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samedi, décembre 11, 2010

Les citadins, la neige et la nature

Il y a de plus en plus de vrais citadins, c'est-à-dire des gens qui ne connaissent la nature qu'à travers des images d'Epinal, comme le prétexte de leurs vacances.

Ceux-là ont une vision déséquilibrée de la nature.

D'une part, une vénération excessive débouchant sur les religions, pauvres intellectuellement et spirituellement, que sont l'écologisme et le réchauffisme.

D'autre part, en pratique, un manque de respect du fait de l'ignorance. On ne sort pas faire ses courses en voiture quand il y a d'abondantes chutes de neige. On se modère et on y va le lendemain.

La nature n'est pas un dieu, elle est un instrument dans la main de l'homme, mais un instrument qui est quelque fois plus puissant que l'homme et qu'il faut savoir écouter et respecter.

jeudi, décembre 31, 2009

2009 : l'année où la bien-pensance a avancé à reculons

Débat sur l'identité nationale, échec du sommet de Copenhague, rejet par le conseil constitutionnel de la taxe carbone : on pourrait croire que 2009 marque un recul de la pensée conforme totalitaire.

C'est une illusion.

Lisez les attendus du conseil constitutionnel : la taxe carbone est rejetée non pas parce qu'elle est mauvaise par principe, mais parce qu'il y a trop d'exemptions, qu'elle ne va pas assez loin.

Et que croyez vous qu'il sortira du débat sur l'identité nationale ? Evidemment, qu'il faut plus «d'ouverture», que la France est «plurielle» et patati et patata. Tous les poncifs habituels de l'immigrationnisme, sauf que ce coup-ci, ils auront reçu la légitimité de l'hyper-démocratie, du «débat», et qu'on pourra aller «plus loin» (c'est-à-dire plus loin dans l'assassinat de la France).

Et Copenhague ? Vous croyez vraiment qu'on va en rester là ?

La bien-pensance et son cortège d'auto-mutilations progressent.

Les Chinois, gens intelligents, s'en foutent de Copenhague et de la taxe carbone et semblent très peu persuadés que «la diversité est une richesse».

Pensez vous que je ferais mieux de me mettre en 2010 au mandarin ou au cantonais ? J'hésite entre les deux.

Sarkozy et le poison écologiste

Yves Thréard sur son blog :

Sarkozy et le poison écologiste


Par Yves Thréard le 30 décembre 2009 18h27 | Lien permanent | Commentaires (33)

L'annulation de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel est présentée comme une nouvelle catastrophe par nombre de médias qui, dès qu'il s'agit d'écologie, sombrent dans un panurgisme inquiétant. Tous avaient également décrété, comme un seul homme, que le sommet de Copenhague avait été un échec. Comme si mettre d'accord plus de 190 nations ayant des intérêts divergents sur des résolutions détaillées et chiffrées était possible !

Je ne reviendrai pas sur les motifs invoqués par le Conseil constitutionnel. Selon la lecture de sa décision, on peut y trouver des intentions politiques, pour mettre ainsi des bâtons dans les roues du chef de l'Etat ; ou de vrais arguments juridiques montrant que certaines règles fondamentales de droit (principe de proportionnalité entre l'objectif d'une loi et les moyens mis en oeuvre ; égalité des Français devant l'impôt) ne sont pas respectées. Sans doute y a-t-il d'ailleurs un peu des deux ici.

Non, le plus dérangeant, c'est le matraquage politico-médiatique permanent pour faire de l'écologie une question de vie ou de mort, la priorité des priorités politiques. Et dire qu'en France, on en est arrivé là par la faute de quelques bateleurs, prophètes du malheur planétaire. On a perdu la tête. Voir les candidats à la présidentielle de 2007 se prosterner devant Nicolas Hulot était consternant.

Le gourou en chef de l'écologisme a tellement séduit ou convaincu Nicolas Sarkozy qu'il l'a comme hypnotisé. Depuis, les OGM sont mis au rencart et des "taxes carbone en veux-tu en voilà" tombent du ciel. Ecologiquement, rien de cela n'est justifié ; économiquement, tout cela est tragique ; internationalement, tout cela fait bien rire les autres pays.

Et si, comme le montre l'histoire du climat, l'activité humaine n'était pas responsable du réchauffement climatique ? Les seuls voix qui osent le dire sont vite rabrouées, promises à l'échafaud. Donc, tout le monde marche du même pas dans une imposture devenue vérité officielle. Un lavage de cerveau dictatorial.

Que les premiers politiques ayant fait de l'écologie leur fonds de commerce (Cohn-Bendit, Voynet, Mamère...) soient intransigeants sur leurs bases, je veux bien. Mais que les autres acceptent de se faire inoculer le poison pour quelques voix de plus - peut-être beaucoup d'ailleurs -, c'est regrettable.

Il n'est pas question d'être contre l'écologie - qui peut l'être ! - mais contre son usage abusif. Ainsi plutôt qu'une écologie pénalisante, négative, à l'image de la taxe carbone, il serait préférable de mettre le paquet, d'investir massivement dans une écologie créatrice, positive. Le retard pris par les gouvernements, par exemple, pour encourager les constructeurs à développer des voitures électriques fiables et peu chères est coupable.

Nicolas Sarkozy a affirmé que la taxe carbone serait pour lui ce que la peine de mort fut pour Mitterrand : il irait jusqu'au bout, même si la résistance est forte. Soit ! Espérons que la comparaison ne lui soit pas fatale un jour.

samedi, décembre 12, 2009

More than unity

Les réchauffistes sont pour la plupart des illuminés, pour ne pas dire des cons. Mais, quelquefois, je sous-estime à quel point.

Un mien ami travaillant dans les projets futuristes d'un grand groupe européen m'a raconté que le vert y était à la mode, je m'en doutais, mais qu'au sein de cette mode, la mode en pointe, c'est le «more than unity», la recherche de processus énergétiques ayant un rendement supérieur à un.

A cet énoncé, j'ai été pris d'un fou rire, et j'espère que vous aussi. Traduisons en termes triviaux : croire à un rendement supérieur à un, c'est croire au mouvement perpétuel.

Mais j'ai assez vite déchanté : il m'a expliqué qu'ainsi, avec ces conneries qui ne tromperaient pas un élève de première S, ils obtenaient des crédits européens massifs !

Le pire, c'est qu'au delà des escrocs, qui sont finalement un moindre mal, des gens dangereux y croient vraiment.

Comment une industrie qui fabrique des engins auxquels il vous arrive de confier vos vies peut-elle se laisser aller à de telles absurdités ?

lundi, décembre 07, 2009

Ah, qu'il est difficile d'être un athée au milieu des dévots

J'écoutais dans ma voiture ce matin BFM.

A l'occasion du sommet de Copenhague, ça y allait à pleins tubes les foutaises «vertes», c'était la grande déconnade, les fauves «verts» sont lâchés : pétitions de principe, contre-vérités, amalgames, approximations, assertions alarmistes infondées etc.

En un quart d'heure, on a eu droit à la totale : «La croissance verte, avenir de l'économie», «Le développement durable indispensable», «Même si il reste quelques sceptiques, le consensus valide qu'il est urgent d'agir», «Vous ne croyez tout de même pas que 110 chefs d'Etat peuvent se tromper ?», «Il n'y a pas de doute», «Nos enfants nous jugeront», «l'action est préférable à l'inaction» (1) etc ...

Seul oubli, les ours blancs. Les pauvres.

Le drame, c'est que ce n'était même pas émis par des militants écologistes officiels, mais par deux journalistes et deux patrons.

J'ai éclaté de rire dans ma voiture. Je ne me fatiguerai pas à vous démontrer la bêtise de tout ce fatras, dont le seul soutien est la mythologie. Vous vous reporterez aux articles précédents sur ce blog ou aux sités dédiés.

Puis, une terreur glacée a parcouru mon échine : ça va être toute la semaine les mêmes conneries, partout, à pied, à cheval, en voiture, le jour, la nuit, à la radio, à la télé, dans les journaux ...

Cette semaine va être très éprouvante. Heureusement, il y a internet. Je sens que je vais me faire une cure de Jean Martin !

Et puis, je pense qu'il va y avoir quelques moments de franche rigolade : il n'est pas possible qu'un tel rassemblement de «sauveurs de la planète» ne provoquent pas quelques épisodes de haut comique, dans le genre de Rocard attribuant le trou dans la couche d'ozone à l'effet de serre.

Dilemme : dois-je attaquer mes collègues sur le sujet à la cantine ? Finalement, même pas : j'ai l'actualité contre moi et le temps pour moi (2). Laissons passer l'actualité.

La maison vous offre en prime ce dessin bien dans l'air du temps :



******************
(1) : celle-ci est particulièrement gratinée. Car elle revient à dire que mieux vaut faire une grosse connerie que de ne rien faire. Si l'on avait encore besoin d'une preuve que les réchauffistes sont des crétins, la voici ! J'emploie le mot «crétins» à dessein, par référence à La fabrique du crétin, de JP Brighelli, car je crois qu'il y a un rapport entre les deux.

(2) : je persiste à penser que Copenhague est le sommet de la dernière chance pour les réchauffistes. D'une part, les effets économiquement dévastateurs des mesures qu'ils préconisent vont de plus en plus apparaître. D'autre part, les cataclysmes prétendument provoqués par le réchauffement vont se faire attendre et les sceptiques gagner en audience.

bref, le temps joue clairement contre eux, et je crois qu'ils le sentent, qu'ils le devinent. Ce qui explique cette hystérie.

mardi, octobre 20, 2009

Pourquoi l'écologie est importante et pourquoi je vomis les écolos

Les humains sont de plus en plus nombreux et vivent de plus en plus dans les villes.

Cette concentration et ce nombre posent évidemment des problèmes d'environnement.

L'écologie doit avoir pour objectif le bien-être des hommes. La nature, d'accord. Mais l'homme premier servi.

Prenons nous le bon chemin ?

Disons le nettement : les problèmes écologiques globaux, ça n'existe pas, ou si peu.

Je sais, cette affirmation va directement à l'encontre de la propagande médiatico-politique pour laquelle l'enjeu n'est jamais moindre que la survie de la planète elle-même.

C'est de l'enfumage politique : plus le problème est gros, étendu et global, plus les gens chargés de le résoudre ont de pouvoir. C'est pourquoi les écolos, qui cherchent l'influence et le pouvoir, ont intérêt à nous terrifier avec des apocalypses écologiques plus gigantesques et plus globales les unes que les autres.

Pour ce mensonge éhonté, martelé, crié, corné à nos oreilles nuit et jour, je vomis les écolos. Et, afin de couronner cette hypocrisie, on nous prétend que ça serait pour notre bien, mais, là-dessus, du moins, nous savons à quoi nous en tenir : «l'homme n'est ni un ange ni une bête et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête».

La réalité est très différente. Je le répète, les vrais problèmes écologiques sont locaux, à la dimension d'une ville, quelquefois d'une région, très rarement plus. C'est la rivière polluée, l'usine qui fume, la décharge à ciel ouvert, l'éolienne qui enlaidit le paysage, etc.

On dit souvent qu'en France il y a trop de niveaux administratifs et qu'il faudrait supprimer la région ou le département. J'ai longtemps penché naïvement du coté des politiciens pensant que «big is beautiful» (plus d'impôts, plus de pouvoir, plus de sous-fifres) et que le département devait disparaître.

J'ai changé d'avis. Ce sont désormais à mes yeux les régions qui doivent disparaître. Et l'argument de l'écologie de proximité n'est pas innocent dans ma volte-face.

Vous voyez bien que l'écologie que je dessine n'a rien à voir avec le barnum médiatique du même nom. Peut-être qu'un jour les écolos de pouvoir s'étant discrédités, elle aura droit de cité.

lundi, octobre 05, 2009

Hulot-Allègre : «Lorsqu'un charlatan et un scientifique débattent à la télévision, c'est le charlatan qui gagne»

«Lorsqu'un charlatan et un scientifique débattent à la télévision, c'est le charlatan qui gagne», ce n'est pas seulement un bon mot de l'ancien ministre Luc Ferry, c'est une vérité de notre monde moderne.

On peut définir la science comme l'apprivoisement du doute et de la complexité par une méthode rationnelle.

Or, rien ne passe plus mal à la télévision que le doute, le rationalité et la complexité. Ce qui marche dans les émissions de télévision, c'est l'affirmation, le sentiment et la simplicité ; pour une raison évidente : les spectateurs sont des veaux et les veaux sont barbés par tout ce qui demande de réfléchir, ils «zappent» dès qu'ils entrevoient le bout d'une oreille d'effort intellectuel.

Peu importe que, dans la vraie vie, vous soyez Albert Einstein ou Brigitte Bardot, vautré dans votre canapé devant le cyclope, vous avez toutes les chances, entre l'allumage de l'écran hypnotiseur et son extinction, de vous transformer en veau.

Alors, la complexité, le doute, la rationalité ... C'est d'un fatiguant, mais d'un fatiguant ...

Le scientifique qui entame un combat contre le charlartan dans ces conditions est un inconscient. Quand en plus s'y ajoute l'élément de religiosité millénariste flagellante propre à l'écologisme, le combat est carrément perdu d'avance.

A ce point de la réflexion, je me demande si Claude Allègre ne fait pas une erreur stratégique en acceptant de débattre, directement ou indirectement, avec Nicolas Hulot. Il le légitime dans un combat médiatique perdu d'avance. L'idéal serait de laisser le temps, à mesure que la bêtise des idées hulotiennes apparaîtra, faire son oeuvre.

Je suis partisan du mépris : exposer l'état de la science face aux lubies réchauffistes, sans attaquer nommément aux charlatans (le style «Mort aux cons» suscitant l'inévitable et désespérant «Vaste programme !»).

Malheureusement, il y a urgence : cet illuminé d'Hulot pourrait bien finir par persuader le gouvernement de prendre des décisions néfastes, c'est déjà en route.

Mais est-ce bien la peine de combattre la bêtise ? Y a-t-il une bonne action politique à en espérer ?

Un ami entrepreneur, fataliste, m'invitait à considérer que les impôts que nous payions disparaissaient dans un grand trou noir et qu'il était vain de se poser la question de leur bon ou de leur mauvais usage, de leur légitimité ou de leur illégitimité, que les lois et les règlements étaient des boulets mis à nos pieds par la fatalité et qu'il était également vain d'en discuter.

Bien entendu, ce fatalisme est l'expression d'un immense mépris de la politique et de ceux qui la font, car cela revient à estimer qu'il ne peut advenir de ces gens-là que des malheurs pour le peuple et qu'il faut s'y résigner.

Et alors ? N'est-ce pas mérité ? Je suis convaincu que si les politiciens, lors des trente-cinq dernières années, s'étaient simplement abstenus, sombrant dans une molle paresse, ne votant aucune loi, ne signant aucun décret, le pays se porterait mieux.

C'est pareil pour l'écologisme : que le gouvernement ne fasse plus rien, plus aucune loi, plus aucun décret, rien, et ça sera déjà beau.

mercredi, septembre 02, 2009

Taxe carbone : retour aux fondamentaux, à quoi sert l'impôt ?

L'impôt sert à subvenir aux besoins de l'Etat afin d'accomplir les tâches d'intérêt général.

L'impôt ne sert pas à orienter les comportement des citoyens, sauf dans une conception socialiste, qui, comme chacun devrait savoir, est vouée à l'échec.

Voilà en deux phrases, qui valent bien que tous les longs discours et articles, expliquées les difficultés de notre gouvernement, socialiste honteux, à propos de la «taxe carbone».

dimanche, juillet 19, 2009

La théorie abiotique du pétrole

Je suis tombé sur ce bon texte à propos la théorie abiotique du pétrole :

La fin du pétrole n'aura pas lieu

Je n'ai pas d'opinion sur la question, je n'y ai pas assez travaillé. Mais cette théorie ne me choque pas au premier abord.

Evidemment, cette question est tout sauf anodine. D'un coté, un pétrole limité, donc potentiellement cher, et pour lequel ça vaut la peine de se battre ; de l'autre un pétrole quasiment illimité, donc bon marché, et qu'on peut trouver un peu partout si la technologie est mûre.

Je vais y réfléchir, mais ce n'est ni urgent ni important en pratique.

En pratique, les défenseurs de la théorie fossile détiennent le pouvoir médiatique et ça n'est pas près de changer.

Même si la théorie abiotique était juste, le travail technique pourrait être fait de manière plus ou moins avouée en se basant sur celle-ci (c'est peut-être même déjà le cas) sans que le grand public en ait conscience (1).

****************
(1) : les histoires de réchauffement climatique prouvent que, dès qu'il est mis à la lumière du grand public, le débat scientifique se flétrit, pourrit, fane et qu'on ne peut plus rien en tirer.

mercredi, juin 10, 2009

Taxe carbone : le désastre qui vient

Ronald Reagan définissait la philosophie socialiste ainsi : «Si ça bouge, taxe ; si ça bouge encore, réglemente ; si ça ne bouge plus, subventionne.»

Il est donc facile de s'apercevoir que l'écologisme est un socialisme pur jus, même peint en vert. Et, comme tous les socialismes, il échouera, non sans avoir fait au passage, fidèle encore en cela aux traditions socialistes, des dégâts considérables et des millions de morts (1).

Bien sûr, on nous expliquera, comme à chaque fois qu'on veut nous enfumer, que «les choses ne sont pas si simples».

On réunira des commissions Théodule, des «experts» viendront nous sermonner sur notre égoïsme, nous traiteront d'inconscients dans notre résistance à sacrifier notre confort aux nouveaux dieux.

Mais tout cela n'est qu'une série de cache-miséres intellectuels : quand les principes sont faux, quand on pense de travers, il est inutile de penser beaucoup et compliqué, ça ne sert qu'à s'enfoncer dans l'erreur.

Et, une fois de plus, sera vérifié aux dépens du citoyen-contribuable le vieil adage «La différence un train et un polytechnicien, c'est que, quand il déraille, le train s'arrête».

Alors, la taxe-carbone est à la fois une taxe supplémentaire et un avant-goût du désastre qui vient.

Accrochez-vous, nous en avons bien pour trente ou quarante ans à chier des ronds de chapeaux avec les conneries écologistes avant qu'on s'aperçoive, une fois le désastre bien évident aux yeux de tous, que, finalement, la liberté et le progrès, c'était pas si mal.

(1) : d'ailleurs, j'ai tort de parler au futur. Les millions de morts de l'écologisme existent déjà, ce sont les Africains qui ont crevé du paludisme suite à l'interdiction du DDT. Mais c'est bien connu, les Africains tout le monde s'en fout (sauf pour passer à la télé dans des concerts de bons sentiments qui rapportent plein d'argent).

dimanche, décembre 07, 2008

La folie injectrice (9) : il y a de l'électricité dans l'air






















Les Etats, pour maquiller leurs aides aux constructeurs automobiles, prennent prétexte d'activer l'émergence de la «voiture verte».

Je ne suis pas sûr que l'urgence écologiste soit là, mais personne ne se pose la question, parce qu'en fait, tout le monde s'en fout, le but n'étant pas de faire la politique écologiste la plus intelligente mais de sauver Renault, Peugeot, GM etc ..

Et les écolos, toujours aussi cons, sautent à pieds joints dans le piège (il est vrai qu'ils peuvent difficilement faire autrement).

C'est là qu'un articulet du magazine Le Point prend toute sa saveur : un rapport public est enterré dans un bureau de ministère parce qu'il dit «que la voiture électrique souffre de trop de handicaps pour pouvoir se substituer massivement au moteur thermique». Et ça n'est pas près de changer.

Cette politique en faveur de la «voiture verte» est donc un pur gaspillage : on va concevoir des voitures qui soient ne se vendront pas, soient se vendront un petit peu, à coup de subventions, ce qui est encore pire puisqu'on ajoute le gaspillage au gaspillage.

Ce problème de «voiture verte» n'est pas seulement technique, il est commercial : les gens se sentent très bien dans leurs voitures actuelles. Pour que la «voiture verte» soit un succès, il faudrait que ses inconvénients soient minimes par rapport aux voitures thermiques.

Or, c'est absolument impossible, il n'y a pas de miracles à attendre à brève échéance.

A problème commercial, solution commerciale. Or, je ne crois pas que les Etats soient très bons commerçants, ils peuvent juste tordre le marché en taxant les produits qui leur font concurrence.

Bref, nous ne sommes pas près de voir nos routes envahies de «voitures vertes», par contre, nous sommes sûrs de voir les fabricants de bagnoles arrosés d'une pluie d'euros sortis de nos poches (c'est d'ailleurs le but de tout ce boniment de bateleurs de foire autour la «voiture verte»).

Preuve supplémentaire que c'est du gaspillage : la voiture verte existe déjà (voir photo illustrant l'article).

mercredi, novembre 26, 2008

Ecologisme : le point de vue de George Carlin

Ce sketch est très bon et remet ces abrutis d'écologistes à leur place (sous-titres disponibles en bas à droite). Merci de me l'avoir transmis.

mardi, novembre 25, 2008

L'écologisme en action : ma dose de rire quotidienne (post récurrent)

Ce post est dédié à Robert marchenoir.

Il parait que cinq minutes de rire valent un bon steak. Au rythme où l'écologisme me fournit des occasions de rigolade, je vais bientôt pouvoir me passer de viande.

Dernière en date, je vais chez Go Sport acheter des chaussures légères, genre tennis. A la caisse la vendeuse me dit : «Maintenant, les sacs en plastique sont payants, vous en voulez un ?» Devant mon air ahuri (je veux dire, plus ahuri que d'habitude), elle croit nécessaire d'ajouter : «C'est écologique».

Un instant, il m'est venu à l'esprit de lui expliquer qu'elle me donnait le choix entre augmenter mon inconfort ou augmenter le chiffre d'affaire de Go Sport, mais que, quel que soit mon choix, il avait aussi peu de rapport avec l'écologie que, disons, mon destin avec la position des constellations, puisque les sacs gratuits finissaient à l'incinérateur ou à la décharge, ce qui avait un impact écologique minime, pour ne pas dire nul.

Un peu lâche, j'ai avalé mes pulsions pédagogiques et je suis parti avec mes chaussures sous le bras.

Je suis tout de même satisfait de ma générosité : avec munificence, j'ai augmenté les bénéfices de Go Sport de la valeur d'un sac en plastique, en me passant, sans faire le scandale pourtant bien mérité, du précieux contenant dont le coût amputait auparavant de manière insupportable les dits bénéfices.

Comme disait l'autre, le progrès fait rage.

La fallace des cinq planètes

J'entendais hier à BFM un débatteur nous expliquer une fois de plus (une fois de trop ?) que, si la Chine et l'Inde avaient notre niveau de vie, il faudrait cinq planètes (sous-entendu pour fournir de la nourriture de l'énergie à tout ce monde) et, donc, que notre développement actuel est insoutenable (sous-entendu : gouvernements, ne soyez pas irresponsables, déversez des tombereaux d'argent frais sur le lobby vert).

Entendre des fadaises pareilles sur une radio à vocation économique, ça fend le coeur. Je sais bien que c'est à la mode, même un futur président des Etats-Unis en parle, mais le nombre ne fait rien à l'affaire : une idiotie reste une idiotie.

Cette image des cinq planètes est du pur malthusianisme. Or, le malthusiasnisme s'est toujours, constamment, sans aucune exception, révélé faux. Pour une raison simple : il prolonge demain les tendances d'aujourd'hui, c'est-à-dire qu'il fait fi de ce qui est justement la spécificité de l'homme : l'inventivité et la capacité d'adaptation.

Cent fois, les malthusiens nous ont annoncé la catastrophe finale qui n'est jamais venue.

Bien sûr que si les Indiens et les Chinois passaient en une nuit à notre niveau de vie, il y aurait un problème, mais ce n'est pas du tout comme cela que les choses vont se dérouler. Certains prix vont monter, promouvant l'investissement et la découverte de techniques nouvelles.

L'augmentation du niveau de vie des Chinois et des Indiens n'est pas un malheur mais au contraire un grand bonheur, qui profitera à tous.

Alors pourquoi cette image, fausse des cinq planètes ? Le lobby vert est dans la panade : il ennuie tout le monde et l'argent ne rentre pas dans ses caisses. Il se fait donc menaçant (la création et l'agitation de peurs est sa grande spécialité) en exigeant des aides étatiques. Si il a besoin de subventions, c'est qu'il n'a pas de marché. Si il n'a pas de marché, c'est qu'il n'y a pas de besoin.

Et mettre de l'argent, même étatique, là où il n'y a pas de besoin, ça porte un nom : le gaspillage.

Autrement dit, ce que nous proposent les plans Obama et autres de relance par la subvention aux lobbys verts, c'est un gigantesque gaspillage. Et ça devrait remettre l'économie mondiale d'aplomb ? Sommes nous dirigés par des plaisantins ?

vendredi, novembre 14, 2008

L'écologisme en action : ma dose de rire quotidienne (post récurrent)

Il parait que cinq minutes de rire valent un bon steak. Au rythme où l'écologisme me fournit des occasions de rigolade, je vais bientôt pouvoir me passer de viande.

Dernière en date, chez mon employeur bien-aimé, l'éclairage des ascenseurs a été remplacé par des ampoules basse consommation et encore plus basse lumière. On n'y voit goutte, on se croirait dans une boite de nuit ou dans un bar, et je suis persuadé que c'est une criminelle incitation au harcèlement sexuel.

On est en plein dans le geste religieux : petit sacrifice de confort visuel qui ne coûte pas trop, comme de s'arrêter une minute devant Bouddha, allumer un batonnet d'encens et faire une petite prière.

On me répondra que c'est symbolique, mais c'est précisément cela qui me fait rire, que dans une société peuplée d'ingénieurs, on soit dans le symbole et non dans le rationnel.

Comme disait l'autre, le progrès fait rage.

jeudi, septembre 25, 2008

Le développement durable et le grand hamster d'Alsace

J'espère qu'au milieu de toute l'hystérie irrationnelle qui fait le quotidien des medias et donc notre quotidien, au moins partiellement, ce texte vous fera rire (j'ai retiré les pages mathématiques) :

Développement durable et grand hamster d'Alsace


Au fait, je me suis souvent torturé le cervelet pour essayer de trouver une explication au retour de l'irrationnel, du religieux, de la superstition et de la crédulité, qui envahissent la sphère publique au point de rendre tout discours froidement rationnel inaudible (cf la querelle des OGMs).

J'en suis arrivé à une réponse simple : penser et, à plus forte raison, penser rationnellement, scientifiquement, fatigue.

Tant que la pensée sur tout et n'importe quoi était réservée à quelques éminences, ça allait.

Maintenant que chacun se mêle d'avoir un avis, évidemment la majorité se retrouve sur le seul mode de pensée qui convienne à tout le monde, celui qui fatigue le moins : la croyance.

jeudi, septembre 04, 2008

Grâce à la France des années 2000, je comprends mieux l'Allemagne des années 30

Je me suis souvent demandé comment le peuple le plus cultivé d'Europe, qui dans les années 1900 trouvait l'antisémitisme français tout à fait excessif (1), avait pu basculer dans l'hitlerisme.

Les circonstances sont très différentes et, pourtant, la France des années 2000 me donne quelques indications.

Le conformisme intellectuel y est très étouffant. Une chape de plomb pèse sur la langue et même sur la pensée.

Un ami qui va souvent en Russie me dit qu'à son retour en France, il sent ce climat oppressant. Dans la France actuelle, il ne fait guère de doute que Soljenitsyne aurait eu droit à un procès en antisémitisme (2), mais si cet antisémistisme (fantasmé par ses adversaires) est le prix à payer pour les autres choses bonnes que Soljenitsyne a écrites ?

La liberté de parole a un prix : c'est que certains peuvent dire des atrocités. Mais la censure insidieuse du conformisme a également un prix, bien plus lourd à mes yeux : la mort de la pensée, la vraie, celle qui dérange.

Dans ce climat policier, il y a de moins en moins de discussions et de conversations et de plus en plus de guerres de religion.

Mes fidèles savent que je suis anticonformiste sur deux sujets :

> je suis opposé au mariage homosexuel

> je trouve la lubie réchauffiste et la plupart des idées écologistes à la fois ridicules et dangereuses.

Je me suis exprimé sur des forums. A propos de ma première idée, quelqu'un m'a directement menacé des foudres de la loi contre l'homophobie. A propos de la deuxième, il s'est trouvé des gens pour expliquer que j'étais un ennemi de l'humanité et qu'il fallait me couper la parole. Et à voir comment certains hommes publics indépendants comme Finkielkraut ou Allègre sont attaqués, ce comportement n'est pas exceptionnel mais au contraire de plus en plus répnadu.

Je me suis trouvé à table avec des collègues à dire ce que je pensais du réchauffisme. J'aurais pété qu'ils auraient eu le même regard horrifié. Et, évidemment, il n'a pas fallu une minute avant qu'on me réduise au silence à coups de «consensus».

Bref, on ne débat plus, on n'argumente plus, on baillonne. Certains, tout à leur fanatisme de sauveurs de l'humanité, endossent avec joie l'uniforme de matons de Panurge.

La manière dont l'idée réchauffiste, totalement irrationnelle, a pris le pouvoir intellectuel, m'aide à comprendre comment l'eugénisme (puis l'antisémitisme) s'est répandu en Allemagne.

Si le réchauffisme n'a pas pour l'instant d'applications aussi violentes que l'eugénisme, il en partage suffisamment de traits (pseudo-scientificité, simplisme, irrationalité, messianisme, hégémonie, ...) pour que le parallèle soit instructif.

Traitait-on ceux qui osaient contester que les juifs étaient à l'origine de tous les maux de l'Allemagne de «négationnistes», comme cela m'est arrivé à propos du réchauffisme ? Bien sûr que non, puisque le terme n'existait pas encore, et pour cause. Mais je suis bien sûr que l'esprit était le même (3).


(1) : témoignage d'Emmanuel Berl

(2) : procès infondé d'ailleurs

(3) : l'histoire est d'une telle ironie qu'il n'y a qu'une explication : Dieu est un comique. Ce sont ceux qui ont le plus fréquemment le mot «fascistes» à la bouche, qui reprennent dans le domaine intellectuel leurs méthodes.