« L'affaire de la gifle est le symptôme d'une société en manque d'autorité »
**********
Tous les pédopsychiatres, les enseignants, les magistrats, les policiers constatent le développement continu de nouvelles formes de violences dans la jeunesse. L'intolérance à la frustration qui caractérise tant de nos jeunes enfants et élèves sont des bombes à retardement pour la société de demain. Quand s'y ajoutent la déculturation de masse et/ou l'identitarisme d'une minorité qui s'estime toute-puissante, le danger est mortifère. Ces violences s'inscrivent pleinement dans le contexte d'un individualisme toujours plus amoral qui justifie, au nom de son bon droit, d'écraser l'autre ou de chasser en meute, qui un chauffeur et «son bus de merde» qu'on caillasse, qui une fille aux atours trop féminins pour ne pas être «une salope». Ce collégien se souviendra sans doute de cette gifle reçue pour l'insulte qu'il a proférée. Elle aura peut-être une valeur éducative, évitant que l'insulte restée impunie l'autorise, demain, à agresser physiquement un adulte qui lui ferait une remarque.
En effet, il faut s'inquiéter de la rapidité du passage des insultes aux coups devenue trop banale dans la jeunesse. Cela exige qu'on s'interroge sur notre modèle de civilisation, pas seulement sur notre «modèle de société» comme on l'entend dire pour la forme par ceux qui ont validé ce modèle de déconstruction de l'autorité et de la culture qui lui était adossée. La civilisation est une construction précieuse et fragile, élaborée par la chaîne de générations successives. La famille, où souvent le rôle du père s'efface soit pour ressembler à une maman-bis, soit pour déserter le champ éducatif abandonné à une mère qui doit jouer tous les rôles, est le lieu premier de la civilisation. Il est celui où se forge une vision du monde, des grands modèles d'action pour la vie future. Elle est ce lieu où se donne un enseignement moral qui n'a rien à faire dans l'école - lieu de transmission des savoirs et non une plateforme éducative où on formate les esprits aux enjeux de l'idéologiquement correct du moment, en se substituant à l'éducation familiale. La famille est ce lieu précieux qui préserve l'enfant de notre monde glorifiant l'utile et le bougisme, elle est le lieu où s'enseignent les permanences.
**********
Cette catastrophique forclusion du père qui ouvre le chemin de la barbarie vient de loin. Guillotiner Louis XVI, c'était déjà tuer le père. Mais il y a aussi beaucoup plus près.
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mercredi, septembre 19, 2018
vendredi, décembre 26, 2014
Famille : Dieu rit des prières qu'on lui fait pour écarter des maux etc...
Je me contente de copier le chapeau d'un article d'Atlantico, il dit tout :
2015, l’année de la facture de l’éclatement de la famille française ?
La multiplication des vocations djihadistes sur le territoire, la croissance de l'isolement des personnes âgées et, fait nouveau, des jeunes, sont autant de problématiques observées en 2014 et qui trouvent leur réponse dans la fragmentation des liens familiaux et intergénérationnels. Un processus qui s'inscrit sur le temps long, et qui ne voit pas d'éléments pour l'enrayer à court terme.
2015, l’année de la facture de l’éclatement de la famille française ?
La multiplication des vocations djihadistes sur le territoire, la croissance de l'isolement des personnes âgées et, fait nouveau, des jeunes, sont autant de problématiques observées en 2014 et qui trouvent leur réponse dans la fragmentation des liens familiaux et intergénérationnels. Un processus qui s'inscrit sur le temps long, et qui ne voit pas d'éléments pour l'enrayer à court terme.
samedi, novembre 22, 2014
Famille : Zemmour a décidément le sens de la formule
«Dans les familles françaises aujourd'hui, c'est l'enfant roi, la mère régente et le père absent...»
mercredi, juillet 23, 2014
Chesterton défend la famille
Chesterton défend la famille (traditionnelle, cela va de soi, sinon ce n'est pas une famille mais un erstaz).
Comme souvent avec Chesterton, cette défense joue sur le paradoxe, mais elle est limpide.
Tout ce que lui reprochent les attaquants de la famille, étouffante, étriquée, arbitraire, est vrai. Mais c'est pour ces défauts qu'il fait l'aimer, c'est ce qui est en fait le prix.
Imaginez vous parachuté par la cheminée d'une maison prise au hasard et être obligé d'y vivre sans échappatoire pendant de nombreuses années. Rendez vous compte du trésor de qualités humaines qu'il vous faudrait développer pour vous y adapter et y vivre. Hé bien, c'est ce qui arrive à un nouveau-né.
Au passage, Chesterton en profite pour égratigner les touristes : pour lui, il est bien plus aventureux d'essayer de s'entendre avec son voisin ou avec sa belle-mère qu'on n'a pas choisi qu'avec les Zoulous qu'on a choisi d'aller voir.
La famille est l'école de l'humanité réelle. Ne pas aimer la famille (traditionnelle, je le répète), c'est ne pas aimer l'humanité dans sa réalité.
Ca tombe juste, non ? Tous les destructeurs actuels de la famille (les Hollande, Vallaud, Taubira, ...) sont de grands humanistes, du genre qui aime l'Humanité en général in abstracto et déteste chaque homme en particulier in concreto.
Comme souvent avec Chesterton, cette défense joue sur le paradoxe, mais elle est limpide.
Tout ce que lui reprochent les attaquants de la famille, étouffante, étriquée, arbitraire, est vrai. Mais c'est pour ces défauts qu'il fait l'aimer, c'est ce qui est en fait le prix.
Imaginez vous parachuté par la cheminée d'une maison prise au hasard et être obligé d'y vivre sans échappatoire pendant de nombreuses années. Rendez vous compte du trésor de qualités humaines qu'il vous faudrait développer pour vous y adapter et y vivre. Hé bien, c'est ce qui arrive à un nouveau-né.
Au passage, Chesterton en profite pour égratigner les touristes : pour lui, il est bien plus aventureux d'essayer de s'entendre avec son voisin ou avec sa belle-mère qu'on n'a pas choisi qu'avec les Zoulous qu'on a choisi d'aller voir.
La famille est l'école de l'humanité réelle. Ne pas aimer la famille (traditionnelle, je le répète), c'est ne pas aimer l'humanité dans sa réalité.
Ca tombe juste, non ? Tous les destructeurs actuels de la famille (les Hollande, Vallaud, Taubira, ...) sont de grands humanistes, du genre qui aime l'Humanité en général in abstracto et déteste chaque homme en particulier in concreto.
vendredi, mai 31, 2013
Fausse droite et vraie gauche contre la famille
Fausse droite et vraie gauche contre la famille
Ce lien est intéressant parce que factuel.
J'en profite pour vous indiquer ma série de 2009. Je suis assez content de moi. Je n'ai pas envie de changer quoi que ce soit (à part la correction de quelques fautes d'orthographe ou de style, mais j'ai la flemme) :
Qu'est-ce qu'une famille ?
Qu'est-ce qu'une famille ? (2)
Qu'est-ce qu'une famille ? (3)
Qu'est-ce qu'une famille ? (4)
Qu'est-ce qu'une famille ? (5)
Qu'est-ce qu'une famille ? (6)
Qu'est-ce qu'une famille ? (7)
Qu'est-ce qu'une famille ? (8)
Ce lien est intéressant parce que factuel.
J'en profite pour vous indiquer ma série de 2009. Je suis assez content de moi. Je n'ai pas envie de changer quoi que ce soit (à part la correction de quelques fautes d'orthographe ou de style, mais j'ai la flemme) :
Qu'est-ce qu'une famille ?
Qu'est-ce qu'une famille ? (2)
Qu'est-ce qu'une famille ? (3)
Qu'est-ce qu'une famille ? (4)
Qu'est-ce qu'une famille ? (5)
Qu'est-ce qu'une famille ? (6)
Qu'est-ce qu'une famille ? (7)
Qu'est-ce qu'une famille ? (8)
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jeudi, février 07, 2013
Qu'est-ce que l'éducation ?
Avec mes collègues, nous tenons des conversations de plus en plus élevées. Je commence à avoir la trouille : c'est anormal. Et tout ce qui est anormal doit susciter la peur, par pur instinct de conservation (les «phobies» sont un signe d'intelligence basique). Donc, j'ai de plus en plus peur de mes collègues, déjà que je rase les murs et que je porte un slip en zinc. Je me demande si je ne vais pas aller jusqu'au gilet pare-balles et à la kalach.
Vivement que nous recommencions à parler foot et bagnole.
Le sujet du jour était : «Qu'est-ce que l'éducation ?»
Excellente question puisque, sur ce sujet, le bon sens a subi depuis quelques décennies une défaite en rase campagne dont nous voyons tous les jours les dramatiques conséquences.
Comme la guerre, l'éducation est un art tout d'exécution, mais, en théorie, c'est simplissime.
Eduquer, étymologiquement, c'est «conduire hors». Hors de quoi ? De l'enfance, bien entendu.
Et ce n'est pas nouveau, ça date des Romains (au moins). C'est dire si les relents réactionnaires et passéistes de l'éducation sont puissants, nauséabonds comme un clodo qui se déchausse.
Conduire hors de l'enfance ? Donc de la fusion maternelle et du fantasme de toute-puissance. C'est pourquoi l'éducation est à la fois frustrante et libératrice.
Frustrante, parce qu'elle pose des limites, la limite ultime et insurmontable de la vie adulte étant la mort acceptée. Libératrice parce qu'elle donne les outils pour affronter le réel et s'y épanouir. Toutes les micro-limites érigées quotidiennement par l'éducation «Mouche ton nez», «Dis bonjour à la dame», «Tiens toi droit» ne sont que les projections sur de petites situations de la Limite. Et ce rôle d'éducateur est symboliquement dévolu au père, cet ignoble intrus qui brise la fusion maternelle.
Inversement, la fusion maternelle est nécessaire pour acquérir la confiance mais devient à la longue étouffante et mortifère.
Bref, je pousse la folie jusqu'à prétendre cette chose horrible, fachisse, nazie, à savoir qu'en matière d'éducation, les sexes sont complémentaires.
Je n'ai malheureusement pas gardé un article fort intéressant d'un professeur de lycée expliquant qu'il trouvait que ses élèves étaient de plus en plus facilement découragés par les obstacles et devenaient dépressifs, qu'il y en avait de moins en moins de persévérants. Or, c'est pour moi un symptome de non-éducation, puisque je définis l'éducation comme l'apprentissage de la frustration afin de savoir s'épanouir malgré toutes les emmerdes qui nous tombent sur la gueule dans la vie.
La non-éducation est la facilité, c'est agreable de dire oui, mais aussi une trahison de ses devoirs.
L'explication de cette non-éducation ? La forclusion du père.
La plupart des pères que je connais se comportent comme des mères-bis et ne remplissent que très mal (en tout cas, pas aussi bien qu'ils le pourraient avec un peu de couilles) leur rôle d'éducateur. Seule leur présence, qu'ils ne peuvent totalement effacer, en introduisant un coin dans la fusion maternelle, joue encore un rôle éducatif. Quant aux «familles» monoparentales, mieux vaut ne pas en parler (on peut saluer les femmes seules qui arrivent quand même à éduquer leurs gosses).
Et l'on retombe sur le problème du conformisme qui modèle une société. Nos grands-parents se posaient-ils plus de questions que nous sur l'éducation ? Je n'en sais rien mais j'en doute. En revanche, l'exemple venu d'en haut et l'atmosphère générale étaient très différents.
Le père, et donc l'éducation, étaient valorisés. Aujourd'hui, le père, et donc l'éducation, sont dévalorisés. On a ce qu'on mérite.
Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.
Vivement que nous recommencions à parler foot et bagnole.
Le sujet du jour était : «Qu'est-ce que l'éducation ?»
Excellente question puisque, sur ce sujet, le bon sens a subi depuis quelques décennies une défaite en rase campagne dont nous voyons tous les jours les dramatiques conséquences.
Comme la guerre, l'éducation est un art tout d'exécution, mais, en théorie, c'est simplissime.
Eduquer, étymologiquement, c'est «conduire hors». Hors de quoi ? De l'enfance, bien entendu.
Et ce n'est pas nouveau, ça date des Romains (au moins). C'est dire si les relents réactionnaires et passéistes de l'éducation sont puissants, nauséabonds comme un clodo qui se déchausse.
Conduire hors de l'enfance ? Donc de la fusion maternelle et du fantasme de toute-puissance. C'est pourquoi l'éducation est à la fois frustrante et libératrice.
Frustrante, parce qu'elle pose des limites, la limite ultime et insurmontable de la vie adulte étant la mort acceptée. Libératrice parce qu'elle donne les outils pour affronter le réel et s'y épanouir. Toutes les micro-limites érigées quotidiennement par l'éducation «Mouche ton nez», «Dis bonjour à la dame», «Tiens toi droit» ne sont que les projections sur de petites situations de la Limite. Et ce rôle d'éducateur est symboliquement dévolu au père, cet ignoble intrus qui brise la fusion maternelle.
Inversement, la fusion maternelle est nécessaire pour acquérir la confiance mais devient à la longue étouffante et mortifère.
Bref, je pousse la folie jusqu'à prétendre cette chose horrible, fachisse, nazie, à savoir qu'en matière d'éducation, les sexes sont complémentaires.
Je n'ai malheureusement pas gardé un article fort intéressant d'un professeur de lycée expliquant qu'il trouvait que ses élèves étaient de plus en plus facilement découragés par les obstacles et devenaient dépressifs, qu'il y en avait de moins en moins de persévérants. Or, c'est pour moi un symptome de non-éducation, puisque je définis l'éducation comme l'apprentissage de la frustration afin de savoir s'épanouir malgré toutes les emmerdes qui nous tombent sur la gueule dans la vie.
La non-éducation est la facilité, c'est agreable de dire oui, mais aussi une trahison de ses devoirs.
L'explication de cette non-éducation ? La forclusion du père.
La plupart des pères que je connais se comportent comme des mères-bis et ne remplissent que très mal (en tout cas, pas aussi bien qu'ils le pourraient avec un peu de couilles) leur rôle d'éducateur. Seule leur présence, qu'ils ne peuvent totalement effacer, en introduisant un coin dans la fusion maternelle, joue encore un rôle éducatif. Quant aux «familles» monoparentales, mieux vaut ne pas en parler (on peut saluer les femmes seules qui arrivent quand même à éduquer leurs gosses).
Et l'on retombe sur le problème du conformisme qui modèle une société. Nos grands-parents se posaient-ils plus de questions que nous sur l'éducation ? Je n'en sais rien mais j'en doute. En revanche, l'exemple venu d'en haut et l'atmosphère générale étaient très différents.
Le père, et donc l'éducation, étaient valorisés. Aujourd'hui, le père, et donc l'éducation, sont dévalorisés. On a ce qu'on mérite.
Dieu rit des hommes qui se plaignent de maux dont ils chérissent les causes.
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mardi, février 05, 2013
Le divorce, mon suicide social et le déjeuner pas sur l'herbe
J'ai déjeuné avec trois collègues de droite.
L'un est bobo, parisien et bachelotisé, sa certification droitière est très douteuse. Il soutient l'interdiction des feux de cheminée en région parisienne sous prétextede jalousie sociale d'écologie. C'est vous dire si ses créances de droite m'inspirent confiance. Autant que Katsumi en plein gang-bang expliquant qu'il faut rester vierge jusqu'au mariage ou que Dominique Strauss-Kahn revendiquant son souci de la condition féminine au milieu d'une partouse avec des mineures lilloises.
A cette noble tablée, j'étais le seul non-divorcé. Situation singulière dont il était hors de question que je ne profitasse point.
N'écoutant que mon courage intrépide, ma pulsion suicidaire et mon panache donquichottesque, j'orientai assez rapidement la conversation vers un thème que m'inspirait un article récent de Peter Hitchens : «Nous sommes décadents. La famille fout le camp. Le divorce facile, nous testons depuis quarante ans et c'est une catastrophe sociale. Il serait temps d'arrêter cette expérience funeste et de resserrer les boulons.»
Bien sûr, je n'ai aucun espoir que cela arrive avant que les mollahs, profitant du basculement démographique, remettent dans nos moeurs l'ordre dont ils sont coutumiers.
Mais bon, à table, il faut bien causer.
Sur mes trois convives, deux se tinrent à peu près cois (dont le bachelotisé) mais le troisième réagit vivement. Un sur trois, c'est assez minable comme opposition mais j'avais très mal choisi mon terrain (erreur fatale). En effet, la cantine n'est pas le lieu pour les cris, hurlements, gestes amples et dramatiques, effets de cape et de manche, duel au sabre sur la table, que nécessite ce genre de débat passionné et touchant à l'intime.
Obligé de débattre calmement d'un sujet qui requérait le bruit et la fureur, je ne pouvais vaincre. Cependant, je ne reculai pas.
Deux arguments me furent opposés :
1) «Tu n'as pas vécu, tu ne peux pas juger».
Argument irrecevable : si l'homme est doué d'imagination, c'est pour s'en servir. Paraît-il qu'un Californien peut se mettre à la place d'un canard gavé, alors rien ne m'empêche de me mettre à la place d'un divorcé (même non gavé).
Après, le tout est de savoir quel jugement l'on fait et s'il y a de la modération et de la sympathie dans ce jugement.
J'en profite pour rappeler cet article de Dalrymple : The rush from judgement.
2) «Peut-être qu'un jour tu seras bien content d'avoir la possibilité du divorce facile que tu critiques tant pour ses effets sur la société».
Argument nettement plus intéressant qui parle à mon coeur de libéral.
Je ne supporte pas qu'on interdise les feux de cheminée mais je me vois très bien défendre «Tu ne divorceras point» (avec quelques nuances). Pourquoi ?
Je suis persuadé qu'il y a des cas, rares, où ce qui est bon pour l'individu (1) est mauvais pour la société et, au final, pour le plus grand nombre.
La famille est la matrice de la société. Détruire la famille, c'est détruire la société. Depuis la «libération» des moeurs, notre société s'ensauvage (2).
Car on connaît l'image télé, bien-pensante, du divorce bourgeois qui se passe impec, pour ainsi dire entre copains, et de la famille «recomposée» où tout baigne dans l'amour et l'eau fraiche.
La réalité est quelque peu différente :
> le divorce, ce sont des enfants malheureux, ayant plus de probabilités de divorcer et d'avoir des problèmes sentimentaux et psychologiques. Sans compter des chances de réussite scolaire inférieures (les statistiques sont moins nettes sur ce sujet).
> c'est souvent une situation plus précaire, voire la pauvreté.
> c'est aussi un exemple désastreux donné aux plus fragiles : la moitié des enfants des familles anglaises les plus pauvres ne vivent pas avec leur père. Dalrymple évoque souvent ces Anglaises qui ont quatre ou cinq gosses de trois ou quatre pères différents. Elles s'étonnent que leur vie soit un foutoir et leurs gosses de vrais sauvageons.
C'est finalement ce dernier point qui est le plus dommageable pour la société. Car une licence qui peut être supportée par des bourgeois en circonscrivant les dégâts devient un désastre quand elle est adoptée par tous.
La société est menée par le conformisme. Si le conformisme est à l'auto-discipline, à la préservation des apparences (3) et à la retenue, la civilisation se perpétue. Si le conformisme est à la licence (et l'on a toujours d'excellentes raisons individuelles qui justifient la licence), tout fout le camp.
On ne peut à la fois se féliciter du divorce facile et se plaindre de l'ensauvagement de la société car ils sont liés. Des liens indirects, complexes, il faut réfléchir pour les comprendre, mais des liens bien réels.
Alors oui, peut-être qu'un jour je serai bien content de pouvoir divorcer facilement (à Dieu ne plaise), mais je n'en persisterai pas moins à penser que c'est une calamité pour la société. Et qu'il est temps d'arrêter l'expérience.
Bonus la Lime : Hitchens sur le mariage
**************
(1) : je fais l'hypothèse que le divorce est bon pour les divorcés, c'est très optimiste. En général, il y en a au moins un sur deux qui souffre.
(2) : le diagnostic est brouillé par l'immigration extra-européenne, qui contribue à l'ensauvagement. Cependant, l'ensauvagement est certain.
(3) : en société, l'hypocrisie est civilisatrice. On pense «marquise, j'ai bien envie de vous sauter» et l'on dit «marquise, que vous avez de beaux yeux» et on lui récite un poème. On se moquait du «on reste ensemble à cause des gosses» mais il recelait bien plus d'intelligence et de sagesse que les moqueries.
L'un est bobo, parisien et bachelotisé, sa certification droitière est très douteuse. Il soutient l'interdiction des feux de cheminée en région parisienne sous prétexte
A cette noble tablée, j'étais le seul non-divorcé. Situation singulière dont il était hors de question que je ne profitasse point.
N'écoutant que mon courage intrépide, ma pulsion suicidaire et mon panache donquichottesque, j'orientai assez rapidement la conversation vers un thème que m'inspirait un article récent de Peter Hitchens : «Nous sommes décadents. La famille fout le camp. Le divorce facile, nous testons depuis quarante ans et c'est une catastrophe sociale. Il serait temps d'arrêter cette expérience funeste et de resserrer les boulons.»
Bien sûr, je n'ai aucun espoir que cela arrive avant que les mollahs, profitant du basculement démographique, remettent dans nos moeurs l'ordre dont ils sont coutumiers.
Mais bon, à table, il faut bien causer.
Sur mes trois convives, deux se tinrent à peu près cois (dont le bachelotisé) mais le troisième réagit vivement. Un sur trois, c'est assez minable comme opposition mais j'avais très mal choisi mon terrain (erreur fatale). En effet, la cantine n'est pas le lieu pour les cris, hurlements, gestes amples et dramatiques, effets de cape et de manche, duel au sabre sur la table, que nécessite ce genre de débat passionné et touchant à l'intime.
Obligé de débattre calmement d'un sujet qui requérait le bruit et la fureur, je ne pouvais vaincre. Cependant, je ne reculai pas.
Deux arguments me furent opposés :
1) «Tu n'as pas vécu, tu ne peux pas juger».
Argument irrecevable : si l'homme est doué d'imagination, c'est pour s'en servir. Paraît-il qu'un Californien peut se mettre à la place d'un canard gavé, alors rien ne m'empêche de me mettre à la place d'un divorcé (même non gavé).
Après, le tout est de savoir quel jugement l'on fait et s'il y a de la modération et de la sympathie dans ce jugement.
J'en profite pour rappeler cet article de Dalrymple : The rush from judgement.
2) «Peut-être qu'un jour tu seras bien content d'avoir la possibilité du divorce facile que tu critiques tant pour ses effets sur la société».
Argument nettement plus intéressant qui parle à mon coeur de libéral.
Je ne supporte pas qu'on interdise les feux de cheminée mais je me vois très bien défendre «Tu ne divorceras point» (avec quelques nuances). Pourquoi ?
Je suis persuadé qu'il y a des cas, rares, où ce qui est bon pour l'individu (1) est mauvais pour la société et, au final, pour le plus grand nombre.
La famille est la matrice de la société. Détruire la famille, c'est détruire la société. Depuis la «libération» des moeurs, notre société s'ensauvage (2).
Car on connaît l'image télé, bien-pensante, du divorce bourgeois qui se passe impec, pour ainsi dire entre copains, et de la famille «recomposée» où tout baigne dans l'amour et l'eau fraiche.
La réalité est quelque peu différente :
> le divorce, ce sont des enfants malheureux, ayant plus de probabilités de divorcer et d'avoir des problèmes sentimentaux et psychologiques. Sans compter des chances de réussite scolaire inférieures (les statistiques sont moins nettes sur ce sujet).
> c'est souvent une situation plus précaire, voire la pauvreté.
> c'est aussi un exemple désastreux donné aux plus fragiles : la moitié des enfants des familles anglaises les plus pauvres ne vivent pas avec leur père. Dalrymple évoque souvent ces Anglaises qui ont quatre ou cinq gosses de trois ou quatre pères différents. Elles s'étonnent que leur vie soit un foutoir et leurs gosses de vrais sauvageons.
C'est finalement ce dernier point qui est le plus dommageable pour la société. Car une licence qui peut être supportée par des bourgeois en circonscrivant les dégâts devient un désastre quand elle est adoptée par tous.
La société est menée par le conformisme. Si le conformisme est à l'auto-discipline, à la préservation des apparences (3) et à la retenue, la civilisation se perpétue. Si le conformisme est à la licence (et l'on a toujours d'excellentes raisons individuelles qui justifient la licence), tout fout le camp.
On ne peut à la fois se féliciter du divorce facile et se plaindre de l'ensauvagement de la société car ils sont liés. Des liens indirects, complexes, il faut réfléchir pour les comprendre, mais des liens bien réels.
Alors oui, peut-être qu'un jour je serai bien content de pouvoir divorcer facilement (à Dieu ne plaise), mais je n'en persisterai pas moins à penser que c'est une calamité pour la société. Et qu'il est temps d'arrêter l'expérience.
Bonus la Lime : Hitchens sur le mariage
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(1) : je fais l'hypothèse que le divorce est bon pour les divorcés, c'est très optimiste. En général, il y en a au moins un sur deux qui souffre.
(2) : le diagnostic est brouillé par l'immigration extra-européenne, qui contribue à l'ensauvagement. Cependant, l'ensauvagement est certain.
(3) : en société, l'hypocrisie est civilisatrice. On pense «marquise, j'ai bien envie de vous sauter» et l'on dit «marquise, que vous avez de beaux yeux» et on lui récite un poème. On se moquait du «on reste ensemble à cause des gosses» mais il recelait bien plus d'intelligence et de sagesse que les moqueries.
dimanche, décembre 23, 2012
Quand les législateurs n'étaient pas encore des crétins incultes et vaniteux : les interventions de Bonaparte sur la famille au Conseil d'Etat
Si ces débats peuvent être vus comme rudement misogynes (mais la misogynie était-elle un défaut ou une marque de lucidité ?), ils étaient animés de bon sens et du louable souci de préserver la société.
Les interventions de Bonaparte au Conseil d'Etat
Aujourd'hui, nos législateurs sont mus (certains sans même s'en rendre compte, ce qui est encore plus grave) par une inextinguible soif de nihilisme et de destruction. C'est terrifiant : ils ouvrent un gouffre sous nos pieds.
Les interventions de Bonaparte au Conseil d'Etat
Aujourd'hui, nos législateurs sont mus (certains sans même s'en rendre compte, ce qui est encore plus grave) par une inextinguible soif de nihilisme et de destruction. C'est terrifiant : ils ouvrent un gouffre sous nos pieds.
jeudi, décembre 20, 2012
Mariage momosexuel : l'aveu de Pierre Bergé
Quand Pierre Bergé signe l'aveu ultime de cette gauche qui se livre corps et âme à la société de marché
Une fois de plus, on constate que ces histoires de mariage momosexuel, sous leur aspect anecdotique (les concernés sont très peu nombreux), touchent le coeur des différences entre socialisme et conservatisme.
Pour le socialiste à la Bergé, les hommes sont des robots interchangeables, des amas cellulaires temporaires, vivant dans l'instant, entièrement soumis à leurs désirs et à leurs passions.
Pour le conservateur, les hommes ont un passé, une histoire, une famille, des traditions et des responsabilités, ils ne vivent pas que pour eux-mêmes. En un mot, ils ont une âme (1).
Comme je l'ai souvent écrit, les socialistes ont raison si la condition humaine a changé. Et, pour l'instant et en vertu de mes connaissances, ce n'est pas le cas, donc ils ont tort. Avoir tort en des matières aussi fondamentales, c'est presque un crime, en tout cas, une faute lourde.
**************
(1) : c'est pourquoi ceux qui disent que le mariage momosexuel est une diversion des "vrais" problèmes, sous-entendu, économiques et sociaux, s'égarent. Ils versent dans une vision matérialiste de l'homme qui est celle de leurs ennemis.
Une fois de plus, on constate que ces histoires de mariage momosexuel, sous leur aspect anecdotique (les concernés sont très peu nombreux), touchent le coeur des différences entre socialisme et conservatisme.
Pour le socialiste à la Bergé, les hommes sont des robots interchangeables, des amas cellulaires temporaires, vivant dans l'instant, entièrement soumis à leurs désirs et à leurs passions.
Pour le conservateur, les hommes ont un passé, une histoire, une famille, des traditions et des responsabilités, ils ne vivent pas que pour eux-mêmes. En un mot, ils ont une âme (1).
Comme je l'ai souvent écrit, les socialistes ont raison si la condition humaine a changé. Et, pour l'instant et en vertu de mes connaissances, ce n'est pas le cas, donc ils ont tort. Avoir tort en des matières aussi fondamentales, c'est presque un crime, en tout cas, une faute lourde.
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(1) : c'est pourquoi ceux qui disent que le mariage momosexuel est une diversion des "vrais" problèmes, sous-entendu, économiques et sociaux, s'égarent. Ils versent dans une vision matérialiste de l'homme qui est celle de leurs ennemis.
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lundi, novembre 19, 2012
«Mariage pour tous» et inceste à la lumière de l'actualité
Dans cette affaire, un père a couché avec ses filles, il a même eu un fils de l'une d'elle dont il est à la fois le père et le grand-père.
Or, il se trouve que les filles clament qu'elles étaient consentantes.
Si deux hommes ou deux femmes sont autorisés à se marier au nom de l'amour et de la non-discrimination, pourquoi une fille et son père ne le seraient-ils pas, avec les mêmes arguments ? Ces arguments seraient d'ailleurs d'autant plus forts que la faculté de procréer entre un père et sa fille n'est pas factice, comme le prouve cet exemple, contrairement à la situation des couples homosexuels. Un père et sa fille peuvent en quelque sorte fonder une famille de manière naturelle, jamais deux homosexuels.
Pourquoi l'amour entre un père et sa fille serait-il interdit de mariage quand celui entre deux hommes ou deux femmes ne le serait pas ? A partir du moment où l'on rejette les références à la tradition et au droit naturel et que la seule argumentation tolérée est à base de non-discrimination et de sentiment, l'interdit de l'inceste devient difficile à justifier.
L'exemple de l'inceste est évidemment extrême, avant qu'on le légalise (c'est la pente que nous suivons, quoi qu'en disent les ravis du «mariage pour tous»), on aura légalisé depuis longtemps la polygamie (au nom des mêmes arguments). Mais à partir du moment où l'on affaiblit, voire supprime, les notions de père et de mère, comme le prévoit le «mariage pour tous», on ouvre la porte à l'inceste, prétendre le contraire c'est mentir ou être con comme un balai.
La technique de la pente glissante est toujours très puissante en politique : en juin 1940, les démarches vers le honteux armistice ont été entamées par une demande d'information «qui n'engage à rien».
Lors du débat sur le PACS, des gauchistes (dont E. Badinter et L. Jospin) avaient juré leurs grands dieux que jamais il ne serait question du mariage des homosexuels entre eux et de l'adoption par iceux. Voyez où nous en sommes.
Les mêmes nous jurent aujourd'hui qu'il ne saurait être question, après le «mariage homosexuel» de légaliser la polygamie et l'inceste. Il faut bien de la naïveté ou de la pusillanimité pour ignorer que ce serment d'ivrogne est une raison de plus pour se méfier et pour les combattre. Il faut bien que l'expérience serve, nom de Dieu !
Il est temps d'infliger une leçon aux amis du désastre.
vendredi, novembre 16, 2012
Horreur ! Un enfant, ça se fait et ça s'élève à deux
La crise aggrave la situation économique des mères seules
Surprise ! On redécouvre une vérité élémentaire : un enfant, ça se fait à deux et ça s'élève à deux.
C'est d'autant plus comique qu'il y a eu un article similaire dans Le Monde il y a un an. Autrement dit, certaines vérités sont bien connues mais elles ne conduisent à aucune remise en cause.
Il est vrai qu'en nos temps irréalistes de «mariage homosexuel», toute vérité élémentaire n'est pas bonne à dire.
On nous dit que la société doit «prendre en compte ces situations». En bon français, ça veut dire «donner des sous».
Je suis dubitatif : est-ce à la société de payer l'irresponsabilité des parents ?
Les parents irresponsables ont certes une excuse : la société fait tout pour les encourager à l'irresponsabilité (assistanat, divorce facile, forclusion du père, absence de jugement moral de l'irresponsabilité, etc).
On voit le problème d'une société permissive, qui refuse la pression sociale (sauf sur certains sujets choquant le politiquement correct) : les femmes qui font des bébés toutes seules ne sont ni très intelligentes ni très équilibrées (sinon, elles ne le feraient pas) mais, avant que notre civilisation ne s'écroule, la pression sociale minimisait ce genre de bêtises.
Le sujet me préoccupe, j'en avais déjà parlé. Je n'ai pas évolué sur le sujet, sauf peut-être vers encore un peu plus de sévérité, car il y a deux victimes : les enfants et la société.
Surprise ! On redécouvre une vérité élémentaire : un enfant, ça se fait à deux et ça s'élève à deux.
C'est d'autant plus comique qu'il y a eu un article similaire dans Le Monde il y a un an. Autrement dit, certaines vérités sont bien connues mais elles ne conduisent à aucune remise en cause.
Il est vrai qu'en nos temps irréalistes de «mariage homosexuel», toute vérité élémentaire n'est pas bonne à dire.
On nous dit que la société doit «prendre en compte ces situations». En bon français, ça veut dire «donner des sous».
Je suis dubitatif : est-ce à la société de payer l'irresponsabilité des parents ?
Les parents irresponsables ont certes une excuse : la société fait tout pour les encourager à l'irresponsabilité (assistanat, divorce facile, forclusion du père, absence de jugement moral de l'irresponsabilité, etc).
On voit le problème d'une société permissive, qui refuse la pression sociale (sauf sur certains sujets choquant le politiquement correct) : les femmes qui font des bébés toutes seules ne sont ni très intelligentes ni très équilibrées (sinon, elles ne le feraient pas) mais, avant que notre civilisation ne s'écroule, la pression sociale minimisait ce genre de bêtises.
Le sujet me préoccupe, j'en avais déjà parlé. Je n'ai pas évolué sur le sujet, sauf peut-être vers encore un peu plus de sévérité, car il y a deux victimes : les enfants et la société.
samedi, octobre 20, 2012
Le rabbin Bernheim à propos du «mariage homosexuel»
A mes yeux, le «mariage homosexuel» relève de la maladie mentale chez ceux qui le revendiquent. Et du nihilisme ou de l'imbécilité chez ceux qui l'approuvent.
Je n'ai pas grand'chose à dire de plus, mais l'exposé du rabbin Bernheim m'a semblé lumineux :
Le rabbin Bernheim à propos du «mariage homosexuel»
Je n'ai pas grand'chose à dire de plus, mais l'exposé du rabbin Bernheim m'a semblé lumineux :
Le rabbin Bernheim à propos du «mariage homosexuel»
Libellés :
famille,
lubies homosexuelles
lundi, septembre 24, 2012
Le vrai désastre social : divorces et familles décomposées
On nous parle de «mariage homosexuel». Ce n'est qu'un épiphénomène pour amuser la galerie.
Le vrai drame pour la société, c'est l'explosion des familles et l'augmentation du nombre de divorces.
De tout temps, on a tenu la famille pour le creuset de l'éducation à la vie en société. Quand la famille se décompose, cela ne peut qu'être une catastrophe pour la société. Ce mouvement fait partie du processus de décivilisation que nous vivons.
Bien sûr, les amis du désastre, parmi lesquels beaucoup de divorcés, nous racontent que ce n'est pas bien grave et, même, que c'est un progrès. Un progrès pour qui ?
Tous les enfants du divorce que je connais en ont souffert gravement. Mais, comme d'habitude, je suis sans doute victime d'une malédiction statistique.
Que disent les études ? Il est difficile de mesurer l'impact du divorce sur les résultats scolaires, mais ce n'est de toute façon pas un impact positif. Quant à l'impact du divorce sur la vie sentimentale des enfants, il est beaucoup plus net : probabilités d'insécurité sentimentale et de divorce beaucoup plus élevées.
C'est ce qui se voit, ce qui se mesure. Et on reste au niveau individuel.
Mais le divorce et la famille sans père est aussi une fabrique à sauvageons et à asociaux. Qui mesurera combien cela affecte la société ? Cette question est taboue, elle touche trop d'électeurs (les politiciens ne l'aborderont pas) et de consommateurs (les journaux se tairont aussi).
Seuls peut-être quelques poètes, parce qu'on ne les écoute pas et qu'ils ne dérangent personne, aborderont le sujet.
Je pense que la conséquence, pour la société, de la décomposition de la famille, en sus de l'ensauvagement, c'est la baisse de la créativité et de l'intelligence. En effet, la créativité se construit dans la discipline, contre les lois, contre le père. Si l'on supprime le père, plus de punching-ball, plus de discipline, donc plus de créativité.
Le vrai drame pour la société, c'est l'explosion des familles et l'augmentation du nombre de divorces.
De tout temps, on a tenu la famille pour le creuset de l'éducation à la vie en société. Quand la famille se décompose, cela ne peut qu'être une catastrophe pour la société. Ce mouvement fait partie du processus de décivilisation que nous vivons.
Bien sûr, les amis du désastre, parmi lesquels beaucoup de divorcés, nous racontent que ce n'est pas bien grave et, même, que c'est un progrès. Un progrès pour qui ?
Tous les enfants du divorce que je connais en ont souffert gravement. Mais, comme d'habitude, je suis sans doute victime d'une malédiction statistique.
Que disent les études ? Il est difficile de mesurer l'impact du divorce sur les résultats scolaires, mais ce n'est de toute façon pas un impact positif. Quant à l'impact du divorce sur la vie sentimentale des enfants, il est beaucoup plus net : probabilités d'insécurité sentimentale et de divorce beaucoup plus élevées.
C'est ce qui se voit, ce qui se mesure. Et on reste au niveau individuel.
Mais le divorce et la famille sans père est aussi une fabrique à sauvageons et à asociaux. Qui mesurera combien cela affecte la société ? Cette question est taboue, elle touche trop d'électeurs (les politiciens ne l'aborderont pas) et de consommateurs (les journaux se tairont aussi).
Seuls peut-être quelques poètes, parce qu'on ne les écoute pas et qu'ils ne dérangent personne, aborderont le sujet.
Je pense que la conséquence, pour la société, de la décomposition de la famille, en sus de l'ensauvagement, c'est la baisse de la créativité et de l'intelligence. En effet, la créativité se construit dans la discipline, contre les lois, contre le père. Si l'on supprime le père, plus de punching-ball, plus de discipline, donc plus de créativité.
lundi, septembre 17, 2012
Contre le "mariage" homosexuel et contre le nihilisme
Vous trouverez en lien ci-dessous trois articles du Figaro contre le "mariage" homosexuel.
Cette question est fortement chargée en symboles mais elle est nulle quantitativement. La vraie question est la multiplication des divorces et des "familles" monoparentales.
Comme le rappelle Aldo Naouri, la destruction de la famille (1) est une oeuvre nihiliste. Pour lui, c'est la continuation de la pulsion suicidaire des deux guerres mondiales.
Le propos peut sembler outré à qui n'a pas réfléchi à la question. Mais, si l'on veut bien se souvenir que l'homme est un animal social et que la famille est la base de la société, la destruction de la famille porte en elle la destruction de la société puis de l'homme.
Bien sûr, cette destruction se fait graduellement, ce qui permet aux amis du désastre ayant sauté du centième étage de nous rire au nez en disant "Vous voyez, jusqu'ici tout va bien". Mais non, même si on vient juste de passer le cinquantième étage et que la chute continue, les effets délétères sont déjà visibles pour qui ouvre les yeux.
Contre le "mariage" homosexuel
Un espoir : qu'il reste des noyaux de civilisation en attendant que passe l'orage. Après tout (c'est-à-dire dans deux ou trois siècles), la décivilisation aura disparu, faute de s'être reproduite.
***************
(1) : famille : ensemble fait :
> d'un couple constitué, pour la vie, d'un homme et d'une femme, dont l'union, appelée mariage, est reconnue par la société, civile ou religieuse, en vue de la procréation et de l'éducation d'enfants.
> des enfants issus de ce couple.
Cette question est fortement chargée en symboles mais elle est nulle quantitativement. La vraie question est la multiplication des divorces et des "familles" monoparentales.
Comme le rappelle Aldo Naouri, la destruction de la famille (1) est une oeuvre nihiliste. Pour lui, c'est la continuation de la pulsion suicidaire des deux guerres mondiales.
Le propos peut sembler outré à qui n'a pas réfléchi à la question. Mais, si l'on veut bien se souvenir que l'homme est un animal social et que la famille est la base de la société, la destruction de la famille porte en elle la destruction de la société puis de l'homme.
Bien sûr, cette destruction se fait graduellement, ce qui permet aux amis du désastre ayant sauté du centième étage de nous rire au nez en disant "Vous voyez, jusqu'ici tout va bien". Mais non, même si on vient juste de passer le cinquantième étage et que la chute continue, les effets délétères sont déjà visibles pour qui ouvre les yeux.
Contre le "mariage" homosexuel
Un espoir : qu'il reste des noyaux de civilisation en attendant que passe l'orage. Après tout (c'est-à-dire dans deux ou trois siècles), la décivilisation aura disparu, faute de s'être reproduite.
***************
(1) : famille : ensemble fait :
> d'un couple constitué, pour la vie, d'un homme et d'une femme, dont l'union, appelée mariage, est reconnue par la société, civile ou religieuse, en vue de la procréation et de l'éducation d'enfants.
> des enfants issus de ce couple.
vendredi, novembre 11, 2011
DSK- Sinclair, le naufrage des soixante-huitards ?
Dans la presse, se multiplient les indications que le couple DSK - Sinclair serait en perdition. Je n'en comprends pas les raisons. N'incarnent-ils le couple idéal des soixante-huitards : friqués, célèbres, décompléxés (surtout lui), libres (surtout lui), sexuellement épanouis (surtout lui), recomposés à souhait ?
Comme on m'a expliqué que les idéaux soixante-huitards étaient l'apothéose de deux mille ans de progrès du genre humain et qu'ils renvoyaient à juste titre la vieille morale bourgeoise dans les poubelles de l'histoire, je ne vois vraiment pas ce qui peut clocher dans ce couple béni de tant de perfections libertaires.
Ou alors ça serait-y pas que la bonne vieille morale bourgeoise n'était pas si débile ? Horreur et pestilence ! Dieu me tripote !
Je me marre ... Mais alors là, je me marre ...
Comme on m'a expliqué que les idéaux soixante-huitards étaient l'apothéose de deux mille ans de progrès du genre humain et qu'ils renvoyaient à juste titre la vieille morale bourgeoise dans les poubelles de l'histoire, je ne vois vraiment pas ce qui peut clocher dans ce couple béni de tant de perfections libertaires.
Ou alors ça serait-y pas que la bonne vieille morale bourgeoise n'était pas si débile ? Horreur et pestilence ! Dieu me tripote !
Je me marre ... Mais alors là, je me marre ...
mardi, novembre 01, 2011
Eric Zemmour : «Bien creusé, la taupe !»
Eric Zemmour : «Bien creusé, la taupe !»
L'Etat est devenu, à travers l'idéologie gauchiste mortifère, le premier facteur de dissolution de notre société, par le moyen de la substitution ethnique, de la destruction de la famille et de la crétinisation des élèves. Et la fausse droite ne sait pas s'y opposer, quand elle n'y prête pas carrément la main.
Non seulement le sauvetage de la France ne se fera pas grâce à l'Etat, mais il se fera contre l'Etat. Heureusement, il est au bord de la faillite, ce qui facilitera tout de même bien les choses.
...
L'Etat est devenu, à travers l'idéologie gauchiste mortifère, le premier facteur de dissolution de notre société, par le moyen de la substitution ethnique, de la destruction de la famille et de la crétinisation des élèves. Et la fausse droite ne sait pas s'y opposer, quand elle n'y prête pas carrément la main.
Non seulement le sauvetage de la France ne se fera pas grâce à l'Etat, mais il se fera contre l'Etat. Heureusement, il est au bord de la faillite, ce qui facilitera tout de même bien les choses.
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samedi, octobre 22, 2011
Ne pas confondre politique familiale et politique sociale
Soumettre les prestations familiales à des conditions de revenus, c'es accentuer la tendance en faveur de la colonisation à rebours. Vous vous doutez bien que j'y suis farouchement opposé.
J'aggrave mon cas : je suis favorable à la politique de Singapour qui indexe les allocations familiales sur le diplôme de la mère.
Mais, bien entendu, je ne me fais aucune illusion : la France est gangrenée par la mentalité socialiste.
TRIBUNE - Michel Godet, professeur au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)*, estime que la suppression ou le plafonnement du quotient familial serait contraire à l'esprit de la Constitution.
Ne pas confondre politique familiale et politique sociale
Les menaces sur la politique familiale et ses prestations universelles, considérées comme des niches fiscales à supprimer, fusent de toute part. En France, les campagnes électorales passent généralement sous silence les questions familiales, pourtant à la racine de la plupart des problèmes d'échec scolaire, de violence et d'insécurité qui font régulièrement la une des journaux.
Pour la gauche, la famille est un thème conservateur. Le centre n'en parle pas, de peur de paraître trop à droite. Quant à la droite, elle laisse ses extrêmes s'en accaparer. Il faut faire de la famille et des enfants une affaire publique, au cœur du débat des présidentielles de 2012.
La France n'a pas profité de sa présidence de l'Union européenne au second semestre 2008 pour mettre en avant la politique familiale, un des seuls domaines où son exemplarité pouvait l'être. Plus surprenant, c'est en Allemagne (qui perd il est vrai 300.000 habitants par an) que les initiatives se multiplient, elle consacre plus d'effort financier à la politique familiale que la France!
Les familles avec enfants investissent à un coût six fois moindre que ne peut le faire la société au travers des structures d'accueil pour l'éducation et le renouvellement du capital humain. Il n'empêche, elles ne sont pas assez aidées puisque le niveau de vie des familles en couple diminue avec le nombre d'enfants de moins de 18 ans (en moyenne de 13% avec le premier, de 2% encore avec le deuxième, puis de 5% à 10% par enfant à partir du 3e).
Politique sociale et politique familiale
Alfred Sauvy avait réussi à faire comprendre la différence entre politique sociale et politique familiale. La première corrige les inégalités de revenus, par l'impôt du même nom et par des transferts sociaux soumis à conditions de ressources. La seconde - dite de transfert «horizontal» par opposition à la première de nature «verticale» - a une vocation de redistribution entre ménages sans enfants vers les ménages avec enfants. Il s'agit de faire en sorte qu'au sein de chaque catégorie de revenu modeste, moyenne ou aisée, ceux qui ont des enfants ne soient pas pénalisés par rapport à ceux qui n'en ont pas.
Les transferts verticaux ne sont peut-être pas suffisants. Mais ils ne doivent pas se faire au détriment des transferts universels et horizontaux qui constituent un des fondements de la politique familiale de la France. Supprimer ou plafonner le quotient familial serait contraire à l'esprit de la Constitution, car la capacité contributive des familles avec enfants est moins élevée à revenu égal que celle des ménages qui n'ont pas d'enfant. Aussi, les contribuables riches sans enfants doivent, en toute équité, payer plus d'impôts que ceux qui ont des enfants.
Supprimer le quotient conjugal
La fiscalité et les transferts jouent un rôle déterminant dans les comportements. Les familles ne mettent pas au monde des enfants pour de l'argent, mais peuvent renoncer à un désir d'enfant pour des raisons économiques. Aussi nous souscrivons à la proposition socialiste de supprimer le quotient conjugal pour les couples sans enfant, surtout si cela permet de verser une allocation dès le premier enfant. En revanche, l'idée de supprimer le quotient familial sous prétexte qu'il profite plus aux contribuables aisés en le remplaçant par une réduction d'impôt forfaitaire par enfant nous paraît contraire à l'esprit de redistribution horizontale qui est au cœur de la politique familiale française. Il serait plus légitime de le conserver, quitte à rendre imposables les prestations familiales.
Un impôt juste et efficace doit être universel et proportionné aux revenus et aux capacités contributives des ménages suivant la taille des familles, voire modérément progressif. C'est presque le cas de la CSG qui représente 170% de l'impôt sur le revenu net (après versement de la prime pour l'emploi) mais est injuste puisqu'elle ne tient pas compte du quotient familial. C'est pour cela que le niveau de vie des ménages baisse de 5% à 10% à chaque enfant supplémentaire.
Les retraités, comme les actifs sans enfants, payent respectivement 1,5 et 1,7 fois plus de CSG que d'impôt sur le revenu. C'est beaucoup moins en proportion que pour les couples avec enfants (ratio de 2,4). Les couples avec 3 enfants payent au moins deux fois plus de CSG que d'impôt sur le revenu et les familles monoparentales avec un enfant; deux fois plus!
Dans notre rapport au Conseil d'analyse économique (CAE) sur «La famille, une affaire publique», écrit en 2005 avec Évelyne Sullerot, nous proposions de «familialiser» la CSG en attribuant 0,5 part par enfant.
Le ciblage social et la mise sous conditions de ressources des prestations familiales doivent rester limités, sinon la politique familiale ne sera plus qu'une politique sociale pour l'enfance, comme dans la plupart des autres pays européens en phase de quasi-suicide démographique.
J'aggrave mon cas : je suis favorable à la politique de Singapour qui indexe les allocations familiales sur le diplôme de la mère.
Mais, bien entendu, je ne me fais aucune illusion : la France est gangrenée par la mentalité socialiste.
TRIBUNE - Michel Godet, professeur au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)*, estime que la suppression ou le plafonnement du quotient familial serait contraire à l'esprit de la Constitution.
Ne pas confondre politique familiale et politique sociale
Les menaces sur la politique familiale et ses prestations universelles, considérées comme des niches fiscales à supprimer, fusent de toute part. En France, les campagnes électorales passent généralement sous silence les questions familiales, pourtant à la racine de la plupart des problèmes d'échec scolaire, de violence et d'insécurité qui font régulièrement la une des journaux.
Pour la gauche, la famille est un thème conservateur. Le centre n'en parle pas, de peur de paraître trop à droite. Quant à la droite, elle laisse ses extrêmes s'en accaparer. Il faut faire de la famille et des enfants une affaire publique, au cœur du débat des présidentielles de 2012.
La France n'a pas profité de sa présidence de l'Union européenne au second semestre 2008 pour mettre en avant la politique familiale, un des seuls domaines où son exemplarité pouvait l'être. Plus surprenant, c'est en Allemagne (qui perd il est vrai 300.000 habitants par an) que les initiatives se multiplient, elle consacre plus d'effort financier à la politique familiale que la France!
Les familles avec enfants investissent à un coût six fois moindre que ne peut le faire la société au travers des structures d'accueil pour l'éducation et le renouvellement du capital humain. Il n'empêche, elles ne sont pas assez aidées puisque le niveau de vie des familles en couple diminue avec le nombre d'enfants de moins de 18 ans (en moyenne de 13% avec le premier, de 2% encore avec le deuxième, puis de 5% à 10% par enfant à partir du 3e).
Politique sociale et politique familiale
Alfred Sauvy avait réussi à faire comprendre la différence entre politique sociale et politique familiale. La première corrige les inégalités de revenus, par l'impôt du même nom et par des transferts sociaux soumis à conditions de ressources. La seconde - dite de transfert «horizontal» par opposition à la première de nature «verticale» - a une vocation de redistribution entre ménages sans enfants vers les ménages avec enfants. Il s'agit de faire en sorte qu'au sein de chaque catégorie de revenu modeste, moyenne ou aisée, ceux qui ont des enfants ne soient pas pénalisés par rapport à ceux qui n'en ont pas.
Les transferts verticaux ne sont peut-être pas suffisants. Mais ils ne doivent pas se faire au détriment des transferts universels et horizontaux qui constituent un des fondements de la politique familiale de la France. Supprimer ou plafonner le quotient familial serait contraire à l'esprit de la Constitution, car la capacité contributive des familles avec enfants est moins élevée à revenu égal que celle des ménages qui n'ont pas d'enfant. Aussi, les contribuables riches sans enfants doivent, en toute équité, payer plus d'impôts que ceux qui ont des enfants.
Supprimer le quotient conjugal
La fiscalité et les transferts jouent un rôle déterminant dans les comportements. Les familles ne mettent pas au monde des enfants pour de l'argent, mais peuvent renoncer à un désir d'enfant pour des raisons économiques. Aussi nous souscrivons à la proposition socialiste de supprimer le quotient conjugal pour les couples sans enfant, surtout si cela permet de verser une allocation dès le premier enfant. En revanche, l'idée de supprimer le quotient familial sous prétexte qu'il profite plus aux contribuables aisés en le remplaçant par une réduction d'impôt forfaitaire par enfant nous paraît contraire à l'esprit de redistribution horizontale qui est au cœur de la politique familiale française. Il serait plus légitime de le conserver, quitte à rendre imposables les prestations familiales.
Un impôt juste et efficace doit être universel et proportionné aux revenus et aux capacités contributives des ménages suivant la taille des familles, voire modérément progressif. C'est presque le cas de la CSG qui représente 170% de l'impôt sur le revenu net (après versement de la prime pour l'emploi) mais est injuste puisqu'elle ne tient pas compte du quotient familial. C'est pour cela que le niveau de vie des ménages baisse de 5% à 10% à chaque enfant supplémentaire.
Les retraités, comme les actifs sans enfants, payent respectivement 1,5 et 1,7 fois plus de CSG que d'impôt sur le revenu. C'est beaucoup moins en proportion que pour les couples avec enfants (ratio de 2,4). Les couples avec 3 enfants payent au moins deux fois plus de CSG que d'impôt sur le revenu et les familles monoparentales avec un enfant; deux fois plus!
Dans notre rapport au Conseil d'analyse économique (CAE) sur «La famille, une affaire publique», écrit en 2005 avec Évelyne Sullerot, nous proposions de «familialiser» la CSG en attribuant 0,5 part par enfant.
Le ciblage social et la mise sous conditions de ressources des prestations familiales doivent rester limités, sinon la politique familiale ne sera plus qu'une politique sociale pour l'enfance, comme dans la plupart des autres pays européens en phase de quasi-suicide démographique.
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le socialisme partout
jeudi, juillet 07, 2011
Tristane Banon, une enfance socialiste
Tristane Banon, l'accusatrice de DSK, a bénéficié d'une enfance socialiste rêvée :
> un père en fuite. C'est génial : pas de paternalisme, pas de l'horrible machisme, pas d'ignobles interdits (il est interdit d'interdire), pas de règles stérilisantes.
> une mère qui s'absorbe dans le travail. Quel formidable exemple qui prouve bien que la femme est un homme comme les autres. La nounou alcoolique qui la bat : un regrettable incident de parcours mais qui ne saurait occulter les bénéfices d'une mère si exemplaire.
> l'argent ne manque pas (comme chez DSK !). Un socialiste pauvre ? Vous n'imaginez pas. De nos jours, cela serait déchoir.
> un milieu cultureux. Indispensable de se pâmer devant les jacklangueries.
> les amants maternels qui défilent. Ah, enfin une femme qui se comporte comme un homme et vit ses désirs sans tabous. Méga super génial. Bon, il y a bien quelques attouchements dérangeants résultant de cette situation fausse, mais on ne fait pas l'omelette de la libération sexuelle sans casser d'oeufs.
> une mère copine super géniale avec qui on se dit tout sans retenue. C'est tout juste si elle a «sous-estimé le traumatisme».
Il paraît que Tristane Banon n'est pas très heureuse et pas très bien dans sa peau. On se demande bien pourquoi. En tout cas, ce malaise ne peut pas venir d'une mère si méga géniale, c'est certain.
J'en profite pour porter à votre connaissance un texte de Tristane Banon publié sur Atlantico. Mes fidèles lecteurs ne seront pas étonnés de mon approbation.
Les hommes n'existent plus
A 31 ans, l'écrivain Tristane Banon regarde les hommes se "féminiser". Et reste célibataire :
J’ai 31 ans et je suis célibataire. Pas que je ne trouve pas d’homme à qui je convienne, ou plutôt si, car les hommes n’existent plus. J’ai 31 ans et mon ex faisait un régime macrobiotique, le précédent m’expliquait que les lingettes imprégnées de Monsieur Propre étaient une aberration écologique et qu’il convenait de récurer l’évier avec une éponge et du Cif, celui d’avant encore avait décidé de troquer sa pause déjeuner contre une séance de fitness à la salle de sport.
Portrait de l'homme des années 2000
Lorsque je promène mon braque au bois de Boulogne, des pères célibataires, bébés-poussette au bout des bras, m’expliquent l’inconvénient de la couche Pampers sur les fesses irritables du petit schtroumpf de onze mois. Ils continuent sur le bilan carbone de la chose à scratch et concluent sur leur probable retour imminent à la bonne vieille version tissu lavable de la chose. « Oui, peut-être, je ne sais pas, je n’ai pas d’avis sur la question », c’est tout ce que je sais répondre.
Au restaurant, rares sont ceux qui assument l’entrée-plat-dessert mauvais pour la ligne, car quand ils ne sont pas complètement à la diète, ils se « surveillent ». L’homme de 2011 est une femme comme les autres, une femme au foyer modèle, une femme fatale parfois, une femme-objet même…L’homme des années 2000 est toutes les femmes, dans ce qu’elles ont de pire !
Tanguy et la vie dure
Les familles pullulent de « Tanguy » qui squattent chez papa-maman avant de migrer directement chez mademoiselle, qu’il transformeront en Madame sans nécessairement trouver bon d’apprendre à gagner leur vie entre-temps, après tout « ma femme a une bonne situation, et il faut bien quelqu’un pour garder les enfants ». Pourquoi personne n’est-il surpris que les « Tanguettes » n’aient pas fait leur apparition dans le langage courant au même titre que leur homologue masculin ? Parce que l’homme est aussi une femme entretenue quand la femme a gagné son indépendance en réclamant le droit au travail. La dernière fois qu’un homme m’a accosté vulgairement et sans finesse dans la rue, le garçon qui m’accompagnait n’a pas bronché, « la violence ne sert à rien » m’a-t-il dit. Mon chien, lui, a montré les crocs. J’ai failli demander mon chien en mariage !
Où sont les hommes ?
Avant, c’était dans un autre siècle, une autre civilisation, c’était avant mai 68 et la libéralisation de la femme, en ce temps reculé, les hommes protégeaient les femmes qui acceptaient, en échange, un rôle bien à elle. Est-ce revenir au machisme et au sexisme d’antan d’avouer que les hommes relativisent beaucoup plus les problèmes d’argent quand les femmes gèrent plus aisément l’intendance du quotidien ? Bien sûr, des choses devaient changer, et tant mieux qu’elles l’aient fait. Bien sûr, ces mesdemoiselles devaient s’imposer dans les milieux professionnels, politiques, sportifs. Bien sûr tout ça. Mais quand je vois que la femme gagne toujours, à poste égal, un salaire bien inférieur à monsieur qui ne prend même plus la peine de l’inviter au restaurant pour la draguer car ça serait une sorte de machisme, « nous sommes égaux, payons à deux » ; quand je vois ça, je ne suis pas certaine que nous ayons gagné au change.
Mesdames, poussons le vice jusqu’au bout : pour 2011 c’est trop tard, mais pour 2012 soyons reconnaissantes pour toutes ces femmes à barbe et instaurons la journée de l’homme !
> un père en fuite. C'est génial : pas de paternalisme, pas de l'horrible machisme, pas d'ignobles interdits (il est interdit d'interdire), pas de règles stérilisantes.
> une mère qui s'absorbe dans le travail. Quel formidable exemple qui prouve bien que la femme est un homme comme les autres. La nounou alcoolique qui la bat : un regrettable incident de parcours mais qui ne saurait occulter les bénéfices d'une mère si exemplaire.
> l'argent ne manque pas (comme chez DSK !). Un socialiste pauvre ? Vous n'imaginez pas. De nos jours, cela serait déchoir.
> un milieu cultureux. Indispensable de se pâmer devant les jacklangueries.
> les amants maternels qui défilent. Ah, enfin une femme qui se comporte comme un homme et vit ses désirs sans tabous. Méga super génial. Bon, il y a bien quelques attouchements dérangeants résultant de cette situation fausse, mais on ne fait pas l'omelette de la libération sexuelle sans casser d'oeufs.
> une mère copine super géniale avec qui on se dit tout sans retenue. C'est tout juste si elle a «sous-estimé le traumatisme».
Il paraît que Tristane Banon n'est pas très heureuse et pas très bien dans sa peau. On se demande bien pourquoi. En tout cas, ce malaise ne peut pas venir d'une mère si méga géniale, c'est certain.
J'en profite pour porter à votre connaissance un texte de Tristane Banon publié sur Atlantico. Mes fidèles lecteurs ne seront pas étonnés de mon approbation.
Les hommes n'existent plus
A 31 ans, l'écrivain Tristane Banon regarde les hommes se "féminiser". Et reste célibataire :
J’ai 31 ans et je suis célibataire. Pas que je ne trouve pas d’homme à qui je convienne, ou plutôt si, car les hommes n’existent plus. J’ai 31 ans et mon ex faisait un régime macrobiotique, le précédent m’expliquait que les lingettes imprégnées de Monsieur Propre étaient une aberration écologique et qu’il convenait de récurer l’évier avec une éponge et du Cif, celui d’avant encore avait décidé de troquer sa pause déjeuner contre une séance de fitness à la salle de sport.
Portrait de l'homme des années 2000
Lorsque je promène mon braque au bois de Boulogne, des pères célibataires, bébés-poussette au bout des bras, m’expliquent l’inconvénient de la couche Pampers sur les fesses irritables du petit schtroumpf de onze mois. Ils continuent sur le bilan carbone de la chose à scratch et concluent sur leur probable retour imminent à la bonne vieille version tissu lavable de la chose. « Oui, peut-être, je ne sais pas, je n’ai pas d’avis sur la question », c’est tout ce que je sais répondre.
Au restaurant, rares sont ceux qui assument l’entrée-plat-dessert mauvais pour la ligne, car quand ils ne sont pas complètement à la diète, ils se « surveillent ». L’homme de 2011 est une femme comme les autres, une femme au foyer modèle, une femme fatale parfois, une femme-objet même…L’homme des années 2000 est toutes les femmes, dans ce qu’elles ont de pire !
Tanguy et la vie dure
Les familles pullulent de « Tanguy » qui squattent chez papa-maman avant de migrer directement chez mademoiselle, qu’il transformeront en Madame sans nécessairement trouver bon d’apprendre à gagner leur vie entre-temps, après tout « ma femme a une bonne situation, et il faut bien quelqu’un pour garder les enfants ». Pourquoi personne n’est-il surpris que les « Tanguettes » n’aient pas fait leur apparition dans le langage courant au même titre que leur homologue masculin ? Parce que l’homme est aussi une femme entretenue quand la femme a gagné son indépendance en réclamant le droit au travail. La dernière fois qu’un homme m’a accosté vulgairement et sans finesse dans la rue, le garçon qui m’accompagnait n’a pas bronché, « la violence ne sert à rien » m’a-t-il dit. Mon chien, lui, a montré les crocs. J’ai failli demander mon chien en mariage !
Où sont les hommes ?
Avant, c’était dans un autre siècle, une autre civilisation, c’était avant mai 68 et la libéralisation de la femme, en ce temps reculé, les hommes protégeaient les femmes qui acceptaient, en échange, un rôle bien à elle. Est-ce revenir au machisme et au sexisme d’antan d’avouer que les hommes relativisent beaucoup plus les problèmes d’argent quand les femmes gèrent plus aisément l’intendance du quotidien ? Bien sûr, des choses devaient changer, et tant mieux qu’elles l’aient fait. Bien sûr, ces mesdemoiselles devaient s’imposer dans les milieux professionnels, politiques, sportifs. Bien sûr tout ça. Mais quand je vois que la femme gagne toujours, à poste égal, un salaire bien inférieur à monsieur qui ne prend même plus la peine de l’inviter au restaurant pour la draguer car ça serait une sorte de machisme, « nous sommes égaux, payons à deux » ; quand je vois ça, je ne suis pas certaine que nous ayons gagné au change.
Mesdames, poussons le vice jusqu’au bout : pour 2011 c’est trop tard, mais pour 2012 soyons reconnaissantes pour toutes ces femmes à barbe et instaurons la journée de l’homme !
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Tristane Banon
mercredi, février 02, 2011
Les souffrances des enfants du divorce
Les résultats de l'étude ci-dessous ne m'étonnent nullement.
Il faut vraiment se raconter beaucoup d'histoires pour se persuader que les nouvelles mœurs sont une bonne chose.
Je connais la réplique : et les enfants des couples qui restent ensemble alors qu'ils ne s'entendent plus ? J'ai sur cette question une étude grandeur nature : c'est ainsi que la société a fonctionné pendant des siècles et je ne vois pas de preuves que les gens y étaient plus malheureux qu'aujourd'hui. Il y a même quelques indications qu'ils étaient plus heureux.
Les souffrances des enfants du divorce
Il faut vraiment se raconter beaucoup d'histoires pour se persuader que les nouvelles mœurs sont une bonne chose.
Je connais la réplique : et les enfants des couples qui restent ensemble alors qu'ils ne s'entendent plus ? J'ai sur cette question une étude grandeur nature : c'est ainsi que la société a fonctionné pendant des siècles et je ne vois pas de preuves que les gens y étaient plus malheureux qu'aujourd'hui. Il y a même quelques indications qu'ils étaient plus heureux.
Les souffrances des enfants du divorce
vendredi, janvier 07, 2011
Le coût des «nouvelles» moeurs : la pauvreté des familles monoparentales
Un tiers des familles monoparentales sont pauvres
La question du coût économique et social des nouvelles mœurs (1) est taboue. Je soupçonne que ce coût est énorme, mais j'ai bien peu d'éléments concrets pour étayer ma thèse. Cependant, de temps en temps, un coin du voile se soulève, comme dans cet article.
On en revient à ma thèse : ces nouvelles mœurs ne sont possibles que grâce à la complaisance, voire à l'encouragement financier, de l'Etat-providence. Si celui-ci disparaît ou réduit la voilure, il sera de nouveau, comme dans toute l'histoire de l'humanité jusqu'à maintenant, nécessaire d'être en couple pour pouvoir élever des enfants sans mourir de faim.
Je suis par ailleurs d'accord avec le premier commentateur de l'article : une «famille monoparentale» n'est pas une famille (2) (les commentaires sont saignants).
On constate aussi une nouvelles fois la validation d'une autre de mes thèses : les femmes sont les grandes perdantes des mœurs «libérées», qui ont surtout libéré l'homme du devoir d'assumer sa famille pour le meilleur et pour le pire.
C'est un tour de force que d'avoir réussi à faire croire aux femmes qu'elles gagnaient à un système dont l'examen honnête montre qu'elles y perdent.
**********
(1) : vagabondage sexuel, adolescence permanente, divorce facile, aucun engagement, aucune contrainte.
(2) : sauf, éventuellement en cas de décès d'un des parents : il ne s'agit pas alors d'une fuite volontaire de ses devoirs, d'un caprice aux dépens de sa famille. L'image du parent et de la famille est préservée, ce qui change beaucoup pour la construction de l'enfant.
La question du coût économique et social des nouvelles mœurs (1) est taboue. Je soupçonne que ce coût est énorme, mais j'ai bien peu d'éléments concrets pour étayer ma thèse. Cependant, de temps en temps, un coin du voile se soulève, comme dans cet article.
On en revient à ma thèse : ces nouvelles mœurs ne sont possibles que grâce à la complaisance, voire à l'encouragement financier, de l'Etat-providence. Si celui-ci disparaît ou réduit la voilure, il sera de nouveau, comme dans toute l'histoire de l'humanité jusqu'à maintenant, nécessaire d'être en couple pour pouvoir élever des enfants sans mourir de faim.
Je suis par ailleurs d'accord avec le premier commentateur de l'article : une «famille monoparentale» n'est pas une famille (2) (les commentaires sont saignants).
On constate aussi une nouvelles fois la validation d'une autre de mes thèses : les femmes sont les grandes perdantes des mœurs «libérées», qui ont surtout libéré l'homme du devoir d'assumer sa famille pour le meilleur et pour le pire.
C'est un tour de force que d'avoir réussi à faire croire aux femmes qu'elles gagnaient à un système dont l'examen honnête montre qu'elles y perdent.
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(1) : vagabondage sexuel, adolescence permanente, divorce facile, aucun engagement, aucune contrainte.
(2) : sauf, éventuellement en cas de décès d'un des parents : il ne s'agit pas alors d'une fuite volontaire de ses devoirs, d'un caprice aux dépens de sa famille. L'image du parent et de la famille est préservée, ce qui change beaucoup pour la construction de l'enfant.
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