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dimanche, avril 26, 2020
La religion d'Etat.
C’est une vision superficielle de croire que nos dirigeants favorisent l’islamisation de la France uniquement par lâcheté : il y a de profondes affinités entre technosocialisme et islam.
En 1914, Chesterton publie L’auberge volante. Il imagine que les dirigeants anglais islamisent leur pays pour mieux contrôler la population. Les Anglais entrent en résistance dans des pubs clandestins.
Chesterton avait oublié d’être con.
La vie, la mort, le virus.
Ce billet va être très court, il tient en une citation :
La souci excessif de la santé a toujours quelque chose de morbide.
GK Chesterton
Eric Zemmour, après un reportage sur la grippe de Hong-Kong de 1969, où on voit que les Français continuent à vivre comme d'habitude sans en faire une batteuse conclut les interrogations des invités par un définitif : « Ils avaient plus de vitalité que nous, c'est tout ».
Saint Jean-Paul II (1) parlait de culture de mort. Nous en avons un exemple concret par le virus : nous préférerons nous suicider avec le confinement plutôt que de risquer de vivre avec le risque mortel du virus.
Et puis, notre imprévoyance, c'est aussi une conséquence de la culture de mort : nous ne voulons plus nous battre pour rester dans l'histoire. Nous voulons mourir tranquillement renversés dans le fossé. Que tout soit linéaire vers l'agonie, sans sursaut, sans anicroche.
************
(1) : ça me fait toujours bizarre de l'appeler saint car je pense immédiatement au sketch de Coluche : « On a poussé un Polonais vers la fenêtre ... Jean-Polski, y a ta bagnole qui gêne ... Quoi ! Ma bagnole ! ... C'est lui le pape ! ... Aaaaaah ! ... C'est un Polonais ! ... Oooooooh ! ».
La souci excessif de la santé a toujours quelque chose de morbide.
GK Chesterton
Eric Zemmour, après un reportage sur la grippe de Hong-Kong de 1969, où on voit que les Français continuent à vivre comme d'habitude sans en faire une batteuse conclut les interrogations des invités par un définitif : « Ils avaient plus de vitalité que nous, c'est tout ».
Saint Jean-Paul II (1) parlait de culture de mort. Nous en avons un exemple concret par le virus : nous préférerons nous suicider avec le confinement plutôt que de risquer de vivre avec le risque mortel du virus.
Et puis, notre imprévoyance, c'est aussi une conséquence de la culture de mort : nous ne voulons plus nous battre pour rester dans l'histoire. Nous voulons mourir tranquillement renversés dans le fossé. Que tout soit linéaire vers l'agonie, sans sursaut, sans anicroche.
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(1) : ça me fait toujours bizarre de l'appeler saint car je pense immédiatement au sketch de Coluche : « On a poussé un Polonais vers la fenêtre ... Jean-Polski, y a ta bagnole qui gêne ... Quoi ! Ma bagnole ! ... C'est lui le pape ! ... Aaaaaah ! ... C'est un Polonais ! ... Oooooooh ! ».
vendredi, avril 24, 2020
mardi, février 11, 2020
La gauche tarée en action : sa préférence pour les criminels.

17 criminels jamaïcains multi-récidivistes sont renvoyés en Jamaïque. C'est un drame pour la gauche tarée. La cabane sur le chien, la mort du petit cheval, l'holocauste qui recommence, les scènes d'hystérie ...
Par contre, ça : Écosse : au moins 44 jeunes filles abusées sexuellement par un gang de 55 demandeurs d’asile « pakistanais, afghans, turcs,… » Rien, aucune réaction, nada, banal ...
Cette inversion des valeurs a été définitivement expliquée par JL Harouel (ici et là), auquel on peut ajouter une pincée de Chesterton.
Elle n'en demeure pas moins très choquante, même, avec un parfait cynisme, sur un plan purement fonctionnel : aucune société gnostique n'a jamais été pérenne.
vendredi, novembre 23, 2018
Thanksgiving vu par Chesterton
Why Chesterton Despised Thanksgiving Day
En nos temps stupides qui allient puritanisme et morosité, Chesterton est une joie de l'esprit et de l'intelligence.
Chesterton serait épouvanté (mais probablement pas surpris outre mesure) par le néo-puritanisme qui détruit les université occidentales.
Avec son alacrité habituelle, Chesterton propose que la Grande-Bretagne fête Thanksgiving. Comme le jour béni où elle a réussi à se débarrasser de ses pénibles puritains.
En nos temps stupides qui allient puritanisme et morosité, Chesterton est une joie de l'esprit et de l'intelligence.
Chesterton serait épouvanté (mais probablement pas surpris outre mesure) par le néo-puritanisme qui détruit les université occidentales.
Avec son alacrité habituelle, Chesterton propose que la Grande-Bretagne fête Thanksgiving. Comme le jour béni où elle a réussi à se débarrasser de ses pénibles puritains.
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lundi, août 14, 2017
jeudi, septembre 15, 2016
Le plaisir de lire Chesterton
Il y a le plaisir de lire Homère, le plaisir de lire Chrétien de Troyes, le plaisir de lire Montaigne, le plaisir de lire Pascal, le plaisir de lire Simon Leys ... La liste n'est pas infinie mais elle est très longue.
Chacun de ces plaisirs est différent. Le plus grand de tous, pour moi, c'est Homère. Je suis désespéré, vraiment, sans exagération, de penser que de moins en moins de Français sauront le lire.
Mais le sujet du jour, c'est Chesterton.
Chesterton, auteur foisonnant. Il pouvait dicter un article à sa secrétaire tout en écrivant un autre de sa main. De plus, il y a eu des périodes où il buvait comme un trou, non pas que cela soit forcément mauvais à la création, mais cela n'aide pas à la constance. Evidemment, sa production est très inégale.
Chesterton était libre, au point qu'il a écrit la biographie d'un poète sans qu'une seule de ses citations fût exacte (et même il en a inventé une) et, pourtant, c'est l'analyse la plus profonde de ce poète.
Chesterton est souvent incompréhensible, soit qu'il évoque une actualité aujourd'hui oubliée, soit qu'il est, simplement, confus, en tout cas, pour moi.
Et pourtant, chacun y trouvera satisfaction. C'est un auteur lumineux.
Sa biographie de Saint Thomas d'Aquin m'a été une révélation, celle de Saint François d'Assise moins car il n'est plus familier.
On considéra avec satisfaction (tout en regrettant amèrement que les Français en furent absents) que Lépante est le prétexte du poème le plus admiré de Chesterton, lu dans les trannchées comme d'autres lisaient Homère ou Montaigne :
Si je devais vous conseiller dans la lecture de Chesterton, commencez par les enquêtes du Père Brown. Ensuite sa biographie de l'aquinate, puis L'homme éternel.
Chacun de ces plaisirs est différent. Le plus grand de tous, pour moi, c'est Homère. Je suis désespéré, vraiment, sans exagération, de penser que de moins en moins de Français sauront le lire.
Mais le sujet du jour, c'est Chesterton.
Chesterton, auteur foisonnant. Il pouvait dicter un article à sa secrétaire tout en écrivant un autre de sa main. De plus, il y a eu des périodes où il buvait comme un trou, non pas que cela soit forcément mauvais à la création, mais cela n'aide pas à la constance. Evidemment, sa production est très inégale.
Chesterton était libre, au point qu'il a écrit la biographie d'un poète sans qu'une seule de ses citations fût exacte (et même il en a inventé une) et, pourtant, c'est l'analyse la plus profonde de ce poète.
Chesterton est souvent incompréhensible, soit qu'il évoque une actualité aujourd'hui oubliée, soit qu'il est, simplement, confus, en tout cas, pour moi.
Et pourtant, chacun y trouvera satisfaction. C'est un auteur lumineux.
Sa biographie de Saint Thomas d'Aquin m'a été une révélation, celle de Saint François d'Assise moins car il n'est plus familier.
On considéra avec satisfaction (tout en regrettant amèrement que les Français en furent absents) que Lépante est le prétexte du poème le plus admiré de Chesterton, lu dans les trannchées comme d'autres lisaient Homère ou Montaigne :
Si je devais vous conseiller dans la lecture de Chesterton, commencez par les enquêtes du Père Brown. Ensuite sa biographie de l'aquinate, puis L'homme éternel.
mercredi, décembre 16, 2015
Catholix reloaded (F. Guillaud)
L’auteur part d’une analyse simple et claire dont il s’explique en introduction.
Nous sommes pris dans la Matrice antichrétienne (en référence au film Matrix), qui est faite de deux membres (la célèbre tenaille de la 7ème compagnie de transmissions !).
Le christianisme considère que nous sommes les libres enfants de Dieu.
Les deux membres de la Matrice sont, d’une part, la « Religion qui massacre » (c’est ainsi que l’auteur la nomme), qui sait que nous sommes enfants de Dieu mais combat la liberté et, d’autre part, la post-modernité, qui sait que nous sommes de libres enfants mais combat Dieu en encourageant la licence débridée, qui finit en avortements, euthanasies, commerce d’enfants et de ventres.
Les deux membres de la Matrice ont en commun l’anti-christianisme farouche, cruel, inextinguible et donc la haine du libre exercice de la raison. Notamment, la Matrice post-moderne nous bombarde de messages paralysant l’exercice de la raison « Chacun son opinion », « Tout se vaut », « Rien n’est démontrable », faisant ainsi le symétrique de l’autre membre « Ne réfléchissez pas, tout est dans le livre ».
Le curé qui renvoyait dos à dos les tueurs du Bataclan et leurs victimes a manqué de compassion, de finesse et d’à-propos mais pas de jugement.
L’auteur insiste sur un thème cher à ce blog : la Matrice ne se balade pas dans l’éther, elle pénètre en vous par vos yeux, par vos oreilles, à travers la radio, la télé, la musique en continu (1) (qui est une sorte de bruit blanc intellectuel, qui empêche de s’ennuyer, de méditer, de réfléchir), par la frénésie de fausse communication du téléphone portable etc. Eteignez la radio, la télé, le portable. Comme disait René Char, « fermez souverainement les yeux ».
Cette introduction étant faite, l’auteur entreprend une apologie du christianisme et même du catholicisme, c’est-à-dire, rappelons le, de démontrer par l’argumentation les dogmes catholiques. L’exercice est un grand classique. Il était un peu passé de mode sous la pression anti-rationaliste (voir ci-dessus), mais j’ai l’impression qu’il revient, sous l’influence de l’impasse post-moderne.
Bref, l’auteur fait le panzer de la dialectique, de la philosophie et de la logique, c’est assez réjouissant. Je trouve sa démonstration de l’existence de Dieu, qui se ramène à l’argument ontologique, tirée par les cheveux mais j’avoue peiner à la contredire.
Je préfère Chesterton, au style poétique inimitable et –me semble-t-il, plus en adéquation avec le catholicisme (il faut une bonne dose de poésie, plus que de rationalité, pour croire que l’Eglise est le corps du Christ).
Mais l’exercice est très instructif.
Il y a des points que je n’avais jamais pris la peine de creuser. Il faudra que je cause de certains.
****************
(1) : je n’ai évidemment rien contre la musique. Mais c’est très différent d’écouter de la musique en marchant dans la rue, pour s’isoler, pour s’abrutir, et de se poser dans son fauteuil avec un bon verre et d’écouter un bon morceau. Ce n’est pas la même musique, c’est la même différence qu’entre l’alimentation et la gastronomie.
Nous sommes pris dans la Matrice antichrétienne (en référence au film Matrix), qui est faite de deux membres (la célèbre tenaille de la 7ème compagnie de transmissions !).
Le christianisme considère que nous sommes les libres enfants de Dieu.
Les deux membres de la Matrice sont, d’une part, la « Religion qui massacre » (c’est ainsi que l’auteur la nomme), qui sait que nous sommes enfants de Dieu mais combat la liberté et, d’autre part, la post-modernité, qui sait que nous sommes de libres enfants mais combat Dieu en encourageant la licence débridée, qui finit en avortements, euthanasies, commerce d’enfants et de ventres.
Les deux membres de la Matrice ont en commun l’anti-christianisme farouche, cruel, inextinguible et donc la haine du libre exercice de la raison. Notamment, la Matrice post-moderne nous bombarde de messages paralysant l’exercice de la raison « Chacun son opinion », « Tout se vaut », « Rien n’est démontrable », faisant ainsi le symétrique de l’autre membre « Ne réfléchissez pas, tout est dans le livre ».
Le curé qui renvoyait dos à dos les tueurs du Bataclan et leurs victimes a manqué de compassion, de finesse et d’à-propos mais pas de jugement.
L’auteur insiste sur un thème cher à ce blog : la Matrice ne se balade pas dans l’éther, elle pénètre en vous par vos yeux, par vos oreilles, à travers la radio, la télé, la musique en continu (1) (qui est une sorte de bruit blanc intellectuel, qui empêche de s’ennuyer, de méditer, de réfléchir), par la frénésie de fausse communication du téléphone portable etc. Eteignez la radio, la télé, le portable. Comme disait René Char, « fermez souverainement les yeux ».
Cette introduction étant faite, l’auteur entreprend une apologie du christianisme et même du catholicisme, c’est-à-dire, rappelons le, de démontrer par l’argumentation les dogmes catholiques. L’exercice est un grand classique. Il était un peu passé de mode sous la pression anti-rationaliste (voir ci-dessus), mais j’ai l’impression qu’il revient, sous l’influence de l’impasse post-moderne.
Bref, l’auteur fait le panzer de la dialectique, de la philosophie et de la logique, c’est assez réjouissant. Je trouve sa démonstration de l’existence de Dieu, qui se ramène à l’argument ontologique, tirée par les cheveux mais j’avoue peiner à la contredire.
Je préfère Chesterton, au style poétique inimitable et –me semble-t-il, plus en adéquation avec le catholicisme (il faut une bonne dose de poésie, plus que de rationalité, pour croire que l’Eglise est le corps du Christ).
Mais l’exercice est très instructif.
Il y a des points que je n’avais jamais pris la peine de creuser. Il faudra que je cause de certains.
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(1) : je n’ai évidemment rien contre la musique. Mais c’est très différent d’écouter de la musique en marchant dans la rue, pour s’isoler, pour s’abrutir, et de se poser dans son fauteuil avec un bon verre et d’écouter un bon morceau. Ce n’est pas la même musique, c’est la même différence qu’entre l’alimentation et la gastronomie.
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Chesterton
vendredi, novembre 13, 2015
Chesterton et l’indissolubilité du mariage
Chesterton et l’indissolubilité du mariage
C'est du Chesterton, donc un délice d'intelligence et d'esprit.
*************
Chesterton à vrai dire est un champion de l’indissolubilité du mariage, qu’il défend pour plusieurs raisons. L’une de ces raisons est d’une nature purement mystique. Nous l’illustrerons par une très belle scène de The Ballad of the White Horse, où un soldat lance sa seule arme, une épée rouillée, au visage d’un chef ennemi positionné à plusieurs mètres de là et prêt à décocher sa flèche. Le roi Alfred de Wessex, qui a assisté à la scène, commente le symbolisme de cette « prouesse de feu » :
« c’est bien manière de Chrétien, par le fer ou la plume dévote, que de satisfaire le désir de son cœur en jetant son cœur loin de toute assurance. Et d’aucuns se vouent à la ruche des moines, d’aucuns à l’amitié d’une gente dame, mais telle est la manière des Chrétiens qu’ils honorent leurs vœux jusqu’à la fin. »
[…]
« c’est précisément cette échappatoire, cette impression d’avoir une possibilité de faire marche arrière qui stérilise le plaisir moderne. Partout on assiste à des tentatives fébriles et obstinées pour atteindre gratuitement au plaisir. […] Ainsi, en religion et en morale, le décadent mystique dit “Baignons dans la pureté et le sacré sans prendre la peine de maîtriser nos pulsions ; chantons alternativement des hymnes à la Vierge et à Priape.” Ainsi, en amour, les sectateurs de l’amour libre disent ‘Expérimentons la beauté du don de soi sans prendre le risque de l’engagement ; voyons s’il n’est pas possible de se suicider un nombre illimité de fois.’ Évidemment, ça ne marchera pas. Il y aura des frissons, sans aucun doute, pour le spectateur, l’amateur, l’esthète, mais il existe un frisson connu seulement du soldat qui combat pour son drapeau, de l’ascète qui s’affame pour atteindre l’illumination, de l’amant qui a fini par faire un choix. Et c’est par la vertu transfiguratrice de cette discipline personnelle qu’un serment est une chose essentiellement saine. »
*************
Le post-moderne, qui veut que rien ne l'engage, ni ses propres choix, ni naissance (combien de fois ai-je entendu l'argument stupide «Je ne dois rien à ma patrie car je n'ai pas choisi l'endroit où je suis né» ?), ni son physique, est vraiment un triste personnage, plein de son vide. On comprend que l'euthanasie, ça soit son truc.
Nous sommes loin du XVIIème siècle, le siècle des belles morts. Bon, tout le monde n'est pas Louis XIII ou Louis XIV.
C'est du Chesterton, donc un délice d'intelligence et d'esprit.
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Chesterton à vrai dire est un champion de l’indissolubilité du mariage, qu’il défend pour plusieurs raisons. L’une de ces raisons est d’une nature purement mystique. Nous l’illustrerons par une très belle scène de The Ballad of the White Horse, où un soldat lance sa seule arme, une épée rouillée, au visage d’un chef ennemi positionné à plusieurs mètres de là et prêt à décocher sa flèche. Le roi Alfred de Wessex, qui a assisté à la scène, commente le symbolisme de cette « prouesse de feu » :
« c’est bien manière de Chrétien, par le fer ou la plume dévote, que de satisfaire le désir de son cœur en jetant son cœur loin de toute assurance. Et d’aucuns se vouent à la ruche des moines, d’aucuns à l’amitié d’une gente dame, mais telle est la manière des Chrétiens qu’ils honorent leurs vœux jusqu’à la fin. »
[…]
« c’est précisément cette échappatoire, cette impression d’avoir une possibilité de faire marche arrière qui stérilise le plaisir moderne. Partout on assiste à des tentatives fébriles et obstinées pour atteindre gratuitement au plaisir. […] Ainsi, en religion et en morale, le décadent mystique dit “Baignons dans la pureté et le sacré sans prendre la peine de maîtriser nos pulsions ; chantons alternativement des hymnes à la Vierge et à Priape.” Ainsi, en amour, les sectateurs de l’amour libre disent ‘Expérimentons la beauté du don de soi sans prendre le risque de l’engagement ; voyons s’il n’est pas possible de se suicider un nombre illimité de fois.’ Évidemment, ça ne marchera pas. Il y aura des frissons, sans aucun doute, pour le spectateur, l’amateur, l’esthète, mais il existe un frisson connu seulement du soldat qui combat pour son drapeau, de l’ascète qui s’affame pour atteindre l’illumination, de l’amant qui a fini par faire un choix. Et c’est par la vertu transfiguratrice de cette discipline personnelle qu’un serment est une chose essentiellement saine. »
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Le post-moderne, qui veut que rien ne l'engage, ni ses propres choix, ni naissance (combien de fois ai-je entendu l'argument stupide «Je ne dois rien à ma patrie car je n'ai pas choisi l'endroit où je suis né» ?), ni son physique, est vraiment un triste personnage, plein de son vide. On comprend que l'euthanasie, ça soit son truc.
Nous sommes loin du XVIIème siècle, le siècle des belles morts. Bon, tout le monde n'est pas Louis XIII ou Louis XIV.
mardi, juillet 07, 2015
Croisades et jihad
Jean Flori : "Le djihad est une conquête, la croisade, une reconquête"
Dans notre monde où ce sont les idiots, les crétins et les escrocs qui donnent le la, c'est un poncif incontesté que les croisades et le djihad sont équivalents.
Qu'un musulman soutienne cette thèse controuvée peut se comprendre, mais le pire, à pleurer, c'est que je l'ai entendue soutenue avec le plus de véhémence par des grenouilles de bénitier du genre à aller à la messe tous les dimanches.
Je dis : «Faut pas pousser mémère dans les orties !», je suis pris d'une folle envie de les saisir par les cheveux et de leur taper la tête sur le rebord du bénitier. Seule mon éducation me retient (probablement à tort : laisser les cons parler les encourage dans leur connerie).
Chez nombre de catholiques pratiquants, la charité chrétienne s'est transformée en masochisme et en soumission à l'Autre. Ils confondent martyre et suicide. Oui, oui, Chesterton, les vertus chrétiennes devenues folles.
Je suis encore plus pessimiste que Flori. Oui, nos dirigeants sont déjà résignés à l'abandon des chrétiens d'Orient avec une solide indifférence. Mais les chrétiens pratiquants aussi, il suffit d'entendre avec quelle gêne et avec quelle discrétion ce sujet est abordé lors de la prière universelle. La mode est à l'allusion très très légère, à l'ellipse prudentissime, à la généralité englobante et, si l'on n'évoque le calvaire des chrétiens d'Orient, il demeure sans cause précise.
Nota : On parle des croisades au pluriel et du jihad au singulier. Pourquoi ? Quelles conclusions en tirez vous. Je ramasse les copies dans un heure.
Dans notre monde où ce sont les idiots, les crétins et les escrocs qui donnent le la, c'est un poncif incontesté que les croisades et le djihad sont équivalents.
Qu'un musulman soutienne cette thèse controuvée peut se comprendre, mais le pire, à pleurer, c'est que je l'ai entendue soutenue avec le plus de véhémence par des grenouilles de bénitier du genre à aller à la messe tous les dimanches.
Je dis : «Faut pas pousser mémère dans les orties !», je suis pris d'une folle envie de les saisir par les cheveux et de leur taper la tête sur le rebord du bénitier. Seule mon éducation me retient (probablement à tort : laisser les cons parler les encourage dans leur connerie).
Chez nombre de catholiques pratiquants, la charité chrétienne s'est transformée en masochisme et en soumission à l'Autre. Ils confondent martyre et suicide. Oui, oui, Chesterton, les vertus chrétiennes devenues folles.
Je suis encore plus pessimiste que Flori. Oui, nos dirigeants sont déjà résignés à l'abandon des chrétiens d'Orient avec une solide indifférence. Mais les chrétiens pratiquants aussi, il suffit d'entendre avec quelle gêne et avec quelle discrétion ce sujet est abordé lors de la prière universelle. La mode est à l'allusion très très légère, à l'ellipse prudentissime, à la généralité englobante et, si l'on n'évoque le calvaire des chrétiens d'Orient, il demeure sans cause précise.
Nota : On parle des croisades au pluriel et du jihad au singulier. Pourquoi ? Quelles conclusions en tirez vous. Je ramasse les copies dans un heure.
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lundi, mai 18, 2015
Un hommage à Simon Leys où il est question des «chrétiens maoïstes»
Vous savez que qu'une des lignes actuelles de ma réflexion tient aux «vertus chrétiennes devenues folles» dont nous devons l'analyse à Chesterton.
Ne voilà-t-il pas que, dans un texte d'hommage à Simon Leys (je ne vous dirais jamais assez tout le bien que j'en pense), je tombe sur un concept intéressant : les «chrétiens maoïstes». Je ne suis pas surpris d'y trouver Jean-Luc Domenach, père de Nicolas Domenach, que connaissent les amis d'Eric Zemmour.
Pluie d’hommages à Simon Leys : La vérité contre les «sinologues»
Au fait, comment un chrétien peut-il se protéger de voir ses vertus devenir folles ? Simple : la bonne théologie est une excellente protection.
Ne voilà-t-il pas que, dans un texte d'hommage à Simon Leys (je ne vous dirais jamais assez tout le bien que j'en pense), je tombe sur un concept intéressant : les «chrétiens maoïstes». Je ne suis pas surpris d'y trouver Jean-Luc Domenach, père de Nicolas Domenach, que connaissent les amis d'Eric Zemmour.
Pluie d’hommages à Simon Leys : La vérité contre les «sinologues»
Au fait, comment un chrétien peut-il se protéger de voir ses vertus devenir folles ? Simple : la bonne théologie est une excellente protection.
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mardi, mai 12, 2015
Les catholiques-zombies, cette horreur politique
Il y a un point où je suis en accord avec Emmanuel Todd, c’est lorsqu’il décrit François Hollande comme un «catholique zombie» (mes commentaires entre crochets) :
****************
L'homme se pense sans doute de gauche [n'en déplaise à Todd, François Hollande est sans conteste socialiste, tendance étatiste, européiste et clientéliste], et ne saurait facilement admettre que ses valeurs profondes demeurent celles de son enfance [Todd est-il totalement libéré des valeurs de son enfance ? Qu'y a-t-il de mal à garder les valeurs de son enfance ?]: hiérarchie, obéissance, matriarcat peut-être [j'ai déjà expliqué que François Hollande est une femme dans un corps d'homme ou un castrat]. Le dernier catholicisme fut en effet une religion de la mère, centrée sur le culte de la Vierge Marie, particulièrement dans l'ouest de la France.
Ce simple coup d'oeil à la carte d'identité religieuse du Président nous permet de comprendre bien des choses. Placé à la tête d'une nation en difficulté, le Président s'obstine à ne rien faire, à ne pas décider, à ne pas être grand, à rester, en conformité avec l'éducation qu'il a reçue, humble. Mais c'est bien cette modestie qui, dans sa version originelle, avait permis aux catholiques de l'armée française de ne pas trop gravement désobéir à la République durant l'affaire Dreyfus, ou à l'état-major de la Royale de saborder la flotte à Toulon le 27 novembre 1942. L'incapacité à décider ne vient pas, à l'Elysée, ainsi qu'on le suggère parfois, du radical-socialisme. Elle a une origine culturelle, collective, mais ce n'est en fait que l'une des virtualités de la subculture catholique, magnifiquement transmise à François Hollande, catholique zombie archétypal. Comme tant d'autres avant lui, il est né poussière, il redeviendra poussière [sauf que le catholique authentique, à l'inverse du catholique zombie, aura entretemps fécondé la terre de sa foi].
****************
Je rappelle que Staline était un ancien séminariste, comme quoi un chrétien (orthodoxe, je l'admets) zombie peut décider.
Les bretons aussi sont des catholiques zombies.
L’analyse des catholiques zombies a été faite il y a un siècle. Todd n'invente vraiment rien. C’est facile à comprendre en joignant Chesterton (1908 : Orthodoxie) et Le Bon (1905 : Psychologie du socialisme). Les vertus chrétiennes sont devenues folles, au sens où elles se sont détaché les unes des autres (la charité sans la foi).
Les socialistes catholiques zombies, à la Hollande ou à la bretonne, ont gardé l’idée de faire la charité et l’idée de l’universalisme, mais ils ont perdu d’autres idées : la charité est individuelle et non pas collective, le paradis n’est pas de ce monde, l’amour du prochain commence par l’amour concret autour de soi plutôt que l’amour lointain et abstrait de l’Autre, l’homme est pécheur la bonne conscience ne s’achète pas même par un vote socialiste, la vie est un combat pour la Foi et le Salut etc.
Il y a la sensibilité et le sentiment, mais il y a aussi la raison et la fidélité. Dis autrement : il y a Saint François d’Assise et Sainte Thérèse de Lisieux, mais il y a aussi Saint Thomas d’Aquin, Sainte Jeanne d’Arc et Saint Louis.
L’Eglise contemporaine est tellement faible en matière de doctrine qu’il arrive que des catholiques dont on n’a pas de raison de douter de la sincérité confondent l’Eglise avec une ONG et se comportent comme des catholiques zombies. Voir Koz, par exemple, qui (par hasard ?) est breton. Ceux-ci sont très irritants, car ils trahissent l’Eglise (de bonne foi ? Expression intéressante dans ce contexte). L’ennemi intérieur est toujours plus difficile à combattre.
Ces considérations ne concernent pas que les catholiques (1), désormais quelques pourcents de la population qui vit en France (je n’ose écrire «française»).
Nous vivons dans un pays de culture catholique. Son histoire, ses paysages, sa langue, ses traditions sont modelés par le catholicisme. En comprendre les dérives et les dévoiements est indispensable.
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(1) : bien entendu, par «catholique», j’entends «catholique pratiquant». La notion de «catholique non pratiquant» est absurde. Plus juste est l’expression «de culture catholique».
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L'homme se pense sans doute de gauche [n'en déplaise à Todd, François Hollande est sans conteste socialiste, tendance étatiste, européiste et clientéliste], et ne saurait facilement admettre que ses valeurs profondes demeurent celles de son enfance [Todd est-il totalement libéré des valeurs de son enfance ? Qu'y a-t-il de mal à garder les valeurs de son enfance ?]: hiérarchie, obéissance, matriarcat peut-être [j'ai déjà expliqué que François Hollande est une femme dans un corps d'homme ou un castrat]. Le dernier catholicisme fut en effet une religion de la mère, centrée sur le culte de la Vierge Marie, particulièrement dans l'ouest de la France.
Ce simple coup d'oeil à la carte d'identité religieuse du Président nous permet de comprendre bien des choses. Placé à la tête d'une nation en difficulté, le Président s'obstine à ne rien faire, à ne pas décider, à ne pas être grand, à rester, en conformité avec l'éducation qu'il a reçue, humble. Mais c'est bien cette modestie qui, dans sa version originelle, avait permis aux catholiques de l'armée française de ne pas trop gravement désobéir à la République durant l'affaire Dreyfus, ou à l'état-major de la Royale de saborder la flotte à Toulon le 27 novembre 1942. L'incapacité à décider ne vient pas, à l'Elysée, ainsi qu'on le suggère parfois, du radical-socialisme. Elle a une origine culturelle, collective, mais ce n'est en fait que l'une des virtualités de la subculture catholique, magnifiquement transmise à François Hollande, catholique zombie archétypal. Comme tant d'autres avant lui, il est né poussière, il redeviendra poussière [sauf que le catholique authentique, à l'inverse du catholique zombie, aura entretemps fécondé la terre de sa foi].
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Je rappelle que Staline était un ancien séminariste, comme quoi un chrétien (orthodoxe, je l'admets) zombie peut décider.
Les bretons aussi sont des catholiques zombies.
L’analyse des catholiques zombies a été faite il y a un siècle. Todd n'invente vraiment rien. C’est facile à comprendre en joignant Chesterton (1908 : Orthodoxie) et Le Bon (1905 : Psychologie du socialisme). Les vertus chrétiennes sont devenues folles, au sens où elles se sont détaché les unes des autres (la charité sans la foi).
Les socialistes catholiques zombies, à la Hollande ou à la bretonne, ont gardé l’idée de faire la charité et l’idée de l’universalisme, mais ils ont perdu d’autres idées : la charité est individuelle et non pas collective, le paradis n’est pas de ce monde, l’amour du prochain commence par l’amour concret autour de soi plutôt que l’amour lointain et abstrait de l’Autre, l’homme est pécheur la bonne conscience ne s’achète pas même par un vote socialiste, la vie est un combat pour la Foi et le Salut etc.
Il y a la sensibilité et le sentiment, mais il y a aussi la raison et la fidélité. Dis autrement : il y a Saint François d’Assise et Sainte Thérèse de Lisieux, mais il y a aussi Saint Thomas d’Aquin, Sainte Jeanne d’Arc et Saint Louis.
L’Eglise contemporaine est tellement faible en matière de doctrine qu’il arrive que des catholiques dont on n’a pas de raison de douter de la sincérité confondent l’Eglise avec une ONG et se comportent comme des catholiques zombies. Voir Koz, par exemple, qui (par hasard ?) est breton. Ceux-ci sont très irritants, car ils trahissent l’Eglise (de bonne foi ? Expression intéressante dans ce contexte). L’ennemi intérieur est toujours plus difficile à combattre.
Ces considérations ne concernent pas que les catholiques (1), désormais quelques pourcents de la population qui vit en France (je n’ose écrire «française»).
Nous vivons dans un pays de culture catholique. Son histoire, ses paysages, sa langue, ses traditions sont modelés par le catholicisme. En comprendre les dérives et les dévoiements est indispensable.
************************
(1) : bien entendu, par «catholique», j’entends «catholique pratiquant». La notion de «catholique non pratiquant» est absurde. Plus juste est l’expression «de culture catholique».
mercredi, avril 22, 2015
A propos des catholiques immigrophiles
Chacun connaît la fameuse phrase de Chesterton sur les vertus (et non les idées ou les valeurs, comme cité souvent à tort) chrétiennes devenues folles.
Il faut lire ce passage d'Orthodoxie un peu plus longuement :
*************
Le monde moderne n’est pas méchant ; sous certains aspects, le monde moderne est beaucoup trop bon. Il est plein de vertus désordonnées et décrépites.
Quand un certain ordre religieux est ébranlé (comme le fut le christianisme à la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices que l’ont met en liberté. Les vices, une fois lâchés, errent à l’aventure et ravagent le monde.
Mais les vertus, elles aussi, brisent leur chaînes, et le vagabondage des vertus n’est pas moins forcené et les ruines qu’elles causent sont plus terribles.
Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles. Elles sont devenues folles, parce qu’isolées l’une de l’autre et parce qu’elles vagabondent toutes seules. C’est ainsi que nous voyons des savants épris de vérité, mais dont la vérité est impitoyable ; des humanitaires éperdus de pitié mais dont la pitié (je regrette de le dire) est souvent un mensonge.
*************
La Charité est une vertu théologale. Comme toutes les vertus chrétiennes, elle est individuelle. On peut se sacrifier pour autrui, mais pas son peuple, pas sa nation, pas d'autres hommes qui n'ont rien demandé. L'Eglise, dans la droite ligne de l'Ancien Testament (le renier est une hérésie appelée marcionisme), respecte les peuples et les nations.
Vous voulez aider les immigrés ? Très bien, accueillez-en chez vous. N'exigez pas de la collectivité, de l'Etat et du pays, ce qui est de votre responsabilité. Et puis, pendant que vous y êtes, n'oubliez pas que vous portez la Vérité, et parlez en un peu à vos hôtes.
Pour ma part, je préfère de plus en plus aider d'autres populations. Il y a suffisamment de Français et de chrétiens dans la détresse pour que je puisse choisir mes priorités.
Certains me feront remarquer que mon opinion négative peut s'appliquer au pape François. Oui. Un pape reste un homme, il y en a eu de mauvais. Les voies de la Providence sont impénétrables.
Je vous recopie le commentaire d'un nommé PhD, qui reflète assez bien mes positions :
*************
Je me suis fait censuré deux fois dans le dernier biller de Koz [un insupportable bloggueur catho-mou dont je synthétise toutes les qualités en trois lettres] Mare Nostrum.
J'essayais de lui expliquer :
- que je ne me sens pas responsable de la situation [nos politiciens le sont un peu plus, mais ce sont tout de même les immigrés les premiers responsables de leur situation]
- que le flux cesserait si les migrants, le plus souvent des hommes jeunes, avec quelques femmes et enfants pour faire pleurer Margot, savaient qu'ils n'auront droit à RIEN, comme en Australie,
- que ces hommes fuyant la misère avaient quand même réussi à trouver plusieurs milliers de dollars dans des pays où le salaire moyen est de 50 euros mensuels
- qu'ils étaient de plus en plus agressifs et revendicatifs [ils ne se transforment pas en Suédois par miracle en posant le pied sur notre sol. Ils sont toujours aussi musulmans, anti-chrértiens, anti-juifs, anti-tout, violents, arriérés, xénophobes et racistes (hé oui) qu'ils le sont chez eux]
- qu'il fallait stopper toutes ces assoces d'aide aux immigrés (rapport au RIEN précédent)
- qu'il était techniquement possible d'intercepter immédiatement n'importe quelle barcasse quittant la côte libyenne et de la ramener à terre [et s'il faut en tuer quelques centaines dans le processus, c'est dommage mais c'est un mal pour un bien]
- que nos services secrets pourraient s'occuper de quelques passeurs.
- que lui et ses semblables seront responsables des troubles graves liés à cette véritable invasion
Bon c'est vrai j'avais aussi traité de déserteurs les hommes jeunes fuyant la guerre
Mais non, c'en est trop pour ces cathos bisounours ; je pense de plus en plus que ce sont eux nos pires ennemis, sous prétexte d'un humanitarisme chrétien complètement dévoyé.
*************
Nous nous enfonçons dans le Camp des Saints et j'ai peur que la réalité finisse comme le roman.
Il faut lire ce passage d'Orthodoxie un peu plus longuement :
*************
Le monde moderne n’est pas méchant ; sous certains aspects, le monde moderne est beaucoup trop bon. Il est plein de vertus désordonnées et décrépites.
Quand un certain ordre religieux est ébranlé (comme le fut le christianisme à la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices que l’ont met en liberté. Les vices, une fois lâchés, errent à l’aventure et ravagent le monde.
Mais les vertus, elles aussi, brisent leur chaînes, et le vagabondage des vertus n’est pas moins forcené et les ruines qu’elles causent sont plus terribles.
Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles. Elles sont devenues folles, parce qu’isolées l’une de l’autre et parce qu’elles vagabondent toutes seules. C’est ainsi que nous voyons des savants épris de vérité, mais dont la vérité est impitoyable ; des humanitaires éperdus de pitié mais dont la pitié (je regrette de le dire) est souvent un mensonge.
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La Charité est une vertu théologale. Comme toutes les vertus chrétiennes, elle est individuelle. On peut se sacrifier pour autrui, mais pas son peuple, pas sa nation, pas d'autres hommes qui n'ont rien demandé. L'Eglise, dans la droite ligne de l'Ancien Testament (le renier est une hérésie appelée marcionisme), respecte les peuples et les nations.
Vous voulez aider les immigrés ? Très bien, accueillez-en chez vous. N'exigez pas de la collectivité, de l'Etat et du pays, ce qui est de votre responsabilité. Et puis, pendant que vous y êtes, n'oubliez pas que vous portez la Vérité, et parlez en un peu à vos hôtes.
Pour ma part, je préfère de plus en plus aider d'autres populations. Il y a suffisamment de Français et de chrétiens dans la détresse pour que je puisse choisir mes priorités.
Certains me feront remarquer que mon opinion négative peut s'appliquer au pape François. Oui. Un pape reste un homme, il y en a eu de mauvais. Les voies de la Providence sont impénétrables.
Je vous recopie le commentaire d'un nommé PhD, qui reflète assez bien mes positions :
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Je me suis fait censuré deux fois dans le dernier biller de Koz [un insupportable bloggueur catho-mou dont je synthétise toutes les qualités en trois lettres] Mare Nostrum.
J'essayais de lui expliquer :
- que je ne me sens pas responsable de la situation [nos politiciens le sont un peu plus, mais ce sont tout de même les immigrés les premiers responsables de leur situation]
- que le flux cesserait si les migrants, le plus souvent des hommes jeunes, avec quelques femmes et enfants pour faire pleurer Margot, savaient qu'ils n'auront droit à RIEN, comme en Australie,
- que ces hommes fuyant la misère avaient quand même réussi à trouver plusieurs milliers de dollars dans des pays où le salaire moyen est de 50 euros mensuels
- qu'ils étaient de plus en plus agressifs et revendicatifs [ils ne se transforment pas en Suédois par miracle en posant le pied sur notre sol. Ils sont toujours aussi musulmans, anti-chrértiens, anti-juifs, anti-tout, violents, arriérés, xénophobes et racistes (hé oui) qu'ils le sont chez eux]
- qu'il fallait stopper toutes ces assoces d'aide aux immigrés (rapport au RIEN précédent)
- qu'il était techniquement possible d'intercepter immédiatement n'importe quelle barcasse quittant la côte libyenne et de la ramener à terre [et s'il faut en tuer quelques centaines dans le processus, c'est dommage mais c'est un mal pour un bien]
- que nos services secrets pourraient s'occuper de quelques passeurs.
- que lui et ses semblables seront responsables des troubles graves liés à cette véritable invasion
Bon c'est vrai j'avais aussi traité de déserteurs les hommes jeunes fuyant la guerre
Mais non, c'en est trop pour ces cathos bisounours ; je pense de plus en plus que ce sont eux nos pires ennemis, sous prétexte d'un humanitarisme chrétien complètement dévoyé.
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Nous nous enfonçons dans le Camp des Saints et j'ai peur que la réalité finisse comme le roman.
samedi, février 21, 2015
Le dangereux tropisme islamiste de l'Amérique
Accord USA-Turquie pour équiper les rebelles syriens
C'est une décision totalement folle, on sait ce que vaut la modération des islamistes modérés.
Or, c'est loin d'être un cas isolé, une erreur malencontreuse et exceptionnelle.
L'achat de Rafales par l'Egypte vient en grande partie de la décision des Américains en aout 2014 d'empêcher les Egyptiens de bombarder l'Etat Islamique du Levant avec leurs F16. Et chacun connaît la carrière d'Oussama Ben Laden.
L'alliance des USA avec le wahhabisme est vieille, elle date de 1945.
Mais le mal est beaucoup plus profond. Comme Chesterton, protestant converti catholique, l'explique, il y a beaucoup d'affinités entre le puritanisme protestant et certaines formes rigoureuses du sunnisme.
Prenons un exemple significatif. Ce n'est pas par hasard si les USA ont jadis prohibé l'alcool et si cinq cents villes américaines ont encore des législations très sévères sur la vente et la consommation d'alcool. Chesterton a des pages lumineuses sur l'attitude religieuse vis-à-vis de l'alcool comme révélatrice d'une vision de l'homme. Vous savourerez cet article : L'art perdu de boire catholique (1).
Le moine ripailleur n'est pas hérétique !
Sur l'alcool, il y a les catholiques d'un coté, les puritains et les sunnites de l'autre, et ce rapprochement pénible ne s'arrête pas là.
Je suis très gêné que la plus grande puissance mondiale soit l'alliée de ceux que je considère comme nos ennemis de toujours, plus que les Anglais et plus que les Allemands, c'est dire !
Ceci dit, l'Eglise catholique n'est pas totalement perdue : l'ordre de Malte prie tous les 7 octobre pour les chevaliers et les servants d'armes tués à la bataille de Lépante en repoussant l'envahisseur ottoman.
Nota : certains me font remarquer que les catholiques sont les chrétiens plus enclins à faire des mamours à l'islam. Je sais, j'en connais qui sont islamophiles jusqu'au ridicule. Mais c'est plus l'effet de leur déboussolement (2) qui les affaiblit et les conduit à se rallier aux mâles dominants que d'affinités dogmatiques.
*************
(1) : les puristes pourront s'en tenir à la règle d'Hilaire Belloc, ami de Chesterton. Ne pas boire d'alcools inventés après la Réforme. Cela laisse quand même pas mal de possibilités ! J'ai cru comprendre que les conférences de la société des amis de Chesterton avait plutôt lieu le matin, parce que l'après-midi, après le déjeuner, ça pouvait tanguer.
Pour ceux qui sont touchés par la Grâce :
L’art catholique de déguster le Whisky
(2) : L'Eglise de Rome devient trop dure pour ce qu'elle a de mou et trop molle pour ce qu'elle a de dur. Elle se dévirilise à la vitesse grand V. Le Salut est toujours le même : la doctrine, les Saints.
C'est une décision totalement folle, on sait ce que vaut la modération des islamistes modérés.
Or, c'est loin d'être un cas isolé, une erreur malencontreuse et exceptionnelle.
L'achat de Rafales par l'Egypte vient en grande partie de la décision des Américains en aout 2014 d'empêcher les Egyptiens de bombarder l'Etat Islamique du Levant avec leurs F16. Et chacun connaît la carrière d'Oussama Ben Laden.
L'alliance des USA avec le wahhabisme est vieille, elle date de 1945.
Mais le mal est beaucoup plus profond. Comme Chesterton, protestant converti catholique, l'explique, il y a beaucoup d'affinités entre le puritanisme protestant et certaines formes rigoureuses du sunnisme.
Prenons un exemple significatif. Ce n'est pas par hasard si les USA ont jadis prohibé l'alcool et si cinq cents villes américaines ont encore des législations très sévères sur la vente et la consommation d'alcool. Chesterton a des pages lumineuses sur l'attitude religieuse vis-à-vis de l'alcool comme révélatrice d'une vision de l'homme. Vous savourerez cet article : L'art perdu de boire catholique (1).
Le moine ripailleur n'est pas hérétique !
Sur l'alcool, il y a les catholiques d'un coté, les puritains et les sunnites de l'autre, et ce rapprochement pénible ne s'arrête pas là.
Je suis très gêné que la plus grande puissance mondiale soit l'alliée de ceux que je considère comme nos ennemis de toujours, plus que les Anglais et plus que les Allemands, c'est dire !
Ceci dit, l'Eglise catholique n'est pas totalement perdue : l'ordre de Malte prie tous les 7 octobre pour les chevaliers et les servants d'armes tués à la bataille de Lépante en repoussant l'envahisseur ottoman.
Nota : certains me font remarquer que les catholiques sont les chrétiens plus enclins à faire des mamours à l'islam. Je sais, j'en connais qui sont islamophiles jusqu'au ridicule. Mais c'est plus l'effet de leur déboussolement (2) qui les affaiblit et les conduit à se rallier aux mâles dominants que d'affinités dogmatiques.
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(1) : les puristes pourront s'en tenir à la règle d'Hilaire Belloc, ami de Chesterton. Ne pas boire d'alcools inventés après la Réforme. Cela laisse quand même pas mal de possibilités ! J'ai cru comprendre que les conférences de la société des amis de Chesterton avait plutôt lieu le matin, parce que l'après-midi, après le déjeuner, ça pouvait tanguer.
Pour ceux qui sont touchés par la Grâce :
L’art catholique de déguster le Whisky
(2) : L'Eglise de Rome devient trop dure pour ce qu'elle a de mou et trop molle pour ce qu'elle a de dur. Elle se dévirilise à la vitesse grand V. Le Salut est toujours le même : la doctrine, les Saints.
Libellés :
Amérique,
Chesterton,
terrorisme islamique
mercredi, février 11, 2015
Islamisation, déchristianisation et le secret de l'islam
Les gens sans foi religieuse, ce qui est le cas de la majorité des occidentaux, considèrent souvent les religions sous le seul angle sociologique.
Ils ne s'intéressent pas au contenu des doctrines qui leur semblent des vieilleries sans intérêt. On constate un très net recul de la connaissance du christianisme. L'islam et le bouddhisme ne sont vus qu'à travers des poncifs sans guère de substance.
Pourtant, si l'on veut comprendre l'islamisation de nos contrées et les conséquences qui en découlent (très néfastes à mon avis), il faut se renseigner sur ce que dit vraiment l'islam (le Coran, les hadiths, les autorités, l'histoire, les traditions, etc.).
Le dieu trinitaire des chrétiens et le dieu monolithique et dominateur des musulmans ne peuvent pas engendrer la même société. Mahomet et Jésus sont si radicalement différents que ceux qui se réclament d'eux ne peuvent qu'être séparés par des différences irréductibles (contrairement à ce que disent certains lâches ou ignorants, ou les deux).
Après s'être informé, on comprend mieux l'attrait de l'islam sur les déracinés, fort nombreux :
Pourquoi dans nos sociétés occidentales des jeunes se convertissent à l'islam
On est dans la même tonalité que mon billet sur les djihadistes. L'article du Figaro est plus précis.
Il faut donc continuer à creuser notre connaissance de l'islam.
Au début de siècle précédent, Chesterton, aidé par d'autres, a eu une intuition qui pourrait bien être géniale (comme d'habitude serait-on tenté de dire, concernant Chesterton) : l'islam en tant qu'hérésie chrétienne en dehors du christianisme.
Il semble que les dernières découvertes aillent dans ce sens :
Le grand secret de l'islam
Prenez le temps, au moins, de survoler l'ouvrage en lien ci-dessus.
Tout cela peut expliquer le caractère intrinsèquement terroriste de l'islam.
Toujours est-il que le lien entre islam et christianisme paraît fondamental. Il est d'autre part évident qu'en occident, l'islamisation est, aujourd'hui comme hier, le pendant de la déchristianisation.
Interrogeons nous donc sur la déchristianisation des sociétés occidentales.
On peut invoquer bien des causes externes : l’urbanisation, le fait que la maladie et la mort soient désormais cachées et technicisées, la campagne politique très active de déchristianisation, etc.
Mais il y a des causes internes à l’Eglise qui méritent d’être considérées :
1) le catholicisme s’est féminisée. Pour le dire avec un brin de provocation, c’est devenu une religion de vieilles femmes. Dans les églises, les femmes, mêmes jeunes (donc pas d’influence de la différence d’espérance de vie), sont en majorité.
A force d’exiger un effacement de soi qui confine parfois à la renonciation et au suicide intellectuel, le « tendre la joue gauche » interprété de manière très extensive, on sombre dans un masochisme malsain, le blabla de salon de thé, on n’exige plus rien des autres, des non-catholiques, on ne conquiert plus rien, on parle de nouvelle évangélisation sans oser affirmer la Vérité, on devient mollassson, mièvre …
De ce point de vue, je comprends que l’islam soit plus mobilisateur pour des jeunes hommes, mais aussi des jeunes femmes, qui cherchent à être guidés, parfois d’une main de fer.
Le cardinal Burke, qui vient d’être mis sur la touche par le pape François, s’en explique très bien : The Church can’t flourish without fathers.
Il serait temps de se souvenir des soldats du Christ et des chevaliers des croisades, de redonner à la liturgie un peu de solennité et de grandeur.
2) depuis la contre-réforme, le culte s’est intellectualisé à outrance.
Il n’a plus rien de simple et de populaire dans nos contrées.
Le christianisme a toujours été complexe, les musulmans savent bien le lui reprocher (de mon point de vue catholique, l’islam est une religion simpliste pour abrutis, l’idolâtrie du monothéisme comme dit Alain Besançon. Ca tombe bien, les abrutis ne sont pas en voie de disparition). Mais il y avait des transpositions populaires, processions, rogations, culte des saints, qui ont peu à peu disparu et qui ne me semblent pas illégitimes.
Voilà où j'en suis.
Ils ne s'intéressent pas au contenu des doctrines qui leur semblent des vieilleries sans intérêt. On constate un très net recul de la connaissance du christianisme. L'islam et le bouddhisme ne sont vus qu'à travers des poncifs sans guère de substance.
Pourtant, si l'on veut comprendre l'islamisation de nos contrées et les conséquences qui en découlent (très néfastes à mon avis), il faut se renseigner sur ce que dit vraiment l'islam (le Coran, les hadiths, les autorités, l'histoire, les traditions, etc.).
Le dieu trinitaire des chrétiens et le dieu monolithique et dominateur des musulmans ne peuvent pas engendrer la même société. Mahomet et Jésus sont si radicalement différents que ceux qui se réclament d'eux ne peuvent qu'être séparés par des différences irréductibles (contrairement à ce que disent certains lâches ou ignorants, ou les deux).
Après s'être informé, on comprend mieux l'attrait de l'islam sur les déracinés, fort nombreux :
Pourquoi dans nos sociétés occidentales des jeunes se convertissent à l'islam
On est dans la même tonalité que mon billet sur les djihadistes. L'article du Figaro est plus précis.
Il faut donc continuer à creuser notre connaissance de l'islam.
Au début de siècle précédent, Chesterton, aidé par d'autres, a eu une intuition qui pourrait bien être géniale (comme d'habitude serait-on tenté de dire, concernant Chesterton) : l'islam en tant qu'hérésie chrétienne en dehors du christianisme.
Il semble que les dernières découvertes aillent dans ce sens :
Le grand secret de l'islam
Prenez le temps, au moins, de survoler l'ouvrage en lien ci-dessus.
Tout cela peut expliquer le caractère intrinsèquement terroriste de l'islam.
Toujours est-il que le lien entre islam et christianisme paraît fondamental. Il est d'autre part évident qu'en occident, l'islamisation est, aujourd'hui comme hier, le pendant de la déchristianisation.
Interrogeons nous donc sur la déchristianisation des sociétés occidentales.
On peut invoquer bien des causes externes : l’urbanisation, le fait que la maladie et la mort soient désormais cachées et technicisées, la campagne politique très active de déchristianisation, etc.
Mais il y a des causes internes à l’Eglise qui méritent d’être considérées :
1) le catholicisme s’est féminisée. Pour le dire avec un brin de provocation, c’est devenu une religion de vieilles femmes. Dans les églises, les femmes, mêmes jeunes (donc pas d’influence de la différence d’espérance de vie), sont en majorité.
A force d’exiger un effacement de soi qui confine parfois à la renonciation et au suicide intellectuel, le « tendre la joue gauche » interprété de manière très extensive, on sombre dans un masochisme malsain, le blabla de salon de thé, on n’exige plus rien des autres, des non-catholiques, on ne conquiert plus rien, on parle de nouvelle évangélisation sans oser affirmer la Vérité, on devient mollassson, mièvre …
De ce point de vue, je comprends que l’islam soit plus mobilisateur pour des jeunes hommes, mais aussi des jeunes femmes, qui cherchent à être guidés, parfois d’une main de fer.
Le cardinal Burke, qui vient d’être mis sur la touche par le pape François, s’en explique très bien : The Church can’t flourish without fathers.
Il serait temps de se souvenir des soldats du Christ et des chevaliers des croisades, de redonner à la liturgie un peu de solennité et de grandeur.
2) depuis la contre-réforme, le culte s’est intellectualisé à outrance.
Il n’a plus rien de simple et de populaire dans nos contrées.
Le christianisme a toujours été complexe, les musulmans savent bien le lui reprocher (de mon point de vue catholique, l’islam est une religion simpliste pour abrutis, l’idolâtrie du monothéisme comme dit Alain Besançon. Ca tombe bien, les abrutis ne sont pas en voie de disparition). Mais il y avait des transpositions populaires, processions, rogations, culte des saints, qui ont peu à peu disparu et qui ne me semblent pas illégitimes.
Voilà où j'en suis.
Libellés :
Catholicisme,
Chesterton,
christianisme,
terrorisme islamique
samedi, décembre 20, 2014
mercredi, novembre 05, 2014
Belloc : le danger de l'islam
Ce texte de 1936 est ahurissant de prescience :
The Great and Enduring Heresy of Mohammed
(Vous voudrez bien montrer de l'indulgence pour les fautes typographiques.)
Hilaire Belloc était un ami de Chesterton.
The Great and Enduring Heresy of Mohammed
(Vous voudrez bien montrer de l'indulgence pour les fautes typographiques.)
Hilaire Belloc était un ami de Chesterton.
samedi, novembre 01, 2014
Saint Thomas Aquinas (GK Chesterton)
Il est toujours difficile de résumer Chesterton.
Pour lui, Saint Thomas d'Aquin combattait l'averroïsme, qui ouvrait la voie à l'islamisation intellectuelle de l'Europe, et le pessimisme, qui préparait le protestantisme.
Il est le défenseur de l'Etre sous toutes ses formes, dont la forme suprême est Dieu.
Pour lui, Saint Thomas d'Aquin combattait l'averroïsme, qui ouvrait la voie à l'islamisation intellectuelle de l'Europe, et le pessimisme, qui préparait le protestantisme.
Il est le défenseur de l'Etre sous toutes ses formes, dont la forme suprême est Dieu.
mardi, septembre 16, 2014
Heretics / Orthodoxy / The Blachford controversies (Gilbert Keith Chesterton)
L'ensemble constitue une extraordinaire, et très chestertonienne, apologie du catholicisme.
Chesterton foisonne
C'est à lire de bout en bout. Chesterton manie le paradoxe et le contrepied avec maestria. Avec génie.
Par exemple, il explique que l'humilité fait la force du christianisme : une armée où chaque soldat est prêt à mourir pour la cause parce qu'il ne se considère pas plus grand qu'un autre est bien plus forte qu'une armée où chacun se prend pour César.
Pour Chesterton, les maux de notre époque, même ceux qu'on croit les plus matériels, sont spirituels.
Ses textes fourmillent de mille notations méritant développement. Une au hasard : la fausse science (il faut sans doute comprendre, d'après le contexte, les sciences sociales) a pour objet de justifier l'immoralité des riches et des puissants vis-à-vis des pauvres, la substitution des devoirs les plus immédiats envers son prochain par des théories fumeuses et lointaines.
Chesterton se livre à une défense originale de la nation et de la famille. J'ai écrit un billet sur ce sujet.
Il loue Thomas Beckett qui, sous les somptueux habits d'évêques, cache un cilice. C'est une pierre dans le jardin du pape François, à la pauvreté ostentatoire (ce pape, qui plaît beaucoup trop aux medias que je déteste pour que je ne doute pas, me met mal à l'aise).
Ses considérations sur la fausse notion «l'union fait la force» sont frappantes de fraicheur. Tout comme ses réflexions sur les prétendues jeunes et vieilles nations. Ou sur le flegme pas du tout britannique.
A propos du scepticisme moderne, Chersterton va droit au but : l'homme est une machine à fabriquer des dogmes. Dire «je ne crois en rien», c'est avouer être un animal, ce qu'aucun homme n'est. Et, comme moi, Chesterton préfère des dogmes conscients et patinés par la tradition à des dogmes récents, inconscients et brutaux.
De nombreuses idées jetées sur le papier sont étonnantes de prescience. Plus d'une fois, je me suis arrêté de lire, stupéfait de l'actualité du propos. On retrouve beaucoup d'échos dans Les pierres d'angle.
Par exemple, sa défense de l'autorité religieuse est étonnante, elle paraît écrite en 2014 :
«De la même façon qu'une génération peut empêcher l'existence de la suivante, simplement en entrant tous au monastère ou en sautant à la mer, de même un groupe de penseurs peut empêcher la génération suivante de penser en lui enseignant qu'aucune pensée humaine n'est valide. Il est oiseux d'évoquer l'alternative entre la foi et la raison. La raison est elle-même matière de foi. C'est un acte de foi de supposer que nos raisonnements ont un rapport quelconque avec la réalité. [Suit un passage sur le scepticisme].
Il y a une pensée qui arrête la pensée. C'est la seule pensée qui doit être arrêtée. C'est ce fléau ultime que combat toute autorité religieuse. Il apparaît à la fin d'un âge décadent comme le nôtre.»
Sa mise à mort du touriste et du tourisme est réjouissante.
Chesterton est un poète de génie. Il est très sensible aux mots. Il pense que les grands mots complexes permettent aux hommes du XXème siècle de se passer de penser comme les automobiles, engins complexes, permettent aux hommes de se passer de marcher. C'est formidablement vu : réfléchissez à tous ces cas où un mot complexe a remplacé un mot simple pour dissimuler l'exigence que portait ce dernier. Chesterton donne des exemples anglais, mais il est facile de trouver des équivalents français, solidarité remplaçant charité et tant d'autres.
Il fait aussi quelques allusions à Nietzsche assez décapantes (il traite son culte du surhomme d'«hystérique et féminin»). Il considère d'ailleurs que Jeanne d'Arc fusionne et surpasse Nietzsche et Tolstoï !
Au final, je n'ai détecté qu'une erreur : sa prédiction, très curieuse, de la chute prochaine des Etats-Unis. Notons qu'elle n'est absolument pas teintée de l'antiaméricanisme qui accompagne souvent ce genre d'annonces.
Les convictions de Chesterton
L'innovation chrétienne des vertus théologales, Foi, Espérance et Charité (auxquelles Chesterton ajoute l'Humilité) est aussi importante dans le domaine de l'esprit que la théorie newtonienne en astronomie. Après ce genre de découvertes, tout retour à l'ignorance antérieure est impossible (sur ce point, je ne suis pas si serein que Chesterton).
C'est pourquoi le paganisme est mort et ne revivra pas (on pense aux conneries à la de Benoist/Venner. N'insistons pas trop : ils ne boxent pas dans la même catégorie que Chesterton (1)).
Chesterton manie en permanence le paradoxe. Cela agace quelquefois, comme un truc de prestidigitateur. Mais il en tire des effets si profonds qu'on est bien obligé d'en admettre la pertinence.
Son analyse des vertus païennes raisonnables, donc faibles, et des vertus chrétiennes déraisonnables, donc fortes, est un morceau de bravoure.
Les convictions religieuses de Chesterton, dont il affirme qu'il les avait et qu'ensuite il a découvert que le catholicisme collait à celles-ci, sont les suivantes.
Notre monde est ce qui reste après un grand naufrage et c'est pour cela, comme survivant, qu'il est poétique et précieux, de la même manière que la liste des ustensiles sauvés du naufrage par Robinson Crusoe est pour lui un sommet de poésie (ce passage plaisait particulièrement à Simon Leys). Le naufrage qu'envisage Chesterton, c'est la Chute du paradis originel.
Le monde est le travail d'un créateur artiste : le monde semble logique, puis soudain il y a une petite touche artistique, la surprise du chef. L'exemple que donne Chesterton : l'anatomie. Un martien qui verrait un homme, avec ses deux jambes, ses deux bras ses deux yeux, imaginerait qu'il a deux coeurs symétriques. Hé bien, non, il a un seul coeur, légèrement décalé à gauche. C'est ce que Chesterton appelle la touche artistique du créateur. Nul doute que s'il avait connu la physique quantique, il y aurait puisé quantité d'exemples.
Chesterton considère que le catholicisme, très rationnel mais pas complètement, colle point par point à cette vision artistique du monde.
Ensuite, Chesterton voit le créateur libérant sa créature. Ici, inutile de m'étendre. Des bibliothèques entière ont été écrites sur le sujet, le libre arbitre, la grâce, la rédemption, le créateur lié d'amour à sa créature ... (2)
Chesterton voit le christianisme comme la religion de la contradiction féconde, par opposition au juste milieu stérile que cherche le sage antique (et contemporain). Le chrétien ne fait pas du rose avec le rouge et le blanc du bouclier de Saint Georges. Il garde les couleurs juxtaposées et il combat le dragon.
On peut trouver de multiples exemples chrétiens de contradictions fécondes. L'homme est à la fois un être supérieur car fait à l'image de Dieu et un être vil déchu du paradis. Il n'est pas un peu de l'un et un peu de l'autre, il est les deux à la fois.
De même, et cela intéresse beaucoup plus les débats actuels (Chesterton a un talent visionnaire indéniable), le christianisme est la religion où le lion couche à coté de l'agneau sans cesser d'être un lion, sans se transformer en agneau. On a les moines et les martyrs qui se font tuer en tendant l'autre joue, mais on a aussi Saint Louis qui part en croisade. Le christianisme ne consiste pas seulement à tendre l'autre joue mais aussi à partir en croisade (contrairement à ce que beaucoup disent aujourd'hui, je ne vois aucune raison de nous repentir des croisades). Chesterton place très haut Jeanne d'Arc.
Il poursuit en réfutant avec brio trois arguments contre le christianisme : il est la cause de la chute de l'empire romain, il est obscurantiste, il est triste.
Il conclut sur les miracles d'une manière intéressante. Chercher à prouver ou à démentir les miracles selon une méthode scientifique est une erreur philosophique : les miracles sont de l'ordre de la poésie, non de la science. Si un ami vous confie un secret et qu'il refuse de le répéter devant un comité de quinze psychologues destinés à la prouver scientifiquement, en conclurez vous qu'il a menti ?
Chesterton fournit une grille d'interprétation du monde moderne et de ses maux qu'il est loisible à chacun d'adapter. Je ne pense pas qu'il aurait été en désaccord avec Brague écrivant que la modernité s'est contentée de phagocyter et d'épuiser l'énergie intellectuelle et spirituelle du Moyen-Âge. Pour Chesterton, la déchristianisation a commencé avec la Réforme, point de vue intéressant quand on sait que Chesterton n'est pas né catholique mais a rejoint le catholicisme assez tardivement. Il y a donc bien eu de sa part une démarche consciente pour remettre en cause la Réforme.
Il conclut par où il avait commencé : le scandale du christianisme, c'est qu'il est joyeux. Le scandale du Christ, c'est Sa joie.
Le matérialisme qui trouve que le monde n'a ni rime ni raison ni sens est fondamentalement, irrémédiablement, triste.
Chesterton lie remarquablement matérialisme, scientisme et déclin de la démocratie.
Chesterton, décédé en 1936, a peu connu les horreurs totalitaires et génocidaires, mais il n'en aurait pas été surpris.
Pour résumer, il a une vision poétique du christianisme. N'est-ce pas ainsi qu'on atteint la vérité des choses ?
*************
(1) : Chesterton ne parle jamais de «religions du désert», ce poncif des imbéciles anti-chrétiens.
(2) : Denis Tillinac déplore que tant d'enfants ne reçoivent plus d'éducation religieuse, car indépendamment des convictions qu'ils en gardent à l'âge adulte, la pensée religieuse (et Tillinac devait songer en priorité au christianisme) est d'une richesse intellectuelle et poétique fantastique, la pensée chrétienne est luxuriante. A l'enfant qui n'a pas reçu d'éducation religieuse, c'est à tout jamais un manque. Il ne pourra pas lire en en pénétrant l'intimité les sermons de Saint Bernard sur le Cantique des Cantiques. On peut vivre sans, mais on vit mieux avec.
Chesterton foisonne
C'est à lire de bout en bout. Chesterton manie le paradoxe et le contrepied avec maestria. Avec génie.
Par exemple, il explique que l'humilité fait la force du christianisme : une armée où chaque soldat est prêt à mourir pour la cause parce qu'il ne se considère pas plus grand qu'un autre est bien plus forte qu'une armée où chacun se prend pour César.
Pour Chesterton, les maux de notre époque, même ceux qu'on croit les plus matériels, sont spirituels.
Ses textes fourmillent de mille notations méritant développement. Une au hasard : la fausse science (il faut sans doute comprendre, d'après le contexte, les sciences sociales) a pour objet de justifier l'immoralité des riches et des puissants vis-à-vis des pauvres, la substitution des devoirs les plus immédiats envers son prochain par des théories fumeuses et lointaines.
Chesterton se livre à une défense originale de la nation et de la famille. J'ai écrit un billet sur ce sujet.
Il loue Thomas Beckett qui, sous les somptueux habits d'évêques, cache un cilice. C'est une pierre dans le jardin du pape François, à la pauvreté ostentatoire (ce pape, qui plaît beaucoup trop aux medias que je déteste pour que je ne doute pas, me met mal à l'aise).
Ses considérations sur la fausse notion «l'union fait la force» sont frappantes de fraicheur. Tout comme ses réflexions sur les prétendues jeunes et vieilles nations. Ou sur le flegme pas du tout britannique.
A propos du scepticisme moderne, Chersterton va droit au but : l'homme est une machine à fabriquer des dogmes. Dire «je ne crois en rien», c'est avouer être un animal, ce qu'aucun homme n'est. Et, comme moi, Chesterton préfère des dogmes conscients et patinés par la tradition à des dogmes récents, inconscients et brutaux.
De nombreuses idées jetées sur le papier sont étonnantes de prescience. Plus d'une fois, je me suis arrêté de lire, stupéfait de l'actualité du propos. On retrouve beaucoup d'échos dans Les pierres d'angle.
Par exemple, sa défense de l'autorité religieuse est étonnante, elle paraît écrite en 2014 :
«De la même façon qu'une génération peut empêcher l'existence de la suivante, simplement en entrant tous au monastère ou en sautant à la mer, de même un groupe de penseurs peut empêcher la génération suivante de penser en lui enseignant qu'aucune pensée humaine n'est valide. Il est oiseux d'évoquer l'alternative entre la foi et la raison. La raison est elle-même matière de foi. C'est un acte de foi de supposer que nos raisonnements ont un rapport quelconque avec la réalité. [Suit un passage sur le scepticisme].
Il y a une pensée qui arrête la pensée. C'est la seule pensée qui doit être arrêtée. C'est ce fléau ultime que combat toute autorité religieuse. Il apparaît à la fin d'un âge décadent comme le nôtre.»
Sa mise à mort du touriste et du tourisme est réjouissante.
Chesterton est un poète de génie. Il est très sensible aux mots. Il pense que les grands mots complexes permettent aux hommes du XXème siècle de se passer de penser comme les automobiles, engins complexes, permettent aux hommes de se passer de marcher. C'est formidablement vu : réfléchissez à tous ces cas où un mot complexe a remplacé un mot simple pour dissimuler l'exigence que portait ce dernier. Chesterton donne des exemples anglais, mais il est facile de trouver des équivalents français, solidarité remplaçant charité et tant d'autres.
Il fait aussi quelques allusions à Nietzsche assez décapantes (il traite son culte du surhomme d'«hystérique et féminin»). Il considère d'ailleurs que Jeanne d'Arc fusionne et surpasse Nietzsche et Tolstoï !
Au final, je n'ai détecté qu'une erreur : sa prédiction, très curieuse, de la chute prochaine des Etats-Unis. Notons qu'elle n'est absolument pas teintée de l'antiaméricanisme qui accompagne souvent ce genre d'annonces.
Les convictions de Chesterton
L'innovation chrétienne des vertus théologales, Foi, Espérance et Charité (auxquelles Chesterton ajoute l'Humilité) est aussi importante dans le domaine de l'esprit que la théorie newtonienne en astronomie. Après ce genre de découvertes, tout retour à l'ignorance antérieure est impossible (sur ce point, je ne suis pas si serein que Chesterton).
C'est pourquoi le paganisme est mort et ne revivra pas (on pense aux conneries à la de Benoist/Venner. N'insistons pas trop : ils ne boxent pas dans la même catégorie que Chesterton (1)).
Chesterton manie en permanence le paradoxe. Cela agace quelquefois, comme un truc de prestidigitateur. Mais il en tire des effets si profonds qu'on est bien obligé d'en admettre la pertinence.
Son analyse des vertus païennes raisonnables, donc faibles, et des vertus chrétiennes déraisonnables, donc fortes, est un morceau de bravoure.
Les convictions religieuses de Chesterton, dont il affirme qu'il les avait et qu'ensuite il a découvert que le catholicisme collait à celles-ci, sont les suivantes.
Notre monde est ce qui reste après un grand naufrage et c'est pour cela, comme survivant, qu'il est poétique et précieux, de la même manière que la liste des ustensiles sauvés du naufrage par Robinson Crusoe est pour lui un sommet de poésie (ce passage plaisait particulièrement à Simon Leys). Le naufrage qu'envisage Chesterton, c'est la Chute du paradis originel.
Le monde est le travail d'un créateur artiste : le monde semble logique, puis soudain il y a une petite touche artistique, la surprise du chef. L'exemple que donne Chesterton : l'anatomie. Un martien qui verrait un homme, avec ses deux jambes, ses deux bras ses deux yeux, imaginerait qu'il a deux coeurs symétriques. Hé bien, non, il a un seul coeur, légèrement décalé à gauche. C'est ce que Chesterton appelle la touche artistique du créateur. Nul doute que s'il avait connu la physique quantique, il y aurait puisé quantité d'exemples.
Chesterton considère que le catholicisme, très rationnel mais pas complètement, colle point par point à cette vision artistique du monde.
Ensuite, Chesterton voit le créateur libérant sa créature. Ici, inutile de m'étendre. Des bibliothèques entière ont été écrites sur le sujet, le libre arbitre, la grâce, la rédemption, le créateur lié d'amour à sa créature ... (2)
Chesterton voit le christianisme comme la religion de la contradiction féconde, par opposition au juste milieu stérile que cherche le sage antique (et contemporain). Le chrétien ne fait pas du rose avec le rouge et le blanc du bouclier de Saint Georges. Il garde les couleurs juxtaposées et il combat le dragon.
On peut trouver de multiples exemples chrétiens de contradictions fécondes. L'homme est à la fois un être supérieur car fait à l'image de Dieu et un être vil déchu du paradis. Il n'est pas un peu de l'un et un peu de l'autre, il est les deux à la fois.
De même, et cela intéresse beaucoup plus les débats actuels (Chesterton a un talent visionnaire indéniable), le christianisme est la religion où le lion couche à coté de l'agneau sans cesser d'être un lion, sans se transformer en agneau. On a les moines et les martyrs qui se font tuer en tendant l'autre joue, mais on a aussi Saint Louis qui part en croisade. Le christianisme ne consiste pas seulement à tendre l'autre joue mais aussi à partir en croisade (contrairement à ce que beaucoup disent aujourd'hui, je ne vois aucune raison de nous repentir des croisades). Chesterton place très haut Jeanne d'Arc.
Il poursuit en réfutant avec brio trois arguments contre le christianisme : il est la cause de la chute de l'empire romain, il est obscurantiste, il est triste.
Il conclut sur les miracles d'une manière intéressante. Chercher à prouver ou à démentir les miracles selon une méthode scientifique est une erreur philosophique : les miracles sont de l'ordre de la poésie, non de la science. Si un ami vous confie un secret et qu'il refuse de le répéter devant un comité de quinze psychologues destinés à la prouver scientifiquement, en conclurez vous qu'il a menti ?
Chesterton fournit une grille d'interprétation du monde moderne et de ses maux qu'il est loisible à chacun d'adapter. Je ne pense pas qu'il aurait été en désaccord avec Brague écrivant que la modernité s'est contentée de phagocyter et d'épuiser l'énergie intellectuelle et spirituelle du Moyen-Âge. Pour Chesterton, la déchristianisation a commencé avec la Réforme, point de vue intéressant quand on sait que Chesterton n'est pas né catholique mais a rejoint le catholicisme assez tardivement. Il y a donc bien eu de sa part une démarche consciente pour remettre en cause la Réforme.
Il conclut par où il avait commencé : le scandale du christianisme, c'est qu'il est joyeux. Le scandale du Christ, c'est Sa joie.
Le matérialisme qui trouve que le monde n'a ni rime ni raison ni sens est fondamentalement, irrémédiablement, triste.
Chesterton lie remarquablement matérialisme, scientisme et déclin de la démocratie.
Chesterton, décédé en 1936, a peu connu les horreurs totalitaires et génocidaires, mais il n'en aurait pas été surpris.
Pour résumer, il a une vision poétique du christianisme. N'est-ce pas ainsi qu'on atteint la vérité des choses ?
*************
(1) : Chesterton ne parle jamais de «religions du désert», ce poncif des imbéciles anti-chrétiens.
(2) : Denis Tillinac déplore que tant d'enfants ne reçoivent plus d'éducation religieuse, car indépendamment des convictions qu'ils en gardent à l'âge adulte, la pensée religieuse (et Tillinac devait songer en priorité au christianisme) est d'une richesse intellectuelle et poétique fantastique, la pensée chrétienne est luxuriante. A l'enfant qui n'a pas reçu d'éducation religieuse, c'est à tout jamais un manque. Il ne pourra pas lire en en pénétrant l'intimité les sermons de Saint Bernard sur le Cantique des Cantiques. On peut vivre sans, mais on vit mieux avec.
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mercredi, août 27, 2014
A propos de la politique française
Gilbert Keith Chesterton cité par Simon Leys :
«Il y a des formes destructives dans notre société, qui ne sont rien d'autre que destructives, car elles ne cherchent pas à modifier l'état des choses, mais à l'annihiler, en se basant sur une anarchie interne qui rejette toutes les distinctions morales sur lesquelles même les simples rebelles s'appuient encore. A présent, le criminel le plus dangereux est le philosophe moderne qui ne connaît plus aucune loi. L'ennemi n'émane pas des masses populaires, il se recrute parmi les gens éduqués et aisés, qui allient intellectualisme et ignorance, et sont soutenus en chemin par le culte que la faiblesse rend à la force. Plus spécifiquement, il est certain que les milieux scientifiques et artistiques sont silencieusement unis dans une croisade dirigée contre la famille et l'Etat.»
J'ai déjà utilisé cette citation.
Et juste pour le plaisir :
Simon Leys à Apostrophes
Vous remarquerez que Bernard Pivot a eu le «courage» d'inviter Simon Leys douze ans (oui, douze, six plus six. Et des ans, pas des mois) après la parution de son livre sur la révolution culturelle.
Le studio de l'inutilité : Chesterton
Je ne retrouve plus le passage de Leys que j'ai en tête mais je le restitue à ma façon : la nature humaine ne change pas. Il y a toujours eu des intellectuels fascinés par la violence, peut-être pour des raisons psychologiques. Il n'y a donc aucune raison de penser que les intellectuels du XXIème siècle ne reproduiront pas les errements, avec d'autres théories et d'autres arguments, de leurs prédécesseurs du XXème siècle.
Ca fait froid dans le dos.
«Il y a des formes destructives dans notre société, qui ne sont rien d'autre que destructives, car elles ne cherchent pas à modifier l'état des choses, mais à l'annihiler, en se basant sur une anarchie interne qui rejette toutes les distinctions morales sur lesquelles même les simples rebelles s'appuient encore. A présent, le criminel le plus dangereux est le philosophe moderne qui ne connaît plus aucune loi. L'ennemi n'émane pas des masses populaires, il se recrute parmi les gens éduqués et aisés, qui allient intellectualisme et ignorance, et sont soutenus en chemin par le culte que la faiblesse rend à la force. Plus spécifiquement, il est certain que les milieux scientifiques et artistiques sont silencieusement unis dans une croisade dirigée contre la famille et l'Etat.»
J'ai déjà utilisé cette citation.
Et juste pour le plaisir :
Simon Leys à Apostrophes
Vous remarquerez que Bernard Pivot a eu le «courage» d'inviter Simon Leys douze ans (oui, douze, six plus six. Et des ans, pas des mois) après la parution de son livre sur la révolution culturelle.
Le studio de l'inutilité : Chesterton
Je ne retrouve plus le passage de Leys que j'ai en tête mais je le restitue à ma façon : la nature humaine ne change pas. Il y a toujours eu des intellectuels fascinés par la violence, peut-être pour des raisons psychologiques. Il n'y a donc aucune raison de penser que les intellectuels du XXIème siècle ne reproduiront pas les errements, avec d'autres théories et d'autres arguments, de leurs prédécesseurs du XXème siècle.
Ca fait froid dans le dos.
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