1) 7 % des guerre répertoriées dans l’histoire (comment ?) ont une cause principale religieuse.
2) sur ces 7 %, 50 % impliquent l’islam.
Source : The irrational atheist (V. May. 2008).
Affichage des articles dont le libellé est guerres de religion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est guerres de religion. Afficher tous les articles
dimanche, janvier 05, 2020
samedi, février 20, 2016
Mgr Pascal Roland alerte sur « l’idéologie véhiculée par l’islam »
Mgr Pascal Roland alerte sur « l’idéologie véhiculée par l’islam »
On peut conclure qu'il y a au moins deux évêques en France, Mgr Roland et Mgr Ravel, l'évêque aux armées, qui ne sont pas des débiles profonds ni des pleutres pétochards dès qu'on parle d'islam. Et si ça se trouve, il y en a d'autres.
Il n'y a pas de quoi se faire pipi dessus de joie, mais, par rapport aux déclarations affligeantes de certains évêques, cela rassure.
On remarque qu'il y aussi une bonne dose de cons parmi les curés, mais comment être surpris ?
Bien sûr, l'article se termine par le mensonge habituel : « Oui, Daech résulte bien d’une interprétation des textes sources, mais elle est contestée par la majorité des musulmans ».
En réalité, rien ne prouve la dernière partie de la phrase, ni même qu'elle ait un sens : les musulmans qui désapprouvent l'EIIL aujourd'hui quand ils sont en minorité dans un pays pourraient bien l'approuver demain s'ils étaient en majorité dans ce même pays. De plus, rien ne prouve que les musulmans hostiles à l'EIIL soient réellement majoritaires parmi leurs coreligionnaires, même aujourd'hui. Les sondages et études sur la question sont beaucoup plus inquiétants. Et puis, que signifie désapprouver ? Désapprouver le but et les méthodes ou seulement les méthodes ?
La prétendue majorité de musulmans hostiles à l'EIIL est une pétition de principe pour se rassurer à peu de frais, pour ne pas avoir le courage de regarder l'adversité en face. Tout le monde n'est pas comme Churchill, qui aimait « voir luire les yeux brillants du danger ».
En revanche, la première partie de la phrase, « Oui, Daech résulte bien d’une interprétation des textes sources » est intéressante. Voilà donc un curé chargé des relations avec les musulmans qui ne nous dit pas que l'EIIL n'est pas le vrai islam. Sa formulation est beaucoup plus prudente et c'est un progrès.
Une de mes relations qui passe beaucoup de temps sur internet (et qui se reconnaîtra sûrement) m'a un jour envoyé le magazine de l'EIIL version française à titre de curiosité (vu ses convictions, je ne doute pas qu'elle cherchait à connaître l'ennemi). J'ai été surpris de sa qualité. Qualité éditoriale : il se rapproche plus du Point ou de l'Express que d'une feuille de choux, la langue est très correcte, visiblement ce n'est pas écrit pas des z'yva de banlieue. Qualité intellectuelle aussi : un des sujets était justement de se moquer des gens qui prétendent que « DAECH n'est pas le vrai islam ». Or, l'argumentation était logique, charpentée, ça ne partait pas dans tous les sens. Pour vous dire le fond de ma pensée, c'est ce que j'ai lu de plus clair jusqu'à maintenant sur la question de savoir si l'EIIL est le vrai islam ou non. Le camp d'en face ne peut pas se contenter d'ânonner « DAECH n'est pas le vrai islam », il va falloir qu'il argumente Mais cela ne nous concerne pas vraiment, c'est le problème des musulmans, pas le nôtre.
Le nôtre est de savoir ce que nous sommes et ce que nous voulons. Je reste persuadé qu'il y a dans le christianisme tout ce qu'il faut pour adopter par rapport à l'islam l'attitude appropriée, c'est-à-dire combative.
On peut conclure qu'il y a au moins deux évêques en France, Mgr Roland et Mgr Ravel, l'évêque aux armées, qui ne sont pas des débiles profonds ni des pleutres pétochards dès qu'on parle d'islam. Et si ça se trouve, il y en a d'autres.
Il n'y a pas de quoi se faire pipi dessus de joie, mais, par rapport aux déclarations affligeantes de certains évêques, cela rassure.
On remarque qu'il y aussi une bonne dose de cons parmi les curés, mais comment être surpris ?
Bien sûr, l'article se termine par le mensonge habituel : « Oui, Daech résulte bien d’une interprétation des textes sources, mais elle est contestée par la majorité des musulmans ».
En réalité, rien ne prouve la dernière partie de la phrase, ni même qu'elle ait un sens : les musulmans qui désapprouvent l'EIIL aujourd'hui quand ils sont en minorité dans un pays pourraient bien l'approuver demain s'ils étaient en majorité dans ce même pays. De plus, rien ne prouve que les musulmans hostiles à l'EIIL soient réellement majoritaires parmi leurs coreligionnaires, même aujourd'hui. Les sondages et études sur la question sont beaucoup plus inquiétants. Et puis, que signifie désapprouver ? Désapprouver le but et les méthodes ou seulement les méthodes ?
La prétendue majorité de musulmans hostiles à l'EIIL est une pétition de principe pour se rassurer à peu de frais, pour ne pas avoir le courage de regarder l'adversité en face. Tout le monde n'est pas comme Churchill, qui aimait « voir luire les yeux brillants du danger ».
En revanche, la première partie de la phrase, « Oui, Daech résulte bien d’une interprétation des textes sources » est intéressante. Voilà donc un curé chargé des relations avec les musulmans qui ne nous dit pas que l'EIIL n'est pas le vrai islam. Sa formulation est beaucoup plus prudente et c'est un progrès.
Une de mes relations qui passe beaucoup de temps sur internet (et qui se reconnaîtra sûrement) m'a un jour envoyé le magazine de l'EIIL version française à titre de curiosité (vu ses convictions, je ne doute pas qu'elle cherchait à connaître l'ennemi). J'ai été surpris de sa qualité. Qualité éditoriale : il se rapproche plus du Point ou de l'Express que d'une feuille de choux, la langue est très correcte, visiblement ce n'est pas écrit pas des z'yva de banlieue. Qualité intellectuelle aussi : un des sujets était justement de se moquer des gens qui prétendent que « DAECH n'est pas le vrai islam ». Or, l'argumentation était logique, charpentée, ça ne partait pas dans tous les sens. Pour vous dire le fond de ma pensée, c'est ce que j'ai lu de plus clair jusqu'à maintenant sur la question de savoir si l'EIIL est le vrai islam ou non. Le camp d'en face ne peut pas se contenter d'ânonner « DAECH n'est pas le vrai islam », il va falloir qu'il argumente Mais cela ne nous concerne pas vraiment, c'est le problème des musulmans, pas le nôtre.
Le nôtre est de savoir ce que nous sommes et ce que nous voulons. Je reste persuadé qu'il y a dans le christianisme tout ce qu'il faut pour adopter par rapport à l'islam l'attitude appropriée, c'est-à-dire combative.
jeudi, janvier 14, 2016
La kippa et la machette
"La kippa est une sorte de selfie religieux... par rtl-fr
Je ne partage pas entièrement l'avis de Zemmour : il renvoie trop la kippa et la machette dos à dos et il idéalise la raie publique.
Le contrepoint de Charles Beigbeder :
Porter un signe distinctif religieux, du communautarisme ?
****************
Dans ces conditions, il est évident que l’on ne peut traiter de la même façon les signes distinctifs qui constituent, de près ou de loin, les supports apparents de communication d’une idéologie radicale contre laquelle on ne cesse de nous rappeler que nous sommes en guerre, et ceux qui sont arborés par des communautés totalement éloignées de toute prétention totalitaire et se rattachant à notre tradition nationale. Mettre sur le même plan des signes distinctifs qui renvoient à des réalités totalement différentes n’aide pas à comprendre la véritable nature du problème. Aucun signe n’étant neutre, il importe avant tout de connaître leur signification dans le contexte précis dans lequel ils sont portés. C’est ce discernement que j’appelle de mes voeux.
****************
Libellés :
guerres de religion,
terrorisme islamique,
zemmour
mardi, octobre 27, 2015
Les eunuques et le jour d'après
Un malheureux accident de car et que voit-on ?
«Hommage aux victimes», «marche silencieuse» avec flots lacrymaux de rigueur et tsunami de sentimentalisme sirupeux.
Ca pulse, ça déchire. Il n'y a pas à dire, les Français sont des guerriers, des battants.
Il est tout à fait ridicule de rendre un hommage collectif à des victimes d'un accident de la route. Leur mort n'a rien d'héroïque ni de symbolique. L'hommage approprié est individuel, par leurs proches à cause de ce que fut la vie de chacun d'eux.
Quant aux victimes d'attentats, leur mort n'appelle pas l'hommage silencieux mais la contre-attaque violente.
Les «marches à Charlie» et les «marches blanches» sont des processions d'eunuques substituant la promenade en troupeau à la résolution et à l'action.
Des moutons, même pas enragés, même pas de combat.
Et, en face, qu'avons nous ?
Nous avons des types qui décapitent, mitraillent, trucident, sans vergogne, massivement ou individuellement, avec des idées claires et une stratégie.
La confrontation entre les eunuques et les égorgeurs promet ... promet rien du tout, parce qu'il n'y aura pas de confrontation. Un seul regard méchant des égorgeurs suffit à faire se coucher les eunuques.
Certains anticipent, et ce n'est pas joli joli (et je trouve Michel Goya optimiste) :
Le jour d’après la grande attaque
J'entends souvent que notre problème est le manque de courage des politiciens. C'est vrai mais incomplet : à force de manquer de courage, ils en viennent à manquer d'instruments intellectuels.
Comment pourraient-ils agir, eux qui ne pratiquent que les manoeuvres de couloir ? Comment pourraient-ils mobiliser les Français, eux qui ne croient plus en la France ? Comment pourraient-ils faire la guerre, eux qui ne connaissent que les «interventions humanitaires» ?
Une expression que j'entends de plus en plus souvent de gens qui ont des contacts avec les politiciens : des lapins pris dans la lumière des phares.
«Hommage aux victimes», «marche silencieuse» avec flots lacrymaux de rigueur et tsunami de sentimentalisme sirupeux.
Ca pulse, ça déchire. Il n'y a pas à dire, les Français sont des guerriers, des battants.
Il est tout à fait ridicule de rendre un hommage collectif à des victimes d'un accident de la route. Leur mort n'a rien d'héroïque ni de symbolique. L'hommage approprié est individuel, par leurs proches à cause de ce que fut la vie de chacun d'eux.
Quant aux victimes d'attentats, leur mort n'appelle pas l'hommage silencieux mais la contre-attaque violente.
Les «marches à Charlie» et les «marches blanches» sont des processions d'eunuques substituant la promenade en troupeau à la résolution et à l'action.
Des moutons, même pas enragés, même pas de combat.
Et, en face, qu'avons nous ?
Nous avons des types qui décapitent, mitraillent, trucident, sans vergogne, massivement ou individuellement, avec des idées claires et une stratégie.
La confrontation entre les eunuques et les égorgeurs promet ... promet rien du tout, parce qu'il n'y aura pas de confrontation. Un seul regard méchant des égorgeurs suffit à faire se coucher les eunuques.
Certains anticipent, et ce n'est pas joli joli (et je trouve Michel Goya optimiste) :
Le jour d’après la grande attaque
J'entends souvent que notre problème est le manque de courage des politiciens. C'est vrai mais incomplet : à force de manquer de courage, ils en viennent à manquer d'instruments intellectuels.
Comment pourraient-ils agir, eux qui ne pratiquent que les manoeuvres de couloir ? Comment pourraient-ils mobiliser les Français, eux qui ne croient plus en la France ? Comment pourraient-ils faire la guerre, eux qui ne connaissent que les «interventions humanitaires» ?
Une expression que j'entends de plus en plus souvent de gens qui ont des contacts avec les politiciens : des lapins pris dans la lumière des phares.
vendredi, septembre 04, 2015
Souveraineté ou barbarie ?
Souveraineté ou barbarie ?
Je suis souvent circonspect vis-à-vis de Jacques Sapir, que je trouve trop peu libéral en économie et pas assez conservateur pour le reste. Mais ici, dans cet écrit de pure politique, rien à critiquer.
Vous connaissez mon opinion, je l'ai souvent répétée : pas de démocratie sans peuple, pas de peuple sans nation, pas de nation sans souveraineté, pas de souveraineté sans frontières.
Ce salopard apatride, vendu aux Américains, de Monnet savait ce qu'il faisait en détruisant les frontières.
***********
Etat, Nation, société.
La société française se défait. De ce constat terrible on peut tirer l’origine de la multiplication des revendications identitaires qui nous fait régresser du « nous » au « je ». Ce processus n’est possible que parce que l’Etat-Nation, cette vieille construction sociale, se défait elle aussi. La Nation, c’est ce qui nous protège de la « guerre de tous contre tous » pour reprendre la formule de Hobbes, ou de l’anomie pour citer Durkheim. Il arrive assurément que la loi opprime. Mais, la pire oppression découle toujours de l’absence de lois. Or, ces lois sont prises dans le cadre de la Nation, et la révolution de 1789 a institué le peuple souverain comme juge suprême de ces lois. La démocratie découle alors nécessairement de la souveraineté. Certes, il est des Nations souveraines qui ne sont pas démocratique, mais nulle démocratie n’a pu naître là ou l’on est privé de souveraineté. Toute tentative pour constituer un espace de démocratie institue en réalité un espace de souveraineté. Ces deux notions sont ici indissolublement liées.
Cette crise de la Nation, est aussi une crise de l’Etat. Elle laisse les citoyens démunis et sans pouvoir pour peser sur la situation. Il en est ainsi car ils sont privés du pouvoir de faire et de modifier les lois et par là même ils sont privés du pouvoir d’organiser collectivement leur propre futur. « Il n’y a d’irrémédiable que la perte de l’Etat » a dit un roi de France [Henri IV] en des temps anciens, mais qui semblent aujourd’hui étrangement, et tragiquement, proches. Le contexte était celui de la fin des guerres de Religions. Sous le couvert d’un affrontement confessionnel, entre Catholiques et Protestants, une puissance, l’Espagne, cherchait à dominer l’Europe. Seul le pays a changé car aujourd’hui c’est aussi de cela dont il est question. Or, de toutes les guerres civiles, le conflit inter-religieux est le plus inexpiable car il met en jeu des fins qui dépassent l’échelle humaine. Quand ce qui est en cause est la vie éternelle – pour qui y croit – alors tout devient possible et justifié dans ce que l’on considère alors comme la « vie terrestre » pour atteindre cette « vie éternelle ». Une finalité extrême peut engendrer une barbarie extrême. La guerre de religions est aussi le conflit qui déstructure le plus en profondeur une société, qui dresse les enfants contre les parents, les frères contre les frères. Aussi, quand Henri IV fit cette déclaration devant les juges de Rouen, car un Parlement à l’époque était une assemblée de juges, il voulait faire comprendre qu’un intérêt supérieur s’imposait aux intérêts particuliers et que la poursuite par les individus de leurs buts légitimes ne devait pas se faire au détriment du but commun de la vie en société. En redonnant le sens de la Nation, il mit fin à la guerre civile.
On mesure alors ce qu’il y a d’actuel dans des mots prononcés à la fin du XVIème siècle. Une crise économique peut nous appauvrir, des injustices sociales peuvent contribuer à dresser des barrières entre nous. Mais, la confiscation de la souveraineté nationale touche aux fondements mêmes de ce qui nous permet de vivre ensemble.
***********
Il se trouve, hasard des lectures, que la période des guerres de religions est une de celles que je connais bien.
A mes yeux, les Essais de Montaigne sont avant tout l'échappatoire d'un gentilhomme qui tente de survivre, de ne pas devenir fou, dans le «le moyeu de nos guerres».
La phrase célèbre de Montaigne, scandaleuse à nos contemporains, «le bien public requiert qu'on mente et qu'on tue et qu'on massacre» ne peut se lire hors contexte. Comprenez bien qu'un homme qui a vécu sa jeunesse au temps de Wassy, de la michelade, de la Saint-Barthélémy, n'écrit pas «et qu'on massacre» à la légère. Montaigne, lui, a vu des massacres autrement qu'à la télévision. Il sait de quoi il parle.
Pourtant, il écrit ce qu'il écrit.
La phrase d'Henri IV éclaire celle de Montaigne, elle en est l'explication : «Il n’y a d’irrémédiable que la perte de l’Etat». La perte de l'Etat dans ses fonctions régaliennes (on n'envisage que celles-ci, à cette époque), c'est la perte de tous les biens collectifs : paix et prospérité. Et cette perte est irréversible. Tout, y compris le massacre, vaut mieux que cela.
C'est pourquoi les abandons de souveraineté promus avec beaucoup de légèreté et de bêtise par nos politiciens, les Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et consorts, et qui portent en eux la déliquescence de l'Etat souverain sont criminels au sens le plus fort du mot. Ils ouvrent la voie au massacre de milliers de Français, à la misère et à la souffrance pour les autres. Pas forcément demain, mais un jour : les actes ont des conséquences et la connerie n'est jamais une excuse, même si les conséquences mettent du temps à se manifester.
Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face. Pourtant, il le faut bien. Non, tout n'ira pas mieux en fermant les yeux et en pensant à autre chose. Les choses qui finissent par s'arranger sans qu'on n'y fasse rien, ce n'est que dans les mauvais films.
Nos rois savaient ce qu'il en était. On connaît l'image de Louis XIV (qui, enfant, vécut la Fronde) se présentant au Parlement de Paris, de retour de la chasse, le fouet à la main. Et son père, Louis XIII n'a pas plus toléré le désordre dans ses Etats. Quant à Henri IV, il lui ait arrivé de s'adresser au Parlement «avec les grosses dents» : «Je couperai la racine à toutes factions, à toutes prédications séditieuses, et je ferai accourcir tous ceux qui les susciteront. J'ai sauté sur des murailles de villes : je sauterai bien sur des barricades qui ne sont pas si hautes.» Il ne se serait pas laissé intimider par soixante Romanichels sur l'autoroute.
Et notre dernier roi, Charles De Gaulle, était obsédé, en 1944, par le rétablissement de l'ordre et par l'affirmation de la souveraineté, qui, bien entendu, vont de pair.
Souveraineté et barbarie ? Oui, il n'y a que ce choix binaire. Il n'y a pas cette troisième voie illusoire si chère aux procrastineurs compulsifs, aux biaiseurs obsessionnels, aux non-décideurs professionnels, aux éviteurs de conflits habituels, aux petits arrangeurs de ministère, aux lapins de coursive, à ceux qui préfèrent diner en ville.
Souveraineté ou barbarie ? Il falloir se battre pour la souveraineté ou se soumettre à la barbarie.
Je suis souvent circonspect vis-à-vis de Jacques Sapir, que je trouve trop peu libéral en économie et pas assez conservateur pour le reste. Mais ici, dans cet écrit de pure politique, rien à critiquer.
Vous connaissez mon opinion, je l'ai souvent répétée : pas de démocratie sans peuple, pas de peuple sans nation, pas de nation sans souveraineté, pas de souveraineté sans frontières.
Ce salopard apatride, vendu aux Américains, de Monnet savait ce qu'il faisait en détruisant les frontières.
***********
Etat, Nation, société.
La société française se défait. De ce constat terrible on peut tirer l’origine de la multiplication des revendications identitaires qui nous fait régresser du « nous » au « je ». Ce processus n’est possible que parce que l’Etat-Nation, cette vieille construction sociale, se défait elle aussi. La Nation, c’est ce qui nous protège de la « guerre de tous contre tous » pour reprendre la formule de Hobbes, ou de l’anomie pour citer Durkheim. Il arrive assurément que la loi opprime. Mais, la pire oppression découle toujours de l’absence de lois. Or, ces lois sont prises dans le cadre de la Nation, et la révolution de 1789 a institué le peuple souverain comme juge suprême de ces lois. La démocratie découle alors nécessairement de la souveraineté. Certes, il est des Nations souveraines qui ne sont pas démocratique, mais nulle démocratie n’a pu naître là ou l’on est privé de souveraineté. Toute tentative pour constituer un espace de démocratie institue en réalité un espace de souveraineté. Ces deux notions sont ici indissolublement liées.
Cette crise de la Nation, est aussi une crise de l’Etat. Elle laisse les citoyens démunis et sans pouvoir pour peser sur la situation. Il en est ainsi car ils sont privés du pouvoir de faire et de modifier les lois et par là même ils sont privés du pouvoir d’organiser collectivement leur propre futur. « Il n’y a d’irrémédiable que la perte de l’Etat » a dit un roi de France [Henri IV] en des temps anciens, mais qui semblent aujourd’hui étrangement, et tragiquement, proches. Le contexte était celui de la fin des guerres de Religions. Sous le couvert d’un affrontement confessionnel, entre Catholiques et Protestants, une puissance, l’Espagne, cherchait à dominer l’Europe. Seul le pays a changé car aujourd’hui c’est aussi de cela dont il est question. Or, de toutes les guerres civiles, le conflit inter-religieux est le plus inexpiable car il met en jeu des fins qui dépassent l’échelle humaine. Quand ce qui est en cause est la vie éternelle – pour qui y croit – alors tout devient possible et justifié dans ce que l’on considère alors comme la « vie terrestre » pour atteindre cette « vie éternelle ». Une finalité extrême peut engendrer une barbarie extrême. La guerre de religions est aussi le conflit qui déstructure le plus en profondeur une société, qui dresse les enfants contre les parents, les frères contre les frères. Aussi, quand Henri IV fit cette déclaration devant les juges de Rouen, car un Parlement à l’époque était une assemblée de juges, il voulait faire comprendre qu’un intérêt supérieur s’imposait aux intérêts particuliers et que la poursuite par les individus de leurs buts légitimes ne devait pas se faire au détriment du but commun de la vie en société. En redonnant le sens de la Nation, il mit fin à la guerre civile.
On mesure alors ce qu’il y a d’actuel dans des mots prononcés à la fin du XVIème siècle. Une crise économique peut nous appauvrir, des injustices sociales peuvent contribuer à dresser des barrières entre nous. Mais, la confiscation de la souveraineté nationale touche aux fondements mêmes de ce qui nous permet de vivre ensemble.
***********
Il se trouve, hasard des lectures, que la période des guerres de religions est une de celles que je connais bien.
A mes yeux, les Essais de Montaigne sont avant tout l'échappatoire d'un gentilhomme qui tente de survivre, de ne pas devenir fou, dans le «le moyeu de nos guerres».
La phrase célèbre de Montaigne, scandaleuse à nos contemporains, «le bien public requiert qu'on mente et qu'on tue et qu'on massacre» ne peut se lire hors contexte. Comprenez bien qu'un homme qui a vécu sa jeunesse au temps de Wassy, de la michelade, de la Saint-Barthélémy, n'écrit pas «et qu'on massacre» à la légère. Montaigne, lui, a vu des massacres autrement qu'à la télévision. Il sait de quoi il parle.
Pourtant, il écrit ce qu'il écrit.
La phrase d'Henri IV éclaire celle de Montaigne, elle en est l'explication : «Il n’y a d’irrémédiable que la perte de l’Etat». La perte de l'Etat dans ses fonctions régaliennes (on n'envisage que celles-ci, à cette époque), c'est la perte de tous les biens collectifs : paix et prospérité. Et cette perte est irréversible. Tout, y compris le massacre, vaut mieux que cela.
C'est pourquoi les abandons de souveraineté promus avec beaucoup de légèreté et de bêtise par nos politiciens, les Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et consorts, et qui portent en eux la déliquescence de l'Etat souverain sont criminels au sens le plus fort du mot. Ils ouvrent la voie au massacre de milliers de Français, à la misère et à la souffrance pour les autres. Pas forcément demain, mais un jour : les actes ont des conséquences et la connerie n'est jamais une excuse, même si les conséquences mettent du temps à se manifester.
Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face. Pourtant, il le faut bien. Non, tout n'ira pas mieux en fermant les yeux et en pensant à autre chose. Les choses qui finissent par s'arranger sans qu'on n'y fasse rien, ce n'est que dans les mauvais films.
Nos rois savaient ce qu'il en était. On connaît l'image de Louis XIV (qui, enfant, vécut la Fronde) se présentant au Parlement de Paris, de retour de la chasse, le fouet à la main. Et son père, Louis XIII n'a pas plus toléré le désordre dans ses Etats. Quant à Henri IV, il lui ait arrivé de s'adresser au Parlement «avec les grosses dents» : «Je couperai la racine à toutes factions, à toutes prédications séditieuses, et je ferai accourcir tous ceux qui les susciteront. J'ai sauté sur des murailles de villes : je sauterai bien sur des barricades qui ne sont pas si hautes.» Il ne se serait pas laissé intimider par soixante Romanichels sur l'autoroute.
Et notre dernier roi, Charles De Gaulle, était obsédé, en 1944, par le rétablissement de l'ordre et par l'affirmation de la souveraineté, qui, bien entendu, vont de pair.
Souveraineté et barbarie ? Oui, il n'y a que ce choix binaire. Il n'y a pas cette troisième voie illusoire si chère aux procrastineurs compulsifs, aux biaiseurs obsessionnels, aux non-décideurs professionnels, aux éviteurs de conflits habituels, aux petits arrangeurs de ministère, aux lapins de coursive, à ceux qui préfèrent diner en ville.
Souveraineté ou barbarie ? Il falloir se battre pour la souveraineté ou se soumettre à la barbarie.
samedi, juillet 04, 2015
L'Italie arabe et les Normands
Notre serial-commentateur Curmudgeon rappelait il y a peu le sac de Rome par les arabes en 846 (pudiquement nommés «sarrasins» par Wikipedia. Je me suis amusé à préciser que les pilleurs «sarrasins» étaient musulmans, à chaque fois, ma modification été retirée. Nous ne sommes plus très loin du moment où citer les passages sanguinaires du Coran sera considéré, sans aucune contestation de leur authenticité, comme «islamophobe». Cette démarche intellectuelle est déjà celle qui est appliquée à Eric Zemmour : on ne conteste pas la véracité de ses propos mais on le condamne tout de même pour les avoir tenus).
L'invasion de l'Espagne et les razzias en Narbonnaise, vues comme de gentilles prémices du multiculturalisme par certains fous (c'est aussi multiculturel que de se faire tabasser par le Rom qui cambriole votre maison), sont plus connues.
Mais il ne faut pas oublier que l'Italie a subi des incursions incursions arabes et que la Sicile est envahie pour un siècle et demi de 948 à 1091.
L'Italie en l'an 1000 :
Comment les Siciliens s'en sont-ils sortis ?
Le pape a béni les Normands, peu nombreux (autour de 1000) mais motivés, qui ont profité des divisions des arabes. Bref, les Siciliens n'y sont pas pur grand'chose.
On peut en tirer quatre leçons pour notre temps :
♗ la conquête d'une région occidentale par les musulmans est possible. Ce n'est pas un fantasme. Il n'y a pas d'antidote magique qui protégerait par miracle l'occident de l'invasion.
♗ le joug musulman est tellement lourd (voir l'article de Wikipedia) que la révolte des populations conquises est impossible (c'est le quatrième stade de Bezmenov). Il faut une aide extérieure, pas nombreuse, mais motivé.
♗ l'esprit, la Foi, ça compte. On ne se bat pas pour avoir le droit de manger du cochon ou pour aller à la plage en string. On se bat pour sauver sa Foi et son être.
♗ les musulmans ont la scissiparité compulsive des écologistes et des trotskystes. Tant qu'ils sont en phase de conquête, ils sont unis, mais dès que ça se calme, ils se foutent sur la gueule. A nous d'en profiter.
Et une cinquième leçon, au-dessus de toutes les autres : mieux vaut repousser l'invasion quand il en est encore temps. C'est toujours moins difficile que de se débarrasser de l'envahisseur une fois qu'il est installé.
L'invasion de l'Espagne et les razzias en Narbonnaise, vues comme de gentilles prémices du multiculturalisme par certains fous (c'est aussi multiculturel que de se faire tabasser par le Rom qui cambriole votre maison), sont plus connues.
Mais il ne faut pas oublier que l'Italie a subi des incursions incursions arabes et que la Sicile est envahie pour un siècle et demi de 948 à 1091.
L'Italie en l'an 1000 :
Comment les Siciliens s'en sont-ils sortis ?
Le pape a béni les Normands, peu nombreux (autour de 1000) mais motivés, qui ont profité des divisions des arabes. Bref, les Siciliens n'y sont pas pur grand'chose.
On peut en tirer quatre leçons pour notre temps :
♗ la conquête d'une région occidentale par les musulmans est possible. Ce n'est pas un fantasme. Il n'y a pas d'antidote magique qui protégerait par miracle l'occident de l'invasion.
♗ le joug musulman est tellement lourd (voir l'article de Wikipedia) que la révolte des populations conquises est impossible (c'est le quatrième stade de Bezmenov). Il faut une aide extérieure, pas nombreuse, mais motivé.
♗ l'esprit, la Foi, ça compte. On ne se bat pas pour avoir le droit de manger du cochon ou pour aller à la plage en string. On se bat pour sauver sa Foi et son être.
♗ les musulmans ont la scissiparité compulsive des écologistes et des trotskystes. Tant qu'ils sont en phase de conquête, ils sont unis, mais dès que ça se calme, ils se foutent sur la gueule. A nous d'en profiter.
Et une cinquième leçon, au-dessus de toutes les autres : mieux vaut repousser l'invasion quand il en est encore temps. C'est toujours moins difficile que de se débarrasser de l'envahisseur une fois qu'il est installé.
jeudi, mai 21, 2015
L'homme est un animal religieux
L'homme est un animal religieux
J'aime beaucoup Alain Besançon, c'est d'ailleurs chez lui que j'ai piqué l'expression « mitres molles » pour désigner un certain type d'évêques.
Je rappelle que Besançon met dans les trois tentations de l'Eglise l'islamisme.
J'aime beaucoup Alain Besançon, c'est d'ailleurs chez lui que j'ai piqué l'expression « mitres molles » pour désigner un certain type d'évêques.
Je rappelle que Besançon met dans les trois tentations de l'Eglise l'islamisme.
Libellés :
Alain Besançon,
Catholicisme,
guerres de religion,
zemmour
Palmyre et martyrs
Les medias occidentaux et leurs relais au pouvoir se focalisent sur les vestiges antiques dégradés par les islamistes.
Il est difficile de ne pas y voir une fuite et une indifférence devant le martyre des chrétiens d’Orient, entre autres victimes des islamistes.
Ceux-ci savent parfaitement en jouer : ils concentrent l’attention sur Palmyre, d’importance stratégique mineure, alors que la bataille pour Ramadi, bien plus cruciale, est passée sous silence.
Prise de Palmyre par l'État islamique : pourquoi une telle inaction de la coalition ?
Il est difficile de ne pas y voir une fuite et une indifférence devant le martyre des chrétiens d’Orient, entre autres victimes des islamistes.
Ceux-ci savent parfaitement en jouer : ils concentrent l’attention sur Palmyre, d’importance stratégique mineure, alors que la bataille pour Ramadi, bien plus cruciale, est passée sous silence.
Prise de Palmyre par l'État islamique : pourquoi une telle inaction de la coalition ?
Libellés :
guerre contre l'islamisme,
guerres de religion
jeudi, avril 23, 2015
Attentat anti-chrétien : les cathos vont-ils se réveiller ?
En italique : les extraits des articles en lien.
Un attentat «évité» par le seul fait du hasard
Super, on peut compter sur le hasard, Dieu est de notre coté, on est rassuré. Mais la politique migratoire folle fait que le hasard est de moins en moins de notre coté : de plus en plus d’immigrés musulmans, cela fait statistiquement de plus en plus de terroristes et d’attentats potentiels.
Et puis, comme écrit Christian Vanneste, L’arrestation de Sid Ahmed Ghlam est l’occasion d’une incroyable opération de brouillage. C’est à qui va le plus contribuer à l’aveuglement de notre pays sur la gravité de la situation. Les faits sont clairs. Une fois encore, une victime, une jeune femme que rien ne prédisposait à mourir sous les balles d’un fanatique, a été tuée. Certes, les attentats dont ce meurtre constituait la première étape, n’ont pas été commis. Le gouvernement se félicite qu’on les ait évités. Ce discours est fallacieux et soporifique. C’est la maladresse de l’apprenti djihadiste qui a enrayé le processus. En revanche, la sécurité publique s’est révélée une fois encore incapable de protéger efficacement la population
Aurélie Châtelain, 32 ans, victime du terrorisme
Parallèlement, Aurélie Châtelain a été élue conseillère municipale, entre 2008 et 2014, sur la liste du maire de droite Guy Bricout. «C'était un véritable rayon de soleil, un sourire éclatant inoubliable. Elle était débordante d'énergie, pétillante, rayonnante ... La danse était sa vie, elle virevoltait de grâce au rythme de la musique», écrit ce dernier dans un communiqué co-signé avec le conseil municipal. Une marche blanche aura lieu dimanche en son hommage.
Une marche blanche ! On rêve ! Les marches d’eunuques, on en a fait des centaines (voir les marches à Charlie).
Les cathos vont-ils se réveiller ?
Ceux qui n'ont pas encore compris, aujourd'hui 24 avril 2015, que l'islam et donc les musulmans conséquents sont fondamentalement hostiles au christianisme et aux chrétiens, que cette hostilité n'a rien de théorique et se traduit par une extrême violence anti-chrétienne, que les chrétiens doivent se protéger de l'islam en refoulant ou en essayant de convertir autant que de besoin les musulmans, ceux qui n'ont pas encore compris tout cela, disai-je, pourquoi le comprendraient-ils soudain aujourd'hui alors que les preuves abondent depuis des mois, des années, des siècles ?
Je suis très pessimiste sur le réveil des cathos, au moins ceux des sommets.
Or, le réveil des catholiques est fondamental pour gagner cette guerre : en effet, il s'agit, au fond du fond, d'une guerre spirituelle. Si les catholiques ne se réveillent pas, s'ils n'assument pas, enfin, leur rôle de guides spirituels de la nation, les non-chrétiens pourront faire ce qu'ils veulent, ils échoueront.
Les chrétiens de France, nouvelle cible des islamistes
Les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont expertisé les téléphones mobiles et l'ordinateur du terroriste présumé. L'analyse du matériel saisi a permis d'établir que le suspect «était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d'un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église», a expliqué le procureur Molins.
Attentat déjoué : stupeur et émotion devant l'église Saint-Cyr-Sainte-Julitte
Le père Jourjon insiste: «On va continuer le dialogue. On ne va surtout pas aller là où les terroristes voudraient nous conduire: la peur, l'isolement, la fermeture.»
Mgr Ribadeau Dumas : «Nous ne devons pas céder à la peur»
Nous appelons tout le monde au calme. Il n'y a pas de raisons de s'alarmer de manière disproportionnée [Pauvre con !]. Troisième considération: il serait dangereux de regarder l'autre avec méfiance, comme quelqu'un de susceptible de causer un dommage à une église. L'attitude chrétienne est celle de l'ouverture, de l'accueil. Nous avons à vivre cette dimension au quotidien, ce qui n'empêche pas une certaine vigilance.
Vous ne pouvez pas empêcher les gens d'avoir peur…
On peut les encourager à surmonter leur peur.
Mgr Ribadeau-Dumas, comme le père Jourion, nous parle de peur mais nulle part il ne nous dit d'où elle vient, de qui elle vient et si elle ne serait pas, par hasard, justifiée, et si, plutôt que de combattre la peur, il ne faudrait pas en combattre les causes. Il réussit l’exploit de ne pas prononcer les mots «islam», «islamique», «islamiste», «musulmans» !
Je croyais que les clercs avaient un devoir de Vérité. J'ai dû me tromper.
Disons les choses franchement : Mgr Ribadeau-Dumas nous parle de ne pas céder à la peur mais il cède à la peur de dire la vérité et de décrire les choses telles qu’elles sont. Comme tous ceux qui lui ressemblent, c'est un lâche, intellectuellement et moralement. Dans sa position de pasteur, c'est un déserteur, un salaud.
Heureusement, il y a Annie :
Annie, 62 ans, se dit «très touchée». «Dans les pays arabes, il y a des chrétiens persécutés qui sont obligés de fuir! souligne-t-elle. Maintenant, voilà que ça arrive en France, pays laïc, ça m'inquiète pour les chrétiens de notre pays ! C'est terrible ; on s'en sort plus!» Malgré ses craintes, elle viendra à la messe dimanche prochain, «en mémoire de tous les chrétiens qui se font attaquer partout dans le monde».
Une fois de plus, les Français sont seuls. Abandonnés par ceux qui devraient en être - comment dire ?- les bergers contre les loups.
Un attentat «évité» par le seul fait du hasard
Super, on peut compter sur le hasard, Dieu est de notre coté, on est rassuré. Mais la politique migratoire folle fait que le hasard est de moins en moins de notre coté : de plus en plus d’immigrés musulmans, cela fait statistiquement de plus en plus de terroristes et d’attentats potentiels.
Et puis, comme écrit Christian Vanneste, L’arrestation de Sid Ahmed Ghlam est l’occasion d’une incroyable opération de brouillage. C’est à qui va le plus contribuer à l’aveuglement de notre pays sur la gravité de la situation. Les faits sont clairs. Une fois encore, une victime, une jeune femme que rien ne prédisposait à mourir sous les balles d’un fanatique, a été tuée. Certes, les attentats dont ce meurtre constituait la première étape, n’ont pas été commis. Le gouvernement se félicite qu’on les ait évités. Ce discours est fallacieux et soporifique. C’est la maladresse de l’apprenti djihadiste qui a enrayé le processus. En revanche, la sécurité publique s’est révélée une fois encore incapable de protéger efficacement la population
Aurélie Châtelain, 32 ans, victime du terrorisme
Parallèlement, Aurélie Châtelain a été élue conseillère municipale, entre 2008 et 2014, sur la liste du maire de droite Guy Bricout. «C'était un véritable rayon de soleil, un sourire éclatant inoubliable. Elle était débordante d'énergie, pétillante, rayonnante ... La danse était sa vie, elle virevoltait de grâce au rythme de la musique», écrit ce dernier dans un communiqué co-signé avec le conseil municipal. Une marche blanche aura lieu dimanche en son hommage.
Une marche blanche ! On rêve ! Les marches d’eunuques, on en a fait des centaines (voir les marches à Charlie).
Les cathos vont-ils se réveiller ?
Ceux qui n'ont pas encore compris, aujourd'hui 24 avril 2015, que l'islam et donc les musulmans conséquents sont fondamentalement hostiles au christianisme et aux chrétiens, que cette hostilité n'a rien de théorique et se traduit par une extrême violence anti-chrétienne, que les chrétiens doivent se protéger de l'islam en refoulant ou en essayant de convertir autant que de besoin les musulmans, ceux qui n'ont pas encore compris tout cela, disai-je, pourquoi le comprendraient-ils soudain aujourd'hui alors que les preuves abondent depuis des mois, des années, des siècles ?
Je suis très pessimiste sur le réveil des cathos, au moins ceux des sommets.
Or, le réveil des catholiques est fondamental pour gagner cette guerre : en effet, il s'agit, au fond du fond, d'une guerre spirituelle. Si les catholiques ne se réveillent pas, s'ils n'assument pas, enfin, leur rôle de guides spirituels de la nation, les non-chrétiens pourront faire ce qu'ils veulent, ils échoueront.
Les chrétiens de France, nouvelle cible des islamistes
Les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont expertisé les téléphones mobiles et l'ordinateur du terroriste présumé. L'analyse du matériel saisi a permis d'établir que le suspect «était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d'un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église», a expliqué le procureur Molins.
Attentat déjoué : stupeur et émotion devant l'église Saint-Cyr-Sainte-Julitte
Le père Jourjon insiste: «On va continuer le dialogue. On ne va surtout pas aller là où les terroristes voudraient nous conduire: la peur, l'isolement, la fermeture.»
Mgr Ribadeau Dumas : «Nous ne devons pas céder à la peur»
Nous appelons tout le monde au calme. Il n'y a pas de raisons de s'alarmer de manière disproportionnée [Pauvre con !]. Troisième considération: il serait dangereux de regarder l'autre avec méfiance, comme quelqu'un de susceptible de causer un dommage à une église. L'attitude chrétienne est celle de l'ouverture, de l'accueil. Nous avons à vivre cette dimension au quotidien, ce qui n'empêche pas une certaine vigilance.
Vous ne pouvez pas empêcher les gens d'avoir peur…
On peut les encourager à surmonter leur peur.
Mgr Ribadeau-Dumas, comme le père Jourion, nous parle de peur mais nulle part il ne nous dit d'où elle vient, de qui elle vient et si elle ne serait pas, par hasard, justifiée, et si, plutôt que de combattre la peur, il ne faudrait pas en combattre les causes. Il réussit l’exploit de ne pas prononcer les mots «islam», «islamique», «islamiste», «musulmans» !
Je croyais que les clercs avaient un devoir de Vérité. J'ai dû me tromper.
Disons les choses franchement : Mgr Ribadeau-Dumas nous parle de ne pas céder à la peur mais il cède à la peur de dire la vérité et de décrire les choses telles qu’elles sont. Comme tous ceux qui lui ressemblent, c'est un lâche, intellectuellement et moralement. Dans sa position de pasteur, c'est un déserteur, un salaud.
Heureusement, il y a Annie :
Annie, 62 ans, se dit «très touchée». «Dans les pays arabes, il y a des chrétiens persécutés qui sont obligés de fuir! souligne-t-elle. Maintenant, voilà que ça arrive en France, pays laïc, ça m'inquiète pour les chrétiens de notre pays ! C'est terrible ; on s'en sort plus!» Malgré ses craintes, elle viendra à la messe dimanche prochain, «en mémoire de tous les chrétiens qui se font attaquer partout dans le monde».
Une fois de plus, les Français sont seuls. Abandonnés par ceux qui devraient en être - comment dire ?- les bergers contre les loups.
mercredi, avril 22, 2015
Le management de la sauvagerie
Le management de la sauvagerie
Article passionnant. Et terrifiant. Surtout si l’on songe que le livre a été écrit en 2004. Extraits de l'article à la fin du billet.
On s’aperçoit que, depuis dix ans, l’Occident subit la stratégie des djihadistes. C’est un grand classique de la guerre : celui qui est motivé et a une stratégie s’impose à celui qui est démotivé et n’a pas de stratégie, même s’il paraît matériellement plus fort.
Aucun pays occidental n’a de stratégie anti-djihadiste réaliste, à ma connaissance (si je me trompe, merci de me rassurer).
Car vanter les mérites du Mac Do, de l’Iphone (et de Conchita Wurtz), ce n’est pas une stratégie : les djihadistes utilisent très bien les outils de la modernité, ce n’est pas une question matérialiste.
Comment une société qui est pétrifiée à l’idée de la mort, du risque et du temps qui passe peut vaincre des gens qui n’ont pas peur de la mort et qui pensent avoir l’éternité pour eux ?
Il me semble que notre stratégie devrait reposer sur trois piliers :
♘ Maintenir autant que possible les Etats existants ou travailler à leur dissolution ordonnée (genre Tchéquoslvaquie) puisque la première étape des djihadistes est de profiter de l’anarchie. Bush pour l’Irak, Sarkozy pour la Libye, Hollande pour la Syrie, Juppé et Kouchner parce ça me plait : dans les fossés de Vincennes façon duc d’Enghein.
♘ Prouver que Dieu n’est pas du côté des djihadistes. Autrement dit, les vaincre à chaque fois qu’une occasion se présente, y compris chez nous. Nous en viendrons peut-être un jour à la bombe nucléaire.
♘ Attiser leurs divisions. Les musulmans ont la scissiparité compulsive de nos écolos ou de nos trotskistes, c’est dire s’il y a un terrain à travailler.
***************
La « sauvagerie » qu’il est ici question de manager n’est absolument pas celle qui consiste à brûler des prisonniers ou à leur couper la tête. Dès sa préface, et au fil de son ouvrage, Abu Bakr Naji définit la « sauvagerie » en question comme étant la situation qui prévaut après qu’un régime politique s’est effondré et qu’aucune forme d’autorité institutionnelle d’influence équivalente ne s’y est substituée pour faire régner l’état de droit. Une sorte de loi de la jungle, en somme.
Avec un pragmatisme remarquable, ce djihadiste convaincu, dont l’ouvrage est méthodiquement constellé de références à la Sunna, considère la « sauvagerie » comme une ressource, un état à partir duquel on peut modeler une société pour en faire ce sur quoi reposera un califat islamique dont la loi soit la Charia. Le management de la sauvagerie est un recueil stratégique qui théorise finement l’exploitation coordonnée de ressorts cognitifs et émotionnels au profit d’un but politique d’essence religieuse. Sa lecture marginalise les commentaires qui tendraient à faire passer les acteurs du jihad pour des aliénés mentaux ou des êtres primaires incapables de comprendre les subtilités propres à l’être humain.
[…]
Le premier volet, « démoralisation et épuisement », exploitera quelques états de fait.
[…]
Il est donc préconisé aux djihadistes de frapper initialement dans les secteurs non-prioritaires pour l’Etat impie, modérément protégés, via des actions de faible intensité. Puis d’accroître l’intensité des actions. Cette progressivité permet aux combattants de se faire la main tout en donnant l’impression à l’ennemi que la menace va sans cesse croissant. Quand c’est possible, il est conseillé d’attaquer les forces de sécurité de second ordre affectées aux zones peu stratégiques : aisées à vaincre, leur déroute contribuera à démoraliser et décrédibiliser l’Etat central, et les djihadistes leur prendront du matériel utile pour la suite des opérations tout en mettant à mal l’illusion de toute-puissance de l’Etat impie.
[…]
Le second volet, « administrer (10) la sauvagerie », a pour but de bâtir la base sociale, militaire et territoriale du futur Etat islamique. Il voit l’instance jihadiste venir libérer une société en proie au chaos de sorte à la remodeler pour la rendre conforme à la Charia et en faire le socle de l’action à suivre. Il s’agit, pour commencer, d’une déclinaison jihadiste de ce que le stratège occidental nomme « soft power ».
Les nouvelles bases morales instillées dans la société « sauvage » pour la remodeler sont celles de la Charia, et Abu Bakr Naji insiste à nouveau sur le concept de progressivité, préconisant que la sensibilisation commence par les aspects les plus fondamentaux, pour ne s’occuper de choses moins essentielles qu’au fil des progrès moraux islamiques réalisés. Aux stades précoces du processus, il est même conseillé de coopérer avec les groupes armés hostiles au pouvoir central même s’ils ne sont pas djihadistes, dès lors qu’il n’en résulte pas de division dommageable au sein de la communauté. Aux stades avancés, en revanche, on aura vu ces groupes se dissoudre au sein de la structure djihadiste, dans le cadre du processus tout naturel d’union de l’Oumma. On ne peut s’empêcher de penser alors à la manière dont le front al Nusra (déclinaison syrienne d’al Qaeda) modèle la société dans les campagnes syriennes tout en se faisant le démultiplicateur de force des mouvements rebelles non affiliés…
Le périmètre géographique concerné, sa population, ses ressources, tout cela a vocation à être défendu militairement, et à servir de base à la suite de l’action. Laquelle suite consistera, pour les djihadistes, à se renforcer sur les terres « de sauvageries » pour, à terme, reproduire l’action dans d’autres périmètres. Il ne s’agit plus là de « soft power », et Abu Bakr Naji précise qu’un pilier majeur de cette défense est la dissuasion par la violence et l’horreur. Toute attaque de la zone de management de sauvagerie doit se solder, pour l’agresseur, par les pires avanies afin de lui rendre douloureuse la seule idée de recommencer.
Le troisième volet, l’instauration de l’Etat islamique, est la simple résultante des phases précédentes et n’appelle à ce titre guère d’autre commentaire.
[…]
La doctrine d’Abu Bakr Naji prône que toute action adverse entreprise contre les jihadistes ait un prix. L’objectif est qu’en les prenant pour cible, l’ennemi ait l’absolue certitude qu’il en paiera le prix, et que ce prix sera élevé. L’urgence n’est pas de mise, et il est précisé que non seulement il est permis de faire « payer le prix » plusieurs années après les faits, mais que cela peut survenir n’importe où. Que la police égyptienne emprisonne des moudjahidines et il sera possible que des moudjahidines d’Algérie enlèvent un diplomate égyptien, par exemple, qu’on proposera d’échanger contre les djihadistes capturés. Quant à ce qu’il y a lieu de faire de l’otage en cas d’échec du marché, c’est extrêmement clair.
Conclusion temporaire
Les conflits d’émanation jihadiste aujourd’hui en cours n’ont pas fini de nous éclairer sur la mise en œuvre du Management de la Sauvagerie. L’accessibilité toujours accrue d’Internet a soulevé, parmi les sphères de pouvoir et les médias d’information, la question de son rôle comme démultiplicateur de forces dans le recrutement des djihadistes. Elle signifie également que la diffusion du message de terreur dans le cadre d’opérations « démoralisation et épuisement » va probablement s’intensifier. D’ailleurs, on ne peut déconnecter cet aspect de celui du recrutement. Abu Bakr Naji professe que les coups portés à l’ennemi encouragent les partisans du jihad et leur donnent envie de se joindre au combat.
***************
Article passionnant. Et terrifiant. Surtout si l’on songe que le livre a été écrit en 2004. Extraits de l'article à la fin du billet.
On s’aperçoit que, depuis dix ans, l’Occident subit la stratégie des djihadistes. C’est un grand classique de la guerre : celui qui est motivé et a une stratégie s’impose à celui qui est démotivé et n’a pas de stratégie, même s’il paraît matériellement plus fort.
Aucun pays occidental n’a de stratégie anti-djihadiste réaliste, à ma connaissance (si je me trompe, merci de me rassurer).
Car vanter les mérites du Mac Do, de l’Iphone (et de Conchita Wurtz), ce n’est pas une stratégie : les djihadistes utilisent très bien les outils de la modernité, ce n’est pas une question matérialiste.
Comment une société qui est pétrifiée à l’idée de la mort, du risque et du temps qui passe peut vaincre des gens qui n’ont pas peur de la mort et qui pensent avoir l’éternité pour eux ?
Il me semble que notre stratégie devrait reposer sur trois piliers :
♘ Maintenir autant que possible les Etats existants ou travailler à leur dissolution ordonnée (genre Tchéquoslvaquie) puisque la première étape des djihadistes est de profiter de l’anarchie. Bush pour l’Irak, Sarkozy pour la Libye, Hollande pour la Syrie, Juppé et Kouchner parce ça me plait : dans les fossés de Vincennes façon duc d’Enghein.
♘ Prouver que Dieu n’est pas du côté des djihadistes. Autrement dit, les vaincre à chaque fois qu’une occasion se présente, y compris chez nous. Nous en viendrons peut-être un jour à la bombe nucléaire.
♘ Attiser leurs divisions. Les musulmans ont la scissiparité compulsive de nos écolos ou de nos trotskistes, c’est dire s’il y a un terrain à travailler.
***************
La « sauvagerie » qu’il est ici question de manager n’est absolument pas celle qui consiste à brûler des prisonniers ou à leur couper la tête. Dès sa préface, et au fil de son ouvrage, Abu Bakr Naji définit la « sauvagerie » en question comme étant la situation qui prévaut après qu’un régime politique s’est effondré et qu’aucune forme d’autorité institutionnelle d’influence équivalente ne s’y est substituée pour faire régner l’état de droit. Une sorte de loi de la jungle, en somme.
Avec un pragmatisme remarquable, ce djihadiste convaincu, dont l’ouvrage est méthodiquement constellé de références à la Sunna, considère la « sauvagerie » comme une ressource, un état à partir duquel on peut modeler une société pour en faire ce sur quoi reposera un califat islamique dont la loi soit la Charia. Le management de la sauvagerie est un recueil stratégique qui théorise finement l’exploitation coordonnée de ressorts cognitifs et émotionnels au profit d’un but politique d’essence religieuse. Sa lecture marginalise les commentaires qui tendraient à faire passer les acteurs du jihad pour des aliénés mentaux ou des êtres primaires incapables de comprendre les subtilités propres à l’être humain.
[…]
Le premier volet, « démoralisation et épuisement », exploitera quelques états de fait.
[…]
Il est donc préconisé aux djihadistes de frapper initialement dans les secteurs non-prioritaires pour l’Etat impie, modérément protégés, via des actions de faible intensité. Puis d’accroître l’intensité des actions. Cette progressivité permet aux combattants de se faire la main tout en donnant l’impression à l’ennemi que la menace va sans cesse croissant. Quand c’est possible, il est conseillé d’attaquer les forces de sécurité de second ordre affectées aux zones peu stratégiques : aisées à vaincre, leur déroute contribuera à démoraliser et décrédibiliser l’Etat central, et les djihadistes leur prendront du matériel utile pour la suite des opérations tout en mettant à mal l’illusion de toute-puissance de l’Etat impie.
[…]
Le second volet, « administrer (10) la sauvagerie », a pour but de bâtir la base sociale, militaire et territoriale du futur Etat islamique. Il voit l’instance jihadiste venir libérer une société en proie au chaos de sorte à la remodeler pour la rendre conforme à la Charia et en faire le socle de l’action à suivre. Il s’agit, pour commencer, d’une déclinaison jihadiste de ce que le stratège occidental nomme « soft power ».
Les nouvelles bases morales instillées dans la société « sauvage » pour la remodeler sont celles de la Charia, et Abu Bakr Naji insiste à nouveau sur le concept de progressivité, préconisant que la sensibilisation commence par les aspects les plus fondamentaux, pour ne s’occuper de choses moins essentielles qu’au fil des progrès moraux islamiques réalisés. Aux stades précoces du processus, il est même conseillé de coopérer avec les groupes armés hostiles au pouvoir central même s’ils ne sont pas djihadistes, dès lors qu’il n’en résulte pas de division dommageable au sein de la communauté. Aux stades avancés, en revanche, on aura vu ces groupes se dissoudre au sein de la structure djihadiste, dans le cadre du processus tout naturel d’union de l’Oumma. On ne peut s’empêcher de penser alors à la manière dont le front al Nusra (déclinaison syrienne d’al Qaeda) modèle la société dans les campagnes syriennes tout en se faisant le démultiplicateur de force des mouvements rebelles non affiliés…
Le périmètre géographique concerné, sa population, ses ressources, tout cela a vocation à être défendu militairement, et à servir de base à la suite de l’action. Laquelle suite consistera, pour les djihadistes, à se renforcer sur les terres « de sauvageries » pour, à terme, reproduire l’action dans d’autres périmètres. Il ne s’agit plus là de « soft power », et Abu Bakr Naji précise qu’un pilier majeur de cette défense est la dissuasion par la violence et l’horreur. Toute attaque de la zone de management de sauvagerie doit se solder, pour l’agresseur, par les pires avanies afin de lui rendre douloureuse la seule idée de recommencer.
Le troisième volet, l’instauration de l’Etat islamique, est la simple résultante des phases précédentes et n’appelle à ce titre guère d’autre commentaire.
[…]
La doctrine d’Abu Bakr Naji prône que toute action adverse entreprise contre les jihadistes ait un prix. L’objectif est qu’en les prenant pour cible, l’ennemi ait l’absolue certitude qu’il en paiera le prix, et que ce prix sera élevé. L’urgence n’est pas de mise, et il est précisé que non seulement il est permis de faire « payer le prix » plusieurs années après les faits, mais que cela peut survenir n’importe où. Que la police égyptienne emprisonne des moudjahidines et il sera possible que des moudjahidines d’Algérie enlèvent un diplomate égyptien, par exemple, qu’on proposera d’échanger contre les djihadistes capturés. Quant à ce qu’il y a lieu de faire de l’otage en cas d’échec du marché, c’est extrêmement clair.
Conclusion temporaire
Les conflits d’émanation jihadiste aujourd’hui en cours n’ont pas fini de nous éclairer sur la mise en œuvre du Management de la Sauvagerie. L’accessibilité toujours accrue d’Internet a soulevé, parmi les sphères de pouvoir et les médias d’information, la question de son rôle comme démultiplicateur de forces dans le recrutement des djihadistes. Elle signifie également que la diffusion du message de terreur dans le cadre d’opérations « démoralisation et épuisement » va probablement s’intensifier. D’ailleurs, on ne peut déconnecter cet aspect de celui du recrutement. Abu Bakr Naji professe que les coups portés à l’ennemi encouragent les partisans du jihad et leur donnent envie de se joindre au combat.
***************
samedi, avril 18, 2015
Jetés à la mer par des musulmans parce que chrétiens
Jetés à la mer par des musulmans parce que chrétiens
L'islam est en guerre depuis 1400 ans contre les chrétiens. L'islam, et non l'islamisme. La distinction islam - islamisme est fallacieuse : l'islamisme, c'est l'islam en action, l'islam c'est l'islamisme au repos.
Notre classe dirigeante est irrémédiablement «houellebecquisée» : les bouffées de colère délirante qui la prennent à la moindre critique de l'islam (en général, justifiée) dissimule de plus en plus mal une terreur panique des réactions des musulmans hyper-susceptibles et hyper-violents, et qui surjouent cette susceptibilité (1), vous savez, ces fidèles d'une religion tellement de paix et d'amour (2) qu'ils sont prêts à tuer pour un mot de travers.
S'agissant de la France d'en-haut, les Merah et Kouachi ont gagné. Définitivement. Il faut changer de classe dirigeante.
La situation de la France d'en bas est moins claire.
Certes, l'abrutissement général (école, matraquage médiatique, abrutissement télévisuel, dysgénisme) laisse peu d'espoir. Mais, peu d'espoir, c'est mieux que pas d'espoir. Je me dis qu'on ne dispose pas d'un vieux peuple si facilement.
****************
(1) : ils nous la jouent en permanence «retenez vous ou je fais un malheur» et, comme des cons, nous obéissons au lieu d'expulser cette racaille qui veut nous imposer chez nous son mode de vie.
(2) : notons que l'expression «islam religion de paix et d'amour» est de la pure propagande à destination des imbéciles qui veulent bien se laisser bourrer le mou. Jamais les musulmans entre eux ne se définissent ainsi. La paix de l'«islam religion de paix et d'amour», c'est la paix des cimetières.
L'islam est en guerre depuis 1400 ans contre les chrétiens. L'islam, et non l'islamisme. La distinction islam - islamisme est fallacieuse : l'islamisme, c'est l'islam en action, l'islam c'est l'islamisme au repos.
Notre classe dirigeante est irrémédiablement «houellebecquisée» : les bouffées de colère délirante qui la prennent à la moindre critique de l'islam (en général, justifiée) dissimule de plus en plus mal une terreur panique des réactions des musulmans hyper-susceptibles et hyper-violents, et qui surjouent cette susceptibilité (1), vous savez, ces fidèles d'une religion tellement de paix et d'amour (2) qu'ils sont prêts à tuer pour un mot de travers.
S'agissant de la France d'en-haut, les Merah et Kouachi ont gagné. Définitivement. Il faut changer de classe dirigeante.
La situation de la France d'en bas est moins claire.
Certes, l'abrutissement général (école, matraquage médiatique, abrutissement télévisuel, dysgénisme) laisse peu d'espoir. Mais, peu d'espoir, c'est mieux que pas d'espoir. Je me dis qu'on ne dispose pas d'un vieux peuple si facilement.
****************
(1) : ils nous la jouent en permanence «retenez vous ou je fais un malheur» et, comme des cons, nous obéissons au lieu d'expulser cette racaille qui veut nous imposer chez nous son mode de vie.
(2) : notons que l'expression «islam religion de paix et d'amour» est de la pure propagande à destination des imbéciles qui veulent bien se laisser bourrer le mou. Jamais les musulmans entre eux ne se définissent ainsi. La paix de l'«islam religion de paix et d'amour», c'est la paix des cimetières.
Libellés :
guerres de religion,
Islam religion de paix
lundi, avril 06, 2015
Derrière la boulimie de mosquées en France...
Derrière la boulimie de mosquées en France...
Par Ivan Rioufol le 6 avril 2015 13h2
Résumons ce week-end de Pâques : à la suite du massacre des Chrétiens d’Orient,éradiqués par un islam enragé, s’est ajouté celui de Chrétiens d’Afrique. Dans l’enceinte de l’université de Garissa, au Kenya, 148 étudiants ont été assassinés, jeudi, par les djihadistes Shebab. Les bourreaux ont pris soin de faire le tri afin d’épargner les musulmans. Or, une fois de plus, il faut tendre l’oreille pour percevoir les indignations du monde islamique et de ses autorités morales. Le Pape lui-même n’a pu se retenir de dénoncer le "silence complice" devant "la furie djihadiste". C’est dans ce contexte mettant en scène l’islamisme conquérant que le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a expliqué, samedi, parlant de la France : "Nous avons 2 200 mosquées, il en faut le double d’ici deux ans". Cette déclaration a été faite lors du 32 e rassemblement des musulmans de France, organisé au Bourget par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) : une démonstration de force (150.000 participants), qui a choisi les fêtes de Pâques pour affirmer sa puissance. Ce lundi, sur Europe 1, Amar Lasfar, président de l’UOIF, a même précisé, approuvant Boubakeur : "Il faut des mosquées avec pignon sur rue, des mosquées spacieuses, pourquoi pas des mosquées cathédrales". Pendant ce temps, la RATP persiste, au nom de la neutralité, à refuser d’inscrire la mention : "Au bénéfice des Chrétiens d’Orient", sous une affiche annonçant le prochain concert du groupe Les Prêtres. Tant de haines, de provocations, de maladresses, de mépris antichrétiens deviennent insupportables. D’autant que seule l’"islamophobie" est systématiquement brandie.
Le souhait de doubler le nombre de mosquées en France (il se construirait déjà un lieu de prière par semaine) ne répond pas seulement à un besoin religieux. La sécularisation est un phénomène qui touche aussi les Français musulmans. Cetteboulimie de lieux de culte est d’abord une stratégie politique menée par ceux qui cherchent à inscrire progressivement la visibilité de l’islam sur le territoire, à des fins d’appropriation de celui-ci. Les Frères musulmans, qui inspirent notamment Amar Lasfar et l’UOIF, l’ont déjà expliqué : "L’islam est notre objectif. Le Prophète est notre chef. Le Coran est notre loi. Le Djihad est notre voie. Mourir dans la voie d’Allah est notre plus grande espérance". Lasfar parle d’ailleurs déjà d’Etat à Etat lorsqu’il dit, comme ce matin à l’adresse du pouvoir: "Il faut négocier avec les religions". Aussi le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, fait-il montre d’une placidité dérangeante quand il reconnaît, dimanche au Grand Jury (RTL, Le Figaro, LCI) : "Personne n’interdit de construire des mosquées". Il semble pareillement proche de la passivité angélique quand il conteste un "choc de civilisation", ou défend le port du voile à l’université. Il est certes tout à l‘honneur des Chrétiens de refuser de se victimiser, en rappelant le propre calvaire du Christ.Mais lui-même savait renverser les tables et parler clair. L’Eglise a enduré bien des épreuves en 2000 ans et elle est toujours là. Cependant, en France, elle cède du terrain. Elle doit se sortir de sa mortelle léthargie.
Je participerai, mardi, à On refait le monde, sur RTL (19h15-20h)
jeudi, mars 12, 2015
dimanche, janvier 11, 2015
Quelle politique contre le terrorisme islamique ? Un commentaire de Robert Marchenoir
Je copie un commentaire de Robert Marchenoir chez Philippe Bilger, je suis d'accord avec son analyse de politique intérieure.
Il faudrait le compléter par une analyse de politique étrangère.
Je ne développerai pas cet aspect, mais je me contente d'en définir le principe général : pour que la France redevienne résistante, résistante au terrorisme, mais à toutes les menaces aussi, il faut retrouver la fierté d'être français, y compris au sommet de l'Etat et dans la classe dirigeante, et pour cela, il n'y a qu'un moyen, que la France récupère toutes les parcelles de souveraineté qu'elle a laissé s'échapper au fil des quarante dernières années.
Maintenant, le commentaire de Bob :
****************
Johhn R. Schindler, ancien officier du contre-espionnage américain qui suit de près la situation française, confirme mon précédent commentaire : le problème est politique et non policier.
There was no “Intelligence Failure” in Paris
Les services secrets français, dit-il, sont parmi les meilleurs du monde et font bien leur travail, même si des loupés inévitables ont eu lieu.
Le problème n'est pas tant de repérer les terroristes potentiels, mais de savoir qu'en faire. Or, la réclusion à perpétuité pour dangerosité djihadiste n'existe pas dans notre droit, et personne ne souhaite réellement l'instituer.
A l'inverse, il rapporte une discussion qu'il a eue avec des homologues d'un pays musulman non désigné mais qualifié d'amical - probablement l'Arabie Saoudite. Ce pays a un programme de détection et de rééducation des personnes risquant de basculer dans le djihadisme. Il consiste à enfermer les suspects dans une espèce de prison de luxe, où ils subissent un lavage de cerveau à l'envers. Son taux de succès serait impressionnant, aux alentours de 90 %.
Et les 10 % restants, a demandé Schindler à ses contacts ? Eh bien, on les garde enfermés à perpétuité... Inutile de dire que les démocraties ne disposent pas de ce genre d'option. Je ne suis pas sûr que ceux qui "sont Charlie" (et même les autres, dont je fais partie) soient prêts à accorder de tels pouvoirs à leur gouvernement. Je suis même sûr que ce serait une fort mauvaise idée.
Bref, on en revient à mon propos : le seul moyen de lutter contre le terrorisme islamique est de tarir le marigot, c'est-à-dire de stopper l'immigration de masse, de favoriser la réémigration et de rendre la France la plus inhospitalière possible à l'islam.
La preuve : les récentes déclarations de Sylvie Beghal, la compagne française de Djamel Beghal, mentor de Cherif Kouachi et d'Amedy Coulibaly. Après que son compagnon, jugé trop extrémiste par Oussama ben Laden lui-même, a été emprisonné en France, elle a décidé de s'exiler en Grande-Bretagne, parce que "le climat y était plus favorable pour les musulmans". Et, en particulier, parce qu'elle pouvait y porter le voile sur son lieu de travail, chose à laquelle elle n'aurait renoncé pour rien au monde.
Charlie Hebdo terror mentor's wife on benefits in Leicester
Notons aussi que Sylvie Beghal est logée gratuitement avec toute sa petite famille par le contribuable britannique dans une spacieuse maison - ce qui nous donne une piste supplémentaire pour dissuader la venue des musulmans sur le sol national : mettre fin à l'assistanat.
On voit donc que, contrairement à ce que prétendent les musulmans, et à ce que s'imaginent les Français naïfs, le voile n'est pas un simple choix vestimentaire. Interdire le voile (entre autres mesures souhaitables), c'est inciter les musulmans endurcis à rester à l'écart du territoire national. Il suffit de suivre la piste, et de contrarier le plus possible toutes les demandes des musulmans. Plus elles sont symboliques, plus ils y attachent de prix, et plus il faut les refuser.
Il ne vous aura pas échappé que jusqu'à présent, nous faisons exactement l'inverse sur tous ces points.
Note à l'intention de Marine Le Pen : il ne suffit pas de supprimer l'assistanat pour les étrangers. Sylvie Beghal, pour ne prendre que son exemple, est française - et même française de souche, apparemment. Le socialisme ne fonctionne pas, même dans un seul pays. C'est bien une réforme libérale qui est nécessaire. Libérale, et conservatrice, naturellement, c'est-à-dire protectrice du territoire national, de l'identité française et des intérêts fondamentaux des Français.
****************
Il faudrait le compléter par une analyse de politique étrangère.
Je ne développerai pas cet aspect, mais je me contente d'en définir le principe général : pour que la France redevienne résistante, résistante au terrorisme, mais à toutes les menaces aussi, il faut retrouver la fierté d'être français, y compris au sommet de l'Etat et dans la classe dirigeante, et pour cela, il n'y a qu'un moyen, que la France récupère toutes les parcelles de souveraineté qu'elle a laissé s'échapper au fil des quarante dernières années.
Maintenant, le commentaire de Bob :
****************
Johhn R. Schindler, ancien officier du contre-espionnage américain qui suit de près la situation française, confirme mon précédent commentaire : le problème est politique et non policier.
There was no “Intelligence Failure” in Paris
Les services secrets français, dit-il, sont parmi les meilleurs du monde et font bien leur travail, même si des loupés inévitables ont eu lieu.
Le problème n'est pas tant de repérer les terroristes potentiels, mais de savoir qu'en faire. Or, la réclusion à perpétuité pour dangerosité djihadiste n'existe pas dans notre droit, et personne ne souhaite réellement l'instituer.
A l'inverse, il rapporte une discussion qu'il a eue avec des homologues d'un pays musulman non désigné mais qualifié d'amical - probablement l'Arabie Saoudite. Ce pays a un programme de détection et de rééducation des personnes risquant de basculer dans le djihadisme. Il consiste à enfermer les suspects dans une espèce de prison de luxe, où ils subissent un lavage de cerveau à l'envers. Son taux de succès serait impressionnant, aux alentours de 90 %.
Et les 10 % restants, a demandé Schindler à ses contacts ? Eh bien, on les garde enfermés à perpétuité... Inutile de dire que les démocraties ne disposent pas de ce genre d'option. Je ne suis pas sûr que ceux qui "sont Charlie" (et même les autres, dont je fais partie) soient prêts à accorder de tels pouvoirs à leur gouvernement. Je suis même sûr que ce serait une fort mauvaise idée.
Bref, on en revient à mon propos : le seul moyen de lutter contre le terrorisme islamique est de tarir le marigot, c'est-à-dire de stopper l'immigration de masse, de favoriser la réémigration et de rendre la France la plus inhospitalière possible à l'islam.
La preuve : les récentes déclarations de Sylvie Beghal, la compagne française de Djamel Beghal, mentor de Cherif Kouachi et d'Amedy Coulibaly. Après que son compagnon, jugé trop extrémiste par Oussama ben Laden lui-même, a été emprisonné en France, elle a décidé de s'exiler en Grande-Bretagne, parce que "le climat y était plus favorable pour les musulmans". Et, en particulier, parce qu'elle pouvait y porter le voile sur son lieu de travail, chose à laquelle elle n'aurait renoncé pour rien au monde.
Charlie Hebdo terror mentor's wife on benefits in Leicester
Notons aussi que Sylvie Beghal est logée gratuitement avec toute sa petite famille par le contribuable britannique dans une spacieuse maison - ce qui nous donne une piste supplémentaire pour dissuader la venue des musulmans sur le sol national : mettre fin à l'assistanat.
On voit donc que, contrairement à ce que prétendent les musulmans, et à ce que s'imaginent les Français naïfs, le voile n'est pas un simple choix vestimentaire. Interdire le voile (entre autres mesures souhaitables), c'est inciter les musulmans endurcis à rester à l'écart du territoire national. Il suffit de suivre la piste, et de contrarier le plus possible toutes les demandes des musulmans. Plus elles sont symboliques, plus ils y attachent de prix, et plus il faut les refuser.
Il ne vous aura pas échappé que jusqu'à présent, nous faisons exactement l'inverse sur tous ces points.
Note à l'intention de Marine Le Pen : il ne suffit pas de supprimer l'assistanat pour les étrangers. Sylvie Beghal, pour ne prendre que son exemple, est française - et même française de souche, apparemment. Le socialisme ne fonctionne pas, même dans un seul pays. C'est bien une réforme libérale qui est nécessaire. Libérale, et conservatrice, naturellement, c'est-à-dire protectrice du territoire national, de l'identité française et des intérêts fondamentaux des Français.
****************
lundi, décembre 22, 2014
Joué-les-Tours, Dijon : "Ce sont des actes isolés par des illuminés", déclare Éric Woerth
Comme les attentats du 11 septembre 2001 ? Ce sont bien «des actes isolés par des illuminés», non ? D'ailleurs, Oussama Ben Laden était «un illuminé qui faisait des actes isolés», n'est-ce pas ?
N'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Evidemment, cela se retourne contre les musulmans en France : ces politiciens qui ne veulent pas voir que «les actes isolés par des illuminés» sont inspirés directement par l'islam n'ont plus aucune crédibilité quand ils nous affirment que les musulmans, dans leur majorité, ne posent pas de problème (c'est une thèse à laquelle je n'adhère pas mais qui pourrait être défendue avec un certain succès par des gens plus intelligents et plus crédibles que nos politiciens).
N'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Evidemment, cela se retourne contre les musulmans en France : ces politiciens qui ne veulent pas voir que «les actes isolés par des illuminés» sont inspirés directement par l'islam n'ont plus aucune crédibilité quand ils nous affirment que les musulmans, dans leur majorité, ne posent pas de problème (c'est une thèse à laquelle je n'adhère pas mais qui pourrait être défendue avec un certain succès par des gens plus intelligents et plus crédibles que nos politiciens).
samedi, novembre 22, 2014
«Daech, décapitation, conversion au djihadisme» : la capitulation par les mots
Les medias emploient désormais systématiquement l'expression «Daech» au lieu de «Etat Islamique du Levant» ou son acronyme.
De même, on parle de «décapitations» d'otages, qui rappellent la guillotine et donc la politique, alors qu'il s'agit d'égorgements comme des moutons, tout ce qu'il y a d'islamique.
Hier à Ca se dispute, moment assez rigolo, Domenach parle de «conversion au djihadisme», Zemmour le reprend, le djihadisme n'est pas une religion, « Quelle est la religion des djihadistes ? Les djihadistes ne sont pas bouddhistes, ils ne sont pas taoïstes, ils sont ..., ils sont ...» et là, Domenach botte en touche, ne répond pas, le mot ne sort pas. Zemmour insiste malicieusement «Les croisés étaient chrétiens, les djihadistes sont ..., ils sont ...» Tout le monde a compris, et ce que voulait dire Zemmour et la fuite ventre à terre de Domenach devant la réalité de l'agressivité musulmane.
Toutes ces expressions «Daech, décapitation, conversion au djihadisme» sont déjà une capitulation par les mots : quand on refuse de désigner l'ennemi, c'est qu'on a intériorisé la défaite.
De toute façon, vis-à-vis des conquérants musulmans, notre classe jacassante a déjà depuis longtemps le pantalon sur les chevilles et là elle se penche bien fort en avant pour offrir ses petites fesses au futur vainqueur présumé (mais, comme l'armistice de 1940, c'est un pari collaborationniste qui pourrait se révéler perdant).
De même, on parle de «décapitations» d'otages, qui rappellent la guillotine et donc la politique, alors qu'il s'agit d'égorgements comme des moutons, tout ce qu'il y a d'islamique.
Hier à Ca se dispute, moment assez rigolo, Domenach parle de «conversion au djihadisme», Zemmour le reprend, le djihadisme n'est pas une religion, « Quelle est la religion des djihadistes ? Les djihadistes ne sont pas bouddhistes, ils ne sont pas taoïstes, ils sont ..., ils sont ...» et là, Domenach botte en touche, ne répond pas, le mot ne sort pas. Zemmour insiste malicieusement «Les croisés étaient chrétiens, les djihadistes sont ..., ils sont ...» Tout le monde a compris, et ce que voulait dire Zemmour et la fuite ventre à terre de Domenach devant la réalité de l'agressivité musulmane.
Toutes ces expressions «Daech, décapitation, conversion au djihadisme» sont déjà une capitulation par les mots : quand on refuse de désigner l'ennemi, c'est qu'on a intériorisé la défaite.
De toute façon, vis-à-vis des conquérants musulmans, notre classe jacassante a déjà depuis longtemps le pantalon sur les chevilles et là elle se penche bien fort en avant pour offrir ses petites fesses au futur vainqueur présumé (mais, comme l'armistice de 1940, c'est un pari collaborationniste qui pourrait se révéler perdant).
lundi, novembre 17, 2014
Jeunes djihadistes français de souche : aucun mystère
Le Figaro nous explique (Conversion à l'Islam : «Les jeunes français souffrent d'un malaise identitaire») qu'il y a un mystère dans les jeunes Français de souche convertis djihadistes.
Au contraire, c'est limpide, c'est même cela qui dérange. Je l'ai déjà expliqué.
Que propose la société française (si tant est qu'il existe encore une société française) à un jeune, homme ou femme ?
Au contraire, c'est limpide, c'est même cela qui dérange. Je l'ai déjà expliqué.
Que propose la société française (si tant est qu'il existe encore une société française) à un jeune, homme ou femme ?
- une société dévirilisée dont les pères sont absents ou se comportent comme des mères-bis. La perte de ce repère fondamental entraine celui de tous les autres (la fameuse forclusion du père, de Lacan).
- une société déracinée. Les racines ont été sciemment coupées.
- une société sans avenir. Quel est l'avenir d'un jeune Français aujourd'hui ? Aller de CDD en CDD pour se payer le dernier iphone ?
- une société sans spiritualité, sans idéal et sans cause qui mérite de se sacrifier.
- une société sans aventure, où le principe de précaution règne tout puissant.
L'islamisme leur offre (de manière frelatée, à mon avis) tout l'inverse : une virilité, des repères, une cause, une aventure, une communauté, une religion, un avenir (même s'il est dans l'au-delà).
J'ose la question sacrilège : sont-ils si différents des jeunes Français qui partirent faire la guerre d'Espagne, d'un coté ou de l'autre ?
Bien sûr, je n'en fais pas des héros romantiques, je sais que leur cause est mauvaise, que leurs pratiques sont abominables et que beaucoup sont des abrutis.
Si j'en avais un devant moi, je lui mettrais une balle dans la tête sans hésitation : c'est mon ennemi, il veut me tuer, il veut détruire ce que je suis, ce que j'aime. Mais, sans ressentir un grand respect, je n'éprouve pas pour eux un mépris infini.
Envisager les choses de mon point de vue est une évidence. C'est aussi très dérangeant pour les gens qui «pensent bien» car cela remet en cause les salades qu'ils nous vendent depuis des décennies.
C'est pourquoi la grande machine médiatique à euphémiser et à affadir s'est mise en route : de même qu'on parle de «décapitation d'otages» (connotation révolution française, problème politique) alors qu'il s'agit en réalité d'égorgements comme des moutons (connotation «religion de paix et d'amour» imparable, problème religieux), on tourne autour du pot, on interroge les parents, on psychiatrise la question, on la «sociologise».
On évite d'appeler un chat un chat. Pourtant, les motivations de ces jeunes djihadistes sont très explicites : elles s'étalent à longueur de charabia islamique dans des pages internet.
Mais bon, la lâcheté et le mensonge règnent : raconter n'importe quoi plutôt que de reconnaître que notre société décadente déboussole des jeunes, raconter n'importe quoi plutôt que de reconnaître que l'islam est une religion intrinsèquement violente fondée par un guerrier conquérant et exterminateur, donné comme «beau modèle».
La Vérité rend libre. Les medias et ceux qui les peuplent aiment leurs chaines.
mercredi, novembre 05, 2014
Belloc : le danger de l'islam
Ce texte de 1936 est ahurissant de prescience :
The Great and Enduring Heresy of Mohammed
(Vous voudrez bien montrer de l'indulgence pour les fautes typographiques.)
Hilaire Belloc était un ami de Chesterton.
The Great and Enduring Heresy of Mohammed
(Vous voudrez bien montrer de l'indulgence pour les fautes typographiques.)
Hilaire Belloc était un ami de Chesterton.
samedi, octobre 04, 2014
La religion de paix et d'amour dans un stade de foot marocain
Un stade foot au Maroc, à Casablanca. A un moment, les cris des supporters changent : «Djihad ! Djihad !», «Daech ! Daech !».
Les lous-ravis de l'islamisation de la France vont-ils encore nous expliquer que ces jeunes conçoivent le djihad comme un combat intérieur ? Que c'est pure provocation, qu'ils ne pensent pas vraiment ce qu'ils disent ? Qu'ils trahissent le «vrai» islam ?
Tous ces gens commettent une erreur stratégique : ils lancent leur combat trop tôt, trop ouvertement.
Le fruit occidental est bien pourri mais pas encore tout à fait assez. Les musulmans ne sont que 60 millions en Europe, c'est énorme mais pas insurmontable. Les pétromonarchies n'ont que le pétrole, un avantage qui pourrait se retourner contre elles si nous décidions sérieusement de nous en passer.
Il suffirait de deux ou trois gouvernements très fermes en Occident, ce qui peut toujours arriver malgré le verrouillage du système, pour que tous ces hurleurs soient renvoyés à leur faiblesse.
Les lous-ravis de l'islamisation de la France vont-ils encore nous expliquer que ces jeunes conçoivent le djihad comme un combat intérieur ? Que c'est pure provocation, qu'ils ne pensent pas vraiment ce qu'ils disent ? Qu'ils trahissent le «vrai» islam ?
Tous ces gens commettent une erreur stratégique : ils lancent leur combat trop tôt, trop ouvertement.
Le fruit occidental est bien pourri mais pas encore tout à fait assez. Les musulmans ne sont que 60 millions en Europe, c'est énorme mais pas insurmontable. Les pétromonarchies n'ont que le pétrole, un avantage qui pourrait se retourner contre elles si nous décidions sérieusement de nous en passer.
Il suffirait de deux ou trois gouvernements très fermes en Occident, ce qui peut toujours arriver malgré le verrouillage du système, pour que tous ces hurleurs soient renvoyés à leur faiblesse.
jeudi, septembre 25, 2014
Inscription à :
Articles (Atom)

