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lundi, mai 29, 2017
Excellente conférence de Patrick Buisson sur l'élection d'Emmanuel Macron
C'est peu dire que j'attendais cette conférence avec impatience. Et j'ai bien l'impression que Patrick Buisson se savait attendu !
Patrick Buisson a bien fait attention à rester muet pendant cette campagne (à part une sortie qui aurait pu être salvatrice pour Fillon -Mélenchon plus chrétien que Fillon- mais que cet imbécile de Filon n'a pas comprise).
Ayant fait monter le suspense, entretenu l'envie par la rareté, Buisson ne déçoit pas.
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2017 cinq ans de merde,
Buisson
dimanche, mai 14, 2017
Droite la plus bête du monde : faire contre mauvaise fortune non cœur
Nous avons la droite la plus bête du monde et ce n'est pas près de changer.
Il suffit d'entendre Copé chez Zemmour insistant sur le fait qu'il combattrait le FN de toutes ses forces pour comprendre qu'il est vain d'attendre un milligramme de courage et d'intelligence de ces gens. Et Le Pen sanctionnant toute interrogation au FN sur sa piètre performance n'est pas mieux.
Pourquoi la droite, dont il ne fait aucun doute qu'elle existe dans bien des têtes, paraît-elle condamnée à n'être représentée que par de sales types, de pauvres cons et des blaireaux ? Edouard Husson fait remonter la faute originelle à l'assassinat de Louis XVI (1). Toujours est-il qu'il faut en prendre son parti.
Le nouveau président est un traitre, au vrai sens du terme, puisqu'il fait passer les intérêts de l'Allemagne (et de l'islam) avant ceux de la France (2) :
Investiture Macron: quelques réflexions sur le capitalisme français
***************
Avec l’investiture d’Emmanuel Macron, il faut bien – n’en déplaise aux idolâtres de tous bords – poser quelques réflexions sérieuses sur l’état du capitalisme français et sur la situation générale du pays. Par-delà le brouillard des propagandes, restent en effet quelques réalités, quelques faits têtus, qui excluent toute compréhension du mandat à venir si on ne s’accommode pas de leur présence.
La dépense publique dans le collimateur de l’Union Européenne
On ne pourra rien comprendre aux cinq ans qui vont venir si l’on oublie ce petit mot de Jean-Claude Juncker prononcé la semaine dernière: « Les Français dépensent trop ».
[…]
La mission de Macron est de fondre la France dans le moule de l’ordo-libéralisme Ne pas comprendre qu’Emmanuel Macron a une mission et une seule: faire rentrer la France dans le moule de l’ordo-libéralisme germano-européen, c’est passer à côté de son mandat, et même de l’Histoire. Bien entendu, Macron n’est pas, comme l’avait caricaturé Marine Le Pen, le gauleiter de l’Allemagne. Il n’exécute pas fidèlement une politique décidée dans ses moindres détails depuis Berlin ou Bruxelles. Il conserve le choix des détails.
***************
Maintenant, que faire ? Plusieurs possibilités pour les législatives :
1) Voter Macron. Il est absolument nécessaire qu'il ne puisse pas se défiler derrière une cohabitation façon Mitterrand en 1988. Il a voulu le pouvoir ? Qu'il l'assume pleinement, que ses fautes soient pleinement siennes. Que les Juppé, Lemaire, NKM et compagnie, tous les traitres habituels, le rejoignent. La constitution d'un ennemi bien identifié, loin des fausses alternances, serait une excellente nouvelle pour les patriotes.
2) Voter Dupont-Aignan, pour le récompenser du seul geste intelligent de cette campagne.
3) S'abstenir.
Voilà, à vous de décider.
***************
(1) : Emasculée ? Pourquoi il est si difficile pour une pensée de droite originale d'émerger au sein des partis censés la représenter en France
Vous avez raison: c'est au sein des Républicains eux-mêmes (l'ancienne UMP) qu'il faut chercher les causes de la défaite. Le parti a été surpris par la victoire de François Fillon aux primaires "de la droite et du centre"; mais alors que le résultat aurait dû faire réfléchir sur ce que voulait vraiment l'électorat, Les Républicains n'ont eu de cesse de vouloir gommer un positionnement "trop à droite".
Même Fillon a été dans l'auto-dénégation : regardez comment, le lendemain de son spectaculaire rétablissement grâce à la manifestation du Trocadéro, il s'empresse de parler futures investitures aux législatives pour les candidats UDI au lieu de travailler un électorat conservateur qui n'était pas celui de Marine Le Pen. Depuis l'échec de Sarkozy, dès qu'on a l'air trop à droite, chez Les Républicains, on se dépêche de réafficher son centrisme. A partir du moment où Emmanuel Macron faisait campagne au centre, en ayant la jeunesse pour lui, c'était une attitude suicidaire de ne pas occuper raisonnablement mais avec professionnalisme des thèmes tels que la sécurité et la lutte contre le terrorisme, à commencer par la suspension de la participation à l'espace Schengen. Et cela d'autant plus que des réservoirs considérables de voix se trouvaient à droite, refusant de rejoindre Marine Le Pen, qui s'obstinait dans sa ligne "de gauche".
Si l'on creuse plus profondément, on est frappé du fait que l'histoire de la droite depuis 1974 est celle d'un ralliement de plus en plus marqué des "gaullistes" au giscardisme.
[…]
La droite est souvent atteinte du "syndrome de Brunswick" - l'appel aux puissances étrangères pour guider la politique de la France - éventuellement la mettre sous tutelle et de ce point de vue, Vichy représente le pire de la droite.
(2) : je comprends que, pour Macron lui-même et pour les macronistes, il ne soit pas un traitre. Ce sont des gens qui considèrent que la France est finie, il n'y a donc aucun mal à obéir à l'Allemagne, on ne trahit pas un pays qui n'existe plus. Mais alors, pourquoi briguer la présidence et pourquoi voter ?
Il suffit d'entendre Copé chez Zemmour insistant sur le fait qu'il combattrait le FN de toutes ses forces pour comprendre qu'il est vain d'attendre un milligramme de courage et d'intelligence de ces gens. Et Le Pen sanctionnant toute interrogation au FN sur sa piètre performance n'est pas mieux.
Pourquoi la droite, dont il ne fait aucun doute qu'elle existe dans bien des têtes, paraît-elle condamnée à n'être représentée que par de sales types, de pauvres cons et des blaireaux ? Edouard Husson fait remonter la faute originelle à l'assassinat de Louis XVI (1). Toujours est-il qu'il faut en prendre son parti.
Le nouveau président est un traitre, au vrai sens du terme, puisqu'il fait passer les intérêts de l'Allemagne (et de l'islam) avant ceux de la France (2) :
Investiture Macron: quelques réflexions sur le capitalisme français
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Avec l’investiture d’Emmanuel Macron, il faut bien – n’en déplaise aux idolâtres de tous bords – poser quelques réflexions sérieuses sur l’état du capitalisme français et sur la situation générale du pays. Par-delà le brouillard des propagandes, restent en effet quelques réalités, quelques faits têtus, qui excluent toute compréhension du mandat à venir si on ne s’accommode pas de leur présence.
La dépense publique dans le collimateur de l’Union Européenne
On ne pourra rien comprendre aux cinq ans qui vont venir si l’on oublie ce petit mot de Jean-Claude Juncker prononcé la semaine dernière: « Les Français dépensent trop ».
[…]
La mission de Macron est de fondre la France dans le moule de l’ordo-libéralisme Ne pas comprendre qu’Emmanuel Macron a une mission et une seule: faire rentrer la France dans le moule de l’ordo-libéralisme germano-européen, c’est passer à côté de son mandat, et même de l’Histoire. Bien entendu, Macron n’est pas, comme l’avait caricaturé Marine Le Pen, le gauleiter de l’Allemagne. Il n’exécute pas fidèlement une politique décidée dans ses moindres détails depuis Berlin ou Bruxelles. Il conserve le choix des détails.
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Maintenant, que faire ? Plusieurs possibilités pour les législatives :
1) Voter Macron. Il est absolument nécessaire qu'il ne puisse pas se défiler derrière une cohabitation façon Mitterrand en 1988. Il a voulu le pouvoir ? Qu'il l'assume pleinement, que ses fautes soient pleinement siennes. Que les Juppé, Lemaire, NKM et compagnie, tous les traitres habituels, le rejoignent. La constitution d'un ennemi bien identifié, loin des fausses alternances, serait une excellente nouvelle pour les patriotes.
2) Voter Dupont-Aignan, pour le récompenser du seul geste intelligent de cette campagne.
3) S'abstenir.
Voilà, à vous de décider.
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(1) : Emasculée ? Pourquoi il est si difficile pour une pensée de droite originale d'émerger au sein des partis censés la représenter en France
Vous avez raison: c'est au sein des Républicains eux-mêmes (l'ancienne UMP) qu'il faut chercher les causes de la défaite. Le parti a été surpris par la victoire de François Fillon aux primaires "de la droite et du centre"; mais alors que le résultat aurait dû faire réfléchir sur ce que voulait vraiment l'électorat, Les Républicains n'ont eu de cesse de vouloir gommer un positionnement "trop à droite".
Même Fillon a été dans l'auto-dénégation : regardez comment, le lendemain de son spectaculaire rétablissement grâce à la manifestation du Trocadéro, il s'empresse de parler futures investitures aux législatives pour les candidats UDI au lieu de travailler un électorat conservateur qui n'était pas celui de Marine Le Pen. Depuis l'échec de Sarkozy, dès qu'on a l'air trop à droite, chez Les Républicains, on se dépêche de réafficher son centrisme. A partir du moment où Emmanuel Macron faisait campagne au centre, en ayant la jeunesse pour lui, c'était une attitude suicidaire de ne pas occuper raisonnablement mais avec professionnalisme des thèmes tels que la sécurité et la lutte contre le terrorisme, à commencer par la suspension de la participation à l'espace Schengen. Et cela d'autant plus que des réservoirs considérables de voix se trouvaient à droite, refusant de rejoindre Marine Le Pen, qui s'obstinait dans sa ligne "de gauche".
Si l'on creuse plus profondément, on est frappé du fait que l'histoire de la droite depuis 1974 est celle d'un ralliement de plus en plus marqué des "gaullistes" au giscardisme.
[…]
La droite est souvent atteinte du "syndrome de Brunswick" - l'appel aux puissances étrangères pour guider la politique de la France - éventuellement la mettre sous tutelle et de ce point de vue, Vichy représente le pire de la droite.
(2) : je comprends que, pour Macron lui-même et pour les macronistes, il ne soit pas un traitre. Ce sont des gens qui considèrent que la France est finie, il n'y a donc aucun mal à obéir à l'Allemagne, on ne trahit pas un pays qui n'existe plus. Mais alors, pourquoi briguer la présidence et pourquoi voter ?
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mardi, mai 09, 2017
Zemmour : « Les Français ne sont pas des imbéciles mais … »
Hé oui, le matraquage médiatique et l’effondrement scolaire rendent les Français crétins (lire TV Lobotmie). Je comprends qu’on puisse voter Macron, mais j’ai entendu des arguments hallucinants du genre « il est beau ». Il faut bien comprendre que cette imbécillité se traduit politiquement par une dépolitisation, bien des électeurs ne savent même plus ce qu’est la politique, ils confondent avec « the voice », d’où l’importance des critères non-politiques.
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dimanche, mai 07, 2017
Qu'est-ce qu'un hypocrite ? Qu'est-ce qu'un imbécile ?
Ca y est. Lolito, le fifils à sa maman qui a épousé sa mère et qui a n'a rien fait d'autre de sa vie que fayoter auprès des profs et des simili-profs est maitre de l'arme nucléaire.
Qu'est-ce qu'un hypocrite ? C'est un Français qui dit : « Emmanuel Macron est le président de tous les Français ».
Qu'est-ce qu'un imbécile ? C'est un Français qui dit : « J'ai confiance dans la justice de mon pays ».
C'est un jour de deuil pour la France, je le dis sans emphase.
Mais voyons le bon coté des choses. Lors du naufrage du Sheffield coulé par un excellent missile français lancé d'un excellent avion français, les Anglais chantaient Always look on the bright of life (j'aime les Anglais pour ça) :
Alors, quelques motifs d'espoir : le PS est mort, LR agonise, Le Pen est atteinte et Macron est fort mal élu. La place s'éclaire pour un authentique renouvellement.
Un peu de sérieux :
Finalement, je ne me sens nettement moins abattu que je n'aurais cru. Et la raison en est fort simple : je sens que Macron est l'apogée du Système, qu'à partir de là, il va dévaler.
Qu'est-ce qu'un hypocrite ? C'est un Français qui dit : « Emmanuel Macron est le président de tous les Français ».
Qu'est-ce qu'un imbécile ? C'est un Français qui dit : « J'ai confiance dans la justice de mon pays ».
C'est un jour de deuil pour la France, je le dis sans emphase.
Mais voyons le bon coté des choses. Lors du naufrage du Sheffield coulé par un excellent missile français lancé d'un excellent avion français, les Anglais chantaient Always look on the bright of life (j'aime les Anglais pour ça) :
Alors, quelques motifs d'espoir : le PS est mort, LR agonise, Le Pen est atteinte et Macron est fort mal élu. La place s'éclaire pour un authentique renouvellement.
Un peu de sérieux :
Finalement, je ne me sens nettement moins abattu que je n'aurais cru. Et la raison en est fort simple : je sens que Macron est l'apogée du Système, qu'à partir de là, il va dévaler.
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PY Rougeyron
jeudi, mai 04, 2017
Au-delà de cette limite , votre ticket n’est plus valable
Les Français ont montré au premier tour qu’ils n’étaient ni des Anglais ni des Américains et qu’ils résistaient difficilement au bombardement médiatique (quoiqu’en 2005 …). Marine Le Pen a donc peu de chances d’être élue, il faut dire aussi qu’elle est politiquement bancale (ses tergiversations sur l'Euro, sa discrétion sur l'immigration) et assez mauvaise (1) (si je me trompe, nous en reparlerons), on peut donc tirer un premier bilan de cette campagne désastreuse mais révélatrice.
1) Toutes nos institutions sont pourries (presse, justice, CSA, HATVP, Conseil constitutionnel, etc). Aucun des hommes dont c’était le devoir, l’honneur et la raison d’être de garantir la sincérité de l’élection n’a assumé sa mission, les uns par passivité complice, les autres par forfaiture active. Il faudra nous en souvenir quand on nous tympanisera pour la millionième fois avec les « valeurs républicaines » et « l’Etat de droit ».
2) La classe possédante a fait bloc derrière Emmanuel Macron avec une rage hallucinante et une unanimité écœurante (2). Oubliés les divergences, les querelles, les désaccords, les inimitiés, les rivalités, tous unis par la chiasse verdâtre, par la peur du peuple qui vote mal et de la démocratie qui risque de leur échapper. Là encore, il faudra nous en souvenir.
Le Système va gagner une fois de plus. Mais c’est une victoire à la Pyrrhus. Pour gagner, le Système a été obligé de dévoiler ses batteries, de montrer ce qui restait d’ordinaire caché, les ficelles du marionnettiste : la presse achetée, les politiciens connivents, les oppositions factices, la fausse neutralité, le mépris du peuple. Toute la comédie de la démocratie en carton.
C’est le genre de coup qu’on ne réussit en général qu’une fois, surtout que le PS a coulé et que l’UMP fait eau de toutes parts. La prochaine fois, la violence n’aura aucun amortisseur.
La meilleure sauvegarde du Système est la médiocrité de Marine Le Pen et du FN : assez bons pour attirer les mécontents, assez mauvais pour être sûr qu’ils n’atteindront jamais la majorité. Le Système pourrait présenter un âne en costard face à la poissonnière, il serait sûr de gagner. Mais rien ne dit que cette configuration est éternelle. Et rien ne dit que l’avenir s’écrira à l’intérieur du système politique actuel. On peut continuer à couler lentement sans rien changer, mais il se peut aussi que tout explose sur un coup du sort, tant nous avons accumulé de fragilités.
Terminons tout de même sur une note positive : notre droite étant la plus bête du monde (elle l'a encore prouvé récemment), il y a toutes les chances que les bouleversements en cours aboutissent à une droite encore plus bête. Néanmoins, sur un malentendu et par un coup de chance, il se pourrait qu'elle redevienne intelligente (je sais : je m'exalte, je m'emballe).
***************
(1) : on notera tout de même l’excellent : « De toute façon, la France sera dirigée par une femme : moi ou Mme Merkel ».
(2) : quand on pense tous la même chose c’est qu’on ne pense plus. Un de ces dégueulasses va même jusqu’à cracher sur son père, électeur du Front National et « homme de grande culture », sans jamais se demander si, par hasard, son père n’aurait pas compris, grâce à sa « grande culture », quelque chose que lui, son fils indigne et électeur de Macron, ignore.
1) Toutes nos institutions sont pourries (presse, justice, CSA, HATVP, Conseil constitutionnel, etc). Aucun des hommes dont c’était le devoir, l’honneur et la raison d’être de garantir la sincérité de l’élection n’a assumé sa mission, les uns par passivité complice, les autres par forfaiture active. Il faudra nous en souvenir quand on nous tympanisera pour la millionième fois avec les « valeurs républicaines » et « l’Etat de droit ».
2) La classe possédante a fait bloc derrière Emmanuel Macron avec une rage hallucinante et une unanimité écœurante (2). Oubliés les divergences, les querelles, les désaccords, les inimitiés, les rivalités, tous unis par la chiasse verdâtre, par la peur du peuple qui vote mal et de la démocratie qui risque de leur échapper. Là encore, il faudra nous en souvenir.
Le Système va gagner une fois de plus. Mais c’est une victoire à la Pyrrhus. Pour gagner, le Système a été obligé de dévoiler ses batteries, de montrer ce qui restait d’ordinaire caché, les ficelles du marionnettiste : la presse achetée, les politiciens connivents, les oppositions factices, la fausse neutralité, le mépris du peuple. Toute la comédie de la démocratie en carton.
C’est le genre de coup qu’on ne réussit en général qu’une fois, surtout que le PS a coulé et que l’UMP fait eau de toutes parts. La prochaine fois, la violence n’aura aucun amortisseur.
La meilleure sauvegarde du Système est la médiocrité de Marine Le Pen et du FN : assez bons pour attirer les mécontents, assez mauvais pour être sûr qu’ils n’atteindront jamais la majorité. Le Système pourrait présenter un âne en costard face à la poissonnière, il serait sûr de gagner. Mais rien ne dit que cette configuration est éternelle. Et rien ne dit que l’avenir s’écrira à l’intérieur du système politique actuel. On peut continuer à couler lentement sans rien changer, mais il se peut aussi que tout explose sur un coup du sort, tant nous avons accumulé de fragilités.
Terminons tout de même sur une note positive : notre droite étant la plus bête du monde (elle l'a encore prouvé récemment), il y a toutes les chances que les bouleversements en cours aboutissent à une droite encore plus bête. Néanmoins, sur un malentendu et par un coup de chance, il se pourrait qu'elle redevienne intelligente (je sais : je m'exalte, je m'emballe).
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(1) : on notera tout de même l’excellent : « De toute façon, la France sera dirigée par une femme : moi ou Mme Merkel ».
(2) : quand on pense tous la même chose c’est qu’on ne pense plus. Un de ces dégueulasses va même jusqu’à cracher sur son père, électeur du Front National et « homme de grande culture », sans jamais se demander si, par hasard, son père n’aurait pas compris, grâce à sa « grande culture », quelque chose que lui, son fils indigne et électeur de Macron, ignore.
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lundi, mai 01, 2017
Le fascisme est à nos portes ...
C'est marrant comme ceux qui font profession d'anti-fascisme sont volontairement aveugles à celui de Macron. Bon, c'est vrai, le fascisme de droite, c'est mal, mais s'il est de gauche, c'est bien.
Culte de la personnalité, exaltation, discours creux et fantasmatiques, manipulation de l'opinion, collusion avec la haute ...
Et puis, vu comment il disjoncte, le gamin à sa maman Brigitte ne carbure pas qu'à l'eau de Vichy.
Quand on a encore l'esprit critique et un reste d'humour noir, on savoure le comique de cette campagne présidentielle.
Culte de la personnalité, exaltation, discours creux et fantasmatiques, manipulation de l'opinion, collusion avec la haute ...
Et puis, vu comment il disjoncte, le gamin à sa maman Brigitte ne carbure pas qu'à l'eau de Vichy.
Quand on a encore l'esprit critique et un reste d'humour noir, on savoure le comique de cette campagne présidentielle.
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samedi, avril 29, 2017
jeudi, avril 27, 2017
Entre le fric et la France, le Figaro a choisi
Je suis un peu perdu, Le Figaro vote Macron
Comme ça, on sait où sont les valeurs du Figaro.
Rappelons les fondamentaux :
**********
« Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre ».
**********
Pour ne pas en rajouter, on passe discrètement sur le fait que le calcul qui laisse croire que la sortie de l’Euro serait une catastrophe pour les possédants est probablement erroné. La bourgeoisie Figaro, en plus d’être immorale, est bête.
Un autre fondamental :
**********
La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages.
La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité qui recouvrait les relations de famille et les a réduites à n'être que de simples rapports d'argent.
La bourgeoisie a révélé comment la brutale manifestation de la force au moyen âge, si admirée de la réaction, trouva son complément naturel dans la paresse la plus crasse. C'est elle qui, la première, a fait voir ce dont est capable l'activité humaine. Elle a créé de tout autres merveilles que les pyramides d'Egypte, les aqueducs romains, les cathédrales gothiques; elle a mené à bien de tout autres expéditions que les invasions et les croisades.
**********
C'est le frangin d'un copain :
Allons, un peu de lecture :
Éric Zemmour : « À droite, les raisons d'un désastre »
Comme ça, on sait où sont les valeurs du Figaro.
Rappelons les fondamentaux :
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« Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre ».
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Pour ne pas en rajouter, on passe discrètement sur le fait que le calcul qui laisse croire que la sortie de l’Euro serait une catastrophe pour les possédants est probablement erroné. La bourgeoisie Figaro, en plus d’être immorale, est bête.
Un autre fondamental :
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La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu'on considérait avec un saint respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages.
La bourgeoisie a déchiré le voile de sentimentalité qui recouvrait les relations de famille et les a réduites à n'être que de simples rapports d'argent.
La bourgeoisie a révélé comment la brutale manifestation de la force au moyen âge, si admirée de la réaction, trouva son complément naturel dans la paresse la plus crasse. C'est elle qui, la première, a fait voir ce dont est capable l'activité humaine. Elle a créé de tout autres merveilles que les pyramides d'Egypte, les aqueducs romains, les cathédrales gothiques; elle a mené à bien de tout autres expéditions que les invasions et les croisades.
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C'est le frangin d'un copain :
Allons, un peu de lecture :
Éric Zemmour : « À droite, les raisons d'un désastre »
mardi, avril 25, 2017
Présidentielles 2017 : le bras d’honneur de la France d’en haut à la France d’en bas (2)
Comme d’habitude, Zemmour pose bien le problème, mais je ne vois pas plus la solution que lui.
Rappelons que Trump n’a pu être élu que grâce à un système électoral qui amoindrit l’influence des métropoles mondialisées.
Et aussi que les métropoles, où se concentrent le pouvoir et la richesse, gagnent contre les campagnes. Les campagnes font les jacqueries, les métropoles les révolutions.
Le nœud gordien qui nous occupe est simple et compris par tous, mais il est impossible à trancher.
L’union des droites n’est pas possible que dans deux scénarios :
♘ que l’une des deux disparaisse. Leurs sociologies différentes rendent la chose très improbable, en tout cas pas avant longtemps.
♘ que les dirigeants de ces deux droites se révèlent intelligents et cherchent vraiment une union que veulent leurs électeurs, en faisant le tri des idées compatibles et incompatibles. Vu la tradition des partis de droite de mépris à la fois de leurs électeurs et des idées, c’est aussi impensable que d'entendre un cégétiste tenir un discours économique raisonnable.
Bref, la gauche est au pouvoir pour longtemps. La France continuera à pourrir.
A moins qu’un événement vienne tout bouleverser.
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Je suis tout de même estomaqué qu'il se soit trouvé 24 % de votants pour choisir un fada comme Macron. Quand on le regarde froidement, il est à la fois illuminé et creux. François Hollande, le marionnettiste de Macron, prend les Français pour des cons depuis toujours et il faut bien reconnaître que beaucoup s'efforcent de lui donner raison. Pauvre France !
L'illusion Macron (pour une bonne part volontaire) se dissipera comme l'illusion Hollande s'est dissipée. Nous aurons le même sketch du bouc-émissaire, les électeurs déçus accusant leur candidat plutôt que leur mauvais choix, leur propre bêtise.
La question est désormais de savoir si l'illusion Macron se dissipera avant ou après les législatives. Normalement, c'est après. Mais rien n'est normal en ce moment.
lundi, avril 24, 2017
La droite est-elle majoritaire en France ?
J’ai toujours été perplexe sur l’affirmation que la droite était majoritaire en France. Mon doute était basé sur un ressenti : mes conversations me laissaient penser que les valeurs de droite n’étaient pas vraiment assumées. Pour caricaturer (à peine), on souhaite qu’il y ait moins de vols et moins de délinquance, plus d’ordre (valeur de droite), mais à condition que la police ne brutalise personne et fasse pas trop preuve d’autorité. On veut réduire l’immigration, mais sans faire de peine à personne. On veut être indépendant de l’UE mais sans en sortir. On se plaint des inconvénients de l’Euro, mais on ne veut pas retourner au Franc …
Christophe Guilluy, que j’ai tendance à croire, nous dit pourtant que les idées du Front National sont majoritaires. Que si l’on teste des idées frontistes sans en donner l’origine, elles sont approuvées par la majorité.
Alors ? Je pense que les Français sont, tout simplement, velléitaires. Guilluy a sans doute raison, mais au moment de voter pour leurs idées, les Français ont peur de s’engager pour un changement, ils s’auto-censurent.
C’est là qu’intervient la question de la France d’en haut : si des autorités levaient l’autocensure (et aussi les barrières très réelles dans les institutions), les Français seraient libérés et la droite gagnerait vraiment.
Je pense que c’est une des raisons de la victoire du Brexit : à savoir qu’il y avait une partie non négligeable de l’Angleterre d’en haut, disons un petit quart, qui était pour.
Dans la France d'en haut, pour une vrai politique de droite, il n'y a que quelques pourcents, probablement pas dix.
Christophe Guilluy, que j’ai tendance à croire, nous dit pourtant que les idées du Front National sont majoritaires. Que si l’on teste des idées frontistes sans en donner l’origine, elles sont approuvées par la majorité.
Alors ? Je pense que les Français sont, tout simplement, velléitaires. Guilluy a sans doute raison, mais au moment de voter pour leurs idées, les Français ont peur de s’engager pour un changement, ils s’auto-censurent.
C’est là qu’intervient la question de la France d’en haut : si des autorités levaient l’autocensure (et aussi les barrières très réelles dans les institutions), les Français seraient libérés et la droite gagnerait vraiment.
Je pense que c’est une des raisons de la victoire du Brexit : à savoir qu’il y avait une partie non négligeable de l’Angleterre d’en haut, disons un petit quart, qui était pour.
Dans la France d'en haut, pour une vrai politique de droite, il n'y a que quelques pourcents, probablement pas dix.
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Présidentielles 2017 : le bras d’honneur de la France d’en haut à la France d’en bas
La première interprétation que je fais du score élevé d’Emmanuel Macron, c’est un bras d’honneur de la France qui va bien à la France qui va mal. « Vos préoccupations, vos problèmes, on s’en fout. Pour nous, tout va bien et on veut que rien ne change, que le politiquement correct et le bisounoursisme continuent comme avant. Certes, il y a des choses qui vous grattent mais tant que cela ne nous touche pas personnellement, démerdez vous tous seuls » .
Comme dit David Desgouilles, c’est la France des « on est gentil » contre la France des « on est chez nous ». Mais pour être « gentil », il faut avoir les moyens financiers de vivre une vie protégée.
Les jeunes plébiscitent Le Pen et Mélenchon, les cadres votent Macron
Macron-Le Pen ou le retour fracassant de la lutte des classes
Il n'y a d'ailleurs pas chez Macron et ses électeurs que de la gentillesse, ou plutôt, de la fausse gentillesse. Il y a aussi un intense mépris de classe, celui du marionnettiste de Macron pour les sans-dents. Les expéditions de Macron en France profonde ressemblaient à Tintin au Congo.
Seulement voilà, et, ce coup-ci, c’est Christophe Guilluy qui le dit : la France des très mécontents est sur la trajectoire pour devenir majoritaire et, si cette majorité ne trouve pas d’expression politique du fait du dysfonctionnement des institutions et de la médiocrité des hommes, la situation va devenir politiquement dangereuse, ouverte à toutes les folies, le score de Mélenchon le prouve.
En tout cas, Berlin est content. Le gauleiter qui avait sa préférence est en bonne voie d’être élu.
A l'Elysée, où l'on n'a aucun souci de la France, on doit bien se marrer d'avoir réussi à couillonner les Français, avec l'aide involontaire de cet âne de Fillon.
************
Nota 1 : je pense que Marine Le Pen a peu de chances d’être élue. Elle a fait une campagne atone, sans thème majeur, quasi sans polémique. Mais il reste le scénario Galam, l’élection par surprise.
Nota 2 : ce vote où les Français ont refusé de prendre leur destin en mains (ce qu’aurait signifié un gros score de Le Pen, de Fillon ou, dans un autre genre, de Mélenchon) me conforte dans mon analyse. La France ne maitrise plus son destin : les choses, bonnes ou mauvaises, plutôt mauvaises pour le moment, nous sont imposées de l’extérieur et le seront de plus en plus.
Comme dit David Desgouilles, c’est la France des « on est gentil » contre la France des « on est chez nous ». Mais pour être « gentil », il faut avoir les moyens financiers de vivre une vie protégée.
Les jeunes plébiscitent Le Pen et Mélenchon, les cadres votent Macron
Macron-Le Pen ou le retour fracassant de la lutte des classes
Il n'y a d'ailleurs pas chez Macron et ses électeurs que de la gentillesse, ou plutôt, de la fausse gentillesse. Il y a aussi un intense mépris de classe, celui du marionnettiste de Macron pour les sans-dents. Les expéditions de Macron en France profonde ressemblaient à Tintin au Congo.
Seulement voilà, et, ce coup-ci, c’est Christophe Guilluy qui le dit : la France des très mécontents est sur la trajectoire pour devenir majoritaire et, si cette majorité ne trouve pas d’expression politique du fait du dysfonctionnement des institutions et de la médiocrité des hommes, la situation va devenir politiquement dangereuse, ouverte à toutes les folies, le score de Mélenchon le prouve.
En tout cas, Berlin est content. Le gauleiter qui avait sa préférence est en bonne voie d’être élu.
A l'Elysée, où l'on n'a aucun souci de la France, on doit bien se marrer d'avoir réussi à couillonner les Français, avec l'aide involontaire de cet âne de Fillon.
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Nota 1 : je pense que Marine Le Pen a peu de chances d’être élue. Elle a fait une campagne atone, sans thème majeur, quasi sans polémique. Mais il reste le scénario Galam, l’élection par surprise.
Nota 2 : ce vote où les Français ont refusé de prendre leur destin en mains (ce qu’aurait signifié un gros score de Le Pen, de Fillon ou, dans un autre genre, de Mélenchon) me conforte dans mon analyse. La France ne maitrise plus son destin : les choses, bonnes ou mauvaises, plutôt mauvaises pour le moment, nous sont imposées de l’extérieur et le seront de plus en plus.
dimanche, avril 23, 2017
Bilan du premier tour des présidentielles
Deux citations.
Chantal Delsol :
**************
L’incapacité d’agir, l’attitude qu’on dit velléitaire ou attentiste, aura les mêmes conséquences pour un peuple que pour un individu, pour un gouvernant que pour un particulier. Si votre enfant ne fait rien à l’école et que par pusillanimité ou par paresse ou par indifférence, vous ne tentez pas de réagir, ce sont les événements qui décideront à votre place : l’enfant sera finalement renvoyé, par exemple. Autrement dit, si vous ne menez pas votre destin, c’est votre destin qui vous mènera par le nez. Il en va de même pour un pays. A force de mettre au pouvoir des gouvernements attentiste et pusillanimes, il se produira je ne sais quelle catastrophe qui viendra pour ainsi dire tout résoudre.
**************
Bossuet :
**************
Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes.
**************
C'est à dessein que j'emploie maintenant des citations dont j'ai déjà fait grand usage, car je pense que l'analyse n'a aucune raison de varier depuis des années. Les choses s'aggravent mais ne changent pas de nature.
J'ai récemment été dépité par quelques conversations dans la France provinciale, non-mondialiste, (voir le billet Présidentielles : l'aventure ou la pourriture). La pusillanimité des propos m'a frappé. On sent bien que ça va mal, mais de là à voter pour un type qui s'est fait offrir des costumes ou pour la fille de Jean-Marie Le Pen, ah non ...
Alors, ne venez pas vous plaindre ensuite.
C'est pour cette raison que j'ai toujours pris la défense de François Hollande sur un point : tout grand menteur qu'il est, il n'a au fond pas trompé les Français. Il s'est comporté exactement comme on pouvait s'y attendre quand on avait réfléchi au personnage et à sa carrière. Tous ceux qui disaient « J'ai voté Hollande et je me suis fait avoir » sont soit des menteurs soit des imbéciles.
Il en sera de même pour Macron. Il est l'homme du capitalisme de connivence, du multiculturalisme destructeur, du mondialisme et de la haine de la France. Aucune surprise possible.
Chantal Delsol :
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L’incapacité d’agir, l’attitude qu’on dit velléitaire ou attentiste, aura les mêmes conséquences pour un peuple que pour un individu, pour un gouvernant que pour un particulier. Si votre enfant ne fait rien à l’école et que par pusillanimité ou par paresse ou par indifférence, vous ne tentez pas de réagir, ce sont les événements qui décideront à votre place : l’enfant sera finalement renvoyé, par exemple. Autrement dit, si vous ne menez pas votre destin, c’est votre destin qui vous mènera par le nez. Il en va de même pour un pays. A force de mettre au pouvoir des gouvernements attentiste et pusillanimes, il se produira je ne sais quelle catastrophe qui viendra pour ainsi dire tout résoudre.
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Bossuet :
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Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes.
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C'est à dessein que j'emploie maintenant des citations dont j'ai déjà fait grand usage, car je pense que l'analyse n'a aucune raison de varier depuis des années. Les choses s'aggravent mais ne changent pas de nature.
J'ai récemment été dépité par quelques conversations dans la France provinciale, non-mondialiste, (voir le billet Présidentielles : l'aventure ou la pourriture). La pusillanimité des propos m'a frappé. On sent bien que ça va mal, mais de là à voter pour un type qui s'est fait offrir des costumes ou pour la fille de Jean-Marie Le Pen, ah non ...
Alors, ne venez pas vous plaindre ensuite.
C'est pour cette raison que j'ai toujours pris la défense de François Hollande sur un point : tout grand menteur qu'il est, il n'a au fond pas trompé les Français. Il s'est comporté exactement comme on pouvait s'y attendre quand on avait réfléchi au personnage et à sa carrière. Tous ceux qui disaient « J'ai voté Hollande et je me suis fait avoir » sont soit des menteurs soit des imbéciles.
Il en sera de même pour Macron. Il est l'homme du capitalisme de connivence, du multiculturalisme destructeur, du mondialisme et de la haine de la France. Aucune surprise possible.
samedi, avril 22, 2017
Premier tour : mon souhait
Mon ordre pour le quatuor de tête :
1) Le Pen
2) Fillon
3) Mélenchon
4) Macron
Ce souhait n'est hélas pas une prédiction.
1) Le Pen
2) Fillon
3) Mélenchon
4) Macron
Ce souhait n'est hélas pas une prédiction.
jeudi, avril 20, 2017
UN PRÉSIDENT LÉGITIME LE 7 MAI ? C’EST TROP TARD
UN PRÉSIDENT LÉGITIME LE 7 MAI ? C’EST TROP TARD
Je suis entièrement d’accord avec cet article et c’est à noter puisque Régis de Castelnau, descendant direct du général, est un avocat qui se dit communiste.
Comme lui, je pense que la faute originelle est le « revote » du référendum due 2005 par le traité de Lisbonne, couvert par un certain François Fillon. Et que le président élu dans deux semaines sera illégitime.
Seul bémol : je crois qu’il se trompe lorsqu‘il écrit "tous ceux qui auront prêté la main à cet affaiblissement de la République devront un jour en rendre des comptes" : il n'y a pas de justice en politique. Très peu de responsables de la défaite de 1940 ont été jugés, encore moins condamnés, et beaucoup ont retrouvé par la suite de confortables places de maires, de députés, de sénateurs. Paul Reynaud s'est même offert l'indécence de s'opposer à De Gaulle par la suite.
Je suis entièrement d’accord avec cet article et c’est à noter puisque Régis de Castelnau, descendant direct du général, est un avocat qui se dit communiste.
Comme lui, je pense que la faute originelle est le « revote » du référendum due 2005 par le traité de Lisbonne, couvert par un certain François Fillon. Et que le président élu dans deux semaines sera illégitime.
Seul bémol : je crois qu’il se trompe lorsqu‘il écrit "tous ceux qui auront prêté la main à cet affaiblissement de la République devront un jour en rendre des comptes" : il n'y a pas de justice en politique. Très peu de responsables de la défaite de 1940 ont été jugés, encore moins condamnés, et beaucoup ont retrouvé par la suite de confortables places de maires, de députés, de sénateurs. Paul Reynaud s'est même offert l'indécence de s'opposer à De Gaulle par la suite.
dimanche, avril 09, 2017
Bientôt sur vos écrans, le suicide de la droite molle
Le suicide de la droite molle est la prochaine étape de la décomposition politique française.
Si nous avons un deuxième tour Macron-Le Pen, les élus de la droite molle appelleront à voter Macron tandis que leurs électeurs voteront Le Pen ou s'abstiendront. La droite molle sera devenue un parti d'élus sans électeurs, comme le centre de Bayrou.
Si Fillon est battu par Le Pen, explosion du parti.
Si Fillon gagne, le suicide sera plus lent mais tout aussi inéluctable (sauf si un autre pays fait éclater l'Euro, prenant la décision que la droite molle est incapable de prendre), car Fillon échouera, plus ou moins rapidement, mais il échouera : il ne veut pas rompre les liens qui nous entravent (Euro, UE, Schengen, OTAN).
Tout cela est d'une logique implacable, il y a une justice immanente : puisque la droite molle se soumet aux oukases de la gauche, autant voter directement pour la gauche, c'est ce qui fait le succès de Macron, ou pour la vraie droite, c'est ce qui fait le succès de Le Pen.
En mai 2017, les Français auront le président qu'ils méritent.
Non pas à cause de cette élection en particulier. On admet qu'il peut y avoir tromperie sur une élection. Les électeurs de Mitterrand en 1981 ou ceux de Sarkozy en 2007 ont de bonnes raisons de s'estimer floués.
Cependant, sur la durée, la tendance est nette. Cette élection est la huitième depuis Giscard d'Estaing, il y a unanimité pour considérer que chaque président est pire que le précédent. Mais, à chaque fois que les Français ont eu l'occasion de renverser la tendance, ils ne l'ont pas saisie.
Il y a toutefois des Français qui ont plus de responsabilité que les autres dans ce désastre : les élites. Elles ont constamment cherché à fausser les élections. Le problème de fond est là : une partie des Français, la plus élevée, a divorcé de la France.
Notons, comme Zemmour, comme Camus, comme d'autres, que les traitres ont atteint leur but : si la campagne électorale en cours est atroce, c'est parce qu'il n'y a plus de peuple français, mais des communautés, plus ou moins françaises, de plus en plus segmentées, qui ont chacune leur candidat. Prochaine étape : le scénario Houellebecq.
Si nous avons un deuxième tour Macron-Le Pen, les élus de la droite molle appelleront à voter Macron tandis que leurs électeurs voteront Le Pen ou s'abstiendront. La droite molle sera devenue un parti d'élus sans électeurs, comme le centre de Bayrou.
Si Fillon est battu par Le Pen, explosion du parti.
Si Fillon gagne, le suicide sera plus lent mais tout aussi inéluctable (sauf si un autre pays fait éclater l'Euro, prenant la décision que la droite molle est incapable de prendre), car Fillon échouera, plus ou moins rapidement, mais il échouera : il ne veut pas rompre les liens qui nous entravent (Euro, UE, Schengen, OTAN).
Tout cela est d'une logique implacable, il y a une justice immanente : puisque la droite molle se soumet aux oukases de la gauche, autant voter directement pour la gauche, c'est ce qui fait le succès de Macron, ou pour la vraie droite, c'est ce qui fait le succès de Le Pen.
En mai 2017, les Français auront le président qu'ils méritent.
Non pas à cause de cette élection en particulier. On admet qu'il peut y avoir tromperie sur une élection. Les électeurs de Mitterrand en 1981 ou ceux de Sarkozy en 2007 ont de bonnes raisons de s'estimer floués.
Cependant, sur la durée, la tendance est nette. Cette élection est la huitième depuis Giscard d'Estaing, il y a unanimité pour considérer que chaque président est pire que le précédent. Mais, à chaque fois que les Français ont eu l'occasion de renverser la tendance, ils ne l'ont pas saisie.
Il y a toutefois des Français qui ont plus de responsabilité que les autres dans ce désastre : les élites. Elles ont constamment cherché à fausser les élections. Le problème de fond est là : une partie des Français, la plus élevée, a divorcé de la France.
Notons, comme Zemmour, comme Camus, comme d'autres, que les traitres ont atteint leur but : si la campagne électorale en cours est atroce, c'est parce qu'il n'y a plus de peuple français, mais des communautés, plus ou moins françaises, de plus en plus segmentées, qui ont chacune leur candidat. Prochaine étape : le scénario Houellebecq.
samedi, avril 08, 2017
Premier tour 2017 : mes prédictions (2)
Pour rappel : mes prédictions de la semaine dernière.
A deux semaines du scrutin :
Le Pen 27 % en baisse parce que, bien qu'étant favorite au premier tour, elle ne parvient pas à imposer un thème de campagne. Le temps qui passe l'use.
Fillon : 15 % : décidément, il n'arrive pas à embrayer une dynamique victorieuse. Lui non plus, il n'arrive pas à imposer ses thèmes. Bien sûr, il a les medias contre lui, mais je finis par croire qu'au fond, il n'a pas grand'chose à dire aux Français (à une batterie d'ordinateurs, ça serait différent).
Macron : 17 % : les salauds qui ont intérêt à ce que rien ne bouge et les imbéciles qui se laissent prendre au miroir aux alouettes de ce gendre idéal pourraient bien faire sa victoire. J'attendais son écroulement, il ne vient pas. Peut-être va-t-il réussir, comme Hollande, à repousser l'écroulement, inéluctable, après le vote. Nous aurons alors droit à ce classique en formation : « Nous avons été trompés. Nous ne voulions pas cela ». Nous pourrons traiter cette excuse à deux balles avec le mépris qui convient.
Hamon : 7 %
Remontée des "petits" candidats, le vote protestataire sans engagement.
Plus que jamais, pour Macron et Fillon, la question est la dynamique. Je pense qu'on commencera à avoir une idée solide (je ne parle évidemment pas des fadaises de sondages dont on nous bourre le mou) des qualifiés au second tour le jeudi soir.
A deux semaines du scrutin :
Le Pen 27 % en baisse parce que, bien qu'étant favorite au premier tour, elle ne parvient pas à imposer un thème de campagne. Le temps qui passe l'use.
Fillon : 15 % : décidément, il n'arrive pas à embrayer une dynamique victorieuse. Lui non plus, il n'arrive pas à imposer ses thèmes. Bien sûr, il a les medias contre lui, mais je finis par croire qu'au fond, il n'a pas grand'chose à dire aux Français (à une batterie d'ordinateurs, ça serait différent).
Macron : 17 % : les salauds qui ont intérêt à ce que rien ne bouge et les imbéciles qui se laissent prendre au miroir aux alouettes de ce gendre idéal pourraient bien faire sa victoire. J'attendais son écroulement, il ne vient pas. Peut-être va-t-il réussir, comme Hollande, à repousser l'écroulement, inéluctable, après le vote. Nous aurons alors droit à ce classique en formation : « Nous avons été trompés. Nous ne voulions pas cela ». Nous pourrons traiter cette excuse à deux balles avec le mépris qui convient.
Hamon : 7 %
Remontée des "petits" candidats, le vote protestataire sans engagement.
Plus que jamais, pour Macron et Fillon, la question est la dynamique. Je pense qu'on commencera à avoir une idée solide (je ne parle évidemment pas des fadaises de sondages dont on nous bourre le mou) des qualifiés au second tour le jeudi soir.
mercredi, avril 05, 2017
La vie après la mort existe, cette campagne électorale le prouve
Macron, Fillon, débat présidentiel : Philippe Muray avait tout vu
Je ne résiste pas au plaisir de la citation intégrale (au risque de nombreuses années de prison au nom du droit d'auteur) :
***********
On ne risque pas de le voir sur BFMTV, moins encore de lire ses tweets. Il est pourtant l'analyste indispensable de cette campagne présidentielle. Philippe Muray nous a quittés il y a onze ans et certains jours il nous semble qu'il est là pour tenir le stylo. Se plonger dans ses chroniques, c'est retrouver à chaque ligne l'actualité que l'on voulait fuir et on imagine aisément l'inventeur des Mutins de Panurge écrire devant un meeting d'Emmanuel Macron: « Un bataillon de “helpers” et de “coworkers” distribue des pancartes “Bougeons les lignes” à chacune et chacun des participants. Ils les brandissent quand passe le prophète de bonheur. Les lignes bougent avec lui, son projet est un cri. Le sky est blue. La France frileuse, enfin, pense Printemps. » Ouvrons ses Exorcismes spirituels et suivons ce précieux guide dans le brouillard de cette campagne. Qui est système, antisystème ? « Le nouveau rebelle est très facile à identifier: c'est celui qui dit oui (…) c'est un héros positif et lisse. » Sa révolte? «C'est le langage de l'entreprise qui se veut moderne.»
Mais pourquoi ce jeune rebelle sourit-il sans cesse ? «C'est un sourire près de chez vous, un sourire qui n'hésite pas à descendre dans la rue et à se mêler aux gens», poursuit Muray : « C'est un sourire qui descend du socialisme à la façon dont l'homme descend du cœlacanthe, mais qui monte aussi dans une spirale de mystère vers un état inconnu de l'avenir où il nous attend pour nous consoler de ne plus ressembler à rien. »
Muray ne nous renseigne pas seulement sur Macron, il nous éclaire aussi sur la violence médiatique du « Penelopegate ». Le choc entre l'atmosphère chabrolienne de la vie de François Fillon et la morale scandinave qui s'installe dans notre pays rejoint toute sa réflexion sur la disparition du romanesque. Le roman, expliquait-il, est rendu impossible par l'installation de « l'empire du Bien » qui trie le bon grain de l'ivraie et dissipe le clair-obscur par un éclairage sans ombre. Pas de Balzac, sans secret (« Nos études sont des égouts qu'on ne peut curer », dit le notaire Derville dans Le Colonel Chabert ), sans arrangements discrets, sans persienne.
Dans Purification éthique, il y a vingt cinq ans, Muray écrivait: « Par le dévoilement des turpitudes de la vieille société (en l'occurrence de “la classe politique”) -, l'homme de l'époque actuelle se découvre encore plus propre qu'il ne croyait, encore plus beau, plus sain, plus réconcilié, plus colorisé, plus innocent et plus moral (…). La télé est pure, nous sommes purs. Vous êtes formidables. Quelques salauds, pour le contraste, défilent sur l'écran. C'est la grande purge. »
Mais c'est surtout cette incroyable profusion de débats qui réalise sa prophétie. Ces débats où les intervenants débattent de la question de savoir si le deuxième débat était à la hauteur du premier et s'il est nécessaire d'en organiser un troisième. « Le débat est devenu une manie solitaire qu'on pratique à dix », écrivait-il dans un célèbre texte intitulé « Il ne faudrait jamais débattre ». Il dénonçait un univers où l'on proclame le dialogue et la controverse mais où l'insulte - Christine Angot face à François Fillon -, la dérision - le passage obligé des candidats devant comiques et imitateurs - l'emportent sur la réflexion. Des pratiques démocratiques, équitables et qui pourtant évacuent les inquiétudes qui nous hantent. Le système éducatif qui « dénature complètement les idéaux de l'école républicaine et qui ne transmet plus rien de la France » (Augustin d'Humières*) ?
Vous avez une minute trente. Les perturbateurs endocriniens et le terrorisme islamiste, la construction européenne et le statut des attachés parlementaires… Allez ! On enchaîne: sans transition et sans hiérarchie. On se contentera du coup d'éclat de Philippe Poutou ou d'un trait de Jean-Luc Mélenchon. On se demandera si cette « punchline » aura de l'influence sur les prochains sondages dont on remettra en cause, lors d'un débat, la fiabilité.
Et l'école, la culture, l'intégration, les villes moyennes qui s'éteignent une à une ? Rien ou si peu. Le réel est toujours reporté à une date ultérieure. Muray encore une fois: « On convoque les grands problèmes et on les dissout au fur et à mesure qu'on les mouline dans la machine de la communication. Et plus il y a de débat, moins il y a de réel. Il ne reste, à la fin, que le mirage d'un champ de bataille où s'étale l'illusion bavarde et perpétuelle que l'on pourrait déchiffrer le monde en le débattant ; ou, du moins, qu'on le pourra peut-être au prochain débat. »
*Un petit fonctionnaire (Grasset).
***********
Allons plus loin que Vincent Trémolet de Villiers.
Certes, Philippe Muray avait tout vu. Mais, en réalité, c'est lui qui organise toute cette campagne depuis là-haut, et il doit bien rigoler.
Donc cette campagne électorale 2017, par ailleurs désastreuse, a eu moins une utilité : elle prouve qu'il y a une vie après la mort. C'est déjà pas mal.
Je ne résiste pas au plaisir de la citation intégrale (au risque de nombreuses années de prison au nom du droit d'auteur) :
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On ne risque pas de le voir sur BFMTV, moins encore de lire ses tweets. Il est pourtant l'analyste indispensable de cette campagne présidentielle. Philippe Muray nous a quittés il y a onze ans et certains jours il nous semble qu'il est là pour tenir le stylo. Se plonger dans ses chroniques, c'est retrouver à chaque ligne l'actualité que l'on voulait fuir et on imagine aisément l'inventeur des Mutins de Panurge écrire devant un meeting d'Emmanuel Macron: « Un bataillon de “helpers” et de “coworkers” distribue des pancartes “Bougeons les lignes” à chacune et chacun des participants. Ils les brandissent quand passe le prophète de bonheur. Les lignes bougent avec lui, son projet est un cri. Le sky est blue. La France frileuse, enfin, pense Printemps. » Ouvrons ses Exorcismes spirituels et suivons ce précieux guide dans le brouillard de cette campagne. Qui est système, antisystème ? « Le nouveau rebelle est très facile à identifier: c'est celui qui dit oui (…) c'est un héros positif et lisse. » Sa révolte? «C'est le langage de l'entreprise qui se veut moderne.»
Mais pourquoi ce jeune rebelle sourit-il sans cesse ? «C'est un sourire près de chez vous, un sourire qui n'hésite pas à descendre dans la rue et à se mêler aux gens», poursuit Muray : « C'est un sourire qui descend du socialisme à la façon dont l'homme descend du cœlacanthe, mais qui monte aussi dans une spirale de mystère vers un état inconnu de l'avenir où il nous attend pour nous consoler de ne plus ressembler à rien. »
Muray ne nous renseigne pas seulement sur Macron, il nous éclaire aussi sur la violence médiatique du « Penelopegate ». Le choc entre l'atmosphère chabrolienne de la vie de François Fillon et la morale scandinave qui s'installe dans notre pays rejoint toute sa réflexion sur la disparition du romanesque. Le roman, expliquait-il, est rendu impossible par l'installation de « l'empire du Bien » qui trie le bon grain de l'ivraie et dissipe le clair-obscur par un éclairage sans ombre. Pas de Balzac, sans secret (« Nos études sont des égouts qu'on ne peut curer », dit le notaire Derville dans Le Colonel Chabert ), sans arrangements discrets, sans persienne.
Dans Purification éthique, il y a vingt cinq ans, Muray écrivait: « Par le dévoilement des turpitudes de la vieille société (en l'occurrence de “la classe politique”) -, l'homme de l'époque actuelle se découvre encore plus propre qu'il ne croyait, encore plus beau, plus sain, plus réconcilié, plus colorisé, plus innocent et plus moral (…). La télé est pure, nous sommes purs. Vous êtes formidables. Quelques salauds, pour le contraste, défilent sur l'écran. C'est la grande purge. »
Mais c'est surtout cette incroyable profusion de débats qui réalise sa prophétie. Ces débats où les intervenants débattent de la question de savoir si le deuxième débat était à la hauteur du premier et s'il est nécessaire d'en organiser un troisième. « Le débat est devenu une manie solitaire qu'on pratique à dix », écrivait-il dans un célèbre texte intitulé « Il ne faudrait jamais débattre ». Il dénonçait un univers où l'on proclame le dialogue et la controverse mais où l'insulte - Christine Angot face à François Fillon -, la dérision - le passage obligé des candidats devant comiques et imitateurs - l'emportent sur la réflexion. Des pratiques démocratiques, équitables et qui pourtant évacuent les inquiétudes qui nous hantent. Le système éducatif qui « dénature complètement les idéaux de l'école républicaine et qui ne transmet plus rien de la France » (Augustin d'Humières*) ?
Vous avez une minute trente. Les perturbateurs endocriniens et le terrorisme islamiste, la construction européenne et le statut des attachés parlementaires… Allez ! On enchaîne: sans transition et sans hiérarchie. On se contentera du coup d'éclat de Philippe Poutou ou d'un trait de Jean-Luc Mélenchon. On se demandera si cette « punchline » aura de l'influence sur les prochains sondages dont on remettra en cause, lors d'un débat, la fiabilité.
Et l'école, la culture, l'intégration, les villes moyennes qui s'éteignent une à une ? Rien ou si peu. Le réel est toujours reporté à une date ultérieure. Muray encore une fois: « On convoque les grands problèmes et on les dissout au fur et à mesure qu'on les mouline dans la machine de la communication. Et plus il y a de débat, moins il y a de réel. Il ne reste, à la fin, que le mirage d'un champ de bataille où s'étale l'illusion bavarde et perpétuelle que l'on pourrait déchiffrer le monde en le débattant ; ou, du moins, qu'on le pourra peut-être au prochain débat. »
*Un petit fonctionnaire (Grasset).
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Allons plus loin que Vincent Trémolet de Villiers.
Certes, Philippe Muray avait tout vu. Mais, en réalité, c'est lui qui organise toute cette campagne depuis là-haut, et il doit bien rigoler.
Donc cette campagne électorale 2017, par ailleurs désastreuse, a eu moins une utilité : elle prouve qu'il y a une vie après la mort. C'est déjà pas mal.
Libellés :
2017 cinq ans de merde,
Muray
mardi, avril 04, 2017
Le charme de Macron et la grande pitié des politiciens
Macron, le séducteur fantôme. L’homme-tout-et-rien
Je comprends qu'on puisse trouver du charme à Emmanuel Macron.
C'est souvent le cas de certains types à la sexualité ambigüe (on n'est pas obligé de croire la mise en scène de son hétérosexualité avec une femme qui pourrait être sa mère). Marlon Brando avait ce genre de charme quasiment irrésistible qui a lui permis de collectionner les coups d'un soir (ce n'était pas un sentimental) tant avec des hommes qu'avec des femmes par centaines. Bien sûr, il n'y a qu'une certaine humanité qui s'y laisse prendre.
Le problème, c'est que personne n'a jamais envisagé Brando comme président de la république.
C'est ce hiatus de la forme sans fond qui fait à la fois la popularité de Macron et sa grande fragilité. Je n'ai aucun doute qu'un jour, une majorité écrasante de Français seront convaincus que ce type est creux, comme aujourd'hui ils le sont pour Hollande. La seule question est : ce jour arrivera-t-il avant ou après le 23 avril 2017 ?
La première video a été retirée de Youtube à la demande de LCI suite à une plainte de Macron, mais comme internet ne perd jamais rien, elle a resurgi (bien sûr, à faire tourner sans modération) :
Meeting Macron Marseille : Fuite massive du... par LMDB5
Mais Dalrymple fait un article sur le cercle vicieux politique. Plus les politiciens sont nuls, plus les hommes de bien fuient la politique, plus etc. Et, en plus, les politiciens ont une vie difficile par certains cotés.
Pity the Poor Politicians
Je comprends qu'on puisse trouver du charme à Emmanuel Macron.
C'est souvent le cas de certains types à la sexualité ambigüe (on n'est pas obligé de croire la mise en scène de son hétérosexualité avec une femme qui pourrait être sa mère). Marlon Brando avait ce genre de charme quasiment irrésistible qui a lui permis de collectionner les coups d'un soir (ce n'était pas un sentimental) tant avec des hommes qu'avec des femmes par centaines. Bien sûr, il n'y a qu'une certaine humanité qui s'y laisse prendre.
Le problème, c'est que personne n'a jamais envisagé Brando comme président de la république.
C'est ce hiatus de la forme sans fond qui fait à la fois la popularité de Macron et sa grande fragilité. Je n'ai aucun doute qu'un jour, une majorité écrasante de Français seront convaincus que ce type est creux, comme aujourd'hui ils le sont pour Hollande. La seule question est : ce jour arrivera-t-il avant ou après le 23 avril 2017 ?
La première video a été retirée de Youtube à la demande de LCI suite à une plainte de Macron, mais comme internet ne perd jamais rien, elle a resurgi (bien sûr, à faire tourner sans modération) :
Meeting Macron Marseille : Fuite massive du... par LMDB5
Mais Dalrymple fait un article sur le cercle vicieux politique. Plus les politiciens sont nuls, plus les hommes de bien fuient la politique, plus etc. Et, en plus, les politiciens ont une vie difficile par certains cotés.
Pity the Poor Politicians
Libellés :
2017 cinq ans de merde,
dalrymple
lundi, avril 03, 2017
4 des 10 premières fortunes de France soutiennent Macron, c’est beau le progrès ploutocratique !
Dans l’ordre : Bernard Arnault (n° 1), François Pinault (n° 4), Patrick Drahi (n° 5), Xavier Niel (n° 9).
Serge Dassault (n° 3) ne se prononce pas mais dit le plus grand bien d’Yves Le Drian qui soutient Emmanuel Macron. On peut y ajouter Pierre Bergé propriétaire de presse.
Comment dit-on ? Ah oui, ploutocratie : la ploutocratie (du grec ploutos : richesse et kratos : pouvoir) consiste en un système de gouvernement où la richesse constitue la base principale du pouvoir politique.
Pourquoi cette intervention explicite des ploutocrates dans le processus électoral, ils sont d'habitude plus discrets ?
Pour une raison fort simple : tous ces gens ont besoin que le capitalisme de connivence continue (attribution des fréquences de téléphone, facilités pour les fusions-acquisitions, circuits mondialisés, contrats d’armements, subventions à la presse, arrangements fiscaux, …). Ce mouvement démarre avec le « tournant de la rigueur » en 1983. Il est intimement lié à l’européisme.
Le problème pour les ploutocrates est que l’inverse est vrai. Toute régression de l’européisme et tout retour du protectionnisme mettent à mal leur construction pour pomper les peuples occidentaux. Je ne vous fais pas un dessin : Trump, Brexit, ça chauffe pour eux. Panique à bord. Adieu discrétion. Il y a donc une alliance assez voyante, profitable pour les deux parties, entre les politiciens européistes (« l’européisme est la dernière conviction des politiciens qui ne croient plus à rien ») à la Hollande et les ploutocrates.
Le scénario idéal pour ces gens est évidemment de gagner cinq ans en poussant au pouvoir leur marionnette Macron, jeune et immature, manipulable à souhait (plus que le pourtant pas très farouche Fillon).
Pourquoi cette manœuvre cousue de fil blanc ne rencontre-t-elle que peu d’opposition ?
1) Marine Le Pen espérant affronter Macron au second tour, elle n’a pas intérêt à sortir l’artillerie tout de suite. Elle ne veut pas mouiller sa poudre.
2) La droite molle trempant dans ce système (voire espérant le prolonger à son profit), elle est peu crédible pour le dénoncer. Au besoin, quelques dossiers envoyés au Canard Enchainé calmeraient le jeu. D’ailleurs ça n’est même pas nécessaire, l’auto-censure suffit.
3) Les journalistes sont en-dessous de tout.
Bref, comme d’habitude, le peuple français est seul, abandonné par sa classe dirigeante.
Cependant, les ploutocrates ont trois ennemis. Je ne suis pas sûr qu’ils parviennent à les vaincre : l’usure (ça fait maintenant 35 ans que la politique les favorise, j’ai cru comprendre que les peuples n’en étaient pas entièrement satisfaits), la mode (qui est au changement, conséquence de l’usure), la défiance (les peuples obéissent de moins en moins aux prescriptions de ceux qui parlent dans le poste).
Bien sûr, les ploutocrates comptent sur l’apathie : peu importe que les gens soient désespérés si cela les incite à s’abstenir, l’abstention joue pour la continuation de leur système. Mais les sondeurs voient apparaître les « plus rien à foutre » : les gens prêts à voter aux extrêmes en se foutant de conséquences immédiates.
Qui sème le vent récolte la tempête. Depuis le référendum de 2005, la politique française devrait être à la re-nationalisation. Par divers artifices, la ploutocratie alliée à la technocratie européiste a empêché cette expression démocratique, en arguant plus ou moins ouvertement que le peuple était con de vouloir ce qu’il voulait et qu’on allait continuer à faire comme avant. Si ça lui pète à la gueule, qui la plaindra ?
Là où ça devient marrant, c’est que les riches se sortent toujours des changements de politique, alors qu’ils ne se sortent pas toujours des révolutions. Pour éviter un changement de politique, ils prennent le risque d’une révolution, ça n’est pas très rationnel de leur part. Il est vrai que la culture historique ne doit pas faire partie des choses qui alourdissent un Arnault ou un Drahi.
Mais, bon, s’il y a deux ou trois ploutocrates pendus au réverbère, je n’irai pas les pleurer.
De saines lectures :
Macron, Estrosi, Unedic: les élites françaises au bord de la crise de nerf
Le vrai scandale Macron : l’argent sale des inspecteurs des finances, par Sébastien Laye
François-Xavier Bellamy: « Le discours inquiétant de Macron à Marseille »
Comment dit-on ? Ah oui, ploutocratie : la ploutocratie (du grec ploutos : richesse et kratos : pouvoir) consiste en un système de gouvernement où la richesse constitue la base principale du pouvoir politique.
Pourquoi cette intervention explicite des ploutocrates dans le processus électoral, ils sont d'habitude plus discrets ?
Pour une raison fort simple : tous ces gens ont besoin que le capitalisme de connivence continue (attribution des fréquences de téléphone, facilités pour les fusions-acquisitions, circuits mondialisés, contrats d’armements, subventions à la presse, arrangements fiscaux, …). Ce mouvement démarre avec le « tournant de la rigueur » en 1983. Il est intimement lié à l’européisme.
Le problème pour les ploutocrates est que l’inverse est vrai. Toute régression de l’européisme et tout retour du protectionnisme mettent à mal leur construction pour pomper les peuples occidentaux. Je ne vous fais pas un dessin : Trump, Brexit, ça chauffe pour eux. Panique à bord. Adieu discrétion. Il y a donc une alliance assez voyante, profitable pour les deux parties, entre les politiciens européistes (« l’européisme est la dernière conviction des politiciens qui ne croient plus à rien ») à la Hollande et les ploutocrates.
Le scénario idéal pour ces gens est évidemment de gagner cinq ans en poussant au pouvoir leur marionnette Macron, jeune et immature, manipulable à souhait (plus que le pourtant pas très farouche Fillon).
Pourquoi cette manœuvre cousue de fil blanc ne rencontre-t-elle que peu d’opposition ?
1) Marine Le Pen espérant affronter Macron au second tour, elle n’a pas intérêt à sortir l’artillerie tout de suite. Elle ne veut pas mouiller sa poudre.
2) La droite molle trempant dans ce système (voire espérant le prolonger à son profit), elle est peu crédible pour le dénoncer. Au besoin, quelques dossiers envoyés au Canard Enchainé calmeraient le jeu. D’ailleurs ça n’est même pas nécessaire, l’auto-censure suffit.
3) Les journalistes sont en-dessous de tout.
Bref, comme d’habitude, le peuple français est seul, abandonné par sa classe dirigeante.
Cependant, les ploutocrates ont trois ennemis. Je ne suis pas sûr qu’ils parviennent à les vaincre : l’usure (ça fait maintenant 35 ans que la politique les favorise, j’ai cru comprendre que les peuples n’en étaient pas entièrement satisfaits), la mode (qui est au changement, conséquence de l’usure), la défiance (les peuples obéissent de moins en moins aux prescriptions de ceux qui parlent dans le poste).
Bien sûr, les ploutocrates comptent sur l’apathie : peu importe que les gens soient désespérés si cela les incite à s’abstenir, l’abstention joue pour la continuation de leur système. Mais les sondeurs voient apparaître les « plus rien à foutre » : les gens prêts à voter aux extrêmes en se foutant de conséquences immédiates.
Qui sème le vent récolte la tempête. Depuis le référendum de 2005, la politique française devrait être à la re-nationalisation. Par divers artifices, la ploutocratie alliée à la technocratie européiste a empêché cette expression démocratique, en arguant plus ou moins ouvertement que le peuple était con de vouloir ce qu’il voulait et qu’on allait continuer à faire comme avant. Si ça lui pète à la gueule, qui la plaindra ?
Là où ça devient marrant, c’est que les riches se sortent toujours des changements de politique, alors qu’ils ne se sortent pas toujours des révolutions. Pour éviter un changement de politique, ils prennent le risque d’une révolution, ça n’est pas très rationnel de leur part. Il est vrai que la culture historique ne doit pas faire partie des choses qui alourdissent un Arnault ou un Drahi.
Mais, bon, s’il y a deux ou trois ploutocrates pendus au réverbère, je n’irai pas les pleurer.
De saines lectures :
Macron, Estrosi, Unedic: les élites françaises au bord de la crise de nerf
Le vrai scandale Macron : l’argent sale des inspecteurs des finances, par Sébastien Laye
François-Xavier Bellamy: « Le discours inquiétant de Macron à Marseille »
vendredi, mars 31, 2017
Enfin une raison positive de voter Fillon
Tout le monde connaît la raison négative de voter Fillon : faire barrage (expression à la mode) à Emmanuel Hollande.
Mais je n'en connaissais pas de positive (je vous rappelle que je considère qu'aucun candidat n'est digne de confiance, donc j'attache peu d'importance à ce qu'ils disent et je regarde leur entourage).
Or, je viens de m'apercevoir que Malika Sorel, pour qui j'ai le plus grand respect, fait partie de cet entourage.
Est-ce que cela suffit à trancher mon choix (Le Pen, Fillon ou abstention) en faveur de Fillon ? Non. Hélas pour le forcené de la Sarthe, mon choix reste plutôt entre les deux autres propositions, mais Fillon remonte.
Mais je n'en connaissais pas de positive (je vous rappelle que je considère qu'aucun candidat n'est digne de confiance, donc j'attache peu d'importance à ce qu'ils disent et je regarde leur entourage).
Or, je viens de m'apercevoir que Malika Sorel, pour qui j'ai le plus grand respect, fait partie de cet entourage.
Est-ce que cela suffit à trancher mon choix (Le Pen, Fillon ou abstention) en faveur de Fillon ? Non. Hélas pour le forcené de la Sarthe, mon choix reste plutôt entre les deux autres propositions, mais Fillon remonte.
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