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samedi, février 04, 2017

Terrorisme musulman : un problème qu'on ne veut pas résoudre

Ca m'attriste de le l'écrire mais il faut regarder la vérité en face : la France ne veut pas résoudre le problème du terrorisme musulman.

Les causes, les moyens, les méthodes sont connus, nul mystère. Mais nous ne voulons pas faire ce qu'il faut. Toujours Bossuet : « Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes ».

A long terme

Admettre entre terrorisme et islam. Arrêter de se leurrer avec « l'islamisme ».

Concrètement : zéro immigration musulmane (sélectionner les immigrants sur un critère religieux), aucune visibilité publique de l'islam (lois anti-islam), expulsion ou raccompagnement (suivant leur degré de dangerosité) des musulmans en France dans leur pays d'origine.

Il se trouverait probablement une majorité de Français pour ces mesures, mais la classe dirigeante ne veut pas.

A court terme

« Avec Sentinelle, les militaires sont devenus des aimants à terroristes »

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De nombreux actes malveillants envers les militaires de Sentinelle sont répertoriés, même si les armées ne veulent pas communiquer dessus. Dans son rapport LaSentinelle égarée, Elie Tenenbaum évoquait le chiffre de 1300 incidents pour la seule région Ile-de-France entre janvier et septembre 2015, dont 70 % d'actes malveillants, provocations, insultes, menaces, voire, dans certains cas isolés, agressions. La nature de ces actes est difficilement analysable mais ils existent. Par ailleurs, il n'y a pas d'éléments très probants de l'efficacité de la fonction dissuasive du plan Sentinelle.

Mais tout de même, les patrouilles Sentinelle ont une fonction rassurante …

Certes, mais on ne peut pas déployer 8 500 militaires sur le territoire juste pour une mission psychologique! On maintient les Français dans un état de mensonge «On vous protège» alors qu'il n'en est rien.

Aucun homme politique ne prendra le risque de supprimer le plan Sentinelle ...

Les Français ne sont pas stupides. D'après la dernière enquête Ifop pour la Défense, 75 % approuvent le plan Sentinelle, mais seuls 48 % d'entre eux pensent qu'il est efficace. On peut mettre en oeuvre une réserve à mobiliser rapidement en cas d'urgence, comme ce fut le cas en janvier 2015. Mais transformer cela en dispositif permanent pose de sérieux problèmes de maintien des compétences. C'est devenu un argument de communication plus qu'un dispositif efficace. Un piège à moyen et long terme qui nous empêche de réfléchir sur l'utilisation de la force militaire et les moyens de lutte contre le terrorisme. Cela devrait être un objet de débat sérieux lors de la campagne présidentielle.
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« Cela devrait être un objet de débat sérieux lors de la campagne présidentielle. »

La malheureuse, elle rêve tout debout ! Avoir un débat sérieux lors de la présidentielle ? Mais on en a déjà un, et beaucoup plus sérieux que le terrorisme musulman : le nombre de coups de fil que Mme Fillon a passé il y a vingt ans pour son mari député.

Faisons ici ce débat accessoire par rapport à la vie de Mme Fillon.

Modèle israélien. Portiques détecteurs de métaux et blocs de béton partout. Pas de patrouilles militaires, des citoyens armés.

Et là, ce sont les gens qui ne veulent pas. Dès qu'on aborde le sujet, surtout avec des citadins, c'est roulement d'yeux effrayés et haussements d'épaules.

Pourtant, les Français d'avant 1939 étaient armés, les Suisses et les Canadiens le sont, et la France d'avant 1939 n'était pas à feu et à sang, la Suisse et le Canada non plus. Bien sûr, il y a le contre-exemple des Américains, mais sommes nous des Américains ?

Cette défiance vis-à-vis des citoyens vient d'un bourrage de crâne des gauchistes, qui ont bien compris que le citoyen armé était le rempart de dernier ressort contre leurs utopies totalitaires.

Il faut bien remettre le débat en perspective. Les bandits sont déjà autant armés que possible. Nous discutons juste de l'armement des honnêtes gens qui, par définition, sont honnêtes.



On me répond aussi que nous avons évolué depuis 1939. Certes, mais il faut ce qu'il faut et je suis peut-être excessivement optimiste, j'ai confiance dans la décence commune des gens ordinaires.

Mais nous ne le ferons pas, aucun parti ne le propose.



Répétez avec moi : « Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes ».

Allons, remettons aussi les choses en perspective. Le terrorisme musulman n'est que la péripétie d'une péripétie. Ce qui importe vraiment, c'est l'invasion musulmane, silencieuse et (pour l'instant, relativement) pacifique.

Et contre elle, on fait encore moins que contre le terrorisme. Pire, une classe politique traitresse continue à l'encourager.











samedi, août 13, 2016

Donald, les sophismes collaborationnistes, que faire

Le site FiveThirtyEight évalue à 85 % les chances de victoire d'Hillary Clinton (en précisant que ça peut changer).

Le paradoxe de Donald Trump est toujours le même depuis le départ : pour s'opposer au Système, il faut être à demi-fou et un demi-fou n'est pas élu président des Etats-Unis (voir Donald fait du Gérard).

Ce n'est pas un hasard si les vrais opposants français au Système (De Villiers, Zemmour et compagnie) ne cherchent pas à être élus.

Pour l'instant, mon impression est que Donald Trump n'arrive pas à briser le paradoxe des anti-système. Il fera un score avec partisans limite fanatiques mais n'aura pas la majorité.

Il devrait s'inspirer du Brexit : à coté d'épisodes carnavalesques, il y avait un argumentaire solide. Il est vrai qu'une partie des journaux était pour le Breexit et ça change tout.

L'article ci-dessous est très clair et d'autant plus intéressant qu'il vient de Contrepoints, un site libéral :

7 sophismes dangereux sur le terrorisme

Un bout de réponse à mon éternelle question « Que faire ? ». C'est ingrat mais utile :

Impasse Gramsci. Quelques réflexions sur notre incapacité politique

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Ne croyant guère au hasard, je verrais volontiers dans l’affaire Adama Traoré un contrepoint providentiel qui éclaire la profondeur de nos incapacités. Alors que la cause défendue par le mouvement « Justice pour Adama » était manifestement illégitime (l’autopsie est très claire), un groupe constitué de jeunes afro-musulmans encadré par l’ultra-gauche a réussi à tenir la dragée haute à l’État, mobilisant des forces de l’ordre pourtant déjà très sollicitées en ce moment. Bilan : à l’avenir, tout sera fait pour éviter les « bavures » en banlieue, et de nouvelles concessions seront bientôt faites aux « quartiers » (impunité accrue, subventions diverses etc) pour éviter la jonction explosive, mais à terme inévitable, entre terrorisme et émeutes de type 2005.

Pourquoi une telle efficacité ? L’explication tient à la fois aux modalités d’action – la violence – et à la sociologie de ce mouvement – une population jeune, nombreuse, regroupée et solidaire – tout autant qu’aux considérations idéologiques – sentiment d’appartenance à fondement identitaire, objectifs clairement définis. On voit donc apparaître en négatif tout ce qui explique l’apathie des Européens. Il y a d’abord chez nous une incapacité presque atavique à la violence, même verbale et symbolique. On pourrait se réjouir de ce fait de civilisation s’il était compensé par le maintien d’un instinct de survie défensif, permettant de conserver un « horizon de guerre » (D. Venner) au sein d’un monde d’où la conflictualité ne saurait être définitivement expurgée.

Il y a aussi des réalités de nature sociologique, géographique ou urbanistique qui confinent à l’apathie. La structure par âge de la population (vieillissante), la faible taille des fratries, l’affaiblissement de la sociabilité (démantèlement de la famille, désaffection religieuse, syndicale etc) et la forte dispersion de l’habitat (périurbanisation) ne favorisent pas la mobilisation populaire sur le terrain. En outre, la promotion sociale qui a fait accéder aux classes moyennes une grande partie de la population autochtone depuis les Trente Glorieuses a fait de nous un peuple de petits-bourgeois, conservateur au sens le plus petit du terme, et qui se réfugie dans de dérisoires tours d’ivoire (quartiers sécurisés, lotissements pavillonnaires, arrondissements chics des métropoles etc).

Enfin, la comparaison avec les groupes qui nous menacent révèle une autre faiblesse, peut-être la principale : nous sommes passifs car nous ne savons plus qui nous sommes ni où nous allons. C’est sans doute l’effet le plus délétère de la sortie de la religion, mouvement dans lequel la France a joué un rôle pionnier depuis le XVIIIe siècle. L’absence de transcendance a pu être compensée – partiellement et temporairement – par des religions de substitution (culte du progrès, nationalisme civique et républicain, communisme et droit-de-l’hommisme) mais aucune d’elle n’a tenu la distance ; surtout, aucune n’a pu asseoir un sentiment d’appartenance assez solide pour fonder un véritable projet politique. On ne s’improvise pas prophète, on ne décrète pas le sacré, on ne dompte pas le temps avec de l’esprit.

De ce constat, le lecteur saura déduire les réponses possibles au choc historique que nous subissons. Le combat culturel est essentiel mais ne suffit pas : nous devons certes repenser et reconstruire notre civilisation, mais il nous faut également développer nos capacités pratiques. L’urgence est de compenser notre émiettement sociologique et géographique par un surcroît d’organisation et de sociabilité. Patriotes de toute l’Europe, unissez-vous !
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La conclusion est la partie la plus importante : il faut nouer des liens de sociabilité entre bons Français (pas tous forcément de souche). A la campagne, cela se fait naturellement, mais à la ville ...


samedi, juillet 23, 2016

Au bonheur des drames

Au bonheur des drames

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En avril 2015, je m'interrogeais sur la stratégie de la France vis-à-vis des organisations djihadistes. Maintenant, les choses sont plus claires : il n’y en a pas, ou plus exactement des listes d’annonces après chaque attentat en font office. On navigue au petit bonheur des drames en s'efforçant de rester en surface des choses.

[…]

Je crois pour ma part, mais j’ai conscience des faiblesses d’un raisonnement d’un seul homme, qu’il faut commencer par désigner l’islamisme radical comme définitivement incompatible avec les valeurs de la République française et combattre tout groupe ou individu qui prônerait l’imposition de la Charia en France, sous forme « quiétiste » ou non. Les démocraties n’ont pas hésité à le faire pendant la Seconde Guerre mondiale avec les groupes et partis proches de l’idéologie ennemie, faisons de même. Cela fâchera les monarchies du Golfe (et leurs petits amis dans notre classe politique) et cela stimulera la colère de l’ennemi. Qu'il en soit donc ainsi. A l’extérieur, la France doit lutter, de toutes les manières possibles, contre les organisations djihadistes qui la menacent directement et aider les Etats locaux à neutraliser le phénomène.

Cet effort de longue durée suppose une volonté ferme et partagée. Il suppose bien sûr que l'Etat reprenne à son compte son rôle premier de protection des Français. Rappelons une nouvelle fois que si on faisait le même effort qu’en 1990, on consacrerait chaque année au moins 30 milliards d’euros de plus aux ministères régaliens.
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Pourquoi la France est plus touchée que ses voisins par le djihadisme ?

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Tout laisse penser que si la France est plus durement frappée que d'autres pays par le terrorisme islamiste, c'est parce qu'il existe sur son sol une minorité très active d'individus se réclamant de l'islam et qui a développé une haine obsessionnelle de son peuple, de ses valeurs et de ses institutions.

A cet égard, il faut arrêter de se demander, après chaque attentat, si le tueur était ou non un vrai musulman religieux. Ce débat ne rime à rien. Un terroriste islamiste est un terroriste qui se réclame de l'islam, même si cette revendication trouve davantage ses fondements dans un sentiment d'appartenance à une communauté culturelle et identitaire qu'à la puissance de sa foi.

[…]

Rappelons-nous que la haine de l'autorité et de l'Etat poussent parfois des émeutiers à tirer au fusil sur des policiers du haut des tours. N'est-ce pas déjà une forme de terrorisme ?

Ce phénomène n'est pas compris ni accepté par les responsables politiques, encore moins les médias. Personne ne peut comprendre, en effet, qu'une société aussi attachée aux droits de l'homme et à l'égalité que la société française, aussi respectueuse de la liberté religieuse et d'opinion, puisse à ce point susciter autant de frustrations, de rancœurs et de haine. C'est mal comprendre les choses. Plus une société est ouverte et équitable, plus elle proscrit la discrimination, moins l'échec est toléré et accepté par ceux qui le subissent. Humilié et jaloux, celui qui ne parvient pas à réaliser ses ambitions personnelles ou à trouver des réponses à ses aspirations recherche des boucs émissaires et des alibis faciles. Pour ces terroristes vivant en France, notre pays est responsable de tous leurs malheurs. Et elle doit payer le prix fort.

[…]

C'est écrit : nous vaincrons Daech en Irak, en Syrie et en Libye. Ce n'est qu'une question de temps. Mais il est fort à craindre que la violence islamisée lui survivra. Ceux qui nous gouvernent devraient en prendre conscience afin de nous protéger.
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jeudi, juillet 21, 2016

Il y a encore des héros en France

« J'étais prêt à mourir » : le témoignage de Franck, le motard héroïque de Nice

On notera, pour l'anecdote, qu'il décrit, probablement sans le savoir, les symptômes du stress au combat (ce truc qui nous vient de l'âge des cavernes) : focalisation / effet tunnel, réflexion accélérée, hyper-conscience / sensation que les choses se passent au ralenti, capacités physiques et sensorielles augmentées, insensibilité à la douleur, puis, après coup, fatigue et dépression.

Autre point intéressant de ce témoignage : « J'ai tout de suite compris ». Or, la réaction la plus fréquente des témoins de ce genre d'événements est la sidération, l'incompréhension, voire la paralysie.

Pourquoi a-t-il tout de suite compris ? Pourquoi a-t-il pris au sérieux, contrairement à la plupart, au point que sa réaction a été instinctive, l'idée que la France est en guerre et que s'il se passe quelque chose d'inhabituel, c'est un attentat ?

D'autre part, je commence à en avoir ma claque du discours fataliste « nos services de sécurité sont parfaits. Il n'y a rien à faire de plus pour éviter les attentats. Il faut s'y habituer comme à une fatalité climatique ».

Voilà un article qui remet les pendules à l'heure et la responsabilité au centre du village :

Nice, l'effroyable raté : comment les services de renseignement français sont passés à côté des avertissements de l'Etat islamique



mercredi, juin 15, 2016

Terrorisme islamique : s’il n’y avait qu’une seule mesure à prendre …

S’il n’y avait qu’une seule mesure à prendre contre le terrorisme islamique dans les pays occidentaux, ce serait celle préconisée par Trump : zéro immigration musulmane. Un vrai zéro, pas de regroupement familial, pas de droit d’asile, pas d’étudiants.

Cette mesure, en plus d’être très efficace à long terme, est un signal on ne peut plus fort : « Nous avons changé de vision du monde : les hommes ne sont plus interchangeables, nous voulons vraiment défendre notre pays, nous cessons d’être soumis aux faiseurs d’opinion islamophiles, l’immigration n’est plus forcément une chance … ».

Bien sûr, il y a bien d’autres décisions à prendre (Une mesure efficace contre le terrorisme : le flingue pour tous, Pourquoi un Guantanamo français serait la solution la plus démocratique, L’Etat de droit commence avec le rétablissement de la Loi et de l’Ordre.), ne serait-ce que parce qu’elle ne règle pas le problème des terroristes déjà présents, mais celle-ci est la plus importante, celle qui fait basculer toute la politique.

C’est pourquoi l’élection de Trump (à laquelle je ne crois pas plus qu’au Brexit, mais je ne demande qu’à être démenti) serait très intéressante.

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Yves Roucaute dans Atlantico (je souligne) :

il est clair qu'il n'est pas normal que nous ne prenions pas au sérieux cette guerre menée sur notre sol, que nous relâchions des gens qui menacent la sécurité des Français, qui tiennent des propos ouvertement salafistes, qui ont des comportements salfistes, qui sont fichés S pour islamisme radical, qui soutiennent les terroristes.

Les individus qui soutiennent ceux que combattent nos troupes sont nos ennemis. En termes juridiques, ces individus, qui ont fêté les attentats par exemple comme on le vit à la maison d’arrêt de Villepinte qui était en liesse après les attentats contre la supérette casher et le journal Charlie, commettent des actes de trahison. Le code pénal est clair dans ses articles 411-2 à 411-11. Ils doivent être sanctionnés. Il est anormal que l'on utilise pas ces textes légaux, le laxisme devient chaque jour lus insupportable. La question n'est pas de supprimer la liberté dans ce pays, mais lorsque des gens sont complices de ceux que l'on combat, il faut les punir et les mettre hors d’état de nuire. Et que l’on ne vienne pas nous dire que le Conseil d’Etat ou une autre institution judiciaire ne permettraient pas de neutraliser nos ennemis comme le fait l’actuel ministre de la justice. Il faut que ceux qui nous gouvernent, malheureusement plus souvent gestionnaires type ENA, que politiques, apprennent que la société n’est pas au service du droit mais que c’est le droit qui est au service de la société. Et qu’un Etat de droit n’est pas un Etat qui permet le viol des libertés, en particulier de la première d’entre elles, la propriété et la sécurité de son corps, le droit à la vie, mais qu’il est là pour l’assurer. Si les textes ne le permettent pas, il faut changer les textes. Si des institutions telle que le Conseil d’Etat ne le permettent pas il faut changer les institutions. Précisément l’Etat de droit, c’est l’Etat de la vie selon un droit conforme à la protection de nos libertés.

Nous manquons au niveau politique d'un Georges Clémenceau qui rappelons le, avait réprimé très sévèrement les gauchistes de l'époque, qui prétendaient pouvoir saboter les forces militaires françaises. Nous manquons d'un général de Gaulle qui, à la libération, avait puni sévèrement ceux qui avaient collaboré avec l'ennemi. Ceux qui publient des tweets exprimant leur sympathie avec l'Etat islamique, celles qui portent le niqab, sont eux-aussi dans un processus de trahison. Il faut agir, au moins avec le droit et les forces existants.

mardi, juin 14, 2016

Une mesure efficace contre le terrorisme : le flingue pour tous

Le flingue pour tous, contre le terrorisme, ça marche. Voyez Israël.

Pour se débarrasser du terrorisme, il faut se débarrasser des terroristes et de leur vivier, autrement dit expulser en masse les musulmans.

Puisque nous ne voulons pas le faire (quoique, si Trump passe, ce qui nous paraît inimaginable aujourd’hui sera peut-être dans le débat public demain), il reste l’autre solution : se protéger efficacement contre les terroristes puisquenous ne voulons pas faire ce qu’il faut pour nous débarrasser.

Et parmi ces solutions efficaces, il y a le flingue pour tous.

Ce n’est pas réjouissant d’en venir là mais il faut savoir ce qu’on veut. Je suis comme tout le monde, je préférerais une société en ordre, sans terrorisme et sans armes. Mais aujourd’hui, les honnêtes gens cumulent le pire : une société en désordre, le terrorisme et pas d’armes.

La solution générale, je l’ai déjà écrit : l’ordre juste.

Les criminels en prison ou au cimetière. Les musulmans en musulmanie, pas chez nous, pas en occident. Les chrétiens dans les églises. A l’école, le savoir au centre. Les impôts pour faire fonctionner l’Etat régalien et pas acheter des clientèles. Pas d’assistanat, à chacun selon son mérite. Une famille, c’est un père et une mère mariés. La liberté pour principe si la société n’est pas mise en danger (donc pas d’hygiénisme à la con ni de bourrage de crâne). Etc.

Pas compliqué.

Mais, en attendant, le flingue pour tous, c'est-à-dire pour les honnêtes gens, c'est déjà un bon début de remise en ordre.

Mais, comme tout le reste, nous préférons mourir plutôt de nous remettre en cause.

Et nous aurons une pensé&e pour un policier qui n'a pas eu le temps de se servir de son arme, pour sa femme et pour son fils orphelin.


Orlando : ce n’est que le début

The Orlando Massacre Is Just the Beginning

Comme d’habitude, Raymond Ibrahim est limpide : comment être sûr qu’une chose (en l’occurrence, les attentats islamistes) se répète encore et encore ? Simplissime : en ne modifiant pas les conditions qui y ont mené.

La première des conditions, plus présente que jamais, c’est le déni. Obama dit que les motivations du tueur ne sont pas claires, le FBI s’interroge sur l’orientation sexuelle du tueur, d’autres mettent en cause la législation sur les armes, d’autres encore les chrétiens conservateurs, on croit rêver !

Les motivations du tueur sont claires, son orientation sexuelle n’a aucune pertinence, la législation sur les armes n’est pas le problème et les chrétiens conservateurs n’ont rien à voir avec la choucroute : l’attentat d’Orlando est un attentat islamiste motivé par le fait que l’islam est violemment homophobe. Point barre.

Et au lieu de la peur des attentats islamistes, ceux qui causent dans le poste agitent la peur de représailles imaginaires contre les musulmans. Ils marchent sur la tête.

Bien sûr, nous savons à quoi nous en tenir sur les motivations réelles de ce gens : lâcheté, soumission, peur du conflit, espoir d’un profit personnel etc.



mercredi, mars 23, 2016

Lutte contre le terrorisme : retrouver le bon sens

La drame de notre époque est la perte du bon sens.

Cette perte de bons sens est causée, me semble-t-il, par trois facteurs :

♘ La massification de l'enseignement supérieur a entrainé l'émergence de groupes sociaux d'intellectuels et de demi-intellectuels dont le niveau d'intelligence n'est pas égal au niveau d'études. Ces gens là, qui se gargarisent de mots compliqués et d'idées abstraites, sont très faciles à berner et à embrigader. L'accession au pouvoir des idéologies mortifères du XXème siècle, communisme et nazisme, n'aurait pas été possible sans la présence massive de ces intellectuels et demi-intellectuels. Le niveau scolaire des SS était supérieur à la moyenne de la population allemande.

Dit plus simplement : sans intellos, pas de communisme et pas de nazisme. Aujourd'hui, sans intellos, pas de complaisance pour l'islamisme.

♘ les médias remplacent les faits, ceux qu'on peut saisir autour de soi en discutant avec ses voisins, par des mots et des images lointains et abstraits. Remplacent la décision par la péroraison.

♘ les techniques de manipulation des foules, qu'on regroupe sous le vocable trop réducteur de « la com' », ont atteint, justement dans la continuité des idéologies du XXème siècle, un niveau de sophistication absolument inédit. Ces techniques visent, au fond, à rendre les gens fous, à les convaincre qu'ils ne voient pas ce qu'ils voient, qu'ils n'entendent pas ce qu'ils entendent et qu'ils ont tort de penser ce qu'ils pensent. Et hier, François Hollande devient le président qu'il nous faut et pour qui il faut voter. Contre tout bon sens. Et demain, Ali Juppé. Contre tout bon sens également.

Prenons un exemple simple.

Les attentats islamistes sont faits par des musulmans. Une première mesure de précaution anti-terroriste consiste donc à arrêter à zéro l'immigration musulmane. Oui, sélectionner les immigrés sur des critères religieux et dire « les musulmans, c'est zéro entrée. Allez voir ailleurs ».

Préconisez cela dans une assemblée d'ingénieurs (que personne ne se sente jaloux, j'ai fait le test sur plusieurs groupes), il y aura toujours un abruti ayant perdu son bon sens pour vous dire « c'est pô possible » et pour arguer, si vous insistez, du principe de non-discrimination.

Or, c'est idiot : il n'y aucun problème pratique sérieux (le Brésil le fait). L'obstacle juridique peut être levé facilement par un référendum.  Et vous aurez des immigrés de fraiche date derrière vous, car la tentation de fermer la porte après soi est de toutes les vagues d'immigration

Quant à l'argument de la non-discrimination, il est tout aussi idiot : la non-discrimination s'applique aux Français entre eux, pas aux étrangers qui veulent  émigrer vers la France,  c'est même ce qui définit une nation que de pouvoir discriminer qui est dedans et qui est dehors.

Pourtant, cette mesure de bons sens ne sera pas prise (il est vrai qu'entrent en ligne de compte le clientélisme et la trahison des politiciens) mais, qu'est-ce qu'on va prendre dans la gueule d'envolées lyriques et de grands sentiments.

Jean-François Revel disait qu'il faut avoir fait beaucoup d'études pour ne pas comprendre les causes du chômage en France. On peut transposer : il faut avoir fait beaucoup d'études pour ne pas comprendre les causes et les solutions du terrorisme islamique.

Le moindre paysan sait qu'on ne repousse pas les malfaisants  (le monde en est plein, d'après Audiard) avec des bougies et des fleurs mais avec le fusil et la fourche. Visiblement, c'est plus dur à comprendre pour des ingénieurs.


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L’Europe au ventre mou et à la tête vide.

Ouvrir les yeux, pour éviter la guerre civile

La valise ou le cercueil !

Terrorisme : Soubelet, le premier qui a dit la vérité… Un général nous confronte à la réalité djihadiste

Pascal Bruckner : « L'islam radical exporte sa sale guerre dans le monde entier »

Thibault de Montbrial : « En France, on trouve des dizaines de Molenbeek »

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Enfin, pour tenir sur la durée et éviter un effondrement parfaitement possible quand on analyse nos faiblesses, il faut également travailler la résilience: anticiper les risques, savoir réagir lors des attaques, rebondir après. À cet égard, les larmes de Federica Mogherini sont consternantes. On ne s'en sortira pas avec des fleurs et des bougies. Il faut se préparer à prendre et à rendre les coups. Ce ne sera possible qu'en associant et en impliquant la population, en lui expliquant la réalité sans fard, et en la responsabilisant. Chaque citoyen doit ainsi être conscient qu'il a un rôle à jouer pour traverser les épreuves qui s'annoncent.
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lundi, janvier 18, 2016

Les non-dits de la déchéance de nationalité

Les non-dits de la déchéance de nationalité

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Les adversaires de la déchéance de la nationalité invoquent pour la combattre beaucoup de principes et peu d'arguments. On voit mal quel droit sacré serait bafoué par une loi qui prévoit le retrait de la nationalité française à un individu qui l'a de luimême abdiquée — et qui ne s'estime du reste nullement apatride puisqu'il se veut citoyen de l'État islamique. Et pas davantage en quoi une telle révocation heurterait notre droit du sol. Et moins encore qu'on puisse assimiler tous les binationaux de France à des terroristes qui font la guerre à leurs concitoyens en violant toutes les lois de la guerre.

[…]

Les déclamations élevées à gauche contre la déchéance de la nationalité contredisent une tradition de gauchequi va, pour le meilleur et pour le pire, de Sieyès à Renan et au-delà. L'un comme l'autre tient la nationalité pour un acte de volonté, «un plébiscite de tous les jours», dit admirablement Renan, qu'il oppose aux conceptions culturalistes et territoriales de la nation. Les Alsaciens, écrit-il au lendemain de la défaite de 1870, ne sont et ne peuvent devenir allemands parce qu'ils ne le veulent pas: «Cela tranche la question.» Aujourd'hui, les terroristes l'ont tranchée, à leur manière. Les partisans de la déchéance l'ont tranchée aussi, du moins sur le principe. Tout comme les Français dans leur écrasante majorité ainsi qu'une bonne partie de la classe politique.

Pour démentir tout ce monde, on sent bien que l'usage habituel de l'indignation ne suffit plus.
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Jean-Pierre Chevènement a vendu la mèche en se demandant si les opposants à la déchéance de nationalité pour les terroristes n'étaient pas en réalité des opposants masqués à la nation française elle-même. Et poser la question, c'est y répondre.

N'importe quel Français se prenant pour un Français et non pour « un citoyen du monde » n'éprouve aucune gêne à déchoir un traitre revendiqué de sa nationalité française.








Attaque de Charlie Hebdo-Six combats en 16 minutes dans un rectangle de 250 x 80 m

Attaque de Charlie Hebdo-Six combats en 16 minutes dans un rectangle de 250 x 80 m

Il faut quelquefois descendre des idées générales et entrer dans les détails techniques.

A ceux qui s'étonnent que le gendarme qui a blessé Saïd Kouachi ne l'ait pas achevé quand il en avait l'occasion, rappelons que le conditionnement induit par le droit très restrictif de la légitime défense rend peu probable qu'un gendarme mette spontanément une balle dans la tête d'un terroristes blessé.

Quand Michel Goya dit qu'il faut se remettre en question, c'est tout qu'il faut remettre en question. Nous récoltons ce que nous avons semé.




vendredi, novembre 27, 2015

Gilles Kepel: «Le 13 novembre? Le résultat d'une faillite des élites politiques françaises»

Gilles Kepel: «Le 13 novembre? Le résultat d'une faillite des élites politiques françaises»

Ecouter les universitaires ? Comme si quarante ans de gouvernement des technocrates et des crânes d'oeuf ne nous avaient pas déjà amenés à la catastrophe ?

Plutôt que des théoriciens validés par d'autres théoriciens, je préfère des praticiens.

Sinon, je suis assez d'accord avec Kepel (pour une fois).





mardi, août 25, 2015

L'attentat du Thalys vu par Bob Marchenoir

Avec sa verve habituelle :

Résumons donc, maintenant que la poussière est retombée.
Un barbare musulman monte dans un train pour perpétrer un attentat d'un type inédit, bien propre à inspirer la terreur : tirer comme des lapins les passagers enfermés dans les wagons.
Par miracle, personne n'est tué, pas même (hélas) le terroriste. Alors que celui-ci aurait dû, normalement, provoquer la mort de plus d'une centaine de personnes, une poignée de héros ont attaqué l'assassin à mains nues, au risque de leur vie, et ont sauvé celle des passagers.
Dans la liste de ces héros, j'élimine tout de suite deux des personnes dont François Hollande a annoncé qu'il les décorerait ultérieurement de la Légion d'honneur : les deux agents du train.
Aucun fait précis, jusqu'à présent, n'a permis de conclure à un quelconque acte de courage de leur part. L'un d'eux, semble-t-il, s'est contenté de prêter sa cravate pour ligoter l'islamiste, tandis que l'autre, le chef de bord, a été officiellement félicité par le président de la République pour avoir... donné l'alarme.
Le comble de l'assistanat est atteint lorsque le plus haut personnage de l'Etat décore un homme pour avoir appelé au secours. Il n'y a qu'en France qu'on voit ça.
Tout porte à croire que François Hollande s'est cru obligé d'adjoindre ces deux fonctionnaires à son agenda d'hommages, pour faire oublier le caractère insupportable de la liste des vrais héros. Celle-ci se compose en effet :
- D'un étudiant américain en voyage ;
- De deux militaires américains, dont l'un revenait d'Afghanistan ;
- D'un Anglais résidant en France ;
- D'un Américain enseignant à la Sorbonne, ayant adopté la nationalité française (grièvement blessé au cou) ;
- Et d'un banquier français expatrié, travaillant aux Pays-Bas et ayant réclamé l'anonymat.
Toutes ces personnes ont physiquement attaqué un meurtrier fanatique muni d'un fusil-mitrailleur, d'un pistolet, de deux cents cartouches environ et d'un cutter (avec un petit doute pour l'étudiant, qui s'est peut-être contenté d'appeler ses amis à l'attaque et de se ruer à leur suite, mais sans lequel leur riposte n'aurait peut-être pas eu lieu).
Tandis que l'un des soldats, bien que blessé lui-même, a probablement sauvé la vie du professeur de la Sorbonne en enfonçant ses doigts dans la plaie qu'il avait au cou pour bloquer l'artère, jusqu'à ce que les secours arrivent.
Cette simple liste, condensé des boucs émissaires hexagonaux qu'on jurerait avoir été imaginée par Houellebecq, suffit à expliquer pourquoi la haine des Américains, des "Anglo-Saxons", des "guerres de Bush" et des Français expatriés est le réglage par défaut de la sagesse populaire nationale. Il y a même un banquier ! Il n'y manque qu'un Juif - et encore, on ne connaît pas le nom du banquier...
Heureusement que ces six-là n'avaient pas lu certains blogs de la réacosphère avant de monter dans le Thalys... ils auraient pu changer d'avis.
Ils sont venus nous sauver il y a soixante-dix ans, résultat : soixante-dix ans de haine et de mauvaise foi. Ils viennent de nous sauver à nouveau. Je ne suis pas optimiste.

dimanche, août 23, 2015

Un inconnu vous aborde avec une kalashnikov

La litanie de la peur-Un inconnu vous aborde avec une kalashnikov

Le titre est excellent. Le reste aussi.

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Ayoub El Khazzani, était un combattant car il avait préparé, anticipé, visualisé, accepté son action violente mais ce n’était pas, comme souvent, un bon combattant. Il bénéficiait d’un armement redoutable et de la surprise face à des gens désarmés mais il a été incapable d’utiliser ces avantages énormes. Soumis lui-aussi à la peur, il s’est avéré maladroit, ne parvenant pas à utiliser correctement son fusil d’assaut. Il a beaucoup effrayé mais le piège du confinement s’est finalement retourné contre lui à partir du moment où il a trouvé autour de lui d’autres combattants, même désarmés. Ces hommes, militaires ou non, ont réussi en quelque secondes à contrôler suffisamment bien leur peur, par formation et/ou volonté, pour décider d’agir immédiatement. Cela a sans doute surpris l’agresseur et accentué encore sa propre peur. Comme souvent, il aura suffit qu’un seul, à plus forte raison des amis, initie le mouvement ou donne des ordres pour que d’autres, encore hésitants, basculent aussi dans l’action et permettent d'avoir la masse critique suffisante pour neutraliser l'agresseur. C’est ce qui fait souvent la différence entre le groupe amorphe devant une agression et celui qui la rejette. Ce n’est pas la compétence en combat rapproché ou la force physique qui sont décisives, Chris Norman est un consultant britannique de 62 ans, mais bien la volonté d’agir et le sens de l’honneur.

Nous sommes en guerre contre des organisations qui pratiquent le terrorisme et le minimum pour gagner une guerre c’est d’avoir des combattants, beaucoup de combattants même. Les circonstances de l'attaque du Thalys étaient favorables, cela n'a pas toujours été le cas dans le passé et cela ne le sera sans doute pas non plus dans le futur, mais plus on multiplie les combattants, y compris civils, et leur capacité d'agir et plus on multiplie les chances de victoires. Il est temps de mobiliser. Il est temps de se mobiliser. 
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Mon idée de faciliter le port d'armes, avec éventuellement une astreinte à pratiquer le tir, est complémentaire : nous aurions des citoyens qui seraient préparés mentalement, qui connaîtraient le vrai bruit d'une arme à feu, qui se seraient déjà posé la question de ce qu'ils feraient dans ce cas là et qui, tout bêtement, auraient une arme sous la main.

Cela me rappelle une histoire : un pilote de Mirage III part avec un bidon sous chaque aile. L'un des deux tombe accidentellement aussitôt après le décollage, l'avion bascule sur le dos à faible vitesse. Sur le dos, à basse vitesse, à basse altitude et dissymétrique, c'est la mort à brève échéance. Et il s'en sort en manoeuvrant tout en délicatesse. Explication du pilote : «J'y avais pensé avant : je n'avais pas confiance dans ces bidons». Y penser avant ...

N'oublions pas que la suppression du service militaire par cet enculé de Chirac (plus j'y pense, plus je crois que Jacques Chirac fut une calamité pour la France bien supérieure à François Mitterrand) a entrainé un  désarmement mental de la population française.

Jusqu'à la génération de mes parents, chaque Français mâle, et pas de mal de Françaises, avaient une familiarité avec les armes à feu. Combien de Français de moins de quarante ans ont tiré autrement qu'en jeu video ?

Un dernier point : l'environnement social. Si nos politiciens nous tenaient un discours churchillo-thatcherien, les Français seraient beaucoup mieux préparés à ce genre de situation.

Au contraire, on nous explique à longueur d'antenne qu'en cas d'agression, la légitime défense c'est mal, qu'il faut se laisser faire et compter sur la police (la «justice» martèle ce message en condamnant les malheureux qui ont eu l'idée saugrenue de se défendre), que, d'une manière générale, l'Etat s'occupe de tout laissez vous faire, que nous ne sommes pas vraiment menacés, que l'islamisme n'est pas le vrai islam et reste très marginal, les plus hautes autorités de l'Etat font bien attention (bien plus attention qu'à la plupart des autres choses) de pas nommer l'ennemi etc.

Autrement dit, nos politiciens travaillent avec la dernière énergie au désarmement moral et mental de la population française. Cet état de fait n'enlève pas la responsabilité individuelle, mais ça n'aide pas. Mon fantasme est que nos dirigeants soient fusillés dans les fossés de Vincennes pour désertion devant l'ennemi. C'est juste un fantasme, mais il vous dit toute l'estime que je porte à nos gouvernants.

Enfin, veuillez noter l'insistance de Michel Goya sur l'honneur (sentiment aristocratique -donc anti-socialiste- par excellence) comme motivation du courage.







samedi, août 22, 2015

Terrorisme en France : deux mesures simples qui ne seront pas adoptées

♘ : fermer le robinet migratoire, à l'australienne, car le flux continu de nouveaux arrivants ôte toute possibilité d'intégrer les immigrés de fraiche date (1). J'entends d'ici les réactions outragées : «Ce n'est pas simple du tout. Tu exagères». Hé si, c'est simple : l'Australie a certes profité à plein du fait d'être une île. Mais la pression migratoire, comme toute pression, est sensible aux obstacles. Il en faut peu pour que les immigrés aillent chez nos voisins plutôt que chez nous. Après, c'est l'escalade anti-migratoire entre voisins européens, c'est très bien, c'est ce que je souhaite, et ça nous laisse du temps.

♘ : simplifier le permis de port d'armes. Aujourd'hui, seuls les malfaisants s'arment sans diffculté. En revanche, les honnêtes gens sont emmerdés comme pas possible. Il fut une époque où le Browning Baby faisait partie du sac à main de l'élégante. On va me sortir l'objection du Far-West. Mais vous ne lisez pas les journaux ? Nous sommes déjà au Far West, mais c'est un Far West où seuls les méchants ont des armes. La raison profonde pour laquelle cela ne se fera pas est que le pouvoir a trop peur que ces armes se retournent un jour contre lui (je crois que les Américains ont raison quand ils tiennent le permis de port d'armes comme la garantie ultime de la liberté individuelle).


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(1) : on me fera remarquer que les terroristes musulmans sont souvent de deuxième ou troisième générations, voire des convertis. C'est vrai, mais il n'en demeure pas moins que l'intégration est impossible avec ce flux constant de nouveaux arrivants. C'est une mesure de long terme de fermer le robinet.


jeudi, juillet 02, 2015

La poissonnerie djihadiste

Un des meilleurs textes que j'ai lus dans un journal de grande diffusion, clair et net, cohérent sans langue de bois :

Pierre Vermeren: «Les djihadistes visent la prise de Jérusalem»

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Les actes terroristes qui viennent de se dérouler en France et en Tunisie ont été commis par une personne seule. Peut-on parler d'actes isolés ?

Certainement pas. Ils répondent à des prescriptions publiques de leurs commanditaires. L'acteur terroriste n'est isolé que lors de son suicide. Mais ce terrorisme est une activité intellectuelle planifiée, pensée et pratiquée par des gens insérés, voire par des cadres, comme les ingénieurs du 11 septembre 2001.

[…]

Il semble que notre pays ne veuille pas voir la radicalisation d'une partie des musulmans de France…

Il y a effectivement une sidération et un refus de l'accepter. Ce fut le cas en Tunisie il y a quelques années. De cinq cents «salafistes» en Tunisie en 2012, on est passé à des dizaines de milliers, répartis entre ceux qui sont morts, les clandestins, les prisonniers, les militants, ceux qui combattent en Syrie et en Libye et les milliers de jeunes empêchés d'y partir. En France aussi, une partie des élites, pour laquelle la religion est un vieux folklore, pense qu'on va calmer le jeu par de petites compensations symboliques. Dans mon supermarché de la banlieue bordelaise [donc chez Alain Dhimmi Juppé], j'ai observé pour la première fois cette année des stands et affiches colorées consacrés au ramadan. Assez étrange, dans un quartier où les musulmans sont en nombre infime. Ce n'est pas ainsi qu'on lutte contre la radicalisation fondamentaliste de militants qui pensent que notre société est à convertir ou à détruire.

Comment contenir la menace terroriste en France ?

Puisque le premier ministre dit qu'on est en guerre, il faut désactiver les sites et les chaînes de télévision satellitaire qui sont des médias de propagande du fondamentalisme religieux. Enlever l'eau du bocal est une stratégie éprouvée. Et puis il y a toute la gamme des prêcheurs et des idéologues, parfaitement identifiés par les spécialistes, qu'il faut aussi sortir du jeu. Ce n'est pas avec des cellules de soutien psychologique et des animateurs qu'on a mis fin aux guerres de religion.

[…]

Certains craignent que la démission de l'Occident se solde par une islamisation de l'Europe…

Le califat global de l'islam est devenu une utopie politique depuis 1924. Des califats existent, comme au Maroc. Mais pas en tant que gouvernement mondial des musulmans. Après le califat online il y a quelques années, il existe un califat au Levant. Si certains rêvent d'islamiser l'Europe depuis qu'elle a voulu européaniser l'Empire ottoman, je doute qu'elle devienne un califat. Même les États et les peuples musulmans n'en veulent pas.
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Une explication  : «Enlever l'eau du bocal est une stratégie éprouvée» est une allusion au précepte maoïste «Les terroristes doivent être dans la population comme des poissons dans l'eau». Autrement dit, «enlever l'eau du bocal» signifie expulser les islamistes radicaux et arrêter l'immigration musulmane.

Si vous préférez la télé à la lecture :