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jeudi, juin 25, 2020

Campagne anti-Raoult : c'est beau le journalisme déontologique en action

Dans une pub de l'Express ce matin :



Bien entendu, chers amis habitués du journalisme « moderne », vous sentez la poloche, vous connaissez la technique occultation/exaltation. Jamais l'Express n'a fait d'article aussi pinailleur sur Gilead et les conflits d'intérêt au gouvernement et dans la bureaucratie de la santé. L'Express défend le Système.

Jean-Yves Le Gallou démontre toutes les semaines que le « fact checking » (cet horrible anglicisme suffit, au fond, à juger ceux qui l'emploient) est un instrument de manipulation.

Soyons clairs : l'Express fait campagne contre Raoult. Après, chacun jugera les raison qu'il a pour agir ainsi.

Mais, c'est un plaisir de voir que Raoult ne se laisse pas faire. Par contre, dans la classe dirigeante, il est très seul : c'est toujours le même problème, elle se fout des Français, elle se fout des résultats, la seule chose qui l'intéresse est de se préserver et de préserver son pouvoir.

lundi, mai 25, 2020

Raoult du jour


La réflexion de Raoult sur l'hostilité des medias à la réalité me parait fondamentale pour comprendre cette folie collective.

J'en ai parlé dans de récents commentaires sans en faire de billet : cette épidémie et la polémique chloroquine sont une lutte à mort entre ceux qui subissent la réalité (en  gros les Gilets Jaunes) et ceux qui tiennent leur pouvoir de leur capacité à maquiller et à nier la réalité, et de ce fait à en profiter sans que cela se voie (en gros les mondialistes, les macronistes).

La réalité se faisant de plus en plus pressante, ces derniers sont obligés de réprimer son expression de plus en plus brutalement.

D'où la belle liberté californienne :

 

samedi, novembre 17, 2018

samedi, mai 26, 2018

La tyrannie macroniste

Le camarade Macron nous prépare une loi orwellienne sur les prétendues "fake news" (celles sélectionnées par les la bien-pensance et par les juges rouges).

L'argumentaire lénifiant est déjà en place : c'est une loi dissuasive, destinée à ne pas être appliquée, et qui ne sera active qu'en période électorale. Une loi quasiment sans effet. Ben voyons !

Comme si dissuader d'exprimer des opinions en période électorale, ce n'était pas la pire atteinte à la démocratie qu'on puisse faire !

Tout l'argumentaire qu'on nous sert revient à cela : ceux qui présentent cette loi ne croient pas au débat démocratique, n'en veulent pas, refusent qu'on soit libre d'émettre la totalité des arguments qu'on peut leur opposer. C'est la définition des tyrans. Des tyrans furtifs, insidieux, propres sur eux, diplômés, prenant leur temps. Mais des tyrans tout de même.  Et qui ne sont pas moins dangereux que n'importe quel tyran.

La France, Corée de l’Ouest ?

L'effet est clair. Présenter les opposants comme des complotistes, des pervers, des azimuthés paranoïaques, des fous, relevant plus de la psychiatrie que de la politique. Ca ne vous rappelle rien ?



 

La seule différence, c'est que les soviétiques manquaient de finesse. L'enfermement était physique. Chez nous, l'enfermement sera médiatique : vos opinions seront considérées unanimement comme une folie malsaine, jugement confirmé par le tampon de l'autorité judiciaire. Vous pourrez compter sur les kapos-journalistes pour faire sans états d'âme ce sale boulot de garde-chiourmes (1). Vous ne pourrez pas plus sortir de ce classement infamant que d'une prison. Vous hésiterez à parler franchement (tout le monde n'a pas le courage judiciaire de Zemmour) et, de toute façon, vous ne serez plus entendu.

Bien sûr, une partie du public sentira bien qu'il y a un malaise. Mais comme il ne sera pas exprimé dans le débat public mais seulement aux marges, le but de la marginalisation des critiques sera atteint.

Et nous ne vivrons plus (encore moins qu'aujourd'hui) en démocratie.

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(1) : si vous avez oublié qu'un journaliste, c'est un commissaire politique, petit rappel :

Après « l’imam autoproclamé », voici le « pseudo-supporter »


Addendum :

Par exemple : Avant de bloquer les migrants dans les Alpes, ces trois identitaires s'étaient fait refuser l'entrée au Royaume-uni

mercredi, novembre 01, 2017

Charente Libre : « Un pick-up fonce dans la foule : huit morts ». Que font les psychologues pour pick-ups ?

En un titre, la Charente Libre a réussi à occulter qu’il s’agit d’un attentat et qu’il a été commis non par un fou mais par un musulman.

Ces journaliste répondront que tout le monde comprend. Alors pourquoi ces circonvolutions ? Certaines choses vont mieux en le disant. Le devoir d’un journaliste n’est-il pas d’être au plus près des faits ? Sauf si, sous le nom de journaliste, on met autre chose que le journalisme. Le gardiennage de l’ordre moral, par exemple.

La concision ? « Un islamiste fonce dans la foule : huit morts » fait deux caractères de plus. La Charente Libre est-elle à deux caractères près ?

Dans quel journal a-t-on lu récemment :

« Etats-Unis : un mort lors d'un rassemblement néo-nazi à Charlottesville » ?

Pas de fausse pudeur, coupable identifié ? Ça serait-y pas quand même la Charente Libre. Tu vois, quand tu veux ...

Pendant ce temps, le Telegraph titre « New York terror attack: Eight dead as truck rams cyclists in Manhattan as driver shouts 'Allahu Akbar’ ».

Bon, vous allez me dire qu’un homme qui s’attaque à des cyclistes new-yorkais (l’équivalent américain des cyclistes parisiens) ne peut être entièrement mauvais.

samedi, septembre 09, 2017

Les mensonges du Système : Mélenchon et Mme Irma

Mélenchon, meilleure opposition à Macron ? Laissez moi rire !

Opération Mélenchon , ou comment le Système fabrique une opposition factice à Macron

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Car ces prétendus anticapitalistes combattent avant tout ceux qui… refusent la loi de l’argent, les patriotes et les identitaires. Comme durant la campagne présidentielle les candidats d’extrême gauche ont surtout attaqué Marine Le Pen et François Fillon, mais quasiment jamais Emmanuel Macron.

Comme ces prétendus « altermondialistes » ne militent pas contre le mondialisme : ils veulent seulement un mondialisme qui aille dans leur sens. Comme ces prétendus « antifascistes » font des risettes aux islamistes. Comme ces prétendus militants de « la cause animale » ne trouvent jamais rien à dire contre l’abattage hallal. Comme ces « féministes » estiment que le voile islamique libère les femmes. Comme les No Border, en favorisant par tous les moyens l’immigration en Europe, concourent activement à la constitution de l’armée de réserve du capital.

La superclasse mondiale s’accommode très bien, aujourd’hui comme hier, de l’extrême gauche, même si elle pense que le néo-libéralisme réussira là où la Révolution communiste a échoué. Car tout ce qui peut ébranler les nations européennes contribue à renforcer son pouvoir transnational.

La France insoumise et la France en Marche ne s’opposent pas : elles avancent au contraire main dans la main.
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Irma, un super-ouragan historique dans les Antilles

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« Rien ne permet aujourd'hui de dire que la fréquence des cyclones, dans cette région ou dans le monde, a augmenté ou va augmenter », rappelle Fabrice Chauvin, spécialiste de ces événements extrêmes au Centre national de recherches météorologiques (pour rappel, il n'y a pas de différence entre cyclones, typhons et ouragans autre que leur origine géographique). « Les modèles climatiques ne sont pas encore assez bien résolus pour arriver à répondre de façon catégorique, et nous n'observons pas de tendance claire en ce sens. »

Certains travaux prévoient même une très légère baisse de leur fréquence, à la limite des incertitudes de calcul. «L e réchauffement climatique a plutôt tendance à homogénéiser le climat tropical, ce qui n'est pas favorable à la formation des ouragans », analyse Franck Roux, directeur du laboratoire d'aérologie à l'Observatoire Midi-Pyrénées de Toulouse.
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Mais le Figaro a été tellement surpris par sa propre audace que, le lendemain, il publie les conneries suivantes :

« Chaque degré supplémentaire dans les océans donne plus d'énergie aux cyclones »

Les réactions des commentateurs sous l'entretien de Jouzel font chaud au coeur. L'ogre réchauffiste fait encore peur à quelques uns, mais il a beaucoup perdu de sa capacité d'intimidation.

Et puis, le Figaro m'a permis de bien rigoler :




J'en conclus qu'il y a en France 31 968 climatologues hyper-pointus. Avouez qu'il aurait été dommage de rater une info pareille !

dimanche, août 27, 2017

Un peu de pub pour Antipresse

Antipresse est la feuille publiée par Slobadan Despot, un serbo-helvétique (ça existe), Slobodan Despot.

Un extrait du dernier numéro à propos des récents attentats en Espagne :

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Avant de conclure je ne résiste pas à en donner un exemple complémentaire [d'absence suspecte de curiosité des médias]. Le fameux voyage à Paris d’une partie de l’équipe avec à son bord Younès Abouyaqoub, très certainement.

La grande presse relaie fidèlement le message du désarroi politique: « On ne sait pas ce qu’ils venaient y faire ». Ils sont descendus à l’hôtel B&B de Malakoff. Pas besoin de chercher très loin la clientèle cible de cet établissement bien tenu : ceux qui souhaitent profiter de la proximité du Palais des expositions de la porte de Versailles. C’est écrit en toutes lettres dès l’ouverture du site internet de l’hôtel ! La vue plongeante qu’offre le B&B sur ce lieu à forte densité de civils sans défense explique sans doute la raison de l’achat d’un appareil photo. Les clichés seront certainement laissés en testament à des preneurs de relais de leur obédience, qui n’attendent que cela. Mais il y a pire, la vue plongeante de l’hôtel donne aussi sur le tout nouveau ministère de la Défense français (pardon « des-Armées »). Serait-il lui aussi une cible ? Simple hypothèse pour l’instant en espérant qu’elle ne sera rien de plus.

Allez ! Une dernière pour la route ! Madame Hamila, mère des frères Omar et Mohamed Hychami, morts au champ d’honneur de l’islam, répond aux questions de LCI les mains imprégnées de henné. Au Maroc on s’en enduit quand c’est jour de fête. Pourquoi ? Parce que le henné est l’un des arbres du paradis de l'Islam, le jannah. Aurait-elle fêté l'entrée de ses fils au jannah ? C'est possible, en tout cas c’est une question.

PS

Je propose que nos fidèles lecteurs s’adonnent à un questionnement de leur choix, pourvu que la question posée débouche sur la découverte d’informations pertinentes. Qu’ils nous aident ainsi tous à compenser notre avitaminose informationnelle grâce au résultat (sérieux et documenté) de leurs recherches. Avec l’accord de notre grand Despot, nous pourrions publier les compléments utiles.

Chacun dans ses compétences peut en effet disposer de ressources que l’humble rédacteur de la présente note ignore du tout au tout. Ne serait-ce que la maîtrise de la langue espagnole ou catalane, etc.

PPS

En prime, voici quelques faits intrigants qui mériteraient d’être creusés : pourquoi une banque a-t-elle laissé ces gens squatter sa villa pour en faire une usine d’explosifs ? Quelle est cette banque ? Autre piste : lors des premières perquisitions de Ripoll, les services secrets espagnols, clairement identifiés par les riverains, étaient planqués sur des toits en peine nuit et communiquaient en anglais. Pourquoi ?

C’est à vous !
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Il faut se poser des questions mais ne pas se hâter d'y répondre sous peine de tomber dans le complotisme.

Je ne prends pas cette précaution pour plaire aux médias du Système sans une once d'honnêteté (1). Je le fais pour que nous gardions intacte notre vitalité intellectuelle, le complotisme est une paresse.



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(1) : video comique, un désinformateur (Schneidermann) accuse un autre désinformateur (Laurent) de malhonnêteté :






samedi, août 27, 2016

Vers une presse toujours plus libre

De nouvelles aides à la presse annoncées

Le ministère de la Culture a annoncé samedi la hausse de certaines aides à la presse, leur généralisation aux publications locales ainsi que la création d'un nouveau fonds de soutien pour "l'émergence et l'innovation" des médias.

Le "Fonds de soutien à l'émergence et à l'innovation dans la presse", destiné aux "nouveaux médias d'information", a vocation à favoriser leur développement pendant leurs premières années, "souvent décisives pour un nouveau titre", précise le communiqué.

Le fonds distribuera des bourses d'un montant maximum de 50.000 euros "pour soutenir dès cette année la création de nouvelles entreprises de presse, imprimée ou en ligne".
Il fournira également des aides aux incubateurs de médias et aux programmes de recherche innovants pour le secteur, pour lesquels des appels à projets seront lancés avant la fin 2016.
Sa création a été entérinée dans un décret paru samedi au Journal officiel.

Le texte prévoit par ailleurs un "soutien renforcé et élargi du Fonds stratégique pour le développement à la presse", qui distribue les aides directes au secteur.

Ces aides seront revalorisées "pour mieux répondre aux enjeux de modernisation et de développement de la presse", indique le communiqué de la ministre Audrey Azoulay, qui ne précise pas l'ampleur de la hausse.

Elles seront également élargies "aux titres de presse en ligne de la connaissance et du savoir et à tous les titres de presse d'information politique et générale, quelle que soit leur périodicité".

Le décret prévoit que les mensuels, bimensuels et trimestriels de la presse locale d'information politique et générale, soit une quinzaine de titres, pourront désormais bénéficier de ces aides et de celles du nouveau fonds.

La réforme des aides à la presse avait été engagée par la précédente ministre de la Culture Fleur Pellerin, qui avait déjà étendu l'an dernier une autre catégorie d'aide à la presse à une cinquantaine de titres. Deux conditions avaient alors été posées: ne pas dépasser 300.000 exemplaires et ne pas avoir été condamné pour racisme, antisémitisme ou incitation à la haine ou à la violence au cours des cinq dernières années. L'hebdomadaire Valeurs actuelles, privé de ces nouvelles aides, avait alors décidé de porter plainte contre la France devant la Commission européenne.

dimanche, juillet 24, 2016

La langue des medias (I. Riocreux)

On ne manque pas des livres se gaussant de la parlure journalistique.

Celui-ci démonte l’articulation entre langue et idéologie.

L’auteur commence par composer un martyrologe du français médiatique.

Elle en tire une première conclusion nette : certains croient que les journalistes sont des manipulateurs conscients. C’est impossible : des gens qui sont incapables d’exprimer en français correct une idée simple seraient bien en peine de manipuler quiconque.

En revanche, leur incapacité à maitriser la langue, à apprécier le poids des mots et à prendre du recul les place dans une position idéale pour être des vecteurs inconscients de manipulation par l’intermédiaire du langage et des images. L’auteur pointe la contamination par un milieu endogame.

La croyance sous-jacente des journalistes est l’existence d’un sens de l’histoire (GPA, libéralisation des drogues, etc.), qu’ils connaissent et ont le devoir de promouvoir, d’où leur fréquente utilisation d’un vocabulaire qui marque leur parti-pris , « avancée » et « recul » par rapport à ce sens supposé de l’histoire. L’auteur cite des exemples assez comiques de journalistes qui se troublent quand on leur fait remarquer que qualifier le mariage des homosexuels d’« avancée » est une prise de position personnelle et non pas une description neutre.

Tout professionnel de la manipulation qui sait induire chez les journalistes l'idée que la cause qu'il défend est dans le sens de l'histoire a gagné.

Pour Ingrid Riocreux, la fonction des journalistes est simple : ce sont les gardiens de la paix sociale. Ils ont intégré qu’ils doivent éviter tout propos réellement conflictuel, quitte à masquer ou à trafiquer la vérité. Et plus la vérité est dérangeante, plus les journalistes se sentent investis du devoir de la taire. « L’affaire Zemmour » (« La plupart des trafiquants sont noirs ou arabes. C’est un fait ») est frappante : il y a eu très peu d’articles pour vérifier, si oui ou non, la plupart des trafiquants étaient noirs ou arabes et beaucoup pour expliquer que, même si c’était vrai, Zemmour avait eu tort de dire ce qu’il a dit. On ne peut mieux mettre en exergue la fonction de police de la pensée des journalistes : ils ne recherchent pas la vérité, ils cherchent à gommer tout ce qui dérange une certaine vision de notre société.

Elle fait un sort aux pseudo-décryptages.

Les journalistes nous ont rebattus les oreilles avec leur (très frais) savoir rhétorique à propos de l'anaphore hollandienne « Moi, président, ... », mais ce n'était pas vraiment une découverte que François Hollande se voyait bien président. En revanche, ils ont tous raté un élément fondamental qui, lui, méritait un vrai décryptage : sur les quinze occurrences de cette anaphore, douze étaient de tournure négative, ce qui manifestait assez que François Hollande n'avait aucun projet, à part prendre la place de Nicolas Sarkozy. Elle en profite pour placer une petite pique à ce dernier : s'il avait réagi spontanément au négativisme de son adversaire, la réponse était facile alors qu'il s'est empêtré avec une réponse apprise par coeur.

Elle exécute proprement Laurence Ferrari et Claire Chazal, décortiquant deux entretiens au journal de 20h, l'un avec Frédéric Mitterrand (à propos de La mauvaise vie), l'autre avec Dominique Strauss-Kahn (à propos de l'accident ancillaire du Sofitel). Elle montre que ces deux entretiens étaient fort mal préparés par ces dames, qu'elles ne maîtrisaient pas le minimum vital, qu'elles se sont fait balader par leurs invités, et, en plus, ont manqué de culture, de réflexe et d'à-propos, alors que la juste répartie aurait pu compenser la préparation insuffisante. Bref, elles ont été nulles, de médiocres professionnelles. En revanche, elles ont remarquablement servi la soupe aux mensonges et aux approximations de leurs invités.

Elle renvoie dos à dos Libération et Le salon beige pour usage abusif de citations tronquées ou déformées.

Comme Simon Leys à propos des résistants à la mode maoïste ou Alain Besançon à propos des théologiens qui n'ont pas cédé à la théologie de la libération,  Ingrid Riocreux considère que la plus grande rigueur dans l'usage des mots est une nécessaire hygiène intellectuelle, un garde-fou indispensable. Hélas, les journalistes en sont à l'opposé, toute leur expression est approximative, incorrecte, stéréotypée, pauvre.

J’ai lu d’âpres critiques des journalistes, mais rarement aussi décapantes. Ce n’est pas un texte pamphlétaire mais une progression méthodique et, au final, dévastatrice.

Sa conclusion est noire. Nous vivons en oligarchie et les oligarques nous manipulent à travers des journalistes pas assez professionnels pour déjouer leurs manipulations (il faut avoir conscience des  dizaines de milliers de professionnels de la manipulation qui travaillent dans les administrations et dans les entreprises). Mais un peuple abruti par une manipulation incessante n'est pas un peuple de moutons bêlants, c'est un peuple qui, ayant perdu la faculté de parler et d'argumenter, n'a plus que la violence pour s'exprimer.



vendredi, juin 24, 2016

Mon pays à l'heure allemande

Je l'écrivais ce matin, suite au Brexit :

« l'Europe allemande voulue par Hitler est faite, l'obsession raciale est juste inversée (métissage à la place de pureté) mais elle est toujours là. Les collabos sont déjà en place. Nous allons morfler. Les dirigeants français vont ramper devant Muttie Angela. Et comme la trouille rend violent, on va la sentir, la schlague ».

Les journalistes « objectifs » et « raisonnables » de Radio-Paris, pardon, de France Télévisions, prennent la tête d'enterrement de leurs aïeux annonçant la défaite de Stalingrad.




C'est marrant tous ces gens qui parlent d' « un jour triste pour l'Europe », de  « l'Europe pour laquelle nous nous sommes tant battus », sans avoir un seul mot pour la France et les Français. Au moins, on sait où sont leurs priorités et leurs amours. Mais on le savait déjà.



Tout cela est bien réjouissant. C'est un peu primaire, mais ne mégotons pas notre joie.

Et maintenant ? Nous sommes en juin 1940, seuls face aux Allemands (qui ont, heureusement, des méthodes plus douces, mais l'appétit de domination est le même). Notre Pétain, nous ne le connaissons pas vraiment puisque les candidats pour le poste se bousculent. Alain Juppé semble tenir la corde (pour nous pendre).

Bon, pas de De Gaulle à l'horizon. Mais tout espoir n'est pas perdu.

Et si Trump gagne en novembre ? Omaha Beach reloaded ?

C'est marrant, comme au fond, les mêmes questions se posent sans cesse : d'un coté la voie de l'indépendance, de la raison de long terme, de la difficulté, de l'avenir et de l'espoir et de l'autre, la voie de la soumission, du calcul de court terme, de la facilité, du passé et du désespoir.



samedi, janvier 23, 2016

De l'impartialité des médias et autres contes pour enfants

Cet extrait de Causeur m'a bien fait rire :
1h28 de jeu [match Finkielkraut Cohn-Bendit]. Un autre moment fort du match. David Pujadas quitte à la surprise générale son rôle d’arbitre et lance, presque solennel : « N’oublions pas quand même, et tout le monde sera sans doute d’accord ici, qu’une écrasante majorité des musulmans adhèrent aux valeurs françaises et se fondent parfaitement dans la société française. » Accélération de mon rythme cardiaque. Je m’égosille. « Tu te bases sur quelles statistiques ou sur quels chiffres précis pour sortir cela David ? Et la laïcité, la liberté d’expression, ça fait partie des valeurs françaises ou pas ? Et l’égalité homme-femme, la lutte contre l’antisémitisme aussi ?
Pujadas ne me répond pas. Faut dire qu’il ne peut pas m’entendre de là où il est. Mon chien me reluque bizarrement.
On joue depuis plus de deux heures maintenant et on va enfin savoir qui a remporté la rencontre. L’arbitre fait appel à Karim Rissouli. Le journaliste est censé nous dire quel est la tendance sur les réseaux sociaux. Je me souviens avoir vu ce journaliste s’en prendre à Zemmour il y a quelques années, quand il officiait au « Grand Journal » sur Canal+. Du coup, un doute m’effleure quant à son impartialité. Karim Rissouli précise que les commentaires les plus fréquents concernent l’intervention de l’enseignante, sans préciser s’ils sont élogieux ou non. « Qui a gagné sur Twitter entre Cohn-Bendit et Finkielkraut ? Je dirais 50-50 », conclut-il magnanime. Du coup, le doute m’effleure un peu plus encore. Ce n’est pas du tout l’impression que j’avais en lisant les réactions tout à l’heure.
C’est au tour de Jean-Daniel Lévy d’intervenir pour l’institut Harris Interactive. D’après un sondage réalisé en fin d’émission, c’est Cohn-Bendit qui a le plus convaincu les téléspectateurs (55%) face à Finkielkraut (44%). El Rafe tweet dans la foulée : « Ils font croire que les gens ont préféré Cohn-Bendit à Finkielkraut. LOL »
Sur Twitter, je m’amuse à répertorier les tweets concernant l’émission. J’en dénombre 36 : 28 d’entre eux sont favorables à Finkielkraut ou défavorables à Cohn-Bendit contre 8 pour l’opinion inverse. Je me dis que Karim Rissouli est sans doute davantage un littéraire qu’un matheux car 28/8 ce n’est pas, même grosso modo, du 50/50.
Du coup, je vais illico sur la page Facebook « Des paroles et des actes ». Il est minuit et je dénombre pas moins de 417 messages postés durant l’émission. J’hésite quelques secondes. Mais je veux en avoir le cœur net. Je décide de me coltiner tous les messages, histoire de connaître le ressenti des gens. Surtout qu’au-delà de 400, l’échantillon commence à être représentatif. Un hommage à Stakhanov. Histoire de bien faire les choses, je dénombre précisément les messages favorables à Finkielkraut (ou défavorables à Cohn-Bendit) d’un côté, ceux favorables à Cohn-Bendit (ou défavorables à Finkielkraut) de l’autre. Dans une troisième colonne, je répertorie les messages neutres ou hors sujets. Je prends un crayon noir et une gomme. J’ai l’impression de faire une heure de colle à l’école.
Le résultat est édifiant. Pas moins de 190 messages sont en faveur de Finkielkraut contre… 35 pour Cohn-Bendit. Ce qui nous fait un ratio de 85/15 en faveur du philosophe. Par ailleurs, près de 130 personnes s’attaquent plus ou moins vertement à la prof d’Anglais, vous savez celle qui va « droit au but », alors que seulement 9 la soutiennent.
Je referme mon cahier avec plein de questions en tête. Sur quels critères le journaliste s’est-il basé pour balancer son 50/50 ? Au lieu de citer quelques tweets anodins, pourquoi n’a-t-il pas mentionné les critiques massives à l’égard de l’enseignante sur les réseaux sociaux, lui qui était censé décortiquer la tendance ? Qui sont les gens interrogés par l’institut de sondage ? Comment un tel décalage avec les réseaux sociaux est-il possible ?
Dans les années 60, l’Office de radiodiffusion-télévision française contrôlait la télé publique et la plupart des journalistes étaient à la botte des gaullistes. Aujourd’hui, l’ORTF n’existe plus. La télé publique a-t-elle changé de camp ?

samedi, février 08, 2014

Zemmour : deux poids, deux mesures

J'ai regardé le dernier Ca se dispute.

On exige d'Eric Zemmour qu'il se justifie de ses propos de la semaine dernière.

Cette soudaine combativité journalistique me ravirait s'il n'y avait un petit problème : je n'ai jamais, absolument jamais, vu un tel droit de suite vis-à-vis d'un journaliste de gauche et poursuivi avec autant d'opiniâtreté.

Si on montrait avec tous les journalistes français la même exigence qu'avec Zemmour, la France serait le paradis de l'information.

La présentatrice, censée être neutre, est affectée d'un tic mesurable (j'ai compté sur mes petits doigts) : chaque fois qu'elle fait une remarque ironique, une petite intervention pour montrer son désaccord ou mettre en doute ou, simplement, manifester sa présence, c'est contre Zemmour. Mais, à part ça, elle est neutre.

Zemmour s'en est plutôt bien sorti.

Tout de même, qu'est-ce que c'est beau, le journalisme à la française.