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samedi, janvier 06, 2018

Clementine Churchill a gagné la guerre

Article totalement con :

Clementine Churchill's extraordinary importance is finally beginning to shine

Résumé : le rôle politique immense de Clementine Churchill a été gravement sous-estimé.

Arrêtons la rigolade.

Le seul Churchill qui a eu un rôle politique immense, c'est Winston (et son ancêtre Malborough). Point barre.

Mme Churchill n'a eu d'importance que pour M. Churchill et c'est tout.

Il m'arrivé de critiquer sévèrement le défaitisme d'Hélène de Portes, la « mégérie » de Paul Reynaud, mais son rôle politique fut petit : si son compagnon n'avait pas eu des idées défaitistes, il n'aurait pas été perméable à son influence.

Ces histoires idiotes sur Clementine Churchill, par ailleurs femme fort respectable, sont à la confluence de deux grandes conneries à bouffer du foin de notre époque :

1) Le féminisme dogmatique sans cervelle.

Les femmes sont sous-estimées, brimées, battues. Il convient de rappeler sans cesse à quel point elles sont merveilleuses, les hommes ne seraient rien sans elles. En fait, elles leur sont supérieures en tout sauf en méchanceté.

Vous connaissez la rengaine, inutile que je m'étale. Ces stupidités politiquement correctes ne sont pas anodines, elles ont des conséquences, elles font même des morts : The Army has been taken over by PC dreamers who are putting lives at risk.

2) La psychologisation de la politique.

Puisque les conflits n'existent plus vraiment, ne sont que des anomalies temporaires, puisque nous vivons dans le monde merveilleux des bisounours, il n'y a plus de décisions politiques à prendre mais seulement des situations à gérer. L'art de la politique s'efface devant la science du management. Le macronisme en est l'exemple parfait.

Dans ces conditions, les décisions politiques (forcément étranges, puisqu'il suffirait de manager) du présent (Trump) ou du passé (Churchill) ne peuvent s'expliquer que par la psychologie compliquée des acteurs.

D'où la focalisation crétine sur les parents, l'épouse, les maitresse, les enfants, le chien, le chat, le poisson rouge du politicien.

Nous vivons une époque particulièrement conne, avec beaucoup de cons qui ouvrent beaucoup leurs grandes gueules (Kristin Scott-Thomas -qui donne son avis dans l'article du Telegraph- est bien gentille, elle ne fait que répercuter les poncifs à la mode).

Mais, si ma vision du monde est juste, le conflit est inhérent à la nature humaine et la politique finira par reprendre ses droits. Dans la violence de tant d'errements accumulés à purger.











vendredi, août 18, 2017

Je refuse de rendre hommage aux victimes des attentats de Barcelone

Je refuse de rendre hommage aux victimes des attentats de Barcelone.

Pour rendre hommage, il faut être légitime à le faire. Or, nous, pays occidentaux, refusons avec obstination de combattre les causes (immigration musulmane, islamisme) du terrorisme musulman qui frappe nos contrées. Nous combattons, à peine, des symptômes, par fuite devant la difficulté d'affronter le coeur du problème.

Dans ces conditions, un hommage aux victimes (après tant d'autres) n'est qu'une manipulation médiatique (si cet hommage est organisé) et une fuite devant nos responsabilités (si cet hommage est spontané).

On exaltera une fois de plus l'état de victime passive afin de désamorcer les colères saines et justes, par peur du conflit, par peur de regarder l'ennemi dans les yeux, par veulerie face à nos devoirs.  Cet hommage ne sera pas ce qu'il devrait être, un recueillement avant l'appel au combat. Il en sera même le contraire, l'hypocrite gesticulation, larmoyante et sentimentale, pour se donner bonne conscience sur le dos des morts, de lâches bien décidés à ne pas les venger, et, plus encore, bien décidés à ne rien faire de sérieux pour empêcher que les attentats musulmans se reproduisent.

Je ne saurais me faire le complice d'une telle saloperie. Je laisse les imbéciles et les poltrons avec leurs bougies et avec leurs nounours.

Le seul hommage que je suis disposé, de tout coeur, à rendre est aux héros qui ont tué ou empêché d'agir les terroristes.

mardi, juin 06, 2017

Terror and the Teddy Bear Society

Terror and the Teddy Bear Society
























Il y a des occidentaux qui méritent de mourir, ou, du moins, qui ne méritent pas d'être défendus contre les terroristes musulmans. Quand le quartier du Bataclan vote à 90 % pour Macron, dont les indulgences islamophiles sont connues, ça serait vraiment gaspiller des vies que de sacrifier qui que ce soit à défendre ces gens là.





dimanche, mai 28, 2017

Méli-mélo : terrorisme musulman

Pour l'honneur.

Mes discussions de ci de là me convainquent que ceux de nos compatriotes qui veulent réellement lutter contre l'islamisation de notre pays sont une minorité. Oh, bien sûr, sur le principe, il se trouve une majorité. Mais, dès qu'on entre dans le concret, les objections dites humanitaires s'accumulent.

Jean Raspail écrivait, il y a déjà quarante ans passés, à propos d'invasion migratoire, qu'il fallait choisir entre apprendre le courage résigné d'être pauvres et retrouver l'inflexible courage d'être riches. Il ne s'agit pas seulement de pauvreté ou de richesse, mais aussi de soumission ou de liberté. Dans les deux cas, nos compatriotes ont choisi la résignation.

De toute façon, quand on voit qu'un attentat contre des jeunes déclenche le réflexe « bougies, nounours » et pas un réflexe de défense plus violent, on sait qu'on est foutu.

Finalement, Macron n'est pas tant que cela le choix d'une minorité et les islamistes ont raison, nous sommes une terre de conquête. Mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras : les miracles arrivent par ceux qui défendent les causes perdues.


Natacha Polony : « Manchester, cesser de nous mentir »

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Il nous faut, bien entendu, prendre conscience de nos failles et de nos fractures. Cesser de croire que l'on peut impunément déstabiliser des pays et des régions entières au nom d'intérêts troubles. Cesser de penser qu'il est anodin de laisser des alliés au portefeuille bien garni infiltrer nos banlieues, tout comme des pans entiers de l'Afrique, avec un islam intégriste et totalitaire. Cesser de prendre pour des enfants perdus et mal aimés des soldats imprégnés d'idéologie. Cesser de réduire notre modèlede civilisation à sa dimension la plus sordide pour s'étonner ensuite qu'il n'exalte pas nos jeunes et les voie se chercher ailleurs des raisons de vivre ou de mourir. Cesser enfin de nous répéter qu'il faut nous «habituer» au terrorisme, ce qui sonne comme le pire des fatalismes. En somme, cesser de nous mentir. Il nous faut l'avoir sans cesse à l'esprit, pour nourrir nos réflexions et nos choix, nous rappeler l'impératif de protéger nos enfants et de les voir grandir dans un monde où ils n'auront pas à craindre que celui qui a partagé les bancs de l'école avec eux ne les assassine un jour.
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Éric Zemmour : « Ce quartier de la Porte de la Chapelle où les femmes n'ont plus droit de cité… »

Allez, je vous le mets en entier avec mes commentaires, Zemmour est toujours un plaisir :

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C'est sans doute le hasard. Mais après la présidentielle. Cette histoire de femmes chassées des rues dans le quartier Chapelle-Pajol, à Paris, dans le XVIIIe arrondissement, a attendu sagement son tour. Pendant la campagne présidentielle, les femmes étaient les bienvenues ; depuis, elles sont maltraitées. C'est beau, le hasard.

La campagne est terminée. Le réel est de nouveau autorisé à montrer son vilain visage. Mais strictement encadré par la sémantique appropriée. Pendant cette campagne, il était malséant de parler de migrants et d'islam. Même Marine Le Pen s'était soumise à cette loi non dite [c'est le drame de la France qu'il ne se soit trouvé aucun politicien assez courageux pour lever le tabou médiatique]. C'était la condition pour être acceptée dans le club. La campagne est terminée. Le réel est de nouveau autorisé à montrer son vilain visage. Mais strictement encadré par la sémantique appropriée. On a le droit de dire que les hommes chassent les femmes de ces rues-là. Les hommes, oui. Vous, moi, les hommes de toujours et de partout. Depuis la nuit des temps. À la cour des rois, il n'y avait pas de femmes ; et au Moyen Âge, sur les marchés, il n'y avait pas de femmes non plus. Les hommes, vous dis-je. Le méchant patriarcat, nous affirment, péremptoires, les féministes accourues Porte de la Chapelle. Si on insiste, on vous dira que ce sont des trafiquants, des voleurs, des agresseurs sexuels. Des métiers d'hommes !  Les solutions sont simples. Notre maire de Paris a comme toujours des idées géniales: enlever les bancs et élargir les trottoirs. Et envoyer des femmes en « marches exploratoires » de groupe pour montrer qu'elles n'ont pas peur. Avec ça, plus de « sentiment d'insécurité ».

C'est beau, le féminisme expliqué aux enfants. Mais si vous rappelez qu'une des grandes différences entre les patriarcats islamique et chrétien, c'est justement l'enfermement des femmes, vous êtes islamophobe. Vous niez le sens de la pudeur de ces « féministes islamiques ». Si vous prétendez que les femmes ne sont pas seulement insultées et menacées Porte de la Chapelle dès qu'elles sont en jupe ou qu'elles sortent le soir, mais qu'elles ne sont qu'un prétexte, et qu'un moyen efficace pour occuper l'espace public, le conquérir, l'islamiser, le purifier de sa mécréance, vous êtes un raciste xénophobe. C'est ce qui était arrivé aux journalistes qui avaient filmé un café de Sevran, où la gent féminine était rare. Un reportage qui a fait une victime, Pujadas, si l'on en croit le syndicat des journalistes de la chaîne, qui se félicitait par ailleurs du renvoi du présentateur, coupable d'avoir montré de jeunes banlieusards clamer haut et fort: «Ici, on n'est pas à Paris, on est au bled». Au bled, c'est-à-dire en territoire étranger. Avec des mœurs et des traditions étrangères.

Ne comptez pas sur la droite pour en parler. Elle tient un bien meilleur thème de campagne : la hausse de la CSG. Il paraît que les chefs de la droite sont gaullistes : ils ont, comme le Général, une certaine idée de la France… [notre drame, c'est un vrai drame, de ceux qui font l'histoire, est la disparition de la droite populaire et patriote façon RPR] Ne comptez pas sur le nouveau pouvoir non plus : Macron a été élu par ceux qui ont les moyens d'ignorer ce genre de désagréments. Leurs femmes et leurs enfants ne se rendent jamais Porte de la Chapelle. Et les ministres, de Philippe à Collomb, ont une conception « bienveillante » de la laïcité. C'est-à-dire qu'ils y ont renoncé.
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mardi, août 09, 2016

Quand la bêtise à front de taureau est au pouvoir

Suède: les dérives de l'interdiction de la fessée

Ce qui me fait rager dans cette nouvelle, c’est la bêtise.

Tout cela était prévisible et prévu. Mais les idéologues hors sol sont sourds, arrogants et dépourvus du moindre bon sens. Hélas, ils ont le pouvoir. C’est rageant …


dimanche, avril 24, 2016

Natacha Polony : s'aveugler à en mourir

Natacha Polony : s'aveugler à en mourir

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Dans son ouvrage, Rue Jean-Pierre Timbaud, une vie de famille entre barbus et bobos (Stock), Géraldine Smith parle de sa naïveté devant les prières de rue, elle qui se scandalisait qu'on ne construisît pas davantage de lieux de culte, et qui apprend que même quand la mosquée est en partie vide, l'imam invite les fidèles à prier dans la rue pour «occuper le territoire». Elle raconte les intimidations envers un commerçant musulman dont le crime est de ne pas vendre seulement du Coca arabe. Elle explique surtout comment elle et ses amies, insensiblement, se sont mises à éviter les rues où elles se faisaient insulter, et le temps qu'il leur a fallu pour trouver cela inacceptable. Parce qu'au début, ce n'est qu'une petite gêne. «On intègre tellement l'ambiance de la rue, réfléchit l'une d'elles, qu'on finit par se convaincre qu'on prend un gilet parce qu'il fait frais, au lieu de s'avouer qu'on n'ose plus se promener les épaules nues.» Elle repense également à ses gentils rêves de «citoyens du monde», à son agacement devant des voisins bretons affichant leur identité bretonne, leurs binious et leurs crêpes si ridicules et archaïques, alors que les marques d'identité marocaine ou camerounaise lui semblaient tellement sympathiques.

Mais les épisodes les plus édifiants concernent l'école. La maternelle publique où son enfant végète parce que les enfants francophones, explique la directrice, sont des «poissons-pilotes» qui poussent la classe vers le haut. Tout à coup, elle comprend que si son fils est suffisamment stimulé à la maison pour qu'elle puisse se passer de chercher une école performante, ce n'est pas le cas des autres enfants du quartier. Alors, les classes moyennes, immigrées ou non, fuient vers le privé. Le privé? Un établissement catholique dans lequel la maîtresse refuse que son fils à elle, passionné d'Afrique, présente un masque africain à la classe, parce que cela sied mieux à un enfant noir, même s'il est né à Belleville, et qui interroge sans cesse les élèves sur leurs «origines». Un établissement catholique qui finit par supprimer les classes vertes sous la pression des parents musulmans qui refusent pour leurs filles la promiscuité avec les garçons.

[…]

Mais face à ces difficultés explose le grand mensonge qui a tenu la France muette pendant des décennies. «Je crois que je me mens», lui dit une assistante sociale. La France s'est menti. Et des gens ouvrent les yeux. Pas pour exacerber les haines, pas pour rejeter. « J'ai cru à tort qu'une tolérance sans bornes était la meilleure manière d'aider les étrangers et leurs enfants français à s'intégrer, écrit-elle. La tolérance peut être une forme masquée de démission. »
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dimanche, mars 27, 2016

Les Bisounours et le sablier

Nous avons des ennemis extérieurs à nous, même s'ils vivent dans notre pays, ce sont les islamistes.

Nous avons des ennemis intérieurs : les Bisounours. Le boboïsme bisounours est le jumeau de l'islamisme.

Les bobos communient dans un rousseauisme féroce qui n'hésite pas à vous éliminer si vous vous mettez en travers de sa route. L'homme est naturellement bon, le Mal n'existe pas. La guerre est une anomalie, l'état naturel des sociétés humaines est la paix. En conséquence, la paix universelle est un objectif souhaitable et accessible.

Le seul véritable ennemi du bobo est celui qui empêche la venue du Royaume sur terre, celui qui refuse le dogme bobo et affirme que le Mal existe, qu'il ne suffit pas de quelques bougies, de quelques hashtags et d'un bon lavage de cerveau pour le conjurer, c'est-à-dire, hé oui chers lecteurs, vous et moi, infâmes conservateurs. L'islamiste n'est, au fond, pas un véritable ennemi du bobo. Celui-là, il espère aussi la venue du Royaume sur terre, ce n'est hélas pas le même, c'est celui d'Allah et non celui de la Gay Pride, mais le bobo peut croire qu'avec beaucoup beaucoup de lavage de cerveau, il arrivera à convertir l'islamiste. Pour le chrétien conservateur, c'est sans espoir, il doit être éliminé, socialement aujourd'hui, peut-être physiquement demain.

Ensuite, une fois le conservateur éliminé, restera la confrontation de l'islamiste et du bobo et l'on sait déjà qui va gagner (voir C. Caldwell ci-dessous).

Notons que beaucoup de chrétiens paraissent, dans leur rapport au Mal, plus bobos que chrétiens, y compris le pape. Pour eux, le Mal n'existe que pour soi, le seul porteur du Mal, c'est moi-même. Ils sont masochistes  : moi, je suis mauvais, mais tous les autres sont bons.

Jusqu'à maintenant, le temps jouait pour le bobo et pour l'islamiste. Pour le bobo : la force invincible de la non-transmission fabrique depuis trente ans des générations d'abrutis, qui, évidemment, se reproduisent de plus en plus abrutis (la non-transmission est indispensable au boboïsme, car il faut ignorer l'histoire pour ignorer le tragique de la condition humaine). Pour l'islamiste : en Europe, les musulmans étaient en train de remporter haut la main la guerre des ventres, il leur suffisait d'attendre (c'est la position des salafistes).

Mais le djihadiste est un musulman impatient, il n'arrive pas à se tenir tranquille, il faut qu'il commette des attentats. Ca réveille un tout petit peu l'occidental avachi dans sa graisse (c'est ce que le salafiste reproche au djihadiste) et dévoile les conneries du bobo.

Alors, le temps continue à jouer pour le bobo et pour l'islamiste, la coupure de la transmission et la lapinade  musulmane n'ont pas cessé. Mais, il y a désormais un contrepoids : l'éveil de l'occidental, qui a aussi le temps pour lui. Qui va gagner ? Nous vivons une époque intéressante.


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Christopher Caldwell : « Les intuitions de Houellebecqsur la France sont justes »

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Quand j'ai lu le livre de Houellebecq, quelques jours après les assassinats à Charlie Hebdo, il m'a semblé que ses intuitions sur la vie politique française étaient tout à fait correctes. Les élites françaises donnent souvent l'impression qu'elles seraient moins perturbées par un parti islamiste au pouvoir que par le Front national. La lecture du travail de Christophe Guilluy sur ces questions a aiguisé ma réflexion sur la politique européenne. Guilluy se demande pourquoi la classe moyenne est en déclin à Paris comme dans la plupart des grandes villes européennes et il répond : parce que les villes européennes n'ont pas vraiment besoin d'une classe moyenne. Les emplois occupés auparavant par les classes moyennes et populaires, principalement dans le secteur manufacturier, sont maintenant plus rentablement pourvus en Chine. Ce dont les grandes villes européennes ont besoin, c'est d'équipements et de services pour les catégories aisées qui y vivent. Ces services sont aujourd'hui fournis par des immigrés. Les classes supérieures et les nouveaux arrivants s'accommodent plutôt bien de la mondialisation. Ils ont donc une certaine affinité, ils sont complices d'une certaine manière. Voilà ce que Houellebecq a vu. Les populistes européens ne parviennent pas toujours à développer une explication logique à leur perception de l'immigration comme origine principale de leurs maux, mais leurs points de vues ne sont pas non plus totalement absurdes.

[…]

L'Europe ne va pas disparaître. Il y a quelque chose d'immortel en elle. Mais elle sera diminuée. Je ne pense pas que l'on puisse en accuser l'Europe des Lumières, qui n' a jamais été une menace fondamentale pour la continuité de l'Europe. La menace tient pour l'essentiel à cet objectif plus recent de «société ouverte» dont le principe moteur est de vider la société de toute métaphysique, héritée ou antérieure (ce qui soulève la question, très complexe, de de la tendance du capitalisme à s'ériger lui-même en métaphysique). A certains égards, on comprend pourquoi des gens préfèrent cette société ouverte au christianisme culturel qu'elle remplace. Mais dans l'optique de la survie, elle se montre cependant nettement inférieure.
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samedi, mars 26, 2016

Islamisme et boboïsme : jumeaux apocalyptiques

La plupart de nos concitoyens fuient, comme Philippe Bilger, les jambes à leur cou, toute évocation des problèmes spirituels posés par le djihad. Ce n'est pourtant que cela, un problème spirituel.

Alors, remettons l'église au centre du village :


Bruxelles, 22 mars 2016 : l’écho du jihad



Erratum : j'ai écrit ce billet de mon portable et je m'étais trompé dans les liens. C'est rectifié.

vendredi, mars 25, 2016

Zemmour, populisme et islamisme : c'est bien mais trop peu trop tard

Ce peuple qui tambourine à la porte

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Ultime paradoxe qui brouille encore les cartes : au moment où le populisme s'impose comme le grand retour du peuple en tant que peuple, le Front national - qui en fut longtemps son principal porte-parole politique - est en train de basculer du « nationalisme identitaire du père » vers un « nationalisme civique républicain plus proche du chevènementisme de la fille ». Incroyable faute de temps de dirigeants qui se convertissent au républicanisme des élites au moment où le « républicanisme du peuple » s'affirme. Si cette évolution se confirmait, le populisme serait, plus que jamais, selon la belle définition de notre auteur, « le parti des conservateurs qui n'ont pas de partis ». Et l'impasse politique serait totale.
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Le tandem Marine Le Pen - Philippot est une catastrophe pour le FN. Pour des gains médiatiques à court terme, il sabote le long terme. C'est une preuve de la bêtise de Marine Le Pen qu'elle se soit entichée d'un chevènementiste : par nature, un chevènementiste, c'est un type qui perd les élections, même les imperdables.

Et les Français sont abandonnés comme des chiens au bord de l'autoroute. Méfiez vous qu'il ne leur vienne pas l'idée de mordre.

Éric Zemmour : « Molenbeek est en France ! »

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Ainsi, ce n'est pas, comme nous le serinent nos politiques et nos bien-pensants, l'islam qui arrêtera l'islamisme, mais au contraire l'islam qui est le terreau de l'islamisme. Ce n'est pas la radicalisation qui s'islamise mais l'islam qui croit le moment venu de se radicaliser. Pour sonner la revanche de l'islam humilié depuis deux siècles par les victoires des « mécréants chrétiens et juifs ». Ce n'est pas en accueillant toujours plus la «diversité» qu'on retrouvera la paix civile, mais en engageant la reconquête des territoires perdus de la France. Sinon, les Belges riront à leur tour, mais riront jaune : Molenbeek sera notre avenir à tous.
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Attentats à Bruxelles : "Les foules... par rtl-fr


Il fallait que ces choses là fussent enfin dites et écrites dans des médias grand public, mais c'est tard, très tard. Trop Tard ? Non, mais le soleil est tout de même près de se coucher.

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Je vous ai fait une compilation d'articles qui ont pour point commun de dire quelques vérités interdites :

Attentats de Bruxelles : la bien-pensance mode Cavada

Comme Zemmour, une stigmatisation (osons le mot !) du bisounoursisme. On ne gagne pas une guerre avec des fleurs, des « hashtags » et des bougies, pire, des larmes :

Terrorisme: on ne déclare pas la paix ! Face au fondamentalisme islamiste, l’hésitation est fatale

The Molenbeek Problem

Jean-Claude Guillebaud : « Nous avons désappris à penser la guerre »


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Vous avez couvert beaucoup de pays en guerre…

Si nous sommes en paix depuis soixante-dix ans, les guerres violentes n’ont jamais cessé autour de nous, dans l’hémisphère Sud. J’en témoigne. Après le 13 novembre, à Beyrouth, les gens compatissaient mais ils étaient surpris de voir que des jeunes gens armés de kalachnikovs suffisaient à ébranler l’État et semer la terreur. Pour les Libanais, c’est une situation courante depuis des décennies. Nous avons oublié que la violence menace toutes les sociétés du monde. La tâche des gouvernants est d’empêcher qu’elle ne ressurgisse. Or, nous avons désappris à penser la guerre. Nous nous en sommes tenus au vers de Jacques Prévert « Quelle connerie la guerre ». Il faudrait relire le « polémologue » Gaston Bouthoul qui avait fait de la guerre un objet d’étude scientifique. Il montre que même les responsables élus d’une démocratie rêvent, un jour ou l’autre, de devenir « chefs de guerre ». Il ajoute qu’il n’y a pas d’autres activités humaines qui aient produit autant de magnificence et de raffinement : les uniformes, la solennité militaire, etc. Bouthoul explique aussi que la guerre peut être jubilatoire, et cela aussi bien pour les chefs d’État qui la mènent que pour les journalistes qui la couvrent. Elle offre à tous ce que j’appelle des « plaisirs dégoûtants ».

Que vous inspire la formule « être en guerre contre le terrorisme » ?

C’est une formule, pardonnez-moi, d’une profonde bêtise. Le terrorisme n’est pas une essence, c’est un moyen. Il n’y a pas le terrorisme, il y a des terroristes. Quel rapport entre un djihadiste et un Basque d’ETA ? Cette formule réductrice efface l’histoire, la culture, la géopolitique. Elle décrit une pieuvre fantasmatique qui enserre le monde. Elle nous entraîne dans un combat abstrait, donc inefficace.
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Bouthoul est une lecture de jeunesse, découverte par hasard, qui fait quelquefois bien les choses. Il me paraît symptomatique que l'édition la plus récente du traité de polémologie qu'on trouve sur Amazon date de 1991, un quart de siècle.

Deux articles consacrés à la nullité de nos gouvernants :

Comment les attentats révèlent la nullité de notre classe politique. Elle le sait aussi bien que vous, elle tente juste de le cacher.

Attentats de Bruxelles : la faillite de l'Union européenne ?

Je souligne :

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L'Europe est-elle armée pour faire face à cette guerre?

Manifestement non. On ne peut qu'être étonné par l'incroyable naïveté et impréparation des dirigeants européens. Il est vrai que la petite bourgeoisie libérale qui dirige l'Europe a des valeurs et une vision du monde aux antipodes de celles des gens qu'elle combat. Quand l'Europe était dirigée par des humanistes, des croyants, des officiers, des soldats ayant côtoyé la mort, des révolutionnaires, des chefs de guerre, des combattants de la liberté, des dissidents ou des écrivains, souvent pétris d'Histoire et habités par son caractère tragique, sans oublier la conscience de leur finitude, la guerre était une affaire sérieuse et les relations internationales un champ de bataille.

Les juristes, les fonctionnaires et les technocrates qui nous dirigent, professionnels de la politique et du droit administratif, qui n'ont fréquenté que les capitales internationales et leurs dirigeants dans de grands hôtels, qui ne lisent pas et n'ont jamais fait la guerre, qui regardent les religions comme une foutaise, et n'ont pas toujours de conscience historique, sont-ils aptes à combattre l'Etat islamique, et discuter avec l'Arabie saoudite, Erdogan et Bachar el-Assad? C'est une vraie question, car ils n'ont pas été élus pour cela, mais pour veiller au maintien des pensions et des remboursements sociaux.

Depuis novembre, on sait que Molenbeek, et par extension un certain nombre de cités de la drogue et de la délinquance, sont des foyers de contagion du djihad ; on sait que des hommes nombreux et armés sont déterminés et prêts à mourir. Europol a prévenu que des dizaines de djihadistes formés à la guerre en Syrie s'étaient infiltrés parmi les migrants ; on sait que plusieurs Etats et organisations du Moyen Orient veulent frapper l'Europe et faire un maximum de morts ; on sait que les réseaux de la drogue accueillent des cellules terroristes, selon le mode opératoire propre aux maffias etc. Qu'a fait l'Europe? Hérisser des barrières dans le désordre, négocier avec le roublard Erdogan, et se déchirer sur des projets de lois toujours en attente…
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Nota : quelqu'un pourrai-il me rappeler le nom de ce philosophe ou historien qui prétendait qu'en histoire, les problèmes reviennent toujours, jusqu'à ce qu'ils soient résolus ou qu'on change d'élites ou que le pays disparaisse (on notera que cette théorie est l'exact contraire de la phrase d'Henri Queuille qui a inspiré ces enf..rés de Chirac et Hollande « Il n'y a pas de problèmes que l'absence de décision ne finisse par résoudre ») ? Toynbee ?


lundi, décembre 07, 2015

Debray et les Bisounours

Après Matzneff et les Bisounours, Debray et les Biounours.

Régis Debray argue que la France est sortie de l’histoire parce que l’histoire, « c’est là où passe la mort et où on sort les armes ».

Les propos de Debray sont inaudibles de nos jours. Je sais, j'ai fait le test. Pourtant, à l'issue de la guerre de 14, Jünger écrivait encore : « La guerre, notre mère». Et à ceux qui disent qu'il n'y a pas pire que la guerre, je réponds qu'il y a pire : la défaite et la servitude.

Debray et Madame H : la France est sortie de l’Histoire et ce ne sont pas les attentats du 13 novembre qui l’y feront reprendre sa place


Bien sûr, c'est moi qui souligne.

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La France est sortie de l’histoire selon Régis Debray, et ce ne sont pas avec les récents attentats meurtriers du 13 novembre 2015 qui ont frappé notre pays dans la chair de sa jeunesse que Madame H revient pour autant frapper à notre porte.

Fin de l'Histoire Publié le 7 Décembre 2015 par Isabelle Marchandier

[…] Pourtant les armes, la France les a sorties, pourrait-on lui rétorquer. La France ne cesse d’intervenir militairement : en Afghanistan jusqu’à l’an dernier, en Libye, au Mali, au Niger, en République Centre Africaine, au Nigeria face à Boko Haram, sans compter les derniers bombardements sur l’Etat islamique… La France mène la guerre à l’extérieur et à l’intérieur contre les terroristes islamistes de Daech. Mais voilà, les tirs de kalachnikov du 13 novembre 2015 et les 5000 munitions tirées par le RAID et la BRI lors de l’assaut à Saint Denis contre le commando terroriste ne résonnent pas aux oreilles de Régis Debray, comme le bruit et la fureur de l’Histoire.

Certes, avec ces dernières attaques terroristes, l’histoire nous a rattrapé avec violence, reconnait-il au micro de Taddeï, mais pourtant elle nous a quand même quitté. C’est sur ce constat paradoxal que Debray déroule sa vision d’un pays qui se déclare en guerre et qui pourtant n’est pas en mesure de la mener parce que « malgré les belles tirades rhétoriques, on n'a pas les moyens mentaux et psychologiques pour aller affronter Daesh »

La faute à qui ?

Comme Philippe Muray et sa diatribe contre l’Empire du Bien, Debray tempête vers la fin de son essai, contre ce pays qui est passé sous « la coupe du Bien » rappelant, avec une pointe de cynisme, que « si la guerre est un fléau, la paix n’est pas la panacée, s’il y a des dommages de guerre, il y a aussi des dommages de paix » : moralisation de l’histoire vouée à la repentance et au politiquement correct, suppression du service militaire, pourtant pourvoyeur de discipline, d’éducation et de mixité sociale, éclipse du héros pour laisser place à la victime. Nombreux sont les maux de la Paix. Et le prochain sur la liste des mauvaises moeurs à éliminer: le scoutisme,« la tendre férocité du Bien trouvera bientôt dans le chant de marche, le feu de camp et le chef de patrouille de sérieux motifs d’inquiétude. » avertit notre intellectuel va-t-en guerre. Pour Debray, la guerre fait partie de l’histoire-évènement et préserve la santé éthique d’un peuple. Devant le péril de la mort, les corps avachis se redresseraient, les consciences ramollies se réveilleraient, les affectes les plus nobles se manifesteraient et la nation toute entière, obligée de se confronter à son destin, se rehausserait. « L’histoire c’est là où la mort passe » explique-t-il au micro de Taddeï, c’est lorsque le peuple se sacrifie pour un dessein qui le dépasse et qu’il le fait parce qu’il est habité par un « sentiment de l’histoire », c’est-à-dire « par cette obligation d’honorer la dette contractée envers ses ancêtres et de s’élever à leur hauteur ».Or, en France ce sentiment de l’histoire a été étouffé par l’antimilitarisme européiste et transnational mais également par le dogme de la réussite individuelle qui a rendu inconcevable tout affrontement physique.

Il suffit de voir la réaction des jeunes parisiens à la suite des attentats pour se rendre compte de ce « mal d’histoire » pointé du doigt par l’intellectuel. A la place d’une levée en masse clamant une résistance guerrière et du retour à la circonscription nationale que notre intellectuel, résistant dans l’âme, attendait, on a vu apparaitre sur Facebook des invitations à participer à des soirées de cuite nationale et de partouzes géantes comme si toutes ces provocations libérales libertaires étaient la meilleure façon de résister face aux terroristes de Daesh dont la mort, comme le rappelle Debray au micro d’Europe 1 est « une espérance alors que pour nous c’est un désespoir ».

  Blasphème lancé au dogme du pacifisme européen pour les uns, injure jetée à la mémoire des Poilus pour les autres… cet éloge de la guerre - horresco referens- risque d’en indigner plus d’un ! Mais Régis Debray n’est pas du genre à s’excuser pour ses idées malpensantes réfractaires au conformisme ambiant. Pourtant aussi loin que va sa critique contre ce pacifisme cotonneux, il ne s’aventure pas dans son essai jusqu’à critiquer la perversion du vocabulaire militaire par un « sociétalisme » devenu exacerbé depuis le tournant sociétal des années 80. Aujourd’hui, si lutte il y a, elle ne peut être que sociale. On lutte contre les fermetures d’usines, l’homophobie, le racisme, le fascisme, le réchauffement climatique, la corrida, l’abattage des animaux. Quant au patriotisme, il ne peut être qu’économique et surtout pas national puisqu’il rappellerait « les heures les plus sombres de notre histoire… » Debray passe donc l’éponge sur les ravages de ce que le sociologue Jean-Pierre le Goff appelle « l’hégémonie du gauchisme culturel » héritée des années Mitterrand en préférant incriminer l’individualisme triomphant des années Giscard. A croire que son admiration pour l’homme au chapeau lui aurait fait perdre son sens de la critique …
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samedi, décembre 05, 2015

Les Bisounours et le Malin

Comme Gabriel Matzneff, j'ai été consterné par la niaiserie de certaines réactions aux récents attentats, y compris des réactions officielles (chanter Quand on n'a que l'amour dans la cour des Invalides … Franchement ! J'ai cru entendre Phillippe Muray rire par delà la tombe et Mongénéral grincer « Tous des jeanfoutres »).

J'aimerais bien coincer un Bisounours pur jus dans un coin et le trifouiller sur le problème du Mal. Hélas (ou heureusement), je n'en ai pas tant que cela dans mon entourage et mes rares tentatives se sont soldées par des échecs : fuite sur le thème de la folie (je vois bien l'idée : l'homme étant naturellement bon, tout homme qui fait le mal est un fou. Un rousseauisme pour les crétins) et impossibilité pour moi de porter le fer dans la plaie, les circonstances ne s'y prêtant pas.

Pour un chrétien, le Mal est un mystère, mais un mystère circonscrit, borné, intégré à une vision de l'homme et du monde cohérente.

J'aimerais connaître ce que les Bisounours, qui sont si nombreux et n'ont pas lu Rousseau, en pensent (s'ils pensent).

jeudi, novembre 19, 2015

La cécité des bisounours

Je n'ai pas, Dieu merci, beaucoup de bisounours dans mon entourage, mais on m'a rapporté des propos assez stupéfiants sur les derniers attentats, minimisant ces événements comme un malheureux accident.

C'est en pensant à eux que je copie cet article :

Attentats de Paris : pourquoi le 11e arrondissement ?

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Quand j’avais observé ces badauds inconnus qui ne partageaient pas notre peine, j’étais en compagnie d’amis de gauche. Ces derniers n’avaient rien vu. Mieux : quand je les entretins après coup de mes observations, ils m’accusèrent d’hallucinations passionnelles. Il aura fallu le mouvement de panique, bien plus tard dans la soirée, et son explication par la police et la presse, pour que mes amis consentissent à ne pas m’expédier à Sainte-Anne. Au bénéfice du doute bien sûr, car rien ne prouve jamais rien dans les milieux où sévit toujours le « qu’est-ce-qui vous permet de dire que… ».

Cette cécité ne fait pas que m’agacer. Elle m’intéresse. Si hallucination il y eut cette après-midi-là, elle venait de mes amis de gauche. J’ai pu observer, in vivo, ce « refus de voir ce que ses yeux voient » pour reprendre l’expression d’Alain Finkielkraut. Pour ma part, je n’y entends pas qu’angélisme et dogmatisme. J’y reconnais du symptôme.

En effet, la psychanalyse et son concept de refoulement nous aident à appréhender ce comportement. Le névrosé obsessionnel ne voit jamais les coups venir. Pourquoi ? Parce qu’il est trop occupé à refouler sa propre hostilité pour distinguer celle de l’autre. Son aveuglement face à la violence de l’autre n’est qu’un reflet possible de son effort d’aveuglement face à sa propre violence. Ce qu’il ne veut pas voir chez lui, il ne peut l’envisager pour un autre. Et surtout, reconnaître l’hostilité extérieure déclencherait une hostilité insurmontable et culpabilisante.

Si l’homme de gauche ne voit donc pas l’inimitié dont il est l’objet de la part de ceux qu’il prétend aimer, ce n’est pas parce qu’il serait balourd, naïf, et encore moins de mauvaise foi. C’est parce qu’il entreprend avec une belle énergie intérieure de dissimuler sa propre hostilité envers l’objet de son désir, et d’abord à ses propres yeux. Son aveuglement face à l’évidence trahit non pas ses bons sentiments, mais ceux qu’il refoule, culpabilisé, et qui sont, sans doute, moins bons.

[…]

Mieux : donner une place à la pulsion du rejet de l’autre, légitimer nos craintes, peurs et refus (ne serait-ce qu’au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes) pourra désamorcer en partie l’hostilité des nouveaux venus. L’affirmation « oui, nous avons des préjugés, nés d’une histoire longue et d’une expérience quotidienne » peut générer des comportements si exemplaires qu’ils en modifieront notre jugement. En revanche, l’affirmation hallucinée que nous n’aurions aucun préjugé, que notre société serait naturellement ouverte aux quatre vents, que nous serions en quelque sorte idéaux, suscite presque nécessairement une tentative de démystification, par l’hostilité. Dans son délire, la racaille entreprend un discours de vérité, non sur les supposées discriminations dont elle serait l’objet (elle n’en a rien à faire, au contraire, elle en jouit), mais sur le mensonge névrotique des bons sentiments antiracistes. C’est la lutte du fou contre le grand secret, de l’enfant psychotique contre le parent névrosé. Et ce n’est pas pour rien que le 11e arrondissement de Paris – seul endroit où Marine Le Pen a fait moins de voix qu’Eva Joly – a été attaqué.


Reste que cette hostilité envers ce qui fait France n’est pas l’apanage des nouveaux venus. L’éternelle dénonciation d’un racisme français par les Français eux-mêmes, sur le mode du « mauvais objet » extérieur à la bonne communauté, et au-delà de l’aveuglement qu’il génère – sur soi, donc sur l’autre – n’aide évidemment pas ceux qui ont encore à s’assimiler au pays dont ils ont choisi de partager le destin.

Il est ainsi particulièrement frappant qu’à l’émission « Des paroles et des actes » de lundi dernier, Jean-Luc Mélenchon commence son intervention, non pas en dénonçant les crimes du 13 novembre, mais en s’en prenant aux jeunes identitaires. Et de quelle manière !

Oui, si Jean-Luc Mélenchon entend un « glapissement » chez ceux de ses compatriotes qui ne pensent pas comme lui, comment s’étonner que d’autres, dont on sait le goût pour le littéralisme le plus crétin, abattent « ces chiens d’infidèles » ? *********

Cette analyse m'intéresse car j'ai pu constater, tant ces derniers jours qu'en janvier, que les plus sanguinaires en paroles étaient les gauchistes et les bisounours (catégories qui ne se recoupent pas complètement).

Les méchants «fachos» comme moi étaient plus pondérés. Notre situation, ils l'avaient analysée. Les attentats, ils les avaient prédits, même quand on les traitait d'alarmistes. Aucune bêtise à se faire pardonner. Pas besoin de surenchère verbale pour dissimuler un sentiment de culpabilité. Quand on n'est pas démenti par la réalité, on est plus serein.

Ceux qui acceptent que la guerre fait partie de la vie et qu'on ne peut pas aimer tout le monde  ni être aimé de tout le monde, n'éprouvent pas la nécessité de déshumaniser leurs ennemis. La grandiloquence («des fous», «des barbares», ou comme Libé, «des non-humains»  ...) est ridicule. Et dommageable.




dimanche, février 22, 2015

Charlie, les bobos, la batte de baseball, le bébé phoque et moi

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Paris: le mémorial Charlie saccagé

L'autel [c'est quoi, comme culte ? La « république » ?] à la mémoire des 17 victimes des attentats de Paris, où viennent se recueillir les passants depuis plus d'un mois sur la place de la République, a été saccagé ce vendredi pour la 4ème fois, rapporte cet après-midi Métro News. Les couronnes de fleurs arrachées et les dessins déchirés.

"Pourquoi ? Pourquoi détruire ce symbole de paix, en hommage à nos victimes des attentats ??... Stupeur et colère au 17", écrit le collectif "17 plus jamais", créé spontanément après les attentats pour faire vivre le lieu de mémoire. Les membres du collectif ont décidé de porter plainte auprès des services de police, après avoir remis en état le lieu de mémoire [« lieu de mémoire » ? Bravo le cliché ! ].
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Bien sûr, c'est moi qui souligne.



Ce genre de niaiseries crée en moi le fantasme suivant.

Sortir ma batte  de baseball et fracasser devant une assemblée de bobos le crâne du premier bébé phoque venu en hurlant « Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ? Hein ! Qu'est-ce qu'il faut que je vous vous explique ? » tout en tapant  sauvagement le pauvre bébé phoque, victime indirecte des bobos.

Alors, je vais mettre les points sur les i : amis bobos, les terroristes de Charlie n'étaient pas seuls, ils n'étaient même pas fous, il y a des gens qui partagent leurs idées, qui sont convaincus qu'ils ont eu raison, qu'ils sont des héros et que leurs victimes ne méritent aucun hommage. Ces gens nous détestent, vous et moi, ils nous mettent dans le même sac.  Et, non, ce n'est pas de la bêtise d'écervelés, ou pas seulement. Tout le monde il est pas beau, tout le monde il est pas gentil. Le Mal, ça existe et, non, ce n'est pas le Front National. Ca serait plutôt une autre chose, qui s'appelle, entre autres, le fanatisme islamique.

Capice ? Ou vous voulez que j'explique une deuxième fois en détachant mieux les mots ? Ou que je vous fasse un dessin ?

samedi, juin 30, 2012

Dans «cellule de soutien psychologique», il y a «cellule»

Chaque fois que survient une mort publique, on crée une cellule de soutien psychologique. Jacques Chirac était une cellule de soutien psychologique à lui tout seul.

Mais heureusement, tous ne se laissent pas prendre à cette fausse sollicitude, à cette compassion intéressée.

La cellule de soutien psychologique est d'inspiration soviétique : on prend une personne saine d'esprit, mais en colère, qui pleure, qui s'oppose, qui dénonce, qui gueule, qui crache dans la soupe, bref, qui fait du scandale (ou qui pourrait en faire). On lui colle une étiquette pathologique, puis on l'envoie à confesse devant une blouse blanche payée par l'Etat ou par l'organisation.

Le tour est joué : «J'aurais la peau des salauds qui ont fait ça» n'est plus la juste colère provoquée par un événement dramatique mais l'expression malheureuse d'un compréhensible désordre psychologique qu'on va gentiment soigner à coup de blabla, de cachetons et de piquouses.

Et puis, il y a le style, le disgracieux poncif «faire son deuil» que ces connards de journalistes nous casent à chaque coup. Que c'est laid ! Fabrique-t-on du deuil comme l'araignée fabrique sa toile ?

Le deuil des gens leur appartient. C'est vraiment dégueulasse d'en faire un objet de consommation collective.

Vraiment, nous faisons tout comme les Soviets. La différence, c'est qu'ils employaient le knout et nous employons l'édredon, qu'ils y mettaient les poings et que nous y mettons des bisous. Ruse diabolique.

Noté : remarquons que la «lutte contre les phobies» est bâtie sur le même modèle. Non, on n'a pas décrite justifiées et argumentées contre l'islam ou le lobby gay, on souffre d'une maladie, une «phobie», «islamophobie» ou «homophobie». En revanche, je n'ai jamais entendu dire que notre président qui n'aime pas les riches souffrait d'une «richophobie».

mercredi, octobre 20, 2010

La liberté suprême : la liberté de rester un enfant

Un texte de Dalrymple m'incite à la réflexion. on s'aperçoit au bout de soixante ans d'Etat-mamma que la liberté que prisent par-dessus tout les occidentaux est la liberté d'être dégagé de ses reponsabilités et d'être délié de ses engagements.

C'est la liberté de rester un enfant et, même, un enfant mal élevé.

On peut discerner sans trop de difficulté le faisceau de causes qui amènent les adultes à voir comme un bien suprême la liberté de ne pas se comporter en adultes :

> la détente suivant la terrible guerre mondiale de trente ans. Les après-guerres favorisent toujours le féminisme, le maternalisme et la régression infantile.

> la perte de religion. Or, la religion aidait les adultes à affronter les difficultés de la vie. Le socialisme, qui transfère à l'Etat la charge des tourments, est à cet égard une religion de substitution.

> la montée, parallèle à la perte d'influence de la religion, de l'idéologie socialiste, qui voit l'Etat comme un grande matrice protégeant ses enfants-citoyens.

> on ne peut ignorer la société de consommation qui a intérêt à des consommateurs impulsifs et irréfléchis, c'est-à-dire puérils.

> enfin, la forclusion du père. Le père, celui qui force l'enfant à se détacher de la mère et à devenir un adulte, est nié, vilipendé, insulté. La plupart des pères que je connais sont désormais des mères-bis.

Toutes ces causes se renforcent l'une l'autre et nous conduisent là où nous en sommes aujourd'hui.

mercredi, septembre 29, 2010

L'autruisme

Excellent article. Je me heurte souvent à l'autruisme :

L'autruisme

samedi, juillet 24, 2010

Quand le réel fasciste rattrape les festivistes dégenrés ...

Dix personnes ont été tuées samedi 24 juillet dans un mouvement de panique à la "Love Parade" de Duisbourg, dans l'ouest de l'Allemagne, a indiqué la police. L'incident s'est produit dans un tunnel. Une dizaine d'autres personnes ont dû être réanimées et une quinzaine ont été blessées. (AFP)

Je sais : c'est pas beau de se moquer d'un drame. Mais ces abrutis nous la jouent tellement Bisounours que l'irruption de la dure réalité dans leurs célébrations a toujours quelque chose de satisfaisant pour l'esprit.

samedi, juillet 17, 2010

Tout doit disparaître

Tout doit disparaître

Le Figaro Magazine fait un article sur l'épilation intégrale, très à la mode, notamment chez les adolescentes.

Anecdotique, me direz vous ? Oui, mais il est des anecdotes significatives.

Le poil, voilà l'ennemi. C'est tout à fait dans le fil de mes analyses habituelles sur l'état de délabrement de notre société :

> les poils, c'est un ornement d'adulte. Or rien n'obsède plus notre société que le désir impossible de rester enfant toute sa vie (avec comme corollaire, cette exigence d'enfant capricieux : je fais ce qui me plaît, quand ça me plaît).

> les poils, c'est la virilité, quelle horreur ! Inutile d'insister sur ce point : nos medias sont remplis d'odes à la femme et de critiques des hommes qui refusent de se comporter comme des femmes, suivant les bons préceptes des valeurs féminines : ils boivent de la bière, regardent le foot à la télé ... Et ils ont des poils. Les salauds !

> les poils, c'est la réalité bassement génitale de l'homme, venue en droite ligne des cavernes préhistoriques. C'est une intolérable piqure dans la bulle d'irréalité dans laquelle notre monde veut vivre ; un monde où les hommes ne sont plus vraiment des hommes, où les femmes ne sont plus vraiment des femmes, où les étrangers ne sont plus vraiment des étrangers, où plus personne ne hait, ne souffre et ne meurt. Le poil, c'est l'anti-fusion maternaliste, l'anti-grand-tout, le facteur différenciant, le sale truc qui montre que tu vieillis, que tu vas mourir et que la dure réalité te retournera en poussière.

Mais, j'y songe, en France, tout le monde n'est pas ennemi du poil : j'attends avec curiosité l'affrontement prochain des épilés et des barbus.

(Je n'ai pas mis de photo pour illustrer l'article afin de ne pas choquer les âmes sensibles.)

mercredi, juin 16, 2010

L'Afrique du Sud à la dérive

Bernard Lugan : «Moi, je ne suis pas castré. Je parle viril, monsieur.»

samedi, mai 15, 2010

A propos des apéros géants

La jeunesse boit, en attendant mieux, ou pire

Les apéros géants ne me gênent pas. En revanche, ce qui me met très mal à l'aise, c'est encore une fois la manifestation de l'instinct grégaire de notre jeunesse. Les pédagogistes ont eu bien raison de détruire toute culture scolaire : on se retrouve avec une foule de petits cons manipulables à souhait. Comme l'écrit Dalrymple, le monde moderne, c'est l'individualisme sans l'individualité.

Nous sommes vraiment à la merci d'un dictateur un peu habile (une femme ?) qui saura tirer profit de ces jeunes.