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dimanche, juillet 05, 2020

Le juppéisme, cette obsession gestionnaire des élites françaises tuée par Emmanuel Macron






CHOIX STRATÉGIQUE

Le juppéisme, cette obsession gestionnaire des élites françaises tuée par Emmanuel Macron

Atlantico.fr : Emmanuel Macron a-t-il mis fin au juppéisme ? En nommant Jean Castex souhaite-t-il tuer le sarkozysme ? 

Paul-François Paoli : Je ne sais pas dans quelle mesure Emmanuel Macron a une stratégie, autrement dit une direction claire et pensée en amont. J'ai plutôt l'impression qu'il navigue à vue dans une situation de quasi naufrage politique puisque son parti vient de subir une défaite évidente qui entame très fortement sa légitimité. Il n'est pas question de juger d'avance l'homme qui vient d'être nommé. Critiquer un nouveau premier ministre avant même qu'il ait ouvert la bouche est peut être le rôle des politiciens mais celui des analystes ou des observateurs est plutôt d'être prudent. Personnellement je n'ai aucune opinion concernant Mr Castex. Par contre j'en ai une concernant le juppéisme qui n'est rien d'autre que la version gestionnaire du chiraquisme qui a symbolisé ni plus ni moins la liquidation du gaullisme historique. Alain Juppé n'est plus gaulliste, il le reconnait lui même; il est chiraquien. On peut d'ailleurs se poser la question de savoir s'il a jamais été gaulliste. Ayant lu le livre qu'il a réalisé voici quelques années avec Serge July sur son parcours, j'en doute depuis assez longtemps. Je crois que Juppé est un libéral marqué par la pensée de Montesquieu, ce qui est d'ailleurs très estimable. Mais il n'a jamais eu, à mon sens, la fibre gaulliste.

L’obsession gestionnaire de la droite est-elle l’un des symptômes de son agonie ? 

C'est une des possibles expressions de son agonie historique mais l'autre expression de son agonie est son discours inepte sur les "valeurs". Ce n'est pas parcequ'elle refuse tout rapprochement avec le RN, qui n'est plus le FN d'autrefois, que cette prétendue droite est morale. Mittérand a fait alliance avec le PCF quand celui ci en 1972 était le plus stalinien d'Europe et personne à l'époque ne l'a diabolisé. Le parti de G. Marchais justifiait la dictature léniniste du prolétariat! Il niait jusqu'à l'existence même du Goulag et recevait des fonds de l'Urss. Tout cela était connu de ceux qui voulaient bien savoir. Mittérand a quand même fait l'alliance avec un parti qui restait sous l'emprise d'une puissance étrangère.  Il a gagné son pari et a même réussi à faire changer le PCF qui est devenu en quelques années un parti réformiste. Voilà ce qu'est un grand politique et voilà ce qui manque aujourd'hui à la droite.

La situation à Marseille est-elle un bon exemple pour comprendre le problème des élites chez Les Républicains ? 

L'affaire marseillaise est emblématique pour qui la connait un peu, ce qui est mon cas. Marseille qui était le prétendu laboratoire du multiculturalisme français tant vanté par un  Frantz Olivier Giesbert est devenu une des vitrines du malheur français et de son impossible vivre ensemble. Chacun sait que Marseille est une cité extrèmement marquée par les clivages ethniques qui recouvrent aussi des clivages sociaux. Quand Martine Vassal répend ses stéréotypes sur Stéphane Ravier candidat de la "Haine et de l'exclusion" elle amuse la galerie. Comme si elle était elle la candidate de l'Amour avec comme parrain Jean Claude Gaudin dont chacun sait à Marseille qu'il se contrefiche depuis des années du sort de ces quartiers populaires où il ne met jamais les pieds. Gaudin a t'il jamais fait un tour à la Castellane ou à Air Bel pour voir ce que subissent les habitants soumis à l'emprise des Caids magrebins qui dirigent le narco traffic ? Vont t'ils nous faire croire, eux qui vont à la plage au Prado, qu'ils sont l'âme de Marseille? Stéphane Ravier, quoiqu'on pense de lui, est né dans les quartiers populaires et il parle de ce qu'il connait. En réalité s'il n'y a pas d'alliance entre la droite prétendue "propre" et le RN à Marseille c'est parceque LR est devenu, là comme ailleurs, un parti de notables. Un parti bourgeois en somme. Là voilà la vraie raison: elle est sociale elle n'est pas morale. Et c'est bien un des effets du juppeisme que d'avoir  embourgeoisé la droite alors que le gaullisme était profondément populaire.

jeudi, avril 23, 2020

ARS Grand Est : un exemple des parasites qui nous tuent.

Organigramme ARS Grand Est

808 bureaucrates et gratte-papiers pour pour une région qui est loin d'être la plus peuplée de France.

Ces gens là nous tuent doublement :

1) Ce sont des parasites. Tout le monde a désormais bien compris qu'à dépenses égales, nous avions beaucoup plus de bureaucrates et donc beaucoup moins de soignants que les autres pays. Le budget qu'ils consomment manque ailleurs.

2) Plus grave, leur fonction occulte mais bien réelle est d'empêcher les soignants de soigner. En effet, le soin, ça coûte cher et le dogme, c'est qu'il faut économiser sans queue ni tête.

Et la philosophie de tout cela, l'étatisation du système de santé, vient d'un homme qui fut à lui tout seul pour la France les douze (dix, c'est pas assez) plaies d'Egypte : Alain Juppé.







jeudi, février 28, 2019

Macron : un gouvernement de trahison

Chaque jour qui passe confirme que le gouvernement Macron est un gouvernement de trahison, comme pouvait l'être le gouvernement Pétain en 1940, sans même l'excuse d'une écrasante défaite militaire.

Il ne s'agit plus de discuter des circonstances louches (1) de l'élection d'Emmanuel Macron. Nous sommes désormais bien au-delà de ces débats. C'est le contenu de sa politique qui est une trahison en soi et le déligitime complètement.

Emmanuel Macron est au service de l'idéologie mondialiste au détriment de la France. C'est un Fabien qui a réussi, avec toute la sournoiserie et la félonie que cela suppose.

Je pensais que le nouveau Pétain serait mon idole Juppé. Je me suis trompé d'une génération mais le résultat est là : un traitre est au pouvoir.

La privatisation d'ADP n'est qu'un exemple :

« Pourquoi la privatisation d'Aéroports de Paris est un scandale politique »

Plus grave :

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En 1968, 2,5% des nouveaux-nés avaient un prénom musulman. En 2015, ce chiffre est passé à 18,5 %, soit quasiment un enfant sur 5.

Ce sont les données de l’enquête de Jérôme Fourquet dans son livre L’Archipel français.

En quelques décennies, tout a changé. La France, à l’heure des gilets jaunes, n’a plus rien à voir avec cette nation soudée par l’attachement de tous aux valeurs d’une république une et indivisible. Et lorsque l’analyste s’essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c’est un archipel d’îles s’ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur. C’est que le socle de la France d’autrefois, sa matrice catho-républicaine, s’est complètement disloqué.

Jérôme Fourquet envisage d’abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l’incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l’animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l’effacement progressif de l’ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet ” d’archipelisation ” de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d’un réduit catholique, instauration d’une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.
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Emmanuel Macron n'est pas responsable de tout mais il accélère sciemment et délibérément ce mouvement de destruction de la France. Et le pire est devant nous : l'exode algérien.


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(1) : affaire Fillon, financement de la campagne.

vendredi, février 02, 2018

Juppé, fusillé !

Comme le savent mes lecteurs fidèles, Alain Juppé a un talent particulier pour me taper sur le système.

D’autres, à commencer par Macron, portent ses idées datées et funestes, mais aucun ne me met hors de moi comme lui.

Est-ce la condescendance ostensible émanant de ce pauvre type qui n’a jamais rien fait de remarquable ? Est-ce la prétention de cet autiste qui ne comprend rien à rien d'être seul digne du pouvoir ?

Inversant la boutade de Churchill sur Clement Atlee « Mr Atlee est modeste et il a toutes les raisons pour l’être », j’ai envie de dire « M. Juppé n’est pas modeste et on se demande bien pourquoi ».


Stars 80 : Pourquoi la définition de la droite donnée par Alain Juppé ne correspond plus aux enjeux du monde actuel.

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Il y a beaucoup de personnalités politiques qui ne savent pas décrocher: Merkel, Juppé, etc ... Alain Juppé est tourné tout entier vers le passé mais il prétend encore définir ce que doit penser sa famille politique. Il parle, vous avez raison, en 2018 comme on l’aurait fait trente ans plus tôt, au moment où Reagan avait défié l’Union Soviétique sur le terrain de la liberté individuelle et de la liberté des peuples. A vrai dire, à l’époque, Juppé n’était pas en pointe sur ce combat. Il était déjà une sorte de clone un peu terne de Giscard. Juppé est toujours passé à côté des enjeux de l’époque.
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Miam ! Des assassinats politiques comme celui-ci, on en reprend.

Tiens encore un :

GUERRE DES SEXES : PETITES NOUVELLES DU FRONT

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On retiendra le cas de Laurent Wauquiez, qui piétinant morale et principes a réclamé la démission de Gérald Darmanin. Démontrant à cette occasion deux choses. La consistance de ses capacités d’homme d’État est pour l’instant problématique. Ensuite que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Tout comme Alain Juppé, il est normalien et énarque, et a été membre de l’UMP. Il doit y avoir un moule pour que ce genre de profil adopte une attitude particulièrement déplaisante au moment où un peu de mesure et de hauteur s’imposeraient. On rappellera pour l’anecdote l’attitude d’Alain Juppé, le Nestor de Bordeaux à l’occasion du lynchage dont avait été victime Éric Woerth.
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mercredi, juillet 05, 2017

La triplette du désastre

Macron, c’est du Juppé, c’est du Hollande : on vide la politique de son sens, on fait semblant de croire que tous les problèmes politiques se réduisent à des questions techniques, que c’est juste affaire de « compétence », pour dissimuler un choix authentiquement politique, la soumission aux exigences européistes de Berlin.

Et les couilles molles de droite approuvent. Les cons !

Vote de confiance : quand la droite se fait (encore) hara-kiri


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Les socialistes ont également [comme les couilles molle de l'UMP]fait le choix de l'abstention. Cela vous semble-t-il cohérent ?

Pas davantage que LR. Je répète que l'abstention d'un député et a fortiori d'une majorité d'un groupe, à l'occasion d'un vote aussi fondamental que la confiance à un gouvernement constitue un non-sens politique.

L'opposition à Macron se réduit à une portion congrue de LR, à la France Insoumise et au FN. Que cela signifie-t-il en termes de recomposition politique ?

Que cela favorise évidemment Emmanuel Macron, à court terme. On assiste à ce que Jérôme Sainte-Marie a expliqué dans vos colonnes: l'affrontement d'un « bloc élitaire » cohérent et homogène et d'un « bloc populaire » complètement morcelé. Cette situation pourrait vite devenir malsaine, voire explosive.

Le risque n'est-il pas d'assister à une flambée des votes dits « populistes » ou de l'abstention lors des prochaines élections ?

Ce risque existe. Mais la situation pourrait être pire encore, car la France insoumise connaît beaucoup de contradictions internes de plus en plus perceptibles, notamment sur la question du multiculturalisme, tandis que le FN connaît des signes avant-coureurs de tensions très fortes. Bref, il ne pourrait y avoir aucun débouché alternatif au gouvernement ! Dans le contexte économique, social, culturel et international, l'état de notre paysage politique confine au désastre. Comment canaliser les éventuelles colères? Nous sommes assis sur un baril de poudre.
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Pourquoi Alain Juppé a gagné la présidentielle

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On voit que le libéralisme de Macron n'est qu'un leurre, que sa réalité est celle d'une bureaucratie d'accommodements comme son capitalisme est de connivence. Comment pourrait-il en être autrement pour un président issu du milieu lilliputien des inspecteurs des finances passés par la banque d'affaires, qui conçoivent le monde comme le champ clos où s'arrangent entre eux les puissants, le vulgum pecus economicus étant réduit à n'en connaître que ce que les commentateurs autorisés lui diront ?

[…]

De Juppé, Macron a donc les soutiens, les collaborateurs et les réflexes corporatistes. Mais c'est de Hollande qu'il tient l'essentiel de sa pratique gouvernementale: gagner du temps, enfumer, distraire par la communication, noyer le poisson des réformes dans l'eau des subterfuges.

Comme tout mirage, la politique macronienne tend à repousser la confrontation au réel. Juppé, en 1995, avait tenu six mois. Hollande un an et demi. Macron peut espérer une durée intermédiaire. Les Français, y compris la grande majorité de ses électeurs, sont tellement désabusés qu'ils n'attendent en réalité pas grand-chose de lui, outre la comédie du rajeunissement. Continuer à consommer sans trop avoir à se serrer la ceinture: ils ont élu Macron pour qu'il obtienne ce minimum à Berlin. Juppé n'avait pas réussi, Hollande n'avait eu gain de cause que parce que la crise grecque a fait peur aux Allemands. Macron ne sait pas encore comment il y parviendra. Mais faites-lui confiance !

Sorte de Hollande grimé en jeune Juppé, Macron nous offre la synthèse ultime d'un pouvoir oligarchique heureux de son nouveau lifting, du genre de ceux qui finissent par transformer les sourires en grimaces.
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Immigration : l'éclairage d'un analyste américain

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Les modifications de toute politique sociale ne profitent pas également à tous et la politique migratoire ne fait pas exception. Je suis un réfugié qui a quitté Cuba en 1962. Je n'ai pas seulement une grande sympathie pour les immigrants qui souhaitent améliorer leur vie, je suis aussi la preuve vivante que la politique migratoire peut profiter énormément à certaines personnes. Mais je suis aussi un économiste particulièrement conscient des compromis qu'elle suppose. C'est inévitable, l'immigration n'améliore pas le bien-être de tous. Il y a des gagnants et des perdants, et nous devrons faire des choix difficiles. L'amélioration des conditions de vie des immigrants a un prix. Quel est le prix que les Américains sont prêts à payer et qui paiera ?

[…]

Dans la communauté scientifique, nombre de mes collègues - beaucoup aussi de ceux qui font l'opinion dans les médias - sont révulsés lorsqu'ils entendent dire que l'immigration devrait servir les intérêts des Américains. Ils réagissent en traitant de raciste et de xénophobe pareille manière de penser et en marginalisant ceux qui y adhèrent.

Mais ces accusations de racisme traduisent les efforts qu'ils déploient pour éviter de discuter des compromis qui s'imposent. Le débat à venir serait beaucoup plus honnête et politiquement transparent si l'on demandait simplement à ceux qui ne sont pas d'accord avec «l'Amérique d'abord» de répondre à la question: pour qui est-ce que vous roulez ?
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Victoire nationaliste en Corse : un signal d'alarme civilisationnel envoyé au continent

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La Corse est en rupture de ban symbolique avec l'hexagone. Pour beaucoup les Corses n'éprouvent plus le sentiment d'avoir une communauté de destin avec la France, contrairement à moult Antillais ou Réunionnais. Si nous nous permettons de généraliser d'une manière que d'aucuns trouveront abusive c'est que la société corse est suffisamment modeste sur le plan de la densité pour être homogène sur celui de la sensibilité. La Corse refuse de se conformer à l'idéologie d'une Europe bruxellisée à la construction de laquelle les nationalistes ont d'ailleurs contribué, ce qui n'est pas une de leurs moindres contradictions.

Les Corses, catholiques sur le plan des rituels, ne veulent pas d'un islam visible en Corse c'est la signification du vote Le Pen aux présidentielles. Ils ne veulent pas non plus de l'exhibitionnisme des minorités LGBT. On n'imagine pas une gay pride à Ajaccio bien que l'homosexualité soit acceptée dans l'île. Les Corses ne supportent qu'un seul communautarisme: le leur. Que révèle ce phénomène? Une angoisse d'ordre anthropologique: celle du déracinement. Peu nombreux, les insulaires éprouvent la hantise de la dissolution dans un monde multiculturalisé où les groupes humains, sous prétexte de métissage, ont tendance à perdre leur caractère. « Nous les Turcs nous ne ressemblons qu'à nous-mêmes » disait Mustapha Kemal, le père de la Turquie moderne. En Corse comme partout où il perdure, le sentiment d'identité est moins lié aux « valeurs » qu'aux mœurs. Ce sont les mœurs, autrement dit les normes et les coutumes, qui fabriquent le sentiment communautaire et non les « valeurs ». On choisit dans une certaine mesure ses « valeurs », on ne choisit pas les normes et les usages qui constituent une société insulaire comme la Corse.

La Corse est un pays, ce n'est pas un espace. C'est une terre avec laquelle les Corses ont un lien puissant car ils y enterrent leurs morts. C'est ce lien avec leur propre pays que les Français urbains, pour beaucoup, ont perdu. L'idéologie néolibérale et l'islam procèdent d'anthropologies opposées. La première magnifie les droits de l'individu, l'islam ceux de la communauté. Cependant la dynamique du Marché comme celle de l'Ouma sont fondées sur un espace ouvert qui ignore peuples et frontières. Cette dynamique, les Corses la refusent d'instinct. Ils pressentent obscurément que cet aspect de la mondialisation risque de détruire ce qui reste de l'identité de leur pays.
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Vous comprenez pourquoi je présente ces trois (quatre) articles ensemble : mondialisme (dont l’européisme technocratique à la Juppé-Hollande-Macron n’est qu’une variante), immigration volontairement incontrôlée, dissolution des liens politiques et sociaux, tout cela va ensemble, ces phénomènes s’alimentent l’un l’autre. Si tous les Français avaient vu plus le souci de la France comme les Corses ont le souci de la Corse, Macron n’aurait pas été élu.


lundi, mars 06, 2017

Le fond de Fillon

L’affaire Fillon n’est pas si anecdotique qu’il y paraît. Bien sûr, les faits reprochés à François Fillon sont par eux-mêmes anecdotiques (même s’il finit par être condamné, ce qui est très loin d’être certain), ceux qui poussent des hurlements de douleur et se déchirent la poitrine sont des comédiens. En revanche, ce qui n’est pas anecdotique, c’est de savoir qui est souverain : la collusion des juges, de la presse et des notables ou le peuple français ?

D’après Carl Schmitt, est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle. Pour moi, cela règle la question de l’avenir de François Fillon : si on est démocrate, on doit considérer que le seul habilité à juger François Fillon est le peuple français. C’est à lui de décider s’il veut faire une exception pour François Fillon ou non.

Le sauve-qui-peut autour de François Fillon, est hallucinant : cette fuite éperdue, sous la pression de juges, de sondages et de médias discrédités -le mot est faible, passe au premier abord pour une hallucination, tellement ce comportement est veule, lâche et mesquin. On se pince pour y croire. Et cette racaille veut être député, ministre ?

Bien malgré lui, Fillon se trumpise. Espérons pour lui qu'il saura le comprendre et l'assumer.

Le coup de pied de l’âne de Juppé nuira-t-il vraiment à un Fillon trumpisé ?

S'il y arrive, il aura autant de chances de l'emporter que Trump.

J'espère que vous goûterez comme moi les gazouillis de Jean-Marie Le Pen. Le menhir est en forme :



Quelques articles bien saignants :

1) Juppé s'est montré égal à lui même, c'est-à-dire un pauvre con, sans noblesse ni envergure, mesquin, rancunier un petit mec, ce qui est navrant à son âge (si Juppé a été un jour gaulliste, moi j'ai été indien guarani avec une plume dans le cul) :


« Des militants radicalisés » : le jour où Alain Juppé a cessé d'être gaulliste

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Alain Juppé sait qu'il n'incarne ni « l'exemplarité » ni le « renouvellement » qu'attendent les Français. «Il est trop tard», reconnaît-il. Il ne se présentera pas. Mais, au lieu d'appeler au rassemblement, à la cohésion, le voilà qui se livre à un dégommage en règle du candidat Fillon. Il pointe son « obstination » ; il critique «l'impasse» de sa stratégie de défense dénonçant un « prétendu complot » et un «assassinat politique» (ce que le principal intéressé a tempéré au Trocadéro) ; il lui reproche de n'avoir conservé derrière lui qu'un « noyau radicalisé » (!) des sympathisants LR. Bref, il dilapide la moitié de son intervention télévisée à carboniser l'image de François Fillon. Cette posture fait écho aux déclarations de Nicolas Sarkozy, qui propose une réunion dans l'urgence pour préparer une « voie de sortie digne ». Digne ? La dignité se logerait-elle de nos jours dans les trahisons en série, les revirements opportunistes, les sabotages perfides, les dérobades décomplexées ?

Ainsi en a décidé la meute. Coûte que coûte, elle torpille celui dont elle ne voulait pas et que personne n'avait vu venir, elle crache sur sa ténacité, elle prophétise son éviction du second tour en agitant le chiffon rouge du « fanatisme » du FN ou de « l'immaturité » de celui qui fut « l'instigateur de la politique économique » de François Hollande. En somme, si la droite perd, ce sera exclusivement la faute de Fillon. Chacun s'exonère en amont de sa part de responsabilités avant même les résultats du scrutin. Les bourgeonnements printaniers de la fausse vertu puisent leur engrais dans la couardise. Alain Juppé va jusqu'à caricaturer l'électorat du Trocadéro, qui ne serait donc qu'un vulgaire ramassis de réacs cathos. « Radicalisés ! » pour une foule calme qui agite des drapeaux tricolores ! Avec ce terme il a confirmé qu'il n'avait plus grand-chose d'un gaulliste.
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Gilles-William Goldnadel : « En France, la justice et les médias sont intouchables »

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Qui pourrait me montrer le texte légal qui proscrirait la critique du système judiciaire ou médiatique ou celle de certains juges ou journalistes ? Il est certes prohibé de jeter le discrédit sur une décision de justice particulière, et ce en termes méprisants. La dernière fois qu'il m'a été donné d'entendre critiquer un jugement, c'était M. Benoît Hamon qui y procédait, en des termes sévères, au micro de France Inter.

[…]

Qui pourrait m'indiquer pour quelles raisons morales, seuls les journalistes et les juges, pour qui n'existe déjà aucun véritable contre-pouvoir, et le système qui les régit, seraient incritiquables ou intouchables, à l'instar des vaches sacrées ?

[…]

On peut sans doute tout faire au peuple de France. Le désinformer, l'empêcher de se réformer, de défendre son identité, sa culture ou son intégrité. Fausser le jeu démocratique et judiciaire. Tout, sauf le droit de l'empêcher de dire qu'il n'est pas dupe de la duperie d'un procédé et de la duplicité d'un système.
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François Hollande, la droite et le FN : le retour du pompier-président-pyromane !

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Il est des grands classiques de la politicaillerie mitterrandiste qu'aucun dirigeant socialiste digne de ce nom n'entend négliger. Agiter l'épouvantail du FN après voir tout fait pour le voir monter est une de ces figures obligées, comme on en trouve en patinage artistique.

Sauf que la piste est de plus en plus glissante, les patins de plus en plus rouillés et le patineur de plus en plus fatigué. C'est donc en athlète en bout de course que François Hollande a mis pour la énième fois en garde les électeurs contre le danger que le ventre fécond accouche d'une bête immonde qui finira par naître vieillarde à force de voir sa mise au monde annoncée puis retardée.

[…]

On peut aller plus loin et se demander si Hollande, à la veille d'être congédié de l'Élysée, n'est pas secrètement tenté de jouer la tactique de la terre brûlée. À force de crier au loup, il signale à cette bête intelligente que la porte de la ville est dégarnie de défense et prépare les esprits des bourgeois à la voir arriver. C'est une sorte d'anticipation auto-réalisatrice sur fond de rouerie politicarde.

Mais il y a peut-être une autre explication. François Hollande est soupçonné d'aider Macron en sous-main. Le report des voix de droite « républicaine » sur le télévangéliste de l'oligarchie dans une deuxième tour face à Le Pen est moins qu'assuré. Si Fillon est sèchement éliminé, la fureur de son électorat pourrait le conduire à voter pour la candidate du Front national au second tour. Il ne faut pas oublier que la France est aujourd'hui majoritairement de droite, toute nuance confondue. Il suffirait donc que Marine Le Pen parvienne à adoucir son image et à assimiler Macron à Hollande pour que les sondages soient cruellement démentis, de la même manière qu'ils l'ont été aux États-Unis ou en Grande-Bretagne récemment.

Mais, ici aussi, François Hollande joue avec le feu. Plus il soutiendra Macron ouvertement, plus il fera partager la détestation populaire qui l'accable à ce successeur éventuel et quasi-fils spirituel.

En contribuant à faire battre Macron, François Hollande aura alors achevé en apothéose son entreprise de destruction de la Ve république et même de l'Union européenne. Et le tout en paraissant œuvrer pour le contraire !

Un vrai triomphe historique pour cet enfumeur-né …
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vendredi, mars 03, 2017

Fillon, c'est fini (les rats quittent le navire)

Les défections se multiplient autour de François Fillon. La situation devient intenable.

Ce n'est pas glorieux car ces défections sont basées sur du vent, ou, plus exactement, du bruit médiatique, un théâtre d'ombres. Il n'y a pas d'affaire Fillon : il a payé sa femme comme attachée parlementaire pendant des années comme beaucoup qui n'ont aucun ennui et, en plus c'est ancien, la belle affaire !

En même temps, cette injustice comporte une justice immanente. Pour être président, résister ne suffit pas, il faut tuer, et Fillon n'est est pas un tueur. Et puis, il est juste que la fausse droite paye des décennies de soumission à la gauche (si elle avait épuré la presse, la justice et l'université, elle n'en serait pas là).

Nous allons donc nous retrouver à choisir entre Macron et Juppé (pour ma part, je préfère Macron, ça permet au moins de liquider la fausse droite). De toute façon, placé devant ce choix, je voterai Le Pen, et je ne serai pas tout seul.

C'est Buisson qui doit se fendre la poire.

Il faudra un jour faire le procès de François Hollande, qui a réussi à fausser une élection cruciale. Le peloton d'exécution dans les fossés de Vincennes.

Fillon a certes un recours : l'appel au peuple. Mais pour que ça marche, il faudrait qu'il fût considéré comme l'homme du peuple, il est homme de de Castries.

Pour sauver les meubles, il pourrait appeler au secours Zemmour et de Villiers, mais cela suppose une audace et une imagination dont il est incapable. Il n'a déjà pas été capable de virer les félons avant qu'ils ne le quittent.

vendredi, octobre 14, 2016

Elections 2017 : Juppé étant déjà élu (d'après les médias), pourquoi voter ?

D'après les médias, Alain Juppé est déjà élu, alors pourquoi voter ?

Je propose qu'on économise l'argent (rare) et qu'on supprime l'élection, Alain Juppé étant proclamé président par les rédactions parisiennes, avec effet immédiat.

vendredi, septembre 30, 2016

Le pire d'entre nous


Le danger Juppé

Je déteste Alain Juppé. J'ai pour tous nos politiciens un profond mépris, qu'ils méritent amplement, mais une détestation particulière pour Alain Juppé.

Pour une question de style : comme tous les politocards contemporains, il veut être aimé et s'il y a deux choses obscènes chez les vieillards, c'est l'avarice et l'amour.

Pour une raison politique : Juppé, c'est Pétain. Le patriarche rassurant qui couvre de son ombre, protège et encourage toutes les lâchetés et toutes les compromissions. Il sera dur aux Français et tendre aux arabes et aux Allemands. Un traître.

Le quinquennat à venir sera un cauchemar avec n'importe qui. Mais, avec Juppé, nous risquons de ne jamais nous réveiller.

vendredi, juillet 15, 2016

Terrorisme musulman : Juppé a encore dit une connerie

Alain Juppé est vraiment un blaireau mais un blaireau dangereux. Il a traité le terroriste de Nice de "fou furieux". Une analyse aussi courte, qui fait autant dans le déni, confine à la trahison pure et simple.

vendredi, juin 24, 2016

Mon pays à l'heure allemande

Je l'écrivais ce matin, suite au Brexit :

« l'Europe allemande voulue par Hitler est faite, l'obsession raciale est juste inversée (métissage à la place de pureté) mais elle est toujours là. Les collabos sont déjà en place. Nous allons morfler. Les dirigeants français vont ramper devant Muttie Angela. Et comme la trouille rend violent, on va la sentir, la schlague ».

Les journalistes « objectifs » et « raisonnables » de Radio-Paris, pardon, de France Télévisions, prennent la tête d'enterrement de leurs aïeux annonçant la défaite de Stalingrad.




C'est marrant tous ces gens qui parlent d' « un jour triste pour l'Europe », de  « l'Europe pour laquelle nous nous sommes tant battus », sans avoir un seul mot pour la France et les Français. Au moins, on sait où sont leurs priorités et leurs amours. Mais on le savait déjà.



Tout cela est bien réjouissant. C'est un peu primaire, mais ne mégotons pas notre joie.

Et maintenant ? Nous sommes en juin 1940, seuls face aux Allemands (qui ont, heureusement, des méthodes plus douces, mais l'appétit de domination est le même). Notre Pétain, nous ne le connaissons pas vraiment puisque les candidats pour le poste se bousculent. Alain Juppé semble tenir la corde (pour nous pendre).

Bon, pas de De Gaulle à l'horizon. Mais tout espoir n'est pas perdu.

Et si Trump gagne en novembre ? Omaha Beach reloaded ?

C'est marrant, comme au fond, les mêmes questions se posent sans cesse : d'un coté la voie de l'indépendance, de la raison de long terme, de la difficulté, de l'avenir et de l'espoir et de l'autre, la voie de la soumission, du calcul de court terme, de la facilité, du passé et du désespoir.



jeudi, juin 16, 2016

« Une fois la guerre commencée, la neutralité n’existe plus »

Attentats islamistes : le parti du déni

Il y a quelques années, j’aurais sans doute trouvé ce texte simpliste. Après tout, il y a des modérés dans tous les camps.

Mais les coupeurs de cheveux en quatre, les détourneurs d’attention, les pinailleurs de télévision, les mitres molles ont fini par m’ouvrir les yeux sur ce qu’ils étaient vraiment : des traîtres.

Les modérés, c'est pour après la guerre, pour faire la paix. Mais, pendant la guerre, il n'y a que des patriotes et des traitres.

On est contre l’islamisme et pour la France, on se bat . Ou alors on ne se bat pas et on est un traître, à traiter comme tel (il y a des peines prévues pour cela).

Hollande, qui n’ose même pas prononcer le mot « islamisme » ? Traître. Sarkozy, qui n’a pas jugulé l’immigration musulmane ? Traître. Juppé, qui prend prétexte d’un impossible accommodement, pour procrastiner ? Traître.

Orwell a plus de bon sens et d’honnêteté que toute notre classe jacassante réunie.

Oui, la guerre est terrible, mais il y a pire. Il y a la servitude. C'est de Churchill, mais cela pourrait tout aussi bien être de Léonidas ou de Thémistocle. C'est de tous les temps.

lundi, mai 16, 2016

Black M et la soumission de la gauche

Je n'ai pas encore réagi à cette affaire Black M à Verdun. J'ai surtout pensé que Philippe Muray devait en rire. Mais il est temps (c'est moi qui souligne) :

Black M et la soumission de la gauche

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L’affaire Black M montre comment la gauche de gouvernement ne cherche même plus à cacher son goût pour le communautarisme. Subrepticement, c’est bien à un remplacement des valeurs républicaines par les valeurs communautaires que le Parti Socialiste procède. Ce remplacement procède de la lente soumission annoncée par Michel Houellebecq.

La fête communautaire à la place de la commémoration patriotique


Dans le silence absolu de la droite, trop occupée à préparer ses primaires, la mairie de Verdun a eu la curieuse idée d’inviter le rappeur Black M à commémorer la bataille qui fut une hécatombe en 1916. Ce choix, validé en comité interministériel, ne pouvait résonner que comme une provocation et prêtait forcément le flanc à une critique sans concession.

[…]

Il fallait entendre ou lire les réactions du gouvernement à la polémique pour comprendre l’étendue de la soumission dans laquelle la gauche est entrée.

[…]


Dans toute cette affaire, la gauche explicitement et la droite implicitement abandonnent à la « fachosphère » le soin de lutter contre la soumission. C’est un choix lourd de sens par ce qu’il annonce.

D’une part, gauche et droite de gouvernement accordent toujours plus de champ d’action au Front National et aux « dissidents » de la fachosphère en faisant d’eux les porte-paroles officiels d’une conscience qui concernent de plus en plus de Français. Les partis de gouvernement souhaiteraient légitimer le rôle de la fachosphère en conscience républicaine qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

D’autre part, la fachosphère a marqué un point essentiel cette semaine en obtenant l’annulation du concert. La décision prise par la mairie de Verdun en dit long sur la recomposition politique qu’Internet permet. Si la mécanique des partis empêche toujours les « dissidents » d’arriver au pouvoir, en revanche Internet leur donne la puissance de faire barrage aux mauvaises décisions publiques.

Voilà qui en dit long sur les alliances tactiques à nouer demain pour redresser le pays.
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On ne peut que faire un constat : les terroristes de 2015 ont pleinement réussi leur mission. Depuis les attentats, les voiles islamiques et autres manifestations politiques de communautarisme islamiste sont de plus en plus présents et les partisans de la soumission se cachent de moins en moins, sont de plus en plus explicites.

Comme je l'ai écrit plusieurs fois, je pense que le Parti Démocratique Musulman imaginé par Houellebecq existe déjà, que c'est le PS, que les lubies pourtoussistes y pèseront de moins en moins lourd face au commautarisme musulman car il y a  des affinités profondes entre islam et socialisme. Ou, plutôt, le pourtoussisme sert d'écran de fumée pour dissimuler les progrès de l'islamisme au PS.

Le déracinement et l'inculture prépare les voies de l'islamisation :

Verdun, BlackM : la nuit de l'inculture

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Nous avons supporté les mots sidérants d'un secrétaire d'État chargé de la mémoire de nos soldats traitant de « fascistes » ceux qui par les maigres moyens des réseaux sociaux ont voulu empêcher de voir transformer l'ossuaire de Douaumont en arrière-plan d'un divertissement de masse. Tout cela n'empêche pas l'inculture de se montrer arrogante. Nous recueillons les fruits d'un enseignement moral sans fondement, sans hiérarchie, sans profondeur, où le seul impératif est de traquer le «fascisme» renaissant et le retour d'un «ordre moral nauséabond». Un antiracisme hors-sol qui surveille, punit et ne comprend plus rien.
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Je crois à la puissance du Système, à sa capacité à empêcher l'opposition intellectuelle très réelle de se transformer en opposition politique arrivant au pouvoir.

Il me semble que l'enjeu est encore aujourd'hui intellectuel. Dans le billet précédent, j'écrivais que l'accession d'Hitler au pouvoir était fondée sur une erreur entretenue de représentation du nazisme.

Je suis persuadé que, si l'islam était vu dans sa vérité, il n'aurait aucune chance d'accéder au pouvoir en France. La meilleure aide que les soumis apportent à l'islamisme, c'est la carapace de mensonges (« islam religion de paix et d'amour », « terrorisme pas le vrai islam », etc.) dont il le protège. C'est pourquoi le combat reste intellectuel.

Mais il faut bien aussi lui donner une traduction politique.






jeudi, mai 12, 2016

Juppé et Lemaire, candidats de la continuité de la décadence

Eric Verheaghe explique très bien que Juppé et Lemaire (et Hollande) sont les candidats de la continuité, donc de la continuité de la décadence :

Juppé et Lemaire, candidats du gouvernement profond

Vous allez me dire que tout le monde le sait ou, au moins, le devine. De même que ceux qui ont voté pour « Le changement, c’est maintenant » savaient qu’absolument rien n’allait changer.

Mais justement, c’est ce qui fait la force de Juppé : combien de Français préfèrent la tranquillité de la paralysie, la quiétude de la mort, au stress de la révolution ? Peut-être une majorité de ceux qui vont voter.



lundi, mai 09, 2016

Les militaires, les livres et l'efficacité

Michel Goya, fait un constat historique pas con : quand les militaires peuvent s'exprimer et écrire, la France gagne les guerres. Quand on intime l'ordre aux militaires de la fermer, la France perd les guerres.

C'est une gigantesque latte, sans jamais les citer, contre Hollande et Juppé. Ce n'est pas la première et pas la dernière (1).

Hé oh, la guerre

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Les guerres se gagnent, aussi, par la critique ouverte et tolérée (tant qu’on ne révèle pas de secret opérationnel) de ce qui se fait, surtout lorsque ce qui se fait ne nous conduit pas visiblement vers la victoire. Tout ce qui bloque ce débat : l’autoritarisme « droit dans ses bottes », la prétention élitiste au monopole de la pensée, le petit calcul politique, la peur de déplaire à l’Elysée, la peur de ne pas avoir un poste prestigieux ou très bien payé à l’issue de son commandement, l’argument de la critique « dans un fauteuil », etc., tout cela est un facteur de défaite. Les cimetières des batailles perdues sont pleins de militaires à qui on a demandé de fermer leur gueule. Les histoires des désastres sont pleines de citoyens à qui on interdit de réfléchir.

Au fait, on en est où de la guerre contre l’Etat islamique et les autres organisations djihadistes. Ça va mieux ?

PS : Clemenceau disait qu'après le milligramme, plus petite unité de poids et le millimètre, plus petite unité de distance, le militaire était la plus petite unité d'intelligence....C'était plus un bon mot qu'une croyance et au moins, ça c'était drôle.
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Si je m'intéresse tant aux militaires et à leur liberté de parole, c'est pour une raison simple. Il n'y a plus que deux institutions en France (à part l'islam) qui pensent sur le long terme, ne sont pas amnésiques et ont encore des moyens d'action.

Ce sont l'Eglise et l'armée.

L'Eglise est cependant dans le piteux état intellectuel et psychologique que l'on sait (même si je ne perds pas espoir d'une résurrection). Il ne reste donc que l'armée.

Certes, elle n'est pas séparée de la société et en subit les maux, mais elle reste un petite lueur, un amer auquel on se raccrochera peut-être le jour venu.

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(1) : [...] une hypocrisie qui n’est pas l’apanage des « socialistes ». Ainsi, Natacha Polony peut, à juste titre, dénoncer la réponse inadaptée, et somme toute minable qu’Alain Juppé à faite au Général Soubelet et qui lui a valu un article vengeur du Général Desportes. Car, le cas du Général Soubelet est exemplaire. Le voici mis à la retraite d’office par le gouvernement pour avoir dit, lors d’une audition parlementaire, l’état déplorable de la gendarmerie et avoir mis en cause le fonctionnement de la justice. On peut ne pas partager tous les constats du Général Soubelet. Mais, devant des parlementaires, il devait dire ce qu’il pensait, quitte à ce que ces parlementaires interrogent d‘autres responsables, et ne tiennent pas compte de ces propos. La sanction qui le frappe est inacceptable, et constitue de la part du gouvernement une faute inexcusable. Mais, que Monsieur Juppé joigne sa voix aux loups est un aveu lourd de sens. Ainsi, cet ancien Ministre des Affaires Etrangères préfère le silence complice à la vérité qui fâche. Voilà ce qu’il faut dire à tous quand il viendra, peut-être, quémander nos suffrages. [...]




dimanche, mai 08, 2016

Natacha claque le beignet d'Ali Juppé

Natacha Polony : Le cri des muets exaspérés

Latter Ali Juppé à coups de rangers cloutées dans la tronche est toujours un plaisir. Mais je ne me raconte pas d'histoires, c'est un plaisir vain : lui ou autre, peu importe, ils se valent tous dans la médiocrité et dans la trahison.

On sait que De Gaulle n'était pas éperdu d'admiration, c'est le moins qu'on puisse dire, pour les fameux 80 qui refusèrent de voter les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 parce qu'ils cherchaient à sauver un régime et non la France et qu'il en vit fort peu à Londres.

Il raconte à Pompidou qu'ils auraient trouvé quelqu'un d'autre si Pétain n'y était pas allé. Blum, par exemple (Mongénéral aime bien faire de la provocation). Car, après tout, Blum, Reynaud et compagnie ne se sont retrouvés résistants, bien tièdes, que parce que Laval avait déjà piqué la place et qu'ils ont été persécutés par Vichy.

Et puis, il faut se souvenir que, pour court-circuiter De Gaulle, Laval et Herriot se sont réunis en août 1944 à Paris en accord avec les Allemands, afin de réveiller l'assemblée nationale faillie.

Après sa démission en 1946, De Gaulle reçoit ce commentaire d'Herriot : « Vous capitulez au premier obstacle ». Pompidou s'étonne. De Gaulle explique : « Comme si je n'avais pas surmonté d'obstacles depuis 1940 ... Mais pour ces gens-là, seule compte la vie parlementaire, leurs petites magouilles, alors, entre 1940 et 1945, il ne s'est rien passé. Une parenthèse. La France ? Son destin ? Connais pas ! ».

Mais cet enfoiré pathétique d'Herriot n'est pas une malheureuse exception, il est au contraire la fine fleur du système, il a une place à Paris et une rue à Lyon. Il est à ranger dans la même catégorie que Laval, le dindon de la farce.

De même, Ali Juppé, il trône en haut du tas de fumier, il sera notre Pétain de 2017. Mais si ce n'est pas lui, ils en trouveront un autre.



mercredi, avril 27, 2016

Nuit de debout et primaires partout : les deux visages du somnambulisme politique français

Nuit de debout et primaires partout : les deux visages du somnambulisme politique français


En résumé, la citation de Céline Pina corrigée. Elle a dit : "En France, il n'y a plus que les islamistes et le Front National pour faire de la politique." J'enlève le Front National.

vendredi, avril 01, 2016

La bourgeoisie pétainiste

Pris dans un entretien de Philippe de Villiers :

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Je vais vous dire ce que j’ai vécu : depuis 30 ans j’ai dit des choses, j’ai prévenu, et on s’est moqué de moi. Des braves gens, des bons chrétiens qui m’ont dit « oui mais, quand même, on a Giscard », « oui mais, quand même, Chirac », « oui mais, quand même, Sarkozy », et maintenant ils disent « Fillon ». Ils ne savent pas qui sont ces gens-là. Ils ont cru à Maastricht, ils ont cru au mondialisme, ils ont cru à l’européisme, bon. Et là ils croient encore, ils vont croire à Juppé. 
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Philippe de Villiers aurait pu remonter plus haut et évoquer Pétain. Mais il est plus charitable que moi.

J'en viens à ne plus supporter cette bourgeoisie pétainiste (je me suis déjà expliqué sur cette désignation ici). J'en connais pas mal de membres, qui sont par ailleurs assez sympathiques -à condition de ne pas parler de politique.

Je pense que ces gens qui refusent toujours les solutions radicales même quand elles sont nécessaires sont les vrais meurtriers de la France, parce qu'ils la paralysent, l'oppressent, l'étouffent, l'empêchent de renverser la table (ce qui est différent de faire table rase).

De Gaulle a eu ce mérite en 1940 de comprendre que la sagesse à courte vue est parfois une folie, et que, inversement, être déraisonnable et excessif est quelquefois la voie du salut.

J'en profite pour ajouter ce passage du mêle entretien sur Jeanne d'Arc :

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Je pense que les grandeurs d’établissement ont toujours eu un problème avec Jeanne d’Arc. Je pense qu’il y a ceux qui l’ont livrée, ceux qui l’ont condamnée, ceux qui l’ont brûlée, ceux qui ont tenté de la faire oublier. Et donc aujourd’hui encore Jeanne d’Arc pose un problème. Tout simplement parce qu’elle sort du cadre de ceux qui ne croient qu’au spirituel et du cadre de ceux qui ne croient qu’au temporel ; puisqu’elle est dans l’histoire de France le plus beau et sans doute le seul trait d’union entre le ciel et la terre ; puisqu’elle est guidée par ses voix.
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Dédié à CL qui se reconnaîtra.

lundi, mars 21, 2016

Le Maire est un con (pas plus et pas moins que les autres, mais enfin très solidement)

Autant vous l'avouez, je suis la trajectoire pour détester Bruno Le Maire autant qu'Ali Juppé et pour les mêmes raisons. D'ailleurs, ils sont interchangeables : technocrates abrutis sans la moindre once d'intelligence ni de sensibilité ni de patriotisme mais avec beaucoup de diplômes et beaucoup d'ego.

Pour être creux et gonflés à ce point, ils ont fait appel à des mediums afin de communiquer avec les frères Montgolfier et le comte von Zeppelin. Ca a marché au delà de toute espérance.

L'un comme l'autre, à fusiller dès que possible.

Le seul point positif de Bruno Le Maire, c'est que pour une bête question d'âge, il sera moins crédible qu'Alain Juppé dans le rôle du maréchal Pétain.

Bruno Le Maire, une tragédie bien française


dimanche, mars 20, 2016

La frontière

Crise migratoire : la rupture historique qui pourrait emporter l'Europe


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Il n'est pas impossible que l'on assiste à un événement d'une ampleur historique qui marque la fin de l'Europe comme construction politique et la déstabilisation durable et peut-être irrémédiable des sociétés européennes. On entend d'ailleurs de plus en plus de Français prêts à partir à l'étranger pour y trouver, pour eux et leur famille, la sécurité et l'avenir qu'ils pensent désormais ne plus pouvoir trouver en France. Face à ce vent mauvais, des solutions existent (voir entre autres notre article du 14 octobre dernier ), au premier rang desquelles on trouve la protection effective et active, au besoin par la force, de nos frontières et la remise à plat de tout notre dispositif juridique et administratif de gestion de l'immigration. Mais il manque une voix, respectée et crédible, sérieuse, volontaire et patriote, pour les porter dans le champ politique. Nous, comme bien d'autres, attendons l'émergence de cette personnalité.
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Abdeslam et la guerre d’Algérie: pourquoi il faut revisiter l’histoire

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Pour que les consciences françaises et européennes soient quasiment anesthésiées et presque consentantes face aux bouleversements critiques qui les menacent, il faut qu’elles aient été travaillées en profondeur depuis de nombreuses années. Ce travail de sape permet d’accepter comme des évidences défendables ce qui constitue des crimes inacceptables ou des complicités de crimes. Cette longue préparation des esprits a reposé sur une guerre idéologique visant à présenter l’histoire de l’Europe, et spécialement l’histoire de la France contemporaine, sous un jour qui justifie l’injustifiable.


[…]

Telle est la fonction idéologique de l’histoire de la colonisation: diaboliser la France pour justifier qu’elle soit chaque jour mise plus bas que terre et dans l’impossibilité morale de refuser le traitement qui lui est réservé. Ce type de réflexe historique est caractéristique des postures telles que celle de « l’historien » Benjamin Stora, qui entretient le mythe selon lequel tout attachement à la France procède d’une nostalgie colonialiste. Dans cette logique, il est d’ailleurs intéressant de voir comment l’analyse historique est le faux nez d’une démarche purement idéologique. La vérité des faits n’en est pas l’enjeu. Le recours à l’histoire est une simple caution pour diffuser une vision du monde contemporain au service d’une cause qu’on ne puisse contester puisqu’habillée par une apparence scientifique: les Européens sont des méchants et leurs anciens colonisés sont des gentils.
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Vincent Coussedière : «Le populisme, c'est le parti des conservateurs qui n'ont pas de partis

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« La crise de souveraineté et de légitimité de nos gouvernements actuels est tout aussi grave que celle qui souleva De Gaulle contre Vichy », écrivez-vous. N'est-ce pas un peu exagéré ?

Que signifie l'épisode de Vichy, si ce n'est d'avoir été l'expérience d'un gouvernement qui a cherché à se maintenir en conservant les apparences de la république, c'est-à-dire de la souveraineté et de la légitimité ? Nous nous trouvons dans la même situation, dans une apparence de république qui a en réalité perdu sa légitimité comme sa souveraineté. La différence ne réside pas dans la situation elle-même, qui approche du point où, comme le dit Marc Bloch: « le sort de la France a cessé de dépendre des Français. ». La différence réside dans la rapidité du « blitzkrieg » qui a conduit à la situation de 1940, et dans la lenteur et le caractère souterrain et masqué d'une «guerre» menée par nos élites contre le peuple, et qui a conduit à la situation actuelle. Nos élites «avancent masquées», comme le dit très justement Marcel Gauchet dans son dernier essai, et les Français ont mis beaucoup de temps à comprendre qu'ils étaient menacés de désintégration. Au final le résultat est le même: nous héritons d'une république qui est une coque vide: privée de souveraineté comme de l'unité d'un peuple qui puisse la rendre légitime [avec Juppé comme futur nouveau Pétain]. Tout est à recommencer. Il ne s'agit pas seulement de refonder une république mais de réinstituer un peuple. Lorsque je développe ce parallèle dans mon livre, ce n'est pas pour en rajouter par rapport à notre dépression collective, c'est au contraire pour montrer que nous nous sommes déjà relevés d'un précédent aussi grave.
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Après ces articles, rappelons quelques vérités élémentaires à travers le déluge de mots creux dont les medias nous tympanisent pour nous abrutir et obscurcir les réalités, à travers les « c'est plus compliqué que ça » des gauchistes. Non. Bien au contraire, quand c'est une question de vie ou de mort, rien n'est compliqué, on va à l'essentiel :

♘ pour commettre des attentats islamistes, il faut des musulmans. Sans immigration musulmane massive, c'est-à-dire sans invasion migratoire musulmane, pas de Charlie et pas de Bataclan, pas de voiles dans les rues, pas de quartiers perdus, pas d'installation de la guerre civile.

♘ un pays, c'est une réalité physique et juridique. Ce n'est pas une idée, comme essaient de nous le faire croire les droitsdelhommistes. Un pays est caractérisé par ses frontières. Un pays qui ne défend pas ses frontières cesse d'exister. C'est ce qui fait dire à Donald Trump, à propos du mur à la frontière mexicaine qu'il propose, que les Américains doivent décider s'ils ont un pays ou non.

♘ les hommes ne sont pas interchangeables. Tout homme n'a pas vocation et légitimité à devenir français ou allemand. De plus, les musulmans sont un cas particulier : l'islam s'est construite en opposition avec la chrétienté. S'il y a bien une population inassimilable, c'est eux.

♘ l'alternative à la nation, c'est la tribu. Ceux qui veulent détruire les nations au nom d'une prétendue fraternité universelle travaillent en réalité à rétablir les relations tribales, c'est nettement moins sexy (digression : c'est une des raisons pour lesquelles le christianisme intelligent ne nie pas les nations. Voir l'histoire de la tour de Babel).

♘ on peut très bien vivre sans immigration ou avec une immigration très restreinte, voir les exemples du Japon et de l'Australie.

♘ en conséquence, les politiciens qui encouragent, favorisent ou laissent faire l'invasion migratoire (voir la loi du 18 février) menacent l'existence même de la France. Ce sont des traitres au sens le plus fort du mot et ils devraient subir les peines associées à la trahison.

C'est pourquoi j'approuve Eric Zemmour, qui, depuis peu, ne tourne plus autour du pot et répond systématiquement quand on lui parle de l'accueil de l'invasion migratoire : « Je ne veux pas les accueillir, je me fous des conditions de leur accueil. Je veux les repousser, les expulser. Nous n'avons pas de devoir envers l'humanité entière, nous avons des devoirs envers la France et le peuple français qui ne veut pas disparaître ».