Les flics sont totalement en roue libre vis-à-vis des blancs alors qu'ils font carpette face aux racailles : normal, ils font comme d'habitude, auxiliaires zélés de l'occupant.
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mardi, août 25, 2020
Pauvre petit mougeon !
Devinette : entre un bar et un quartier en flammes, où vont les flics ?
Les flics sont totalement en roue libre vis-à-vis des blancs alors qu'ils font carpette face aux racailles : normal, ils font comme d'habitude, auxiliaires zélés de l'occupant.
Les flics sont totalement en roue libre vis-à-vis des blancs alors qu'ils font carpette face aux racailles : normal, ils font comme d'habitude, auxiliaires zélés de l'occupant.
lundi, novembre 18, 2019
Gilets Jaunes : préférer l'injustice au désordre ?
Pour ceux qui ont le courage de voir ce qu'ils voient, il est évident que :
1) le gouvernement a choisi la répression politique des Gilets Jaunes.
2) des policiers sadiques, du haut (1) en bas (2) de la hiérarchie, sont complètement hors de contrôle, sûrs de l'impunité, voire de la récompense.
Certains ont bien compris : Face aux Gilets jaunes, «une dictature se met en place», selon l’écrivain Philippe Pascot, qui charge Macron.
Mais, d'autres, à droite notamment, ferment les yeux, ne veulent pas comprendre.
J'ai entendu, lors d'une réunion de quartier, ces enculés de Pécresse et de Devedjian ironiser sur les Gilets Jaunes dans une sordide connivence avec les électeurs du département le plus riche de France. C'était écoeurant de mépris social.
Ils croient malin de ne pas voir. Ils se pensent supérieurement intelligents de préférer, selon le mot de Goethe, « une injustice à un désordre ».
C'est une vision à très courte vue.
Préférer une injustice à un désordre ? Pourquoi pas ? Le monde est plein de mille petites injustices et on deviendrait fou à toutes les combattre. Mais, à force de trop tolérer, on finit par tout accepter. Alors, ce n'est plus une injustice que l'on tolère, mais l'injustice, au sens large, envahissante, effrayante, qui pourrit toute vie sociale.
La grande leçon de Péguy sur l'affaireDreyfus, c'est qu'une trop grande injustice devient en soi un désordre.
Mais allez expliquer ça à des bourgeois crispés sur leurs avoirs.
L'alternative qui se présente à nous n'est pas folichonne :
1) soit les Français désespèrent, à coup de télévision, de jeux videos et de psychotropes. Mais ce n'est pas le pays dans lequel j'ai envie de vivre (les urbains qui vivent dans leur bulle s'en foutent, des Français qui désespèrent).
2) soit les Français se révoltent et j'ai peur des violences qui suivront.
Aujourd'hui, nous lisons des condamnations ravageuses de l'étroitesse d'esprit (pas seulement vis-à-vis de la montée du nazisme) de la bourgeoisie française des années 30 mais je ne doute pas que les historiens futurs condamnent avec une égale sévérité notre bourgeoisie des années 2000-2020.
Nous avons vraiment la droite la plus bête du monde : les Gilets Jaunes lui ouvrent un boulevard et ces cons font la fine bouche, par lâcheté, par pusillanimité, par bêtise. On imagine sans peine ce qu'un Johnson, un Trump, un Salvini, feraient des Gilets Jaunes.
***********
(1) : le préfet Lallement (le bien nommé) dans ses oeuvres : ici et là.
(2) : ici. Comprenez bien ce que signifie qu'un policier cherche (les témoignages de policiers sur la précision des LBDs ne laissent aucun doute : c'est délibéré) à éborgner un type qui discute. On n'est plus du tout dans le maintien de l'ordre. On est dans le terrorisme (au sens propre : on cherche à terroriser) vis-à-vis des opposants. C'est la même logique que les escadrons de la mort sud-américains, seul le degré de violence diffère. Et encore, mutiler, éborgner, ce n'est pas anodin. J'ai honte de la police française.
1) le gouvernement a choisi la répression politique des Gilets Jaunes.
2) des policiers sadiques, du haut (1) en bas (2) de la hiérarchie, sont complètement hors de contrôle, sûrs de l'impunité, voire de la récompense.
Certains ont bien compris : Face aux Gilets jaunes, «une dictature se met en place», selon l’écrivain Philippe Pascot, qui charge Macron.
Mais, d'autres, à droite notamment, ferment les yeux, ne veulent pas comprendre.
J'ai entendu, lors d'une réunion de quartier, ces enculés de Pécresse et de Devedjian ironiser sur les Gilets Jaunes dans une sordide connivence avec les électeurs du département le plus riche de France. C'était écoeurant de mépris social.
Ils croient malin de ne pas voir. Ils se pensent supérieurement intelligents de préférer, selon le mot de Goethe, « une injustice à un désordre ».
C'est une vision à très courte vue.
Préférer une injustice à un désordre ? Pourquoi pas ? Le monde est plein de mille petites injustices et on deviendrait fou à toutes les combattre. Mais, à force de trop tolérer, on finit par tout accepter. Alors, ce n'est plus une injustice que l'on tolère, mais l'injustice, au sens large, envahissante, effrayante, qui pourrit toute vie sociale.
La grande leçon de Péguy sur l'affaireDreyfus, c'est qu'une trop grande injustice devient en soi un désordre.
Mais allez expliquer ça à des bourgeois crispés sur leurs avoirs.
L'alternative qui se présente à nous n'est pas folichonne :
1) soit les Français désespèrent, à coup de télévision, de jeux videos et de psychotropes. Mais ce n'est pas le pays dans lequel j'ai envie de vivre (les urbains qui vivent dans leur bulle s'en foutent, des Français qui désespèrent).
2) soit les Français se révoltent et j'ai peur des violences qui suivront.
Aujourd'hui, nous lisons des condamnations ravageuses de l'étroitesse d'esprit (pas seulement vis-à-vis de la montée du nazisme) de la bourgeoisie française des années 30 mais je ne doute pas que les historiens futurs condamnent avec une égale sévérité notre bourgeoisie des années 2000-2020.
Nous avons vraiment la droite la plus bête du monde : les Gilets Jaunes lui ouvrent un boulevard et ces cons font la fine bouche, par lâcheté, par pusillanimité, par bêtise. On imagine sans peine ce qu'un Johnson, un Trump, un Salvini, feraient des Gilets Jaunes.
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(1) : le préfet Lallement (le bien nommé) dans ses oeuvres : ici et là.
(2) : ici. Comprenez bien ce que signifie qu'un policier cherche (les témoignages de policiers sur la précision des LBDs ne laissent aucun doute : c'est délibéré) à éborgner un type qui discute. On n'est plus du tout dans le maintien de l'ordre. On est dans le terrorisme (au sens propre : on cherche à terroriser) vis-à-vis des opposants. C'est la même logique que les escadrons de la mort sud-américains, seul le degré de violence diffère. Et encore, mutiler, éborgner, ce n'est pas anodin. J'ai honte de la police française.
jeudi, août 01, 2019
Y a-t-il une affaire Steve Caniço ?
Le problème juridique semble assez simple :
QUI A TUÉ STEVE CANICO ? QUI EST RESPONSABLE ET POURQUOI EST-IL MORT ?
Sauf déni de justice toujours possible (l'appareil judiciaire français sous Jupiter-Narcisse 1er n'est pas éblouissant d'impartialité), nous voilà partis pour une inculpation d'homicide involontaire.
La question est de savoir jusqu'où la responsabilité va remonter. Autrement dit, est-ce une affaire politique ?
Dans une démocratie, la question ne se poserait pas, ça serait déjà une affaire politique, à cause du contexte de répression excessive et partiale depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies (on laisse faire les racailles, on réprime les blancs, sauf les blocs noirs).
Dans une dictature, la question se poserait pas non plus : ça serait un simple fait divers.
Nous verrons bien. Je pense que nous allons tomber du coté dictature avec vernis démocratique.
Les lampistes vont payer, Castaner va peut-être démissionner mais le fond de la politique ne changera pas : répression des opposants politiques et laxisme avec les racailles gauchistes ou de banlieue.
Addendum :
Si la mort de Steve Caniço devient une affaire d'Etat (ce n'est pas gagné), ça ne sera pas à cause de ce seul accident, mais parce qu'il traduit une politique de maintien de l'ordre qui a fait le choix de la violence.
Je ne suis pas spécialiste, mais ce que je lis, c'est que la police française, qui était réputée dans ce domaine (pas de mort en mai 68), a changé de doctrine après les manifestations contre le CPE et est devenue volontairement plus violente (contre les blancs, évidemment. Pas contre les racailles de banlieues ni contre les blocs noirs).
Violence policière volontaire qui a pris un tour politique et anti-démocratique avec les Gilets Jaunes.
Ce qui recoupe, comme je vous le disais, le fait que nous sommes gouvernés par des des gros bourrins, autistes et abrutis, qui se prennent pour des intelligents (prototype : E. Philippe).
Ils ont la politique de maintien de l'ordre adaptée à leurs moyens intellectuels limités.
Addendum 2 :
On s'aperçoit, une fois de plus, qu'en France, la police et la justice sont au service, ni du pays ni de la population, ni de l'ordre ni de la loi, mais du pouvoir. Et quand ce pouvoir est illégitime et injuste ...
Si les policiers et les magistrats n'étaient pas d'accord avec cette instrumentalisation, ils ont des syndicats ... qui sont fort silencieux sur toutes les dérives, quand ils ne sont pas de francs soutiens du pouvoir macronien.
******************
Ordre, liberté, justice sont liés.
Je suis souvent tenté de faire mienne la déclaration de Goethe : « Mieux vaut un injustice qu’un désordre ».
J’attache une grande importance à l’ordre.
Mais lisant The collapse of the third republic, du journaliste William L. Shirer, je m’aperçois, une fois de plus, à la lueur de l’affaire Dreyfus dans les yeux d’un Américain, qu’une injustice est un désordre, qu’une injustice blesse l’ordre du monde.
Je suis plus choqué par les violences policières contre les Gilets jaunes que contre les racailles de banlieue (même en mettant de côté qu’elles sont plus grandes contre les GJ) parce que je vis l’immigration massive comme un désordre profond alors que la protestation politique de bons Français m’apparaît légitime.
Mais cela n'enlève rien au fait qu'une injustice est un désordre.
QUI A TUÉ STEVE CANICO ? QUI EST RESPONSABLE ET POURQUOI EST-IL MORT ?
Sauf déni de justice toujours possible (l'appareil judiciaire français sous Jupiter-Narcisse 1er n'est pas éblouissant d'impartialité), nous voilà partis pour une inculpation d'homicide involontaire.
La question est de savoir jusqu'où la responsabilité va remonter. Autrement dit, est-ce une affaire politique ?
Dans une démocratie, la question ne se poserait pas, ça serait déjà une affaire politique, à cause du contexte de répression excessive et partiale depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies (on laisse faire les racailles, on réprime les blancs, sauf les blocs noirs).
Dans une dictature, la question se poserait pas non plus : ça serait un simple fait divers.
Nous verrons bien. Je pense que nous allons tomber du coté dictature avec vernis démocratique.
Les lampistes vont payer, Castaner va peut-être démissionner mais le fond de la politique ne changera pas : répression des opposants politiques et laxisme avec les racailles gauchistes ou de banlieue.
Addendum :
Si la mort de Steve Caniço devient une affaire d'Etat (ce n'est pas gagné), ça ne sera pas à cause de ce seul accident, mais parce qu'il traduit une politique de maintien de l'ordre qui a fait le choix de la violence.
Je ne suis pas spécialiste, mais ce que je lis, c'est que la police française, qui était réputée dans ce domaine (pas de mort en mai 68), a changé de doctrine après les manifestations contre le CPE et est devenue volontairement plus violente (contre les blancs, évidemment. Pas contre les racailles de banlieues ni contre les blocs noirs).
Violence policière volontaire qui a pris un tour politique et anti-démocratique avec les Gilets Jaunes.
Ce qui recoupe, comme je vous le disais, le fait que nous sommes gouvernés par des des gros bourrins, autistes et abrutis, qui se prennent pour des intelligents (prototype : E. Philippe).
Ils ont la politique de maintien de l'ordre adaptée à leurs moyens intellectuels limités.
Addendum 2 :
On s'aperçoit, une fois de plus, qu'en France, la police et la justice sont au service, ni du pays ni de la population, ni de l'ordre ni de la loi, mais du pouvoir. Et quand ce pouvoir est illégitime et injuste ...
Si les policiers et les magistrats n'étaient pas d'accord avec cette instrumentalisation, ils ont des syndicats ... qui sont fort silencieux sur toutes les dérives, quand ils ne sont pas de francs soutiens du pouvoir macronien.
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Ordre, liberté, justice sont liés.
Je suis souvent tenté de faire mienne la déclaration de Goethe : « Mieux vaut un injustice qu’un désordre ».
J’attache une grande importance à l’ordre.
Mais lisant The collapse of the third republic, du journaliste William L. Shirer, je m’aperçois, une fois de plus, à la lueur de l’affaire Dreyfus dans les yeux d’un Américain, qu’une injustice est un désordre, qu’une injustice blesse l’ordre du monde.
Je suis plus choqué par les violences policières contre les Gilets jaunes que contre les racailles de banlieue (même en mettant de côté qu’elles sont plus grandes contre les GJ) parce que je vis l’immigration massive comme un désordre profond alors que la protestation politique de bons Français m’apparaît légitime.
Mais cela n'enlève rien au fait qu'une injustice est un désordre.
dimanche, mars 31, 2019
La junte (et la milice qui passe, armée jusqu'aux dents, quatre par quatre, prête à bondir).
Encore un samedi de manifestation émaillé de violences disproportionnées de la police (voir Davduf).
Ce qui me gêne le plus est l'esprit dans lequel c'est fait : le comportement de la police française (mépris des manifestants, insultes, humiliations, arrestations préventives, violences gratuites afin d'intimider, ciblage des cadres et, particulièrement dégueulasse, des infirmiers) rappelle de plus en plus les juntes sud-américaines, où la police est au service du pouvoir plus que du pays (la tactique des politiciens est évidemment de prétendre confondre les deux, mais on n'est pas obligé de s'y laisser prendre. Même les policiers ont un cerveau, non ?).
Même Zemmour, qui répète pourtant que la répression ne le choque pas principe, interroge un syndicaliste policier sur le deus poids-deux mesures que subissent les Gilets jaunes ... et celui-ci ne répond pas.
Les policiers français s'en rendent-ils compte ou sont-ils trop bêtes (ou trop lâches) ?
Car les policiers ont encore la ressource de se plaindre à leurs syndicats, même si ceux-ci sont achetés par des élections truquées. Et, d'après ce que j'ai entendu, à part quelques rares exceptions, les syndicalistes policiers sont parmi les plus abrutis pour dire que, non, ils ne voient aucun problème.
D'ailleurs, ce n'est pas le seul point où la France ressemble à une junte sud-américaine : culte de la personnalité, médias en extase, complot des gros capitalistes, discours-fleuves ...
Et la milice qui passe quatre par quatre, armée jusqu'aux dents, prête à bondir :
Ce qui me gêne le plus est l'esprit dans lequel c'est fait : le comportement de la police française (mépris des manifestants, insultes, humiliations, arrestations préventives, violences gratuites afin d'intimider, ciblage des cadres et, particulièrement dégueulasse, des infirmiers) rappelle de plus en plus les juntes sud-américaines, où la police est au service du pouvoir plus que du pays (la tactique des politiciens est évidemment de prétendre confondre les deux, mais on n'est pas obligé de s'y laisser prendre. Même les policiers ont un cerveau, non ?).
Même Zemmour, qui répète pourtant que la répression ne le choque pas principe, interroge un syndicaliste policier sur le deus poids-deux mesures que subissent les Gilets jaunes ... et celui-ci ne répond pas.
Les policiers français s'en rendent-ils compte ou sont-ils trop bêtes (ou trop lâches) ?
Car les policiers ont encore la ressource de se plaindre à leurs syndicats, même si ceux-ci sont achetés par des élections truquées. Et, d'après ce que j'ai entendu, à part quelques rares exceptions, les syndicalistes policiers sont parmi les plus abrutis pour dire que, non, ils ne voient aucun problème.
D'ailleurs, ce n'est pas le seul point où la France ressemble à une junte sud-américaine : culte de la personnalité, médias en extase, complot des gros capitalistes, discours-fleuves ...
Et la milice qui passe quatre par quatre, armée jusqu'aux dents, prête à bondir :
Libellés :
dictature Macron,
Général Alcazar,
Gilets jaunes,
violences policières
lundi, mars 25, 2019
Répression policière et macronisme
Contrairement aux gauchistes, je ne suis pas opposé à la répression policière par principe (1).
Mais, dans le cas des Gilets jaunes, deux choses me gênent beaucoup :
1) Le choix de la répression est destiné non pas à faire cesser des troubles mais à faire cesser une contestation politique légitime (je rappelle que s’opposer au gouvernement, y compris par des manifestations, est un droit fondamental, peut-être le plus important). Autrement dit, dans le contexte politique actuel (2), c’est un choix dictatorial.
2) Le comportement de la police française (au sens large, on peut y mettre les gendarmes) est déshonorant. On a des centaines de videos de violences gratuites (3), de sadisme, d’impolitesse, de perte de sang-froid. Ca ressemble plus à la police d’une république bananière du tiers monde (logique, puisque c’est ce que nous sommes devenus) qu’à la police d’une démocratie occidentale civilisée. Un policier américain, pour toute la caricature qu’on en fait en France, s’adresserait à un citoyen aussi impoliment que la plupart de nos pandores, il serait viré séance tenante.
Mon point de vue est très simple : force doit rester à la loi, encore faut-il que la loi soit légitime.
Nous sommes, une fois de plus, en plein divorce entre légalité et légitimité.
Et la source de ce divorce est bien connue : la classe dirigeante, qui vote les lois, a fait sécession et trahi ses devoirs.
*****************
(1) : la répression judiciaire me gêne beaucoup plus par principe. Car la police peut arguer de la nécessité urgente de faire cesser des troubles à l’ordre public, tandis que la justice a tout le temps de juger le plus sereinement possible.
(2) : il faut tenir compte des circonstances. Les Gilets jaunes seraient sécessionnistes ou radicaux, je pourrais comprendre la répression. Ce n’est pas la même chose de souhaiter une autre politique pour notre pays et de souhaiter que notre pays disparaisse. Le deux poids-deux mesures Gilets jaunes – racaille de banlieue, où le choix de l’Etat est à l’inverse de ce qui est sain pour le pays, augmente considérablement le coté tyrannique de la politique choisie.
(3) : évidemment, toutes ne le sont pas. J'ai bien conscience que le maintien de l'ordre n'est pas un chemin semé de roses.
Mais, dans le cas des Gilets jaunes, deux choses me gênent beaucoup :
1) Le choix de la répression est destiné non pas à faire cesser des troubles mais à faire cesser une contestation politique légitime (je rappelle que s’opposer au gouvernement, y compris par des manifestations, est un droit fondamental, peut-être le plus important). Autrement dit, dans le contexte politique actuel (2), c’est un choix dictatorial.
2) Le comportement de la police française (au sens large, on peut y mettre les gendarmes) est déshonorant. On a des centaines de videos de violences gratuites (3), de sadisme, d’impolitesse, de perte de sang-froid. Ca ressemble plus à la police d’une république bananière du tiers monde (logique, puisque c’est ce que nous sommes devenus) qu’à la police d’une démocratie occidentale civilisée. Un policier américain, pour toute la caricature qu’on en fait en France, s’adresserait à un citoyen aussi impoliment que la plupart de nos pandores, il serait viré séance tenante.
Mon point de vue est très simple : force doit rester à la loi, encore faut-il que la loi soit légitime.
Nous sommes, une fois de plus, en plein divorce entre légalité et légitimité.
Et la source de ce divorce est bien connue : la classe dirigeante, qui vote les lois, a fait sécession et trahi ses devoirs.
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(1) : la répression judiciaire me gêne beaucoup plus par principe. Car la police peut arguer de la nécessité urgente de faire cesser des troubles à l’ordre public, tandis que la justice a tout le temps de juger le plus sereinement possible.
(2) : il faut tenir compte des circonstances. Les Gilets jaunes seraient sécessionnistes ou radicaux, je pourrais comprendre la répression. Ce n’est pas la même chose de souhaiter une autre politique pour notre pays et de souhaiter que notre pays disparaisse. Le deux poids-deux mesures Gilets jaunes – racaille de banlieue, où le choix de l’Etat est à l’inverse de ce qui est sain pour le pays, augmente considérablement le coté tyrannique de la politique choisie.
(3) : évidemment, toutes ne le sont pas. J'ai bien conscience que le maintien de l'ordre n'est pas un chemin semé de roses.
dimanche, mars 17, 2019
Z comme Zéro
Je suis tombé sur ça :
Slogan qui signe le Gilet jaune des ronds-points comme l'addiction au pâté de porc Hénaff signe le musulman pratiquant.
N'importe qui doté d'un minimum d'intelligence et de culture politique (mais ça devient de plus en plus rare) a bien compris d'où vient la prétendue « violence des Gilets jaunes ».
C'est un mélange de provocations policières (il y a quelques videos de policiers cassant, rien de nouveau : ça se faisait dans les manifestations des années 70), de violences des gauchistes blacks blocks, qui, sociologiquement et politiquement, n'ont rien à voir avec les Gilets jaunes, et qu'on laisse sciemment dégénérer (quelques témoignages de CRS qui ont l'ordre de ne pas intervenir) et d'authentiques Gilets jaunes qui se joignent à la castagne parce qu'ils sont cons et que c'est rigolo de casser.
Dans une démocratie, le pouvoir est responsable de toutes les violences, car il a charge de protéger tout le monde lors d'une manifestation, y compris les opposants, y compris les passants. Et les moyens existent. On en revient au départ : s'ils ne sont pas mis en oeuvre, c'est par volonté délibérée de provocation.
Pourrir les manifestations d'opposants est un classique des dictatures.
La provocation du pouvoir est d'ailleurs le sujet du film Z, sorti en 1969, 8 ans avant la naissance d'Emmanuel Macron (comme quoi, ici comme ailleurs, cet abruti n'a vraiment rien inventé). Un petit extrait du l'article Wikipedia, juste pour vous rassurer, puisqu'il n'a aucune résonance macronienne :
Le sujet du film est le passage de la démocratie à un régime autoritaire de type dictatorial, au travers notamment des rapports entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.
Notons (pour finir de vous rassurer) que le pouvoir des colonels s'est servi du bordel qu'il avait lui-même créé comme prétexte à établir la dictature en Grèce de 1967 à 1974 (mais, comme beaucoup de dictatures de droite, et contrairement aux dictatures de gauche - ce qu'est la dictature Macron, il a abandonné le pouvoir sans trop s'accrocher).
Il faut être très con ou de mauvaise foi (quand on est les deux à la fois, on est journaliste) pour ne pas le comprendre.
Bien sûr, je vais encore avoir des gens, parce qu'au fond c'est leur intérêt et que c'est leur seul moteur, qui vont me dire que j'exagère, que je me fais des films ... Laissons les cons où ils sont, ils retiennent l'histoire d'avancer mais c'est rare qu'ils la fassent (1830 ? 1848 ? 1871 ? Ce n'est même pas sûr qu'ils aient fait autre chose que ralentir de quelques mois ou années des mouvements inéluctables).
Les dictatures trouvent toujours des gens « raisonnables » pour soutenir que ce n'est pas une dictature et que, d'ailleurs, les mesures violentes sont nécessaires (sans même voir la contradiction entre les deux propositions). Sinon, il n'y aurait jamais de dictature.
Ces gens sont des zéros, qui riment avec salauds.
Au fond, tous les Français sont renvoyés à leur conscience avec une question : est-il admissible que des manifestations d'opposition politique fassent dans notre pays 214 blessures à la tête, 22 éborgnés, 5 mains arrachées et plus de 4 000 arrestations ?
Si vous répondez positivement, vous devriez vous interroger très sérieusement sur vos valeurs.
**************
Maintenant, les Gilets jaunes sont coincés : s'ils arrêtent de manifester pour ne pas donner prétexte à violences, ça arrange le pouvoir. S'ils manifestent, ils donnent l'occasion au pouvoir d'organiser les provocations et de rallier les abrutis du parti de l'ordre.
Le choix du pourrissement est un choix éminemment politique d'Emmanuel Macron. Avait-il d'ailleurs vraiment le choix ? La seule vraie mesure susceptible de désamorcer cette crise est sa démission (revendication tout à fait légitime, vu les conditions de son élection). Le sacrifice par patriotisme, c'est pas trop le genre de la maison.
Les Gilets jaunes ont très bien commencé : les gilets et les ronds-points, c'était génial. Ils doivent de nouveau faire preuve d'autant d'imagination. pas facile. Mais bon, être moins con qu'un énarque, ce n'est pas insurmontable.
Slogan qui signe le Gilet jaune des ronds-points comme l'addiction au pâté de porc Hénaff signe le musulman pratiquant.
N'importe qui doté d'un minimum d'intelligence et de culture politique (mais ça devient de plus en plus rare) a bien compris d'où vient la prétendue « violence des Gilets jaunes ».
C'est un mélange de provocations policières (il y a quelques videos de policiers cassant, rien de nouveau : ça se faisait dans les manifestations des années 70), de violences des gauchistes blacks blocks, qui, sociologiquement et politiquement, n'ont rien à voir avec les Gilets jaunes, et qu'on laisse sciemment dégénérer (quelques témoignages de CRS qui ont l'ordre de ne pas intervenir) et d'authentiques Gilets jaunes qui se joignent à la castagne parce qu'ils sont cons et que c'est rigolo de casser.
Dans une démocratie, le pouvoir est responsable de toutes les violences, car il a charge de protéger tout le monde lors d'une manifestation, y compris les opposants, y compris les passants. Et les moyens existent. On en revient au départ : s'ils ne sont pas mis en oeuvre, c'est par volonté délibérée de provocation.
Pourrir les manifestations d'opposants est un classique des dictatures.
La provocation du pouvoir est d'ailleurs le sujet du film Z, sorti en 1969, 8 ans avant la naissance d'Emmanuel Macron (comme quoi, ici comme ailleurs, cet abruti n'a vraiment rien inventé). Un petit extrait du l'article Wikipedia, juste pour vous rassurer, puisqu'il n'a aucune résonance macronienne :
Le sujet du film est le passage de la démocratie à un régime autoritaire de type dictatorial, au travers notamment des rapports entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.
Notons (pour finir de vous rassurer) que le pouvoir des colonels s'est servi du bordel qu'il avait lui-même créé comme prétexte à établir la dictature en Grèce de 1967 à 1974 (mais, comme beaucoup de dictatures de droite, et contrairement aux dictatures de gauche - ce qu'est la dictature Macron, il a abandonné le pouvoir sans trop s'accrocher).
Il faut être très con ou de mauvaise foi (quand on est les deux à la fois, on est journaliste) pour ne pas le comprendre.
Bien sûr, je vais encore avoir des gens, parce qu'au fond c'est leur intérêt et que c'est leur seul moteur, qui vont me dire que j'exagère, que je me fais des films ... Laissons les cons où ils sont, ils retiennent l'histoire d'avancer mais c'est rare qu'ils la fassent (1830 ? 1848 ? 1871 ? Ce n'est même pas sûr qu'ils aient fait autre chose que ralentir de quelques mois ou années des mouvements inéluctables).
Les dictatures trouvent toujours des gens « raisonnables » pour soutenir que ce n'est pas une dictature et que, d'ailleurs, les mesures violentes sont nécessaires (sans même voir la contradiction entre les deux propositions). Sinon, il n'y aurait jamais de dictature.
Ces gens sont des zéros, qui riment avec salauds.
Au fond, tous les Français sont renvoyés à leur conscience avec une question : est-il admissible que des manifestations d'opposition politique fassent dans notre pays 214 blessures à la tête, 22 éborgnés, 5 mains arrachées et plus de 4 000 arrestations ?
Si vous répondez positivement, vous devriez vous interroger très sérieusement sur vos valeurs.
**************
Maintenant, les Gilets jaunes sont coincés : s'ils arrêtent de manifester pour ne pas donner prétexte à violences, ça arrange le pouvoir. S'ils manifestent, ils donnent l'occasion au pouvoir d'organiser les provocations et de rallier les abrutis du parti de l'ordre.
Le choix du pourrissement est un choix éminemment politique d'Emmanuel Macron. Avait-il d'ailleurs vraiment le choix ? La seule vraie mesure susceptible de désamorcer cette crise est sa démission (revendication tout à fait légitime, vu les conditions de son élection). Le sacrifice par patriotisme, c'est pas trop le genre de la maison.
Les Gilets jaunes ont très bien commencé : les gilets et les ronds-points, c'était génial. Ils doivent de nouveau faire preuve d'autant d'imagination. pas facile. Mais bon, être moins con qu'un énarque, ce n'est pas insurmontable.
Libellés :
dictature Macron,
Gilets jaunes,
violences policières
samedi, mars 16, 2019
Police française : toujours la grande classe que le monde entier nous envie.
C'est dit par une policière qu'on peut supposer jalouse. La grande classe !
On notera quand même le vouvoiement, qui semble devenir rare.
Libellés :
Déshonneur de la police,
violences policières
mardi, février 12, 2019
La violence « gratuite » des policiers : une inquiétante dérive milicienne
Rappelons une vérité élémentaire (que beaucoup autour de moi semblent avoir oubliée) : la mission théorique de la police n’est pas de défendre un pouvoir, une classe sociale ou une politique.
Dis encore plus précisément : la mission de la police n’est pas de défendre la bourgeoisie contre le peuple (je connais beaucoup de bourgeois que les blessures des Gilets jaunes font bander). Les textes légaux et réglementaires le rappellent sans ambiguïté. Par exemple, un policier doit porter secours à un manifestant blessé. Ces dernières semaines, des policiers blessant des manifestants, on en a vu une fouletitude ; des policiers portant secours, c’est beaucoup plus rare.
La police manque à ses devoirs. Et très gravement.
Et comme, par hasard, la BAC a beaucoup plus tiré au flashball, cet arme qui éborgne, que les unités spécialisées dans le maintien de l’ordre dans la proportion de 3 pour 1 (statistiques officielles).
Quand on connait la composition ethnique des BAC, la conclusion est facile à tirer.
Par exemple, dans cette courte video de violence on ne peut plus gratuite (je rappelle qu’il n’est pas interdit de filmer un policier, même si ça l’emmerde), l’accent du policier est sans ambiguïté (le contraste entre l’accent zyva du policier et celui très versaillais d’une des passantes est même assez comique) :
Zemmour : « les forces de l’ordre se vengent de leurs frustrations banlieusardes sur les Gilets jaunes »
Bon, OK, l’affaire est entendue : les policiers issus de notre riante diversité se font des blancs. Comme le dit PY Rougeyron, la BAC s’est hybridée avec la racaille (comme le gouvernement d'en haut : Mimi Marchand, Benalla, ... C'est le signe des systèmes tyranniques), parce qu’il n’y a que les violents qui vont dans la BAC, les autres policiers font tout ce qu’ils peuvent pour éviter ces unités.
Et on retombe sur le problème politique : comment se fait-il que le pouvoir politique emploie contre les Gilets jaunes ces unités franchement dangereuses dans ce contexte ? Le problème est bien politique : on emploie plus de violence contre des Français honnêtes (GJ arrêtés : casiers vierges) que contre des racailles homologuées (il y a aussi une part de lâcheté : quand Mouloud perd un oeil, ses copains n'ont pas la même réaction que quand c'est Jérôme).
J’entends de cruels crétins contents qu’on tape sur les Gilets jaunes. Je connais aussi des gens qui ont bien compris ce que signifie que des Gilets jaunes prennent plus lourd pour des manifestations interdites que des violeurs.
Pourquoi tout ça ? C’est simple : parce qu’à l’inverse de ce que j’écris au début de ce billet sur la police théorique, la police de 2019 est devenue une police politique : elle défend un pouvoir, une certaine ligne politique, et non l’ordre du pays (pour être juste, cette dérive a commencé sous Nicolas Sarkozy. Patrick Buisson s'en vante dans La cause du peuple). C’est ce qu’on appelle couramment une milice.
J’espère que Macron et Castaner auront à en répondre en Haute Cour.
Dis encore plus précisément : la mission de la police n’est pas de défendre la bourgeoisie contre le peuple (je connais beaucoup de bourgeois que les blessures des Gilets jaunes font bander). Les textes légaux et réglementaires le rappellent sans ambiguïté. Par exemple, un policier doit porter secours à un manifestant blessé. Ces dernières semaines, des policiers blessant des manifestants, on en a vu une fouletitude ; des policiers portant secours, c’est beaucoup plus rare.
La police manque à ses devoirs. Et très gravement.
Et comme, par hasard, la BAC a beaucoup plus tiré au flashball, cet arme qui éborgne, que les unités spécialisées dans le maintien de l’ordre dans la proportion de 3 pour 1 (statistiques officielles).
Quand on connait la composition ethnique des BAC, la conclusion est facile à tirer.
Par exemple, dans cette courte video de violence on ne peut plus gratuite (je rappelle qu’il n’est pas interdit de filmer un policier, même si ça l’emmerde), l’accent du policier est sans ambiguïté (le contraste entre l’accent zyva du policier et celui très versaillais d’une des passantes est même assez comique) :
— Soeur Foune (@SoeurFoune) February 10, 2019
Zemmour : « les forces de l’ordre se vengent de leurs frustrations banlieusardes sur les Gilets jaunes »
Bon, OK, l’affaire est entendue : les policiers issus de notre riante diversité se font des blancs. Comme le dit PY Rougeyron, la BAC s’est hybridée avec la racaille (comme le gouvernement d'en haut : Mimi Marchand, Benalla, ... C'est le signe des systèmes tyranniques), parce qu’il n’y a que les violents qui vont dans la BAC, les autres policiers font tout ce qu’ils peuvent pour éviter ces unités.
Et on retombe sur le problème politique : comment se fait-il que le pouvoir politique emploie contre les Gilets jaunes ces unités franchement dangereuses dans ce contexte ? Le problème est bien politique : on emploie plus de violence contre des Français honnêtes (GJ arrêtés : casiers vierges) que contre des racailles homologuées (il y a aussi une part de lâcheté : quand Mouloud perd un oeil, ses copains n'ont pas la même réaction que quand c'est Jérôme).
J’entends de cruels crétins contents qu’on tape sur les Gilets jaunes. Je connais aussi des gens qui ont bien compris ce que signifie que des Gilets jaunes prennent plus lourd pour des manifestations interdites que des violeurs.
Pourquoi tout ça ? C’est simple : parce qu’à l’inverse de ce que j’écris au début de ce billet sur la police théorique, la police de 2019 est devenue une police politique : elle défend un pouvoir, une certaine ligne politique, et non l’ordre du pays (pour être juste, cette dérive a commencé sous Nicolas Sarkozy. Patrick Buisson s'en vante dans La cause du peuple). C’est ce qu’on appelle couramment une milice.
J’espère que Macron et Castaner auront à en répondre en Haute Cour.
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samedi, février 09, 2019
jeudi, février 07, 2019
Le gouvernement prisonnier de la police
Puisque le gouvernement Macron, ayant consciencieusement détruit son peu de légitimité, n'a plus que la répression pour se maintenir au pouvoir, il est obligé de céder aux trois outils de cette répression : police, justice, médias.
Pourquoi le gouvernement refuse d'entendre parler de violences policières | Slate.fr
Alors, évidemment, les Gilets jaunes qui espèrent que la police change de camp, ils croient au père Noël. Le courage moral n'est pas la qualité principale des policiers. En aout 1944, quand la police a-t-elle changé de camp ? Une semaine avant la Libération (néanmoins, il y a eu auparavant des actes de courage individuels indéniables). D'accord, ils sont surveillés comme le lait sur le feu, ce qui ne facilite pas la révolte. Mais quand même.
Bref, ce jeu de « Je te tiens, tu me tiens » est déshonorant pour les deux parties. Il est vrai que, dans la France d'en haut, l'honneur, ça fait longtemps qu'on a oublié ce que c'était.
Pourquoi le gouvernement refuse d'entendre parler de violences policières | Slate.fr
Alors, évidemment, les Gilets jaunes qui espèrent que la police change de camp, ils croient au père Noël. Le courage moral n'est pas la qualité principale des policiers. En aout 1944, quand la police a-t-elle changé de camp ? Une semaine avant la Libération (néanmoins, il y a eu auparavant des actes de courage individuels indéniables). D'accord, ils sont surveillés comme le lait sur le feu, ce qui ne facilite pas la révolte. Mais quand même.
Bref, ce jeu de « Je te tiens, tu me tiens » est déshonorant pour les deux parties. Il est vrai que, dans la France d'en haut, l'honneur, ça fait longtemps qu'on a oublié ce que c'était.
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Zemmour : « les forces de l’ordre se vengent de leurs frustrations banlieusardes sur les Gilets jaunes »
Zemmour : « les forces de l’ordre se vengent de leurs frustrations banlieusardes sur les Gilets jaunes »
Zemmour ne dit pas que, sur beaucoup de videos, on entend distinctement l'accent zyva (et même une exclamation en arabe. On n'a pas encore entendu « Allah akbar » mais ça n'a rien d'impossible) des policiers des BAC qui se déchainent sur les Gilets jaunes.
De là à penser qu'il éprouvent une compensation par rapport à leur mission habituelle vis-à-vis de leurs « frères » de banlieue, et même un plaisir à tirer sur des blancs, il n'y a qu'un pas, que je franchis sans hésiter.
Absolument rien de nouveau sous le soleil.
Marx disait déjà que le lumpenproletariat avait pour mission de protéger la bourgeoisie du proletariat. La mise en pratique a été très étendue, avec les kapos dans les camps nazis et les socialement proches (expression délicieuse) au goulag.
Après, certains s'étonnent que j'ai la rage contre les électeurs de Macron et trouvent que j'en fais trop. Qu'ils assument.
Ma responsabilité est de ne pas avoir été capable d'arrêter l'élection de Macron, ce n'est qu'un 40 millionième de responsabilité.
Le seul bémol que je veux bien apporter, c'est que Macron arrive au bout d'un système dont la responsabilité est aussi sur ses prédécesseurs. Mais est-ce vraiment une excuse ?
Zemmour ne dit pas que, sur beaucoup de videos, on entend distinctement l'accent zyva (et même une exclamation en arabe. On n'a pas encore entendu « Allah akbar » mais ça n'a rien d'impossible) des policiers des BAC qui se déchainent sur les Gilets jaunes.
De là à penser qu'il éprouvent une compensation par rapport à leur mission habituelle vis-à-vis de leurs « frères » de banlieue, et même un plaisir à tirer sur des blancs, il n'y a qu'un pas, que je franchis sans hésiter.
Absolument rien de nouveau sous le soleil.
Marx disait déjà que le lumpenproletariat avait pour mission de protéger la bourgeoisie du proletariat. La mise en pratique a été très étendue, avec les kapos dans les camps nazis et les socialement proches (expression délicieuse) au goulag.
Après, certains s'étonnent que j'ai la rage contre les électeurs de Macron et trouvent que j'en fais trop. Qu'ils assument.
Ma responsabilité est de ne pas avoir été capable d'arrêter l'élection de Macron, ce n'est qu'un 40 millionième de responsabilité.
Le seul bémol que je veux bien apporter, c'est que Macron arrive au bout d'un système dont la responsabilité est aussi sur ses prédécesseurs. Mais est-ce vraiment une excuse ?
jeudi, janvier 31, 2019
Racaille-Gilets jaunes : deux poids-une mesure
Des gens, pas très fins ou de mauvaise foi, trouvent que les pro-GJ sont soudain bien chatouilleux sur les méthodes de la police et les libertés publiques et qu’ils ne le sont pas autant concernant les interventions de la police dans les banlieues islamisées.
Je pourrais me contenter d’en rire. Je vais répondre :
1) Les problèmes soulevés ont ce point commun de tous les deux résulter de décisions politiques. Si la police est violente dans les banlieues, c’est à cause du choix politique de laisser la situation pourrir en n’endiguant pas l’immigration (c’est le moins qu’on puisse dire). Si la police est violente contre les GJ, c’est le choix politique de l’escalade du gouvernement Macron.
2) Les deux questions sont très différentes. La police use de la violence dans les banlieues pour réprimer la délinquance. La police use de la violence contre les GJ pour réprimer une protestation politique, on n’a pas fait autant de politique en France que les Gilets jaunes depuis trente ans. La légitimité de l’intervention policière n’est pas du tout la même.
3) Ce dernier point va faire beaucoup plus polémique. Les Gilets jaunes font partie du peuple français, ils manifestent en chantant la Marseillaise. Les délinquants de banlieue ne sont français que de papiers et si leur comportement porte un message politique, c’est celui de la sécession. La délinquance en banlieue est donc une attaque contre la France, pas les Gilets jaunes.
(1) et (2) justifient à mes yeux bien des différences de traitement entre les banlieues et les Gilets jaunes.
On peut regretter le comportement généralement peu respectueux (c’est le moins qu’on puisse dire) et peu aimable (rien ne justifie qu’un policier s’adresse à une passante en lui criant « Dégage, vieille truie ! ») de la police française. C’est en partie culturel : la police française a toujours été au service du pouvoir et non de la société. Mais, comme signalé en (1), c’est aussi en partie le fruit de décisions politiques et ce sont celles-ci qu’il faut remettre en cause.
Le comique de l’histoire est que, si les Gilets jaunes étaient écoutés, la police aurait nettement moins besoin d’être violente en banlieue.
Je pourrais me contenter d’en rire. Je vais répondre :
1) Les problèmes soulevés ont ce point commun de tous les deux résulter de décisions politiques. Si la police est violente dans les banlieues, c’est à cause du choix politique de laisser la situation pourrir en n’endiguant pas l’immigration (c’est le moins qu’on puisse dire). Si la police est violente contre les GJ, c’est le choix politique de l’escalade du gouvernement Macron.
2) Les deux questions sont très différentes. La police use de la violence dans les banlieues pour réprimer la délinquance. La police use de la violence contre les GJ pour réprimer une protestation politique, on n’a pas fait autant de politique en France que les Gilets jaunes depuis trente ans. La légitimité de l’intervention policière n’est pas du tout la même.
3) Ce dernier point va faire beaucoup plus polémique. Les Gilets jaunes font partie du peuple français, ils manifestent en chantant la Marseillaise. Les délinquants de banlieue ne sont français que de papiers et si leur comportement porte un message politique, c’est celui de la sécession. La délinquance en banlieue est donc une attaque contre la France, pas les Gilets jaunes.
(1) et (2) justifient à mes yeux bien des différences de traitement entre les banlieues et les Gilets jaunes.
On peut regretter le comportement généralement peu respectueux (c’est le moins qu’on puisse dire) et peu aimable (rien ne justifie qu’un policier s’adresse à une passante en lui criant « Dégage, vieille truie ! ») de la police française. C’est en partie culturel : la police française a toujours été au service du pouvoir et non de la société. Mais, comme signalé en (1), c’est aussi en partie le fruit de décisions politiques et ce sont celles-ci qu’il faut remettre en cause.
Le comique de l’histoire est que, si les Gilets jaunes étaient écoutés, la police aurait nettement moins besoin d’être violente en banlieue.
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vendredi, janvier 18, 2019
Violence et Gilets jaunes (6) : les policiers n’aiment pas les téléphones
Ce n’est pas très grave, mais ça témoigne d’un état d’esprit. C’est dans les dictatures que les policiers sont gênés d’être filmés en action.
J’insiste sur les violences policières pour deux raisons :
1) elles témoignent d’un recul gravissime de l’esprit démocratique. En démocratie, les opposants ne sont pas des ennemis.
2) c’est de bonne tactique. Elles dévoilent le pouvoir macronien dans sa vérité. Elles mettent à nu son manque de légitimité et son obligation d’utiliser la violence pour se maintenir.
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Violence et Gilets jaunes (5)
Voilà qui confirme : les violences policières sont une politique voulue par le pouvoir macronien.
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jeudi, janvier 17, 2019
Quand z’y va fait la police chez les Gilets jaunes
Vous remarquerez l’accent des policiers.
C’est la benallisation de la police. Les racailles d’en haut utilisent les racailles d’en bas entrées dans la police pour taper sur les Français.
C’est la benallisation de la police. Les racailles d’en haut utilisent les racailles d’en bas entrées dans la police pour taper sur les Français.
lundi, janvier 14, 2019
Violence et Gilets jaunes (4)
Une video très intéressante :
Si Charles Gave a raison, nous ne sommes pas au bout de nos peines, ni à la fin des Gilets jaunes :
Présidence Macron : les ennuis ne font que commencer
Et ça ne va pas être facile de trouver une issue, par manque de relais :
Journaliste, viens voir la vie en vrai. Pourquoi la plupart des gens n'aiment pas la plupart des médias.
#Bordeaux Un homme vient de recevoir un tir de flashball à la tête.#GiletsJaunes #ActeIX #Acte9 #12janvier #12janvier2019 pic.twitter.com/jcJfCxkXN2— Stéphanie Roy (@Steph_Roy_) 12 janvier 2019
Si Charles Gave a raison, nous ne sommes pas au bout de nos peines, ni à la fin des Gilets jaunes :
Présidence Macron : les ennuis ne font que commencer
Et ça ne va pas être facile de trouver une issue, par manque de relais :
Journaliste, viens voir la vie en vrai. Pourquoi la plupart des gens n'aiment pas la plupart des médias.
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dimanche, janvier 13, 2019
Le sparadrap de Macron
Gilets jaunes : éclats de grenades, brûlures, membres arrachés… retour sur 82 blessures graves
GILETS JAUNES : LA JUSTICE EST LÀ POUR RENDRE LA JUSTICE. PAS POUR RÉTABLIR L’ORDRE Nous sommes dans une pure lutte de pouvoir et Macron évite la seule solution légitime pour la trancher : le retour devant le peuple (référendum, démission ou dissolution, tournant style 1983 à l'envers). Il est beau, le nouveau monde. Dans l'ancien monde, cette politique portait un nom : la tyrannie.
Je pense que la répression politique actuelle aura la peau de Macron, je ne vois pas un tyran se maintenir longtemps. Sa victoire me paraît très momentanée.
Il va y avoir des procès, des appels, des cagnottes et des pétitions, des cas vont remonter jusqu’à la CEDH et la France va être condamnée. Le feuilleton va traîner des mois, des années, ça va poursuivre Macron comme le sparadrap du capitaine Haddock. Cela va complètement le pourrir.
Objection (et motif d'inquiétude) : la Grèce. Après leur révolte infructueuse, les Grecs sont complètement désespérés et anesthésiés.
Ca, c'est plus marrant :
que ça :
GILETS JAUNES : LA JUSTICE EST LÀ POUR RENDRE LA JUSTICE. PAS POUR RÉTABLIR L’ORDRE Nous sommes dans une pure lutte de pouvoir et Macron évite la seule solution légitime pour la trancher : le retour devant le peuple (référendum, démission ou dissolution, tournant style 1983 à l'envers). Il est beau, le nouveau monde. Dans l'ancien monde, cette politique portait un nom : la tyrannie.
Je pense que la répression politique actuelle aura la peau de Macron, je ne vois pas un tyran se maintenir longtemps. Sa victoire me paraît très momentanée.
Il va y avoir des procès, des appels, des cagnottes et des pétitions, des cas vont remonter jusqu’à la CEDH et la France va être condamnée. Le feuilleton va traîner des mois, des années, ça va poursuivre Macron comme le sparadrap du capitaine Haddock. Cela va complètement le pourrir.
Objection (et motif d'inquiétude) : la Grèce. Après leur révolte infructueuse, les Grecs sont complètement désespérés et anesthésiés.
Ca, c'est plus marrant :
que ça :
Violence et Gilets jaunes (3)
Les Gilets jaunes ont été en partie récupérés, puisqu’on est passé d’une révolte anti-fiscale « Qu’est-ce que vous faites de notre argent ? » à une demande socialiste de plus d’impôts « Rétablissez l'ISF ». Brillante récupération des gauchistes (certes très aidés par les merdias et le gouvernement). Il faut saluer ce brillant travail d’artiste.
Je ne suis pas Gilet jaune puisque je vis en région parisienne (dans ma province natale, j’aurais fait un tour sur le rond-point GJ -je me suis renseigné, il y en a un- depuis longtemps).
La sociologie des GJ telle qu’elle émerge est particulière : très peu de cadres, peu d’ouvriers, un quart de retraités, beaucoup de commerçants, d’employés et d’artisans (autant pour ceux qui y voient un ramassis de fainéants et de jaloux) ; globalement, des gens peu politisés. Ce qui explique qu’ils soient sortis spontanément des modes d’action habituels.
Maintenant que la représentation médiatique des GJ a été détournée vers un gauchisme classique qui arrange beaucoup la France d’en haut (les rouges meilleurs alliés de la haute bourgeoisie, c’est aussi un grand classique. La demande d’autorité anti-fiscale des GJ initiaux -ils voulaient que les politiciens fassent comme des grands leur boulot rigoureusement, sans se jeter dans des dépenses superflues comme l'immigration- était bien plus gênante pour le Système), les GJ vont devoir reprendre la main. Je ne sais pas comment.
Peut-être que la répression politique va changer la donne.
La politique est, en dehors des rares périodes d’accélération (nous n’y sommes pas encore) un phénomène à infusion lente (c’est pourquoi il est totalement inutile de s’informer en continu). Il y a deux ans, Zemmour et quelques autres (dont je m'enorgueillis d'être) vous avaient prédit que l’élection par le bloc bourgeois minoritaire, au terme d’une campagne électorale vicieuse, d’Emmanuel Macron, provoquerait des catastrophes : en ce moment, se déroule d’une certaine manière le débat politique qui a été évité lors de la campagne.
Voilà, mais il a fallu attendre deux ans.
Il se peut que la répression politique, qui ne fait pas la une des journaux complices, soit sur le long terme une conséquence déterminante du mouvement des GJ. C’est ce que ne comprend pas Emmanuel Macron (il a l’expérience du pouvoir mais pas de la politique. Encore une fois bravo, les génies qui l’ont élu) : les moyens de la victoire, ça compte, en politique.
Il a remporté la victoire électorale par des moyens vicieux (et aux yeux de tous, sauf de quelques imbéciles), ça lui retombe sur la tronche. Aujourd’hui, il se maintient au pouvoir par un moyen illégitime, la répression (la répression est légitime une fois la solution politique trouvée, pas pour l’éviter). Il est probable que cela lui retombera sur la tronche d’une manière ou d’une autre.
Christophe Boutin dans Atlantico :
Après le succès de leur Acte 9, les Gilets jaunes face au défi du succès politique
*********
Remontent en effet à la surface, passant des réseaux sociaux aux titres de la grande presse, des questions sur les modalités de l’action répressive engagée par le gouvernement à l’encontre du mouvement. Les chiffres qui commencent à apparaître tendraient en effet à montrer que la violence des manifestants n’a pas été ce que l’on en a dit, tant en termes de dégradations commises que de blessés parmi les forces de l’ordre. Selon les chiffres de la gendarmerie par exemple, les manifestations de Gilets jaunes ont occasionné moins de 5% de ses blessés annuels en 2018 (335 sur 7.453) – et encore faudrait-il faire la part ici d’éléments extérieurs au mouvement venus « casser du flic ». Or, en face, le bilan est particulièrement lourd, avec sans doute plus de 1.500 blessés, dont 83 gravement – la perte d’un oeil par exemple –, des blessures graves essentiellement causées par les lanceurs de balles de défense (LBD) type Flash-ball.
Autant il est absolument nécessaire de punir toute agression des forces de l’ordre dans l’exercice de leur mission, autant il importe que ces dernières restent dans une riposte graduée qui tienne compte, comme le prévoient les textes, des « conditions de stricte proportionnalité et nécessité », comme des consignes d’usage des armes qui leur sont confiées.Et il est certain que les Gilets jaunes, bien sur, mais aussi les ONG de défense des droits de l’homme, ou le Défenseur des droits, auront bientôt leur mot à dire… ce qui pourrait bien in fine se retourner contre les forces de sécurité, en interdisant ou limitant l’usage d’armes qui sont pourtant nécessaires dans certaines circonstances,restant l’ultime recours avant l’usage d’armes létales.
Mais cette polémique qui naît sur le volet physique de la répression ne sera pas la seule qu’aura à affronter le gouvernement. L’autre question qui se fait de moins en moins sous-jacente porte cette fois sur la répression pénale du mouvement – une répression, disons le tout de suite, faite sur la base de textes légaux, à la suite de procédures légales et avec des peines légalement prononcées. Quoi qu’il en soit, et plus à Paris qu’en province si l’on en croit les quelques éléments statistiques fournis, certains juges semblent avoir eu et la main un peu forte, et fort peu de considération pour les prévenus qu’ils avaient devant eux. On les connaissait pourtant beaucoup plus amènes avec d’autres types de délinquants, qui repartent des prétoires libres et le sourire aux lèvres vers une nième récidive sans que cela semble troubler le sommeil de nos chats-fourrés.
Or ces deux questions conduisent à un même sentiment d’injustice. S’il n’est pas répréhensible en soi, et même souhaitable, que Justice et Police usent de poids et mesures différents selon les cas auxquels ils sont confrontés – c’est l’application du principe d’égalité, qui veut que l’on traite inégalement les situations inégales -, les critères retenus (ou supposés tels par ceux qui évoquent des disparités) finissent par faire perdre à une partie de la population toute confiance en ces services régaliens. On mesure ici la déstabilisation de la société qui peut en résulter et combien, à trop jouer sur ce volet répressif dans les semaines qui viennent, le gouvernement pourrait bien causer des dommages difficilement réparables.Et l’on mesure l’ampleur de la tache qui est la sienne pour restaurer cette confiance dans les semaines qui viennent. *********
Mon commentaire : « sentiment d’injustice ». Depuis le début, je pense que c’est le moteur des Gilets jaunes, bien plus qu’une revendication quelconque Ah, ils sont beaux, les connards bourgeois, versaillais ou autres (s’il pouvait n’y avoir de cons qu’à Versailles, la vie serait un paradis), qui disent « Qu’ils fassent charger les chevaux, tant pis s’il y a des morts ». Ils ne valent pas mieux que leurs ancêtres du XIXème siècle dont l’aristocrate Tocqueville disait que c’était la classe la plus féroce (je me marre comme une baleine de voir les gauchos libertaires vieux soixante-huitards ne pas être les derniers dans l’appel aux CRS).
En attendant, les policiers se ridiculisent :
Seulement, aujourd’hui, il n’y a pas (contrairement au siècle de Tocqueville) les chrétiens sociaux pour leur expliquer qu’il serait peut-être intelligent de mettre de l’eau dans leur vin (le vin, grande spécialité chrétienne). Donc ça craint un max. Bravo, les couillons : qui sème le vent … (bon, mais à part ça, c’est sûr que c’était vachement intelligent de voter Macron pour éviter Le Pen. Aucun doute, c’était un sommet de qualité dans l’analyse politique).
Et parce qu’on ne peut pas passer sa vie à tirer la tronche (je connaissais La Bajon, mais là elle est déchainée) :
Et :
Finalement, les Teurons sont encore plus fous que nous:
Allemagne : Anna épouse un migrant pakistanais pour empêcher son expulsion, le mariage tourne au cauchemar
*********
Anna épouse un jeune homme du Pakistan pour empêcher son renvoi. Mais le mariage fictif s’avère être un cauchemar. Maintenant, elle a elle-même besoin d’aide.
La copine d’Anna déclare qu’Abdul a fui les règles islamiques strictes au Pakistan. Mais étonnamment, il les respecte ici.
Si elle devait le faire à nouveau, Anna se marierait encore avec Abdul – et pourtant elle lutte avec sa situation.
Elle suit un traitement psychologique en raison de sa situation.
*********
Je ne suis pas Gilet jaune puisque je vis en région parisienne (dans ma province natale, j’aurais fait un tour sur le rond-point GJ -je me suis renseigné, il y en a un- depuis longtemps).
La sociologie des GJ telle qu’elle émerge est particulière : très peu de cadres, peu d’ouvriers, un quart de retraités, beaucoup de commerçants, d’employés et d’artisans (autant pour ceux qui y voient un ramassis de fainéants et de jaloux) ; globalement, des gens peu politisés. Ce qui explique qu’ils soient sortis spontanément des modes d’action habituels.
Maintenant que la représentation médiatique des GJ a été détournée vers un gauchisme classique qui arrange beaucoup la France d’en haut (les rouges meilleurs alliés de la haute bourgeoisie, c’est aussi un grand classique. La demande d’autorité anti-fiscale des GJ initiaux -ils voulaient que les politiciens fassent comme des grands leur boulot rigoureusement, sans se jeter dans des dépenses superflues comme l'immigration- était bien plus gênante pour le Système), les GJ vont devoir reprendre la main. Je ne sais pas comment.
Peut-être que la répression politique va changer la donne.
La politique est, en dehors des rares périodes d’accélération (nous n’y sommes pas encore) un phénomène à infusion lente (c’est pourquoi il est totalement inutile de s’informer en continu). Il y a deux ans, Zemmour et quelques autres (dont je m'enorgueillis d'être) vous avaient prédit que l’élection par le bloc bourgeois minoritaire, au terme d’une campagne électorale vicieuse, d’Emmanuel Macron, provoquerait des catastrophes : en ce moment, se déroule d’une certaine manière le débat politique qui a été évité lors de la campagne.
Voilà, mais il a fallu attendre deux ans.
Il se peut que la répression politique, qui ne fait pas la une des journaux complices, soit sur le long terme une conséquence déterminante du mouvement des GJ. C’est ce que ne comprend pas Emmanuel Macron (il a l’expérience du pouvoir mais pas de la politique. Encore une fois bravo, les génies qui l’ont élu) : les moyens de la victoire, ça compte, en politique.
Il a remporté la victoire électorale par des moyens vicieux (et aux yeux de tous, sauf de quelques imbéciles), ça lui retombe sur la tronche. Aujourd’hui, il se maintient au pouvoir par un moyen illégitime, la répression (la répression est légitime une fois la solution politique trouvée, pas pour l’éviter). Il est probable que cela lui retombera sur la tronche d’une manière ou d’une autre.
Christophe Boutin dans Atlantico :
Après le succès de leur Acte 9, les Gilets jaunes face au défi du succès politique
*********
Remontent en effet à la surface, passant des réseaux sociaux aux titres de la grande presse, des questions sur les modalités de l’action répressive engagée par le gouvernement à l’encontre du mouvement. Les chiffres qui commencent à apparaître tendraient en effet à montrer que la violence des manifestants n’a pas été ce que l’on en a dit, tant en termes de dégradations commises que de blessés parmi les forces de l’ordre. Selon les chiffres de la gendarmerie par exemple, les manifestations de Gilets jaunes ont occasionné moins de 5% de ses blessés annuels en 2018 (335 sur 7.453) – et encore faudrait-il faire la part ici d’éléments extérieurs au mouvement venus « casser du flic ». Or, en face, le bilan est particulièrement lourd, avec sans doute plus de 1.500 blessés, dont 83 gravement – la perte d’un oeil par exemple –, des blessures graves essentiellement causées par les lanceurs de balles de défense (LBD) type Flash-ball.
Autant il est absolument nécessaire de punir toute agression des forces de l’ordre dans l’exercice de leur mission, autant il importe que ces dernières restent dans une riposte graduée qui tienne compte, comme le prévoient les textes, des « conditions de stricte proportionnalité et nécessité », comme des consignes d’usage des armes qui leur sont confiées.Et il est certain que les Gilets jaunes, bien sur, mais aussi les ONG de défense des droits de l’homme, ou le Défenseur des droits, auront bientôt leur mot à dire… ce qui pourrait bien in fine se retourner contre les forces de sécurité, en interdisant ou limitant l’usage d’armes qui sont pourtant nécessaires dans certaines circonstances,restant l’ultime recours avant l’usage d’armes létales.
Mais cette polémique qui naît sur le volet physique de la répression ne sera pas la seule qu’aura à affronter le gouvernement. L’autre question qui se fait de moins en moins sous-jacente porte cette fois sur la répression pénale du mouvement – une répression, disons le tout de suite, faite sur la base de textes légaux, à la suite de procédures légales et avec des peines légalement prononcées. Quoi qu’il en soit, et plus à Paris qu’en province si l’on en croit les quelques éléments statistiques fournis, certains juges semblent avoir eu et la main un peu forte, et fort peu de considération pour les prévenus qu’ils avaient devant eux. On les connaissait pourtant beaucoup plus amènes avec d’autres types de délinquants, qui repartent des prétoires libres et le sourire aux lèvres vers une nième récidive sans que cela semble troubler le sommeil de nos chats-fourrés.
Or ces deux questions conduisent à un même sentiment d’injustice. S’il n’est pas répréhensible en soi, et même souhaitable, que Justice et Police usent de poids et mesures différents selon les cas auxquels ils sont confrontés – c’est l’application du principe d’égalité, qui veut que l’on traite inégalement les situations inégales -, les critères retenus (ou supposés tels par ceux qui évoquent des disparités) finissent par faire perdre à une partie de la population toute confiance en ces services régaliens. On mesure ici la déstabilisation de la société qui peut en résulter et combien, à trop jouer sur ce volet répressif dans les semaines qui viennent, le gouvernement pourrait bien causer des dommages difficilement réparables.Et l’on mesure l’ampleur de la tache qui est la sienne pour restaurer cette confiance dans les semaines qui viennent. *********
Mon commentaire : « sentiment d’injustice ». Depuis le début, je pense que c’est le moteur des Gilets jaunes, bien plus qu’une revendication quelconque Ah, ils sont beaux, les connards bourgeois, versaillais ou autres (s’il pouvait n’y avoir de cons qu’à Versailles, la vie serait un paradis), qui disent « Qu’ils fassent charger les chevaux, tant pis s’il y a des morts ». Ils ne valent pas mieux que leurs ancêtres du XIXème siècle dont l’aristocrate Tocqueville disait que c’était la classe la plus féroce (je me marre comme une baleine de voir les gauchos libertaires vieux soixante-huitards ne pas être les derniers dans l’appel aux CRS).
En attendant, les policiers se ridiculisent :
Seulement, aujourd’hui, il n’y a pas (contrairement au siècle de Tocqueville) les chrétiens sociaux pour leur expliquer qu’il serait peut-être intelligent de mettre de l’eau dans leur vin (le vin, grande spécialité chrétienne). Donc ça craint un max. Bravo, les couillons : qui sème le vent … (bon, mais à part ça, c’est sûr que c’était vachement intelligent de voter Macron pour éviter Le Pen. Aucun doute, c’était un sommet de qualité dans l’analyse politique).
Et parce qu’on ne peut pas passer sa vie à tirer la tronche (je connaissais La Bajon, mais là elle est déchainée) :
Et :
Finalement, les Teurons sont encore plus fous que nous:
Allemagne : Anna épouse un migrant pakistanais pour empêcher son expulsion, le mariage tourne au cauchemar
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Anna épouse un jeune homme du Pakistan pour empêcher son renvoi. Mais le mariage fictif s’avère être un cauchemar. Maintenant, elle a elle-même besoin d’aide.
La copine d’Anna déclare qu’Abdul a fui les règles islamiques strictes au Pakistan. Mais étonnamment, il les respecte ici.
Si elle devait le faire à nouveau, Anna se marierait encore avec Abdul – et pourtant elle lutte avec sa situation.
Elle suit un traitement psychologique en raison de sa situation.
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violences policières
samedi, janvier 12, 2019
« Dégage vieille truie » : elle est belle, la police française.
Je ne serais absolument pas surpris si ce policier était originaire des fameux quartiers qui font la richesse de la France (je ne parle pas du 16ème arrondissement). Ces gens-là ont je ne sais quoi contre les porcidés.
lundi, décembre 24, 2018
Des policiers attaqués par les Gilets Jaunes ? Euh, c'est qui qu'a commencé ?
Des policiers lâchement attaqués par des Gilets Jaunes ? C'est ainsi que la presse officielle nous a présenté la chose. Quand on voit la séquence un peu plus longuement, il y a de quoi s'interroger :
Je ne suis pas anti-flic et les ai soutenus dans l'affaire Théo, mais ces zozos-là, qui baissent les yeux dans les cités, attaquent à la grenade GLI-F4 des manifestants "gaulois" qui étaient a priori tranquilles, avant de se tirer lâchement à moto. pic.twitter.com/XdZcrB0q3a— Kim Jong Un2⃣2⃣ 1⃣2⃣ (@KimJongUnique) 23 décembre 2018
Ca ressemble vachement à des policiers à moto cons comme des bites (rappel : les flics ne sont pas nos amis. Pas forcément, nos ennemis, mais pas nos amis, puisque amis du pouvoir. Et ce ne sont pas forcément des lumières) qui ont voulu gazer tranquillos des gens qui ne leur demandaient rien et ils se sont faits prendre.
Encore une fois, qu'est-ce que les médias officiels auraient dit si ça venait de chez Poutine !
Bon, Ok, il manque peut-être encore quelques secondes avant pour bien comprendre le contexte, le film est peut-être coupé au bon endroit.
Mais c'est tout de même la merveille d'internet : la fabrique à bobards trouve soudain une opposition, par d'autres bobards quelquefois. On comprend que ça soit la panique chez ceux qui font profession de dispenser une vérité officielle, mais il fallait qu'ils y réfléchissent avant de passer des décennies à manipuler les images à leur profit : une fois qu'on a détruit la confiance pour des petits (et des grands) profits immédiats, on a l'air con de pleurer sur le lait renversé.
Tenez encore une video édifiante sur la police :
La police fera comme d'habitude : elle changera de bord et se proclamera du coté du peuple quand le pouvoir sera tombé, pas avant. La grève de la police parisienne en 1944 ? Rappelez moi la date, j'ai un trou de mémoire. Un an avant la Libération ? Un mois ? Ah, une semaine ...Encore une fois, qu'est-ce que les médias officiels auraient dit si ça venait de chez Poutine !
Bon, Ok, il manque peut-être encore quelques secondes avant pour bien comprendre le contexte, le film est peut-être coupé au bon endroit.
Mais c'est tout de même la merveille d'internet : la fabrique à bobards trouve soudain une opposition, par d'autres bobards quelquefois. On comprend que ça soit la panique chez ceux qui font profession de dispenser une vérité officielle, mais il fallait qu'ils y réfléchissent avant de passer des décennies à manipuler les images à leur profit : une fois qu'on a détruit la confiance pour des petits (et des grands) profits immédiats, on a l'air con de pleurer sur le lait renversé.
Tenez encore une video édifiante sur la police :
Visiblement la prime de servitude ne suffit pas, ils se mettent au vol à l’arraché !— Alexandre GABRIAC (@Gabriac) 23 décembre 2018
Et après ça viendra chialer sur les plateaux TV... #PolicePolitique pic.twitter.com/k73qIv5LNm
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