Affichage des articles dont le libellé est terrorisme islamique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est terrorisme islamique. Afficher tous les articles

mardi, janvier 07, 2020

Déséquilibré ou musulman ? Les deux, mon général !

Villejuif : Non, Monsieur Macron il ne s’agit pas d’une « violence aveugle ». Ils sont tous possédés par un dieu barbare !

L'islam prédispose à la folie et attire les fous.

Donc dire qu'un attentat musulman est du à un « déséquilibré » déresponsabilise (éventuellement, pas toujours, pas souvent) le criminel mais condamne l'islam.


jeudi, juillet 21, 2016

Il y a encore des héros en France

« J'étais prêt à mourir » : le témoignage de Franck, le motard héroïque de Nice

On notera, pour l'anecdote, qu'il décrit, probablement sans le savoir, les symptômes du stress au combat (ce truc qui nous vient de l'âge des cavernes) : focalisation / effet tunnel, réflexion accélérée, hyper-conscience / sensation que les choses se passent au ralenti, capacités physiques et sensorielles augmentées, insensibilité à la douleur, puis, après coup, fatigue et dépression.

Autre point intéressant de ce témoignage : « J'ai tout de suite compris ». Or, la réaction la plus fréquente des témoins de ce genre d'événements est la sidération, l'incompréhension, voire la paralysie.

Pourquoi a-t-il tout de suite compris ? Pourquoi a-t-il pris au sérieux, contrairement à la plupart, au point que sa réaction a été instinctive, l'idée que la France est en guerre et que s'il se passe quelque chose d'inhabituel, c'est un attentat ?

D'autre part, je commence à en avoir ma claque du discours fataliste « nos services de sécurité sont parfaits. Il n'y a rien à faire de plus pour éviter les attentats. Il faut s'y habituer comme à une fatalité climatique ».

Voilà un article qui remet les pendules à l'heure et la responsabilité au centre du village :

Nice, l'effroyable raté : comment les services de renseignement français sont passés à côté des avertissements de l'Etat islamique



vendredi, juillet 15, 2016

A propos de l'attentat de Nice

Je n'ai pas grand-chose à dire, "je vous l'avais bien dit" ?

Bien sûr, la compassion aux victimes ... Mais elle devient une insulte quand le sentimentalisme lacrymal sert à masquer la ferme décision de ne pas agir sur les causes du terrorisme musulman en France. Alors, le gouvernement, la classe dirigeante toute entière, se contenteront, une fois de plus, de mesures sécuritaires qui emmerderont tout le monde, bourreaux et victimes, et empêcheront plus les Français de se défendre que les terroristes d'agir.

Je vous laisse avec Eric Verheaghe et le commentaire que j'ai laissé en correctif :

Les Niçois, nouvelles victimes du « Vivre Ensemble 

****************
Il faut arrêter de se raconter de jolies histoires.

"Laïciser l'islam" ? Ataturk a essayé, nous avons Erdogan. L'islam existe depuis 1300 ans et l'occident y est confronté depuis sa naissance. Nous le connaissons bien, ce n'est pas comme si c'était une découverte récente. Un peu de culture et de perspective historique, que diable !

Il n'y a qu'une seule chose à faire : arrêter totalement l'immigration musulmane et renvoyer le maximum de musulmans chez eux, car la France n'est pas et ne sera jamais chez eux (le seul moyen pour un musulman d'être vraiment français, c'est de cesser d'être musulman. C'est une grande joie pour moi quand un musulman se convertit chrétien, discrètement, par peur des représailles de ses ex-coreligionnaires).

Cette politique implique évidemment de sortir de tous les "machins" qui nous paralysent (UE, CEDH, etc.). Mais il faut savoir ce que l'on veut : voulons nous encore vivre en France ou dans un califat plus ou moins déguisé qui ne sera plus la France ? C'est une question de vie ou de mort.

Nos dirigeants ont choisi depuis longtemps : la mise à mort de la France, trop petite pour leurs ambitions mégalomaniaques. Le peuple français est abandonné, mais il en a vu d'autres.

On remarquera que le gouvernement se réfugie une fois de plus derrière le très vague "terrorisme", ce qui donne toute la mesure de sa combativité. En fait, sa seule vraie combativité, c'est pour empêcher les Français de se défendre. 
****************

Les Français qui ont envie de se battre pour défendre la France sont une minorité (sinon les mous ne seraient pas élus). La question est : "Cette minorité sera-t-elle assez forte pour faire basculer la majorité molle, le marais, et faire changer la politique de l'Etat ?" Car une fois que l'Etat a basculé du bon coté, c'est gagné.


dimanche, mai 01, 2016

Islam et maffia

J'ai déjà abordé ce sujet sous l'angle limité du djihadisme :

Djihadistes et mafieux

En réalité, c'est à tout l'islam qu'on peut étendre la comparaison :

10 Ways the Mafia and Islam Are Similar

Le plus surprenant est la conclusion, qu'on retrouve pourtant dans un film :



Une remarque : vous comprenez à quel point l'amendement garantissant la liberté d'expression est fondamental pour la préservation du débat et à quel point, à l'inverse, nos lois liberticide Pleven, Gayssot, Taubira stérilise sont un sida mental, et même un sida politique, puisqu'elles empêchent la société française de penser son auto-défense.

mardi, mars 22, 2016

Causeur nous cause de terrorisme islamique

Le plus hallucinant de cet article est qu'il soit nécessaire de l'écrire :

Terrorisme : Lagrange appelle un chat un chat. Face à Olivier Roy, certaines vérités sont bonnes à dire

Il faut dire qu'Olivier Roy est un « islamologue » médiatique comme ion en connaît des dizaines : toujours à nous expliquer que les saloperies inspirées par l'islam n'ont rien à voir avec l'islam.


La Belgique, eldorado d’un djihadisme en plein essor Apprendre des attentats de Bruxelles


************
La théorie des « loups solitaires », pauvres jeunes paumés issus de l’immigration, à la limite de l’aliénation mentale, qui faisait florès, à Paris comme à Bruxelles il n’y a pas si longtemps, vole en éclats. Le djihadisme européen est bel est bien une organisation structurée, dotée d’une stratégie, de centres de commandement, d’un appareil logistique et surtout de bases de repli dans des quartiers où ils sont protégés par la population. Ces « bases vertes », comme on disait jadis les « bases rouges », où les terroristes marxistes (RAF, Brigades rouges, Action directe) tentaient, sans succès de trouver asile et protection, ont, elles, une existence bien réelle. Comment, sinon, expliquer que les terroristes les plus recherchés d’Europe aient pu trouver, pendant quatre mois des « planques » dans la capitale de l’Union européenne. L’imperméabilité de ces réseaux à la pénétration d’indicateurs révèle l’inadaptation des techniques policières en vigueur à les combattre efficacement, pour autant que leurs membres de ces réseaux soient capables de déjouer les méthodes de traque technologique.

Le cas belge est la manifestation ultime et caricaturale d’une situation dont il ne faudrait pas croire que nous sommes épargnés. Molenbeek fait école à Sevran, Marseille, Vaulx-en-Velin. Là-bas, on « apprend de Molenbeek pour apprendre à vaincre » comme jadis les maoïstes de tous les pays « apprenaient de Yenan pour apprendre à vaincre ». La division linguistique de culturelle de la Belgique et de sa capitale, le clientélisme sans rivage de ses élus avec une communauté musulmane qui se sert du bulletin de vote comme d’une arme politique, sont la préfiguration de ce qui pourrait arriver chez nous si l’on persiste à écouter les discours en stéréo d’Edwy Plenel et Tarik Ramadan.

Leurs émules d’outre Quiévrain ont table ouverte au Soir de Bruxelles, principal quotidien francophone de la capitale, comme à la RTBF, et à l’Université libre de Bruxelles.

L’heure n’est plus à la seule compassion envers les victimes, au « Je suis Bruxelles » comme on a été Charlie ou Bataclan. L’heure est à l’exigence populaire d’un combat sans merci, avec tous les moyens adéquats contre une menace avérée et gravissime. Oui, il faut être islamophobe au sens premier du terme, avoir peur d’un islam qui engendre des monstres et de plus en plus des sympathisants actifs ou passifs de ces monstres.
************



Pauvre Belgique : EIIL, c’est pas la compagnie Simoun

Passons vite sur les considérations politiques à propos des attentats bruxellois : c’est toujours la même pathétique rengaine, alliant effusion lacrymale, gesticulation symbolique et refus de la puissance souveraine (1).

C’est tout juste s’ils ne vont pas nous sortir une « marche blanche », vous savez, le truc qui a si bien marché pour empêcher Dutroux de violer les petites filles.

Une considération technique m’inquiète (sans, hélas, me surprendre) : des attentats-suicides synchronisés demandent une certaine expertise. Plus que, disons, prendre une kalach et tirer dans le tas. Il faut des explosifs, des détonateurs, préparer et motiver le suicidé.

Certes, les islamistes pratiquent la chose par centaines tous les ans et ont l’habitude. Mais tout de même … On sent bien que le niveau de l’ennemi qui vit chez nous monte. Et avec les djihadistes-retours de Syrie, notre situation ne va pas s’arranger. Et nous avons toujours un temps de retard : trop peu, trop tard.




**************
(1) : refus de la puissance souveraine. Refus de : reconquérir les territoires perdus du pays (court terme : quadrillage policier et entôlage. Long terme : arrêt de l’immigration qui alimente sans cesse ces quartiers de nouveaux venus), fermer les mosquées extrémistes, interdire le communautarisme musulman (voiles, prénoms, piscines séparées, menus cantines, …), réduire la voilure dans nos relations avec les pays du Golfe, expulser a priori, interdire la double nationalité, déchoir de la nationalité française etc.

Toutes les déclarations du genre « Plus rien ne sera jamais comme avant », on les a déjà entendues mille fois et l'on sait que c'est un signal pour dire au contraire « Tout va continuer comme avant (sauf qu'on va emmerder encore plus ceux qui n'y sont pour rien) ». C'est la même blague que « Le changement c'est maintenant » pour dire qu'on ne touchera à rien.  Le seul discours qui nous prouverait que plus rien ne sera vraiment comme avant et nous rassurerait, c'est le discours nous expliquant comment on arrête totalement l'immigration musulmane et comment on force les musulmans déjà présents à s'intégrer ou à repartir.



lundi, janvier 18, 2016

Attaque de Charlie Hebdo-Six combats en 16 minutes dans un rectangle de 250 x 80 m

Attaque de Charlie Hebdo-Six combats en 16 minutes dans un rectangle de 250 x 80 m

Il faut quelquefois descendre des idées générales et entrer dans les détails techniques.

A ceux qui s'étonnent que le gendarme qui a blessé Saïd Kouachi ne l'ait pas achevé quand il en avait l'occasion, rappelons que le conditionnement induit par le droit très restrictif de la légitime défense rend peu probable qu'un gendarme mette spontanément une balle dans la tête d'un terroristes blessé.

Quand Michel Goya dit qu'il faut se remettre en question, c'est tout qu'il faut remettre en question. Nous récoltons ce que nous avons semé.




jeudi, janvier 14, 2016

La kippa et la machette


"La kippa est une sorte de selfie religieux... par rtl-fr

Je ne partage pas entièrement l'avis de Zemmour : il renvoie trop la kippa et la machette dos à dos et il idéalise la raie publique.

Le contrepoint de Charles Beigbeder :


Porter un signe distinctif religieux, du communautarisme ?

****************
Dans ces conditions, il est évident que l’on ne peut traiter de la même façon les signes distinctifs qui constituent, de près ou de loin, les supports apparents de communication d’une idéologie radicale contre laquelle on ne cesse de nous rappeler que nous sommes en guerre, et ceux qui sont arborés par des communautés totalement éloignées de toute prétention totalitaire et se rattachant à notre tradition nationale. Mettre sur le même plan des signes distinctifs qui renvoient à des réalités totalement différentes n’aide pas à comprendre la véritable nature du problème. Aucun signe n’étant neutre, il importe avant tout de connaître leur signification dans le contexte précis dans lequel ils sont portés. C’est ce discernement que j’appelle de mes voeux.
****************

mardi, août 25, 2015

Principe de précaution (éditorial du Figaro)

Ce fut un élan spontané et unanime. Représentants des Verts, du PS, jeunes socialistes… toute la gauche s'est mobilisée, lundi, contre les propos «inacceptables» et «non républicains» d'Alain Vidalies. Pourquoi une telle bronca contre le secrétaire d'État aux Transports de François Hollande? Interrogé sur le risque de discrimination au faciès lors des contrôles aléatoires de bagages destinés à lutter contre la menace terroriste, Vidalies avait répondu avec une certaine maladresse dans la formulation, mais non sans un fond de bon sens: «À chaque fois qu'on parle de fouille aléatoire, quelqu'un dit: “Oui mais ça risque d'être discriminatoire.” Eh bien écoutez, moi je préfère qu'on discrimine, effectivement, pour être efficace, plutôt que de rester spectateur.» Il a vite dû préciser sa pensée.
La mésaventure du secrétaire d'État prêterait - peut-être - à sourire si elle ne se déroulait pas deux jours après que la France a échappé à un nouveau bain de sang terroriste. Pour gagner contre les soldats du califat, qui n'ont jamais été si nombreux, il faudra pourtant bien se défaire de ces pusillanimités oratoires qui anéantissent la pensée. Car cette nouvelle attaque nous place face à un constat sans appel: nos lois ne nous protègent que très imparfaitement de la barbarie. La réponse sécuritaire n'a pas progressé à la mesure de la menace islamiste.
Les droits-de-l'hommistes de tous poils s'en indigneront, mais comment ne pas s'interroger sur la présence, sur notre territoire, d'étrangers dont les liens avec l'islamisme radical ont été parfaitement identifiés ?
Étrange système que le nôtre, qui détecte (plutôt bien) les terroristes potentiels mais qui, pour satisfaire au dogme absolu de la «libre circulation des personnes», les laisse libres d'aller et venir sans le moindre contrôle à travers l'Europe sans frontières de Schengen ! Étrange société qui prétend appliquer le «principe de précaution» au gaz de schiste et aux OGM mais qui le récuse quand il s'agit de défendre la sécurité physique de ses membres, qui est pourtant la première des libertés !

lundi, août 24, 2015

Thalys : comment Schengen fragilise les États face à l'«euroterrorisme»

Thalys : comment Schengen fragilise les États face à l'«euroterrorisme»

Comme d'hab', c'est moi qui souligne.

***************
Ayoub El Khazzani est l'archétype d'un terroriste d'un genre nouveau, l'euroterroriste. En effet, l'enquête policière a montré le caractère transfrontière et européen du parcours de ce Marocain d'origine. Ayant vécu en Espagne, à Madrid et Algésiras, il a circulé et séjourné, au cours des derniers mois en France, en Allemagne, en Belgique, en Autriche. La cible qu'il a choisie, le Thalys, est hautement emblématique. C'est dans le TGV reliant Paris à Bruxelles, Amsterdam et Francfort, qu'empruntent chaque jours des centaines de fonctionnaires nationaux ou européens pour converger à Bruxelles que le tueur a tenté d'accomplir son massacre. Il est donc le produit non seulement du fanatisme islamiste qui triomphe au Moyen-Orient, mais aussi de l'échec patent de la libre circulation européenne telle qu'elle a été appliquée .

[…]

Car, avec le traité d'Amsterdam du 1er mai 1997, tout a progressivement changé. Les questions d'immigration, d'asile, de frontières, ont échappé pour l'essentiel aux Etats pour devenir des compétences communautaires, européennes, dévolues à la Commission, au Conseil des ministres et au Parlement européen, sous le contrôle de la Cour de justice. La logique initiale de Schengen, fondé sur le respect de la souveraineté des Etats a disparu. Un réglement communautaire du 15 mars 2006 «établissant un code communautaire relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes», applicable à l'ensemble de l'Union (sauf le Royaume-Uni et l'Irlande) a chamboulé le système. Son article 23 n'autorise le rétablissement des contrôles aux frontières que pour une période de 30 jours renouvelables jusqu'à six mois, sous le contrôle de la Commission et de la Cour de justice qui s'assurent que le motif «d'ordre public» est respecté et peuvent sanctionner les Etats en cas d'infraction.

Dans ces conditions de bureaucratisation et judiciarisation extrêmes, les gouvernements répugnent à prendre leurs responsabilités face à la menace terroriste. En tout cas, en janvier dernier, la France n'a pas utilisé cette possibilité contrairement à 1995. En outre, une jurisprudence rigoureuse de la Cour de justice a sanctionné les Etats comme la France qui procédaient à des contrôles à l'intérieur des frontières (arrêts du 22 juin 2010 Aziz Melki et Sélim Abdeli ) en limitant fortement cette pratique. Quant aux mesures de coopération policière européennes (notamment le SIS), elles viennent de montrer leur inefficacité et leur caractère inadapté à la menace.

Cette évolution n'est pas la cause de la menace terroriste, mais elle a sans aucun doute fragilisé les Etats face à cette menace. Elle a des raisons profondes idéologiques: sans frontiérisme, rejet de l'autorité et des Nations. Certes, elle émane avant tout de l'eurocratie bruxelloise dans une logique de pouvoir, mais par aveuglement et par lâcheté, tout au long des années 2000, elle a été acceptée, sinon encouragée par l'ensemble des classes dirigeantes européennes. Face au défi mortel du terrorisme, cet abandon généralisé des milieux politiques européens a ouvert un boulevard aux extrêmes droites qui s'en sont emparé. Les dirigeants européens auront-ils la lucidité de reconnaître leurs erreurs, leurs démissions successives face à la bureaucratie bruxelloise et d'en tirer les conséquences en remettant en cause cette construction mortifère, avant qu'une catastrophe de grande ampleur ne se produise ? Il est permis hélas, d'en douter... Or, il ne se trouvera pas toujours trois Américains dans le Thalys pour sauver des dizaines ou des centaines d'Européens.
***************


Thalys : à quand le réveil européen contre l'islamisme ?

Thalys : à quand le réveil européen contre l'islamisme ?

*****************
Et dans une semaine ? On ne voit aucune raison pour que nos belles âmes n'accordent pas le statut de «victime» à ce terroriste-là aussi, muni d'une kalachnikov, de neuf chargeurs bien garnis, d'un pistolet automatique Luger, d'un chargeur neuf mm et d'un cutter, un fanatique prêt, autrement dit, à assassinerdes centaines de passagers. Une «victime»? Cela ne fera aucun doute puisque l'homme, un ressortissant marocain doté d'une carte de séjour lui permettant de se déplacer librement en Europe, appartient à la catégorie «damné-de-la-terre», humilié par une Europe intrinsèquement coupable et post-coloniale. Ne demandons plus à nos bigots «progressistes» et définitivement aveugles — ceux que certains intellectuels d'origine musulmane laïcs et démocrates n'hésitent plus à qualifier de «collabos face aux islamistes» —, d'entrouvrir un oeil et de mettre leur montre à l'heure. Plus leur sens moral se perd, plus leur catéchisme binaire se révèle obsolète, plus ils s'y enferrent. Leur cas est désespéré, mais leur capacité de nuisance intacte. On l'a vu au lendemain des tueries de janvier 2015 à Paris: voilà déjà que quelques semaines plus tard, il ne s'agissait déjà plus de combattre l'islamisme radical, mais le «laïcisme radical» (Emmanuel Todd), «le triomphe du Parti de l'ordre» (Mediapart) (à propos du plan Vigipirate…). Car, cela va de soi, les bourreaux étaient en vérité les victimes (des discriminations et de la haine des Noirs et des Arabes) et les victimes de Charlie ou de la supérette casher des bourreaux : les premiers avaient offusqué les musulmans avec leurs caricatures du Prophète et les Juifs faisant leurs courses un vendredi après-midi devaient être les suppôts d'un Etat «nazi», à savoir Israël…

C'est dire si la maladie française et européenne est profonde. À se demander si elle n'est pas devenue incurable.

En outre, est-on bien certain que les droits de l'homme auront été respectés dans ce que l'on appellera bientôt «l'affaire du Thalys» — la menace terroriste la plus grave à laquelle l'Europe fait face depuis le 11 septembre 2001, selon Europol —, comme on parle désormais de «l'affaire Merah» pour désigner (et banaliser) un massacre d'enfants juifs?  À la réflexion, se précipiter sur le terroriste afin de le neutraliser et même, pour ce faire, le rouer de coups et le mettre torse nu comme à Abou Graib, n'est-ce pas extrêmement vilain ?

[…]

Enfin, mais là inutile de parier tant la chose est courue d'avance, nous verrons ressurgir d'ici quelques jours l'inénarrable «loup solitaire» faute d'être capable d'appeler un chat un chat. Cette notion totalement absurde, nous lui vouons une affection toute particulière. Absurde, car si les nouveaux barbares peuvent passer à l'acte individuellement, ils y sont incités par leurs mentors tueurs et violeurs de masse de Syrie ou d'Irak, sans parler de la meute enragée qui se trouve de l'autre côté de leur écran. Qu'à cela ne tienne, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui semble particulièrement mal conseillé, nous l'avait ressorti lors de la tuerie perpétrée par Mehdi Nemmouche au Musée juif de Bruxelles en mai 2014 (quatre morts). Il faudra attendre le mois de novembre et la découverte tardive de Daech (L'Etat islamique) après la trêve estivale, pour que le premier flic de France se résigne enfin à parler «de terrorisme en libre accès sur Internet»… On aurait alors pu espérer que le «loup solitaire» allait définitivement rentrer dans sa tanière pour ne plus jamais pointer son museau. On avait tort: il a fait un retour triomphal sur les écrans de iTV comme de BMF TV à la fin juin 2015, après les crimes islamistes de l'Isère et de Tunisie.
*****************


Thalys : le combat inégal entre un fantasme et une réalité ingrate ?

*****************
Surtout, on ne veut toujours pas vouloir voir que le vivier dans lequel les donneurs d'ordre du terrorisme islamique radical peuvent puiser continue de grossir tellement que la capacité de surveiller et d'agir des services compétents s'en trouve annihilée, a fortiori dans les sociétés démocratiques ouvertes.

À ce sujet, refuser de considérer l'arrivée des migrants d'Orient autrement que comme une invasion en dépit de leur nombre, de son rythme effrayant et de l'illégalité manifeste de la violation des frontières européennes participe de cette idéologie mortifère du refus de la réalité.

Continuer de refuser de voir qu'à côté de migrants qui ont droit à l'asile, d'autres non éligibles devraient être expulsés sans délai ni état d'âme esthétique désormais hors saison participe du même aveuglement .

Refuser de voir encore que parmi ceux-ci, il existe de nombreux islamistes parfois envoyés par Daech -dont certains rejetaient des migrants chrétiens à la mer- qui vont grossir encore un vivier terroriste, précipite davantage l'Europe vers le mur. Et à un train d'enfer.
*****************



samedi, août 22, 2015

Terrorisme en France : deux mesures simples qui ne seront pas adoptées

♘ : fermer le robinet migratoire, à l'australienne, car le flux continu de nouveaux arrivants ôte toute possibilité d'intégrer les immigrés de fraiche date (1). J'entends d'ici les réactions outragées : «Ce n'est pas simple du tout. Tu exagères». Hé si, c'est simple : l'Australie a certes profité à plein du fait d'être une île. Mais la pression migratoire, comme toute pression, est sensible aux obstacles. Il en faut peu pour que les immigrés aillent chez nos voisins plutôt que chez nous. Après, c'est l'escalade anti-migratoire entre voisins européens, c'est très bien, c'est ce que je souhaite, et ça nous laisse du temps.

♘ : simplifier le permis de port d'armes. Aujourd'hui, seuls les malfaisants s'arment sans diffculté. En revanche, les honnêtes gens sont emmerdés comme pas possible. Il fut une époque où le Browning Baby faisait partie du sac à main de l'élégante. On va me sortir l'objection du Far-West. Mais vous ne lisez pas les journaux ? Nous sommes déjà au Far West, mais c'est un Far West où seuls les méchants ont des armes. La raison profonde pour laquelle cela ne se fera pas est que le pouvoir a trop peur que ces armes se retournent un jour contre lui (je crois que les Américains ont raison quand ils tiennent le permis de port d'armes comme la garantie ultime de la liberté individuelle).


***********
(1) : on me fera remarquer que les terroristes musulmans sont souvent de deuxième ou troisième générations, voire des convertis. C'est vrai, mais il n'en demeure pas moins que l'intégration est impossible avec ce flux constant de nouveaux arrivants. C'est une mesure de long terme de fermer le robinet.


samedi, juillet 04, 2015

BBC et islamisme : les Anglais sont aussi fous que nous

État islamique ou Daech : la BBC accusée de faire le jeu des terroristes

***************
La BBC est prise à partie dans une polémique avec des politiciens britanniques sur son usage du terme «État islamique» à l'antenne.

[…]

Des députés se sont engouffrés dans la brèche et 120 d'entre eux, dont le maire de Londres Boris Johnson, ont signé une lettre demandant au groupe audiovisuel de cesser d'employer «État islamique». Il causerait du tort aux musulmans dans leur ensemble et semblerait légitimer le califat.

[…]

Le patron de la BBC, Tony Hall, a répondu à la pétition en refusant de changer d'appellation, au nom de l'«impartialité» journalistique qui s'impose à elle. Il estime que Daech serait péjoratif et utilisé uniquement par ses ennemis. Il tient à continuer à évoquer l'Etat islamique par la dénomination qu'il s'est donnée. Depuis quelques jours, cependant, les présentateurs évoquent à l'antenne des périphrases comme «l'autoproclamé» ou le «soi-disant» État islamique.

[…]

Chris Grayling a comparé le souci d'impartialité de la BBC face à l'EI au «phare» qu'elle a été face aux nazis durant la Seconde guerre mondiale [Le voilà, le point Goodwin. Sans lui, les politiciens contemporains seraient perdus].

[…]


Ces grands mots et bisbilles sémantiques montrent surtout que, pendant qu'on se dispute sur la langue dans laquelle on parle de lui, on n'avance guère dans la lutte contre le régime de terreur imposé par les djihadistes.
***************

Ainsi, ce sont les ultra-gauchistes de la BBC qui, par souci d'impartialité (!!!!), appellent les choses par leur nom et les politiciens prétendus patriotes qui, à cause de la chiasse verdâtre que provoquent en eux les musulmans (1), tournent autour du pot.

L'actualité nous offre parfois des moments dont l'ironie est à ce point puissante qu'elle en devient un pur bonheur. On imagine l'article désopilant qu'aurait écrit Philippe Muray de cette concurrence des politiquement corrects, d'autant plus bruyante qu'elle est vaine, face au terrorisme islamique.

Avez vous déjà vu un chien rendu fou par la peur de l'orage ? C'est exactement à cela que me font penser nos politiciens des deux cotés de la Manche.

***************
(1) : en effet, toute cette histoire de ménager la célèbre hyper-sensibilité des musulmans n'est que le masque de la trouille, de la soumission au terrorisme. Ne comptez pas sur nos politocards pour nous défendre : c'est déjà trop tard, ils sont déjà soumis.






dimanche, juin 07, 2015

Sondage : savez vous que ça castagne à Tourcoing ?

Bon, c'est le trip habituel : une «chance pour la France», pauvre et innocente, rencontre la police méchante, méchante, méchante et ça se passe mal. Les autres «chances pour la France», afin de montrer leur hypersensibilité et leurs bons sentiments, cassent tout.

Aujourd'hui, ça se passe à Tourcoing.

Or, j'ai un peu l'impression que, dans les journaux, c'est motus et bouche cousue. Sommes nous dans le scénario de Houellebecq où on ne parle plus des choses qui pourraient donner une mauvaise image des envahisseurs ? Ou est-ce que j'ai raté ?

Votre impression ?

**********
Nota : j'ai classé ce billet dans Terrorisme islamique parce que je pense qu'il y a continuité entre les intimidations des petites frappes et les gros attentats. Les parcours de Kelkhal, de Merah, des frères Kouachi et de tant d'autres suffisent à le montrer, la réflexion aussi. Bien entendu, cette vérité est anathème pour les bien-pensants.

jeudi, avril 23, 2015

Attentat anti-chrétien : les cathos vont-ils se réveiller ?

En italique : les extraits des articles en lien.

Un attentat «évité» par le seul fait du hasard

Super, on peut compter sur le hasard, Dieu est de notre coté, on est rassuré. Mais la politique migratoire folle fait que le hasard est de moins en moins de notre coté : de plus en plus d’immigrés musulmans, cela fait statistiquement de plus en plus de terroristes et d’attentats potentiels.

Et puis, comme écrit Christian Vanneste, L’arrestation de Sid Ahmed Ghlam est l’occasion d’une incroyable opération de brouillage. C’est à qui va le plus contribuer à l’aveuglement de notre pays sur la gravité de la situation. Les faits sont clairs. Une fois encore, une victime, une jeune femme que rien ne prédisposait à mourir sous les balles d’un fanatique, a été tuée. Certes, les attentats dont ce meurtre constituait la première étape, n’ont pas été commis. Le gouvernement se félicite qu’on les ait évités. Ce discours est fallacieux et soporifique. C’est la maladresse de l’apprenti djihadiste qui a enrayé le processus. En revanche, la sécurité publique s’est révélée une fois encore incapable de protéger efficacement la population

Aurélie Châtelain, 32 ans, victime du terrorisme

Parallèlement, Aurélie Châtelain a été élue conseillère municipale, entre 2008 et 2014, sur la liste du maire de droite Guy Bricout. «C'était un véritable rayon de soleil, un sourire éclatant inoubliable. Elle était débordante d'énergie, pétillante, rayonnante ... La danse était sa vie, elle virevoltait de grâce au rythme de la musique», écrit ce dernier dans un communiqué co-signé avec le conseil municipal. Une marche blanche aura lieu dimanche en son hommage.

Une marche blanche ! On rêve ! Les marches d’eunuques, on en a fait des centaines (voir les marches à Charlie).

Les cathos vont-ils se réveiller ?

Ceux qui n'ont pas encore compris, aujourd'hui 24 avril 2015, que l'islam et donc les musulmans conséquents sont fondamentalement hostiles au christianisme et aux chrétiens, que cette hostilité n'a rien de théorique et se traduit par une extrême violence anti-chrétienne, que les chrétiens doivent se protéger de l'islam en refoulant ou en essayant de convertir autant que de besoin les musulmans, ceux qui n'ont pas encore compris tout cela, disai-je, pourquoi le comprendraient-ils soudain aujourd'hui alors que les preuves abondent depuis des mois, des années, des siècles ?

Je suis très pessimiste sur le réveil des cathos, au moins ceux des sommets.

Or, le réveil des catholiques est fondamental pour gagner cette guerre : en effet, il s'agit, au fond du fond, d'une guerre spirituelle. Si les catholiques ne se réveillent pas, s'ils n'assument pas, enfin, leur rôle de guides spirituels de la nation, les non-chrétiens pourront faire ce qu'ils veulent, ils échoueront.

Les chrétiens de France, nouvelle cible des islamistes

Les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont expertisé les téléphones mobiles et l'ordinateur du terroriste présumé. L'analyse du matériel saisi a permis d'établir que le suspect «était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d'un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église», a expliqué le procureur Molins.

Attentat déjoué : stupeur et émotion devant l'église Saint-Cyr-Sainte-Julitte

Le père Jourjon insiste: «On va continuer le dialogue. On ne va surtout pas aller là où les terroristes voudraient nous conduire: la peur, l'isolement, la fermeture.»

Mgr Ribadeau Dumas : «Nous ne devons pas céder à la peur»

Nous appelons tout le monde au calme. Il n'y a pas de raisons de s'alarmer de manière disproportionnée [Pauvre con !]. Troisième considération: il serait dangereux de regarder l'autre avec méfiance, comme quelqu'un de susceptible de causer un dommage à une église. L'attitude chrétienne est celle de l'ouverture, de l'accueil. Nous avons à vivre cette dimension au quotidien, ce qui n'empêche pas une certaine vigilance.

Vous ne pouvez pas empêcher les gens d'avoir peur…

On peut les encourager à surmonter leur peur.

Mgr Ribadeau-Dumas, comme le père Jourion, nous parle de peur mais nulle part il ne nous dit d'où elle vient, de qui elle vient et si elle ne serait pas, par hasard, justifiée, et si, plutôt que de combattre la peur, il ne faudrait pas en combattre les causes. Il réussit l’exploit de ne pas prononcer les mots «islam», «islamique», «islamiste», «musulmans» !

Je croyais que les clercs avaient un devoir de Vérité. J'ai dû me tromper.

Disons les choses franchement : Mgr Ribadeau-Dumas nous parle de ne pas céder à la peur mais il cède à la peur de dire la vérité et de décrire les choses telles qu’elles sont. Comme tous ceux qui lui ressemblent, c'est un lâche, intellectuellement et moralement. Dans sa position de pasteur, c'est un déserteur, un salaud.

Heureusement, il y a Annie :

Annie, 62 ans, se dit «très touchée». «Dans les pays arabes, il y a des chrétiens persécutés qui sont obligés de fuir! souligne-t-elle. Maintenant, voilà que ça arrive en France, pays laïc, ça m'inquiète pour les chrétiens de notre pays ! C'est terrible ; on s'en sort plus!» Malgré ses craintes, elle viendra à la messe dimanche prochain, «en mémoire de tous les chrétiens qui se font attaquer partout dans le monde».

Une fois de plus, les Français sont seuls. Abandonnés par ceux qui devraient en être - comment dire ?- les bergers contre les loups.



mercredi, avril 22, 2015

Le management de la sauvagerie

Le management de la sauvagerie

Article passionnant. Et terrifiant. Surtout si l’on songe que le livre a été écrit en 2004. Extraits de l'article à la fin du billet.

On s’aperçoit que, depuis dix ans, l’Occident subit la stratégie des djihadistes. C’est un grand classique de la guerre : celui qui est motivé et a une stratégie s’impose à celui qui est démotivé et n’a pas de stratégie, même s’il paraît matériellement plus fort.

Aucun pays occidental n’a de stratégie anti-djihadiste réaliste, à ma connaissance (si je me trompe, merci de me rassurer).

Car vanter les mérites du Mac Do, de l’Iphone (et de Conchita Wurtz), ce n’est pas une stratégie : les djihadistes utilisent très bien les outils de la modernité, ce n’est pas une question matérialiste.

Comment une société qui est pétrifiée à l’idée de la mort, du risque et du temps qui passe peut vaincre des gens qui n’ont pas peur de la mort et qui pensent avoir l’éternité pour eux ?

Il me semble que notre stratégie devrait reposer sur trois piliers :

♘ Maintenir autant que possible les Etats existants ou travailler à leur dissolution ordonnée (genre Tchéquoslvaquie) puisque la première étape des djihadistes est de profiter de l’anarchie. Bush pour l’Irak, Sarkozy pour la Libye, Hollande pour la Syrie, Juppé et Kouchner parce ça me plait : dans les fossés de Vincennes façon duc d’Enghein.

♘ Prouver que Dieu n’est pas du côté des djihadistes. Autrement dit, les vaincre à chaque fois qu’une occasion se présente, y compris chez nous. Nous en viendrons peut-être un jour à la bombe nucléaire.

♘ Attiser leurs divisions. Les musulmans ont la scissiparité compulsive de nos écolos ou de nos trotskistes, c’est dire s’il y a un terrain à travailler.


***************
La « sauvagerie » qu’il est ici question de manager n’est absolument pas celle qui consiste à brûler des prisonniers ou à leur couper la tête. Dès sa préface, et au fil de son ouvrage, Abu Bakr Naji définit la « sauvagerie » en question comme étant la situation qui prévaut après qu’un régime politique s’est effondré et qu’aucune forme d’autorité institutionnelle d’influence équivalente ne s’y est substituée pour faire régner l’état de droit. Une sorte de loi de la jungle, en somme.

Avec un pragmatisme remarquable, ce djihadiste convaincu, dont l’ouvrage est méthodiquement constellé de références à la Sunna, considère la « sauvagerie » comme une ressource, un état à partir duquel on peut modeler une société pour en faire ce sur quoi reposera un califat islamique dont la loi soit la Charia. Le management de la sauvagerie est un recueil stratégique qui théorise finement l’exploitation coordonnée de ressorts cognitifs et émotionnels au profit d’un but politique d’essence religieuse. Sa lecture marginalise les commentaires qui tendraient à faire passer les acteurs du jihad pour des aliénés mentaux ou des êtres primaires incapables de comprendre les subtilités propres à l’être humain.

[…]

Le premier volet, « démoralisation et épuisement », exploitera quelques états de fait.

[…]

Il est donc préconisé aux djihadistes de frapper initialement dans les secteurs non-prioritaires pour l’Etat impie, modérément protégés, via des actions de faible intensité. Puis d’accroître l’intensité des actions. Cette progressivité permet aux combattants de se faire la main tout en donnant l’impression à l’ennemi que la menace va sans cesse croissant. Quand c’est possible, il est conseillé d’attaquer les forces de sécurité de second ordre affectées aux zones peu stratégiques : aisées à vaincre, leur déroute contribuera à démoraliser et décrédibiliser l’Etat central, et les djihadistes leur prendront du matériel utile pour la suite des opérations tout en mettant à mal l’illusion de toute-puissance de l’Etat impie.

[…]

Le second volet, « administrer (10) la sauvagerie », a pour but de bâtir la base sociale, militaire et territoriale du futur Etat islamique. Il voit l’instance jihadiste venir libérer une société en proie au chaos de sorte à la remodeler pour la rendre conforme à la Charia et en faire le socle de l’action à suivre. Il s’agit, pour commencer, d’une déclinaison jihadiste de ce que le stratège occidental nomme « soft power ».

Les nouvelles bases morales instillées dans la société « sauvage » pour la remodeler sont celles de la Charia, et Abu Bakr Naji insiste à nouveau sur le concept de progressivité, préconisant que la sensibilisation commence par les aspects les plus fondamentaux, pour ne s’occuper de choses moins essentielles qu’au fil des progrès moraux islamiques réalisés. Aux stades précoces du processus, il est même conseillé de coopérer avec les groupes armés hostiles au pouvoir central même s’ils ne sont pas djihadistes, dès lors qu’il n’en résulte pas de division dommageable au sein de la communauté. Aux stades avancés, en revanche, on aura vu ces groupes se dissoudre au sein de la structure djihadiste, dans le cadre du processus tout naturel d’union de l’Oumma. On ne peut s’empêcher de penser alors à la manière dont le front al Nusra (déclinaison syrienne d’al Qaeda) modèle la société dans les campagnes syriennes tout en se faisant le démultiplicateur de force des mouvements rebelles non affiliés…

Le périmètre géographique concerné, sa population, ses ressources, tout cela a vocation à être défendu militairement, et à servir de base à la suite de l’action. Laquelle suite consistera, pour les djihadistes, à se renforcer sur les terres « de sauvageries » pour, à terme, reproduire l’action dans d’autres périmètres. Il ne s’agit plus là de « soft power », et Abu Bakr Naji précise qu’un pilier majeur de cette défense est la dissuasion par la violence et l’horreur. Toute attaque de la zone de management de sauvagerie doit se solder, pour l’agresseur, par les pires avanies afin de lui rendre douloureuse la seule idée de recommencer.

Le troisième volet, l’instauration de l’Etat islamique, est la simple résultante des phases précédentes et n’appelle à ce titre guère d’autre commentaire.

[…]

La doctrine d’Abu Bakr Naji prône que toute action adverse entreprise contre les jihadistes ait un prix. L’objectif est qu’en les prenant pour cible, l’ennemi ait l’absolue certitude qu’il en paiera le prix, et que ce prix sera élevé. L’urgence n’est pas de mise, et il est précisé que non seulement il est permis de faire « payer le prix » plusieurs années après les faits, mais que cela peut survenir n’importe où. Que la police égyptienne emprisonne des moudjahidines et il sera possible que des moudjahidines d’Algérie enlèvent un diplomate égyptien, par exemple, qu’on proposera d’échanger contre les djihadistes capturés. Quant à ce qu’il y a lieu de faire de l’otage en cas d’échec du marché, c’est extrêmement clair.

Conclusion temporaire

Les conflits d’émanation jihadiste aujourd’hui en cours n’ont pas fini de nous éclairer sur la mise en œuvre du Management de la Sauvagerie. L’accessibilité toujours accrue d’Internet a soulevé, parmi les sphères de pouvoir et les médias d’information, la question de son rôle comme démultiplicateur de forces dans le recrutement des djihadistes. Elle signifie également que la diffusion du message de terreur dans le cadre d’opérations « démoralisation et épuisement » va probablement s’intensifier. D’ailleurs, on ne peut déconnecter cet aspect de celui du recrutement. Abu Bakr Naji professe que les coups portés à l’ennemi encouragent les partisans du jihad et leur donnent envie de se joindre au combat.
***************

dimanche, février 22, 2015

Charlie, les bobos, la batte de baseball, le bébé phoque et moi

**********
Paris: le mémorial Charlie saccagé

L'autel [c'est quoi, comme culte ? La « république » ?] à la mémoire des 17 victimes des attentats de Paris, où viennent se recueillir les passants depuis plus d'un mois sur la place de la République, a été saccagé ce vendredi pour la 4ème fois, rapporte cet après-midi Métro News. Les couronnes de fleurs arrachées et les dessins déchirés.

"Pourquoi ? Pourquoi détruire ce symbole de paix, en hommage à nos victimes des attentats ??... Stupeur et colère au 17", écrit le collectif "17 plus jamais", créé spontanément après les attentats pour faire vivre le lieu de mémoire. Les membres du collectif ont décidé de porter plainte auprès des services de police, après avoir remis en état le lieu de mémoire [« lieu de mémoire » ? Bravo le cliché ! ].
**********

Bien sûr, c'est moi qui souligne.



Ce genre de niaiseries crée en moi le fantasme suivant.

Sortir ma batte  de baseball et fracasser devant une assemblée de bobos le crâne du premier bébé phoque venu en hurlant « Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ? Hein ! Qu'est-ce qu'il faut que je vous vous explique ? » tout en tapant  sauvagement le pauvre bébé phoque, victime indirecte des bobos.

Alors, je vais mettre les points sur les i : amis bobos, les terroristes de Charlie n'étaient pas seuls, ils n'étaient même pas fous, il y a des gens qui partagent leurs idées, qui sont convaincus qu'ils ont eu raison, qu'ils sont des héros et que leurs victimes ne méritent aucun hommage. Ces gens nous détestent, vous et moi, ils nous mettent dans le même sac.  Et, non, ce n'est pas de la bêtise d'écervelés, ou pas seulement. Tout le monde il est pas beau, tout le monde il est pas gentil. Le Mal, ça existe et, non, ce n'est pas le Front National. Ca serait plutôt une autre chose, qui s'appelle, entre autres, le fanatisme islamique.

Capice ? Ou vous voulez que j'explique une deuxième fois en détachant mieux les mots ? Ou que je vous fasse un dessin ?

samedi, février 21, 2015

Le dangereux tropisme islamiste de l'Amérique

Accord USA-Turquie pour équiper les rebelles syriens

C'est une décision totalement folle, on sait ce que vaut la modération des islamistes modérés.

Or, c'est loin d'être un cas isolé, une erreur malencontreuse et exceptionnelle.

L'achat de Rafales par l'Egypte vient en grande partie de la décision des Américains en aout 2014 d'empêcher les Egyptiens de bombarder l'Etat Islamique du Levant avec leurs F16. Et chacun connaît la carrière d'Oussama Ben Laden.

L'alliance des USA avec le wahhabisme est vieille, elle date de 1945.

Mais le mal est beaucoup plus profond. Comme Chesterton, protestant converti catholique, l'explique, il y a beaucoup d'affinités entre le puritanisme protestant et certaines formes rigoureuses du sunnisme.

Prenons un exemple significatif. Ce n'est pas par hasard si les USA ont jadis prohibé l'alcool et si cinq cents villes américaines ont encore des législations très sévères sur la vente et la consommation d'alcool. Chesterton a des pages lumineuses sur l'attitude religieuse vis-à-vis de l'alcool comme révélatrice d'une vision de l'homme. Vous savourerez cet article : L'art perdu de boire catholique (1).

Le moine ripailleur n'est pas hérétique !

Sur l'alcool, il y a les catholiques d'un coté, les puritains et les sunnites de l'autre, et ce rapprochement pénible ne s'arrête pas là.

Je suis très gêné que la plus grande puissance mondiale soit l'alliée de ceux que je considère comme nos ennemis de toujours, plus que les Anglais et plus que les Allemands, c'est dire !

Ceci dit, l'Eglise catholique n'est pas totalement perdue : l'ordre de Malte prie tous les 7 octobre pour les chevaliers et les servants d'armes tués à la bataille de Lépante en repoussant l'envahisseur ottoman.

Nota : certains me font remarquer que les catholiques sont les chrétiens plus enclins à faire des mamours à l'islam. Je sais, j'en connais qui sont islamophiles jusqu'au ridicule. Mais c'est plus l'effet de leur déboussolement (2) qui les affaiblit et les conduit à se rallier aux mâles dominants que d'affinités dogmatiques.

*************
(1) : les puristes pourront s'en tenir à la règle d'Hilaire Belloc, ami de Chesterton. Ne pas boire d'alcools inventés après la Réforme. Cela laisse quand même pas mal de possibilités ! J'ai cru comprendre que les conférences de la société des amis de Chesterton avait plutôt lieu le matin, parce que l'après-midi, après le déjeuner, ça pouvait tanguer.

Pour ceux qui sont touchés par la Grâce :

L’art catholique de déguster le Whisky

(2) : L'Eglise de Rome devient trop dure pour ce qu'elle a de mou et trop molle pour ce qu'elle a de dur. Elle se dévirilise à la vitesse grand V. Le Salut est toujours le même : la doctrine, les Saints.

mercredi, février 18, 2015

Le dessein des terroristes islamiques (2)

Certains lecteurs se sont sentis émoustillés par la suggestion que les terroristes islamiques pourraient ne pas avoir un dessein précis. J'ai déjà donné mon avis dans un billet.

Notre serial-commentateur Curmu a posté ce lien passionnant :

What ISIS Really Wants

The Islamic State is no mere collection of psychopaths. It is a religious group with carefully considered beliefs, among them that it is a key agent of the coming apocalypse. Here’s what that means for its strategy—and for how to stop it.

C'est un peu long et en anglais. Cependant, ça vaut le coup de faire l'effort. C'est la première fois que je vois aborder la question sérieusement au delà des poncifs inconsistants du style « ce n'est pas le vrai islam » ou « ce sont des fous ». Je n'ose pas poser la question de savoir si on trouve un équivalent français, j'ai peur de la réponse.

J'ai enfin compris que les différences entre Al Quaïda et l'Etat Islamique du Levant étaient profondes parce que, entre autres, d'ordre religieux. Une des questions qui séparent les deux entités : les musulmans plus ou moins occidentalisés (boivent de l'alcool, par exemple) sont-ils des pécheurs, qu'il faut punir, ou des apostats, qu'il faut tuer ? La réponse à cette question religieuse n'est pas sans conséquences tactiques et politiques.

Bonne lecture.

mardi, février 17, 2015

Immigration, terrorisme et délinquance

Discussion spécieuse chez Zemmour et Naulleau à propos du lien entre immigration et délinquance.

Ce lien est simple, comme celui avec le terrorisme.

Tous les immigrés ne sont pas délinquants, mais tous les délinquants d'origine immigrée, c'est-à-dire la majorité, ont besoin d'immigration pour se mouvoir, d'un milieu où se trouver « comme des poissons dans l'eau » (Mao Zedong).

Tous les musulmans ne sont pas terroristes, mais tous les terroristes sont musulmans. Ils ont besoin d'immigration musulmane pour prospérer.

Mettez en place une vraie politique anti-immigration musulmane et vous verrez le terrorisme et la délinquance diminuer. Ca ne me gênerait pas de donner 100 000 € à chaque immigré musulman, hommes, femmes et enfants (donc 700 000 € pour une famille de cinq enfants) y compris à ceux qui sont français de papiers, pour qu'il retourne « au pays». Cent milliards d'euros par million d'immigrés renvoyés, ça ne me semblerait pas trop cher payé.