Le site FiveThirtyEight évalue à 85 % les chances de victoire d'Hillary Clinton (en précisant que ça peut changer).
Le paradoxe de Donald Trump est toujours le même depuis le départ : pour s'opposer au Système, il faut être à demi-fou et un demi-fou n'est pas élu président des Etats-Unis (voir Donald fait du Gérard).
Ce n'est pas un hasard si les vrais opposants français au Système (De Villiers, Zemmour et compagnie) ne cherchent pas à être élus.
Pour l'instant, mon impression est que Donald Trump n'arrive pas à briser le paradoxe des anti-système. Il fera un score avec partisans limite fanatiques mais n'aura pas la majorité.
Il devrait s'inspirer du Brexit : à coté d'épisodes carnavalesques, il y avait un argumentaire solide. Il est vrai qu'une partie des journaux était pour le Breexit et ça change tout.
L'article ci-dessous est très clair et d'autant plus intéressant qu'il vient de Contrepoints, un site libéral :
7 sophismes dangereux sur le terrorisme
Un bout de réponse à mon éternelle question « Que faire ? ». C'est ingrat mais utile :
Impasse Gramsci. Quelques réflexions sur notre incapacité politique
**********
Ne croyant guère au hasard, je verrais
volontiers dans l’affaire Adama Traoré un contrepoint providentiel qui éclaire la profondeur de nos incapacités. Alors
que la cause défendue par le mouvement « Justice pour Adama » était manifestement illégitime (l’autopsie est très
claire), un groupe constitué de jeunes afro-musulmans encadré par l’ultra-gauche a réussi à tenir la dragée haute à
l’État, mobilisant des forces de l’ordre pourtant déjà très sollicitées en ce moment. Bilan : à l’avenir, tout sera fait
pour éviter les « bavures » en banlieue, et de nouvelles concessions seront bientôt faites aux « quartiers »
(impunité accrue, subventions diverses etc) pour éviter la jonction explosive, mais à terme inévitable, entre
terrorisme et émeutes de type 2005.
Pourquoi une telle efficacité ? L’explication tient à la fois aux modalités d’action – la violence – et à la sociologie de
ce mouvement – une population jeune, nombreuse, regroupée et solidaire – tout autant qu’aux considérations
idéologiques – sentiment d’appartenance à fondement identitaire, objectifs clairement définis. On voit donc
apparaître en négatif tout ce qui explique l’apathie des Européens.
Il y a d’abord chez nous une incapacité presque atavique à la violence, même verbale et symbolique. On pourrait se
réjouir de ce fait de civilisation s’il était compensé par le maintien d’un instinct de survie défensif, permettant de
conserver un « horizon de guerre » (D. Venner) au sein d’un monde d’où la conflictualité ne saurait être
définitivement expurgée.
Il y a aussi des réalités de nature sociologique,
géographique ou urbanistique qui confinent à l’apathie. La structure par âge de la population (vieillissante), la faible
taille des fratries, l’affaiblissement de la sociabilité (démantèlement de la famille, désaffection religieuse, syndicale
etc) et la forte dispersion de l’habitat (périurbanisation) ne favorisent pas la mobilisation populaire sur le terrain. En
outre, la promotion sociale qui a fait accéder aux classes moyennes une grande partie de la population autochtone
depuis les Trente Glorieuses a fait de nous un peuple de petits-bourgeois, conservateur au sens le plus petit du
terme, et qui se réfugie dans de dérisoires tours d’ivoire (quartiers sécurisés, lotissements pavillonnaires,
arrondissements chics des métropoles etc).
Enfin, la comparaison avec les groupes qui nous menacent révèle une autre faiblesse, peut-être la principale : nous
sommes passifs car nous ne savons plus qui nous sommes ni où nous allons. C’est sans doute l’effet le plus
délétère de la sortie de la religion, mouvement dans lequel la France a joué un rôle pionnier depuis le XVIIIe siècle.
L’absence de transcendance a pu être compensée – partiellement et temporairement – par des religions de
substitution (culte du progrès, nationalisme civique et républicain, communisme et droit-de-l’hommisme) mais
aucune d’elle n’a tenu la distance ; surtout, aucune n’a pu asseoir un sentiment d’appartenance assez solide pour
fonder un véritable projet politique. On ne s’improvise pas prophète, on ne décrète pas le sacré, on ne dompte pas
le temps avec de l’esprit.
De ce constat, le lecteur saura déduire les réponses possibles au choc historique que nous subissons. Le combat
culturel est essentiel mais ne suffit pas : nous devons certes repenser et reconstruire notre civilisation, mais il nous
faut également développer nos capacités pratiques. L’urgence est de compenser notre émiettement sociologique et
géographique par un surcroît d’organisation et de sociabilité. Patriotes de toute l’Europe, unissez-vous !
**********
La conclusion est la partie la plus importante : il faut nouer des liens de sociabilité entre bons Français (pas tous forcément de souche). A la campagne, cela se fait naturellement, mais à la ville ...
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samedi, août 13, 2016
lundi, janvier 21, 2013
Les parigots, la neige et le travail
J'habite en proche banlieue parisienne et je suis allé travailler ce matin. J'ai l'impression d'être un phénomène : trafic inhabituellement bas sur les routes ce matin. Ce soir, en rentrant, je me suis garé à la même place que ce matin, entouré des mêmes voitures.
J'ai donc observé les traces dans la neige, et j'ai constaté que, sur une dizaine de voitures, deux seulement, dont la mienne, avaient bougé.
Les parisens n'ont-ils pas besoin de travailler pour vivre ?
J'envisage sérieusement de traiter les parisiens de feignasses. A cela, deux objections : mes collègues étaient tous présents et mes voisins ont peut-être pris les transports en commun.
Mais cette situation m'intrigue.
J'ai donc observé les traces dans la neige, et j'ai constaté que, sur une dizaine de voitures, deux seulement, dont la mienne, avaient bougé.
Les parisens n'ont-ils pas besoin de travailler pour vivre ?
J'envisage sérieusement de traiter les parisiens de feignasses. A cela, deux objections : mes collègues étaient tous présents et mes voisins ont peut-être pris les transports en commun.
Mais cette situation m'intrigue.
lundi, décembre 24, 2012
Exil fiscal : halte au nombrilisme
Un des traits qui m'agacent le plus chez les Français est leur nombrilisme : à les entendre, il serait quasiment impossible de vivre bien hors de France.
Cet article remet les pendules à leur heure, notamment sur deux de nos domaines de fierté mal placée. Il y a des systèmes de santé meilleurs que le nôtre. Idem pour les systèmes éducatifs.
Exil fiscal et nombrilisme français
Nota : j'ai douté de la pertinence de cet article à cause du chiffre d'un million d'euros de patrimoine comme seuil d'exil. Puis, je me suis rappelé qu'on m'avait parlé d'un couple parti en Belgique avec deux millions d'euros, chiffre qui n'est pas si éloigné de celui de cet article par rapport aux dizaines de millions que j'imaginais.
Bref, si à un million d'euros, il y a des cas où cela vaut le coup de partir, c'est extrêmement inquiétant : ce n'est plus seulement le capital d'hier qu'on fait fuir, ce sont les entrepreneurs, donc la richesse et les emplois, d'aujourd'hui et de demain.
Se confirme une fois de plus qu'en faisant le choix du socialisme, les Français ont fait le choix de l'égalité dans la misère. C'est d'ailleurs une fausse égalité car certains profitent du système de la manière la plus inégalitaire qui soit.
Cet article remet les pendules à leur heure, notamment sur deux de nos domaines de fierté mal placée. Il y a des systèmes de santé meilleurs que le nôtre. Idem pour les systèmes éducatifs.
Exil fiscal et nombrilisme français
Nota : j'ai douté de la pertinence de cet article à cause du chiffre d'un million d'euros de patrimoine comme seuil d'exil. Puis, je me suis rappelé qu'on m'avait parlé d'un couple parti en Belgique avec deux millions d'euros, chiffre qui n'est pas si éloigné de celui de cet article par rapport aux dizaines de millions que j'imaginais.
Bref, si à un million d'euros, il y a des cas où cela vaut le coup de partir, c'est extrêmement inquiétant : ce n'est plus seulement le capital d'hier qu'on fait fuir, ce sont les entrepreneurs, donc la richesse et les emplois, d'aujourd'hui et de demain.
Se confirme une fois de plus qu'en faisant le choix du socialisme, les Français ont fait le choix de l'égalité dans la misère. C'est d'ailleurs une fausse égalité car certains profitent du système de la manière la plus inégalitaire qui soit.
vendredi, février 25, 2011
Révoltes arabes : les Français s'en foutent
L'évocation trop insistante des révoltes arabes fait chuter les audiences télévisuelles.
Il y a une interprétation pessimiste : les Français sont décidément d'indécrottables bornés.
Il y a mon interprétation optimiste : ils s'en foutent comme de l'an quarante (1). Les Français ont plus de bon sens que les journalistes. Ces révoltes arabes ne les concernent pas, mis à part le prix de l'essence, les possibles vagues migratoires et les éventuels terroristes islamistes, toutes choses certes importantes mais qui ne demandent pas un suivi à la minute. Et les Français restent circonspects face aux enthousiasmes médiatiques de commande.
***************
(1) alerte, humour subtile. «S'en foutre comme de l'an quarante» est probablement une déformation de «s'en foutre comme de l'Al Coran».
Il y a une interprétation pessimiste : les Français sont décidément d'indécrottables bornés.
Il y a mon interprétation optimiste : ils s'en foutent comme de l'an quarante (1). Les Français ont plus de bon sens que les journalistes. Ces révoltes arabes ne les concernent pas, mis à part le prix de l'essence, les possibles vagues migratoires et les éventuels terroristes islamistes, toutes choses certes importantes mais qui ne demandent pas un suivi à la minute. Et les Français restent circonspects face aux enthousiasmes médiatiques de commande.
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(1) alerte, humour subtile. «S'en foutre comme de l'an quarante» est probablement une déformation de «s'en foutre comme de l'Al Coran».
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lundi, août 30, 2010
Quand des ministres s'enrichissent de la diversité ...
C'est Ilys qui l'a trouvé. Je trouve l'humour très noir de cette séquence assez réjouissant.
Frédéric Mitterrand et Fadela Amara sifflés lors d'un concert Vidéo Fred-Lille sélectionnée dans Actualité
vendredi, août 06, 2010
Voici le vrai scandale de la Vème république
Voici le vrai scandale de la Vème république
L'angle d'attaque qui me semble passionnant dans ce billet et que, hélas, Ivan Rioufol perd de vue, est le suivant : qu'est-ce qui fait, dans nos institutions, que les politiciens peuvent espérer accéder au pouvoir alors qu'ils méprisent la majorité des Français ?
L'angle d'attaque qui me semble passionnant dans ce billet et que, hélas, Ivan Rioufol perd de vue, est le suivant : qu'est-ce qui fait, dans nos institutions, que les politiciens peuvent espérer accéder au pouvoir alors qu'ils méprisent la majorité des Français ?
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samedi, juillet 17, 2010
Politiciens français : bêtise ou lâcheté ?
Les politiciens français ne promeuvent pas et ne font pas les vraies réformes salvatrices dont la France a besoin ; par exemple, l'extinction du système de retraite par répartition en faveur de la capitalisation, réforme qui n'aurait pourtant que des avantages (sauf pour certains privilégiés, receleurs de la kleptocratie étatique).
Vers la fin d'une émission sur BFM, les invités s'interrogeaient pour savoir si il s'agit là de lâcheté ou de bêtise.
J'ai longtemps penché pour la lâcheté. Aujourd'hui, je suis de l'autre opinion, qui est aussi celle d'Alain Madelin.
En effet, je m'aperçois, à travers les témoignages que je peux recueillir, que les politiciens passent extrêmement peu de temps à réfléchir, à prendre du recul. La journée d'un politicien est folle. De Gaulle s'offusquait déjà que Léon Blum fût interrompu dix fois pendant leur entretien.
Mais, plus encore que le temps, c'est le tempérament qui manque à nos politiciens. Ce ne sont pas des méditatifs, des hommes de réflexion, sinon, ils ne seraient pas là où ils sont.
Nos politiciens payent des gens pour penser pour eux. Mais, quand on est employé, aller à contre-courant, se montrer original, peut s'avérer dangereux. C'est pourquoi aucun de nos politiciens n'est exposé à des idées sortant un tant soit peu de l'ordinaire : ils n'y pensent pas, et personne n'y pense pour eux.
Pour reprendre mon exemple, l'argumentaire en faveur de la capitalisation est assez simple, à la portée du dernier abruti de blogueur libéral. Pourtant, il n'y a absolument aucune chance que cet argumentaire atteigne un homme de pouvoir.
Enfin, il faut bien avouer qu'il y a de ma part un préjugé anti-politiciens : je ne crois pas que, bien qu'ils aient fait les grandes écoles, nos politiciens soient très brillants. Michael Crichton disait : «Dans ma famille, les intelligents font de la science, les ratés de la politique».
Ce défaut de curiosité pour les idées pratiques se cumule avec un autre défaut que je trouve chez les Français (par comparaison avec ce que je vois chez les Anglo-Saxons) : un manque de pensée stratégique. Les Français sont capables de faire de grandes cathédrales intellectuelles. Pendant ce temps, les Anglais ne montent pas dans ces hautes sphères de l'esprit mais poussent leurs pions patiemment, suivant un plan simple mais solide. Et ils gagnent.
Vers la fin d'une émission sur BFM, les invités s'interrogeaient pour savoir si il s'agit là de lâcheté ou de bêtise.
J'ai longtemps penché pour la lâcheté. Aujourd'hui, je suis de l'autre opinion, qui est aussi celle d'Alain Madelin.
En effet, je m'aperçois, à travers les témoignages que je peux recueillir, que les politiciens passent extrêmement peu de temps à réfléchir, à prendre du recul. La journée d'un politicien est folle. De Gaulle s'offusquait déjà que Léon Blum fût interrompu dix fois pendant leur entretien.
Mais, plus encore que le temps, c'est le tempérament qui manque à nos politiciens. Ce ne sont pas des méditatifs, des hommes de réflexion, sinon, ils ne seraient pas là où ils sont.
Nos politiciens payent des gens pour penser pour eux. Mais, quand on est employé, aller à contre-courant, se montrer original, peut s'avérer dangereux. C'est pourquoi aucun de nos politiciens n'est exposé à des idées sortant un tant soit peu de l'ordinaire : ils n'y pensent pas, et personne n'y pense pour eux.
Pour reprendre mon exemple, l'argumentaire en faveur de la capitalisation est assez simple, à la portée du dernier abruti de blogueur libéral. Pourtant, il n'y a absolument aucune chance que cet argumentaire atteigne un homme de pouvoir.
Enfin, il faut bien avouer qu'il y a de ma part un préjugé anti-politiciens : je ne crois pas que, bien qu'ils aient fait les grandes écoles, nos politiciens soient très brillants. Michael Crichton disait : «Dans ma famille, les intelligents font de la science, les ratés de la politique».
Ce défaut de curiosité pour les idées pratiques se cumule avec un autre défaut que je trouve chez les Français (par comparaison avec ce que je vois chez les Anglo-Saxons) : un manque de pensée stratégique. Les Français sont capables de faire de grandes cathédrales intellectuelles. Pendant ce temps, les Anglais ne montent pas dans ces hautes sphères de l'esprit mais poussent leurs pions patiemment, suivant un plan simple mais solide. Et ils gagnent.
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samedi, juillet 10, 2010
vendredi, juillet 09, 2010
«Un pas supplémentaire a été franchi dans l'affirmation de cette détestation du contre-pouvoir journalistique»
«Un pas supplémentaire a été franchi dans l'affirmation de cette détestation du contre-pouvoir journalistique». Voilà ce qu'écrit Edwy Plenel à propos de la mise en cause de sa société, Mediapart, par les politiciens de la majorité.
Franchement, je trouve cela signe de bon goût que de détester Edwy Plenel. Son coté donneur de leçons hypocrite et sentencieux m'irrite au plus haut point.
A quoi s'attendait-il ? A ce que le gouvernement le remercie pour services rendus, comme il était d'usage de remercier l'instituteur qui vous corrigeait ?
La suffisance et la prétention de ce bonhomme qui, visiblement, considère que les journalistes sont intouchables et qui se prend pour le «contre-pouvoir journalistique» à lui tout seul, me les brisent menu. Il se comporte comme un partisan mais fulmine dès qu'on le met en cause de manière partisane. Heureusement, Mediapart est au bord de la faillite. Ca sera une perte heureuse : mieux vaut pas de journal qu'un mauvais journal.
Cette affaire Bettencourt ne m'émeut guère : si (notez la condition), en échange de quelques enveloppes, Liliane Bettencourt a obtenu que le fisc ferme les yeux sur quelques fraudes fiscales bénignes par rapport aux centaines de millions d'euros d'impôts qu'elle paye déjà, j'avoue que je ne vois pas là de quoi faire vaciller la république, ni même le gouvernement. Il n'y a pas dans cette affaire, jusqu'à plus ample informé, de décès suspects, contrairement à d'autres affaires de financement de partis politiques.
Hélas, tout cela n'enlève rien à la médiocrité du gouvernement.
Franchement, je trouve cela signe de bon goût que de détester Edwy Plenel. Son coté donneur de leçons hypocrite et sentencieux m'irrite au plus haut point.
A quoi s'attendait-il ? A ce que le gouvernement le remercie pour services rendus, comme il était d'usage de remercier l'instituteur qui vous corrigeait ?
La suffisance et la prétention de ce bonhomme qui, visiblement, considère que les journalistes sont intouchables et qui se prend pour le «contre-pouvoir journalistique» à lui tout seul, me les brisent menu. Il se comporte comme un partisan mais fulmine dès qu'on le met en cause de manière partisane. Heureusement, Mediapart est au bord de la faillite. Ca sera une perte heureuse : mieux vaut pas de journal qu'un mauvais journal.
Cette affaire Bettencourt ne m'émeut guère : si (notez la condition), en échange de quelques enveloppes, Liliane Bettencourt a obtenu que le fisc ferme les yeux sur quelques fraudes fiscales bénignes par rapport aux centaines de millions d'euros d'impôts qu'elle paye déjà, j'avoue que je ne vois pas là de quoi faire vaciller la république, ni même le gouvernement. Il n'y a pas dans cette affaire, jusqu'à plus ample informé, de décès suspects, contrairement à d'autres affaires de financement de partis politiques.
Hélas, tout cela n'enlève rien à la médiocrité du gouvernement.
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mardi, juillet 06, 2010
Pétition LHC pour la publication de la carte de France de l'insécurité
Pétition LHC pour la publication de la carte de France de l'insécurité
Je pourrais faire un long discours (si, si), mais je pense que cette pétition est suffisamment claire par elle-même.
Signez où on vous le dit et faites par chier :-)
Je pourrais faire un long discours (si, si), mais je pense que cette pétition est suffisamment claire par elle-même.
Signez où on vous le dit et faites par chier :-)
Ces chênes qu'on abat pour le bûcher d'Hercule !
La chronique d'Yves de Kerdrel
Chacun a un jour appris ce poème de Victor Hugo écrit en hommage à Théophile Gautier où figurent ces deux vers illustres: «Oh ! quel farouche bruit font dans le crépuscule les chênes qu'on abat pour le bûcher d'Hercule!» Deux vers qui sont d'autant plus célèbres que Malraux s'en servit pour illustrer ses derniers entretiens avec le général de Gaulle.
Pourquoi parler aujourd'hui de «ces chênes qu'on abat»? Parce que le poison distillé par certains parangons de vertu, dans le cadre de ce qu'il est désormais convenu d'appeler «l'affaire Bettencourt», se répand petit à petit dans le capitalisme français, comme la lotion mortelle imbibée dans la Tunique de Nessus, finit par empoisonner Hercule (ou Héraclès selon que l'on se trouve à Rome ou à Athènes), au point que celui-ci préféra s'immoler sur ce fameux bûcher.
Bien sûr, tout le monde a compris que cette affaire vise à éclabousser un ministre dont la réforme des retraites est unanimement considérée comme un sans-faute. Bien sûr, tous ceux qui aimeraient y voir «une affaire d'État» trouvent là une occasion de plus pour s'en prendre à la personne du président de la République. Bien sûr, pour une opposition qui n'a ni argument, ni idée, ni leadership, ce remue-ménage autour de la première fortune de France, bénéficiaire du bouclier fiscal, constitue une aubaine politique!
Mais l'irresponsabilité de tous ceux qui font d'un amalgame d'anecdotes fiscales et mondaines une «affaire» se transforme en une forme de venin qui se répand petit à petit dans les veines de la société française. Un venin constitué des postulats suivants: entreprise prospère = richesse mal acquise, dividendes versés = vol au détriment des salariés, fortune familiale = fraude fiscale… j'en passe et des bien pires !
La seule personne qui a parlé de l'essentiel dans cette histoire, c'est Liliane Bettencourt, elle-même, interrogée par Claire Chazal dans le cadre du journal de 20 heures. Cette femme de 87 ans, qui a passé ses étés de jeunesse à travailler à la chaîne, a fait référence aux salariés de L'Oréal, au sort de cette entreprise extraordinaire et à son développement exponentiel à l'international.
Si l'anticapitalisme viscéral des Français, leur mépris de la richesse et leur volonté égalitariste s'accroît à l'occasion de cette affaire, qu'est-ce qui pourrait empêcher la fille de Liliane Bettencourt de céder ses parts à Nestlé, le jour où la nue-propriété et l'usufruit des actions seront de nouveau réunis? Quel masochisme pourrait l'amener à faire en sorte que L'Oréal reste un fleuron français, si elle-même se trouve traînée dans la boue, parce qu'elle est bénéficiaire du bouclier fiscal, qui n'est que le remboursement d'un trop-perçu par les impôts.
Et ce qui est vrai pour L'Oréal l'est aussi pour les Peugeot, dont le nom s'est retrouvé cité en marge de cette affaire. Il faut une sacrée abnégation -sans doute due, à leur origine protestante- pour rester français, alors que la Suisse est à un jet de pierres de leurs forêts belfortines. Et que dire des Michelin, dont le nom a été également jeté en pâture, alors qu'ils s'échinent à rendre certaines de leurs usines françaises aussi compétitives que les implantations chinoises? Un chantier digne des douze travaux d'Hercule. Encore lui !
Lorsque tous ces «chênes» du capitalisme familial auront été, petit à petit, taillés en pièces par cette «haine des riches», par cette «jalousie gauloise», par une insécurité fiscale permanente et par ce «tir aux fléchettes» qui consiste à s'en prendre successivement à tous les fleurons du CAC 40, les Français pourront aller verser, sur le bûcher d'Hercule, des larmes de crocodile. Ils pourront s'étonner que la France sorte plus vite que prévu de la première division des pays industrialisés. Ils pourront se demander pourquoi cette cinquième puissance économique mondiale se retrouvera, d'ici à 2020, loin derrière le Mexique et la Corée du Sud et même l'Autriche. Ils pourront s'interroger sur cette France devenue un musée pour la classe moyenne brésilienne ou un supermarché de luxe pour les millionnaires chinois.
Qui aurait l'idée, outre-Atlantique, de se gausser de Bill Gates parce qu'il a fait fortune? Qui n'a pas envie d'être le nouvel inventeur de Google ou de Facebook et de créer des milliards de dollars en moins d'une décennie ? Comment se fait-il que les assemblées générales de Warren Buffett, deuxième fortune américaine, réunissent plus de 30 000 personnes chaque année ? Rien de particulier, sinon un état d'esprit qui exclut la jalousie, qui sanctuarise la réussite et qui bannit la spoliation fiscale. C'est une chose utile que de lutter contre la déforestation en Amazonie. Mais peut-être avons-nous tous aussi à faire quelque chose pour que ces superbes chênes du capitalisme familial restent le fleuron de la France industrieuse, innovatrice et conquérante?
Chacun a un jour appris ce poème de Victor Hugo écrit en hommage à Théophile Gautier où figurent ces deux vers illustres: «Oh ! quel farouche bruit font dans le crépuscule les chênes qu'on abat pour le bûcher d'Hercule!» Deux vers qui sont d'autant plus célèbres que Malraux s'en servit pour illustrer ses derniers entretiens avec le général de Gaulle.
Pourquoi parler aujourd'hui de «ces chênes qu'on abat»? Parce que le poison distillé par certains parangons de vertu, dans le cadre de ce qu'il est désormais convenu d'appeler «l'affaire Bettencourt», se répand petit à petit dans le capitalisme français, comme la lotion mortelle imbibée dans la Tunique de Nessus, finit par empoisonner Hercule (ou Héraclès selon que l'on se trouve à Rome ou à Athènes), au point que celui-ci préféra s'immoler sur ce fameux bûcher.
Bien sûr, tout le monde a compris que cette affaire vise à éclabousser un ministre dont la réforme des retraites est unanimement considérée comme un sans-faute. Bien sûr, tous ceux qui aimeraient y voir «une affaire d'État» trouvent là une occasion de plus pour s'en prendre à la personne du président de la République. Bien sûr, pour une opposition qui n'a ni argument, ni idée, ni leadership, ce remue-ménage autour de la première fortune de France, bénéficiaire du bouclier fiscal, constitue une aubaine politique!
Mais l'irresponsabilité de tous ceux qui font d'un amalgame d'anecdotes fiscales et mondaines une «affaire» se transforme en une forme de venin qui se répand petit à petit dans les veines de la société française. Un venin constitué des postulats suivants: entreprise prospère = richesse mal acquise, dividendes versés = vol au détriment des salariés, fortune familiale = fraude fiscale… j'en passe et des bien pires !
La seule personne qui a parlé de l'essentiel dans cette histoire, c'est Liliane Bettencourt, elle-même, interrogée par Claire Chazal dans le cadre du journal de 20 heures. Cette femme de 87 ans, qui a passé ses étés de jeunesse à travailler à la chaîne, a fait référence aux salariés de L'Oréal, au sort de cette entreprise extraordinaire et à son développement exponentiel à l'international.
Si l'anticapitalisme viscéral des Français, leur mépris de la richesse et leur volonté égalitariste s'accroît à l'occasion de cette affaire, qu'est-ce qui pourrait empêcher la fille de Liliane Bettencourt de céder ses parts à Nestlé, le jour où la nue-propriété et l'usufruit des actions seront de nouveau réunis? Quel masochisme pourrait l'amener à faire en sorte que L'Oréal reste un fleuron français, si elle-même se trouve traînée dans la boue, parce qu'elle est bénéficiaire du bouclier fiscal, qui n'est que le remboursement d'un trop-perçu par les impôts.
Et ce qui est vrai pour L'Oréal l'est aussi pour les Peugeot, dont le nom s'est retrouvé cité en marge de cette affaire. Il faut une sacrée abnégation -sans doute due, à leur origine protestante- pour rester français, alors que la Suisse est à un jet de pierres de leurs forêts belfortines. Et que dire des Michelin, dont le nom a été également jeté en pâture, alors qu'ils s'échinent à rendre certaines de leurs usines françaises aussi compétitives que les implantations chinoises? Un chantier digne des douze travaux d'Hercule. Encore lui !
Lorsque tous ces «chênes» du capitalisme familial auront été, petit à petit, taillés en pièces par cette «haine des riches», par cette «jalousie gauloise», par une insécurité fiscale permanente et par ce «tir aux fléchettes» qui consiste à s'en prendre successivement à tous les fleurons du CAC 40, les Français pourront aller verser, sur le bûcher d'Hercule, des larmes de crocodile. Ils pourront s'étonner que la France sorte plus vite que prévu de la première division des pays industrialisés. Ils pourront se demander pourquoi cette cinquième puissance économique mondiale se retrouvera, d'ici à 2020, loin derrière le Mexique et la Corée du Sud et même l'Autriche. Ils pourront s'interroger sur cette France devenue un musée pour la classe moyenne brésilienne ou un supermarché de luxe pour les millionnaires chinois.
Qui aurait l'idée, outre-Atlantique, de se gausser de Bill Gates parce qu'il a fait fortune? Qui n'a pas envie d'être le nouvel inventeur de Google ou de Facebook et de créer des milliards de dollars en moins d'une décennie ? Comment se fait-il que les assemblées générales de Warren Buffett, deuxième fortune américaine, réunissent plus de 30 000 personnes chaque année ? Rien de particulier, sinon un état d'esprit qui exclut la jalousie, qui sanctuarise la réussite et qui bannit la spoliation fiscale. C'est une chose utile que de lutter contre la déforestation en Amazonie. Mais peut-être avons-nous tous aussi à faire quelque chose pour que ces superbes chênes du capitalisme familial restent le fleuron de la France industrieuse, innovatrice et conquérante?
Affaire Woerth-Bettencourt : les délices empoisonnées de la politicaillerie
Pourquoi l'affaire Woerth-Bettencourt prend-elle tant d'importance ?Tout d'abord, parce que les journalistes sont des rebelles qui chassent en meute. Ensuite, parce que l'envie est un puissant moteur chez les Français.
Mais hélas, je crois qu'il y a une autre cause,certes secondaire mais qui pèse tout de même son poids. Les politiciens français, de droite comme de gauche, ne sont pas des hommes d'Etat, ce sont des politicards, habitués de la cuisine électorale, qui aiment cela et s'y sentent bien.
Or, les temps sont durs, ils exigent justement des hommes d'Etat. Comme tous les incompétents quand ils se sentent dépassés par les événements (n'oublions pas que va commencer la discussion budgétaire), nos politiciens, de tous les partis, reviennent à ce qu'ils savent faire : la politicaille.
Bien sûr, les affaires Woerth-Bettencourt (parlons au pluriel) ne sont pas anodines, mais il ne faut pas non plus se monter le bourrichon, ce n'est pas le scandale du siècle.
Mais imaginons une situation inverse de la situation que nous vivons : Nicolas Sarkozy est un véritable homme d'Etat, il en impose par son comportement et son allure, il a appelé la pays à l'effort. Ses exigences sont fortes mais justes. Croyez vous que cette affaire aurait fait un tel scandale ?
C'est bien parce que nous doutons de la compétence de nos politiciens que nous sommes si sensibles à leurs dérives.
Quand il y a tempête, on pardonne au capitaine ferme sur la barre d'avoir un penchant pour la bouteille. Mais si on sent le capitaine défaillant, on commence par exiger qu'il arrête de boire.
Nota : les journalistes ne sont pas des anges blancs luttant contre le vilain pouvoir noir. Mediapart et Edwy Plenel, en pointe sur les affaires actuelles, ont aussi leur propre programme, très politique. Cela ne veut pas dire qu'ils mentent, mais clairement, ils donnent à tout cela un ton qui est tout sauf neutre. Il me semble sage que nous, humbles spectateurs, gardions vis à vis des deux camps qui s'affrontent une solide circonspection.
jeudi, juillet 01, 2010
«Les constats, c'est pour les Français»
«Les constats, c'est pour les Français»
C'est marrant, ces gens qui viennent nous dire «je suis aussi français que toi» quand ça les arrange, savent très bien faire la différence entre les vrais Français, ces bouffons qui s'efforcent de respecter la loi, et les autres, quand ils en ont besoin.
Bien sûr, que cet attachement à géométrie variable de certaines populations allogènes ait le moindre rapport avec l'ensauvagement manifeste de notre société est une hypothèse «nauséabonde» que je me garderai bien d'émettre.
C'est marrant, ces gens qui viennent nous dire «je suis aussi français que toi» quand ça les arrange, savent très bien faire la différence entre les vrais Français, ces bouffons qui s'efforcent de respecter la loi, et les autres, quand ils en ont besoin.
Bien sûr, que cet attachement à géométrie variable de certaines populations allogènes ait le moindre rapport avec l'ensauvagement manifeste de notre société est une hypothèse «nauséabonde» que je me garderai bien d'émettre.
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Les injures à la mode
J'ai l'impression, à mon injuromètre personnel, que les injures à la mode sont «Nique ta mère !», «Fils de pute !» et «Nique ta race !».
Cette obsession de la filiation, de la race, alors qu'on nous serine que «les races n'existent pas», c'est étrange, non ?
Bien sûr, il est malséant de supposer qu'il y a dans ces injures un fond de clanisme, voire de tribalisme, et que ce fond est du à «la richesse» que nous apportent certaines populations non-européennes.
Je ne ferai donc pas cette supposition malséante.
Cette obsession de la filiation, de la race, alors qu'on nous serine que «les races n'existent pas», c'est étrange, non ?
Bien sûr, il est malséant de supposer qu'il y a dans ces injures un fond de clanisme, voire de tribalisme, et que ce fond est du à «la richesse» que nous apportent certaines populations non-européennes.
Je ne ferai donc pas cette supposition malséante.
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samedi, juin 19, 2010
Le naufrage de l'équipe de France de football est-il le naufrage du multiculturalisme et du vivrensemble ?
Bien sûr, l'équipe de France de football est un signe de la dangerosité du multiculturalisme : quand on met plein de «divers» ensemble, on n'obtient pas un joyeux melting-pot festif. On obtient la dictature du caïd décébré le plus abruti et l'exclusion du seul blanc qui reste (1).
Néanmoins, je pense que les blogs conservateurs qui se sont réjoui que les idioties multiculturalistes soient enfin dévoilées sont trop optimistes.
**************
(1) : dans le journal Le Monde, bien connu pour son nauséabond extrémisme de droite : «Gourcuff, un homme isolé
Dans le même article, le journal [L'Equipe] décrit un autre fait d'après match étonnant, qui concerne le Bordelais Yoann Gourcuff, relégué sur le banc par le sélectionneur. Alors même qu'il n'a pas joué la rencontre, le jeune Breton prend le temps de répondre aux questions de journalistes en zone mixte. "Pendant que le Girondin s'exprime, ses "deux amis" (Anelka et Ribéry) déboulent sac à dos sur l'épaule. Quand Gourcuff aperçoit le milieu de terrain du Bayern Munich, l'image est saisissante: il évite de croiser son regard frondeur et se colle un peu plus à la barrière pour le laisser passer comme le premier de la classe fait place au caïd du collège par peur de prendre une baffe derrière la tête".»
Néanmoins, je pense que les blogs conservateurs qui se sont réjoui que les idioties multiculturalistes soient enfin dévoilées sont trop optimistes.
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(1) : dans le journal Le Monde, bien connu pour son nauséabond extrémisme de droite : «Gourcuff, un homme isolé
Dans le même article, le journal [L'Equipe] décrit un autre fait d'après match étonnant, qui concerne le Bordelais Yoann Gourcuff, relégué sur le banc par le sélectionneur. Alors même qu'il n'a pas joué la rencontre, le jeune Breton prend le temps de répondre aux questions de journalistes en zone mixte. "Pendant que le Girondin s'exprime, ses "deux amis" (Anelka et Ribéry) déboulent sac à dos sur l'épaule. Quand Gourcuff aperçoit le milieu de terrain du Bayern Munich, l'image est saisissante: il évite de croiser son regard frondeur et se colle un peu plus à la barrière pour le laisser passer comme le premier de la classe fait place au caïd du collège par peur de prendre une baffe derrière la tête".»
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mardi, juin 15, 2010
Tous gaullistes ?
Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais je commence à en avoir vraiment ras-le-bol du bal des faux-culs commémorant l'appel du 18 juin.
La gauche qui nous explique déjà depuis longtemps que la Résistance, c'est beaucoup les communistes et un peu les socialistes (et personne d'autre), ne semble pas loin, tant qu'elle est dans les conneries, d'ajouter, à moins que ça ne soit déjà fait (je ne suis pas pas les délires de ces gens au jour le jour), que la Résistance était essentiellement composée de femmes, d'enfants, d'immigrés, de noirs et d'arabes. Je vous fiche mon billet qu'on ne va pas tarder à nous raconter que De Gaulle est allé à Londres pour défendre les valeurs-de-la-république !
Quant à la droite, j'attends avec curiosité qu'elle m'explique en quoi la réintégration de L'OTAN, la guerre en Afghanistan, la chienlit budgétaire et l'Euro sont des décisions fidèles au gaullisme.
Regardons la réalité en face : dans notre société bisousounours maternaliste, le connétable De Gaulle serait trainé devant les tribunaux en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, par le MRAP, SOS Racisme et tout le marigot bien-pensant, il serait insulté et glavioté, Act Up s'en mêlerait et organiserait des kiss-in anti-De Gaulle, les journalistes et les politciens prendraient leurs sales trognes de bien-pensants horrifiés par tant d'horreurs (le gaullisme, pas le kiss-in). Et encore, c'est la version optimiste. La version pessimiste, c'est que De Gaulle serait enfermé chez les fous avant d'avoir pu atteindre le micro de Radio France Berry Sud.
Soyez intelligents, faites un bon geste : débranchez la radio et la télévision, lisez L'Appel du 18 juin de François Delpla, si vous avez l'âme historienne ou Le retour du Général, de Benoît Duteurtre si vous avez l'âme poétique. Ou encore, Les mémoires de guerre.
La gauche qui nous explique déjà depuis longtemps que la Résistance, c'est beaucoup les communistes et un peu les socialistes (et personne d'autre), ne semble pas loin, tant qu'elle est dans les conneries, d'ajouter, à moins que ça ne soit déjà fait (je ne suis pas pas les délires de ces gens au jour le jour), que la Résistance était essentiellement composée de femmes, d'enfants, d'immigrés, de noirs et d'arabes. Je vous fiche mon billet qu'on ne va pas tarder à nous raconter que De Gaulle est allé à Londres pour défendre les valeurs-de-la-république !
Quant à la droite, j'attends avec curiosité qu'elle m'explique en quoi la réintégration de L'OTAN, la guerre en Afghanistan, la chienlit budgétaire et l'Euro sont des décisions fidèles au gaullisme.
Regardons la réalité en face : dans notre société bisousounours maternaliste, le connétable De Gaulle serait trainé devant les tribunaux en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, par le MRAP, SOS Racisme et tout le marigot bien-pensant, il serait insulté et glavioté, Act Up s'en mêlerait et organiserait des kiss-in anti-De Gaulle, les journalistes et les politciens prendraient leurs sales trognes de bien-pensants horrifiés par tant d'horreurs (le gaullisme, pas le kiss-in). Et encore, c'est la version optimiste. La version pessimiste, c'est que De Gaulle serait enfermé chez les fous avant d'avoir pu atteindre le micro de Radio France Berry Sud.
Soyez intelligents, faites un bon geste : débranchez la radio et la télévision, lisez L'Appel du 18 juin de François Delpla, si vous avez l'âme historienne ou Le retour du Général, de Benoît Duteurtre si vous avez l'âme poétique. Ou encore, Les mémoires de guerre.
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jeudi, juin 10, 2010
Football français hallal
Pour une fois que je m'intéresse au football !
Les joueurs de l'équipe de France aiment-ils la France ?
On trouve ce commentaire :
«Allez voir le blog de Vikash Dhorasoo, ainsi que les sorties qu'il a faites sur le plateau de Ruquier et vous comprendrez beaucoup de choses...
Il dit entre autres qu'il y a un racisme anti Blancs dans le football en général, et il paraît aussi que les Bleus mangent "hallal".
Quand on ajoute les propos de Zidane (voir Wikipedia) qui dit qu'il est d'abord Kabyle, puis Algérien, et enfin Français, les propos de Benzema (sur RMC) qui dit qu'il se sent Algérien et qu'il ne choisit l'Equipe de France que pour le côté "sportif"...On peut se demander ce que pensent vraiment ceux qui font partie de cette équipe aujourd'hui.
Ces gens-là utilisent la France pour leur réussite personnelle, mais ne l'aiment pas...»
Ce qui est très marrant, c'est que le Monde traite du même sujet, mais c'est pour affirmer avec force, mais sans preuve, que le désamour de la population n'est pas du à l'éloignement ethnique de l'équipe de France (horresco referens), l'équipe Black Black Black, mais à son éloignement social. Toujours cette volonté absurde des gauchistes de nier toute autre explication que sociale.
On atteint le sublime du gauchisme parce que, dans le cas présent, cela consiste vraiment à nier ce qui crève les yeux.
Mais j'ai confiance : il se trouvera bien un sociologue pour m'expliquer que je n'ai rien compris.
Les joueurs de l'équipe de France aiment-ils la France ?
On trouve ce commentaire :
«Allez voir le blog de Vikash Dhorasoo, ainsi que les sorties qu'il a faites sur le plateau de Ruquier et vous comprendrez beaucoup de choses...
Il dit entre autres qu'il y a un racisme anti Blancs dans le football en général, et il paraît aussi que les Bleus mangent "hallal".
Quand on ajoute les propos de Zidane (voir Wikipedia) qui dit qu'il est d'abord Kabyle, puis Algérien, et enfin Français, les propos de Benzema (sur RMC) qui dit qu'il se sent Algérien et qu'il ne choisit l'Equipe de France que pour le côté "sportif"...On peut se demander ce que pensent vraiment ceux qui font partie de cette équipe aujourd'hui.
Ces gens-là utilisent la France pour leur réussite personnelle, mais ne l'aiment pas...»
Ce qui est très marrant, c'est que le Monde traite du même sujet, mais c'est pour affirmer avec force, mais sans preuve, que le désamour de la population n'est pas du à l'éloignement ethnique de l'équipe de France (horresco referens), l'équipe Black Black Black, mais à son éloignement social. Toujours cette volonté absurde des gauchistes de nier toute autre explication que sociale.
On atteint le sublime du gauchisme parce que, dans le cas présent, cela consiste vraiment à nier ce qui crève les yeux.
Mais j'ai confiance : il se trouvera bien un sociologue pour m'expliquer que je n'ai rien compris.
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Déficits publics : nous payons notre manque supposé de patriotisme et de courage
Pourquoi avons nous des déficits publics ?
Je crois que c'est, au fond du fond, parce que nos gouvernants successifs sont persuadés qu'ils doivent acheter la paix, c'est-à-dire que les Français ne sont ni assez courageux pour entendre la vérité en face, ni assez unis pour ne pas se déchirer si on leur demande des sacrifices, ni assez patriotes pour sacrifier quelques intérêts individuels au bien du pays.
Bref, aux yeux des politiciens, nous sommes tous des conducteurs de TGV.
Il n'y a que lorsque les politicards accepteront de lâcher le manche, de laisser l'Etat -par la force de la dèche- se désengager de la vie des citoyens, de retirer les mous oreillers,qu'ils s'apercevront que les Français ne sont pas tous des cheminots et qu'il y en a même d'exemplaires.
Je crois que c'est, au fond du fond, parce que nos gouvernants successifs sont persuadés qu'ils doivent acheter la paix, c'est-à-dire que les Français ne sont ni assez courageux pour entendre la vérité en face, ni assez unis pour ne pas se déchirer si on leur demande des sacrifices, ni assez patriotes pour sacrifier quelques intérêts individuels au bien du pays.
Bref, aux yeux des politiciens, nous sommes tous des conducteurs de TGV.
Il n'y a que lorsque les politicards accepteront de lâcher le manche, de laisser l'Etat -par la force de la dèche- se désengager de la vie des citoyens, de retirer les mous oreillers,qu'ils s'apercevront que les Français ne sont pas tous des cheminots et qu'il y en a même d'exemplaires.
mardi, juin 01, 2010
lundi, mai 31, 2010
La politique bloquée
J'entends souvent :«Nous avons les responsables politiques que nous méritons : nous les élisons… de quoi se plaint-on ?»
Je suis hanté en ce moment par la phrase d'Huntington : «Après avoir inventé la démocratie représentative, les Français ont inventé la démocratie non-représentative».
Mot cruel, mais juste : tous les symptômes et les signes montrent les Français se sentent peu ou pas représentés par leurs élus.
Et la cause en est relativement claire : la bien-pensance, au pouvoir médiatico-politique, censure tout un pan du spectre politique, le conservatisme.
Mis à part Jean-Marie Le Pen, qui est repoussé dans son coin, en partie à cause de ses propres obsessions, on ne nous propose toujours le choix qu'entre un progressiste de droite et un progressiste de gauche. Jamais un conservateur.
Nicolas Sarkozy n'est en rien le représentant d'une «droite décomplexée», cette assertion est un bobard. Au contraire, notre «droite» est plus que jamais soumise au magistère de la gauche, qui, elle, est sans complexes, voire carrément arrogante.
Pour caricaturer, on n'a le choix qu'entre «voulez vous le mariage homosexuel tout de suite ou la semaine prochaine ?» «Voulez vous plus d'immigration ou beaucoup plus d'immigration ?» (1) ...
Jamais on ne nous propose «voulez vous refuser le mariage homosexuel ?» ou «voulez vous arrêter l'immigration ?»
Les racines de ce phénomène sont connues : elle est dans la stratégie d'influence de groupes placés à des points stratégiques.
On voit bien que les politiciens ne recherchent pas l'approbation des Français mais l'approbation des journalistes et des curés de la bien-pensance. C'est pourquoi il est logique que les journalistes soient pris dans le même discrédit que les politiciens.
Or, cette censure du conservatisme, qui provoquerait un malaise en des temps normaux, devient extrêmement dangereuse dans des temps agités comme ceux vers lesquelles nous allons.
Tout d'abord parce que, j'en suis convaincu, le conservatisme est la solution de la plupart de nos maux. Se priver du conservatisme, c'est se priver de la possibilité de résoudre nos problèmes. Ca ne peut que mener à la catastrophe.
Ensuite, même si j'ai tort, même si le conservatisme n'est pas la solution de nos maux, le fait de censurer et de priver de représentants une tendance politique que je soupçonne importante ne peut qu'engendrer la rancœur, la colère ou l'indifférence à la vie politique. Tous sentiments qui augurent mal de l'avenir.
Tant qu'on bavarde, qu'on se bat sur des mots (ah, l'absurde débat sur le «rigueur» qui n'en est pas une), on repousse le moment où il faudrait montrer quelque courage et agir. Et comme nos politicards crèvent de trouille d'aller contre contre la bien-pensance socialiste, corporatiste et immigrationniste, et contre quelques agitateurs colériques, ils continuent à bavasser indéfiniment au lieu d'agir immédiatement. Procrastination, quand tu nous tiens ...
N'oubliez jamais que les pauvres n'ont qu'une chose qu'on ne peut pas leur prendre : leur patrie.
Nier la France, nier ses spécificités, ses coutumes, faire comme si la France était n'importe quel pays et que n'importe quel pays pouvait être la France (c'est ce que sous-entend le discours fallacieux qui réduit la France aux mystérieuses «valeurs républicaines». Si la France n'est qu'une question de valeurs, n'importe quel pays peut les adopter et devenir la France), c'est arracher aux pauvres leur ultime assurance en cas de crise grave. On a connu des politiques plus judicieuses !
La première chose que Clemenceau a dite en arrivant au pouvoir est : «Le pays saura qu'il est défendu». Les Français d'aujourd'hui peuvent à bon droit dire : «Nous savons que le pays n'est pas défendu».
Et pour être bien certaine que le pays ne puisse être défendu, notre intelligentsia a corseté toute velléité d'auto-défense dans des entraves non démocratiques, faites de traités, de normes, chartes, de déclarations solennelles des droits de ceci ou cela, de conseils tartempionnels, de commissions théodulesques, de cours internationales de machin, de supra-choses-bidules, qui ont tous pour point commun de correspondre aux préjugés de la bien-pensance.
Aujourd'hui, pour reprendre mes exemples, le respect des traités nous contraint à terme à accepter le mariage homosexuel et l'invasion migratoire.
A partir de là, on nous joue la comédie fétichiste de l'Etat de droit : «Nous, on voudrait bin, mais on peut point, c'est la faute à lacharte Bidule. Oui, c'est con mais que voulez vous, mon bon monsieur ? Faut respecter l'Etat de droit».
Que peut-on attendre d'autre d'élites dénationalisées, qui vivent dans leur bulle, détachées du peuple ? Nous allons vers le pire : le ressort longtemps comprimé de la frustration qui se détend en des violences sauvages.
Ivan Rioufol propose ce qui me semble une excellente solution (avec des défauts bien sûr) :
Le référendum pour débloquer la société
Mais en sommes nous capables ? Plus précisément : nos politiciens sont-ils capables de se dessaisir d'une partie de leur pouvoir maintenant pour éviter de se faire lyncher demain ? Je ne sais. Je ne compte pas sur leur intelligence, fort limitée (2), plutôt sur leur instinct de survie, qui quelquefois fait des miracles.
***************
(1) : je rappelle que, sous le gouvernement du «fasciste» Sarkozy, ils entrent en France plus de 200 000 immigrés par an.
(2) : les meilleurs Français, les vrais intelligents, ne font pas de politique, ils partent à l'étranger.
Je suis hanté en ce moment par la phrase d'Huntington : «Après avoir inventé la démocratie représentative, les Français ont inventé la démocratie non-représentative».
Mot cruel, mais juste : tous les symptômes et les signes montrent les Français se sentent peu ou pas représentés par leurs élus.
Et la cause en est relativement claire : la bien-pensance, au pouvoir médiatico-politique, censure tout un pan du spectre politique, le conservatisme.
Mis à part Jean-Marie Le Pen, qui est repoussé dans son coin, en partie à cause de ses propres obsessions, on ne nous propose toujours le choix qu'entre un progressiste de droite et un progressiste de gauche. Jamais un conservateur.
Nicolas Sarkozy n'est en rien le représentant d'une «droite décomplexée», cette assertion est un bobard. Au contraire, notre «droite» est plus que jamais soumise au magistère de la gauche, qui, elle, est sans complexes, voire carrément arrogante.
Pour caricaturer, on n'a le choix qu'entre «voulez vous le mariage homosexuel tout de suite ou la semaine prochaine ?» «Voulez vous plus d'immigration ou beaucoup plus d'immigration ?» (1) ...
Jamais on ne nous propose «voulez vous refuser le mariage homosexuel ?» ou «voulez vous arrêter l'immigration ?»
Les racines de ce phénomène sont connues : elle est dans la stratégie d'influence de groupes placés à des points stratégiques.
On voit bien que les politiciens ne recherchent pas l'approbation des Français mais l'approbation des journalistes et des curés de la bien-pensance. C'est pourquoi il est logique que les journalistes soient pris dans le même discrédit que les politiciens.
Or, cette censure du conservatisme, qui provoquerait un malaise en des temps normaux, devient extrêmement dangereuse dans des temps agités comme ceux vers lesquelles nous allons.
Tout d'abord parce que, j'en suis convaincu, le conservatisme est la solution de la plupart de nos maux. Se priver du conservatisme, c'est se priver de la possibilité de résoudre nos problèmes. Ca ne peut que mener à la catastrophe.
Ensuite, même si j'ai tort, même si le conservatisme n'est pas la solution de nos maux, le fait de censurer et de priver de représentants une tendance politique que je soupçonne importante ne peut qu'engendrer la rancœur, la colère ou l'indifférence à la vie politique. Tous sentiments qui augurent mal de l'avenir.
Tant qu'on bavarde, qu'on se bat sur des mots (ah, l'absurde débat sur le «rigueur» qui n'en est pas une), on repousse le moment où il faudrait montrer quelque courage et agir. Et comme nos politicards crèvent de trouille d'aller contre contre la bien-pensance socialiste, corporatiste et immigrationniste, et contre quelques agitateurs colériques, ils continuent à bavasser indéfiniment au lieu d'agir immédiatement. Procrastination, quand tu nous tiens ...
N'oubliez jamais que les pauvres n'ont qu'une chose qu'on ne peut pas leur prendre : leur patrie.
Nier la France, nier ses spécificités, ses coutumes, faire comme si la France était n'importe quel pays et que n'importe quel pays pouvait être la France (c'est ce que sous-entend le discours fallacieux qui réduit la France aux mystérieuses «valeurs républicaines». Si la France n'est qu'une question de valeurs, n'importe quel pays peut les adopter et devenir la France), c'est arracher aux pauvres leur ultime assurance en cas de crise grave. On a connu des politiques plus judicieuses !
La première chose que Clemenceau a dite en arrivant au pouvoir est : «Le pays saura qu'il est défendu». Les Français d'aujourd'hui peuvent à bon droit dire : «Nous savons que le pays n'est pas défendu».
Et pour être bien certaine que le pays ne puisse être défendu, notre intelligentsia a corseté toute velléité d'auto-défense dans des entraves non démocratiques, faites de traités, de normes, chartes, de déclarations solennelles des droits de ceci ou cela, de conseils tartempionnels, de commissions théodulesques, de cours internationales de machin, de supra-choses-bidules, qui ont tous pour point commun de correspondre aux préjugés de la bien-pensance.
Aujourd'hui, pour reprendre mes exemples, le respect des traités nous contraint à terme à accepter le mariage homosexuel et l'invasion migratoire.
A partir de là, on nous joue la comédie fétichiste de l'Etat de droit : «Nous, on voudrait bin, mais on peut point, c'est la faute à lacharte Bidule. Oui, c'est con mais que voulez vous, mon bon monsieur ? Faut respecter l'Etat de droit».
Que peut-on attendre d'autre d'élites dénationalisées, qui vivent dans leur bulle, détachées du peuple ? Nous allons vers le pire : le ressort longtemps comprimé de la frustration qui se détend en des violences sauvages.
Ivan Rioufol propose ce qui me semble une excellente solution (avec des défauts bien sûr) :
Le référendum pour débloquer la société
Mais en sommes nous capables ? Plus précisément : nos politiciens sont-ils capables de se dessaisir d'une partie de leur pouvoir maintenant pour éviter de se faire lyncher demain ? Je ne sais. Je ne compte pas sur leur intelligence, fort limitée (2), plutôt sur leur instinct de survie, qui quelquefois fait des miracles.
***************
(1) : je rappelle que, sous le gouvernement du «fasciste» Sarkozy, ils entrent en France plus de 200 000 immigrés par an.
(2) : les meilleurs Français, les vrais intelligents, ne font pas de politique, ils partent à l'étranger.
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