La grande manœuvre : comment Hollande pousse secrètement Macron
Ca fait des semaines que j'attendais ce genre d'articles.
Je ne comprends pas pourquoi l'équipe de Fillon ne se répand pas sur la toile avec ça, ne fait pas le « buzz ». Ou plutôt si, je comprends : il n'y a pas d'équipe Fillon.
François Fillon est un homme seul, il se retrouve bien malgré lui opposant au Système alors que ses soutiens supposés en sont des piliers. Ils font donc le service minimum. Beaucoup des prétendus soutiens de Fillon seraient finalement moins gênés d'une victoire de Macron que du risque que les choses changent.
Je trouve souvent que la réflexion de Finkielkraut manque de finesse, mais là, il faut juste avoir la franchise de dire ce que l'on voit, il est parfait :
Alain Finkielkraut : « Il ne s'agit plus, en votant, de choisir, mais d'obéir »
****************
LE FIGARO. - À trois semaines du premier tour, que pensez-vous de cette élection présidentielle ? Qu'est-ce qui la caractérise ?
Alain FINKIELKRAUT. - Jamais une ambiance aussi lourdement prescriptive n'a pesé sur une élection présidentielle. On n'attend pas comme naguère le verdict des urnes, on attend la confirmation dans les urnes d'un verdict déjà rendu. Les citoyens que nous sommes sont mis en demeure de valider ce scénario écrit d'avance: éliminer au premier tour le candidat de la droite et du centre discrédité par les affaires, puis élire au second le candidat d'En marche! pour faire barrage au Front national. Il ne s'agit plus, en votant, de choisir, mais d'obéir.
Rien de tel ne serait arrivé, me dira-t-on, et nous n'étoufferions pas sous le règne humiliant de cette injonction permanente, si Fillon n'avait pas lui-même dérogé à son image d'homme irréprochable. Il a fallu l'accaparement familial de son enveloppe parlementaire et les largesses consenties à son épouse par la Revue des deux mondes pour que se mette en place le scénario de l'élection obligatoire. C'est vrai. Ayant moi-même été très choqué de l'entendre dire: « Qui imaginerait le général de Gaulle mis en examen ? », car cette phrase ne respectait ni la présomption d'innocence ni la séparation des pouvoirs dans la mesure où elle conférait à la justice le soin d'arbitrer sa rivalité avec Nicolas Sarkozy, je me suis remémoré, dans les premiers jours du « Penelopegate » ce sage proverbe africain: « Quand on monte au cocotier, il vaut mieux avoir le cul propre.»
Mais je me demande aujourd'hui ce qui rend la justice si expéditive et les journalistes si hargneux. Parce qu'il ne disposait pas d'éléments assez graves et concordants pour renvoyer François Fillon devant un tribunal correctionnel, le parquet national financier a confié le dossier à trois magistrats instructeurs. Saisis le 24 février, soit deux jours avant l'entrée en vigueur de la loi qui aurait provoqué la prescription de la plupart des faits incriminés, ces juges ont épluché le dossier pendant le week-end, alors même que les policiers n'avaient pas eu le temps de produire un rapport de synthèse, ce qui, selon le journal Le Monde lui-même, est très inhabituel en procédure. Dès le lundi, c'est-à-dire sans avoir procédé à la moindre investigation, les magistrats envoyaient une lettre recommandée aux époux Fillon en vue d'une mise en examen. Et François Fillon était convoqué le 15 mars, soit deux jours avant la clôture des parrainages. Cette précipitation n'a pas été plus critiquée que la médiatisation instantanée des procès-verbaux des auditions. On y a même vu un acte de salubrité publique. Peu importe le respect des règles : tout devait être fait pour empêcher la vénalité d'entrer à l'Élysée. C'est le mandat moral que s'est assigné la plus grande partie de la presse. Ainsi, le lendemain de la mise en examen de Penelope Fillon, a-t-on appris au journal télévisé de France 2 qu'elle risquait dix ans de prison pour ses abominables forfaits.
[…] je me suis dit que ce qui se joue dans l'affaire Fillon ce ne sont pas les infractions qu'il a pu commettre. On déteste en lui non les médiocres magouilles ni l'argent qu'il a amassé (Macron s'est enrichi beaucoup plus et beaucoup plus vite), mais le côté vieille France. Nos sociétés se partagent désormais entre planétaires et sédentaires, globaux et locaux, hors sol et autochtones, ouverts à toutes les innovations et attachés aux traditions. Du fait même de leur mode d'être et d'agir, la majorité des journalistes appartiennent à la première catégorie et Fillon, aussi geek, aussi connecté qu'il se veuille, représente à leurs yeux le monde d'avant. C'est à ce monde qu'à travers lui ils ont le sentiment de donner tous ensemble le coup de grâce.
[…]
Si aujourd'hui vous avez le malheur de dire que dans tel ou tel domaine la situation empire, les choses se dégradent, le journaliste qui vous questionne vous regarde interloqué et s'exclame: « Vous n'allez tout de même pas prétendre que c'était mieux avant ! » C'était mieux avant est la phrase que la doxa vous interdit de prononcer sous peine de passer pour le dernier des cons. Pangloss mène la danse et persécute la nostalgie. Macron est le candidat de Pangloss. À l'heure où la langue française dépérit, où la nation se disloque, où l'école s'effondre, où la production animale remplace l'élevage fermier et fait disparaître veaux, vaches, cochons, couvées, il explique doctement que le vieux clivage droite-gauche doit être remplacé par l'opposition des progressistes et des conservateurs.
Et qu'est-ce que le progrès pour Emmanuel Macron ? C'est d'abord de ne jamais oublier de dire « celles et ceux » quand il désigne une pluralité d'individus, c'est ensuite la dissolution de toute permanence, la liquidation de tout ce qui est solide, la libération de tous les flux. Les flux contre l'identité, la circulation contre l'héritage, l'avenir ubérisé contre l'expérience partagée, la diversité et la mobilité contre l'idée même d'une culture française et d'un art français : avec ses « helpers », ses « coworkers » et son « pôle event », Emmanuel Macron ne conçoit pas la France comme une nation, il la voit comme un open space.
Mais il n'est pas seul en cause. J'ai été frappé par l'indigence du premier débat présidentiel sur la question éducative. Aucun candidat n'a pris la mesure du désastre. François Fillon a certes insisté sur la nécessité de revenir «aux fondamentaux», mais ce mot, «fondamentaux», est un éteignoir bureaucratique. Il faut nommer les choses pour prendre conscience de leur disparition.
[…]
Mais qu'advient-il à la civilisation quand deux corporations se soustraient à l'obligation de rendre des comptes ? Des juges et des journalistes peuvent saccager des vies, il ne leur arrive rien, ils ne répondent de rien, et si l'on s'avise de s'interroger sur leurs pratiques, on tombe dans la trumpisation. Un nouveau syllogisme est à l'œuvre: Trump critique les médias, Trump critique les magistrats ; critiquer les médias et les magistrats, c'est donc se ranger sous la bannière du mégalomane infantile qui met la planète en danger. C'est trop facile. Et pour ma part, je ne vois rien de trumpiste dans la volonté de connaître l'origine des fuites qui ont déclenché l'affaire Fillon. Une telle information ne peut en aucun cas lui servir d'excuse, mais, comme dit Edwy Plenel, nous avons le droit de savoir. La démocratie ne saurait s'accommoder d'une investigation à géométrie variable. Cessons donc de dénoncer le complotisme pour justifier l'incuriosité et laissons Trump là où il est. Imaginez, en effet, qu'il émette demain un jugement négatif sur Staline ou Pol Pot. Faudra-t-il, pour montrer de quel bois on se chauffe, envisager leur réhabilitation ?
****************
Affichage des articles dont le libellé est Joseph Djougachvili Hollande. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Joseph Djougachvili Hollande. Afficher tous les articles
vendredi, mars 31, 2017
lundi, mars 27, 2017
Jutice : un président ne devrait pas faire ça
Je vous incite à passer un peu de temps sur le blog de Castelnau. Il est instructif.
JUSTICE : UN PRÉSIDENT NE DEVRAIT PAS FAIRE ÇA
Genèse d’une bombe à fragmentation involontaire
Les journalistes d’investigation se considèrent comme une sorte d’aristocratie de la profession. Ils ont tendance à toiser leurs confrères rubricards, comme les conducteurs de l’Eurostar le font avec leurs collègues du TGV Sud-Est. Ce n’est pourtant pas un métier bien compliqué, il suffit d’avoir le numéro de portable de quelques policiers, voire d’obtenir celui d’un magistrat pour devenir « enquêteur » comme le Monde qualifie ses prestigieux Plic & Ploc. Le fait d’écrire avec ses pieds et l’analphabétisme juridique ne sont pas des handicaps, au contraire. Tous ces gens publient force livres, vite faits, vite lus, vite oubliés qui témoignent de la culture qui leur est commune : une fascination pour les képis. « Bienvenue place Beauvau » sous-titré « Police : les secrets inavouables d’un quinquennat » n’échappe pas à la règle avec la description minutieuse des agissements de « l’État profond » dans ses pratiques barbouzardes accompagné d’un name-dropping considérable. Tout ceci n’aurait rien eu de spécialement original si ce n’est l’existence de trois facteurs qui font de cette publication, une bombe à fragmentation. Tout d’abord si ce que l’on nous raconte est vrai, François Hollande qui nous avait bassinés avec sa normalité, apparaît comme un manipulateur sans morale, sans scrupule et sans aucun principe. Ensuite, les auteurs, probablement involontairement, nous font la démonstration de l’instrumentalisation de la justice à des fins bassement politiciennes. Enfin, la publication survient en pleine campagne présidentielle au moment du déferlement politico-médiatico-judiciaire contre François Fillon. Donnant complètement corps à l’accusation d’une opération téléguidée visant à favoriser l’accès de Macron héritier de François Hollande, à la Présidence de la République. À la lumière de ces trois éléments, la lecture en devient saisissante.
Dès la préface les auteurs démarrent fort et nous préviennent : « comme leurs prédécesseurs, mais avec moins de talent et de rouerie, Hollande, Valls, Cazeneuve et les autres ont joué avec l’appareil judiciaire à des fins souvent électorales. » Il faut quand même se foutre du monde pour prétendre que cette attitude aurait été absente dans la conduite politique et judiciaire de l’affaire Fillon. Tout d’un coup, les trois manipulateurs précités auraient été touchés par la grâce ? Et pourtant, mesurant tardivement l’impact politique meurtrier de tout ce qu’ils racontent les journalistes n’ont pas hésité à des rétro-pédalages pathétiques sur tous les plateaux. En fait, on peut penser qu’habitués aux manipulations policières du pouvoir d’État, et dépourvus d’une véritable culture juridique et judiciaire, ils n’avaient pas mesuré le caractère dévastateur de ce qu’ils écrivaient.
Cabinet noir or not ?
Et d’ailleurs après la préface ça continue. Le premier chapitre décrit avec force détails comment Hollande a travaillé à récupérer la police considérée comme toujours dans la main de Nicolas Sarkozy. Il nous apprend que l’existence d’un « cabinet noir » est probable : « il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire ! Mais l’addition d’indices troublants, de témoignages étonnants interroge. Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux ramifications complexes, et dont le rayon d’action ne serait pas cantonné aux seuls renseignements territoriaux ».
On ne saurait être plus clair, surtout que la description continue avec l’endroit : « pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit….. la plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici dans cet immeuble ultra sécurisé du neuvième arrondissement de Paris ». La recette maintenant, comment instrumentaliser la justice : « afin d’allumer la mèche d’une affaire politique ou financière, il suffit que Tracfin pêche au bon endroit, remonte dans ses filets une infraction, et la transmettent officiellement la justice. Ou officieusement un service enquêteur qui se chargera de mener « une enquête d’initiatives » avant qu’un magistrat ne la reprenne à son compte. »
Donc, si l’on comprend bien les fonctionnaires d’État mâchent le boulot, et quand la soupe est prête on va donner le dossier au parquet pour qu’il saisisse un juge d’instruction. Mais qui sont les magistrats saisis ? Il faut savoir que les juges d’instruction sont des juges du siège qui doivent instruire à charge et à décharge et donc leur impartialité doit être insoupçonnable. Et il existe un principe fondamental dans le fonctionnement de la justice, celui « qu’on ne choisit pas son juge ». Mais avec Hollande et sa fine équipe, si si, nos enquêteurs nous disent qu’ils les choisissent :
« chaque fois, ce sont les mêmes juges d’instructions qui sont désignées pour les affaires qui intéressent le Château ils sont moins de cinq, dont on retrouve le nom dans tous les dossiers qui concernent Sarkozy… six magistrats qui additionnent les affaires sur le clan Sarkozy sont eux-mêmes alimentés et épaulés par une poignée d’officiers de police judiciaire .» Dont on comprend qu’ils sont toujours les mêmes aussi. Bigre, amis journalistes– enquêteurs, il est difficile d’être plus clair, mesurez-vous le caractère déshonorant pour le président normal que cette description ? Personnellement, j’éprouve une certaine satisfaction en me rappelant comment j’ai prêché dans le désert en relevant l’acharnement judiciaire manipulatoire contre Nicolas Sarkozy dans ces colonnes. Et, pourquoi le cacher une certaine jubilation pour avoir décrit à l’avance ce qui allait arriver à François Fillon, ce qui m’a valu force qualifications de « complotiste », nouveau point Godwin du camp du bien.
Les amis qu’on ménage
La lecture du livre met également en lumière la pratique de la mansuétude ciblée, qui consiste à épargner à certains des poursuites judiciaires, en pensant à l’avenir. Certains ralliements à Emmanuel Macron sont de ce point de vue savoureux. « Le Château est passé maître dans l’art de pousser ou ralentir le feu sous les casseroles judiciaires. Pour enterrer sans classer, il suffit de donner consigne de continuer à creuser en préliminaire ad vitam aeternam. Dans ce cas le dossier reste sous contrôle direct de la chancellerie ». On cite Jean-Louis Borloo, ou Dominique de Villepin dont on annonce le ralliement imminent à Emmanuel Macron aurait paraît-il bénéficié de certaines complaisance : « les enquêteurs n’ont pas cru bon d’entendre ce bibliophile avisé qui, ces dernières années a empoché 5 millions d’euros pour la seule vente de ses livres. De même qu’aucune des procédures dans lesquelles Villepin apparaît à l’étranger ne semble susciter la curiosité des magistrats français. » Tout le livre n’est qu’un long florilège des outils et de l’exécution de ces basses œuvres. On en ressort édifié, sur l’imposture Hollandienne en matière de respect des principes et des libertés publiques.
Croyant lui trouver des excuses les auteurs enfoncent François Hollande un peu plus : « l’impréparation, la méconnaissance de l’appareil policier et judiciaire ainsi que les circonstances ont très vite amené François Hollande à renier ses principes et à adopter des méthodes qui n’ont rien à envier à celle de ses prédécesseurs. » La nullité, comme excuse des turpitudes, il fallait oser. Le problème, est que cette fois-ci, ces méthodes sont utilisées pour fausser sans vergogne l’élection principale de la Ve République. Privant désormais, son résultat de toute légitimité démocratique. Ceux qui ont pris cette responsabilité devront en répondre.
Il faudra répondre de tout cela
En répondre parce que nous prenons connaissance dans ce livre, non seulement d’affirmations mais d’accusations très graves dirigées contre l’institution judiciaire. Il n’y a pas beaucoup d’illusions à se faire sur l’attitude des organisations syndicales de magistrats dont on est à peu près sûr, qu’elles vont rester muettes.
Et parce que des élus LR auraient fait au PNF et au parquet de Paris, à propos du livre ce qu’on appelle un « signalement article 40 » par référence à l’article du code de procédure pénale qui fait obligation aux agents publics de signaler au procureur tous faits dont ils ont eu connaissance et susceptibles de recevoir une qualification pénale. L’épisode va être intéressant, car si les auteurs ont dit vrai, c’est en nombre que se comptent les infractions pénales établies. La présentation dans un tableau des extraits du livre au regard des incriminations possibles donne la mesure de la gravité du scandale. Et on ne voit pas comment autre chose qu’une procédure judiciaire pourra séparer le vrai du faux et dégager une vérité opératoire.
Pour avoir lu l’ouvrage, je sais qu’il y a beaucoup d’autres infractions. Le PNF s’est saisi en une heure de l’affaire Fillon sur la base d’un article du Canard enchaîné, pour lancer une enquête TGV multipliant les actes qui se sont bien sûrs immédiatement retrouvés dans la presse. Pour l’instant, huit jours après l’ouverture de l’enquête sur Bruno Le Roux, a priori il ne s’est strictement rien passé. Normal, Le Roux n’est candidat à rien. Le même PNF reste obstinément muet concernant Emmanuel Macron malgré une collection de faits éminemment suspects. Pas beaucoup d’illusions, il y a encore de la honte à boire.
Espérons simplement que le parquet de Paris sauvera l’honneur et fera son devoir.
Libellés :
Castelnau,
Joseph Djougachvili Hollande,
saloperies gauchistes
vendredi, mars 24, 2017
Y a-t-il un cabinet noir à l'Elysée ?
François Fillon ayant déclaré publiquement qu'il était victime du cabinet noir de l'Elysée, toute la bien-pensance lui tombe dessus sur le thème « il fantasme, il n'a pas de preuve ». On ne savait pas ces gens si rigoureux dans la quête de l'information !
Alors, y a-t-il un cabinet noir de l'Elysée ?
Bien sûr.
Comme la planète Neptune a été découverte par l'analyse des perturbations d'orbites qu'elle induisait sur les autres planètes, l'existence du cabinet noir de l'Elysée se déduit de l'avalanche inédite d'ennuis qui s'abat sur les opposants. Tout cela est trop articulé, trop cadencé, pour ne pas être orchestré. Et pour orchestrer, il faut quelqu'un à la baguette. On peut même être plus précis : il est probable qu'il s'organise autour de Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l'Elysée.
Citons, une fois de plus, de Castelnau :
« Tout au long de son mandat, François Hollande a passé son temps à abîmer les institutions et saper l’autorité de l’État. À croire qu’il a décidé de complètement les détruire. C’est une situation grosse de dangers. L’opération Macron est une tentative avérée de continuer comme si de rien n’était. Dire que le télévangéliste est l’héritier en tout point de l’actuel président de la république est une évidence. Mais les méthodes utilisées pour le faire advenir à base de violations des libertés publiques et des principes républicains constituent un précédent très grave. Les institutions démocratiques en sortiront lourdement affaiblies, quel que soit le résultat. »
Ce cabinet noir n'est qu'un élément de la descente de la politique française au niveau non plus du caniveau mais de l'égoût. Et François Fillon, avec ses petits arrangements cupides, a plus que sa part dans cette descente.
Ouais. Je vais voter Lassalle.
Alors, y a-t-il un cabinet noir de l'Elysée ?
Bien sûr.
Comme la planète Neptune a été découverte par l'analyse des perturbations d'orbites qu'elle induisait sur les autres planètes, l'existence du cabinet noir de l'Elysée se déduit de l'avalanche inédite d'ennuis qui s'abat sur les opposants. Tout cela est trop articulé, trop cadencé, pour ne pas être orchestré. Et pour orchestrer, il faut quelqu'un à la baguette. On peut même être plus précis : il est probable qu'il s'organise autour de Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l'Elysée.
Citons, une fois de plus, de Castelnau :
« Tout au long de son mandat, François Hollande a passé son temps à abîmer les institutions et saper l’autorité de l’État. À croire qu’il a décidé de complètement les détruire. C’est une situation grosse de dangers. L’opération Macron est une tentative avérée de continuer comme si de rien n’était. Dire que le télévangéliste est l’héritier en tout point de l’actuel président de la république est une évidence. Mais les méthodes utilisées pour le faire advenir à base de violations des libertés publiques et des principes républicains constituent un précédent très grave. Les institutions démocratiques en sortiront lourdement affaiblies, quel que soit le résultat. »
Ce cabinet noir n'est qu'un élément de la descente de la politique française au niveau non plus du caniveau mais de l'égoût. Et François Fillon, avec ses petits arrangements cupides, a plus que sa part dans cette descente.
Ouais. Je vais voter Lassalle.
Libellés :
Joseph Djougachvili Hollande,
La lie
jeudi, mars 23, 2017
Le coup d’Etat socialiste rampant
Que cela soit à la justice, dans la presse, au CSA, au conseil constitutionnel, tous les organes qui sont censés être des contre-pouvoirs et montrer une certaine impartialité, penchent ouvertement à gauche et, encore plus précisément, pro-Macron.
C’est dégueulasse. Mais ce n’est que la continuité « hard » de ce que les professionnels en communication répètent depuis des décennies : donner aux gens l’impression de choisir quand ils votent, mais, en réalité, les manipuler grâce aux techniques qu’ils vendent très cher pour qu’ils votent comme leurs commanditaires le veulent et non comme c’est leur intérêt. C’est toute la théorie d’Edward Bernays, le fondateur de la propagande politique moderne (wikipedia : Bernays considère qu'une minorité intelligente doit avoir le pouvoir « démocratique » et que la masse populaire doit être modelée pour l'accepter). C’est ce qu’il appelle la fabrique du consentement.
Malheureusement, le résultat de cette politique géniale n’est pas très bon (1), alors les gens votent de plus en plus « mal ».
Alors c’est la panique, il faut recourir à des méthodes de moins en moins douces et de plus en plus voyantes. D’où les affaires en cours.
************
(1) : le résultat n’est pas très bon tout simplement parce que le postulat technocratique de Bernays est faux : la minorité intelligente qui saurait mieux que la foule ce qui est bon pour elle n’existe pas. La classe au pouvoir est une classe comme les autres, qui a ses intérêts de classe, mais qui n’est pas plus intelligente ni presciente (ne rigolez pas : mon affirmation est révolutionnaire. La plupart des gens croient que l’élite éclairée existe. Je suis un vrai démocrate !). Un gouvernement peut, par exception, regrouper des personnalités brillantes, mais c’est temporaire et ne constitue pas une classe. Il y a des gens supérieurement intelligents mais il ne se trouve pas dans une classe précise.
C’est dégueulasse. Mais ce n’est que la continuité « hard » de ce que les professionnels en communication répètent depuis des décennies : donner aux gens l’impression de choisir quand ils votent, mais, en réalité, les manipuler grâce aux techniques qu’ils vendent très cher pour qu’ils votent comme leurs commanditaires le veulent et non comme c’est leur intérêt. C’est toute la théorie d’Edward Bernays, le fondateur de la propagande politique moderne (wikipedia : Bernays considère qu'une minorité intelligente doit avoir le pouvoir « démocratique » et que la masse populaire doit être modelée pour l'accepter). C’est ce qu’il appelle la fabrique du consentement.
Malheureusement, le résultat de cette politique géniale n’est pas très bon (1), alors les gens votent de plus en plus « mal ».
Alors c’est la panique, il faut recourir à des méthodes de moins en moins douces et de plus en plus voyantes. D’où les affaires en cours.
************
(1) : le résultat n’est pas très bon tout simplement parce que le postulat technocratique de Bernays est faux : la minorité intelligente qui saurait mieux que la foule ce qui est bon pour elle n’existe pas. La classe au pouvoir est une classe comme les autres, qui a ses intérêts de classe, mais qui n’est pas plus intelligente ni presciente (ne rigolez pas : mon affirmation est révolutionnaire. La plupart des gens croient que l’élite éclairée existe. Je suis un vrai démocrate !). Un gouvernement peut, par exception, regrouper des personnalités brillantes, mais c’est temporaire et ne constitue pas une classe. Il y a des gens supérieurement intelligents mais il ne se trouve pas dans une classe précise.
vendredi, mars 03, 2017
Fillon, c'est fini (les rats quittent le navire)
Les défections se multiplient autour de François Fillon. La situation devient intenable.
Ce n'est pas glorieux car ces défections sont basées sur du vent, ou, plus exactement, du bruit médiatique, un théâtre d'ombres. Il n'y a pas d'affaire Fillon : il a payé sa femme comme attachée parlementaire pendant des années comme beaucoup qui n'ont aucun ennui et, en plus c'est ancien, la belle affaire !
En même temps, cette injustice comporte une justice immanente. Pour être président, résister ne suffit pas, il faut tuer, et Fillon n'est est pas un tueur. Et puis, il est juste que la fausse droite paye des décennies de soumission à la gauche (si elle avait épuré la presse, la justice et l'université, elle n'en serait pas là).
Nous allons donc nous retrouver à choisir entre Macron et Juppé (pour ma part, je préfère Macron, ça permet au moins de liquider la fausse droite). De toute façon, placé devant ce choix, je voterai Le Pen, et je ne serai pas tout seul.
C'est Buisson qui doit se fendre la poire.
Il faudra un jour faire le procès de François Hollande, qui a réussi à fausser une élection cruciale. Le peloton d'exécution dans les fossés de Vincennes.
Fillon a certes un recours : l'appel au peuple. Mais pour que ça marche, il faudrait qu'il fût considéré comme l'homme du peuple, il est homme de de Castries.
Pour sauver les meubles, il pourrait appeler au secours Zemmour et de Villiers, mais cela suppose une audace et une imagination dont il est incapable. Il n'a déjà pas été capable de virer les félons avant qu'ils ne le quittent.
Ce n'est pas glorieux car ces défections sont basées sur du vent, ou, plus exactement, du bruit médiatique, un théâtre d'ombres. Il n'y a pas d'affaire Fillon : il a payé sa femme comme attachée parlementaire pendant des années comme beaucoup qui n'ont aucun ennui et, en plus c'est ancien, la belle affaire !
En même temps, cette injustice comporte une justice immanente. Pour être président, résister ne suffit pas, il faut tuer, et Fillon n'est est pas un tueur. Et puis, il est juste que la fausse droite paye des décennies de soumission à la gauche (si elle avait épuré la presse, la justice et l'université, elle n'en serait pas là).
Nous allons donc nous retrouver à choisir entre Macron et Juppé (pour ma part, je préfère Macron, ça permet au moins de liquider la fausse droite). De toute façon, placé devant ce choix, je voterai Le Pen, et je ne serai pas tout seul.
C'est Buisson qui doit se fendre la poire.
Il faudra un jour faire le procès de François Hollande, qui a réussi à fausser une élection cruciale. Le peloton d'exécution dans les fossés de Vincennes.
Fillon a certes un recours : l'appel au peuple. Mais pour que ça marche, il faudrait qu'il fût considéré comme l'homme du peuple, il est homme de de Castries.
Pour sauver les meubles, il pourrait appeler au secours Zemmour et de Villiers, mais cela suppose une audace et une imagination dont il est incapable. Il n'a déjà pas été capable de virer les félons avant qu'ils ne le quittent.
mercredi, février 01, 2017
Plus que jamais, qui veut faire l'ange fait la bête
Je n'aime pas le moralisme qui envahit la politique depuis vingt ans. C'est une hypocrisie et une trahison de la démocratie : pendant qu'on discute si Untel est méchant ou gentil, honnête ou malhonnête, on ne parle pas de politique et on suit toujours la même.
Oui, je préférerais des politiciens honnêtes, mais ce n'est pas ma priorité. Je préférerais surtout des politiciens qui font une bonne politique.
Petit précis de philosophie pour l’électeur Républicain qui se demanderait si on peut voter pour un candidat “failli"
Les épurateurs ne sont jamais dénués d'arrière-pensées. Il est clair que François Fillon s'est fait avoir par des ennemis plus habiles que lui. Que le public s'y laisse prendre prouve juste sa bêtise, ou ses arrière-pensées (le public a bien le droit d'avoir des arrière-pensées lui aussi).
Affaire Fillon: « Il faut séparer le temps de la campagne et le temps de la justice »
Le lynchage médiatique ou la post-démocratie.
En tout cas, si Hollande réussit à imposer Macron en éliminant Fillon avec l'aide des juges et des journalopes (1) (car c'est bien de cela qu'il s'agit), il aura réussi un coup de maître de la magouille (2). Il est incapable de grandes choses, il ne les envisage même pas. En revanche, dans les petites, il excelle. C'est un grand de la petitesse. Je n'ai pas de preuves mais c'est mon intime conviction.
Cette manoeuvre sordide est absolument dégueulasse, ignoble. Pas pour François Fillon, pour la France. Fillon, je m'en fous, pas de la France. Cela pourrit encore plus notre démocratie déjà bien malade. C'est hélas digne de l'enfoiré que nous avons élu en 2012. Les manoeuvres d'appareil, les coups de poignards (dans le dos, de préférence), les peaux de banane, il connaît. Gouverner, il ne sait pas, mais empêcher un autre de gouverner, il sait faire.
De toute façon, Hollande a déjà gagné : si Fillon persiste et est élu, il n'y aura pas d'état de grâce, il sera grillé d'entrée. S'il laisse la place, cet autre perdra face à Macron (pas le temps de faire monter une campagne en puissance).
François Fillon a été et reste mauvais comme un cochon dans cette affaire, j'en ai déjà parlé (3). Stéphane Montabert sur ses erreurs de communication :
L'ambition de François Fillon coulée par sa carrière
La seule question à se poser n'est pas « François Fillon est-il honnête ? » mais « La politique de François Fillon est-elle bonne pour la France et pourra-t-il la mettre en oeuvre ? ». Je laisse chacun répondre.
François Fillon, l'homme à faire taire
Pendant que la France politique coule, Trump avance. Les difficultés qu'il rencontre, pour un décret temporaire à propos de sept pays dont tout le monde se fout, montrent assez que cela ne sera pas une partie de plaisir quand il faudra faire la même chose en France. Mais Trump aura créé un précédent. Puissions nous un jour avoir l'intelligence de le suivre.
************
(1) : Hugues Serraf :
François Fillon a beau crier au complot, il n'a que ce qu'il mérite et Le Canard est parfaitement dans son rôle en publiant les documents et informations qui lui parviennent.
Pour autant, le journalisme d'investigation à la française est essentiellement un "journalisme de boîte aux lettres" et l'on ne peut pas ne pas s'intéresser, dans un contexte démocratique, parce que cette histoire affecte directement l'élection présidentielle, aux circonstances et au timing des révélations. De fait, une presse véritablement indépendante ne saurait se contenter d'être instrumentalisée par telle ou telle faction et considérer que le boulot est fait...
Dans la plupart des grandes affaires, lorsqu'un dossier compromettant se retrouve sur le bureau d'un journaliste, c'est que quelqu'un, quelque part, a choisi de le lui faire parvenir. Que quelqu'un, quelque part, a sélectionné une date, un média et même une plume spécifique comme outils d'une campagne de communication dont personne n'a vraiment idée du but ultime.
On imagine mal, évidemment, Le Canard se tirer une balle dans la palme en livrant lui-même le nom de ses sources. L'enquête qui devrait suivre chez les confrères, toutefois, c'est celle qui nous dirait qui est à la manœuvre et pourquoi.
(2) : l'hypothèse Dati est un leurre (mettre en place un leurre prouve l'habileté du cabinet noir de l'Elysée, dirigé par Stéphane Le Foll). Rachida n'a absolument pas les moyens d'avoir accès aux feuilles de paye de la Revue des deux mondes et de l'assemblée nationale. Ce genre de moyens ne se trouve qu'au sommet de l'Etat.
(3) : erreur stratégique : ne pas désamorcer ces affaires il y a un an ou deux. Manque de courage et d'anticipation (et de paranoïa). Pas brillant pour un vieux routier.
Erreur tactique : communication nulle. Il aurait du contre-attaquer dans l'heure (je le dis au sens littéral) en vitrifiant le paysage, en donnant des noms de ceux qui font ou faisaient comme lui et en attaquant les journalistes et Hollande.
Oui, je préférerais des politiciens honnêtes, mais ce n'est pas ma priorité. Je préférerais surtout des politiciens qui font une bonne politique.
Petit précis de philosophie pour l’électeur Républicain qui se demanderait si on peut voter pour un candidat “failli"
Les épurateurs ne sont jamais dénués d'arrière-pensées. Il est clair que François Fillon s'est fait avoir par des ennemis plus habiles que lui. Que le public s'y laisse prendre prouve juste sa bêtise, ou ses arrière-pensées (le public a bien le droit d'avoir des arrière-pensées lui aussi).
Affaire Fillon: « Il faut séparer le temps de la campagne et le temps de la justice »
Le lynchage médiatique ou la post-démocratie.
En tout cas, si Hollande réussit à imposer Macron en éliminant Fillon avec l'aide des juges et des journalopes (1) (car c'est bien de cela qu'il s'agit), il aura réussi un coup de maître de la magouille (2). Il est incapable de grandes choses, il ne les envisage même pas. En revanche, dans les petites, il excelle. C'est un grand de la petitesse. Je n'ai pas de preuves mais c'est mon intime conviction.
Cette manoeuvre sordide est absolument dégueulasse, ignoble. Pas pour François Fillon, pour la France. Fillon, je m'en fous, pas de la France. Cela pourrit encore plus notre démocratie déjà bien malade. C'est hélas digne de l'enfoiré que nous avons élu en 2012. Les manoeuvres d'appareil, les coups de poignards (dans le dos, de préférence), les peaux de banane, il connaît. Gouverner, il ne sait pas, mais empêcher un autre de gouverner, il sait faire.
De toute façon, Hollande a déjà gagné : si Fillon persiste et est élu, il n'y aura pas d'état de grâce, il sera grillé d'entrée. S'il laisse la place, cet autre perdra face à Macron (pas le temps de faire monter une campagne en puissance).
François Fillon a été et reste mauvais comme un cochon dans cette affaire, j'en ai déjà parlé (3). Stéphane Montabert sur ses erreurs de communication :
L'ambition de François Fillon coulée par sa carrière
La seule question à se poser n'est pas « François Fillon est-il honnête ? » mais « La politique de François Fillon est-elle bonne pour la France et pourra-t-il la mettre en oeuvre ? ». Je laisse chacun répondre.
François Fillon, l'homme à faire taire
Pendant que la France politique coule, Trump avance. Les difficultés qu'il rencontre, pour un décret temporaire à propos de sept pays dont tout le monde se fout, montrent assez que cela ne sera pas une partie de plaisir quand il faudra faire la même chose en France. Mais Trump aura créé un précédent. Puissions nous un jour avoir l'intelligence de le suivre.
************
(1) : Hugues Serraf :
François Fillon a beau crier au complot, il n'a que ce qu'il mérite et Le Canard est parfaitement dans son rôle en publiant les documents et informations qui lui parviennent.
Pour autant, le journalisme d'investigation à la française est essentiellement un "journalisme de boîte aux lettres" et l'on ne peut pas ne pas s'intéresser, dans un contexte démocratique, parce que cette histoire affecte directement l'élection présidentielle, aux circonstances et au timing des révélations. De fait, une presse véritablement indépendante ne saurait se contenter d'être instrumentalisée par telle ou telle faction et considérer que le boulot est fait...
Dans la plupart des grandes affaires, lorsqu'un dossier compromettant se retrouve sur le bureau d'un journaliste, c'est que quelqu'un, quelque part, a choisi de le lui faire parvenir. Que quelqu'un, quelque part, a sélectionné une date, un média et même une plume spécifique comme outils d'une campagne de communication dont personne n'a vraiment idée du but ultime.
On imagine mal, évidemment, Le Canard se tirer une balle dans la palme en livrant lui-même le nom de ses sources. L'enquête qui devrait suivre chez les confrères, toutefois, c'est celle qui nous dirait qui est à la manœuvre et pourquoi.
(2) : l'hypothèse Dati est un leurre (mettre en place un leurre prouve l'habileté du cabinet noir de l'Elysée, dirigé par Stéphane Le Foll). Rachida n'a absolument pas les moyens d'avoir accès aux feuilles de paye de la Revue des deux mondes et de l'assemblée nationale. Ce genre de moyens ne se trouve qu'au sommet de l'Etat.
(3) : erreur stratégique : ne pas désamorcer ces affaires il y a un an ou deux. Manque de courage et d'anticipation (et de paranoïa). Pas brillant pour un vieux routier.
Erreur tactique : communication nulle. Il aurait du contre-attaquer dans l'heure (je le dis au sens littéral) en vitrifiant le paysage, en donnant des noms de ceux qui font ou faisaient comme lui et en attaquant les journalistes et Hollande.
jeudi, janvier 12, 2017
Tintin au pays des Soviets colorisé (mais pourquoi n'est-il pas venu en France ?)
Tintin au pays des Soviet a été colorisé. Les colorisateurs sont-ils venus s'inspirer de la France de 2017 ?
Car les socialistes qui trainent François Hollande dans la boue ignorent ou font semblant d'ignorer que celui-ci est un président très socialiste, façon communisme insidieux.
Car jamais la liberté individuelle n'a autant reculé, la solidarité et les traditions n'ont été dissoutes, l'Etat n'a été autant envahissant. Je vois mal ce que les socialistes peuvent reprocher à Hollande.
L’épidémie de grippe engorge les hôpitaux français : y a-t-il encore un médecin libéral dans l’avion France (et comment en sommes-nous arrivés là) ?
**************
La politique dogmatique anti- secteur privé menée par Mme Touraine a évidemment dégradé la couverture médicale en ville, avec des jeunes médecins qui n’osent plus s’installer tant les pouvoirs publics ont déprécié l’exercice libéral. Les cliniques privées ont été exclues du service public, i.e. que plus aucune clinique ne peut obtenir de nouvelle autorisation d’ouvrir un service d’urgences. Le rééquilibrage ville-hôpital nécessite de réformer simultanément les deux piliers de la médecine française pour les rendre plus solide dans le nouveau monde. Dans l’esprit du modèle français, cela signifie de renforcer la médecine libérale en ville et de maintenir la mixité public-privé à l’hôpital (avec l’hôpital public comme pilier). On a détruit le modèle français sans proposer d’alternative. Il va falloir reconstruire lors du prochain quinquennat.
**************
Et l'école française ressemble au goulag (la surveillance et l'humiliation des zeks par d'autres zeks) :
Harcèlement scolaire: l’école moderne est responsable. L’idéologie de la “bienveillance” a construit le phénomène
**************
En voulant éradiquer l’humiliation des élèves par le professeur, l’école moderne a construit l’humiliation des élèves par leurs semblables. En invitant les « apprenants » à échafauder eux-mêmes leur propre savoir, elle a confisqué l’autorité du professeur. En cherchant par tous les moyens à faire de ce dernier un égal de l’élève, elle a fait de lui un être pas davantage capable de le protéger que ses camarades.
« Traiter tous les hommes avec la même bienveillance et prodiguer indistinctement sa bonté peut tout aussi bien témoigner d’un profond mépris des hommes que d’un amour sincère à leur égard » disait Nietzsche. On ne saurait mieux résumer l’idéologie de l’Education nationale.
**************
Mais lui, Tintin, il est plus classe, il n'a pas un scooter, il a une auto.
Car les socialistes qui trainent François Hollande dans la boue ignorent ou font semblant d'ignorer que celui-ci est un président très socialiste, façon communisme insidieux.
Car jamais la liberté individuelle n'a autant reculé, la solidarité et les traditions n'ont été dissoutes, l'Etat n'a été autant envahissant. Je vois mal ce que les socialistes peuvent reprocher à Hollande.
L’épidémie de grippe engorge les hôpitaux français : y a-t-il encore un médecin libéral dans l’avion France (et comment en sommes-nous arrivés là) ?
**************
La politique dogmatique anti- secteur privé menée par Mme Touraine a évidemment dégradé la couverture médicale en ville, avec des jeunes médecins qui n’osent plus s’installer tant les pouvoirs publics ont déprécié l’exercice libéral. Les cliniques privées ont été exclues du service public, i.e. que plus aucune clinique ne peut obtenir de nouvelle autorisation d’ouvrir un service d’urgences. Le rééquilibrage ville-hôpital nécessite de réformer simultanément les deux piliers de la médecine française pour les rendre plus solide dans le nouveau monde. Dans l’esprit du modèle français, cela signifie de renforcer la médecine libérale en ville et de maintenir la mixité public-privé à l’hôpital (avec l’hôpital public comme pilier). On a détruit le modèle français sans proposer d’alternative. Il va falloir reconstruire lors du prochain quinquennat.
**************
Et l'école française ressemble au goulag (la surveillance et l'humiliation des zeks par d'autres zeks) :
Harcèlement scolaire: l’école moderne est responsable. L’idéologie de la “bienveillance” a construit le phénomène
**************
En voulant éradiquer l’humiliation des élèves par le professeur, l’école moderne a construit l’humiliation des élèves par leurs semblables. En invitant les « apprenants » à échafauder eux-mêmes leur propre savoir, elle a confisqué l’autorité du professeur. En cherchant par tous les moyens à faire de ce dernier un égal de l’élève, elle a fait de lui un être pas davantage capable de le protéger que ses camarades.
« Traiter tous les hommes avec la même bienveillance et prodiguer indistinctement sa bonté peut tout aussi bien témoigner d’un profond mépris des hommes que d’un amour sincère à leur égard » disait Nietzsche. On ne saurait mieux résumer l’idéologie de l’Education nationale.
**************
Mais lui, Tintin, il est plus classe, il n'a pas un scooter, il a une auto.
Libellés :
Joseph Djougachvili Hollande,
saloperies gauchistes
mercredi, juin 22, 2016
Les Français ont préféré un président à un pays apaisé !
Les Français ont préféré un président à un pays apaisé !
Quatre ans après, j'en veux toujours énormément à ceux qui ont voté Hollande. Non pas que Sarkozy aurait été nettement meilleur, mais les raisons que donnaient les électeurs de Hollande, comme Philippe Bilger, m'ont paru parfaitement idiotes, connes, indignes de gens supposés (à tort, à l'évidence) intelligents.
Les seuls électeurs de Hollande qui n'ont pas suscité mon mépris sont les rares qui affichaient, avec cynisme, certes, leurs motivations corporatistes. Ceux-là, au moins, ne prenaient pas les autres pour des cons en s'inventant des raisons tout juste bonnes pour un enfant de quatre ans (« Sarkozy méchant, Hollande gentil »).
Et quand en plus cette idée binaire se parait de mots creux psychologisants à la con, c'était le pompon. Etre couillonné, j'accepte, mais pas en me prenant pour un con par dessus le marché.
Dialogue d'un collègue avec une électrice de Hollande :
Hollandaise : Ah, qu'est-ce qu'on a souffert sous Sarkozy !
Collègue : Ah bon, vous avez souffert, vous, un couple de cadres ?
Hollandaise : Oui, on a souffert.
Collègue : Mais de quoi donc ?
Hollandaise : Oh, et puis, ma famille a toujours voté à gauche, alors je vote à gauche.
Churchill surestimait la démocratie : il disait que cinq minutes de discussion avec un électeur moyen suffit à juger la démocratie. Quelquefois, cinq minutes, c'est déjà trop !
Sarkozy a le mieux défini Hollande en le traitant trois fois de menteur dans le débat télévisé. Hollande ment sur la personnalité (son fameux régime), il ment sur ses idées (mon ennemi la finance), sa vie est un mensonge.
Une campagne électorale consiste toujours un peu à prendre les électeurs pour des cons. Avec Hollande, on a touché le fond (à moins que cet abruti de Juppé arrive à faire mieux).
Quatre ans après, j'en veux toujours énormément à ceux qui ont voté Hollande. Non pas que Sarkozy aurait été nettement meilleur, mais les raisons que donnaient les électeurs de Hollande, comme Philippe Bilger, m'ont paru parfaitement idiotes, connes, indignes de gens supposés (à tort, à l'évidence) intelligents.
Les seuls électeurs de Hollande qui n'ont pas suscité mon mépris sont les rares qui affichaient, avec cynisme, certes, leurs motivations corporatistes. Ceux-là, au moins, ne prenaient pas les autres pour des cons en s'inventant des raisons tout juste bonnes pour un enfant de quatre ans (« Sarkozy méchant, Hollande gentil »).
Et quand en plus cette idée binaire se parait de mots creux psychologisants à la con, c'était le pompon. Etre couillonné, j'accepte, mais pas en me prenant pour un con par dessus le marché.
Dialogue d'un collègue avec une électrice de Hollande :
Hollandaise : Ah, qu'est-ce qu'on a souffert sous Sarkozy !
Collègue : Ah bon, vous avez souffert, vous, un couple de cadres ?
Hollandaise : Oui, on a souffert.
Collègue : Mais de quoi donc ?
Hollandaise : Oh, et puis, ma famille a toujours voté à gauche, alors je vote à gauche.
Churchill surestimait la démocratie : il disait que cinq minutes de discussion avec un électeur moyen suffit à juger la démocratie. Quelquefois, cinq minutes, c'est déjà trop !
Sarkozy a le mieux défini Hollande en le traitant trois fois de menteur dans le débat télévisé. Hollande ment sur la personnalité (son fameux régime), il ment sur ses idées (mon ennemi la finance), sa vie est un mensonge.
Une campagne électorale consiste toujours un peu à prendre les électeurs pour des cons. Avec Hollande, on a touché le fond (à moins que cet abruti de Juppé arrive à faire mieux).
Libellés :
Joseph Djougachvili Hollande
mardi, mai 31, 2016
Douce tyrannie
Suspension d'un compte twitter sans passer par la justice
Je suis terrifié par ce genre de nouvelles (y compris lorsqu'elles concernent les gauchistes) : comme l'explique très bien Philippe Nemo, la fin de la liberté d'expression, c'est l'euthanasie de la démocratie.
Je suis terrifié par ce genre de nouvelles (y compris lorsqu'elles concernent les gauchistes) : comme l'explique très bien Philippe Nemo, la fin de la liberté d'expression, c'est l'euthanasie de la démocratie.
Libellés :
Joseph Djougachvili Hollande,
tyrannie
lundi, mai 09, 2016
Les militaires, les livres et l'efficacité
Michel Goya, fait un constat historique pas con : quand les militaires peuvent s'exprimer et écrire, la France gagne les guerres. Quand on intime l'ordre aux militaires de la fermer, la France perd les guerres.
C'est une gigantesque latte, sans jamais les citer, contre Hollande et Juppé. Ce n'est pas la première et pas la dernière (1).
Hé oh, la guerre
**********
Les guerres se gagnent, aussi, par la critique ouverte et tolérée (tant qu’on ne révèle pas de secret opérationnel) de ce qui se fait, surtout lorsque ce qui se fait ne nous conduit pas visiblement vers la victoire. Tout ce qui bloque ce débat : l’autoritarisme « droit dans ses bottes », la prétention élitiste au monopole de la pensée, le petit calcul politique, la peur de déplaire à l’Elysée, la peur de ne pas avoir un poste prestigieux ou très bien payé à l’issue de son commandement, l’argument de la critique « dans un fauteuil », etc., tout cela est un facteur de défaite. Les cimetières des batailles perdues sont pleins de militaires à qui on a demandé de fermer leur gueule. Les histoires des désastres sont pleines de citoyens à qui on interdit de réfléchir.
Au fait, on en est où de la guerre contre l’Etat islamique et les autres organisations djihadistes. Ça va mieux ?
PS : Clemenceau disait qu'après le milligramme, plus petite unité de poids et le millimètre, plus petite unité de distance, le militaire était la plus petite unité d'intelligence....C'était plus un bon mot qu'une croyance et au moins, ça c'était drôle.
**********
Si je m'intéresse tant aux militaires et à leur liberté de parole, c'est pour une raison simple. Il n'y a plus que deux institutions en France (à part l'islam) qui pensent sur le long terme, ne sont pas amnésiques et ont encore des moyens d'action.
Ce sont l'Eglise et l'armée.
L'Eglise est cependant dans le piteux état intellectuel et psychologique que l'on sait (même si je ne perds pas espoir d'une résurrection). Il ne reste donc que l'armée.
Certes, elle n'est pas séparée de la société et en subit les maux, mais elle reste un petite lueur, un amer auquel on se raccrochera peut-être le jour venu.
**********
(1) : [...] une hypocrisie qui n’est pas l’apanage des « socialistes ». Ainsi, Natacha Polony peut, à juste titre, dénoncer la réponse inadaptée, et somme toute minable qu’Alain Juppé à faite au Général Soubelet et qui lui a valu un article vengeur du Général Desportes. Car, le cas du Général Soubelet est exemplaire. Le voici mis à la retraite d’office par le gouvernement pour avoir dit, lors d’une audition parlementaire, l’état déplorable de la gendarmerie et avoir mis en cause le fonctionnement de la justice. On peut ne pas partager tous les constats du Général Soubelet. Mais, devant des parlementaires, il devait dire ce qu’il pensait, quitte à ce que ces parlementaires interrogent d‘autres responsables, et ne tiennent pas compte de ces propos. La sanction qui le frappe est inacceptable, et constitue de la part du gouvernement une faute inexcusable. Mais, que Monsieur Juppé joigne sa voix aux loups est un aveu lourd de sens. Ainsi, cet ancien Ministre des Affaires Etrangères préfère le silence complice à la vérité qui fâche. Voilà ce qu’il faut dire à tous quand il viendra, peut-être, quémander nos suffrages. [...]
C'est une gigantesque latte, sans jamais les citer, contre Hollande et Juppé. Ce n'est pas la première et pas la dernière (1).
Hé oh, la guerre
**********
Les guerres se gagnent, aussi, par la critique ouverte et tolérée (tant qu’on ne révèle pas de secret opérationnel) de ce qui se fait, surtout lorsque ce qui se fait ne nous conduit pas visiblement vers la victoire. Tout ce qui bloque ce débat : l’autoritarisme « droit dans ses bottes », la prétention élitiste au monopole de la pensée, le petit calcul politique, la peur de déplaire à l’Elysée, la peur de ne pas avoir un poste prestigieux ou très bien payé à l’issue de son commandement, l’argument de la critique « dans un fauteuil », etc., tout cela est un facteur de défaite. Les cimetières des batailles perdues sont pleins de militaires à qui on a demandé de fermer leur gueule. Les histoires des désastres sont pleines de citoyens à qui on interdit de réfléchir.
Au fait, on en est où de la guerre contre l’Etat islamique et les autres organisations djihadistes. Ça va mieux ?
PS : Clemenceau disait qu'après le milligramme, plus petite unité de poids et le millimètre, plus petite unité de distance, le militaire était la plus petite unité d'intelligence....C'était plus un bon mot qu'une croyance et au moins, ça c'était drôle.
**********
Si je m'intéresse tant aux militaires et à leur liberté de parole, c'est pour une raison simple. Il n'y a plus que deux institutions en France (à part l'islam) qui pensent sur le long terme, ne sont pas amnésiques et ont encore des moyens d'action.
Ce sont l'Eglise et l'armée.
L'Eglise est cependant dans le piteux état intellectuel et psychologique que l'on sait (même si je ne perds pas espoir d'une résurrection). Il ne reste donc que l'armée.
Certes, elle n'est pas séparée de la société et en subit les maux, mais elle reste un petite lueur, un amer auquel on se raccrochera peut-être le jour venu.
**********
(1) : [...] une hypocrisie qui n’est pas l’apanage des « socialistes ». Ainsi, Natacha Polony peut, à juste titre, dénoncer la réponse inadaptée, et somme toute minable qu’Alain Juppé à faite au Général Soubelet et qui lui a valu un article vengeur du Général Desportes. Car, le cas du Général Soubelet est exemplaire. Le voici mis à la retraite d’office par le gouvernement pour avoir dit, lors d’une audition parlementaire, l’état déplorable de la gendarmerie et avoir mis en cause le fonctionnement de la justice. On peut ne pas partager tous les constats du Général Soubelet. Mais, devant des parlementaires, il devait dire ce qu’il pensait, quitte à ce que ces parlementaires interrogent d‘autres responsables, et ne tiennent pas compte de ces propos. La sanction qui le frappe est inacceptable, et constitue de la part du gouvernement une faute inexcusable. Mais, que Monsieur Juppé joigne sa voix aux loups est un aveu lourd de sens. Ainsi, cet ancien Ministre des Affaires Etrangères préfère le silence complice à la vérité qui fâche. Voilà ce qu’il faut dire à tous quand il viendra, peut-être, quémander nos suffrages. [...]
mardi, avril 19, 2016
Le pouvoir soupe-au-lait vire le général Soubelet
Cette affaire est un symptôme d’un mal qui gagne les pays occidentaux et spécialement la France, depuis des décennies : la dérive tyrannique. L’idée sous-jacente est que les détenteurs du pouvoir méritent le pouvoir et que ceci est prouvé par le fait qu’ils ont réussi à le prendre. Il n’y a plus aucune raison de quitter le pouvoir puisque le seul fait d’avoir réussi à le prendre prouve qu’on le mérite sans aucune remise en cause possible. C’est un raisonnement tautologique.
Cette dérive est aggravée par la détestable habitude idéologique. Non seulement le contradicteur est un gêneur, comme partout, mais il est en plus une incarnation du Mal.
C’est le premier enseignement de cette affaire Soubelet : le pouvoir devient de plus en plus tyrannique, au point de reprocher à un général de ne pas mentir devant une commission parlementaire.
Le deuxième enseignement, c’est que le pouvoir se sent faible. Un pouvoir normalement assuré aurait traité cette affaire par le mépris. En effet, ce n’est tout de même qu’un général comme il y en a des centaines, sans grande notoriété. Il y a du ridicule à prendre une mesure d’exception dans cette situation.
Libellés :
Joseph Djougachvili Hollande
mercredi, mars 16, 2016
Impôt à la source : une réforme liberticide
Impôt à la source : une réforme liberticide
**********
Indolore, acceptabilité : les grands mots sont avancés et révèlent la véritable intention de la Puissance publique. Pour parler en termes clairs, en changeant l'axe de la lame de la tondeuse, le mouton sera d'autant plus coopératif. Pour parler en termes de science politique, le prélèvement à la source peut devenir une grandiose opération d'enfumage qui masquera, pour des millions de citoyens, la vraie charge publique.
Autrement dit, prélever en amont c'est s'assurer d'avoir l'aval de celui qui paye et ne comprend plus le schéma d'ensemble. C'est donner quitus aux gouvernants pardelà les errements éventuels de leurs gestions.
[…]
En fait, la retenue à la source pose une vraie question de société: en étant soidisant débarrassé mensuellement ET passivement de l'impôt sur le revenu, le citoyen ou la citoyenne gagnerait en pseudo-confort de vie. Il pourrait dépenser son net à payer post fiscalité. Soit. Alors, pourquoi pas une retenue à la source des loyers? Bien au-delà des systèmes de prélèvements bancaires actuels qui sont récusables. Tout ceci est un bouillon de culture pour l'irresponsabilité et éloigne le citoyen de sa bonne capacité à gérer ses propres affaires. Et surtout, il l'éloigne de la capacité à bien «ressentir «ce que lui coûte la sphère publique.
**********
Etant farouchement libéral (mais pas libertaire), je suis outré par cette mesure dont Archer explique très bien les tenants et aboutissants.
De plus, je trouve que les employeurs en savent toujours trop sur la vie privée de leurs employés. Tout ce qui est en dehors du contrat de travail ne les concerne pas. Renforcer ce viol de l'intimité sous un prétexte fumeux est une belle saloperie.
Nous sommes dans une société de plus en plus invasive, pour ne pas dire totalitaire, et nous n'avons aucune garantie (c'est même plutôt le contraire) que les entreprises ne participent pas de bon coeur à cette évolution.
Ceux qui approuvent la retenue à la source pour cause de modernité et de facilité sont des imbéciles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, qu'ils ont même fort court.
**********
Indolore, acceptabilité : les grands mots sont avancés et révèlent la véritable intention de la Puissance publique. Pour parler en termes clairs, en changeant l'axe de la lame de la tondeuse, le mouton sera d'autant plus coopératif. Pour parler en termes de science politique, le prélèvement à la source peut devenir une grandiose opération d'enfumage qui masquera, pour des millions de citoyens, la vraie charge publique.
Autrement dit, prélever en amont c'est s'assurer d'avoir l'aval de celui qui paye et ne comprend plus le schéma d'ensemble. C'est donner quitus aux gouvernants pardelà les errements éventuels de leurs gestions.
[…]
En fait, la retenue à la source pose une vraie question de société: en étant soidisant débarrassé mensuellement ET passivement de l'impôt sur le revenu, le citoyen ou la citoyenne gagnerait en pseudo-confort de vie. Il pourrait dépenser son net à payer post fiscalité. Soit. Alors, pourquoi pas une retenue à la source des loyers? Bien au-delà des systèmes de prélèvements bancaires actuels qui sont récusables. Tout ceci est un bouillon de culture pour l'irresponsabilité et éloigne le citoyen de sa bonne capacité à gérer ses propres affaires. Et surtout, il l'éloigne de la capacité à bien «ressentir «ce que lui coûte la sphère publique.
**********
Etant farouchement libéral (mais pas libertaire), je suis outré par cette mesure dont Archer explique très bien les tenants et aboutissants.
De plus, je trouve que les employeurs en savent toujours trop sur la vie privée de leurs employés. Tout ce qui est en dehors du contrat de travail ne les concerne pas. Renforcer ce viol de l'intimité sous un prétexte fumeux est une belle saloperie.
Nous sommes dans une société de plus en plus invasive, pour ne pas dire totalitaire, et nous n'avons aucune garantie (c'est même plutôt le contraire) que les entreprises ne participent pas de bon coeur à cette évolution.
Ceux qui approuvent la retenue à la source pour cause de modernité et de facilité sont des imbéciles qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, qu'ils ont même fort court.
mercredi, mars 09, 2016
Déboulonnage des idoles crypto-communistes : Lech Walesa
Lech Walesa, héros et traître
La question qui vient à l'esprit après avoir lu cet article est : et Merkel ? En effet, quand on sait qu'Angela Merkel a été élevée en Allemagne de l'Est parce que son père pasteur est passé d'ouest en est (hé oui, dans ce sens peu banal), il y a de quoi s'interroger.
Et François Hollande ? Voilà un type qui a vécu entouré de trotskistes infiltrés au PS, dont le plus célèbre fut Lionel Jospin, qui a exactement le caractère cynique et désabusé du traitre au long cours décrit par Le Carré ou Volkoff et qui mène la politique que mènerait un homme voulant discréditer la démocratie libérale et le capitalisme entrepreunarial. Fut il moins trotskiste que les autres ou mieux dissimulé ?
La question qui vient à l'esprit après avoir lu cet article est : et Merkel ? En effet, quand on sait qu'Angela Merkel a été élevée en Allemagne de l'Est parce que son père pasteur est passé d'ouest en est (hé oui, dans ce sens peu banal), il y a de quoi s'interroger.
Et François Hollande ? Voilà un type qui a vécu entouré de trotskistes infiltrés au PS, dont le plus célèbre fut Lionel Jospin, qui a exactement le caractère cynique et désabusé du traitre au long cours décrit par Le Carré ou Volkoff et qui mène la politique que mènerait un homme voulant discréditer la démocratie libérale et le capitalisme entrepreunarial. Fut il moins trotskiste que les autres ou mieux dissimulé ?
Libellés :
Angettila,
Joseph Djougachvili Hollande,
saloperies gauchistes
Excellent texte rose de Charles Gave : pour une dissolution du peuple
Bon, comme d'habitude, Charles Gave voit la vie en rose.
Pour une dissolution du peuple !
Par Charles Gave
7 mars, 2016
« Un membre éminent du parti communiste a décrété que le Peuple avait perdu la confiance du gouvernement mais pouvait la regagner à condition de redoubler d’efforts. Si cela est vrai, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple pour en élire un autre ? »
Berthold Brecht
Le monde va mal.
Les hommes de Davos qui dirigent notre monde depuis un grand moment déjà, avec les merveilleux résultats que tout le monde peut constater, sont pour la première fois depuis longtemps dans un Etat d’anxiété totale : les êtres inferieurs qui étaient l’objet de leur attention bienveillante depuis des années semblent être sur le point de se révolter un peu partout pour suivre une série de politiciens qu’eux, les hommes de Davos, n’ont pas présélectionné soigneusement avant qu’ils se présentent aux élections.
On voit bien qu’il s’agit là d’un crime de lèse majesté et que le peuple a perdu la confiance des élites et donc qu’il serait urgent de dissoudre le peuple pour en élire un autre. C’est ce que soutient depuis très longtemps l’élite Française pour qui aimer le peuple de ce pays est une faute de gout impardonnable qui s’apparente à du fascisme. Mais avant de développer plus avant mon analyse, il serait sans doute bon que je définisse qui sont ces « hommes de Davos » dont je veux parler aujourd’hui.
L’homme de Davos est le résultat d’une évolution Darwinienne qui a touché les « homo- sapiens » il y a peu de temps, juste après que le mur de Berlin ne tombe.
Contrairement au reste de l’espèce, l’homme de Davos n’est pas territorial et il n’hésite pas à dire que dans le fond, il est un « citoyen du monde »
En bon français, cela veut dire que l’homme de Davos est chez lui partout- et nulle part- et en est très fier. A ce titre, il a le plus grand mépris pour tous ceux qui restent stupidement attachés au pays de leur naissance.
Curieusement cependant, les hommes de Davos sont organisés en « tribu » et ceux qui pensent qu’ils sont les individus dominants de la dite tribu se retrouvent chaque année dans un coin sans aucun intérêt, un petit village des Alpes Suisse, appelé Davos.
Les Sociologues se perdent en conjecture sur les raisons qui amènent tous ces gens dans un endroit aussi inhospitalier, et du coup certains d’entre eux avancent l’hypothèse qu’il s’agit en fait d’un rite religieux ou à la place d’adorer un Dieu, ils s’adorent les uns les autres puisqu’ils pensent qu’ils sont tous, en fait, des demi-dieux.
Les membres de la secte « homme de Davos » sont en effet tous convaincus qu’ils possèdent une intelligence tout à fait extraordinaire, ce qui leur donne le droit de diriger le reste de l’humanité en fonction de quelques grands principes mentionnés ci-dessous.
Politiquement, ils ont la méfiance la plus profonde envers les méthodes d’organisation territoriales de l’espèce inferieure. Des élections peuvent tout à fait empêcher leurs représentants soigneusement choisis de rester au pouvoir, et donc, à leur avis, il faudra bien finir par arriver à un gouvernement mondial composé de gens choisis par eux, en leur sein cela va sans dire, et sans qu’aucun processus électoral ne vienne ternir la qualité des futurs dirigeants. Comme chacun le sait chez eux, la seule chose qui garantisse l’efficacité dans l’exercice du pouvoir, c’est la cooptation entre gens de bonne compagnie, et certainement pas la concurrence qui mène tout naturellement à la démagogie et au populisme.
Economiquement, ils défendent une forme tout à fait particulière de capitalisme qui permet aux membres de la tribu de capturer la quasi totalité de la valeur ajoutée créée par les sous hommes sans encourir le moindre risque. Si ça marche, c’est pour eux, si ça ne marche pas, c’est pour les contribuables de l’espèce inferieure, qui eux paient des impôts, ce qui parait bien normal. Quelques mauvais esprits soutiennent qu’il s’agit là purement et simplement du très vieux capitalisme de connivence mais chacun peut voir à cette occasion à quelles extrémités la jalousie peut mener.
Philosophiquement, ils s’appuient sur la pensée d’un grand homme du XVIII, Pangloss, bien résumée par Voltaire dans Candide. Notre philosophe soutenait avec raison que « tout est toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Il suffit d’ailleurs à nos hommes de Davos de considérer avec objectivité leurs éclatantes réussites pour se convaincre de la véracité de la philosophie Panglossienne. Curieusement cependant, ils ont du mal à convaincre l’espèce inferieure de cette vérité d’évidence tant le niveau de vie de ces incompétents n’a cessé de baisser depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir. Ingrats !
Pratiquement, ils ont compris depuis longtemps que la meilleure façon de désamorcer les révoltes du lumpen prolétariat était de s’appuyer sur l’amour que ces pauvres gens avaient pour leur pays et de signer des accords internationaux permettant en toute légalité de jouer ces pays les uns contre les autres. Qui plus est, ils ont organisé des instances internationales d’un ordre juridique soi-disant supérieur à celui de chaque pays pris individuellement, ce qui fait que les nations ne peuvent plus prendre de décisions et que les élections sont devenues une immense farce (tranquille ?). Bien entendu, le pouvoir est exercé dans ces institutions par des hommes de Davos, jamais élus mais toujours soigneusement choisis par les plus hautes instances pour leur dévouement aux intérêts de la secte.
Comme on le voit, tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Malheureusement (pour eux), je suis en train de me demander si les hommes de Davos ne sont pas en train de filer un mauvais coton.
D’abord, un peuple, toujours le même, est en train de demander à récupérer sa souveraineté confisquée par les hommes de Davos qui en hurlent de rage et cette opération porte un nom qui a dû figurer dans l’un ou l’autre des albums d’Astérix, avec Assurancetourix ou Agecanonix : Brexit… La révolte du village (Grand) Breton a peut-être commencé…
Qui plus est, quelques uns d’entre eux, qu’ils considéraient pourtant comme « parmi les meilleurs d’entre eux », sont en train de changer de camp et semblent s’autoriser à lâcher le morceau. Ainsi Mervin King, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale Anglaise, vient-il d’écrire un livre pour expliquer que les élites Européennes ont VOLONTAIREMENT créé une dépression en Europe pour briser la résistance des peuples à l’avènement d’un Etat Européen.
Une fois ruiné, chaque Etat a en effet non seulement bien du mal à résister à la menace de l’arrêt des subventions mais a encore plus de difficultés à s’opposer à la fermeture de ses banques, ce dont la Grèce a été menacée par la BCE. Comme quoi, quand l’on perd sa monnaie, l’on perd sa souveraineté, ce qui après tout était le but de l’homme de Davos. Il n’y a que les sous-hommes pour croire à des billevesées comme la Souveraineté inaliénable d’une Nation. Et, continue l’ancien gouverneur, qui cherche à aggraver son cas, la seule solution est bien sûr de retourner aux monnaies nationales pour retrouver et croissance et démocratie.
Comme les lecteurs de l’IDL le savent, c’est exactement ce que je dis depuis des années et si les Britanniques venaient à voter pour Brexit, je n’ai pas le moindre doute que les Suédois, les Danois, les Italiens, les Portugais, les Espagnols ne seraient pas loin derrière et qu’enfin nous sortirions du cauchemar Européen.
Le sommeil de la raison engendre des monstres disait Goya…
Parallèlement, aux USA, une étrange créature aux cheveux oranges est en train de faire un tabac lors des primaires du parti Républicain et semble avoir un seul but : détruire le pouvoir des hommes de Davos, ce qui met nos bienfaiteurs de l’humanité dans un état de panique totale. Voila qui est bien compréhensible puisqu’une défaite électorale mettrait fin à ce capitalisme de connivence qui leur permet de vivre noblement sans prendre le moindre risque.
Qui sait ? Si un tel candidat était élu, il pourrait ordonner que des audits soient conduits sur les relations qui unissent la Fed et un certain nombre d’entités financières sévissant à Wall–Street et plusieurs membres éminents de ces institutions pourraient se retrouver là où est monsieur Madoff.
L’ingratitude humaine est sans limites…
Fort heureusement les hommes de Davos, au prétexte qu’il est temps qu’une femme soit élue à la magistrature suprême présentent « une » candidate à la magistrature suprême, un vrai modèle de compétence, d’honnêteté et d’altruisme. Je n’ai donc pas le moindre doute que toutes les forces de progrès vont se coaliser pour soutenir cette personne dont chaque lecteur moyennement informé sait cependant qu’elle devrait être en prison depuis longtemps.
L’essentiel n’est pas en effet que le peuple élise quelqu’un de compétent, mais d’empêcher que ne soit élu une personne dont les décisions pourraient amener à un changement de cet ordre dont chacun devrait savoir qu’il est le meilleur possible. Et donc nous sommes en train de rentrer un peu partout dans un monde où la Politique, avec un grand P, va reprendre le dessus.
Ce n’est plus l’argent, les media, les coups tordus qui vont amener des hommes au pouvoir mais la volonté du peuple. On imagine la panique de l’homme de Davos.
Comme les lecteurs le savent, l’idéaliste que je suis à bien du mal à analyser les évolutions politiques et je sous estime certainement la capacité des hommes de Davos à maintenir l’humanité dans un ordre quasiment parfait. Mais je sais que l’ordre, c’est la mort.
Plus sérieusement, j’ai toujours cru que la vérité l’emportera toujours sur le mensonge et que de la confrontation des idées et des votes naissait toujours une amélioration.
Et donc j’ai toujours cru en la Démocratie et je n’ai pas le moindre doute que les jours de la technocratie sont comptés.
Cette perte de pouvoir va-t-elle être agitée ? Certainement !
Les électeurs peuvent-ils se tromper ? Mais bien sur !
Mais à l’élection suivante, ils peuvent corriger le tir, si bien sur, on leur en offre la possibilité, ce qui n’a pas été le cas en France quasiment depuis la mort de Pompidou. En France, nous avons eu toujours le choix entre un homme de Davos ou un autre, ce qui ne changeait rien.
Pour terminer je vais reprendre la phrase de Tony Benn, politicien Britannique situé à l’extrême gauche de l’échiquier politique et que j’aimais bien parce qu’il avait beaucoup d’humour.
Une démocratie se définit en deux phrases :
Est-ce que j’ai pu voter pour les gens qui m’imposent les lois auxquelles je dois obéir en tant que Citoyen.
Est-ce que je peux les virer à l’élection suivante ?
Pour une dissolution du peuple !
Par Charles Gave
7 mars, 2016
« Un membre éminent du parti communiste a décrété que le Peuple avait perdu la confiance du gouvernement mais pouvait la regagner à condition de redoubler d’efforts. Si cela est vrai, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple pour en élire un autre ? »
Berthold Brecht
Le monde va mal.
Les hommes de Davos qui dirigent notre monde depuis un grand moment déjà, avec les merveilleux résultats que tout le monde peut constater, sont pour la première fois depuis longtemps dans un Etat d’anxiété totale : les êtres inferieurs qui étaient l’objet de leur attention bienveillante depuis des années semblent être sur le point de se révolter un peu partout pour suivre une série de politiciens qu’eux, les hommes de Davos, n’ont pas présélectionné soigneusement avant qu’ils se présentent aux élections.
On voit bien qu’il s’agit là d’un crime de lèse majesté et que le peuple a perdu la confiance des élites et donc qu’il serait urgent de dissoudre le peuple pour en élire un autre. C’est ce que soutient depuis très longtemps l’élite Française pour qui aimer le peuple de ce pays est une faute de gout impardonnable qui s’apparente à du fascisme. Mais avant de développer plus avant mon analyse, il serait sans doute bon que je définisse qui sont ces « hommes de Davos » dont je veux parler aujourd’hui.
L’homme de Davos est le résultat d’une évolution Darwinienne qui a touché les « homo- sapiens » il y a peu de temps, juste après que le mur de Berlin ne tombe.
Contrairement au reste de l’espèce, l’homme de Davos n’est pas territorial et il n’hésite pas à dire que dans le fond, il est un « citoyen du monde »
En bon français, cela veut dire que l’homme de Davos est chez lui partout- et nulle part- et en est très fier. A ce titre, il a le plus grand mépris pour tous ceux qui restent stupidement attachés au pays de leur naissance.
Curieusement cependant, les hommes de Davos sont organisés en « tribu » et ceux qui pensent qu’ils sont les individus dominants de la dite tribu se retrouvent chaque année dans un coin sans aucun intérêt, un petit village des Alpes Suisse, appelé Davos.
Les Sociologues se perdent en conjecture sur les raisons qui amènent tous ces gens dans un endroit aussi inhospitalier, et du coup certains d’entre eux avancent l’hypothèse qu’il s’agit en fait d’un rite religieux ou à la place d’adorer un Dieu, ils s’adorent les uns les autres puisqu’ils pensent qu’ils sont tous, en fait, des demi-dieux.
Les membres de la secte « homme de Davos » sont en effet tous convaincus qu’ils possèdent une intelligence tout à fait extraordinaire, ce qui leur donne le droit de diriger le reste de l’humanité en fonction de quelques grands principes mentionnés ci-dessous.
Politiquement, ils ont la méfiance la plus profonde envers les méthodes d’organisation territoriales de l’espèce inferieure. Des élections peuvent tout à fait empêcher leurs représentants soigneusement choisis de rester au pouvoir, et donc, à leur avis, il faudra bien finir par arriver à un gouvernement mondial composé de gens choisis par eux, en leur sein cela va sans dire, et sans qu’aucun processus électoral ne vienne ternir la qualité des futurs dirigeants. Comme chacun le sait chez eux, la seule chose qui garantisse l’efficacité dans l’exercice du pouvoir, c’est la cooptation entre gens de bonne compagnie, et certainement pas la concurrence qui mène tout naturellement à la démagogie et au populisme.
Economiquement, ils défendent une forme tout à fait particulière de capitalisme qui permet aux membres de la tribu de capturer la quasi totalité de la valeur ajoutée créée par les sous hommes sans encourir le moindre risque. Si ça marche, c’est pour eux, si ça ne marche pas, c’est pour les contribuables de l’espèce inferieure, qui eux paient des impôts, ce qui parait bien normal. Quelques mauvais esprits soutiennent qu’il s’agit là purement et simplement du très vieux capitalisme de connivence mais chacun peut voir à cette occasion à quelles extrémités la jalousie peut mener.
Philosophiquement, ils s’appuient sur la pensée d’un grand homme du XVIII, Pangloss, bien résumée par Voltaire dans Candide. Notre philosophe soutenait avec raison que « tout est toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Il suffit d’ailleurs à nos hommes de Davos de considérer avec objectivité leurs éclatantes réussites pour se convaincre de la véracité de la philosophie Panglossienne. Curieusement cependant, ils ont du mal à convaincre l’espèce inferieure de cette vérité d’évidence tant le niveau de vie de ces incompétents n’a cessé de baisser depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir. Ingrats !
Pratiquement, ils ont compris depuis longtemps que la meilleure façon de désamorcer les révoltes du lumpen prolétariat était de s’appuyer sur l’amour que ces pauvres gens avaient pour leur pays et de signer des accords internationaux permettant en toute légalité de jouer ces pays les uns contre les autres. Qui plus est, ils ont organisé des instances internationales d’un ordre juridique soi-disant supérieur à celui de chaque pays pris individuellement, ce qui fait que les nations ne peuvent plus prendre de décisions et que les élections sont devenues une immense farce (tranquille ?). Bien entendu, le pouvoir est exercé dans ces institutions par des hommes de Davos, jamais élus mais toujours soigneusement choisis par les plus hautes instances pour leur dévouement aux intérêts de la secte.
Comme on le voit, tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Malheureusement (pour eux), je suis en train de me demander si les hommes de Davos ne sont pas en train de filer un mauvais coton.
D’abord, un peuple, toujours le même, est en train de demander à récupérer sa souveraineté confisquée par les hommes de Davos qui en hurlent de rage et cette opération porte un nom qui a dû figurer dans l’un ou l’autre des albums d’Astérix, avec Assurancetourix ou Agecanonix : Brexit… La révolte du village (Grand) Breton a peut-être commencé…
Qui plus est, quelques uns d’entre eux, qu’ils considéraient pourtant comme « parmi les meilleurs d’entre eux », sont en train de changer de camp et semblent s’autoriser à lâcher le morceau. Ainsi Mervin King, l’ancien gouverneur de la Banque Centrale Anglaise, vient-il d’écrire un livre pour expliquer que les élites Européennes ont VOLONTAIREMENT créé une dépression en Europe pour briser la résistance des peuples à l’avènement d’un Etat Européen.
Une fois ruiné, chaque Etat a en effet non seulement bien du mal à résister à la menace de l’arrêt des subventions mais a encore plus de difficultés à s’opposer à la fermeture de ses banques, ce dont la Grèce a été menacée par la BCE. Comme quoi, quand l’on perd sa monnaie, l’on perd sa souveraineté, ce qui après tout était le but de l’homme de Davos. Il n’y a que les sous-hommes pour croire à des billevesées comme la Souveraineté inaliénable d’une Nation. Et, continue l’ancien gouverneur, qui cherche à aggraver son cas, la seule solution est bien sûr de retourner aux monnaies nationales pour retrouver et croissance et démocratie.
Comme les lecteurs de l’IDL le savent, c’est exactement ce que je dis depuis des années et si les Britanniques venaient à voter pour Brexit, je n’ai pas le moindre doute que les Suédois, les Danois, les Italiens, les Portugais, les Espagnols ne seraient pas loin derrière et qu’enfin nous sortirions du cauchemar Européen.
Le sommeil de la raison engendre des monstres disait Goya…
Parallèlement, aux USA, une étrange créature aux cheveux oranges est en train de faire un tabac lors des primaires du parti Républicain et semble avoir un seul but : détruire le pouvoir des hommes de Davos, ce qui met nos bienfaiteurs de l’humanité dans un état de panique totale. Voila qui est bien compréhensible puisqu’une défaite électorale mettrait fin à ce capitalisme de connivence qui leur permet de vivre noblement sans prendre le moindre risque.
Qui sait ? Si un tel candidat était élu, il pourrait ordonner que des audits soient conduits sur les relations qui unissent la Fed et un certain nombre d’entités financières sévissant à Wall–Street et plusieurs membres éminents de ces institutions pourraient se retrouver là où est monsieur Madoff.
L’ingratitude humaine est sans limites…
Fort heureusement les hommes de Davos, au prétexte qu’il est temps qu’une femme soit élue à la magistrature suprême présentent « une » candidate à la magistrature suprême, un vrai modèle de compétence, d’honnêteté et d’altruisme. Je n’ai donc pas le moindre doute que toutes les forces de progrès vont se coaliser pour soutenir cette personne dont chaque lecteur moyennement informé sait cependant qu’elle devrait être en prison depuis longtemps.
L’essentiel n’est pas en effet que le peuple élise quelqu’un de compétent, mais d’empêcher que ne soit élu une personne dont les décisions pourraient amener à un changement de cet ordre dont chacun devrait savoir qu’il est le meilleur possible. Et donc nous sommes en train de rentrer un peu partout dans un monde où la Politique, avec un grand P, va reprendre le dessus.
Ce n’est plus l’argent, les media, les coups tordus qui vont amener des hommes au pouvoir mais la volonté du peuple. On imagine la panique de l’homme de Davos.
Comme les lecteurs le savent, l’idéaliste que je suis à bien du mal à analyser les évolutions politiques et je sous estime certainement la capacité des hommes de Davos à maintenir l’humanité dans un ordre quasiment parfait. Mais je sais que l’ordre, c’est la mort.
Plus sérieusement, j’ai toujours cru que la vérité l’emportera toujours sur le mensonge et que de la confrontation des idées et des votes naissait toujours une amélioration.
Et donc j’ai toujours cru en la Démocratie et je n’ai pas le moindre doute que les jours de la technocratie sont comptés.
Cette perte de pouvoir va-t-elle être agitée ? Certainement !
Les électeurs peuvent-ils se tromper ? Mais bien sur !
Mais à l’élection suivante, ils peuvent corriger le tir, si bien sur, on leur en offre la possibilité, ce qui n’a pas été le cas en France quasiment depuis la mort de Pompidou. En France, nous avons eu toujours le choix entre un homme de Davos ou un autre, ce qui ne changeait rien.
Pour terminer je vais reprendre la phrase de Tony Benn, politicien Britannique situé à l’extrême gauche de l’échiquier politique et que j’aimais bien parce qu’il avait beaucoup d’humour.
Une démocratie se définit en deux phrases :
Est-ce que j’ai pu voter pour les gens qui m’imposent les lois auxquelles je dois obéir en tant que Citoyen.
Est-ce que je peux les virer à l’élection suivante ?
dimanche, mars 06, 2016
La tyrannie, c'est maintenant !
Auray. Des élèves auditionnés par la gendarmerie après un cours sur la Russie
Il faut se pincer pour croire qu'on parle de la France de 2016.
C'est marrant, je n'entends aucun des rebellocrates certifiés, antifascistes avec 70 ans de retard, crier aux Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire. Comme c'est étrange. Pourtant, cette réaction serait parfaitement justifiée à cette occasion.
Et qu'on ne ne nous fasse pas le coup du malheureux excès de zèle d'un lampiste. Un excès de zèle, c'est encore aller dans le sens qui vous est demandé. Et il n'est pas de coutume que les pandores brillent par leur originalité et leurs initiatives, ils seraient plutôt du genre fayot. D'ailleurs, c'est tout à fait clair dans l'article puisque les cognes prennent prétexte des crimes-pensée (1) qu'on nous serinent depuis des décennies, ils ne sont donc pas à contre-courant.
Quand je vous disais en 2012 (2) que François Hollande, mou, tordu, faux, dépourvu d'affect et idéologue comme il est, avait toutes les caractéristiques d'un tyran potentiel, certains avaient trouvé que j'exagérais. Evidemment, quand on n'a pas envie de se sortir les doigts du cul pour combattre le loup, on trouve toujours que celui qui crie « Au loup ! » exagère. Et Hollande a à son service des millions d'idéologues, endoctrinés par des décennies de socialisme scolaire, médiatique et politique, persuadés qu'ils représentent le Bien et que la fin justifie les moyens.
Des phrases comme « Les méchants prospèrent sur la passivité des hommes de bonne volonté » ou « La tyrannie s'installe par petits pas, de renonciation en renonciation »nous paraissent abstraites, générales, puis on s'aperçoit tout à coup qu'on y est. Souvent un peu tard.
Je rappelle à cette occasion l'éléphant au milieu de la pièce : il n'y a pas du tout besoin de l'état d'urgence pour combattre le terrorisme islamique. En revanche, il est très utile pour intimider les Français qui contestent le pouvoir socialiste.
Nota : la dictature peut être légitime, c'est la dictature encadrée des Romains, la tyrannie jamais.
**********
(1) : je suis même prêt à admettre que les propos de ce professeur soient contestables, puisque je ne les connais pas. Mais c'est aux parents et à sa hiérarchie d'intervenir, pas aux gendarmes. C'est toute la différence entre pays libre et tyrannie.
(2) : Pourquoi j'ai peur de François Hollande et Hollandeet faux candidat «normal» et vrai idéologue
Il faut se pincer pour croire qu'on parle de la France de 2016.
C'est marrant, je n'entends aucun des rebellocrates certifiés, antifascistes avec 70 ans de retard, crier aux Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire. Comme c'est étrange. Pourtant, cette réaction serait parfaitement justifiée à cette occasion.
Et qu'on ne ne nous fasse pas le coup du malheureux excès de zèle d'un lampiste. Un excès de zèle, c'est encore aller dans le sens qui vous est demandé. Et il n'est pas de coutume que les pandores brillent par leur originalité et leurs initiatives, ils seraient plutôt du genre fayot. D'ailleurs, c'est tout à fait clair dans l'article puisque les cognes prennent prétexte des crimes-pensée (1) qu'on nous serinent depuis des décennies, ils ne sont donc pas à contre-courant.
Quand je vous disais en 2012 (2) que François Hollande, mou, tordu, faux, dépourvu d'affect et idéologue comme il est, avait toutes les caractéristiques d'un tyran potentiel, certains avaient trouvé que j'exagérais. Evidemment, quand on n'a pas envie de se sortir les doigts du cul pour combattre le loup, on trouve toujours que celui qui crie « Au loup ! » exagère. Et Hollande a à son service des millions d'idéologues, endoctrinés par des décennies de socialisme scolaire, médiatique et politique, persuadés qu'ils représentent le Bien et que la fin justifie les moyens.
Des phrases comme « Les méchants prospèrent sur la passivité des hommes de bonne volonté » ou « La tyrannie s'installe par petits pas, de renonciation en renonciation »nous paraissent abstraites, générales, puis on s'aperçoit tout à coup qu'on y est. Souvent un peu tard.
Je rappelle à cette occasion l'éléphant au milieu de la pièce : il n'y a pas du tout besoin de l'état d'urgence pour combattre le terrorisme islamique. En revanche, il est très utile pour intimider les Français qui contestent le pouvoir socialiste.
Nota : la dictature peut être légitime, c'est la dictature encadrée des Romains, la tyrannie jamais.
**********
(1) : je suis même prêt à admettre que les propos de ce professeur soient contestables, puisque je ne les connais pas. Mais c'est aux parents et à sa hiérarchie d'intervenir, pas aux gendarmes. C'est toute la différence entre pays libre et tyrannie.
(2) : Pourquoi j'ai peur de François Hollande et Hollandeet faux candidat «normal» et vrai idéologue
Libellés :
Joseph Djougachvili Hollande
lundi, février 22, 2016
Monseigneur Aillet brûlé en effigie à Saint-Jean de Luz : une dérision significative !
Lu sur le Salon Beige :
*************
Pour tout vous dire, j'ai commencé par prendre cela à la rigolade. C'est la tradition du carnaval de déconner, d'en faire trop, de ne pas être très fin.
Puis, je me suis rappelé qu'il n'y avait plus de déconnade populaire en France, à part celle des footeux et des pochetrons de fêtes taurines, toisée et réprimée avec la morgue qui convient par les snobs bobos prolophobes.
Il n'y a plus que de la déconnade pseudo-populaire, folklorisée, subventionnée, organisée, surveillée, garde-chiourmisée, licratisée, mrapisée, étatisée, ministèredelaculturisée.
D'ailleurs, on ne me fera pas croire que bruler Mgr Aillet pour ses positions sur l'avortement et la dénaturation du mariage est un thème populaire. C'est typiquement un thème de grognasse féministe subventionnée. De vrais thèmes populaires auraient été de brûler en effigie François Hollande pour l'ensemble de son oeuvre ou Christiane Taubira pour sa complaisance envers les déliquants. C'est justement ce qu'on n'a pas vu.
Bref, nous ne sommes pas dans la déconnade populaire mais dans la Minute de Haine organisée par le Parti. Et oui, vu comme cela, c'est grave.
*************
Monseigneur Aillet brûlé en effigie à Saint-Jean de Luz : une dérision significative !
Communiqué de Bernard Antony :
*************"L’acte perpétré lors du carnaval de Saint Jean de Luz consistant à brûler en effigie l’évêque du diocèse ne relève pas d’une mascarade de mauvais goût qu’auraient perpétrée d’imbéciles potaches. Il a été idéologiquement préparé et d’ailleurs approuvé par le parti socialiste et les groupuscules d’extrême-gauche. Il s’inscrit dans la séquence actuelle d’usage systématique de la dérision contre le christianisme que les tribunaux ne condamnent jamais si elle est dirigée contre certaines religions, constituant un moyen de dénigrement préalable aux phases de persécution.L’histoire vérifie cela. Ainsi Jean Jaurès, dans son Histoire socialiste de la Révolution, rapporte-t-il avec une grasse délectation que le 5 mai 1791, dans le jardin du Palais Royal, devant la foule révolutionnaire : « Le feu est mis à un mannequin représentant le pape Pie VI ». Jaurès décrit cela sous le titre : «L’insolent mufti au bûcher ».Moins de deux ans plus tard, c’est par milliers que, selon les cas, on brûla, égorgea, noya, guillotina des milliers de religieux et de fidèles, hommes, femmes, enfants. La mise au bûcher des effigies des personnes haïes fut une pratique fréquente dans les moments préparatoires des monstruosités nazies ou communistes, et particulièrement dans les manifestations de haine des Espagnols fanatiques, rouges ou noirs, avant la guerre civile de 1936.On pouvait penser que dans un régime de démocratie moderne on ne réanimerait pas de pareilles scènes d’exécration du bouc émissaire rappelant des pratiques cruelles et barbares de jadis. Il convient, cela dit, de rappeler que les auteurs du triste fait de Saint Jean de Luz ne suscitent que la condamnation du pays basque unanime, attaché à son âme chrétienne, à sa culture, à son identité, à ses traditions de solidarité avec son clergé. L’AGRIF présente à Mgr Marc Aillet l’expression de son profond respect."
Pour tout vous dire, j'ai commencé par prendre cela à la rigolade. C'est la tradition du carnaval de déconner, d'en faire trop, de ne pas être très fin.
Puis, je me suis rappelé qu'il n'y avait plus de déconnade populaire en France, à part celle des footeux et des pochetrons de fêtes taurines, toisée et réprimée avec la morgue qui convient par les snobs bobos prolophobes.
Il n'y a plus que de la déconnade pseudo-populaire, folklorisée, subventionnée, organisée, surveillée, garde-chiourmisée, licratisée, mrapisée, étatisée, ministèredelaculturisée.
D'ailleurs, on ne me fera pas croire que bruler Mgr Aillet pour ses positions sur l'avortement et la dénaturation du mariage est un thème populaire. C'est typiquement un thème de grognasse féministe subventionnée. De vrais thèmes populaires auraient été de brûler en effigie François Hollande pour l'ensemble de son oeuvre ou Christiane Taubira pour sa complaisance envers les déliquants. C'est justement ce qu'on n'a pas vu.
Bref, nous ne sommes pas dans la déconnade populaire mais dans la Minute de Haine organisée par le Parti. Et oui, vu comme cela, c'est grave.
mercredi, février 10, 2016
Etat d'urgence : la route de la servitude
La situation est simple à définir.
Le gouvernement utilise le prétexte de la sécurité comme moyen de réduire la liberté.
Il le fait de telle façon qu'un débat clair ne puisse pas être posé sur ces questions et l'opposition est trop complice pour contrecarrer cette manoeuvre (preuve supplémentaire que l'UMPS est une réalité).
L'arsenal juridique est déjà bien pourvu, il suffit de l'appliquer sans faiblir.
L'état d'urgence n'est pas nécessaire, la modification de la constitution est absurde et contre-productive.
En revanche, on nous aurait dit quelque chose comme : « On constate que les liens entre délinquance et terrorisme sont de plus en plus étroits, les passages de l'un à l'autre sont courants. Nous allons donc construire 40 000 places de prison pour lutter contre la délinquance, et, indirectement, contre le terrorisme », tout le monde aurait compris et approuvé.
Sur tous les sujets touchant au terrorisme, intégration, immigration, relations avec les pétromonarchies, écoles, police etc. un tel discours de vérité était possible et n'a pas été tenu.
On nous a amusés avec une question subalterne (déchéance de nationalité) et le résultat est là : notre sécurité n'a pas progressé d'un pouce puisqu'aucun des sujets de fond n'a fait l'objet de décisions appropriées, en revanche notre liberté a sacrement diminué (par exemple, l'état d'urgence a servi à interdire une manifestation écologiste dont on chercherait en vain le lien avec le terrorisme islamique).
Il faut dire la cruelle vérité telle qu'elle est. Nos politiciens et les terroristes islamistes sont d'accord sur un point : réduire la liberté des Français. Oui, ils sont des alliés objectifs. Chaque attentat est l'occasion de renforcer les pouvoirs des politiciens et chaque privation de liberté est un dopant pour le recrutement des islamistes.
Nos gouvernants ne vont probablement pas jusqu'à espérer un attentat mais je suis certain qu'ils sont persuadés que, s'il s'en produit un, ils sauront l'utiliser à leur profit et qu'ils s'y sont préparés.
Deux articles :
Le gouvernement par la peur : comment Manuel Valls est devenu expert en manipulation de lʼopinion par lʼagitation de menaces terroristes
***********
De l'avis des spécialistes, ces nouvelles armes juridiques ne sont pas vraiment utiles pour lutter contre le terrorisme. Personne n'a même dit que les attentats étaient imputables à des lacunes de notre législation. Ce que demandent les policiers concernés est d'abord un meilleur contrôle aux frontières. Certes, à l'occasion de la COP 21, avec l'autorisation de Bruxelles, des contrôles ont été instaurés aux frontières - qui perdurent aujourd'hui. Mais les moyens manquent pour les faire sérieusement. Pour être vraiment efficace, il faudrait sans doute envisager une suspension du traité de Schengen, suspension que Valls n'a pas mise à l'ordre du jour.
Surtout, comment ne pas voir que ces nouveaux moyens répressifs sont utilisés ici et là pour contrôler des prétendues menaces d'extrême droite ou encore pour combattre les ultra-écologistes qui risquaient de manifester durant la COP 21. Il y a là un vrai détournement de procédure qui ne saurait que nous inquiéter pour l'avenir de nos libertés. Qui ne se sent aujourd'hui pas mal à l'aise pour parler au téléphone ou envoyer des courriels ? Comment faire confiance à quelqu'un comme Valls pour ne pas abuser de ces lois d'exception quand on se souvient de la manière odieuse dont le même Valls rafla et ficha des centaines de manifestants de la Manif' pour tous parfaitement pacifiques.
La France est-elle encore pour longtemps une société libre ?
***********
Déchéance de nationalité : la grande comédie indigne
***********
A travers cette opération, le pouvoir politique, au sens large, porte atteinte à deux principes sacrés. D'une part, la Constitution, qui est la loi suprême, la règle du jeu supérieure de la communauté nationale, garante de son unité, de sa cohésion, de la démocratie. En la modifiant sans la moindre utilité, les autorités politiques du pays, majorité comme opposition en font un simple enjeu politicien et contribuent à la banaliser et à la fragiliser. D'autre part, il joue avec la sécurité des Français.
Les manoeuvres en cours sont censées être la réponse essentielle au massacre du 13 novembre 2015. Or, elles se présentent comme un écran de fumée sans la moindre perspective d'effet concret dans la luttre contre le terrorisme. Pendant ce temps, où en est le contrôle des frontières et des visas ? Le suivi des 8000 djihadistes français ? La protection des sites menacés? La surveillance des banlieues sensibles ? La lutte contre Daesh au Moyen-Orient et en Libye ? La maîtrise du flux migratoire sur l'Europe? La révision en cours n'a plus qu'une seule dimension: politicienne. Pour le chef de l'État et le Premier Ministre, l'objectif est de ne pas perdre la face, quitte à neutraliser le projet initial.
[…]
Le chiffon rouge que le pouvoir socialiste agite en ce moment n'est pas anodin: celui de la déchéance de la nationalité, de la nationalité, au coeur du pacte national. En en faisant ainsi un simple objet de manoeuvres intéressées, la classe politique dans sa majorité se rallie les yeux fermées, autant gauche que droite, à des méthodes qu'elle qualifie volontiers d'extrémiste ou de «populiste». Dans un climat de déchéance démocratique, la débâcle politique se poursuit, tous les repères volent en éclats. Que peut-t-il sortir de ce champ de ruine ?
***********
Le gouvernement utilise le prétexte de la sécurité comme moyen de réduire la liberté.
Il le fait de telle façon qu'un débat clair ne puisse pas être posé sur ces questions et l'opposition est trop complice pour contrecarrer cette manoeuvre (preuve supplémentaire que l'UMPS est une réalité).
L'arsenal juridique est déjà bien pourvu, il suffit de l'appliquer sans faiblir.
En revanche, on nous aurait dit quelque chose comme : « On constate que les liens entre délinquance et terrorisme sont de plus en plus étroits, les passages de l'un à l'autre sont courants. Nous allons donc construire 40 000 places de prison pour lutter contre la délinquance, et, indirectement, contre le terrorisme », tout le monde aurait compris et approuvé.
Sur tous les sujets touchant au terrorisme, intégration, immigration, relations avec les pétromonarchies, écoles, police etc. un tel discours de vérité était possible et n'a pas été tenu.
On nous a amusés avec une question subalterne (déchéance de nationalité) et le résultat est là : notre sécurité n'a pas progressé d'un pouce puisqu'aucun des sujets de fond n'a fait l'objet de décisions appropriées, en revanche notre liberté a sacrement diminué (par exemple, l'état d'urgence a servi à interdire une manifestation écologiste dont on chercherait en vain le lien avec le terrorisme islamique).
Il faut dire la cruelle vérité telle qu'elle est. Nos politiciens et les terroristes islamistes sont d'accord sur un point : réduire la liberté des Français. Oui, ils sont des alliés objectifs. Chaque attentat est l'occasion de renforcer les pouvoirs des politiciens et chaque privation de liberté est un dopant pour le recrutement des islamistes.
Nos gouvernants ne vont probablement pas jusqu'à espérer un attentat mais je suis certain qu'ils sont persuadés que, s'il s'en produit un, ils sauront l'utiliser à leur profit et qu'ils s'y sont préparés.
Deux articles :
Le gouvernement par la peur : comment Manuel Valls est devenu expert en manipulation de lʼopinion par lʼagitation de menaces terroristes
***********
De l'avis des spécialistes, ces nouvelles armes juridiques ne sont pas vraiment utiles pour lutter contre le terrorisme. Personne n'a même dit que les attentats étaient imputables à des lacunes de notre législation. Ce que demandent les policiers concernés est d'abord un meilleur contrôle aux frontières. Certes, à l'occasion de la COP 21, avec l'autorisation de Bruxelles, des contrôles ont été instaurés aux frontières - qui perdurent aujourd'hui. Mais les moyens manquent pour les faire sérieusement. Pour être vraiment efficace, il faudrait sans doute envisager une suspension du traité de Schengen, suspension que Valls n'a pas mise à l'ordre du jour.
Surtout, comment ne pas voir que ces nouveaux moyens répressifs sont utilisés ici et là pour contrôler des prétendues menaces d'extrême droite ou encore pour combattre les ultra-écologistes qui risquaient de manifester durant la COP 21. Il y a là un vrai détournement de procédure qui ne saurait que nous inquiéter pour l'avenir de nos libertés. Qui ne se sent aujourd'hui pas mal à l'aise pour parler au téléphone ou envoyer des courriels ? Comment faire confiance à quelqu'un comme Valls pour ne pas abuser de ces lois d'exception quand on se souvient de la manière odieuse dont le même Valls rafla et ficha des centaines de manifestants de la Manif' pour tous parfaitement pacifiques.
La France est-elle encore pour longtemps une société libre ?
***********
Déchéance de nationalité : la grande comédie indigne
***********
A travers cette opération, le pouvoir politique, au sens large, porte atteinte à deux principes sacrés. D'une part, la Constitution, qui est la loi suprême, la règle du jeu supérieure de la communauté nationale, garante de son unité, de sa cohésion, de la démocratie. En la modifiant sans la moindre utilité, les autorités politiques du pays, majorité comme opposition en font un simple enjeu politicien et contribuent à la banaliser et à la fragiliser. D'autre part, il joue avec la sécurité des Français.
Les manoeuvres en cours sont censées être la réponse essentielle au massacre du 13 novembre 2015. Or, elles se présentent comme un écran de fumée sans la moindre perspective d'effet concret dans la luttre contre le terrorisme. Pendant ce temps, où en est le contrôle des frontières et des visas ? Le suivi des 8000 djihadistes français ? La protection des sites menacés? La surveillance des banlieues sensibles ? La lutte contre Daesh au Moyen-Orient et en Libye ? La maîtrise du flux migratoire sur l'Europe? La révision en cours n'a plus qu'une seule dimension: politicienne. Pour le chef de l'État et le Premier Ministre, l'objectif est de ne pas perdre la face, quitte à neutraliser le projet initial.
[…]
Le chiffon rouge que le pouvoir socialiste agite en ce moment n'est pas anodin: celui de la déchéance de la nationalité, de la nationalité, au coeur du pacte national. En en faisant ainsi un simple objet de manoeuvres intéressées, la classe politique dans sa majorité se rallie les yeux fermées, autant gauche que droite, à des méthodes qu'elle qualifie volontiers d'extrémiste ou de «populiste». Dans un climat de déchéance démocratique, la débâcle politique se poursuit, tous les repères volent en éclats. Que peut-t-il sortir de ce champ de ruine ?
***********
lundi, février 08, 2016
Pourquoi arrêter le général Piquemal ?
L'arrestation, à l'évidence partisane, de police politique sous couvert d'état d'urgence, du général Piquemal fait les gorges chaudes d'internet.
Pourquoi arrêter le général Piquemal ?
♘ Beaucoup croient au coup de semonce à destination des militaires d'active, prétextant que le gouvernement aurait peur d'un coup d'Etat. C'est possible mais j'y crois peu.
Je sais bien que nos politiciens sont des incultes crasses, mais tout de même : depuis Bonaparte, tous les coups d'Etat militaires ont échoué. Boulanger est un bon exemple (Napoléon le neveu n'était pas militaire).
Comme disait Maurras, la république gouverne mal mais se défend bien. Les foufous et les orignaux, ceux qui sont susceptibles de péter un plomb (car organiser un coup d'Etat n'est pas raisonnable) sont soigneusement écartés. La république a appris à sélectionner des officiers généraux bien escouillés et carriéristes. Joffre était un troisième choix, on doit à cet incompétent des centaines de milliers de morts mais ceux qu'ils l'ont nommé avaient raison sur un point : il n'a jamais représenté un danger pour le régime. Dépourvu de qualités, ce médiocre était trop dépendant de ses maîtres.
Je ne pense pas que le tour de main soit perdu. Alors, rien à craindre ou à espérer des officiers supérieurs d'active.
Eventuellement, cela pourrait bouger au niveau capitaine (révolution des oeillets au Portugal) ou commandant. Mais ce sont des niveaux moins puissants donc moins dangereux. Et puis, l'appareil de surveillance est tentaculaire.
De plus, pour qu'un pouvoir issu d'un coup d'Etat ait quelques chances de durer, il faut que la fiction d'un appel muet mais réel venu du peuple opprimé soit vraisemblable (les deux Napoléon, De Gaulle, Pinochet). Or, il n'y a pas de militaires assez célèbres pour que cette fiction ait la moindre chance.
Donc pas de putsch ni même de « poupoutche ».
♘ En revanche, en titrant « graine de putschiste », Libération vend la mèche. L'Aberration et l'imMonde en font des tonnes et des tonnes. Il ne s'agit pas de la réalité du putsch mais de ré-activer son fantasme. Ces derniers temps, le débat public s'orientait dangereusement sur l'islamisme et sur les migrants. Le « peuple de gauche » (sauf quelques bobos) avait une fâcheuse tendance à ne pas être en total désaccord avec le « peuple de droite » sur ces questions.
Il était donc temps de le reprendre en main, de le ramener à son bercail sinistre, à sa bergerie, en lui faisant jouer pour la cent millième fois le sketch de la résistance avec 50 (ce coup-ci, ce n'est pas 70) ans de retard. Il adore ça. Agiter le spectre du fascisme, ça marche à tous les coups. « Arrêtez de déconner et revenez aux "vrais" clivages. Nous les bons résistants contre eux les méchants fascistes ». Et si on fait monter le FN en même temps qu'on re-mobilise un électorat de gauche bien découragé, c'est tout bénéf.
Bref, l'arrestation du général Piquemal n'est pas tant un message en direction de la droite, même extrême, mais en direction de la gauche.
Bien entendu, qu'ils se soient trouvé dans la France de 2016 un préfet, des policiers et des gendarmes, des juges pour se prêter à cette honteuse mascarade de manipulation politicarde de l'opinion n'étonne plus personne.
Les politiciens et les hauts fonctionnaires sont vraiment la lie de notre société.
Pourquoi arrêter le général Piquemal ?
♘ Beaucoup croient au coup de semonce à destination des militaires d'active, prétextant que le gouvernement aurait peur d'un coup d'Etat. C'est possible mais j'y crois peu.
Je sais bien que nos politiciens sont des incultes crasses, mais tout de même : depuis Bonaparte, tous les coups d'Etat militaires ont échoué. Boulanger est un bon exemple (Napoléon le neveu n'était pas militaire).
Comme disait Maurras, la république gouverne mal mais se défend bien. Les foufous et les orignaux, ceux qui sont susceptibles de péter un plomb (car organiser un coup d'Etat n'est pas raisonnable) sont soigneusement écartés. La république a appris à sélectionner des officiers généraux bien escouillés et carriéristes. Joffre était un troisième choix, on doit à cet incompétent des centaines de milliers de morts mais ceux qu'ils l'ont nommé avaient raison sur un point : il n'a jamais représenté un danger pour le régime. Dépourvu de qualités, ce médiocre était trop dépendant de ses maîtres.
Je ne pense pas que le tour de main soit perdu. Alors, rien à craindre ou à espérer des officiers supérieurs d'active.
Eventuellement, cela pourrait bouger au niveau capitaine (révolution des oeillets au Portugal) ou commandant. Mais ce sont des niveaux moins puissants donc moins dangereux. Et puis, l'appareil de surveillance est tentaculaire.
De plus, pour qu'un pouvoir issu d'un coup d'Etat ait quelques chances de durer, il faut que la fiction d'un appel muet mais réel venu du peuple opprimé soit vraisemblable (les deux Napoléon, De Gaulle, Pinochet). Or, il n'y a pas de militaires assez célèbres pour que cette fiction ait la moindre chance.
Donc pas de putsch ni même de « poupoutche ».
♘ En revanche, en titrant « graine de putschiste », Libération vend la mèche. L'Aberration et l'imMonde en font des tonnes et des tonnes. Il ne s'agit pas de la réalité du putsch mais de ré-activer son fantasme. Ces derniers temps, le débat public s'orientait dangereusement sur l'islamisme et sur les migrants. Le « peuple de gauche » (sauf quelques bobos) avait une fâcheuse tendance à ne pas être en total désaccord avec le « peuple de droite » sur ces questions.
Il était donc temps de le reprendre en main, de le ramener à son bercail sinistre, à sa bergerie, en lui faisant jouer pour la cent millième fois le sketch de la résistance avec 50 (ce coup-ci, ce n'est pas 70) ans de retard. Il adore ça. Agiter le spectre du fascisme, ça marche à tous les coups. « Arrêtez de déconner et revenez aux "vrais" clivages. Nous les bons résistants contre eux les méchants fascistes ». Et si on fait monter le FN en même temps qu'on re-mobilise un électorat de gauche bien découragé, c'est tout bénéf.
Bref, l'arrestation du général Piquemal n'est pas tant un message en direction de la droite, même extrême, mais en direction de la gauche.
Bien entendu, qu'ils se soient trouvé dans la France de 2016 un préfet, des policiers et des gendarmes, des juges pour se prêter à cette honteuse mascarade de manipulation politicarde de l'opinion n'étonne plus personne.
Les politiciens et les hauts fonctionnaires sont vraiment la lie de notre société.
samedi, février 06, 2016
Commentaire sur le nouveau découpage régional
N'est-ce pas d'ailleurs Dioclétien qui procéda à un découpage administratif arbitraire totalement idiot pour casser les identités et "mieux" gérer l'Empire romain? Tiens, c'est aussi cet empereur qui marque le passage au Bas-Empire "totalitaire" (Fabry).
******
Il y a chez nos politiciens, pas seulement de gauche, une claire volonté de détruire la France par petits bouts, une habitude par ci, une tradition par là, pour qu'à la fin, il n'y ait plus qu'à constater qu'il n'en reste plus rien qu'un nom, qu'elle est devenue un terrain vague sur-administré et qu'ainsi elle s'intègre naturellement, qui à l' « Europe » ; qui à l'oumma islamo-communiste (qui d'ailleurs convergent).
lundi, décembre 21, 2015
Hollande, le dangereux pyromane de la démocratie
Encore un bon article d'Eric Verhaeghe :
Hollande, le dangereux pyromane de la démocratie
**************
Ce que François Hollande (pas plus que son entourage d’ailleurs) ne semble pas mesurer, c’est l’extrême lassitude de l’opinion vis-à-vis de ces calculs minables. Si une leçon est à retenir des élections régionales, c’est que l’opinion est totalement désabusée par la politique, et exaspérée par ces effets d’annonce totalement étrangers à l’intérêt général.
On dit que François Hollande, pour échapper à la solitude du pouvoir, s’invite régulièrement dans des dîners en ville, chez des journalistes du microcosme. C’est probablement son principal problème. François Hollande n’est pas le Président de la République française, il est le Président du microcosme parisien, celui qui peut passer un dîner entier à débattre de choses futiles pour le plaisir du débat, celui qui est obsédé par les principes de la bonne éducation bourgeoise : ne pas parler trop fort, ne pas être trop radical, ne pas être populiste, mépriser les pauvres mais en dire du bien, mépriser les travailleurs manuels mais en dire du bien, mépriser les immigrés mais en dire du bien, toute cette épaisse couche de conventions qui dissimulent un immense égoïsme et une rupture profonde, savamment cultivée, avec le pays.
François Hollande est trop coupé des réalités, comme Lionel Jospin le fut en son temps, pour comprendre que ce mal-là lui jouera un vilain tour… un tour qui pourrait bien entraîner des dommages collatéraux pour la parole politique et pour la démocratie elle-même.
**************
Des bourgeois de ce genre :
«obsédé par les principes de la bonne éducation bourgeoise : ne pas parler trop fort, ne pas être trop radical, ne pas être populiste, mépriser les pauvres mais en dire du bien, mépriser les travailleurs manuels mais en dire du bien, mépriser les immigrés mais en dire du bien, toute cette épaisse couche de conventions qui dissimulent un immense égoïsme et une rupture profonde, savamment cultivée, avec le pays.»
j'en connais quelques uns. Ils trouvent Hollande «habile» et Juppé «brillant». La France, ses souffrances, son destin ? Pas de nouvelles. Toujours les mêmes creux discours sur les «réformes».
Et, pendant ce temps, la répression de la pensée libre continue :
Éric Zemmour condamné ou la tentation autoritaire du multiculturalisme
Hollande, le dangereux pyromane de la démocratie
**************
Ce que François Hollande (pas plus que son entourage d’ailleurs) ne semble pas mesurer, c’est l’extrême lassitude de l’opinion vis-à-vis de ces calculs minables. Si une leçon est à retenir des élections régionales, c’est que l’opinion est totalement désabusée par la politique, et exaspérée par ces effets d’annonce totalement étrangers à l’intérêt général.
On dit que François Hollande, pour échapper à la solitude du pouvoir, s’invite régulièrement dans des dîners en ville, chez des journalistes du microcosme. C’est probablement son principal problème. François Hollande n’est pas le Président de la République française, il est le Président du microcosme parisien, celui qui peut passer un dîner entier à débattre de choses futiles pour le plaisir du débat, celui qui est obsédé par les principes de la bonne éducation bourgeoise : ne pas parler trop fort, ne pas être trop radical, ne pas être populiste, mépriser les pauvres mais en dire du bien, mépriser les travailleurs manuels mais en dire du bien, mépriser les immigrés mais en dire du bien, toute cette épaisse couche de conventions qui dissimulent un immense égoïsme et une rupture profonde, savamment cultivée, avec le pays.
François Hollande est trop coupé des réalités, comme Lionel Jospin le fut en son temps, pour comprendre que ce mal-là lui jouera un vilain tour… un tour qui pourrait bien entraîner des dommages collatéraux pour la parole politique et pour la démocratie elle-même.
**************
Des bourgeois de ce genre :
«obsédé par les principes de la bonne éducation bourgeoise : ne pas parler trop fort, ne pas être trop radical, ne pas être populiste, mépriser les pauvres mais en dire du bien, mépriser les travailleurs manuels mais en dire du bien, mépriser les immigrés mais en dire du bien, toute cette épaisse couche de conventions qui dissimulent un immense égoïsme et une rupture profonde, savamment cultivée, avec le pays.»
j'en connais quelques uns. Ils trouvent Hollande «habile» et Juppé «brillant». La France, ses souffrances, son destin ? Pas de nouvelles. Toujours les mêmes creux discours sur les «réformes».
Et, pendant ce temps, la répression de la pensée libre continue :
Éric Zemmour condamné ou la tentation autoritaire du multiculturalisme
Inscription à :
Articles (Atom)



