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mercredi, janvier 30, 2019

La neige, c'est de la faute du réchauffement climatique

Les vagues de froid polaire sont bien liées au réchauffement de la planète

La démarche intellectuelle est évidemment stupide (dans l'autre sens aussi d'ailleurs, une chute de neige ne prouve pas un refroidissement, mais dans ce sens là, c'est quand même moins incohérent). Surtout que l'été, on ne nous fait pas grâce des vagues de chaleur qui prouveraient le réchauffement climatique.

Bref, les vagues de chaleur prouvent le réchauffement climatique et les vagues de froid aussi. Ca prouve surtout un beau foutage de gueule !

Mais le plus intéressant, ce sont les commentaires qui lient climato-scepticisme (très largement dominant dans le fil sous l'article) et Gilets jaunes sur le thème « Vous racontez n'importe quoi comme d'habitude, nous on sait, fermez la et faites ce qu'on vous dit ».

Comme le note Christophe Guilluy, l'écologie est devenue un moyen de distinction de classe et d'oppression.

Un des slogans des Foulards rouges était : « On est plus intelligent » (c'est exactement le genre de slogans qui montrent le contraire de ce qu'on dit).

Les gros bourgeois louis-philippards vont finir par apparaître comme des monstres de subtilité et de respect, à coté de nos modernes bourgeois.

Bien entendu, si, comme je le pense, les Gilets jaunes et équivalents ont le vent en poupe à l'échelle mondiale, cela signifie aussi la fin du réchauffisme (que j'annonce depuis des années en vain).

J'attends sans impatience les excuses de ceux qui nous racontent n'importe quoi depuis des années, les Jouzel et compagnie.

samedi, septembre 09, 2017

Les mensonges du Système : Mélenchon et Mme Irma

Mélenchon, meilleure opposition à Macron ? Laissez moi rire !

Opération Mélenchon , ou comment le Système fabrique une opposition factice à Macron

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Car ces prétendus anticapitalistes combattent avant tout ceux qui… refusent la loi de l’argent, les patriotes et les identitaires. Comme durant la campagne présidentielle les candidats d’extrême gauche ont surtout attaqué Marine Le Pen et François Fillon, mais quasiment jamais Emmanuel Macron.

Comme ces prétendus « altermondialistes » ne militent pas contre le mondialisme : ils veulent seulement un mondialisme qui aille dans leur sens. Comme ces prétendus « antifascistes » font des risettes aux islamistes. Comme ces prétendus militants de « la cause animale » ne trouvent jamais rien à dire contre l’abattage hallal. Comme ces « féministes » estiment que le voile islamique libère les femmes. Comme les No Border, en favorisant par tous les moyens l’immigration en Europe, concourent activement à la constitution de l’armée de réserve du capital.

La superclasse mondiale s’accommode très bien, aujourd’hui comme hier, de l’extrême gauche, même si elle pense que le néo-libéralisme réussira là où la Révolution communiste a échoué. Car tout ce qui peut ébranler les nations européennes contribue à renforcer son pouvoir transnational.

La France insoumise et la France en Marche ne s’opposent pas : elles avancent au contraire main dans la main.
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Irma, un super-ouragan historique dans les Antilles

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« Rien ne permet aujourd'hui de dire que la fréquence des cyclones, dans cette région ou dans le monde, a augmenté ou va augmenter », rappelle Fabrice Chauvin, spécialiste de ces événements extrêmes au Centre national de recherches météorologiques (pour rappel, il n'y a pas de différence entre cyclones, typhons et ouragans autre que leur origine géographique). « Les modèles climatiques ne sont pas encore assez bien résolus pour arriver à répondre de façon catégorique, et nous n'observons pas de tendance claire en ce sens. »

Certains travaux prévoient même une très légère baisse de leur fréquence, à la limite des incertitudes de calcul. «L e réchauffement climatique a plutôt tendance à homogénéiser le climat tropical, ce qui n'est pas favorable à la formation des ouragans », analyse Franck Roux, directeur du laboratoire d'aérologie à l'Observatoire Midi-Pyrénées de Toulouse.
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Mais le Figaro a été tellement surpris par sa propre audace que, le lendemain, il publie les conneries suivantes :

« Chaque degré supplémentaire dans les océans donne plus d'énergie aux cyclones »

Les réactions des commentateurs sous l'entretien de Jouzel font chaud au coeur. L'ogre réchauffiste fait encore peur à quelques uns, mais il a beaucoup perdu de sa capacité d'intimidation.

Et puis, le Figaro m'a permis de bien rigoler :




J'en conclus qu'il y a en France 31 968 climatologues hyper-pointus. Avouez qu'il aurait été dommage de rater une info pareille !

mercredi, septembre 19, 2012

Non, la calotte glaciaire arctique n'a pas subi "une fonte sans précédent"

Non, la calotte glaciaire arctique n'a pas subi "une fonte sans précédent". Pensée Unique démonte ce bobard propagé par les connards des canards franchouillards.

L'intéressant est la raison qu'il donne pour un tel bobard : sauver les budgets des labos climatiques de la NASA. Depuis le début, cette histoire de réchauffisme est très politique et bien peu scientifique.

J'en ai profité pour relire mes billets, qui commencent à dater, sur le réchauffisme et l'agonie du réchauffisme. Je n'ai pas grand'chose à ajouter.

Comme je le prévoyais, le réchauffisme meurt :

1) du temps qui passe sans que les prévisions catastrophistes trouvent le début d'un commencement de validation (certains prévoyaient Paris sous les eaux en 2007 ! Certes, Paris est bien noyé en 2012, mais sous les taxes et les impôts).

2) de la crise économique qui ramènent les gens à des préoccupations plus sérieuses que les fantasmes de scientifiques et de politiciens en mal de notoriété, d'argent et de pouvoir.

En revanche, la science ne semble pas souffrir d'un discrédit de cette agonie du réchauffisme : les gens ne se sentent pas trompés, ils ont juste cessé de s'intéresser à la question.

dimanche, février 12, 2012

Je suis étrangement attiré par le réchauffement

Comme mes fidèles lecteurs le savent, il y a quatre ou cinq ans, je me suis beaucoup renseigné sur la théorie du réchauffement climatique d'origine humaine.

J'en ai conclu que cette théorie était scientifiquement infondée et que son seul intérêt était sociologique et politique «comment de gens peuvent-ils croire de pareilles foutaises ?»

Cependant, je vous avais promis de vous tenir au courant si je trouvais des articles intéressants.

Qu'est-ce qu'un attracteur étrange ?

Un attracteur étrange est dans un système chaotique (au sens mathématique : je ne parle pas de politique française) est un espace d'états vers lequel ce système tend en l'absence de perturbations.

Un système peut avoir plusieurs attracteurs étranges.

En cas de perturbations, le système tend à aller vers un attracteur étrange.

Revenons au climat. En l'état d'enfance où se trouve la climatologie, il est illusoire d'espérer, à supposer que cela soit théoriquement possible, trouver les attracteurs étranges par modélisation. En revanche, on peut essayer de les déduire de l'historique : dans quels états le climat a-t-il eu tendance à «se réfugier» ?

C'est justement le sujet de cet entretien :

Etrange, pas d’attracteur ….

Qu'en conclure ? Qu'au vu de l'historique, si on modifie un paramètre du climat au hasard (le gaz carbonique, par exemple), il y a plus de chances que cela nous amène vers une ère glaciaire que vers une période chaude.

Mais, chut, ne le répétez pas. Cela pourrait faire de la peine aux gens du GIEC et à leurs copains politiciens.

mercredi, février 01, 2012

Où l'on reparle du changement climatique ... vers le froid

Oublier le RCA

J'attends les excuses ou les mea culpa de tous les hystériques à la con qui nous ont vendu le RCA, journalistes en quête de religion écolo, pseudo-chercheurs en quête de budgets et de publicité, politichiens en quête de pouvoir, quidams en quête de rédemption et d'auto-flagellation .

samedi, août 27, 2011

Appel au peuple : et maintenant que le réchauffisme est mort ?

Le réchauffisme est mort. Il est mort pas seulement à cause de l'expérience CLOUD mais tout simplement du fait qu'il n'a jamais été très vivant sur le plan scientifique : cette hypothèse d'un réchauffement climatique provoqué par le CO2 a toujours été faible et peu étayée. L'écho que cette hypothèse a eu est sans commune mesure avec sa solidité.

Malheureusement, je crains que nous n'en tirions pas les leçons.

Comment voyez vous les choses ? Comment faire en sorte que les terribles leçons de cette hallucination collective liant scientifiques et politiciens soient tirées et diffusées dans le public ? Cette question me tracasse depuis longtemps.



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vendredi, août 26, 2011

Envahis par les Extra-Terrestres à cause du CO2 !

Le réchauffisme se meurt. Bon débarras !

Voyez comme je suis bon : je suis prêt à lui donner un bon coup de pioche derrière les oreilles pour abréger ses souffrances.

Alors, pris de panique, les réchauffistes délirent. La meilleure : nos émissions de CO2 pourraient pousser les ET (dont je rappelle que on ne connait tellement rien que on ne sait même pas si ils existent) à nous envahir !

C'est chiant de tenir un blog dans ces conditions : il y a concurrence déloyale. Comment puis-je vous faire rire des cons si ceux-ci se ridiculisent eux-mêmes ?


...

mercredi, novembre 03, 2010

Courtillot à France-Cul


Science Publique: Vincent Courtillot
envoyé par franceculture. - Les derniers test hi-tech en vidéo.

Comme d'habitude avec Courtillot, c'est net et rigoureux. Je comprends que cet homme embarrasse fort les idolâtres du réchauffisme.

lundi, novembre 01, 2010

Réchauffisme : ze return of ze come-back de la vengeance du fils de la momie

Y avait longtemps ! Voici que les escrocs partisans du réchauffisme font un retour en fanfare. Leur théorie est toujours aussi nulle et non démontrée, mais, comme tous les vrais croyants, ce genre de «détails» ne les arrête pas.

Dans l'imMonde, ça donne :

Changement climatique : l'Académie des sciences réfute les thèses d'Allègre

Heureusement, il y a internet et chez notre ami Vincent Bénard, ça donne :

Réchauffement climatique: le rapport de l'académie des sciences souligne les incertitudes de la climatologie


Vous pouvez également consulter Pensée Unique.

Comme je l'ai écrit il y a quelques mois, ma réflexion sur le sujet est close, en l'absence d'une découverte significative. Si il se produit une découverte intéressante bouleversant mon point de vue, je vous en ferai part.

Pour l'instant, la climatologie progresse à tous petits pas et dans mon sens. Je ne ressens donc pas le besoin d'y revenir longuement.

Mes billets précédents :

Agonie du réchauffisme


Réchauffisme


N'oubliez tout de même pas que, dans toutes ces conneries, on joue avec vos sous et avec votre liberté. Les gouvernements britanniques et français corrompus et incompétents s'apprêtent à investir des milliards dans les éoliennes maritimes, ce qui encore moins intelligent que de prendre des valises de billets et de les bruler (une fois les billets brulés, c'est fini. Ces saloperies d'éoliennes qui nous polluent déjà la Beauce vous nous polluer la mer pour des décennies).

Ces immenses éoliennes, laides, dispendieuses et inutiles, sont des monuments à la bêtise humaine et aux vices de la démocratie. Puissent-elles au moins avoir cette utilité de nous rappeler à la modestie, tant vis-à-vis de nos imperfections humaines que de nos imperfections institutionnelles.

dimanche, avril 25, 2010

Le mythe climatique (B. Rittaud)

Ce livre d'un mathématicien complète utilement L'homme est-il responsable du réchauffement climatique ?

Dans son introduction, pour montrer que le consensus en sciences ne prouve rien («Tant de gens si éminents peuvent-ils se tromper ?» Sans hésiter, oui), Benoit Rittaud ressuscite un exemple que j'avais oublié. J'avais en tête l'asepsie, l'eugénisme, la dérive des continents.

Benoit Rittaud sort du placard les canaux martiens. L'exemple est très bien choisi : une théorie alléchante, des gens convaincus, un précurseur de Nicolas Hulot, Camille Flammarion, un précurseur d'Al Gore, Lowell.

Fidèle à sa spécialité d'origine, il prouve la fausseté de deux affirmations fortes des réchauffistes :

> Les affirmations du GIEC «Il y a X % de chances que ...» n'ont aucune valeur prédictive : elles résultent indirectement d'un vote des membres du GIEC, non d'une étude probabiliste. Elles montrent ce que les membres du GIEC pensent, pas la probabilité qu'il arrive telle ou telle chose.

> la thèse, très proche du stupide principe de précaution, «dans l'incertitude, réduisons tout de même nos émissions de CO2, ça ne peut pas faire de mal», repose sur une approche probabiliste biaisée. On suppose qu'on maitrise suffisamment les mécanismes climatiques d'un coté et les mécanisme politico-économiques de l'autre, pour savoir qu'une réduction des émissions de CO2 a plus d'avantages que d'inconvénients. Or, c'est justement ce que l'on ne sait pas.

De plus, c'est lâcher la proie pour l'ombre, car on sait que les coûts d'une réduction des émissions de CO2 sont exorbitants, alors que les gains sont tout à fait hypothétiques. Même dans une approche probabiliste, les réchauffistes sont aveugles ou malhonnêtes.

Evidemment, il en passe aussi par la capacité prédictive totalement inexistante des modèles climatiques informatiques. L'argument vous est connu.

Une partie très intéressante concerne les forces et les faiblesses de la notion de température globale, qui n'a rien de l'évidence qu'on nous présente.

Benoit Rittaud finit sur une note philosophique. Il remarque que les sciences dans l'enfance vivent en couple avec une pseudo-science : astronomie / astrologie, chimie / alchimie, physique / parapsychisme, algèbre / numérologie, médecine / «médecines parallèles» etc ...

La climatologie vit en couple avec la climatomancie, pseudo-science qui consiste à faire des prédictions basées sur le climat, c'est ainsi qu'on nous a prédit que le climat provoquerait des guerres, une augmentation du nombe de prostituées et de caries, de moustiques et de malaria.

C'est un signe de maturité d'une science de se détacher de sa pseudo-science soeur.

Pour l'instant, ce n'est pas le cas pour la climatologie. On a encore des raisons de douter que la climatologie soit une science. En effet, le célèbre critère de Popper, à savoir qu'une science doit être réfutable, n'est pas rempli par la climatologie.

L'exemple le plus flagrant de cette absence de réfutabilité réside dans les arguments glissants : on nous présente la courbe en crosse de hockey comme la preuve frappante du réchauffisme, celle-ci est invalidée, on nous explique alors que ce n'était qu'une preuve parmi d'autres et que le réchauffisme n'est pas remis en cause. Ensuite, on nous explique que les carottages de glace montrent que température et CO2 sont liés, malheureusement des études plus précises constatent que la température précède le C02, on nous explique alors qu'il faut chercher plus et qu'en attendant, le réchauffisme n'est pas invalidé. Puis, les fameux modèles numériques prédisent que la troposhère équatoriale se réchauffe, or on ne voit pas ce réchauffement, on nous explique donc que ce n'est qu'un détail et que le réchauffement n'est pas remis en cause. Et ainsi du reste.

A chaque fois qu'une preuve du réchauffement anthropique est invalidée, on nous explique qu'il s'agit d'un élément mineur et que la théorie globale n'est pas atteinte. Un tel comportement est la marque d'une foi, non d'une attitude scientifique.

En vérité, si le réchauffisme n'était que de la science, les réchauffistes auraient dit quelque chose comme «notre théorie déconne complètement, on va se remettre au travail».

Benoit Rittaud va encore plus loin : il pense que le réchauffisme est déjà à bout de course et se demande quelle pseudo-science va le remplacer.

Je pense qu'il va trop vite en besogne, mais on peut quand même jouer. La pseudo-science qui remplacera le réchauffisme aura les caractéristiques suivantes : elle fera peur, elle sera globale et elle proposera une solution à condition de faire des sacrifices. Des idées ?

Bref, un livre instructif assez facile à lire.

Ca sent le roussi pour le réchauffisme.

D'ailleurs, à part l'inénarrable trio infernal des journalistes réchauffistes Huet, Kempf, Foucart (1), qui sont cons à se taper la tête contre les murs, complété quelquefois de Jouzel et de Le Treut, proches de la malhonnêteté, tant leur parti-pris est flagrant, les réchauffistes montrent quand même quelques signes de flottement.

(1) : guère de doute qu'en 1950, ils auraient fait de bons staliniens : l'état d'esprit est identique.

lundi, avril 05, 2010

Réchauffisme, climatologie et épistémologie

Le réchauffisme est scientifiquement mort, à supposer d'ailleurs qu'il ait jamais été vivant. Théorie faible et mal fondée dès sa naissance, il est normal qu'elle meurt après que ses faiblesses se soient petit à petit précisées à mesure que les connaissances progressaient.

Par contre, il restera la question épistémologique: les réchauffistes les plus virulents se sont livrés à des malhonnêtetés anti-scientifiques (rétention d'informations, falsification de données, intimidation, ...).

Or, ils n'ont pas suscité dans la communauté scientifique la réprobation scandalisée qu'on était en droit d'attendre face à de tels comportements. Les mauvaises pratiques n'ont pas mis leurs auteurs au ban de leur profession.

L'argument tant utilisé du consensus devrait révolter tout scientifique digne de ce nom, quelles que soient ses opinions sur le climat : il n'en a rien été. La contestation a été faible.

Il conviendra donc de faire une analyse du fonctionnement de la communauté scientifique. D'autant plus qu'il y a eu d'autres affaires de fraude ces dernières années dans d'autres domaines que le climat.

Les scientifiques sont des hommes comme les autres, avec les mêmes faiblesses. Mais on peut espérer perfectionner le fonctionnement de la recherche.

dimanche, avril 04, 2010

Excellent article de Serge Galam dans Causeur

Des scientifiques demandent une “police” de la science

Allègre met le GIEC en surchauffe


Publié le 3 avril 2010 à 19h53 • 37 réactions • Imprimer

Ce n’était pas une blague. Le 1er avril, Libération a publié en “une” un appel de quatre cents scientifiques qui demandent aux plus hautes autorités scientifiques du pays de remettre de l’ordre dans la pratique de la science en France. Il leur est entre autres suggéré de réaffirmer leur confiance dans les travaux des signataires et de rétablir leur dignité, qui selon eux, aurait été bafouée dans les médias par une petite poignée de climato-sceptiques citant Claude Allègre et Vincent Courtillot. Tout cela au nom de l’éthique scientifique et d’un supposé pacte moral entre les chercheurs et la société.

Ce n’est pas le fond de la controverse scientifique qui est là en jeu. C’est la démarche qui est sidérante. En effet, si les signataires s’estiment victimes d’affirmations mensongères ou calomnieuses, cela relève de la loi. C’est donc à la justice, pas aux institutions scientifiques qu’ils doivent faire appel. Demander à celles-ci de trancher en désignant les bons et les mauvais est proprement effrayant quand on en envisage toutes les conséquences. Les signataires ont-ils réfléchi au précédent qu’ils ont créé ?

“Combien de divisions ?” Les climato-alarmistes se prévalent sans cesse de cet argument stalinien. Ainsi l’unanimité des 2500 scientifiques du GIEC (chiffre contestable d’ailleurs) aurait force de preuve, de même que le fait d’aligner 400 signatures démontrerait la validité scientifique des affirmations des pétitionnaires. Ce serait presque le contraire. Une avancée scientifique est toujours le fait que d’une ou quelques personnes. Comme je l’ai rappelé à maintes reprises, la science est amorale, elle ne se décide pas, ni au consensus, ni à la majorité, ni à l’unanimité. Elle se démontre, et c’est tout. Peu importe par qui et pourquoi. Et surtout, on ne tranche pas un débat scientifique, on le fait progresser.

Cette pétition n’a rien à voir avec la science, elle a à voir avec la police de la science. Des scientifiques – que l’on croyait fort sourcilleux sur leur liberté académique – demandent à leurs tutelles d’intervenir pour les défendre au nom de ce qu’ils appellent l’éthique scientifique. Ils accusent ceux qui ne sont pas d’accord avec eux d’oublier “les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société”. Et dire que Galilée fut à l’honneur l’année dernière… Cela me rappelle cette phrase de Schumpeter sur le marxisme : “La qualité religieuse du marxisme explique également une attitude caractéristique du marxiste orthodoxe à l’égard de ses contradicteurs. À ses yeux, comme aux yeux de tout croyant en une foi, l’opposant ne commet pas seulement une erreur, mais aussi un péché. Toute dissidence est condamnée, non seulement du point de vue intellectuel, mais encore du point de vue moral.” Malheureusement, cette vision limpide énoncée dès 1942 n’a eu aucune influence concrète sur les nombreuses dérives du marxisme à travers le monde pendant plusieurs décennies, ce qui ne porte pas spécialement à l’optimisme.

Tout citoyen, et encore plus tout responsable devrait avoir à cœur d’œuvrer pour maintenir une stricte séparation, entre science et la religion bien sûr, mais aussi entre vérité et croyance scientifique. S’il est légitime que des scientifiques croient en leur modèle, cela n’en fait pas une vérité. La confusion des genres serait in fine néfaste pour toutes, et en plus ferait monter la “température humaine” de bien plus de deux degrés.

Lorsque j’ai eu connaissance, le 24 mars, de la première version de cette pétition qui était encore plus délirante que celle qui a été publiée, le contenu m’a semblé tellement grotesque , la démarche si hallucinante, que j’ai cru à un canular. Dans ce climat religieux, cette atmosphère d’inquisition, je n’arrive toujours pas à me défaire de l’idée que cette pétition était un poisson d’avril !

samedi, décembre 19, 2009

Copenhague : elles en ont plein le dos, les générations futures !

Copenhague a échoué (heureusement) et voilà déjà les millénaristes réchauffistes qui essaient de relancer la machine à peurs. Ils sont en plein exercice de fureur apocalyptique : «Les gouvernants ont failli, la colère de Dame Nature est sur nos têtes, le jour du Jugement approche.»

On nous ressort les fameuses «générations futures». Faire parler les pas-encore-nés, c'est comme faire parler les morts, un exercice de haute escroquerie.

On sort aussi «nos enfants nous jugeront».

C'est vraiment une idée très post-moderne.

Rappelons que les enfants n'ont aucune légitimité à juger les parents pour quoi que ce soit (les croisades, la colonisation, le nazisme, le climat, le divorce, etc .), autant dans les familles que dans les générations.

Les parents font ce qu'ils peuvent et, à leur tour, les enfants feront ce qu'ils pourront.

Les parents jugés par les enfants ? Ceux qui répètent de telles idioties ont-ils réfléchi à ce qu'ils disent ?

Il y a dans ce «nos enfants nous jugeront» une inversion carnavalesque qui prêterait rire si le sujet n'était si grave. Hélas, on la retrouve dans bien des domaines et, notamment, de façon ravageuse, dans l'éducation. Les enfants n'ont aucune espèce de compétences ou de légitimité à donner leur avis sur la manière dont ils sont éduqués. Les parents ont donc tort de les séduire ou de leur demander leur avis, au risque de les mettre dans une situation fausse préjudiciable.

Les générations futures ?

Faisons leur confiance, elles se débrouilleront, comme nous et nos ancêtres avant elles.

Non pas que j'encourage l'irresponsabilité. Le «à long terme, nous serons tous morts» de Keynes me révulse. Mais, dans l'exercice de nos responsabilités, il s'agit d'être bien tempérés : les générations futures, pourquoi pas. Mais d'abord les générations actuelles.

Il est d'ailleurs ironique de constater que ceux qui invoquent les générations futures sont les post-modernes hédonistes, libertaires et égocentriques, sans passé ni futur, passagers d'un présent festif perpétuel, qui ne savent pas plus transmettre qu'hériter.

Copenhague : ouf !

Comme prévu dès le mois d'août, comme espéré, le sommet de Copenhague a échoué.

Il accouche d'un objectif «ambitieux» et de mesures «non contraignantes», c'est donc un Kyoto bis, qui aura le même succès (c'est-à-dire que seuls ces crétins d'Européens se laisseront entraver).

Après un tel échec, les hystériques du réchauffisme vont en rajouter une couche pour essayer de relancer la machine à faire peur(Scoop : les éditoriaux qui nous attendent).

Cependant (peut-être prends-je mes désirs pour des réalités), il me semble que cela va devenir difficile :

> comme je l'ai déjà écrit à plusieurs reprises, le temps joue contre les réchauffistes.

Cela fait maintenant vingt ans qu'ils nous bassinent avec leurs conneries, il va devenir de plus en plus difficile d'argumenter «puisque nous ne sommes pas sûrs, il faut absolument faire quelque chose d'énorme». Cet argument va peu à peu devenir «Vous nous avez prévu des catastrophes qui n'arrivent pas, nous commençons à être sûrs qu'il faut se méfier de vous et de vos recommandations».

> l'hystérie est lassante. On se mithridatise. A part pour des grouspuscules dont je m'honore de faire partie, il n'y avait pas ou près peu d'échappatoire. Mais, effet positif (au moins un)du sommet de Copenhague, les vrais scientifiques ont eu la parole à l'occasion du Climategate. Le public qui daigne se renseigner a maintenant une alternative au réchauffisme (en réalité, il l'a toujours eu, mais bien cachée).

samedi, décembre 12, 2009

More than unity

Les réchauffistes sont pour la plupart des illuminés, pour ne pas dire des cons. Mais, quelquefois, je sous-estime à quel point.

Un mien ami travaillant dans les projets futuristes d'un grand groupe européen m'a raconté que le vert y était à la mode, je m'en doutais, mais qu'au sein de cette mode, la mode en pointe, c'est le «more than unity», la recherche de processus énergétiques ayant un rendement supérieur à un.

A cet énoncé, j'ai été pris d'un fou rire, et j'espère que vous aussi. Traduisons en termes triviaux : croire à un rendement supérieur à un, c'est croire au mouvement perpétuel.

Mais j'ai assez vite déchanté : il m'a expliqué qu'ainsi, avec ces conneries qui ne tromperaient pas un élève de première S, ils obtenaient des crédits européens massifs !

Le pire, c'est qu'au delà des escrocs, qui sont finalement un moindre mal, des gens dangereux y croient vraiment.

Comment une industrie qui fabrique des engins auxquels il vous arrive de confier vos vies peut-elle se laisser aller à de telles absurdités ?

Petite leçon de consensus

Courtillot est toujours aussi reposant. Je rappelle l'aphorisme du regretté Michael Crichton : «Si il y a science, il n'y a pas de consensus. Si il y a consensus, ce n'est pas de la science.»


Courtillot sur "le consensus"

Henri | MySpace Video

dimanche, novembre 29, 2009

C'est toujours un plaisir d'écouter Courtillot

Un scientifique qui n'a pas un avis sur tout et circonscrit ses avis à ce qu'il sait, qui sépare clairement quand il parle comme citoyen et quand il parle comme scientifique, c'est une bouffée d'air dans le climat de terreur écologique.

Faut-il brûler les climato-sceptiques ?

Réchauffisme : quel rôle y joue l'inculture ?

Je suis les débats sur des fils scientifiques anglo-saxons à propos du «Climategate».

Comme toujours sur ce sujet, je suis frappé du parfum religieux qui s'en dégage.

Les réchauffistes (puisque c'est largement d'eux qu'émane l'esprit religieux et partisan) affirme qu'ils détiennent LA vérité, que «circulez, y a rien à voir» et que ceux qui posent des questions dérangeantes sont des affreux.

C'est une attitude radicalement anti-scientifique.

Nul ne devrait plus imperméable à l'esprit religieux en science que les scientifiques eux-mêmes. Ce phénomène m'intrigue.

J'envisage trois causes :

> l'atomisation de la science. Personne n'a plus de vision globale.

> le recul de la pratique religieuse traditionnelle. La nature humaine étant ce qu'elle est, on devient vulnérable à des pseudo-religions de substitution.

> le recul de la culture classique. La culture classique peut me semble-t-il protéger contre les engouements primaires comme le réchauffisme. J'émets cette hypothèse parce que les plus véhéments me semblent les jeunes. Certes, on peut invoquer le manque de maturité, mais je me demande si le déclin de la culture classique n'a pas aussi un rôle.

Je manifesterai ma reconnaissance éternelle à l'épistémologue sociologue qui aurait enquêté ou enquêterait sur ces hypothèses.

«Climategate» : le silence (presque) assourdissant des medias français

La différence de traitement du «climategate» entre medias français et medias anglo-saxons me frappe.

Je me base sur mon sentiment, je n'ai pas fait d'études quantitatives, mais j'ai tout de même la très forte impression que les medias français ont été d'une discrétion de rosière sur le sujet (en plus d'une présentation franchement biaisée quand ils en parlaient).

En revanche, les medias anglo-saxons ont été beaucoup plus prolixes.

Comment expliquer cette différence ?

Evidemment, une raison qui saute aux yeux est que le journalisme français est d'un monolithisme effrayant. C'est l'empire du politiquement correct gauchiste, le conformisme de groupe et la police de la pensée y font régner la terreur intellectuelle (j'ai quelques témoignages à votre disposition).

Tout sceptique est un traitre qui doit être exécuté (Ah bon, le scepticisme fait partie des valeurs du journalisme comme de la science ? Ca doit être la partie qui est sautée en fin de programme dans écoles de journalistes françaises).

La deuxième raison à mon sens est que les Français adorent, au moins depuis Descartes, les grandes constructions intellectuelles abstraites. On ne rappellera pas le fabuleux destin du marxisme en France.

Le réchauffisme est typique de ces constructions : bases factuelles, néant ; délires intellectuels, gigantesques (ah, tous ces «sauveurs de planète» ...). On comprend donc que les journalistes hésitent, ici plus qu'ailleurs, à casser un jouet qui plaît tant.