Mais un gauchiste est-il vraiment humain ?

En tout cas, on remarque le comportement orwellien des gauchistes : saper le langage, saper la famille, susciter des haines pavloviennes. Bien vu, George.

dimanche, octobre 20, 2013

Les «valeurs républicaines» : ignorance, méchanceté, sectarisme

Restaurer le sens des mots !

Mais qui êtes vous, M. Dafri ? (Il y en a marre de ces métèques qui viennent nous expliquer ce que doit être la nouvelle France, qu'ils s'intègrent d'abord pendant quelques générations, qu'ils aient quelques ancêtres inscrits sur les monuments aux morts, et on en reparlera).

Je ne comprends toujours pas, en écoutant leurs discours, quelles sont ces fameuses «valeurs» qu'invoquent à tout bout de champ les gauchistes, qui usurpent généralement le nom de républicains (je serais curieux de voir nos modernes «républicains» adopter les moeurs politiques antiques ! Si on exécutait les ministres ayant échoué, on rigolerait plus).

En revanche, en observant leurs actions, je vois tout à fait clairement : les «valeurs républicaines», ce sont l'ignorance, la méchanceté et le sectarisme.

D'ailleurs, qu'attendre d'autre de gens qui ont pour figures tutélaires Robespierre, Marat et Danton ?

Je souffre particulièrement du naufrage de la langue française. Que voulez vous ? Je préfère la langue de Boileau à celle de Duflot. Heureusement, je me console avec les livres : La Fontaine, Pascal, La Bruyère.

Mais ne croyez pas que les Français soient dupes. Il leur arrive d'être momentanément séduits par des politiciens «qui parlent comme nous», mais ils sentent bien à la longue l'abaissement de la fonction et le mépris du peuple, et du pays, que cet affaissement de notre langue représente.

dimanche, septembre 29, 2013

Qu'est-ce que le «pacte républicain» ?

Certains lecteurs, angoissés et fébriles, m'interrogent gravement : «Qu'est-ce que ce fameux pacte républicain, invoqué par Cécile Duflot pour excommunier Manuel Valls ?»

C'est très simple : c'est comme le contrat social. Un truc que personne n'a jamais vu ni signé. Un assemblage de sons qui sert aux gauchistes à épouvanter les imbéciles de la fausse droite et à s'insulter entre gauchos. Et à imposer leur pouvoir et leur racket aux pauvres Français.

Le contrat social, le pacte républicain, les valeurs républicaines, la démarche citoyenne : les gauchos se payent de mots creux. A nous de ne pas nous faire prendre et de revenir à la Vérité.


jeudi, juin 13, 2013

Turning right now

Notre gouvernement, qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans la stupidité et la traitrise, veut des cours en anglais à l'université. Vous en avez entendu parler. C'est complètement con pour des tas de raisons.

Mais mentionnons une de ces raisons, pas la plus importante dans le cas qui nous occupe, mais elle vaut d'être rappelée : la langue française est plus précise que la langue anglaise.

On connaît au moins un cas d'accident aérien où ce manque de précision a joué un rôle, le contrôleur ayant hésité entre «turning right now» (nous tournons, tout de suite) et «turning right now» (nous tournons à droite, maintenant).

Bien sûr, c'est le genre de considérations qui passent des centaines de lieues au-dessus d'un ministre inculte (pléonasme) du gouvernement Hollande.

dimanche, janvier 27, 2013

«La parentalité», qu'ils disent

Parmi mes raisons d'être opposé aux gauchistes, il y en a d'intellectuelles. Mais il y en a aussi des viscérales, de celles qui me donnent envie de frapper d'abord et de ne pas discuter ensuite.

Ces dernières sont le manque d'humour des progressistes, leur insupportable sérieux, leur arrogance de médiocres et l'ignoble torture qu'ils font subir à la langue française en toute occasion.

Chez eux, la langue, au lieu de servir sa noble mission d'éclaircir les choses, est utilisée pour les brouiller. Ils nous avaient déjà inventé le «mariage pour tous» afin de masquer la parodie de mariage entre personnes de même sexe.

Voilà que l'infâme Bébert Delanoë nous cause de «parentalité».

Parentalité ? Connais pas ! Qu'est-ce que c'est que cet engin ?

Comme on ne peut pas tout savoir, j'ai ouvert le Littré. Parentalité ? Inconnu au bataillon.

En revanche, le Littré connaît parentèle, parentage. Je suis même assez rapidement tombé sur filiation, amour filial, dévotion filiale.

Probablement rien à voir avec «parentalité», sinon ce mot n'aurait pas été inventé, on se serait contenté des mots existants.

Bref, «parentalité», mystère et boules de gomme.

jeudi, octobre 11, 2012

Cécile Duflot, LA connasse

On savait Cécile Duflot géographe distinguée, puisqu'elle place le Japon dans l'hémisphère sud.

Voilà maintenant qu'en linguiste confirmée, elle s'offusque que Bernard Accoyer l'appelle Madame LE ministre. Si cette imbécile comprenait quelque chose au français, elle saurait que c'est l'appellation LA ministre qui est sexiste.

Le désespérant, c'est qu'il n'y a plus qu'une poignée de grincheux dans mon genre pour se rebeller contre ce massacre de la langue française qui rappelle le massacre des bébés phoques à coups de gourdins.

Nous sommes tombés bien bas : il n'y a pas si longtemps, quelques décennies à peine, les députés et les ministres parlaient français, ils avaient des lettres.