HARCÈLEMENT SEXUEL : L’EXCEPTION SEXUELLE ?
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La loi de 2002, dite « de modernisation sociale », avait été accueillie comme un progrès considérable par les mouvements féministes. Parmi les évolutions applaudies, figurait pourtant ce que les juristes appellent le « renversement de la charge de la preuve », mettant le présumé harceleur en demeure de prouver sa bonne foi. Ce qui faisait dire à Catherine Le Magueresse, juriste, présidente de l’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail : « Beaucoup de victimes [la confusion est constante entre victimes et plaignantes] étaient découragées par la loi, car c’était à elles d’apporter la preuve des faits. Désormais, l’accusé aussi devra donner des preuves de son innocence ! ».
Quel progrès, en vérité. Ce qui faisait dire à François Fillon, alors Ministre des Affaires sociales, en séance parlementaire du 19 décembre 2002 : « Dans quel autre domaine accepte-t-on que l’accusé soit seul amené à fournir les preuves de son innocence ? Il n’y en a pas ! ». Il est vrai que, relus après la campagne des élections présidentielles de 2017, ces propos prennent une résonance particulière. Il reste que cette prise de position était courageuse.
[…]
La prise en compte de la violence psychologique par les tribunaux est un progrès essentiel : elle suppose la reconnaissance d’une violence invisible. De même, le fait que le harcèlement devienne, à la faveur d’une actualité, un débat de société est une avancée que nous saluons qu’il ne s’agit surtout pas d’éluder : on voit d’ailleurs se rallier à la cause, avec le #TousConcernés, des hommes aussi révoltés que les femmes par le comportement de leurs pairs. Mais lorsque la psychiatrie et la psychologie se caricaturent elles-mêmes et envahissent le prétoire, contaminant jusqu’au discours des avocats, exigeant que le sentiment d’avoir été victime suffise à obtenir une condamnation et que la délation devient une compétition nationale, toutes les dérives sont à craindre.
Ce sont ce terrorisme intellectuel et cette pression « victimologique », cette « Dictature de l’émotion », qui avaient poussé le législateur à satisfaire, en 2002, les revendications féministes en élargissant à outrance le champ du harcèlement sexuel.
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Le drame de cette histoire, c'est que le retournement des mots, des règles et des valeurs n'est pas une malheureuse exception, il est en train de devenir la règle.
Détournement de sens, par Jacques Sapir
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Fatiha Agag-Boudjahlat vient de nous livrer un petit livre, soigneusement recherché et référencé, qui sera de la plus grande utilité dans les débats et les combats politiques qui s’annoncent. Sa thèse générale est que nous sommes confrontés à ce qu’elle appelle un « grand retournement » du sens des mots, mais aussi du sens des principes, qui constitue une attaque mortelle contre la République et la Démocratie. Ce « grand retournement » conduit des intellectuels que l’on pourrait croire éclairés, à tolérer, voire à justifier une racialisation des rapports sociaux. Ce « grand retournement », par le biais de l’ivresse intellectuelle que produit l’absolutisation du relativisme, aboutit à justifier l’injustifiable, à prôner un retour aux heures les plus sombres de l’humanité.
Pourtant, ce « retournement » se fait, en apparence du moins, avec les meilleures intentions du monde. Il se pare de couleurs de l’antiracisme pour épouser un racialisme forcené ; il se déguise des atours d’une pseudo lutte des classes mais c’est pour cacher un retour aux sombres guenilles du nazisme qui faisait justement des « races » ou des groupes ethniques, le sujet de cette lutte. Il va puiser dans une critique de la modernité des arguments pour chercher à renvoyer les hommes, mais surtout les femmes, dans le plus tragique des archaïsmes.
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Affaire Merah : un procès décevant !
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Loin d’être abattue par son malheur, résiliente, [Mme Ibn Ziaten mère d'un des militaires assassinés par Merah] a fondé une association qui porte le nom de son fils pour favoriser l’intégration des jeunes des quartiers difficiles. Elle bénéficie de l’aide des pouvoirs publics et s’est vue décerner plusieurs décorations. C’est évidemment un exemple. Mais de quoi ?
Elle est musulmane, sans excès, et son voile discret ressemble effectivement à celui de nos grands-mères en deuil. Peut-on parler d’assimilation ? Elle demeure profondément marocaine en même temps qu’elle est française. Sans doute la voie qu’elle incarne soulève-t-elle l’espoir, mais on ne peut éviter deux questions : n’est-elle pas une exception ? Peut-elle devenir la règle ? Même en la félicitant pour ce qu’elle fait, et en l’écoutant lorsqu’elle conseille à la France d’être moins naïve, on peut néanmoins se demander ce que feraient cette femme et sa famille, qui ont deux allégeances, si un conflit opposait ces dernières.
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Je me suis aussi posé, sans méchanceté, car Mme Ibn Ziaten mérite le respect, la question de Christian Vanneste.
Petit rappel de la litanie raciste d'Houria Bouteldja à une Insoumise amnésique
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[Mme Obono, député France Insoumise (quel joli oxymore, ce nom pour un parti politique soumis à une religion anti-française dont le nom signifie lui-même Soumission)]sait, c'est que Madame Bouteldja est une « une camarade militante antiraciste qu'elle respecte ».Toute la bouffonnerie, l'hypocrisie, la sottise, la perversion et la dangerosité de l'antiracisme dévoyé sont contenues dans cette lamentable palinodie.
Pour assister Madame Obono à son effort pénible de réflexion sur les déclarations de sa camarade militante antiraciste, rien de tel qu'un pot-pourri, le mot n'est pas trop mal trouvé, des saillies les plus obscènes de cette dernière. Sur notre pays: «Il faut dénationaliser l'histoire de France…. Je crois qu'il faut faire exploser cette identité française… » Après la mort de Merah: « Mohamed Merah c'est moi. Le pire c'est que c'est vrai. Comme moi, il est d'origine algérienne, comme moi il a grandi dans un quartier, comme moi il est musulman.… Comme moi, il sait qu'il sera traité d'antisémite s'il soutient les Palestiniens colonisés, d'intégriste s'il soutient le droit de porter le foulard. Mohamed Merah c'est moi et moi je suis lui. Nous sommes de la même origine et surtout de la même condition. Nous sommes des sujets postcoloniaux. Nous sommes des indigènes de la république… Je dis ce soir, je suis musulmane fondamentale. » Il faudra demander à la députée Insoumise si sa camarade antiraciste qu'elle respecte, ne faisait pas ici l'apologie d'un assassin terroriste.
[…]
Mais trêve de persiflage. Pardonnez ma faiblesse, mais, sur l'échelle de Richter de ma colère, j'avoue en vouloir moins à cette députée indigne qu'à tous ces petits marquis et grands seigneurs de l'intellect qui auront fait la courte échelle à la haine raciale la plus débridée. Des éditions «La Fabrique» d'Eric Hazan à Médiapart en passant par le Bondy blog. Et pour le dire plus nettement, j'en veux davantage encore aux donneurs de leçons antiracistes élégants qui n'ont pas bougé un doigt judiciaire contre Madame Bouteldja tandis qu'ils martyrisaient Georges Bensoussan ou Pascal Bruckner ou encore Pierre ou Paul pour un mot de travers. Le procès reste à instruire de ces apprentis chasseurs de sorciers, minables autant que pérorant, qui auront donc réussi à transformer en deux générations une immigration originellement pacifique en chaudron bouillonnant.
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Mais, dites moi ? Un monde où tous les principes, les valeurs et les mots sont inversés, un monde où l'humilité, la modestie, la finesse sont insultées, un monde où l'envie, la grossièreté, la hargne, l'insulte sont exaltées, n'est-ce pas cela qu'on appelle l'enfer ?
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mardi, novembre 07, 2017
lundi, avril 18, 2016
Alain et la réalité du politique
Alain Finkielkraut a un coté naïf, Pierrot tombé de la lune, toujours à s'étonner quand il rencontre dans la vraie vie de vrais méchants, que cela soit sur internet ou place de la république, assez navrant pour un homme de son âge. Avec son expérience, il devrait mieux savoir que cela. Il n'a pas lu Carl Schmitt ou Julien Freund. Ou ils ne les a pas compris. Il ne connaît pas l'histoire des guerres civiles et des luttes politiques. Ou il ne les a pas comprises.
Ca et d'autres choses me font trouver le penseur sans grand intérêt. En revanche, l'homme m'est sympathique.
Il a eu un certain courage d'aller voir les Nuit debout / Journée couché par lui-même, mais, justement, les moins naïfs que lui n'ont pas eu besoin de se déplacer pour comprendre ce qu'il en était, cette manifestation non autorisée (en plein état d'urgence !) étant sans mystère (comme le rappelle Guillaume Perrault, on connaît la technique depuis les « journées » révolutionnaires, ça commence à faire un bail).
Citons encore Guillaume Perrault :
***********
Rien de fécond ne pourra naître des incantations de la place de la République. Le grand historien du libéralisme anglais, Elie Halévy (1870-1937), avait tout dit. En 1906, rentré d'Oxford, l'universitaire assiste à une réunion politique à Paris. Il en sort accablé, et écrit à sa femme :
« Quand j'écoute, comme hier à la Société de philosophie, un socialiste révolutionnaire français divaguer trois heures de suite au milieu de l'attention respectueuse d'une trentaine de fonctionnaires, je souhaite d'avoir une religion, un roi, respecter les institutions établies pour donner une assiette à ma vie et sentir que quelque chose autour de moi et en moi s'oppose au tumulte, à la violence, à l'incohérence et à la funeste éloquence. »
***********
L'oncle Finky était-il conscient que son escapade était risquée, qu'un excité alcoolisé ou abruti de mariejeanne pouvait lui mettre son poing dans la gueule ou pire ? Je n'en suis pas sûr, vu qu'il avait emmené son épouse. Ca fait un peu bizarre de penser qu'un homme de sa réputation n'ait pas bien compris que se mêler de politique est dangereux, physiquement dangereux. Pourtant, ses parents ont failli être poussés dans un four pour des raisons politiques, sans animosité personnelle, ça devrait vacciner, rendre prudent, une histoire pareille.
Sa démarche a eu le mérite d'éclairer les naïfs dans son genre et de faire marrer (jaune) les cyniques dans mon genre.
C'est pour ce courage et ce mérite que je vous joins son article :
Finkielkraut : « Ma réponse à ceux qui m'ont expulsé de Nuit debout »
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Et ça ne prend pas. Dans les rues qui longent la place, la vie continue comme si de rien n'était. Les gens vont au restaurant ou au spectacle sans prêter la moindre attention à ce qui se passe à quelques mètres d'eux. J'ai pris conscience, assis moi-même sur une terrasse pour me remettre de mes émotions, que Nuit debout était une kermesse gauchiste sous cloche, une bulle révolutionnaire lovée au milieu d'une ville complètement indifférente.
Tout le monde s'en fout, de Nuit debout. Tout le monde, sauf les médias qui cherchent éperdument dans ce rendez-vous quotidien un renouveau de la politique et lui accordent une importance démesurée. Quel contraste avec les Veilleurs, ces manifestants nocturnes contre la filiation pour tous et la gestation pour autrui! Ceux-là retardaient la marche de l'humanité. Ils ont donc été traités comme quantité négligeable. Je n'ai pas de sympathie particulière pour leur action mais j'aurais aimé alors, et j'aimerais aujourd'hui que les médias se donnent pour mission d'informer et non d'épouser ce qu'ils croient être le mouvement de l'Histoire.
***********
Je suis d'accord avec lui : ça ne prend pas.
En revanche, je ne suis pas d'accord avec la suite comme démonstration : « Dans les rues qui longent la place, la vie continue comme si de rien n'était. Les gens vont au restaurant ou au spectacle sans prêter la moindre attention à ce qui se passe à quelques mètres d'eux. » Pendant la Terreur et l'Occupation, les gens allaient au théâtre et au restaurant, ça ne veut démontre rien.
Ce qui prouve que ça ne prend pas, c'est que le pouvoir n'est pas menacé, ni légalement (on ne sent pas un engouement massif susceptible de faire gagner une élection à Nuit à bavasser) ni illégalement (vous imaginez les gendarmes prêtant main forte à un coup d'Etat des crasseux de Nuit à fumer des pétards !).
Ca et d'autres choses me font trouver le penseur sans grand intérêt. En revanche, l'homme m'est sympathique.
Il a eu un certain courage d'aller voir les Nuit debout / Journée couché par lui-même, mais, justement, les moins naïfs que lui n'ont pas eu besoin de se déplacer pour comprendre ce qu'il en était, cette manifestation non autorisée (en plein état d'urgence !) étant sans mystère (comme le rappelle Guillaume Perrault, on connaît la technique depuis les « journées » révolutionnaires, ça commence à faire un bail).
Citons encore Guillaume Perrault :
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Rien de fécond ne pourra naître des incantations de la place de la République. Le grand historien du libéralisme anglais, Elie Halévy (1870-1937), avait tout dit. En 1906, rentré d'Oxford, l'universitaire assiste à une réunion politique à Paris. Il en sort accablé, et écrit à sa femme :
« Quand j'écoute, comme hier à la Société de philosophie, un socialiste révolutionnaire français divaguer trois heures de suite au milieu de l'attention respectueuse d'une trentaine de fonctionnaires, je souhaite d'avoir une religion, un roi, respecter les institutions établies pour donner une assiette à ma vie et sentir que quelque chose autour de moi et en moi s'oppose au tumulte, à la violence, à l'incohérence et à la funeste éloquence. »
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L'oncle Finky était-il conscient que son escapade était risquée, qu'un excité alcoolisé ou abruti de mariejeanne pouvait lui mettre son poing dans la gueule ou pire ? Je n'en suis pas sûr, vu qu'il avait emmené son épouse. Ca fait un peu bizarre de penser qu'un homme de sa réputation n'ait pas bien compris que se mêler de politique est dangereux, physiquement dangereux. Pourtant, ses parents ont failli être poussés dans un four pour des raisons politiques, sans animosité personnelle, ça devrait vacciner, rendre prudent, une histoire pareille.
Sa démarche a eu le mérite d'éclairer les naïfs dans son genre et de faire marrer (jaune) les cyniques dans mon genre.
C'est pour ce courage et ce mérite que je vous joins son article :
Finkielkraut : « Ma réponse à ceux qui m'ont expulsé de Nuit debout »
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Et ça ne prend pas. Dans les rues qui longent la place, la vie continue comme si de rien n'était. Les gens vont au restaurant ou au spectacle sans prêter la moindre attention à ce qui se passe à quelques mètres d'eux. J'ai pris conscience, assis moi-même sur une terrasse pour me remettre de mes émotions, que Nuit debout était une kermesse gauchiste sous cloche, une bulle révolutionnaire lovée au milieu d'une ville complètement indifférente.
Tout le monde s'en fout, de Nuit debout. Tout le monde, sauf les médias qui cherchent éperdument dans ce rendez-vous quotidien un renouveau de la politique et lui accordent une importance démesurée. Quel contraste avec les Veilleurs, ces manifestants nocturnes contre la filiation pour tous et la gestation pour autrui! Ceux-là retardaient la marche de l'humanité. Ils ont donc été traités comme quantité négligeable. Je n'ai pas de sympathie particulière pour leur action mais j'aurais aimé alors, et j'aimerais aujourd'hui que les médias se donnent pour mission d'informer et non d'épouser ce qu'ils croient être le mouvement de l'Histoire.
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Je suis d'accord avec lui : ça ne prend pas.
En revanche, je ne suis pas d'accord avec la suite comme démonstration : « Dans les rues qui longent la place, la vie continue comme si de rien n'était. Les gens vont au restaurant ou au spectacle sans prêter la moindre attention à ce qui se passe à quelques mètres d'eux. » Pendant la Terreur et l'Occupation, les gens allaient au théâtre et au restaurant, ça ne veut démontre rien.
Ce qui prouve que ça ne prend pas, c'est que le pouvoir n'est pas menacé, ni légalement (on ne sent pas un engouement massif susceptible de faire gagner une élection à Nuit à bavasser) ni illégalement (vous imaginez les gendarmes prêtant main forte à un coup d'Etat des crasseux de Nuit à fumer des pétards !).
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mardi, décembre 15, 2015
mardi, septembre 15, 2015
Quelques articles sur l'invasion migratoire
Honneur aux dames. Commençons par madame le maire des Herbiers qui explique, clairement et sans bavures, pourquoi elle ne veut pas accueillir d'immigrés supplémentaires au nom de sa commune :
Migrants : le témoignage d'un maire réfractaire à leur prise en charge
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Dois-je imposer à mes concitoyens de ma commune, l'arrivée soudaine et définitive de dizaines ou de centaines de nouveaux habitants ?
Je n'en ai pas le droit. Ce ne sont pas à nos communes de subir la fuite en avant irresponsable de nos gouvernants. Ce ne sont pas à nos communes de subir les conséquences de l'ouverture des portes de l'Europe, organisée par la Commission européenne, l'Allemagne et le gouvernement français. Ce ne sont pas à nos communes de subir les conséquences du mensonge de nos gouvernants.
Ce ne sont pas nous, élus locaux, qui laissons croire au monde entier que nos villes sont des eldorados, capables économiquement et socialement, d'accueillir toujours plus de monde. Nos communes n'en ont pas les moyens.
Nous n'en avons pas non plus le droit ; au nom de ceux qui nous ont élus et au nom des générations futures à qui nous devons transmettre l'héritage reçu de nos parents. Enfin, hommes et femmes responsables, nous n'en avons pas le droit, pour les migrants eux-mêmes. Qu'on le veuille ou non, le premier droit d'un migrant reste, incontestablement, celui de ne pas avoir à migrer.
*************
Angela Merkel et la « bonne frontière »
Migrants : la passion française pour le sermon
*************
Ces directeurs de conscience autoproclamés se font une bien piètre idée des Français. Pourquoi décrire ses concitoyens comme des êtres immatures et sans coeur qu'il faudrait protéger contre eux-mêmes ? De quel droit s'estimer investi d'une mission de surveillance et d'un droit de remontrance à leur égard ? Certes, la propension des détenteurs de la notoriété à donner des leçons de morale à leurs concitoyens n'est l'apanage d'aucun pays. On la constate dans toutes les nations occidentales. L'emprise de la télévision sur l'esprit public favorise partout le goût de la pose. Nulle part, cependant, cette passion du prêche ne s'exprime aussi ingénument qu'en France.
[…]
Revendiquer le devoir, pour les dirigeants, de s'opposer au voeu de la majorité des citoyens pose enfin une question de principe. Poussé à son terme, ce raisonnement reviendrait à limiter au maximum le pouvoir de décision du peuple sur ce qui le concerne le plus. Cette ambiguïté existe depuis l'invention de la représentation nationale. «Le peuple m'a envoyé pour exposer mes idées, non les siennes», déclarait Condorcet à l'Assemblée législative (1791-1792).
[…]
On éprouve une sincère admiration pour les Français anonymes qui ont décidé d'accueillir un demandeur d'asile chez eux. Mais la vraie vertu fuit la publicité, comme on l'apprenait jadis à l'école dans les manuels de morale de la IIIe République. C'est pourquoi les prédicateurs que nous avons dû subir sur les ondes et les écrans méritent, eux, un jugement sévère, tant ils n'éprouvaient aucune empathie pour le Français moyen et ses inquiétudes. Jean-Jacques Rousseau avait tout dit dans l'Émile : «Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d'aimer ses voisins.»
*************
Goldnadel : accueil de l'Autre, mépris des siens
*************
Ainsi de Bertrand Russel, grand mathématicien mais crétin politique patenté [comme Albert Einstein]. Sa pensée politique, exprimée noblement en 1937 en dit long sur les périls qui guettent la malheureuse société des hommes lorsqu'elle est guidée par des jobards narcissiques : «la Grande-Bretagne devrait désarmer, et si les soldats de l'Hitler nous envahissaient, nous devrions les accueillir amicalement, comme des touristes ; ils perdraient ainsi leur raideur et pourraient trouver séduisant notre mode de vie (…) Si le gouvernement britannique s'arrêtait d'armer et devenait pacifiste, notre pays ne serait pas envahi et serait aussi en sécurité que le Danemark.»
[…]
Les esprits du temps qui ont osé s'opposer, comme Churchill, aux discours démagogiques à la Russel étaient handicapés. Dans le temps de l'émotion, la rime l'emportera toujours sur la prose. Celui qui se réclame lyriquement de la générosité tétanise celui qui voudrait lui opposer la froide raison.
C'est exactement le moment dans lequel nous sommes concernant les migrants. Un moment où le pieux mensonge sera toujours mieux accueilli que l'ingrate vérité.
Ainsi, des informations concordantes établissent (Le Figaro du 12 septembre) que des salafistes allemands recrutent déjà parmi les migrants : «Les salafistes essaient d'aborder les jeunes réfugiés non accompagnés qui arrivent dans notre pays sans leur famille et qui sont particulièrement en quête de liens et de soutien» a indiqué un porte-parole des services de renseignements de Bavière. L'information a été confirmée par les services de renseignements allemands dans d'autres régions de l'Allemagne, la démarche est encouragée par la vidéo d'un prédicateur islamiste . Selon une étude de la fondation Konrad Adenauer publiée cette semaine, 7000 séviraient en Allemagne et 700 de ceux-ci se seraient déjà rendus en Syrie pour y combattre aux côtés de l'État Islamique. Cette information n'a strictement rien de surprenant, puisque l'Etat islamique a officiellement indiqué dès sa création qu'il utiliserait la migration pour fomenter des attentats et déstructurer l'Europe. Cette information a-t-elle reçu la publicité qu'elle méritait ?
Je suis totalement convaincu que la reprenant à mon compte dans cet article en prose, les poètes démagogues qui me lisent, n'en tireront aucune conclusion pour réfléchir à ce principe de précaution qu'habituellement ils vénèrent, mais en déduirons seulement que je pratique cyniquement l'art du catastrophisme.
[…]
Je pense aux yazidis et aux chrétiens persécutés en tant que tels. Ceux là, assurément , méritent le statut de l'asile politique absolu au rebours des autres réfugiés de guerre et évidemment des migrants économiques. S'il y a discrimination, celle-ci est positive.
[…]
Là ou encore la droite aura gravement failli, habite dans son incompréhension totale du rôle des médias dans la situation actuelle. Obsédé par la prise de pouvoir politique, elle aura toujours négligé le combat culturel. La sociologie politique particulière des journalistes explique beaucoup, mais n'explique pas tout. Les médias audiovisuels fonctionnent, c'est un truisme, à l'image et au son. Le pathos y est donc roi et la réflexion soumise d'avance.
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Migrants : le témoignage d'un maire réfractaire à leur prise en charge
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Dois-je imposer à mes concitoyens de ma commune, l'arrivée soudaine et définitive de dizaines ou de centaines de nouveaux habitants ?
Je n'en ai pas le droit. Ce ne sont pas à nos communes de subir la fuite en avant irresponsable de nos gouvernants. Ce ne sont pas à nos communes de subir les conséquences de l'ouverture des portes de l'Europe, organisée par la Commission européenne, l'Allemagne et le gouvernement français. Ce ne sont pas à nos communes de subir les conséquences du mensonge de nos gouvernants.
Ce ne sont pas nous, élus locaux, qui laissons croire au monde entier que nos villes sont des eldorados, capables économiquement et socialement, d'accueillir toujours plus de monde. Nos communes n'en ont pas les moyens.
Nous n'en avons pas non plus le droit ; au nom de ceux qui nous ont élus et au nom des générations futures à qui nous devons transmettre l'héritage reçu de nos parents. Enfin, hommes et femmes responsables, nous n'en avons pas le droit, pour les migrants eux-mêmes. Qu'on le veuille ou non, le premier droit d'un migrant reste, incontestablement, celui de ne pas avoir à migrer.
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Angela Merkel et la « bonne frontière »
Migrants : la passion française pour le sermon
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Ces directeurs de conscience autoproclamés se font une bien piètre idée des Français. Pourquoi décrire ses concitoyens comme des êtres immatures et sans coeur qu'il faudrait protéger contre eux-mêmes ? De quel droit s'estimer investi d'une mission de surveillance et d'un droit de remontrance à leur égard ? Certes, la propension des détenteurs de la notoriété à donner des leçons de morale à leurs concitoyens n'est l'apanage d'aucun pays. On la constate dans toutes les nations occidentales. L'emprise de la télévision sur l'esprit public favorise partout le goût de la pose. Nulle part, cependant, cette passion du prêche ne s'exprime aussi ingénument qu'en France.
[…]
Revendiquer le devoir, pour les dirigeants, de s'opposer au voeu de la majorité des citoyens pose enfin une question de principe. Poussé à son terme, ce raisonnement reviendrait à limiter au maximum le pouvoir de décision du peuple sur ce qui le concerne le plus. Cette ambiguïté existe depuis l'invention de la représentation nationale. «Le peuple m'a envoyé pour exposer mes idées, non les siennes», déclarait Condorcet à l'Assemblée législative (1791-1792).
[…]
On éprouve une sincère admiration pour les Français anonymes qui ont décidé d'accueillir un demandeur d'asile chez eux. Mais la vraie vertu fuit la publicité, comme on l'apprenait jadis à l'école dans les manuels de morale de la IIIe République. C'est pourquoi les prédicateurs que nous avons dû subir sur les ondes et les écrans méritent, eux, un jugement sévère, tant ils n'éprouvaient aucune empathie pour le Français moyen et ses inquiétudes. Jean-Jacques Rousseau avait tout dit dans l'Émile : «Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d'aimer ses voisins.»
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Goldnadel : accueil de l'Autre, mépris des siens
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Ainsi de Bertrand Russel, grand mathématicien mais crétin politique patenté [comme Albert Einstein]. Sa pensée politique, exprimée noblement en 1937 en dit long sur les périls qui guettent la malheureuse société des hommes lorsqu'elle est guidée par des jobards narcissiques : «la Grande-Bretagne devrait désarmer, et si les soldats de l'Hitler nous envahissaient, nous devrions les accueillir amicalement, comme des touristes ; ils perdraient ainsi leur raideur et pourraient trouver séduisant notre mode de vie (…) Si le gouvernement britannique s'arrêtait d'armer et devenait pacifiste, notre pays ne serait pas envahi et serait aussi en sécurité que le Danemark.»
[…]
Les esprits du temps qui ont osé s'opposer, comme Churchill, aux discours démagogiques à la Russel étaient handicapés. Dans le temps de l'émotion, la rime l'emportera toujours sur la prose. Celui qui se réclame lyriquement de la générosité tétanise celui qui voudrait lui opposer la froide raison.
C'est exactement le moment dans lequel nous sommes concernant les migrants. Un moment où le pieux mensonge sera toujours mieux accueilli que l'ingrate vérité.
Ainsi, des informations concordantes établissent (Le Figaro du 12 septembre) que des salafistes allemands recrutent déjà parmi les migrants : «Les salafistes essaient d'aborder les jeunes réfugiés non accompagnés qui arrivent dans notre pays sans leur famille et qui sont particulièrement en quête de liens et de soutien» a indiqué un porte-parole des services de renseignements de Bavière. L'information a été confirmée par les services de renseignements allemands dans d'autres régions de l'Allemagne, la démarche est encouragée par la vidéo d'un prédicateur islamiste . Selon une étude de la fondation Konrad Adenauer publiée cette semaine, 7000 séviraient en Allemagne et 700 de ceux-ci se seraient déjà rendus en Syrie pour y combattre aux côtés de l'État Islamique. Cette information n'a strictement rien de surprenant, puisque l'Etat islamique a officiellement indiqué dès sa création qu'il utiliserait la migration pour fomenter des attentats et déstructurer l'Europe. Cette information a-t-elle reçu la publicité qu'elle méritait ?
Je suis totalement convaincu que la reprenant à mon compte dans cet article en prose, les poètes démagogues qui me lisent, n'en tireront aucune conclusion pour réfléchir à ce principe de précaution qu'habituellement ils vénèrent, mais en déduirons seulement que je pratique cyniquement l'art du catastrophisme.
[…]
Je pense aux yazidis et aux chrétiens persécutés en tant que tels. Ceux là, assurément , méritent le statut de l'asile politique absolu au rebours des autres réfugiés de guerre et évidemment des migrants économiques. S'il y a discrimination, celle-ci est positive.
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Là ou encore la droite aura gravement failli, habite dans son incompréhension totale du rôle des médias dans la situation actuelle. Obsédé par la prise de pouvoir politique, elle aura toujours négligé le combat culturel. La sociologie politique particulière des journalistes explique beaucoup, mais n'explique pas tout. Les médias audiovisuels fonctionnent, c'est un truisme, à l'image et au son. Le pathos y est donc roi et la réflexion soumise d'avance.
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lundi, août 24, 2015
Thalys : à quand le réveil européen contre l'islamisme ?
Thalys : à quand le réveil européen contre l'islamisme ?
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Et dans une semaine ? On ne voit aucune raison pour que nos belles âmes n'accordent pas le statut de «victime» à ce terroriste-là aussi, muni d'une kalachnikov, de neuf chargeurs bien garnis, d'un pistolet automatique Luger, d'un chargeur neuf mm et d'un cutter, un fanatique prêt, autrement dit, à assassinerdes centaines de passagers. Une «victime»? Cela ne fera aucun doute puisque l'homme, un ressortissant marocain doté d'une carte de séjour lui permettant de se déplacer librement en Europe, appartient à la catégorie «damné-de-la-terre», humilié par une Europe intrinsèquement coupable et post-coloniale. Ne demandons plus à nos bigots «progressistes» et définitivement aveugles — ceux que certains intellectuels d'origine musulmane laïcs et démocrates n'hésitent plus à qualifier de «collabos face aux islamistes» —, d'entrouvrir un oeil et de mettre leur montre à l'heure. Plus leur sens moral se perd, plus leur catéchisme binaire se révèle obsolète, plus ils s'y enferrent. Leur cas est désespéré, mais leur capacité de nuisance intacte. On l'a vu au lendemain des tueries de janvier 2015 à Paris: voilà déjà que quelques semaines plus tard, il ne s'agissait déjà plus de combattre l'islamisme radical, mais le «laïcisme radical» (Emmanuel Todd), «le triomphe du Parti de l'ordre» (Mediapart) (à propos du plan Vigipirate…). Car, cela va de soi, les bourreaux étaient en vérité les victimes (des discriminations et de la haine des Noirs et des Arabes) et les victimes de Charlie ou de la supérette casher des bourreaux : les premiers avaient offusqué les musulmans avec leurs caricatures du Prophète et les Juifs faisant leurs courses un vendredi après-midi devaient être les suppôts d'un Etat «nazi», à savoir Israël…
C'est dire si la maladie française et européenne est profonde. À se demander si elle n'est pas devenue incurable.
En outre, est-on bien certain que les droits de l'homme auront été respectés dans ce que l'on appellera bientôt «l'affaire du Thalys» — la menace terroriste la plus grave à laquelle l'Europe fait face depuis le 11 septembre 2001, selon Europol —, comme on parle désormais de «l'affaire Merah» pour désigner (et banaliser) un massacre d'enfants juifs? À la réflexion, se précipiter sur le terroriste afin de le neutraliser et même, pour ce faire, le rouer de coups et le mettre torse nu comme à Abou Graib, n'est-ce pas extrêmement vilain ?
[…]
Enfin, mais là inutile de parier tant la chose est courue d'avance, nous verrons ressurgir d'ici quelques jours l'inénarrable «loup solitaire» faute d'être capable d'appeler un chat un chat. Cette notion totalement absurde, nous lui vouons une affection toute particulière. Absurde, car si les nouveaux barbares peuvent passer à l'acte individuellement, ils y sont incités par leurs mentors tueurs et violeurs de masse de Syrie ou d'Irak, sans parler de la meute enragée qui se trouve de l'autre côté de leur écran. Qu'à cela ne tienne, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui semble particulièrement mal conseillé, nous l'avait ressorti lors de la tuerie perpétrée par Mehdi Nemmouche au Musée juif de Bruxelles en mai 2014 (quatre morts). Il faudra attendre le mois de novembre et la découverte tardive de Daech (L'Etat islamique) après la trêve estivale, pour que le premier flic de France se résigne enfin à parler «de terrorisme en libre accès sur Internet»… On aurait alors pu espérer que le «loup solitaire» allait définitivement rentrer dans sa tanière pour ne plus jamais pointer son museau. On avait tort: il a fait un retour triomphal sur les écrans de iTV comme de BMF TV à la fin juin 2015, après les crimes islamistes de l'Isère et de Tunisie.
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Thalys : le combat inégal entre un fantasme et une réalité ingrate ?
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Surtout, on ne veut toujours pas vouloir voir que le vivier dans lequel les donneurs d'ordre du terrorisme islamique radical peuvent puiser continue de grossir tellement que la capacité de surveiller et d'agir des services compétents s'en trouve annihilée, a fortiori dans les sociétés démocratiques ouvertes.
À ce sujet, refuser de considérer l'arrivée des migrants d'Orient autrement que comme une invasion en dépit de leur nombre, de son rythme effrayant et de l'illégalité manifeste de la violation des frontières européennes participe de cette idéologie mortifère du refus de la réalité.
Continuer de refuser de voir qu'à côté de migrants qui ont droit à l'asile, d'autres non éligibles devraient être expulsés sans délai ni état d'âme esthétique désormais hors saison participe du même aveuglement .
Refuser de voir encore que parmi ceux-ci, il existe de nombreux islamistes parfois envoyés par Daech -dont certains rejetaient des migrants chrétiens à la mer- qui vont grossir encore un vivier terroriste, précipite davantage l'Europe vers le mur. Et à un train d'enfer.
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Et dans une semaine ? On ne voit aucune raison pour que nos belles âmes n'accordent pas le statut de «victime» à ce terroriste-là aussi, muni d'une kalachnikov, de neuf chargeurs bien garnis, d'un pistolet automatique Luger, d'un chargeur neuf mm et d'un cutter, un fanatique prêt, autrement dit, à assassinerdes centaines de passagers. Une «victime»? Cela ne fera aucun doute puisque l'homme, un ressortissant marocain doté d'une carte de séjour lui permettant de se déplacer librement en Europe, appartient à la catégorie «damné-de-la-terre», humilié par une Europe intrinsèquement coupable et post-coloniale. Ne demandons plus à nos bigots «progressistes» et définitivement aveugles — ceux que certains intellectuels d'origine musulmane laïcs et démocrates n'hésitent plus à qualifier de «collabos face aux islamistes» —, d'entrouvrir un oeil et de mettre leur montre à l'heure. Plus leur sens moral se perd, plus leur catéchisme binaire se révèle obsolète, plus ils s'y enferrent. Leur cas est désespéré, mais leur capacité de nuisance intacte. On l'a vu au lendemain des tueries de janvier 2015 à Paris: voilà déjà que quelques semaines plus tard, il ne s'agissait déjà plus de combattre l'islamisme radical, mais le «laïcisme radical» (Emmanuel Todd), «le triomphe du Parti de l'ordre» (Mediapart) (à propos du plan Vigipirate…). Car, cela va de soi, les bourreaux étaient en vérité les victimes (des discriminations et de la haine des Noirs et des Arabes) et les victimes de Charlie ou de la supérette casher des bourreaux : les premiers avaient offusqué les musulmans avec leurs caricatures du Prophète et les Juifs faisant leurs courses un vendredi après-midi devaient être les suppôts d'un Etat «nazi», à savoir Israël…
C'est dire si la maladie française et européenne est profonde. À se demander si elle n'est pas devenue incurable.
En outre, est-on bien certain que les droits de l'homme auront été respectés dans ce que l'on appellera bientôt «l'affaire du Thalys» — la menace terroriste la plus grave à laquelle l'Europe fait face depuis le 11 septembre 2001, selon Europol —, comme on parle désormais de «l'affaire Merah» pour désigner (et banaliser) un massacre d'enfants juifs? À la réflexion, se précipiter sur le terroriste afin de le neutraliser et même, pour ce faire, le rouer de coups et le mettre torse nu comme à Abou Graib, n'est-ce pas extrêmement vilain ?
[…]
Enfin, mais là inutile de parier tant la chose est courue d'avance, nous verrons ressurgir d'ici quelques jours l'inénarrable «loup solitaire» faute d'être capable d'appeler un chat un chat. Cette notion totalement absurde, nous lui vouons une affection toute particulière. Absurde, car si les nouveaux barbares peuvent passer à l'acte individuellement, ils y sont incités par leurs mentors tueurs et violeurs de masse de Syrie ou d'Irak, sans parler de la meute enragée qui se trouve de l'autre côté de leur écran. Qu'à cela ne tienne, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui semble particulièrement mal conseillé, nous l'avait ressorti lors de la tuerie perpétrée par Mehdi Nemmouche au Musée juif de Bruxelles en mai 2014 (quatre morts). Il faudra attendre le mois de novembre et la découverte tardive de Daech (L'Etat islamique) après la trêve estivale, pour que le premier flic de France se résigne enfin à parler «de terrorisme en libre accès sur Internet»… On aurait alors pu espérer que le «loup solitaire» allait définitivement rentrer dans sa tanière pour ne plus jamais pointer son museau. On avait tort: il a fait un retour triomphal sur les écrans de iTV comme de BMF TV à la fin juin 2015, après les crimes islamistes de l'Isère et de Tunisie.
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Thalys : le combat inégal entre un fantasme et une réalité ingrate ?
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Surtout, on ne veut toujours pas vouloir voir que le vivier dans lequel les donneurs d'ordre du terrorisme islamique radical peuvent puiser continue de grossir tellement que la capacité de surveiller et d'agir des services compétents s'en trouve annihilée, a fortiori dans les sociétés démocratiques ouvertes.
À ce sujet, refuser de considérer l'arrivée des migrants d'Orient autrement que comme une invasion en dépit de leur nombre, de son rythme effrayant et de l'illégalité manifeste de la violation des frontières européennes participe de cette idéologie mortifère du refus de la réalité.
Continuer de refuser de voir qu'à côté de migrants qui ont droit à l'asile, d'autres non éligibles devraient être expulsés sans délai ni état d'âme esthétique désormais hors saison participe du même aveuglement .
Refuser de voir encore que parmi ceux-ci, il existe de nombreux islamistes parfois envoyés par Daech -dont certains rejetaient des migrants chrétiens à la mer- qui vont grossir encore un vivier terroriste, précipite davantage l'Europe vers le mur. Et à un train d'enfer.
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mardi, juillet 10, 2012
Goldnadel : harcèlement moral et autres
Je trouve généralement les billets de Goldnadel pour Atlantico assez mal gaulés, mais celui-ci m'a paru un peu meilleur :
Goldnadel : harcèlement moral et autres
Goldnadel : harcèlement moral et autres
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