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samedi, juin 06, 2020

Le Figaro Histoire ... pétainiste.

Le journal de la bourgeoisie d'argent reste égal à lui-même.

Son numéro du Figaro Histoire est anti-gaulliste.

Il fait la part belle à Henri-Christian Giraud, petit-fils de son grand-père et adepte des thèses de celui-ci, c'est tout dire.

D'une certaine manière, c'est rassurant qu'il y ait des invariants, même si ce sont des invariants dans la trahison. Je trouve du plus haut comique l'allergie à De Gaulle de gens qui, par ailleurs, nous expliquent qu'ils vénèrent Jeanne d'Arc, alors que les deux personnages partagent au moins l'espérance envers et contre tout.

Ce sont de nouveau les pétainistes qui tiennent le haut du pavé, que ce soit dans l'interprétation historique ou dans la politique actuelle. Ce n'est pas une raison pour baisser les bras, c'est une raison de plus pour se battre et leur péter la gueule.



vendredi, décembre 20, 2019

Macronie : nous sommes en tyrannie parce qu'il n'y a pas de contre-pouvoir politique.

Entretien très (trop) décousu (commencez à partir de 1h) :

Macron : les réseaux secrets ? Marc Endeweld

Politiquement, il raconte la même chose que Castelnau :

VIOLENCE DE LA RÉPRESSION CONTRE LE MOUVEMENT SOCIAL : LA JUSTICE PREMIÈRE RESPONSABLE.

Les deux soulignent le noeud du problème politique de la France : les carriéristes, des médias, de la justice, de la police, du patronat, de l'administration, des réseaux de pouvoir en général, ont bien des raisons de se coucher devant Macron, à commencer par les raisons idéologiques, ils pensent comme lui.

Mais, surtout, ils ont une raison dure, physique, de se coucher devant Macron : il n'y a pas de contre-pouvoir politique, il n'y a pas d'opposition, pas d'alternative. Donc ils n'ont pas de protecteur institutionnel contre Macron.

C'est là qu'on voit (une fois de plus, puisque nous trainons ce boulet depuis 50 ans) que le drame politique de la France est de ne pas avoir de droite. Les Giscard, Chirac, Juppé, Sarkozy et compagnie ont été des naufrageurs de fond et de long terme pour la France.

Et les plus jeunes, Retailleau, Pécresse et autres abrutis du même calibre, au lieu de s'opposer, renchérissent sur le pouvoir macroniste, par calcul minable et, plus que probablement, erroné. C'est une vraie trahison de leurs devoirs politiques.

L'emprise de la tyrannie macroniste s'étend donc par l'activité des tyranneaux mais aussi par l'absence de résistance en face.



lundi, novembre 18, 2019

Gilets Jaunes : préférer l'injustice au désordre ?

Pour ceux qui ont le courage de voir ce qu'ils voient, il est évident que :

1) le gouvernement a choisi la répression politique des Gilets Jaunes.

2) des policiers sadiques, du haut (1) en bas (2) de la hiérarchie, sont complètement hors de contrôle, sûrs de l'impunité, voire de la récompense.

Certains ont bien compris : Face aux Gilets jaunes, «une dictature se met en place», selon l’écrivain Philippe Pascot, qui charge Macron.

Mais, d'autres, à droite notamment, ferment les yeux, ne veulent pas comprendre.

J'ai entendu, lors d'une réunion de quartier, ces enculés de Pécresse et de Devedjian ironiser sur les Gilets Jaunes dans une sordide connivence avec les électeurs du département le plus riche de France. C'était écoeurant de mépris social.

Ils croient malin de ne pas voir. Ils se pensent supérieurement intelligents de préférer, selon le mot de Goethe,  « une injustice à un désordre ».

C'est une vision à très courte vue.

Préférer une injustice à un désordre ? Pourquoi pas ? Le monde est plein de mille petites injustices et on deviendrait fou à toutes les combattre. Mais, à force de trop tolérer, on finit par tout accepter. Alors, ce n'est plus une injustice que l'on tolère, mais l'injustice, au sens large, envahissante, effrayante, qui pourrit toute vie sociale.

La grande leçon de Péguy sur l'affaireDreyfus, c'est qu'une trop grande injustice devient en soi un désordre.

Mais allez expliquer ça à des bourgeois crispés sur leurs avoirs.

L'alternative qui se présente à nous n'est pas folichonne :

1) soit les Français désespèrent, à coup de télévision, de jeux videos et de psychotropes. Mais ce n'est pas le pays dans lequel j'ai envie de vivre (les urbains qui vivent dans leur bulle s'en foutent, des Français qui désespèrent).

2) soit les Français se révoltent et j'ai peur des violences qui suivront.

Aujourd'hui, nous lisons des condamnations ravageuses de l'étroitesse d'esprit (pas seulement vis-à-vis de la montée du nazisme) de la bourgeoisie française des années 30 mais je ne doute pas que les historiens futurs condamnent avec une égale sévérité notre bourgeoisie des années 2000-2020.

Nous avons vraiment la droite la plus bête du monde : les Gilets Jaunes lui ouvrent un boulevard et ces cons font la fine bouche, par lâcheté, par pusillanimité, par bêtise. On imagine sans peine ce qu'un Johnson, un Trump, un Salvini, feraient des Gilets Jaunes.

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(1) : le préfet Lallement (le bien nommé) dans ses oeuvres : ici et .

(2)  : ici. Comprenez bien ce que signifie qu'un policier cherche (les témoignages de policiers sur la précision des LBDs ne laissent aucun doute : c'est délibéré) à éborgner un type qui discute. On n'est plus du tout dans le maintien de l'ordre. On est dans le terrorisme (au sens propre : on cherche à terroriser) vis-à-vis des opposants. C'est la même logique que les escadrons de la mort sud-américains, seul le degré de violence diffère. Et encore, mutiler, éborgner, ce n'est pas anodin. J'ai honte de la police française.

jeudi, mai 30, 2019

L'autre Grand Remplacement

Le triste destin du droitard gauchiste.

Cela fait plusieurs années que je réfléchis non sans ironie au triste destin de celui que j’avais alors appelé le « droitard gauchiste ».
Le déroulement de la vie politique française ne semble pas me donner tort (même si j’assume quand même une marge d’erreur dans le chiffre du fiasco de dimanche : nous avions senti un tassement de Bellamy, pas un tel crash).
Il me semble utile de revenir sur quelques points pour mieux comprendre cette situation.
Tout d’abord, je rappelle que les lois liberticides et de répression du mouvement des Gilets Jaunes, notamment la loi inique visant à restreindre de manière arbitraire le droit de manifester, est un projet émanant de cette droite-là qui trouvait même que l’exécutif n’en avait pas fait assez, indifférente au peuple et préférant toujours un ordre injuste à un désordre qui fondamentalement l’effraie. Il n’est donc en effet pas exagéré de dire que le vote de dimanche, à l’exception du corps électoral solide et renforcé du RN, a voté en réaction au mouvement de révolte populaire. Le bourrage de crâne phobophique du parti au pouvoir, la propagande, les fake news, les coups montés, les incendies et opérations chelous etc, tout cela n’aura pas dérangé le droitard qui tient surtout à préserver ses mocassins à glands sans se poser trop de questions.
Par ailleurs, on semble surpris que les cathos aient en grande majorité replié leurs voix sur la Macronie. Comment s’étonner lorsqu’on voit la propagande mondialiste, résolument pro-migrants, hostile aux frontières, suicidaire, à laquelle se livre jour après jour le Pape François? Car là aussi, le bourrage de crâne est massif, et le propre des ouailles, c’est d’être manipulables et disciplinées. Le temps n’est plus ni aux bâtisseurs de cathédrales ni aux Templiers. Eh puis, vous n’aurez pas ma haine, tendre l’autre joue, toussa…
Dans tous les cas, le droitard gauchiste n’aime rien tant que battre sa coulpe, se repentir, se faire fustiger pour les maigres vestiges de son conservatisme rance. Il redoute par dessus tout l’idée de passer pour un réac, pour un facho. On le jurerait, sur ce point, tout droit sorti du PS. Il voudrait tellement qu’on l’aime, qu’on le trouve trop cool et sympa et branché. Il se caractérise par une absence totale d’ambition et d’ossature intellectuelle. Il a intériorisé toutes les armes du combat culturel mené contre la France par le gauchisme culturel, et comme en plus il est catho, il se met à genoux promptement et demande pardon. Séquence BDSM.
Bref, à quelques détails vestimentaires près, les bobos de droite comme de gauche savent où sont leurs intérêts et ils l’ont bien montré. Leurs intérêts ne seront jamais ceux de l’intérêt général, du peuple non plus que de la France.
Je trouve cela très bien que le paysage se décante.
Jadot est le rabatteur macronien de gauche. Larcher et sa bande de lamantins sont les rabatteurs macroniens de droite.
Le paysage au moins est clair et dégagé.

 Anne Sophie CHAZAUD

La droite décidément la plus bête du monde…

Les réactions qui s’enchaînent à droite depuis sa déconvenue de dimanche ne font que confirmer qu’elle est décidément bien la plus bête du monde.
En déconsidérant son candidat et ses choix idéologiques, qu’il a pourtant portés avec talent et conviction, en brûlant aujourd’hui ce qu’elle semblait adorer hier à l’image du veule Geoffroy Didier critiquant subitement son candidat de la veille, elle fait une nouvelle fois la preuve de sa pusillanimité et de son absence profonde de convictions.
«La droite doit abandonner son conservatisme sociétal», déclare-t-il ainsi dans un grand élan stupide et de courte vue.
Croire que son salut consisterait à se gauchiser sur le plan sociétal est d’une bêtise sans nom : cela existe déjà, ça s’appelle le macronisme (économiquement plutôt de droite, idéologiquement gauchiste car caffi d’anciens socialistes). Je ne vois pas de raisons pour quoi ceux des Français qui se reconnaissent dans ce bloc élitaire-là et dans ce projet so cool qui est tout de même au pouvoir bien que profondément contesté par le peuple, se détourneraient soudain de Macron pour aller voter subitement pour des tocards opportunistes qui changent de convictions comme de chemise.
Si nous n’avions certes pas anticipé l’ampleur du resserrement frileux du bloc élitaire dimanche autour de son actuel leader qui a toutefois perdu et plafonné malgré le déploiement des moyens de l’État pour mener propagande, il serait tout à fait inexact de prétendre que Bellamy a raté sa campagne au motif qu’il a perdu dans les urnes : celle-ci était riche et réussie quand bien même les résultats ont été infructueux et que l’on partage ou non ses opinions.
La droite est en vérité placée devant les mêmes questions fondamentales que la gauche qui a implosé faute de n’avoir su y répondre intelligemment : faire enfin des choix idéologiques clairs, assumés, et surtout se déterminer clairement par rapport à la question des frontières.
Cette droite a trahi depuis longtemps le gaullisme dont elle était issue. Elle a notamment abdiqué la question de la souveraineté. Elle s’est par ailleurs vidée de toute forme d’intelligence et de projet culturel conservateur au lieu d’en assumer le réarmement théorique, prête plutôt à toutes les compromissions pour tenter d’exister en tant que système partisan et préserver quelques prébendes.
Elle le paie aujourd’hui, tout comme la gauche paie le fait d’avoir trahi le peuple en se boboïsant stupidement.
Plus que jamais, le défi à venir pour cette partie de l’échiquier nous apparaît comme de nature profondément culturelle et identitaire et l’on imagine mal quelques yoyos opportunistes en capacité de le conduire, d’autant que le macronisme fait déjà le job sans s’embarrasser d’intellect.
 Anne Sophie CHAZAUD

mercredi, septembre 27, 2017

L’effondrement de la droite continue

Comment les ténors de la droite sont en train de laisser Emmanuel Macron installer son nid au sein de l'électorat LR

L’UMP est la soumission des élus RPR au giscardisme et Macron est l’incarnation parfaite du giscardisme. Il est donc dans l’ordre des choses que cette droite là disparaisse dans le macronisme.

Le FN meurt, lui, de son amateurisme et de son ralliement à l’économisme politiquement correct.

Les trois stades de la décadence : morale, intellectuelle et physique. La droite française en est déjà au troisième stade : quand on voit les petites bourgeoises de droite, les Pécresse, Portelli, Le Pen, on les imagine plus épouses de notable que chefs indomptables d’un peuple millénaire.

On peut toujours espérer que, sur ces ruines, naitra une vraie droite. Les miracles, ça arrive.



vendredi, septembre 08, 2017

Hommage à Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est une imposture politique. Bien loin d’être un renouveau, il est l’apothéose de tous les « isme » qui ravagent la France depuis cinquante ans (européisme, immigrationnisme, socialisme, capitalisme de connivence, technocratisme, économisme, multiculturalisme, réformisme, mondialisme, progressisme, etc.).

Il est ce qu’il est mais il l’est remarquablement bien.

Son récent coup de griffe aux journalistes et aux intellectuels alors qu’il doit sa victoire à la médiasphère est un coup de maitre. Il brouille les pistes, donne des gages à la droite pour la désarmer et ériger Mélenchon en seul opposant. Il fait passer des réformettes pour des révolutions. Il donne l’impression d’avoir une vision (pire, il en a peut-être réellement une). Il donne aussi l’impression d’avoir lu des livres et même d’en avoir retenu quelque chose. Globalement, on le sentiment d’avoir affaire à une personnalité, pas à une outre vide comme tous les autres.

L’explication en est simple : il a développé une vraie pensée, par essence personnelle (sa justesse est une autre histoire), contrairement aux autres qui se contentent de répéter en boucle les âneries à la mode dans leur camp (grandiose, les mecs de droite qui rêvent depuis des années de sabrer le code du travail et qui gueulent comme des putois quand c’est fait par Macron).

Et puis, il a eu l'audace et l'intelligence de revenir aux fondements de la Vème république : un homme, le peuple, en court-circuitant les primaires auxquelles se sont soumis les imbéciles et les conformistes. Il est vrai qu'il est plus facile de se montrer audacieux quand on a l'assurance d'être le candidat de l'hyper-classe mondialisée, mais tout de même : il a eu les audaces que la droite apeurée n'a pas su avoir.

Toutes ces qualités font d'Emmanuel Macron un grand danger pour la France.

Elles sont bien superficielles, me direz-vous. Il nous faudrait une pensée juste et un vrai amour de la patrie.

Mais, en face, c’est un tel désert intellectuel et humain qu’on se contenterait avec joie de voir les couleurs de la vraie droite portée par un homme qui aurait la moitié du quart des qualités de Macron.


Éric Zemmour : « Macron ou le moment orléaniste »

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On sait depuis Sarkozy au moins que l'hyperprésident français est devenu en vérité un hypoprésident. C'est d'ailleurs une des causes majeures du désenchantement démocratique en France: le peuple croit encore élire un roi et il découvre très vite qu'il n'a sous la main qu'un roitelet. Macron en fera l'expérience amère comme Sarkozy. Il y a incompatibilité entre l'esprit de la Ve République gaullienne et la réalité de ce qu'est devenue la souveraineté nationale, dépecée par l'action conjointe depuis trente ans de la décentralisation, de l'européisation et de la judiciarisation. C'est ce qui permet d'ailleurs à Taguieff de toucher Macron au coeur en citant Sophocle: «Je n'ai que mépris pour le mortel qui se réchauffe avec des espérances creuses.» Espérances creuses car Macron est l'homme du pragmatisme dévoyé en simple respect de ce qui marche et est rentable ; l'homme de l'adaptabilité au monde tel qu'il est, soumis aux oligarchies financières.
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Eric Zemmour : Ainsi va la vie (et le monde) à droite ...

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Wauquiez est sans doute persuadé d'être habile. Mais il sera lui aussi victime de la « maladresse des demi-habiles » qu'évoque Pascal. Il arrive trop tard dans un monde trop vieux. Il ne pourra pas, comme ses prédécesseurs, se rattraper par un discours économique libéral et antisocialiste Emmanuel Macron faisant en économie la politique de la droite. Il ne pourra attirer l'électorat populaire qui vote massivement FN qu'en reprenant le programme de ce parti sur l'immigration. C'est exactement ce que lui interdiront ses alliés modérés et centristes. Ils le sommeront de ne jamais faire de concessions aux idées du FN. Wauquiez devra se soumettre d'autant plus qu'il est soupçonné des pires arrière-pensées. C'est ce qui s'appelle perdre sur tous les tableaux.
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mardi, septembre 05, 2017

Dextrothon : soyez généreux, faites un don

La droite brule-t-elle ?

Frédéric Saint Clair : les défis d'une droite morcelée

Tant que la droite restera sans idées, elle ne prendra jamais d’initiatives surprenantes et la surprise est le meilleur moyen de gagner, les militaires le savent. Tant qu’on reste sur le terrain choisi par l’ennemi, on n’a guère de chances de gagner. Il ne s’agit pas de surprendre pour surprendre, mais, dans le combat intellectuel, accepter les présupposés de l’adversaire, c’est déjà avoir perdu plus qu’aux trois-quarts. Aujourd’hui, la droite accepte, que dis-je, se couche et avale la ligne, l’hameçon et le flotteur du matérialisme gauchiste. Tout est économie et il faut passer des semaines à couper les cheveux en 122 000 sur le taux idéal de CSG. Elle est foutue d’avance.

La vie intellectuelle de la droite donne une assez bonne approximation du vide intersidéral et fait passer Nabilla pour une descendante d’Einstein. Et ce n’est pas un arriviste sans colonne vertébrale et sans scrupules comme Wauquiez qui va y changer quelque chose.

Je lance donc un concours de don d’idées, un « dextrothon » : donnez des idées à la droite.

Je commence (cette idée n’est pas de moi, mais je l’aime bien) : mettre l’accent sur notre patrimoine maritime (pour les abrutis, je précise qu’il ne s’agit pas d’ouvrir un musée, mais d’avoir une politique internationale grandiose tirant profit de notre présence dans toutes les mers).


lundi, juillet 24, 2017

La cote de popularité de Macron baisse, et alors ?

Des connards de droite se réjouissent que la cote de popularité de Macron baisse. C'est ridicule.

L'autre abruti vient de nous mettre la branlée du siècle, il a tous les pouvoirs pour cinq ans (1), il va nous la mettre profond et on dit « Nananère, t'as perdu 9,6754 % dans les sondages ! ».

C'est pas sérieux. J'ai honte.

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(1) : il n'y a aucun doute là-dessus, le précédent Hollande le prouve.

jeudi, juillet 06, 2017

Déjà, les idiots utiles du macronisme nous sortent le grand air de l'espérance trahie (ils se foutent vraiment de notre gueule)

"On attendait beaucoup de la révolution Macron, gare à la déception !", selon l'économiste Marc Touati

Dépense publique et fiscalité : « La révolution Macron attendra »

Pour oser prétendre qu'on attendait une révolution de Macron, il faut être le dernier des cons ou bien se foutre de la gueule du monde.

Bouzou et Touati, deux économistes qui n'auraient pas compris que Macron était un Hollande-bis avec un déguisement neuf ? Remarquez bien qu'aucune connerie n'est surprenante de la part d'un économiste.

Pour une appréciation plus exacte de la situation :

Au secours, le Hollandisme économique revient !

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Priorité donnée aux engagements européens sur la croissance, focalisation monomaniaque sur le droit du travail, dont chacun sait qu'il n'est au mieux qu'un levier parmi d'autres pour redresser l'activité: ce cocktail, inventé par Hollande, avait eu deux conséquences. D'abord, casser la croissance. Ensuite, gonfler les voiles des extrêmes, en particulier d'une extrême-gauche ultra-minoritaire dans le pays, mais ressuscitée par l'obsession de vouloir passer en force sur le Code du travail - suivant là encore une exigence de Bruxelles. Mais peut-être cette perspective de rester seul avec les extrêmes n'est-elle pas pour déplaire à Emmanuel Macron, dont chacun aura compris qu'il songe déjà à sa réélection en 2022.
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Et la droite la plus bête du monde a déjà commencé à donner dans le piège macronien. Bravo, les mecs !

mercredi, juillet 05, 2017

La triplette du désastre

Macron, c’est du Juppé, c’est du Hollande : on vide la politique de son sens, on fait semblant de croire que tous les problèmes politiques se réduisent à des questions techniques, que c’est juste affaire de « compétence », pour dissimuler un choix authentiquement politique, la soumission aux exigences européistes de Berlin.

Et les couilles molles de droite approuvent. Les cons !

Vote de confiance : quand la droite se fait (encore) hara-kiri


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Les socialistes ont également [comme les couilles molle de l'UMP]fait le choix de l'abstention. Cela vous semble-t-il cohérent ?

Pas davantage que LR. Je répète que l'abstention d'un député et a fortiori d'une majorité d'un groupe, à l'occasion d'un vote aussi fondamental que la confiance à un gouvernement constitue un non-sens politique.

L'opposition à Macron se réduit à une portion congrue de LR, à la France Insoumise et au FN. Que cela signifie-t-il en termes de recomposition politique ?

Que cela favorise évidemment Emmanuel Macron, à court terme. On assiste à ce que Jérôme Sainte-Marie a expliqué dans vos colonnes: l'affrontement d'un « bloc élitaire » cohérent et homogène et d'un « bloc populaire » complètement morcelé. Cette situation pourrait vite devenir malsaine, voire explosive.

Le risque n'est-il pas d'assister à une flambée des votes dits « populistes » ou de l'abstention lors des prochaines élections ?

Ce risque existe. Mais la situation pourrait être pire encore, car la France insoumise connaît beaucoup de contradictions internes de plus en plus perceptibles, notamment sur la question du multiculturalisme, tandis que le FN connaît des signes avant-coureurs de tensions très fortes. Bref, il ne pourrait y avoir aucun débouché alternatif au gouvernement ! Dans le contexte économique, social, culturel et international, l'état de notre paysage politique confine au désastre. Comment canaliser les éventuelles colères? Nous sommes assis sur un baril de poudre.
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Pourquoi Alain Juppé a gagné la présidentielle

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On voit que le libéralisme de Macron n'est qu'un leurre, que sa réalité est celle d'une bureaucratie d'accommodements comme son capitalisme est de connivence. Comment pourrait-il en être autrement pour un président issu du milieu lilliputien des inspecteurs des finances passés par la banque d'affaires, qui conçoivent le monde comme le champ clos où s'arrangent entre eux les puissants, le vulgum pecus economicus étant réduit à n'en connaître que ce que les commentateurs autorisés lui diront ?

[…]

De Juppé, Macron a donc les soutiens, les collaborateurs et les réflexes corporatistes. Mais c'est de Hollande qu'il tient l'essentiel de sa pratique gouvernementale: gagner du temps, enfumer, distraire par la communication, noyer le poisson des réformes dans l'eau des subterfuges.

Comme tout mirage, la politique macronienne tend à repousser la confrontation au réel. Juppé, en 1995, avait tenu six mois. Hollande un an et demi. Macron peut espérer une durée intermédiaire. Les Français, y compris la grande majorité de ses électeurs, sont tellement désabusés qu'ils n'attendent en réalité pas grand-chose de lui, outre la comédie du rajeunissement. Continuer à consommer sans trop avoir à se serrer la ceinture: ils ont élu Macron pour qu'il obtienne ce minimum à Berlin. Juppé n'avait pas réussi, Hollande n'avait eu gain de cause que parce que la crise grecque a fait peur aux Allemands. Macron ne sait pas encore comment il y parviendra. Mais faites-lui confiance !

Sorte de Hollande grimé en jeune Juppé, Macron nous offre la synthèse ultime d'un pouvoir oligarchique heureux de son nouveau lifting, du genre de ceux qui finissent par transformer les sourires en grimaces.
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Immigration : l'éclairage d'un analyste américain

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Les modifications de toute politique sociale ne profitent pas également à tous et la politique migratoire ne fait pas exception. Je suis un réfugié qui a quitté Cuba en 1962. Je n'ai pas seulement une grande sympathie pour les immigrants qui souhaitent améliorer leur vie, je suis aussi la preuve vivante que la politique migratoire peut profiter énormément à certaines personnes. Mais je suis aussi un économiste particulièrement conscient des compromis qu'elle suppose. C'est inévitable, l'immigration n'améliore pas le bien-être de tous. Il y a des gagnants et des perdants, et nous devrons faire des choix difficiles. L'amélioration des conditions de vie des immigrants a un prix. Quel est le prix que les Américains sont prêts à payer et qui paiera ?

[…]

Dans la communauté scientifique, nombre de mes collègues - beaucoup aussi de ceux qui font l'opinion dans les médias - sont révulsés lorsqu'ils entendent dire que l'immigration devrait servir les intérêts des Américains. Ils réagissent en traitant de raciste et de xénophobe pareille manière de penser et en marginalisant ceux qui y adhèrent.

Mais ces accusations de racisme traduisent les efforts qu'ils déploient pour éviter de discuter des compromis qui s'imposent. Le débat à venir serait beaucoup plus honnête et politiquement transparent si l'on demandait simplement à ceux qui ne sont pas d'accord avec «l'Amérique d'abord» de répondre à la question: pour qui est-ce que vous roulez ?
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Victoire nationaliste en Corse : un signal d'alarme civilisationnel envoyé au continent

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La Corse est en rupture de ban symbolique avec l'hexagone. Pour beaucoup les Corses n'éprouvent plus le sentiment d'avoir une communauté de destin avec la France, contrairement à moult Antillais ou Réunionnais. Si nous nous permettons de généraliser d'une manière que d'aucuns trouveront abusive c'est que la société corse est suffisamment modeste sur le plan de la densité pour être homogène sur celui de la sensibilité. La Corse refuse de se conformer à l'idéologie d'une Europe bruxellisée à la construction de laquelle les nationalistes ont d'ailleurs contribué, ce qui n'est pas une de leurs moindres contradictions.

Les Corses, catholiques sur le plan des rituels, ne veulent pas d'un islam visible en Corse c'est la signification du vote Le Pen aux présidentielles. Ils ne veulent pas non plus de l'exhibitionnisme des minorités LGBT. On n'imagine pas une gay pride à Ajaccio bien que l'homosexualité soit acceptée dans l'île. Les Corses ne supportent qu'un seul communautarisme: le leur. Que révèle ce phénomène? Une angoisse d'ordre anthropologique: celle du déracinement. Peu nombreux, les insulaires éprouvent la hantise de la dissolution dans un monde multiculturalisé où les groupes humains, sous prétexte de métissage, ont tendance à perdre leur caractère. « Nous les Turcs nous ne ressemblons qu'à nous-mêmes » disait Mustapha Kemal, le père de la Turquie moderne. En Corse comme partout où il perdure, le sentiment d'identité est moins lié aux « valeurs » qu'aux mœurs. Ce sont les mœurs, autrement dit les normes et les coutumes, qui fabriquent le sentiment communautaire et non les « valeurs ». On choisit dans une certaine mesure ses « valeurs », on ne choisit pas les normes et les usages qui constituent une société insulaire comme la Corse.

La Corse est un pays, ce n'est pas un espace. C'est une terre avec laquelle les Corses ont un lien puissant car ils y enterrent leurs morts. C'est ce lien avec leur propre pays que les Français urbains, pour beaucoup, ont perdu. L'idéologie néolibérale et l'islam procèdent d'anthropologies opposées. La première magnifie les droits de l'individu, l'islam ceux de la communauté. Cependant la dynamique du Marché comme celle de l'Ouma sont fondées sur un espace ouvert qui ignore peuples et frontières. Cette dynamique, les Corses la refusent d'instinct. Ils pressentent obscurément que cet aspect de la mondialisation risque de détruire ce qui reste de l'identité de leur pays.
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Vous comprenez pourquoi je présente ces trois (quatre) articles ensemble : mondialisme (dont l’européisme technocratique à la Juppé-Hollande-Macron n’est qu’une variante), immigration volontairement incontrôlée, dissolution des liens politiques et sociaux, tout cela va ensemble, ces phénomènes s’alimentent l’un l’autre. Si tous les Français avaient vu plus le souci de la France comme les Corses ont le souci de la Corse, Macron n’aurait pas été élu.


dimanche, mai 14, 2017

Droite la plus bête du monde : faire contre mauvaise fortune non cœur

Nous avons la droite la plus bête du monde et ce n'est pas près de changer.

Il suffit d'entendre Copé chez Zemmour insistant sur le fait qu'il combattrait le FN de toutes ses forces pour comprendre qu'il est vain d'attendre un milligramme de courage et d'intelligence de ces gens. Et Le Pen sanctionnant toute interrogation au FN sur sa piètre performance n'est pas mieux.

Pourquoi la droite, dont il ne fait aucun doute qu'elle existe dans bien des têtes, paraît-elle condamnée à n'être représentée que par de sales types, de pauvres cons et des blaireaux ? Edouard Husson fait remonter la faute originelle à l'assassinat de Louis XVI (1). Toujours est-il qu'il faut en prendre son parti.

Le nouveau président est un traitre, au vrai sens du terme, puisqu'il fait passer les intérêts de l'Allemagne (et de l'islam) avant ceux de la France (2) :

Investiture Macron: quelques réflexions sur le capitalisme français

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Avec l’investiture d’Emmanuel Macron, il faut bien – n’en déplaise aux idolâtres de tous bords – poser quelques réflexions sérieuses sur l’état du capitalisme français et sur la situation générale du pays. Par-delà le brouillard des propagandes, restent en effet quelques réalités, quelques faits têtus, qui excluent toute compréhension du mandat à venir si on ne s’accommode pas de leur présence.

La dépense publique dans le collimateur de l’Union Européenne

On ne pourra rien comprendre aux cinq ans qui vont venir si l’on oublie ce petit mot de Jean-Claude Juncker prononcé la semaine dernière: « Les Français dépensent trop ». 

[…]

La mission de Macron est de fondre la France dans le moule de l’ordo-libéralisme Ne pas comprendre qu’Emmanuel Macron a une mission et une seule: faire rentrer la France dans le moule de l’ordo-libéralisme germano-européen, c’est passer à côté de son mandat, et même de l’Histoire. Bien entendu, Macron n’est pas, comme l’avait caricaturé Marine Le Pen, le gauleiter de l’Allemagne. Il n’exécute pas fidèlement une politique décidée dans ses moindres détails depuis Berlin ou Bruxelles. Il conserve le choix des détails.
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Maintenant, que faire ? Plusieurs possibilités pour les législatives :

1) Voter Macron. Il est absolument nécessaire qu'il ne puisse pas se défiler derrière une cohabitation façon Mitterrand en 1988. Il a voulu le pouvoir ? Qu'il l'assume pleinement, que ses fautes soient pleinement siennes. Que les Juppé, Lemaire, NKM et compagnie, tous les traitres habituels, le rejoignent. La constitution d'un ennemi bien identifié, loin des fausses alternances, serait une excellente nouvelle pour les patriotes.

2) Voter Dupont-Aignan, pour le récompenser du seul geste intelligent de cette campagne.

3) S'abstenir.

Voilà, à vous de décider.


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(1) : Emasculée ? Pourquoi il est si difficile pour une pensée de droite originale d'émerger au sein des partis censés la représenter en France

Vous avez raison: c'est au sein des Républicains eux-mêmes (l'ancienne UMP) qu'il faut chercher les causes de la défaite. Le parti a été surpris par la victoire de François Fillon aux primaires "de la droite et du centre"; mais alors que le résultat aurait dû faire réfléchir sur ce que voulait vraiment l'électorat, Les Républicains n'ont eu de cesse de vouloir gommer un positionnement "trop à droite".

Même Fillon a été dans l'auto-dénégation : regardez comment, le lendemain de son spectaculaire rétablissement grâce à la manifestation du Trocadéro, il s'empresse de parler futures investitures aux législatives pour les candidats UDI au lieu de travailler un électorat conservateur qui n'était pas celui de Marine Le Pen. Depuis l'échec de Sarkozy, dès qu'on a l'air trop à droite, chez Les Républicains, on se dépêche de réafficher son centrisme. A partir du moment où Emmanuel Macron faisait campagne au centre, en ayant la jeunesse pour lui, c'était une attitude suicidaire de ne pas occuper raisonnablement mais avec professionnalisme des thèmes tels que la sécurité et la lutte contre le terrorisme, à commencer par la suspension de la participation à l'espace Schengen. Et cela d'autant plus que des réservoirs considérables de voix se trouvaient à droite, refusant de rejoindre Marine Le Pen, qui s'obstinait dans sa ligne "de gauche".

Si l'on creuse plus profondément, on est frappé du fait que l'histoire de la droite depuis 1974 est celle d'un ralliement de plus en plus marqué des "gaullistes" au giscardisme.

[…]

La droite est souvent atteinte du "syndrome de Brunswick" - l'appel aux puissances étrangères pour guider la politique de la France - éventuellement la mettre sous tutelle et de ce point de vue, Vichy représente le pire de la droite.


(2) : je comprends que, pour Macron lui-même et pour les macronistes, il ne soit pas un traitre. Ce sont des gens qui considèrent que la France est finie, il n'y a donc aucun mal à obéir à l'Allemagne, on ne trahit pas un pays qui n'existe plus. Mais alors, pourquoi briguer la présidence et pourquoi voter ?





samedi, mai 13, 2017

François Bousquet :« La droite a perdu parce qu'elle a préféré l'économisme à l'âme française »

François Bousquet :« La droite a perdu parce qu'elle a préféré l'économisme à l'âme française »

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Quant à Marine Le Pen, elle a axé sa campagne sur la question de la souveraineté sans concevoir que cette dernière n'est pas un but en soi, mais un outil au service du bien commun. La posture tapageusement ouvriériste dans laquelle elle s'est enfermée lui a aliéné une partie de son électorat et a précipité le départ de sa nièce, sûrement l'élément le plus prometteur pour le FN. Sans compter le surréaliste débat d'entre-deux-tours qui a fait ressortir de manière criante une inaptitude à se « présidentialiser ». Pire : des limites insoupçonnées, comme si la candidate avait atteint son seuil d'incompétence, selon les lois du principe de Peter. Ce débat laissera des traces et ce n'est pas le toilettage cosmétique envisagé, le changement de nom, qui les effacera.

Comment la droite française peut-elle se refonder ?

La droite gagnerait à se souvenir que le sujet historique demeure le peuple français et son identité. Cela même qui a fait la force de Sarkozy en 2007, quand il a levé le tabou de l'identité nationale, faisant la course en tête et obligeant ses adversaires à se positionner par rapport à lui : la critique de Mai 68, la restauration de l'autorité, les racines chrétiennes. Sa campagne portait avec elle une vision du monde solidement charpentée, mise en paroles, jamais en actes. C'est la faute originelle de son mandat : Sarkozy n'a pas transformé la victoire idéologique de 2007, ce qui préparait les défaites politiques de 2012 et 2017. Celui qui saura politiquement transformer cette victoire idéologique aura un bel avenir devant lui.
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vendredi, mai 12, 2017

Que faire face à la vague médiatique macroniste ?

Que faire face à la vague médiatique macroniste ?

C’est très simple : rien … pour l’instant.

Il ne sert à rien de s’opposer aux vagues médiatiques. L’opposition est même contre-productive, elle les renforce. Vous pouvez, si cela vous amuse, les accompagner en les détournant, du genre « Macron est super-maxi-génial, je suis entièrement d’accord avec toi. J’en rêve même la nuit. J’ ai juste un petit doute sur … ». Le mieux est cependant de vous reposer et de prendre des forces.

En revanche, quand elles commencent à redescendre (elles ne durent jamais très longtemps), il faut taper dessus comme un sourd.

Ce matin, j’apprends que ma station-service, qui n’est pourtant pas dans un quartier pauvre, est en prépaiement parce qu’il y a eu trop de gens qui sont partis sans payer. Ces petits coups d’épingle de la réalité vont dégonfler la baudruche macroniste bien plus vite que tous les discours.

Macron (ou un de ses clones) sera peut-être réélu en 2022 (s’il y a une certitude dans la vie, à part que la mort est au bout du chemin et que les impôts augmentent sans cesse, c’est que la droite française est la plus bête du monde).

Mais, sauf s'il se révèle exceptionnel (après tout, il est surprenant), Emmanuel Macron aura dans six mois la popularité de François Hollande.

Macron est le banco de la politique suivie depuis trente ans : pour la première fois, la classe dominante, qui jouait habilement la fausse alternance droite-gauche, a mis tous ses œufs dans le même panier. Si Macron perd, c’est elle qui perd. C’est pourquoi la puissance apparente de Macron cache une grande faiblesse. Y aura-t-il une opposition pour exploiter cette faiblesse ou, au contraire, l’opposition jouera-t-elle les idiots utiles du macronisme ? C’est toute la question de l’union des droites et je ne suis pas très optimiste (voir supra ce que je pense de la droite française).

DE QUOI L’ÉLECTION D’EMMANUEL MACRON EST-ELLE LE FRUIT ?

jeudi, mai 04, 2017

Au-delà de cette limite , votre ticket n’est plus valable

Les Français ont montré au premier tour qu’ils n’étaient ni des Anglais ni des Américains et qu’ils résistaient difficilement au bombardement médiatique (quoiqu’en 2005 …). Marine Le Pen a donc peu de chances d’être élue, il faut dire aussi qu’elle est politiquement bancale (ses tergiversations sur l'Euro, sa discrétion sur l'immigration) et assez mauvaise (1) (si je me trompe, nous en reparlerons), on peut donc tirer un premier bilan de cette campagne désastreuse mais révélatrice.

1) Toutes nos institutions sont pourries (presse, justice, CSA, HATVP, Conseil constitutionnel, etc). Aucun des hommes dont c’était le devoir, l’honneur et la raison d’être de garantir la sincérité de l’élection n’a assumé sa mission, les uns par passivité complice, les autres par forfaiture active. Il faudra nous en souvenir quand on nous tympanisera pour la millionième fois avec les « valeurs républicaines » et « l’Etat de droit ».

2) La classe possédante a fait bloc derrière Emmanuel Macron avec une rage hallucinante et une unanimité écœurante (2). Oubliés les divergences, les querelles, les désaccords, les inimitiés, les rivalités, tous unis par la chiasse verdâtre, par la peur du peuple qui vote mal et de la démocratie qui risque de leur échapper. Là encore, il faudra nous en souvenir.

Le Système va gagner une fois de plus. Mais c’est une victoire à la Pyrrhus. Pour gagner, le Système a été obligé de dévoiler ses batteries, de montrer ce qui restait d’ordinaire caché, les ficelles du marionnettiste : la presse achetée, les politiciens connivents, les oppositions factices, la fausse neutralité, le mépris du peuple. Toute la comédie de la démocratie en carton.

C’est le genre de coup qu’on ne réussit en général qu’une fois, surtout que le PS a coulé et que l’UMP fait eau de toutes parts. La prochaine fois, la violence n’aura aucun amortisseur.

La meilleure sauvegarde du Système est la médiocrité de Marine Le Pen et du FN : assez bons pour attirer les mécontents, assez mauvais pour être sûr qu’ils n’atteindront jamais la majorité. Le Système pourrait présenter un âne en costard face à la poissonnière, il serait sûr de gagner. Mais rien ne dit que cette configuration est éternelle. Et rien ne dit que l’avenir s’écrira à l’intérieur du système politique actuel. On peut continuer à couler lentement sans rien changer, mais il se peut aussi que tout explose sur un coup du sort, tant nous avons accumulé de fragilités.

Terminons tout de même sur une note positive : notre droite étant la plus bête du monde (elle l'a encore prouvé récemment), il y a toutes les chances que les bouleversements en cours aboutissent à une droite encore plus bête. Néanmoins, sur un malentendu et par un coup de chance, il se pourrait qu'elle redevienne intelligente (je sais : je m'exalte, je m'emballe).

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(1) : on notera tout de même l’excellent : « De toute façon, la France sera dirigée par une femme : moi ou Mme Merkel ».

(2) : quand on pense tous la même chose c’est qu’on ne pense plus. Un de ces dégueulasses va même jusqu’à cracher sur son père, électeur du Front National et « homme de grande culture », sans jamais se demander si, par hasard, son père n’aurait pas compris, grâce à sa « grande culture », quelque chose que lui, son fils indigne et électeur de Macron, ignore.



samedi, avril 29, 2017

La droite la plus bête du monde

A ceux qui avaient encore des doutes (ils ne doivent pas être très nombreux), cette campagne électorale confirme que nous avons la droite la plus bête du monde.

D'un coté, nous avons la droite bourgeoise Le Figaro, qui, par peur de perdre son précieux fric avec une sortie de l'Euro (en plus d'être indécent, c'est bête, c'est une erreur de calcul : des gens obsédés par le fric qui ne savent même pas compter, ça vole pas haut !), se jette dans les bras de Macron avec la dernière indécence. La manière précipitée dont François Fillon a appelé à voter pour ceux qui ont attaqué sa famille et lui ont mis la tête sous l'eau est écoeurante, elle prouve toute la petitesse et toute la lâcheté de ce sinistre personnage.

D'autre coté, nous avons la famille Le Pen tellement arcboutée sur ses espoirs de prébendes qu'elle ne laisse aucune place à la transformation de sa petite entreprise en vrai parti politique. Un programme soviétique absurde, alors que le peule répugne de plus en plus à l'assistanat, dont il sait qu'il profite aux envahisseurs.

Finalement, le seul qui a eu une attitude digne, c'est Dupont-Aignan : il a rejoint le FN en sachant les chancres de victoire nulles. Certes, il y gagne des investitures aux législatives, mais c'est tout.

En ce moment, sortent des articles pour nous expliquer que le peuple français piquerait sa crise et voudrait semer le chaos. Comme c'est facile : les élites, que le monde entier ne nous envie guère, sont toujours innocentes et le peuple toujours coupable.

Mais si les élites lui proposaient des politiques intelligentes au lieu de l'actuelle bouillie pour chat, peut-être que le peuple, ce pelé, ce galeux, voterait pour. Mais comme on n'a jamais essayé ...



jeudi, avril 27, 2017

Le piège des deux droites

Il y a deux droites, la droite molle, bourgeoise, et la droite dure, prolétarienne.

Aucune de ces deux droites ne disparaîtra, à cause de la sociologie. Elles doivent donc s’unir.

Et elles ne le feront pas.

Zemmour fait remarquer que Mélenchon a dit deux fois dimanche soir « ma patrie bien-aimée ». Marine Le Pen, elle, parle de « notre pays ».

Et les crétins de LR ? Ils parlent de « c’pays », comme un rot, comme s’ils n’en faisaient pas partie, comme s’ils le dédaignaient. Alors, évidemment, unir « notre pays » et « c’pays », ce n’est pas gagné.

Cette union indispensable ne peut se faire qu’en intégrant deux dimensions : le tri des accords et désaccords et la répartition des places et des responsabilités. Hélas, je ne vois personne pour prendre en charge un tel chantier, le pousser et l’organiser et, sans hommes, il n’y a rien de possible. Le fédérateur de tout cela peut être l’ambition : désunis, ils perdent ; unis, ils gagnent. Ils gagnent peut-être un peu moins chacun mais s’ils perdent tous ensemble, c’est zéro chacun. Théorie des jeux.

Les deux parties ont intérêt à cette union, car aucune ne peut plus gagner seule, même si elles croient et espèrent le contraire. Mais quand on est con, on est con.

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 Mathieu Bock-Coté :

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Le conflit idéologique croise ici une mutation sociologie bien réelle. On a noté l'incapacité de François Fillon de rejoindre les classes populaires tout comme l'incapacité de Marine Le Pen de rejoindre la bourgeoisie nationale et conservatrice. Les deux habitent pourtant l'espace national et témoignent d'un désir d'enracinement dont la censure alimente un profond sentiment d'aliénation politique. Ces deux catégories, en quelque sorte, s'inscrivent dans un espace national qui n'est pas celui de la nouvelle bourgeoisie mondialisée. Cette dernière contrôle encore les codes de la respectabilité médiatique et se maintient ainsi au pouvoir. S'agit-il d'une contre-offensive durable ou seulement d'un sursis?

Quoi qu'il en soit, le deuxième tour de la présidentielle n'aura rien de la grande explication idéologique autour de la question nationale française. En fait, ce deuxième tour maquillé en affrontement homérique entre philosophies contradictoires ne sera rien d'autre qu'une réaffirmation de la toute-puissance du système médiatique qui est parvenu en quelques mois à redéfinir une élection en la dégageant des enjeux de fond qui auraient dû la définir. Le débat de l'entre-deux tours sera à bien des égards parodique. Le fond des choses finira bien par remonter à la surface, mais pour un temps, le système médiatique aura remporté la bataille.
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mercredi, avril 26, 2017

Pour une fois que je suis d'accord avec un politicien !

Ma lettre à mes concitoyens annonçant mon retrait de la vie politique

Ma famille politique, désormais sans chef ni ligne politique, en est réduite à appeler à voter Emmanuel Macron, dénoncé hier comme l'héritier du désastre hollandais, pour faire battre Marine Le Pen.

Cette posture présentée comme hautement morale (face à 8 millions de Français, tous fascistes, bien sûr) est pourtant aussi incohérente que périlleuse pour l'avenir.

En effet, comment appeler à voter Macron le 7 mai et faire campagne, dès le lendemain, contre lui aux législatives ? Et pourquoi ne pas aller au bout de la logique et retirer tous nos candidats en faveur des siens, voire le rejoindre purement et simplement comme certains s'apprêtent déjà à le faire ?

Mieux, certains appellent à exclure de nos rangs tous ceux qui n'appelleraient pas à voter Macron. Qu'ils ne s'en donnent pas la peine pour ce qui me concerne. A 66 ans, je suis arrivé à la conclusion que ma présence, tant parmi les Républicains qu'à l'Assemblée nationale, ne fait guère plus de sens. Je rendrai donc ma carte aux Républicains, comme je rendrai mon investiture dans la 1ere circonscription de Paris à la direction provisoire de ce qui reste de mon parti.

jeudi, février 09, 2017

Affaire Fillon : la droite molle ne peut s’en prendre qu’à elle-même

 Il n’y aurait pas d’affaire Fillon si la justice et la presse (et l’école) n’étaient pas exclusivement dans la main, et même dans la poigne de fer, de la gauche.

Or, la France a basculé à droite depuis les années 2000 (cumul des scores de la fausse droite et du Front National).

Pourquoi n’y a–t-il pas eu d’épuration ? Une épuration normale. Nul pouvoir démocratique n’est obligé de subventionner des medias qui le calomnient.

Patrick Buisson raconte que Laurent Joffrin (de son vrai nom, Mouchard, cela ne s’invente pas) est venu quémander quelques millions à l’Elysée pour sauver son journal Libération. Buisson a exhorté, avec bon sens, Nicolas Sarkozy à refuser : « Ils te trainent dans la boue. Numéro après numéro, ils t’insultent. Débarasse-t-en. Achève les. Refuse de les aider ».

Et Sarkozy de ne pas répondre franchement à Buisson. Et de biaiser. Pour finalement, donner les millions demandés.

Qui était premier ministre à cette époque ? Qui est assassiné par Laberration aujourd’hui ? François Fillon.

Alors, le sketch de Caliméro, c’est bien gentil. Mais il l’a peu cherché.


mardi, juin 28, 2016

Fillon, toujours aussi con

Fillon a proposé de donner deux voix aux jeunes et une seule aux vieux. Plus démagogue, c'est possible ?