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lundi, décembre 24, 2018

Des policiers attaqués par les Gilets Jaunes ? Euh, c'est qui qu'a commencé ?

Des policiers lâchement attaqués par des Gilets Jaunes ? C'est ainsi que la presse officielle nous a présenté la chose. Quand on voit la séquence un peu plus longuement, il y a de quoi s'interroger :



Ca ressemble vachement à des policiers à moto cons comme des bites (rappel : les flics ne sont pas nos amis. Pas forcément, nos ennemis, mais pas nos amis, puisque amis du pouvoir. Et ce ne sont pas forcément des lumières) qui ont voulu gazer tranquillos des gens qui ne leur demandaient rien et ils se sont faits prendre.

Encore une fois, qu'est-ce que les médias officiels auraient dit si ça venait de chez Poutine !

Bon, Ok, il manque peut-être encore quelques secondes avant pour bien comprendre le contexte, le film est peut-être coupé au bon endroit.

Mais c'est tout de même la merveille d'internet : la fabrique à bobards trouve soudain une opposition, par d'autres bobards quelquefois. On comprend que ça soit la panique chez ceux qui font profession de dispenser une vérité officielle, mais il fallait qu'ils y réfléchissent avant de passer des décennies à manipuler les images à leur profit : une fois qu'on a détruit la confiance pour des petits (et des grands) profits immédiats, on a l'air con de pleurer sur le lait renversé.

Tenez encore une video édifiante sur la police :






La police fera comme d'habitude : elle changera de bord et se proclamera du coté du peuple quand le pouvoir sera tombé, pas avant. La grève de la police parisienne en 1944 ? Rappelez moi la date, j'ai un trou de mémoire. Un an avant la Libération ? Un mois ? Ah, une semaine ...






mercredi, juin 13, 2018

Propaganda : la fabrique du consentement

Un documentaire passionnant sur la propagande en démocratie :

 

Comme le fait remarquer un des intervenants, la fabrique du consentement est tellement puissante que, même lorsque le marionnettiste explique ses trucs (il n’y a rien de caché, les fondateurs, Bernays et compagnie, ont écrit des tonnes de bouquins), les gens ne peuvent pas s’empêcher de tomber dans le panneau. C’est le même truc que les rires enregistrés sur les émissions comiques : les gens disent les détester, mais quand on fait la comparaison, on s’aperçoit qu’ils préfèrent quand même celles où il y a les rires enregistrés.

Faire une pub « Achetez mon produit, c’est le meilleur », c’est grossier.

Il y a beaucoup plus fin.

Les leaders d’opinion, par exemple. Une profession respectée, les médecins. Si les médecins vous conseillent de faire un solide petit-déjeuner, vous allez les écouter, n’est-ce pas ? Et vous ne saurez jamais que l’étude était financée par un fabricant de bacon (qui a fait fortune). Hé oui, le petit-déjeuner américain bacon and eggs, qui paraît si évident, si traditionnel, est une création marketing des années 20.

L’humour. Les blagues de blondes, c’est spontané, n’est-ce pas ? Il ne vous viendrait pas à l’idée que c’est la création d’un vendeur de teinture noire ? Et pourtant …

Le merveilleux de tout cela, c’est que c’est consenti, non-contraint. Mais est-ce la liberté ?

Vous me direz : « Et si le fabricant de décolorant fait des blagues sur les brunes ? Tout cela s’équilibre ». Non, car la propagande coûte cher et, dans la propagande, il y a une prime au premier. Tout cela favorise outrageusement les puissances établies. Ce n’est pas un hasard si, depuis ces techniques, il n’y a pas eu de révolution (là encore, je n’invente rien, je ne fantasme pas : ce sont les professionnels qui s’en vantent).

La solution est connue, mais hélas hors de portée psychologique de la plupart : débrancher. C’est pourquoi on rationalise, on se raconte des conneries du genre « Oui, mais moi, je filtre » qui font bien rire les professionnels.

Vraiment, les blagues de blondes, vous filtrez en pensant que c'est un coup de marchand de teinture ? Vous vous foutez de ma gueule ? Orwell était moins naïf : quand on écoute Big Brother, volontairement ou non, il en reste toujours quelque chose.

Il y a aussi la variante de Volkoff : échantillonner à basse fréquence. Lire l’Huma et Minute une fois par semaine.

Le mythe du sauveur américain 1917-1918 (D. Lormier)

Lormier analyse la contribution matérielle des Américains à la victoire de 1918. Soyons clairs : elle est nulle (je ne m’étends pas sur le sujet, cela me semble une évidence. Mais il faut juste la rappeler : l'armement des Américains était produit ... par les Français et les effectifs opérationnels étaient négligeables).

Il y a cependant une influence politique de l’entrée en guerre américaine (que Lormier néglige) : si la guerre se poursuit en 1919, l’Allemagne aura un ennemi de plus sur les bras.

Par contre, la propagande en a fait des tonnes pour remonter le moral des Européens. Et l’image, totalement fausse, du sauveur américain est restée.




En revanche, il y a une contribution majeure qui a été complètement négligée par la propagande : celle des Italiens, qui ont vaincu l’empire austro-hongrois dans des conditions épouvantables, à travers les Alpes. Cette victoire d’octobre 1917 laisse l’Allemagne sans allié. Elle est décisive (et les chars Renault aussi) et non l'arrivée des Américains.



Je comprends que c’est un premier tome et qu’il y en aura un deuxième.

Mais si l’on s’attache à la deuxième guerre mondiale, comparez Le jour le plus long de Zanuck et Le soldat Ryan de Spielberg. Quelle est la différence ? Le second néglige complètement les contributions anglaises, canadiennes et françaises.

Et qui, bombardé par la propagande hollywoodienne, sait ou se souvient que le plus gros contributeur de la victoire à l’ouest est, de très loin, la Russie et à l’est la Chine, qui a immobilisé pendant toute la guerre les trois quarts des divisions japonaises ?