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jeudi, mars 04, 2010

L'absence de N. Sarkozy à l'inauguration du salon de l'agriculture

L'absence de N. Sarkozy à l'inauguration du salon de l'agriculture a provoqué un émoi qu'on ne comprendrait pas si on ne devinait que cette absence heurte un sentiment profond.

Ce sentiment, c'est l'attachement à la terre et, par extension, au pays.

Or, son absence dit ce que savent tous ceux qui font attention : l'aventurier hongrois qui se trouve être Président de la République n'a pour la France ni un attachement physique à la Mitterrand, ni un attachement spirituel à la De Gaulle.

Il a pour elle un attachement bien plus médiocre, c'est un attachement narcissique : elle est seulement le terrain de jeu de ses exploits dont il est si fier.

Une fois sa carrière politique finie, il ira vivre à New York ou ailleurs, délaissant une France devenue inutile à ses ambitions.

Comme l'ont noté certains, son fils Louis est scolarisé à Dubai où vivent sa mère et son nouveau mari. On aimerait savoir si ça le chagrine. J'en doute.

mercredi, mai 06, 2009

Bientôt le communisme en France ? (2)

Le revenu médian des ménages en France est 2 260 € mensuel net. Face à cette situation peu glorieuse, deux possibilités :

1) Le communisme à la française. On aide les gens à s'installer dans la pauvreté et on les y condamne (car toutes les études le prouvent : l'assistanat sans contrepartie piège dans la pauvreté). C'est la philosophie Psump (concaténation de PS et UMP) : le pauvre est une petite chose fragile, sans défense et irresponsable. Pauvre, n'en branle pas une, touche toutes tes allocs, ne paye pas ton loyer (le ministre l'a dit, c'est permis) et regarde la télé.

Au moins, les dames patronnesses d'antan avaient l'excuse de voir en chaque pauvre le Christ.

2) La solution libérale : le pauvre est un homme libre et responsable et la pauvreté n'est pas une fatalité. On peut l'aider momentanément dans une mauvaise passe, mais pour une durée clairement limitée et avec forte contrepartie.

Et qu'on ne me ressorte pas le pathos habituel à deux balles : «Oui, mais toi, tu ne sais pas ce que c'est de vivre avec le RMI». Moi, également, je ne sais pas ce que c'est de vivre sans travailler. Et des gens qui étaient dans la merde et qui se sont battus pour s'en sortir, j'en connais. Ceux-là, je peux vous dire que l'assistanat les fait hurler.

Puisqu'on parle de Margaret Thatcher ces jours-ci, qu' a-t-elle fait ? Elle a essayé d'appliquer la solution libérale, mais s'est aperçu qu'une frange de la population était irrécupérable et lui a fourni de l'assistanat.

C'est totalement différent de la philosophie française, où l'on considère l'assistanat comme un du et la reprise du travail une option parmi d'autres, si certains pauvres ont l'idée saugrenue de vouloir travailler.


De plus, je vous reproduis le commentaire de Robert Marchenoir avec lequel je suis parfaitement en accord :

L'UMP plus communiste que les communistes : un droit opposable au surendettement, même les Soviétiques n'y avaient pas pensé...

Les tribunaux transformés en assistantes sociales et en machines à entériner les revendications d'assistanat à l'encontre de l'Etat : ça non plus, ça n'existait pas en URSS.

Rappelons à ces branquignols que les communistes soviétiques, en contrepartie de l'emploi (pénible) et du logement (insalubre) garantis, pratiquaient la religion du travail. Ceux qui prétendaient échapper à l'usine, les vagabonds, les mendiants, subissaient le mépris et les persécutions officiels.

Les communistes de droite français vénèrent comme des saints les SDF et les RMistes qu'ils contribuent à créer.

samedi, janvier 24, 2009

Entre Obama et nous, plus qu'un océan

Par Michel Colomes

Lorsque les derniers accords de trompette du dernier des hail to the chief , qui ont salué toute la journée le nouveau président des États-Unis se sont tus, lorsque les derniers feux des fêtes qui ont couronné l'"Inauguration Day" se sont éteints et lorsqu'enfin les millions de témoins de la foule très colorée qui a assisté à l'exceptionnel évènement du 20 janvier 2009 se sont dispersés, il est peut-être resté à certains de ceux qui ont suivi d'Europe cette classique super production américaine impeccablement réussie - à l'exception du couac dû au juge Roberts pour la prestation de serment - un curieux sentiment : celui d'appartenir à un continent décidément bien vieux et qui a pris, en ce jour de gloire et de liesse pour l'Amérique, une bonne leçon.

Une leçon de démocratie, la vraie, celle qui, apaisée, consensuelle, tolérante, admet la confrontation des idées, mais pas l'affrontement idéologique permanent et terriblement ringard, dont nous continuons, nous, tout particulièrement en France, à être les champions. Le coup de vieux ne tient ni à l'origine, ni aux 47 ans de Barack Obama. Mais il a tout à voir avec la décontraction, la convivialité, le respect et même, oui, l'affection que, depuis son élection, le nouveau président américain a manifestés publiquement à son ancien adversaire, John McCain. Voilà deux hommes qui pendant la campagne ne se sont pas épargnés. Le vieux lutteur n'hésitant pas à dauber sur l'inexpérience de ce pied tendre d'Obama lequel lui renvoyait qu'il ne suffisait pas d'avoir été prisonnier des Vietnamiens pour savoir gouverner son pays.

Or non seulement le vainqueur n'a pas attendu dix jours pour recevoir McCain à Chicago, mais il a, pendant le long interrègne après l'élection, consulté à plusieurs reprises son adversaire républicain et lui a demandé son avis sur plusieurs nominations de ministres. Au point que McCain a reconnu devant quelques amis que le gouvernement d'Obama n'était pas si différent de celui qu'il aurait réuni s'il avait été élu ! Plus insolite encore, des trois banquets qu'Obama a présidés à la veille de son intronisation, le plus chic, cravate noire, robe longue, avait pour invité d'honneur... McCain. Enfin, le jour même de son triomphe, alors qu'il venait tout juste de prêter serment, on a vu, sur CNN, Obama et McCain échanger, après une grande tape dans le dos, un aparté complice, au milieu de la foule mêlée des sénateurs et des représentants, démocrates comme républicains.

C'est à peu près à la même heure, qu'en séance de nuit, à l'Assemblée nationale, des députés français, en une évocation rappelant plus 1793 que la Ve république, assiégeaient le perchoir du président de l'Assemblée, réclamaient sa démission, menaçaient de mort un ministre et proclamaient enfin la démocratie en péril en entonnant la Marseillaise. Il y a décidément plus qu'un océan entre les États-Unis et nous.

mardi, janvier 20, 2009

Mesrine, ce héros ...

Parait-il que Jacques Mesrine est le héros de deux films, rien que ça.

Alphonse Boudard, ex-truand, et Robert Broussard, ex-flic, sont d’accord sur un point : un type comme Mesrine, c’est d’abord un fainéant, un bon-à-rien qui ne veut pas se salir les mains à l’usine.

Alors, le romantisme, le gentleman cambrioleur, tout, ça, c’est pour faire mouiller les bourgeoises, c’est du flan.

Notre époque bavarde et prétentieuse a effectivement les héros qu’elle mérite, Guevara, Mesrine, des ratés, fainéants et sanguinaires.

On est cerné par les cons, je vous dis.

vendredi, janvier 16, 2009

Et si le secret de Sullenberg n'en était pas un ?

Chesley «Sully» Sullenberg est ce pilote de 57 ans qui a posé son A320 en panne de moteurs dans l'Hudson, sauvant ses passagers.

En préliminaire, à la lumière de cet accident, deux remarques très françaises :

> la grève des pilotes d'Air France pour empêcher le recul de l'âge de départ à la retraite obligatoire des pilotes apparait pour ce qu'elle est : un ridicule caprice de nantis.

> l'obsession de notre bureaucratie de l'aviation civile avec le réglement, la norme, le «tout le monde dans le même moule», ne doit pas faire oublier que tous les individus ne sont pas égaux et qu'il y a des qualités qu'aucun texte, qu'aucun rond-de-cuir, n'est apte à évaluer (il y a longtemps que l'aviation n'est plus pour les bureaucrates de la DGAC qu'un prétexte à tirer des crédits pour emmerder le monde. Plus un avion ne volerait que la DGAC continuerait à exister, «au nom de la sécurité»).

Sullenberg a certainement eu beaucoup de chance, mais, tout de même, il a été très bon.

Cela me rappelle l'histoire de ce pilote de Mirage III qui perd un bidon au décollage et bascule sur le dos. Théoriquement, c'est la mort assurée. Et, pourtant, à force de réflexe et de doigté, il s'en sort.

Son explication ? «J'y avais pensé avant.»

Bien souvent, à la racine d'un accident d'avion au dénouement «miraculeux», on trouve le fait que la situation n'est pas inédite pour le pilote, si invraisemblable qu'elle soit.

Remarquez que ces considérations sont applicables à l'automobile.

Ras le bol des mamans !

Je deviens de plus en plus atrabilaire. Il faut dire que notre époque folle m'y pousse.

Dernier épisode en date : le congé maternité express de Rachida Dati.

Ah ! On les a vu défiler ces mères exemplaires pour donner des leçons de maternité à la Dati.

Vous voulez que je vous dise ? Elles me gonflent, moi, ces mères de combat, qui portent leur dévouement maternel comme le saint sacrement. Il y en a marre des mères possessives. Laissez vivre vos enfants, lâchez leur la grappe et vivez votre vie.

Dans les journaux, on ne lit plus «mères» mais «mamans». Mais c'est l'enfant qui dit «maman». Je suis adulte et je ne le regrette pas, j'ai une mère, pas une maman.

Non mais vous imaginez Saddam Hussein promettant «la maman de toutes les batailles» ? L'appel à sauver la «maman-patrie» en danger ?

Nous sommes cernés par les cons, je vous dis. Pour le coup : vive Rachida Dati !

mercredi, janvier 14, 2009

«Vivre ensemble» qu'elle disait

Fadela Amara est bien gentille. Dans la France de 2009, les arabes défilent, les juifs manifestent, les uns et les autres sont prêts à se jeter à la gorge, et cette dame préconise de leur apprendre à «vivre ensemble». Encore ce discours rose et sirupeux sur les humains qui seraient tous faits pour s'entendre, entente que seule empêcherait une méconnaissance mutuelle.

Elle ferait mieux de s'interroger sur les raisons que ces gens se trouvent de ne pas vouloir vivre ensemble. Elle s'apercevrait qu'ils ne se connaissent pas si mal et que l'ignorance n'explique pas la haine.

C'est même l'inverse : pour vivre ensemble, il faut une sérieuse indifférence, une bonne dose de méconnaissance. C'est quand on se connaît trop bien qu'on s'engueule. On ne s'est jamais si bien entendu avec les Allemands que depuis qu'on s'en fout de ce qu'ils deviennent.

En réalité, les être humains de différentes races et origines ne sont absolument pas faits pour vivre ensemble, le fantasme d'une société métissée et multicolore n'est que cela : un fantasme pour publicitaires. Quand on laisse les êtres humains à eux-mêmes, ils se regroupent par ressemblance.

Pour que différentes communautés acceptent de vivre ensemble, il y faut un creuset, pas un gentil petit creuset douillet, mais un vrai creuset, chaud, violent, terrible, douloureux, il y faut une main de fer, qu'elle soit celle des autorités ou celle de la nécessité.

Or, la main de fer des autorités, ça fait longtemps qu'elle n'existe plus dans ce domaine (il suffit de se rappeler les reculades de l'école face aux revendications identitaires) ; quant à la main de fer de la nécessité, elle a été coupée par l'assistanat généralisé.

Dans le même temps qu'on laissait se développer sans contrôle une immigration africaine massive, particulièrement difficile à intégrer, on se privait de tout ce qui aurait pu permettre de l'intégrer, à commencer par l'exigence scolaire.

Après quoi, il n'y a pas lieu de s'étonner que certains quartiers, prétendument français, ressemblent plus à Yaoundé et à Alger qu'à Versailles.

Si ces quartiers ressemblent au tiers-monde, ce n'est pas faute d'argent, par radinerie du pays d'accueil. Des milliards sont dépensés dans une «politique de la ville» qui était en vérité une politique des banlieues. Si certaines banlieues en France rappellent Beyrouth, le soleil en moins, c'est parce que leurs habitants y ont reconstitué leur «chez eux», qui n'est pas Versailles, qui n'est, tout simplement, pas chez nous.

Quelle France est féconde ?

Parait-il que la France voit augmenter sa fécondité.

Cependant, c'est dans des conditions telles que je me demande si il y a lieu de s'en féliciter : la partie la plus féconde de la population est d'origine immigrée, c'est-à-dire la partie de la population qui contribue à ce que la France ne soit plus la France (je souffre quand je croise une femme voilée des pieds à la tête).

Mais, après tout, nous payons notre lâcheté : comme je l'ai écrit plusieurs fois, c'est au pays d'accueil de décider qui accueillir et comment. Or, notre politique d'immigration a depuis trente ans consisté à fermer les yeux et à qualifier de «fasciste» ou de «raciste» quiconque entreprenait d'expliquer que l'immigration africaine incontrôlée posait problème.

mardi, janvier 13, 2009

On n'est pas sous l'ancien régime, les fonctionnaires ne sont pas prioprétaires de leur poste

Les juges d'instruction ne sont propriétaires de leur siège, les profs ne sont pas propriétaires de l'école, les cheminots ne sont pas propriétaires de la SNCF et j'en passe.

Ca vous paraît évident ?

Pourtant, regardez l'actualité : les profs se comportent comme si ils étaient propriétaires de leur poste, les cheminots et les juges également.

Gaza, Israel, la Palestine, je m'en fous ... et vous devriez en faire autant

L'un des problèmes du conflit israelo-arabe, c'est qu'il permet aux acteurs de se sentir au centre du monde.

Les medias se foutraient de ce conflit autant que je m'en fous (après tout, même le nombre de victimes y est ridicule par rapport au Darfour, à la Tchechénie, etc ...), il est possible que les belligérants se montreraient plus raisonnables.

dimanche, janvier 11, 2009

Le «politiquement correct» nous casse les couilles

«Le prince Harry, troisième dans l'ordre de succession au trône britannique, est au centre d'une polémique pour des propos racistes prononcés sur une vidéo où il qualifie un membre de son unité militaire de "Paki" ("Pakistanais") et traite un autre d'"enturbanné".»

Rappelons que, malgré les habiles tentatives de camouflage, les armées occidentales ne sont pas des succursales de la chorale des petits chanteurs à la croix de bois. Un langage rude y est d'usage. Si on a une sensibilité de rosière, on ne s'engage pas dans l'armée.

Quand je vous dis qu'on est cerné par les cons ...

samedi, janvier 10, 2009

Israel fait le sale boulot

Je n'ai pas encore parlé de cette actualité brulante.

Tous les gouvernements sont bien contents du ménage qu'Israel fait dans la bande de Gaza, à l'exception peut-être des gouvernements syrien et iranien.

Il faut vraiment être atteint d'une grave crise de dhimmitude pour condamner Israel dans les circonstances actuelles.

Le Hamas porte la totale responsabilité des morts dans la bande de Gaza.

Je ne pense pas que ça soit nécessaire d'expliquer plus avant : pour ceux qui veulent voir, c'est évident, et ceux qui ne veulent pas voir, rien ne les fera changer d'avis.

jeudi, janvier 08, 2009

La gauche française : pour tout ce qui est contre, contre tout ce qui est pour

Vous imaginiez que la gauche était opposée à la publicité à télévision publique, infâme soumission au grand capital prédateur ?

Hé bien non, au contraire elle est pour.

Vous imaginiez que la gauche était pour la suppression du juge d'instruction parce que des hommes de gauche évoque régulièrement depuis des années cette réforme ?

Hé bien non, au contraire, elle est pour.

Il suffit que Nicolas Sarkozy prenne une décision, fasse une proposition, pour que la gauche soit contre, même quand c'est une idée portée par la gauche.

Comprenne qui pourra.

Je ne vois pas le gain à court terme et il est évident que cette attitude mesquine, pour ne pas dire puérile, entraine une perte de crédibilité à long terme.

Une greffe de cerveau s'impose. Des volontaires pour un don ?

Le slogan «Pour tout ce qui est contre, contre tout ce qui est pour» est celui du M. O. U. (le Mouvement Ondulatoire Unifié), parti politique créé par Pierre Dac. Vous ne trouvez pas que le slogan, le nom et l'acronyme vont comme un gant au PS ? Quand la réalité dépasse la fiction ...

lundi, janvier 05, 2009

Le réveillon vu par les bandits militants de gauche

Autoréduction ou extorsion ?

La plus pénible, c'est qu'en supplément de se comporter comme des racketteurs narcissiques, ils nous abreuvent de leur rhétorique à deux balles.

A tout prendre, je préfère un vrai voleur. Lui, au moins, n'a pas le toupet de nous faire la morale.

Enfin, pour achever de démoraliser le citoyens respectueux des lois, il y a fort à parier que ces abrutis ne subiront aucune sanction, ce qui ne pourra qu'encourager d'autres actions du même genre. Quand ceux qui sont censés défendre le droit n'y croient plus ou renoncent par démagogie, l'anarchie s'installe.

mercredi, décembre 24, 2008

Joyeux Noël à tous

La rose vie associative

Extrait d'un article de Luc Rosenzweig dans Causeur :

«Dans le microcosme politique parisien, ce qui arrive aujourd’hui à Julien Dray ne surprend pas grand-monde : l’homme est depuis des décennies un bricoleur de génie en matière de création et de contrôle d’associations destinées à encadrer des mouvements plus ou moins spontanés [plutôt moins que plus] surgissant dans les facs, lycées et quartiers difficiles. Cette technique “mouvementiste”, apprise dans les rangs de la section française de la IVe internationale (canal Frank-Krivine), n’a rien en soi de répréhensible. L’avant-garde du prolétariat se met à la disposition des masses opprimées, leur fournit un package idéologique et organisationnel leur permettant de dépasser le stade de la révolte passionnelle contre les injustices de tout poil pour atteindre celui de l’action révolutionnaire consciente visant la prise du pouvoir par les masses laborieuses à l’échelle nationale, puis mondiale.

Mais lorsque cette technique est importée dans un contexte où le pouvoir est déjà détenu par celui qui veut s’en servir pour canaliser à son profit les révoltes de la jeunesse, cela donne le mitterrandisme associatif, version “degauche” du gaullisme immobilier. Grassement subventionnées, ces organisations plutôt maigres en forces militantes, mais très douées médiatiquement, deviennent des viviers de cadres pour les parti politiques qui les ont suscitées : mouvements étudiants, lycéens, antiracistes associations (SOS Racisme, Ni putes ni soumises), secrètent ainsi des leaders qui deviendront des permanents. Harlem Désir, Malek Boutih, Isabelle Thomas, Bruno Julliard sont sortis de ce moule.

Si on ne veut pas que l’investissement soit perdu, il est indispensable d’assurer un verrouillage bureaucratique très strict de ces organisations, afin d’éviter qu’elles aient la mauvaise idée de penser, d’agir et de décider par elles-mêmes [vive la liberté !]. C’est un domaine dans lequel excelle Julien Dray, bien qu’il ait subi un revers de taille en se faisant piquer Fadela Amara par Sarkozy, alors que le PS avait porté Ni putes ni soumises sur les fonts baptismaux et vers les fonds publics. Dans la pouponnière de Juju, ça ne rigole pas tous les jours.»

mardi, décembre 16, 2008

On est abruti quand on a 15 ans

On est abruti quand on a 15 ans (1). Je le sais, j'ai eu 15 ans et j'ai manifesté contre les lois de Devaquet.

Je suis effaré par la servilité obséquieuse de nos gouvernements successifs vis-à-vis de merdeux boutonneux. C'est carnaval : une inversion bouffonne des valeurs.

Quand j'entends un ministre raconter qu'il comprend «l'inquiétude des lycéens», je suis bidonné.

Un lycéen, ça a envie de foutre le bordel, de se mettre en danger. «L'inquiétude des lycéens», c'est le truc des adultes qui les endoctrinent pour faire passer leur message politique.

Mais les lycéens manifesteraient pour n'importe quelle raison : la hausse du prix du ticket de métro, la baisse de qualité des films pornos, la joie de vivre en vente libre, le droit de traverser la rue hors des clous, Vélib gratuit, des profs soumis (zut, c'est déjà fait), etc ...

Ils sont bien ridicules ces lâches adultes qui se prosternent devant des immatures.

Pour ma part, j'enverrais les CRS sans remords ni hésitation. D'ailleurs, nul doute que les lycéens en éprouveraient un grand plaisir : rien de tel qu'une bonne baston pour apaiser (momentanément) la crue hormonale et, pour les survivants, quelles histoires héroïques à raconter aux copains.

(1) : ce n'est nullement un hasard si les dictateurs font un usage immodéré des 15 ans : forts comme des adultes, manipulables à souhait, sauvages et sadiques comme des enfants.

lundi, décembre 01, 2008

Le Dilbert de ce soir (1/12/2008) est vraiment amusant

Voir au bas de la page.

Je traduis pour les non-anglophones :

Nous sommes sauvés de l'abime par une injection d'argent de dernière minute par un groupe étranger, une sorte de cartel.

Nous ne sommes pas en position de poser beaucoup de questions.

Il veulent juste que nous prenions l'avion pour la Colombie et que nous ramenions des paquets.

Et nous n'avons pas le droit d'utiliser nos mains.

(Dilbert s'est vraiment déchainé ces derniers mois)