Thierry Baudet : «La nation est le meilleur cadre pour traiter la crise migratoire»
C'est évidemment moi qui souligne :
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LE FIGARO. - Dans votre livre Indispensables frontières vous estimiez qu'un des problèmes majeurs de l'Europe résidait dans son absence de frontières intérieures. Alors que la crise migratoire n'a toujours pas trouvé de solution, il faudrait revenir aux frontières intérieures ?
Thierry BAUDET. - Absolument. Et pas seulement pour des raisons pratiques. Je pense que c'est un droit moral inaliénable pour les nations que de pouvoir décider seules de ceux qu'elles veulent accueillir et de ceux qu'elles ne veulent pas laisser entrer chez elles. Aucun aréopage bureaucratique supranational ne peut réclamer cette prérogative.
LF : La nation est-elle le cadre le plus adapté pour gérer la crise migratoire ? Est-il envisageable que les 28 Etats de l'UE décident, d'un commun accord, de confier davantage de pouvoirs à la Commission en la matière ?
TB : Je pense que la nation est, en effet, le meilleur et même le seul cadre dans lequel la crise migratoire peut être traitée, tout simplement car c'est uniquement au niveau national que les responsables politiques ont autorité pour agir. En fait, la Commission européenne ne fonctionne que lorsqu'elle gère des dossiers non controversés, essentiellement non politiques. Chaque pays souhaite en réalité adopter une politique migratoire différente. Si l'Allemagne menace d'attirer à nouveau l'Europe dans l'abîme en raison de son complexe de supériorité (cette fois, supériorité de l'universalisme illimité et de l'humanitarisme), les autres pays devront se prémunir contre elle par l'élaboration de leurs propres politiques d'immigration et la défense de leurs frontières. Ce qui a d'ailleurs déjà commencé.
LF : La Suède et le Danemark ont rétabli un contrôle à leurs frontières, mettant un terme à soixante ans de libre circulation dans les pays nordiques. La Pologne ou la Hongrie subissent les critiques de Bruxelles visant l'autoritarisme de leurs gouvernements. Le rêve fédéraliste européen est mort ?
TB : Oui, heureusement ce rêve, ou plutôt ce cauchemar, est terminé [je n'en suis pas si sûr, la bête résiste, elle contrôle les médias]. La vraie force de l'Europe a toujours été sa diversité politique et culturelle. Nous pouvons coopérer librement, nous pouvons avoir des règles de délivrance des visas très libérales, mais nous devons défendre la démocratie nationale et la primauté du droit, et ceux-ci ne peuvent exister qu'à l'échelon national, celui des peuples.
LF : Doit-on à l'Union européenne le bénéfice de la paix qui existe en Europe depuis 1945? Sa gestion des questions économiques, diplomatiques et migratoires est-elle plus efficace et plus démocratique que celle des Etats-nations ?
TB : Tout d'abord, je pense qu'il est important de rappeler que ce discours sur l'Union européenne apporteuse de la paix est une absurdité totale. La paix après 1945 a été le résultat de plusieurs facteurs, au premier rang desquels il faut placer la guerre froide et la solidité protectrice de l'OTAN, la naissance d'une Allemagne démocratique puissante, ainsi que les développements technologiques et démographiques. Le fait que des «leaders» européens puissent prétendre être responsables en quoi que ce soit de la paix européenne témoigne de leur orgueil et de leur exceptionnelle arrogance.
Deuxièmement, je ne pense pas que la démocratie puisse jamais exister à l'échelle continentale en Europe. Les cultures, les langues, les traditions politiques, les visions de la vie, tout est si incroyablement diversifié dans notre beau continent et c'est l'une de nos forces. Il est faux de dire que nous serions plus forts, économiquement et diplomatiquement si nous étions «un». Les gestionnaires disent toujours cela et c'est la raison pour laquelle ils veulent toujours plus de fusions d'entreprises, d'hôpitaux, de municipalités, d'écoles, et ... de pays. Mais ces fusions ne marchent jamais. Si la puissance était systématiquement liée à la taille, Singapour ne serait pas plus riche que l'Indonésie, la Corée du Sud plus riche que la Chine et la Suisse plus riche que la plupart des pays de l'UEn! De telles absurdités sont symptomatiques de la propagande de l'UE et c'est un vrai scandale que tant de gens continuent à les prendre au sérieux.
LF : Le ministre des Affaires Etrangères Paolo Gentiloni a estimé le 8 janvier dans La Stampa que «L'Europe ressemble à un immeuble où les voisins se disputent entre eux. Sur le thème des accords de Dublin [texte juridique communautaire concernant les demandeurs d'asile], nous risquons de faire sauter Schengen». Que pensez-vous de cette analyse ?
TB : Je pense que comparer nos grandes nations européennes, avec leurs grandes réalisations, leurs langues merveilleuses, leurs cultures, leurs traditions culinaires, leurs révolutions à de simples voisins d'immeuble est insultant et ridicule. Cela montre par ailleurs une profonde haine de soi, un phénomène dominant dans les élites culturelles et intellectuelles européennes, que j'ai appelé dans un de mes livres,Oikophobia, peur pathologique, ou aversion, de notre propre culture et de notre identité. L'Union européenne est le vecteur principal de cette pathologie, de cette carence auto-immune qui détruit l'Europe. L'UE détruit ce qui rend l'Europe unique et merveilleuse, à savoir sa diversité culturelle, ses démocraties, son organisation politique à échelle humaine et la fructueuse concurrence entre ses pays. Dès lors, l'ouverture des frontières est la manifestation de cette maladie mortelle.
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dimanche, janvier 10, 2016
vendredi, septembre 04, 2015
La stratégie de l'enfant mort
La stratégie de l'enfant mort
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La famille de cet enfant est donc volontairement partie de Turquie, où elle était à l'abri, pour une destination qu'elle estimait plus confortable ; un voyage dans lequel elle n'hésita pas à risquer la vie de ses enfants. Ils auraient pu continuer à résider en Turquie et ils seraient alors encore tous vivants. Le drame n'a pas la même connotation que si le malheureux avait péri en tentant de fuir sa Syrie d'origine.
Quasiment le même jour un incendie criminel dans le 18e arrondissement de Paris fit huit victimes, asphyxiées et défenestrées, dont deux enfants. On ne verra évidemment pas les cadavres de ce fait divers en gros plan, cela ne correspond à aucun objectif politique. L'opération de communication est conçue pour tirer des larmes, et elle en tire. Les images poignantes déchirent le cœur de chacun d'entre nous. Mais il meurt des milliers et des milliers d'enfants en Afrique tous les mois sans aucune mobilisation massive du reste du monde. Quid des enfants massacrés par l'Etat Islamique, déchiquetés par les bombes des terroristes, assassinés au Pakistan parce que c'était des filles et qu'elles voulaient aller à l'école?
[…]
Ce voyeurisme macabre fait taire la raison, pour un temps, mais la raison ne saurait s'exclure de façon permanente du débat sur l'immigration. Il en va de l'avenir d'autres enfants, européens cette fois, et du monde dans lequel ils vivront. Gardons notre sang-froid face à ces images horribles que nous infligent nos médias car lorsque la raison reviendra, les médias pratiqueront la seule option qu'il leur reste - la surenchère.
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La famille de cet enfant est donc volontairement partie de Turquie, où elle était à l'abri, pour une destination qu'elle estimait plus confortable ; un voyage dans lequel elle n'hésita pas à risquer la vie de ses enfants. Ils auraient pu continuer à résider en Turquie et ils seraient alors encore tous vivants. Le drame n'a pas la même connotation que si le malheureux avait péri en tentant de fuir sa Syrie d'origine.
Quasiment le même jour un incendie criminel dans le 18e arrondissement de Paris fit huit victimes, asphyxiées et défenestrées, dont deux enfants. On ne verra évidemment pas les cadavres de ce fait divers en gros plan, cela ne correspond à aucun objectif politique. L'opération de communication est conçue pour tirer des larmes, et elle en tire. Les images poignantes déchirent le cœur de chacun d'entre nous. Mais il meurt des milliers et des milliers d'enfants en Afrique tous les mois sans aucune mobilisation massive du reste du monde. Quid des enfants massacrés par l'Etat Islamique, déchiquetés par les bombes des terroristes, assassinés au Pakistan parce que c'était des filles et qu'elles voulaient aller à l'école?
[…]
Ce voyeurisme macabre fait taire la raison, pour un temps, mais la raison ne saurait s'exclure de façon permanente du débat sur l'immigration. Il en va de l'avenir d'autres enfants, européens cette fois, et du monde dans lequel ils vivront. Gardons notre sang-froid face à ces images horribles que nous infligent nos médias car lorsque la raison reviendra, les médias pratiqueront la seule option qu'il leur reste - la surenchère.
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jeudi, février 26, 2015
Chrétiens d'Orient et brigades internationales
« Génocide » des chrétiens d'Orient : où sont passés les défenseurs des droits de l'homme ?
Pourquoi des Occidentaux partent combattre l'État islamique
Vous savez ce que j'en pense : notre indifférence aux chrétiens d'Orient est le résultat d'une pulsion suicidaire collective, stade ultime de notre ethno-masochisme.
Houellebecq a raison, nous sommes psychologiquement prêts à la soumission.
Pourquoi des Occidentaux partent combattre l'État islamique
Vous savez ce que j'en pense : notre indifférence aux chrétiens d'Orient est le résultat d'une pulsion suicidaire collective, stade ultime de notre ethno-masochisme.
Houellebecq a raison, nous sommes psychologiquement prêts à la soumission.
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pulsion suicidaire
dimanche, août 31, 2014
Pour ceux qui confondent "catholique et "masochiste suicidaire"
Beaucoup de catholiques, notamment ceux de gauche, confondent "catholique" et "masochiste suicidaire" : la France est submergée par des vagues migratoires conquérantes, des islamistes égorgent des chrétiens, mais il ne faudrait pas le déplorer, il faudrait "tendre l'autre joue" jusqu'à l'extinction.
J'ai tendance à penser que cette doctrine suicidaire est passagère, adaptée à nos sociétés femelles, mais que, sous la pression de l'adversité, les catholiques retrouveront petit à petit leur mission de défenseurs de la Vérité.
Je recopie un commentateur du Figaro :
«Depuis le concile Vatican II, l'Eglise traditionnelle a disparu, remplacée par des discours révolutionnaires plus ou moins sérieux. Le pape François n'y échappe pas. L'article de J S Phillippart est très bien: documenté, vif, intelligent. Le problème est ailleurs. Parler de saint Augustin, de saint Thomas d'Aquin, ou des autres docteurs de l'Eglise n'a pas de sens pour les dirigeants du Vatican.
Cette référence n'existe plus. Et l'amour du prochain -qui relève de la charité personnelle- n'a rien à voir avec la gestion d'un Etat. Un Etat -fût-il chrétien!- n'a pas à tendre la joue, même s'il encourage tous les moyens favorisant une paix juste.»
Répliquer à la violence ou tendre l'autre joue : le dilemme du Pape et des Chrétiens
J'ai tendance à penser que cette doctrine suicidaire est passagère, adaptée à nos sociétés femelles, mais que, sous la pression de l'adversité, les catholiques retrouveront petit à petit leur mission de défenseurs de la Vérité.
Je recopie un commentateur du Figaro :
«Depuis le concile Vatican II, l'Eglise traditionnelle a disparu, remplacée par des discours révolutionnaires plus ou moins sérieux. Le pape François n'y échappe pas. L'article de J S Phillippart est très bien: documenté, vif, intelligent. Le problème est ailleurs. Parler de saint Augustin, de saint Thomas d'Aquin, ou des autres docteurs de l'Eglise n'a pas de sens pour les dirigeants du Vatican.
Cette référence n'existe plus. Et l'amour du prochain -qui relève de la charité personnelle- n'a rien à voir avec la gestion d'un Etat. Un Etat -fût-il chrétien!- n'a pas à tendre la joue, même s'il encourage tous les moyens favorisant une paix juste.»
Répliquer à la violence ou tendre l'autre joue : le dilemme du Pape et des Chrétiens
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mardi, octobre 30, 2012
Pourquoi la shoahlâtrie ?
Lorsqu'une artiste décide de superposer des photos de lieux où l'on vit et des photos de la seconde guerre mondiale, elle commence par Auschwitz (en contradiction avec sa propre démarche, puisqu'on ne vit pas à Auschwitz en 2012).
Pourquoi cette idolâtrie autour du judéocide hitlérien ? C'est du domaine de l'irrationnel : ce n'est pas un détail de l'histoire, mais ce n'est pas non plus un événement totalement inédit, comme une comète qui traverserait le ciel.
Il y a eu d'autres génocides, plus ou moins industrialisés, et qui ont fait plus de victimes, avant et après. Et même du point de vue de l'analyse de la seconde guerre mondiale, faire de la Shoah l'événement central interdit totalement d'en comprendre le déroulement.
Par un curieux paradoxe, les seuls acteurs de la seconde guerre mondiale à considérer le judéocide comme primordial sont Hitler et les nazis. J'en viens à me demander si l'obsession contemporaine du judéocide ne fait pas partie de cette victoire posthume d'Hitler que dénonçait Jacques Ellul en août 1945.
Bien sûr, c'est une victoire en miroir (1), mais finalement les catégories mentales sont similaires.
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(1°) : Hitler était obsédé par le mal fait par les juifs, notre époque est obsédée par le mal fait aux juifs. Hitler vénérait le race pure et méprisait le métis. Notre époque idolâtre le métis (obamania) et notre époque méprise le pure race (ethnomasochisme anti-blanc). Hitler se voulait raciste, notre époque se veut anti-raciste.
Pourquoi cette idolâtrie autour du judéocide hitlérien ? C'est du domaine de l'irrationnel : ce n'est pas un détail de l'histoire, mais ce n'est pas non plus un événement totalement inédit, comme une comète qui traverserait le ciel.
Il y a eu d'autres génocides, plus ou moins industrialisés, et qui ont fait plus de victimes, avant et après. Et même du point de vue de l'analyse de la seconde guerre mondiale, faire de la Shoah l'événement central interdit totalement d'en comprendre le déroulement.
Par un curieux paradoxe, les seuls acteurs de la seconde guerre mondiale à considérer le judéocide comme primordial sont Hitler et les nazis. J'en viens à me demander si l'obsession contemporaine du judéocide ne fait pas partie de cette victoire posthume d'Hitler que dénonçait Jacques Ellul en août 1945.
Bien sûr, c'est une victoire en miroir (1), mais finalement les catégories mentales sont similaires.
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(1°) : Hitler était obsédé par le mal fait par les juifs, notre époque est obsédée par le mal fait aux juifs. Hitler vénérait le race pure et méprisait le métis. Notre époque idolâtre le métis (obamania) et notre époque méprise le pure race (ethnomasochisme anti-blanc). Hitler se voulait raciste, notre époque se veut anti-raciste.
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samedi, août 11, 2012
Ethnomasochisme : beaucoup de bruit pour rien
Je regarde Beaucoup de bruit pour rien, adapté par K. Brannagh et je découvre que Don Pedro d'Aragon est joué par Denzel Washington, un noir ! Pourquoi pas, pendant qu'on y est, faire jouer Beatrice par un transexuel et Benedict par une femme ?
Ca doit être moi qui ne sais pas apprécier la modernité.
Ca doit être moi qui ne sais pas apprécier la modernité.
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pathologique dilection pour l'Autre
dimanche, juillet 22, 2012
Rafle du Vel d'Hiv : le pétainiste Hollande tente de terrasser le gaullisme
En déclarant la France coupable de la rafle du Vel d'Hiv, François Hollande, président de la république française, prend une position qui est sans ambiguité pétainiste, si les mots ont encore un sens.
En effet, le pétainisme consiste à soutenir que le gouvernement Pétain, issu de la défaite, est pleinement légitime et que, en conséquence, ses actes sont ceux de la France, engagent la France.
A contrario, le gaullisme prétend que, la France n'étant pas libre, le gouvernement Pétain est illégitime et ses actes n'engagent pas la France.
Il n'est guère surprenant que François Hollande fasse une déclaration pétainiste.
En effet, ces vingt dernières années, le pétainisme a largement pris le dessus sur le gaullisme, d'où la ribambelle de repentances et d'actes de contrition, souvent ridicules, quand ils ne sont pas, à la fois, odieux et grotesques.
On peut, sans grands risques, émettre l'hypothèse que François Hollande est un parfait inculte sur ces questions (comme sur les autres) et qu'il s'est contenté d'ânnoner le discours écrit par un conseiller, lequel a cédé, pêle-mêle, à l'air du temps, à la mode du meurtre du père, à l'ethnomasochisme, au pseudo-courage de la phrase qui choque et au conformisme bien-pensant, qui est de trouver la France éternellement coupable de tout, bref rien que des idées fort médiocres et qu'un esprit veule.
La vrai courage aurait consisté à défendre la position gaulliste.
Admettons, juste pour discuter, que François Hollande ait vraiment pensé, médité et muri en parfaite connaissance de cause ce qu'il a déclaré.
Cela ne serait pas surprenant et, même, montrerait une cohérence fort bienvenue. En effet, ceux qui veulent savoir (oublions les autres) connaissent l'étroite parenté entre le pétainisme et le socialisme (le travail de Simon Epstein fut salutaire à cet égard, en faisant descendre le débat du niveau éthéré des idées aux pragmatiques parcours individuels).
Le socialisme hollandais est l'héritier direct du radical-socialisme qui fut très à l'aise à Vichy. Ces affinités entre le radical-socialisme chiraco-hollandais et le pétainisme sont analysées dans Le siècle de M. Pétain, d'AG Slama, à propos duquel je m'étais fendu d'une longue recension.
Le hasard de l'actualité nous fournit un symbole étonnant : la grande gueule socialiste Montebourg s'attaque à la famille Peugeot, dont le comportement pendant l'Occupation fut très correct.
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Nota : je me place dans l'hypothèse, favorable pour Hollande, où le gouvernement de Vichy serait responsable indirectement de la rafle du Vel d'Hiv. Rappelons qu'elle a eu lieu en zone occupée, qui, par définition, n'était pas contrôlée par Vichy.
En effet, le pétainisme consiste à soutenir que le gouvernement Pétain, issu de la défaite, est pleinement légitime et que, en conséquence, ses actes sont ceux de la France, engagent la France.
A contrario, le gaullisme prétend que, la France n'étant pas libre, le gouvernement Pétain est illégitime et ses actes n'engagent pas la France.
Il n'est guère surprenant que François Hollande fasse une déclaration pétainiste.
En effet, ces vingt dernières années, le pétainisme a largement pris le dessus sur le gaullisme, d'où la ribambelle de repentances et d'actes de contrition, souvent ridicules, quand ils ne sont pas, à la fois, odieux et grotesques.
On peut, sans grands risques, émettre l'hypothèse que François Hollande est un parfait inculte sur ces questions (comme sur les autres) et qu'il s'est contenté d'ânnoner le discours écrit par un conseiller, lequel a cédé, pêle-mêle, à l'air du temps, à la mode du meurtre du père, à l'ethnomasochisme, au pseudo-courage de la phrase qui choque et au conformisme bien-pensant, qui est de trouver la France éternellement coupable de tout, bref rien que des idées fort médiocres et qu'un esprit veule.
La vrai courage aurait consisté à défendre la position gaulliste.
Admettons, juste pour discuter, que François Hollande ait vraiment pensé, médité et muri en parfaite connaissance de cause ce qu'il a déclaré.
Cela ne serait pas surprenant et, même, montrerait une cohérence fort bienvenue. En effet, ceux qui veulent savoir (oublions les autres) connaissent l'étroite parenté entre le pétainisme et le socialisme (le travail de Simon Epstein fut salutaire à cet égard, en faisant descendre le débat du niveau éthéré des idées aux pragmatiques parcours individuels).
Le socialisme hollandais est l'héritier direct du radical-socialisme qui fut très à l'aise à Vichy. Ces affinités entre le radical-socialisme chiraco-hollandais et le pétainisme sont analysées dans Le siècle de M. Pétain, d'AG Slama, à propos duquel je m'étais fendu d'une longue recension.
Le hasard de l'actualité nous fournit un symbole étonnant : la grande gueule socialiste Montebourg s'attaque à la famille Peugeot, dont le comportement pendant l'Occupation fut très correct.
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Nota : je me place dans l'hypothèse, favorable pour Hollande, où le gouvernement de Vichy serait responsable indirectement de la rafle du Vel d'Hiv. Rappelons qu'elle a eu lieu en zone occupée, qui, par définition, n'était pas contrôlée par Vichy.
dimanche, novembre 28, 2010
Ethnomasochisme et famille décomposée
A propos du billet :
Il neige sur le lac Léman
dans lequel l'auteur fait une maladie de la votation suisse demandant l'expulsion des étrangers criminels, j'ai écrit le commentaire :
«Le Tibet aux Tibétains» ou «la Palestine aux Palestiniens», c'est une noble cause. Mais «la France aux Français» ou «la Suisse aux Suisses», c'est une horrible xénophobie.
Il y a à coup sûr dans cette xénophilie militante ou dans cet ethnomasochisme virulent un défaut de l'intellect.
Mais, je me demande, à voir dans certains cas (au-delà du cas de Mlle Maurisse), la violence irrationnelle des propos si il ne faut pas chercher une faille psychologique plus profonde.
Je suis tenté de chercher cette faille dans la décomposition des familles occidentales.
Vous connaissez la phrase (quelquefois utilisée par le Front National en France) : il est normal que je préfère mes frères à mes cousins, mes cousins à mes voisins et mes voisins aux étrangers. Mais, dans une famille décomposée, quand le noyau familial a été détruit, cette construction hiérarchique naturelle est empêchée.
Ce n'est qu'une intuition. Je suis bien incapable de vous la justifier avec des arguments.
Qu'en pensez vous ?
Et vous qu'en pensez vous ? Est-ce une de ces idées si générales qu'elles n'ont aucune valeur ou y a-t-il une piste à suivre ?
Il neige sur le lac Léman
dans lequel l'auteur fait une maladie de la votation suisse demandant l'expulsion des étrangers criminels, j'ai écrit le commentaire :
«Le Tibet aux Tibétains» ou «la Palestine aux Palestiniens», c'est une noble cause. Mais «la France aux Français» ou «la Suisse aux Suisses», c'est une horrible xénophobie.
Il y a à coup sûr dans cette xénophilie militante ou dans cet ethnomasochisme virulent un défaut de l'intellect.
Mais, je me demande, à voir dans certains cas (au-delà du cas de Mlle Maurisse), la violence irrationnelle des propos si il ne faut pas chercher une faille psychologique plus profonde.
Je suis tenté de chercher cette faille dans la décomposition des familles occidentales.
Vous connaissez la phrase (quelquefois utilisée par le Front National en France) : il est normal que je préfère mes frères à mes cousins, mes cousins à mes voisins et mes voisins aux étrangers. Mais, dans une famille décomposée, quand le noyau familial a été détruit, cette construction hiérarchique naturelle est empêchée.
Ce n'est qu'une intuition. Je suis bien incapable de vous la justifier avec des arguments.
Qu'en pensez vous ?
Et vous qu'en pensez vous ? Est-ce une de ces idées si générales qu'elles n'ont aucune valeur ou y a-t-il une piste à suivre ?
Libellés :
ethnomasochisme,
famille
mercredi, septembre 29, 2010
samedi, mai 01, 2010
Doit-on restituer les pièces de musée provenant de pays étrangers ?
Il y a un moyen simple de ne pas se faire voler ses chefs d'oeuvre : gagner les guerres. Malheur aux vaincus.
Tout le reste, c'est ethnomasochisme et repentation.
Tout le reste, c'est ethnomasochisme et repentation.
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Histoire
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