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jeudi, février 12, 2015

Affaire DSK, j'aimerais bien qu'on m'explique

L'affaire DSK est bientôt résolue : le tribunal a demandé une reconstitution (bon, OK, je sors ...).

Sérieusement : des gens ont payé des prostituées à DSK. Qu'attendaient-ils en contrepartie et ont-ils obtenu ce qu'ils attendaient ?

Bizarrement, je n'ai lu aucune réponse à ces deux questions qui me paraissent plus intéressantes que de savoir si un socialiste ami du genre humain peut traiter des femmes comme de la viande (on connaît déjà la réponse).

vendredi, mai 16, 2014

Après Juppé, Strauss-Kahn

Il y a quelques semaines, la mode dans la classe jacassante était de parler d'Alain Juppé.

Aujourd'hui, elle est à Dominique Strauss-Kahn.

Je suis effaré de cette capacité des imbéciles occupant les medias à s'enthousiasmer pour de vieux chevaux de retour qui ont prouvé une chose et une seule : leur inaptitude, complète et radicale.

On nous bassine avec la prétendue compétence économique de DSK. C'est la même que celle de François Hollande et de Pierre Moscovici, «professeurs d'économie» à Sciences-Po ?

Cette compétence fictive est une construction médiatique tout aussi vide que la supposée carrure présidentielle de Hollande qu'on a nous a vendue pendant la campagne électorale (ceux qui n'ont pas une mémoire de poisson rouge mazouté s'en souviennent).

Martine Aubry est une insupportable conne, mais, tout de même, le désastre des 35 heures, c'est une idée du «compétent» Strauss-Kahn.  Les 35 heures, l'équivalent économique de la défaite de 40, rien que cela devrait empêcher DSK de sortir dans la rue. Mais bon, le général Gamelin a eu le front de la ramener au lieu de rentrer sous terre, alors DSK ...

Addendum : le cas DSK est un exemple intéressant du fait que l'essentiel aujourd'hui est médiatique. Peu importe que DSK soit réellement un bon économiste, le principal est que l'on dise, afin qu'à force de répétition, cette hypothèse plus que douteuse devienne une vérité partagée, une opinion publique incontestable.

Je vous serine que notre intelligence collective s'effondre. Cette préférence outrancière pour les représentations fictives au détriment des réalités concrètes en est un des symptômes les plus graves et les plus agaçants.

Mais il y a une justice : la réalité finit toujours par se venger. Hélas, elle frappe en gros et sans faire de détails.

mercredi, avril 03, 2013

La gauche toujours morale et toujours vierge des gauchistes toujours immoraux et toujours corrompus

Il y a deux siècles, on considérait les «partageux» comme le parti des fainéants, des jaloux et des incapables.

La chose s'est bien inversée.

Très aidée par notre déliquescence intellectuelle et par l'appareil de propagande soviétique, la gauche a conquis le magistère exclusif de la morale publique.

Les turpitudes de ses membres ne sont jamais révélatrices de la nature profonde de la gauche, les corrompus seraient-ils largement majoritaires dans ses rangs qu'ils resteraient toujours de regrettables exceptions, les «affaires» glissent sur elle comme l'eau fangeuse sur les plumes d'un canard, et les «bonnes intentions» sauvent tout.

Alors que la moindre «affaire» révèle instantanément et sans discussion la véritable nature fasciste de la droite, rien de mauvais ne révèle jamais la vérité de la gauche.

Puisqu'il est posé que la gauche est par essence et pour l'éternité le camp du Bien, aucun mal ne peut venir d'elle. S'il arrive que des imbéciles aient une impression contraire, c'est qu'ils sont trompés par des traitres à la Cause, de faux gauchistes, des envoyés du Mal pour salir le Bien.

Le raisonnement est circulaire, c'est ce qui en fait la beauté : la gauche étant le camp du Bien, aucun corrompu ni aucun criminel n'est un véritable homme de gauche. La gauche ne compte donc aucun corrompu ni aucun criminel. Cela confirme qu'elle est le camp du Bien.

C'est ainsi qu'on découvre après coup que Strauss-Kahn et Cahuzac, pour ne citer que les derniers en date, n'étaient pas vraiment de gauche.

C'eut été sympathique de nous le dire avant.

J'avoue que je suis stupéfait par ce tour de force rhétorique : plus c'est gros, plus ça passe.

vendredi, février 22, 2013

Marcela, Dominique et Anne ou le vomi sur les pompes à Maurice

Quand il lit les aventures de Marcela Iacub, de Dominique Strauss-Kahn et d'Anne Sinclair, l'honnête homme commence par vomir.

Mon voisin s'appelant Maurice (le nom a été modifié, son vrai nom est Maurice), j'ai vomi sur les pompes à Maurice. Comme Maurice ne veut même pas savoir que ces gens-là existent, il n'a pas contre-vomi sur les miennes, de pompes.

Deuxième réaction :

«Et alors ? La gauche caviar (tendance gros grains) est pourrie jusqu'à la moelle, intellectuellement et moralement. On le sait depuis longtemps. La seule utilité de ces gens c'est que, quand on marche dedans du pied droit, ça porte bonheur. Ce n'est pas nouveau».

Où est le problème ?

Les classes supérieures ont toujours vécu selon des normes morales qui n'étaient pas celles du commun.

Seulement voilà : par le passé, ces classes se sentaient tenues à des devoirs, dont celui de la dignité et de la pudeur, que certains imbéciles contemporains baptisent hypocrisie.

Aujourd'hui, rien, que dalle : que des droits et aucun devoir.

Ce n'est pas demain la veille qu'on verra François Hollande s'exposer au feu comme Louis XIV. Et quand Bossuet montait en chaire, ce n'était pas pour féliciter le roi de ses moeurs «avancées» mais pour le morigéner.

Les Sinclair, les Badinter, les Hollande et compagnie, je ne demande qu'une chose : les oublier, qu'elle disparaisse toute cette vermine dorée sur tranche. Mais non, ils viennent nous faire la leçon, nous expliquer comment il faut vivre, le Bien et le Mal. Ils poussent le toupet jusqu'à nous taper sur la tête parce qu'on n'a rien compris à ce qu'était le mariage, eux qui n'arrêtent pas de s'enfiler les uns les autres comme des bonobos en furie !

Mon ami des Infos du nain rappelle qu'il fut une époque, si proche et qui paraît déjà tellement lointaine, où la police du Bien n'avait pas encore éradiqué la liberté de parole et où l'on pouvait faire des gorges chaudes de Mme Sinclair (6'15) :




vendredi, janvier 27, 2012

En politique, le pire atteint le sommet

Un lecteur me rappelle le principe de Hayek : en politique, le pire atteint le sommet.

C'est simple à comprendre : en démocratie, il faut toucher le plus petit dénominateur commun, c'est-à-dire les basses pulsions, les passions négatives. A cet égard, le «je n'aime pas les riches» de François Hollande est exemplaire. Bref, c'est le plus vicieux qui gagne (c'est pourquoi François-la-gélatine a toutes ses chances).

Jim Kouri va plus loin : les politiciens ont des traits communs avec les serial killers. Notamment (mais pas seulement), ils n'ont aucun mécanisme de honte. Comme dit mon ami h16, ils ont été opérés de la honte, par ablation totale.

Si vous avez le moindre doute, souvenez vous de l'entretien de DSK avec Claire Chazal.

De plus, ils mettent sans scrupule leur talent manipulateur au profit d'une obsession égocentrique.

J'avais été frappé, à la lointaine époque où je regardais de temps en temps la télévision, par un reportage suivant un député en campagne électorale. J'en avais tiré la conclusion que ce type était déséquilibré.

Ces traits psycho-pathologiques sont particulièrement accentués dans notre monde médiatique hystérique. Inversement, je ne suis pas sûr que dans les systèmes non-démocratiques, on atteigne ce paroxysme.

La démocratie promouvait les plus vicieux mais avait deux avantages :

> elle organisait la rotation du pouvoir, empêchant certains abus.

> par l'intermédiaire de l'élection, elle donnait à la population l'illusion de décider de son destin, ce qui permettait une adhésion plus aisée aux décisions du pouvoir.

Mais les dérives actuelles vers l'oligarchie font disparaître ces deux avantages :

> il n'y a plus d'alternance au pouvoir. Nous avons le choix entre bonnet blanc et blanc bonnet, entre européiste, socialiste et immigrationniste et européiste, socialiste et immigrationniste.

> le peuple n'exerce plus son pouvoir. En France, un président «bien élu» recueille au premier tour, au grand maximum, les suffrages de 15 % des Français en âge de voter.

Bref, vous voilà munis des idées qui vous permettront de suivre les campagnes électorales de 2012 avec un certain détachement : vous n'aurez pas à choisir le meilleur, juste le moins pire.

vendredi, septembre 16, 2011

DSK au 20 h

Ainsi, DSK va passer au 20 h avec Claire Chazal. Ca sent à 100 lieues le plan de com' calibré du même genre que celui qu'on nous a servi pour nous l'imposer comme le candidat «naturel» de la gauche (il n'y a rien de moins naturel que la com'). Claire Chazal aurait du refuser de recevoir DSK.

C'est obscène. Dans la classe jacassante politico-journaleuse, on dirait que les mots des gens ordinaires, pudeur, retenue, droiture, sont inconnus.

Ce n'est pas une surprise. Mais je suis frappé par leur inconscience, ils dansent sur un volcan : dans quelques années, il faudra une une vraie austérité étatique, pas à 10 ou 12 Mds €, fausse austérité de couilles molles, mais une vraie à 100 Mds €, à la grecque. Il y aura des troubles et des émeutes. Le peuple ne fera pas de détails dans sa colère.

Ce qui aujourd'hui n'est que du mépris de la part des gens ordinaires pourrait prendre alors des formes bien plus violentes. Une prudence élémentaire devrait commander aux jacasseurs de faire un profil plus bas.

En tout cas, à leur place, c'est ce que je ferais. Mais je ne suis pas à leur place.

mardi, août 23, 2011

DSK innocent ... enfin pas tout à fait.

Le procureur Vance abandonne les poursuites contre DSK tout en disant qu'il y a probablement eu rapport sexuel non consenti. Cela signifie non pas que DSK est innocent mais que le procureur craint de perdre son procès (il faut l'unanimité des jurés pour gagner) à cause de la personnalité de l'accusatrice.

Entre l'abandon des poursuites et l'innocence de DSK, il y a donc une grosse différence que les caciques du PS, toujours fidèles à leur légendaire probité, feignent d'ignorer.

Cela n'empêchera pas la présumée victime de chercher réparation au civil.

L'affaire DSK n'est pas terminée. Loin de là.

Il n'en restera pas moins, à la fin de tout cela, que la prétendue supériorité morale de la gauche n'était qu'une mascarade, implantée dans les esprits par la presse complice et par la soumission de la fausse droite aux valeurs de la gauche. Ce que les conservateurs savaient depuis longtemps mais qui était rarement apparu aussi clairement.

Car, enfin, ces oiseaux-là ont tenté de nous imposer, nous le présentant comme gagnant d'avance, comme défenseur de la veuve et de l'orphelin, un sale type sans scrupules, incapable de se contrôler, pété de fric au point d'en être odieux. DSK restera le gros richard qui a mis toute la puissance de ses relations et de la fortune de son épouse à écraser une femme de ménage.

Et ils viendront encore nous faire des leçons de probité candide et de lin blanc.

jeudi, juillet 07, 2011

Tristane Banon, une enfance socialiste

Tristane Banon, l'accusatrice de DSK, a bénéficié d'une enfance socialiste rêvée :

> un père en fuite. C'est génial : pas de paternalisme, pas de l'horrible machisme, pas d'ignobles interdits (il est interdit d'interdire), pas de règles stérilisantes.

> une mère qui s'absorbe dans le travail. Quel formidable exemple qui prouve bien que la femme est un homme comme les autres. La nounou alcoolique qui la bat : un regrettable incident de parcours mais qui ne saurait occulter les bénéfices d'une mère si exemplaire.

> l'argent ne manque pas (comme chez DSK !). Un socialiste pauvre ? Vous n'imaginez pas. De nos jours, cela serait déchoir.

> un milieu cultureux. Indispensable de se pâmer devant les jacklangueries.

> les amants maternels qui défilent. Ah, enfin une femme qui se comporte comme un homme et vit ses désirs sans tabous. Méga super génial. Bon, il y a bien quelques attouchements dérangeants résultant de cette situation fausse, mais on ne fait pas l'omelette de la libération sexuelle sans casser d'oeufs.

> une mère copine super géniale avec qui on se dit tout sans retenue. C'est tout juste si elle a «sous-estimé le traumatisme».

Il paraît que Tristane Banon n'est pas très heureuse et pas très bien dans sa peau. On se demande bien pourquoi. En tout cas, ce malaise ne peut pas venir d'une mère si méga géniale, c'est certain.

J'en profite pour porter à votre connaissance un texte de Tristane Banon publié sur Atlantico. Mes fidèles lecteurs ne seront pas étonnés de mon approbation.

Les hommes n'existent plus

A 31 ans, l'écrivain Tristane Banon regarde les hommes se "féminiser". Et reste célibataire :

J’ai 31 ans et je suis célibataire. Pas que je ne trouve pas d’homme à qui je convienne, ou plutôt si, car les hommes n’existent plus. J’ai 31 ans et mon ex faisait un régime macrobiotique, le précédent m’expliquait que les lingettes imprégnées de Monsieur Propre étaient une aberration écologique et qu’il convenait de récurer l’évier avec une éponge et du Cif, celui d’avant encore avait décidé de troquer sa pause déjeuner contre une séance de fitness à la salle de sport.

Portrait de l'homme des années 2000

Lorsque je promène mon braque au bois de Boulogne, des pères célibataires, bébés-poussette au bout des bras, m’expliquent l’inconvénient de la couche Pampers sur les fesses irritables du petit schtroumpf de onze mois. Ils continuent sur le bilan carbone de la chose à scratch et concluent sur leur probable retour imminent à la bonne vieille version tissu lavable de la chose. « Oui, peut-être, je ne sais pas, je n’ai pas d’avis sur la question », c’est tout ce que je sais répondre.

Au restaurant, rares sont ceux qui assument l’entrée-plat-dessert mauvais pour la ligne, car quand ils ne sont pas complètement à la diète, ils se « surveillent ». L’homme de 2011 est une femme comme les autres, une femme au foyer modèle, une femme fatale parfois, une femme-objet même…L’homme des années 2000 est toutes les femmes, dans ce qu’elles ont de pire !

Tanguy et la vie dure

Les familles pullulent de « Tanguy » qui squattent chez papa-maman avant de migrer directement chez mademoiselle, qu’il transformeront en Madame sans nécessairement trouver bon d’apprendre à gagner leur vie entre-temps, après tout « ma femme a une bonne situation, et il faut bien quelqu’un pour garder les enfants ». Pourquoi personne n’est-il surpris que les « Tanguettes » n’aient pas fait leur apparition dans le langage courant au même titre que leur homologue masculin ? Parce que l’homme est aussi une femme entretenue quand la femme a gagné son indépendance en réclamant le droit au travail. La dernière fois qu’un homme m’a accosté vulgairement et sans finesse dans la rue, le garçon qui m’accompagnait n’a pas bronché, « la violence ne sert à rien » m’a-t-il dit. Mon chien, lui, a montré les crocs. J’ai failli demander mon chien en mariage !

Où sont les hommes ?

Avant, c’était dans un autre siècle, une autre civilisation, c’était avant mai 68 et la libéralisation de la femme, en ce temps reculé, les hommes protégeaient les femmes qui acceptaient, en échange, un rôle bien à elle. Est-ce revenir au machisme et au sexisme d’antan d’avouer que les hommes relativisent beaucoup plus les problèmes d’argent quand les femmes gèrent plus aisément l’intendance du quotidien ? Bien sûr, des choses devaient changer, et tant mieux qu’elles l’aient fait. Bien sûr, ces mesdemoiselles devaient s’imposer dans les milieux professionnels, politiques, sportifs. Bien sûr tout ça. Mais quand je vois que la femme gagne toujours, à poste égal, un salaire bien inférieur à monsieur qui ne prend même plus la peine de l’inviter au restaurant pour la draguer car ça serait une sorte de machisme, « nous sommes égaux, payons à deux » ; quand je vois ça, je ne suis pas certaine que nous ayons gagné au change.

Mesdames, poussons le vice jusqu’au bout : pour 2011 c’est trop tard, mais pour 2012 soyons reconnaissantes pour toutes ces femmes à barbe et instaurons la journée de l’homme !

vendredi, juillet 01, 2011

DSK, de nouveau élu d'avance ?

Avant l'affaire «DSK en rut», les journaleux, pas partisans pour deux sous, nous présentaient tous, plus ou moins explicitement, DSK élu d'avance. Pas la peine de faire voter ce connard de peuple. Comme pour le TCE, c'est mieux quand on peut se passer de son avis. Ces crétins de pisse-copies, qui n'apprennent jamais rien, nous refaisaient le même sketch que pour Balladur en 1995. Et vous savez ce qu'il est advenu.

Aussitôt DSK innocenté (si cela arrive), ils nous rejoueront le même cinéma.

Pourtant, quand on est plus intelligent et plus honnête que le journaliste moyen (pas difficile), on se rend compte que DSK s'est juste débarrassé d'une vulnérabilité : son obsession sexuelle. En effet, faute avouée, faute à moitié pardonnée. Mais il lui reste ses autres vulnérabilités superficielles : le mari de la millionnaire, l'homme à la Porsche, son absence de ténacité campagneuse.

Mais, surtout, il lui reste sa vulnérabilité profonde : c'est un socialiste cosmopolite (1) (comme les journalistes, c'est pourquoi il leur plaît tant). Or, les Français ont besoin de libéralisme et de patriotisme, c'est-à-dire tout le contraire.

Si ils ne ressentent pas le besoin de libéralisme (c'est peut-être même le contraire), les Français ont on ne peut plus conscience d'un manque identitaire, ils attendent un Clemenceau qui leur dirait «Le pays saura qu'il est défendu». DSK n'est pas cet homme qui incarnera la défense du pays. C'est pourquoi, à mes yeux, non seulement il n'est pas élu d'avance, mais ses chances de victoire me semblent inférieures à 50 %.


***********
(1) : Aristote : « La Cité fait partie des choses naturelles et l’homme est par nature un animal politique. Celui qui est sans patrie est soit un être dégradé, soit un être au-dessus des normes humaines. Il est comme celui qui est injurié par Homère, sans lignage, sans loi, sans foyer »

Dominique nique, innocent ?

Si Dominique Strauss-Kahn était innocent, je m'en réjouirais. Cette possibilité n'avait d'ailleurs pas quitté mon esprit.

L'innocence de DSK serait une bonne chose. Cela nous éviterait de tomber dans le sordide sans pour autant amoindrir les bénéfices de cette affaire : dévoilement de l'hypocrisie de la «gauche morale», mise en lumière de la pathétique collusion des journalistes avec la gauche, révélation des méthodes de maffieux des communicants.

Et puis, je me réjouis d'avance de voir tous les retournements de vestes et les tortillements du cul des «camarades» qui ont abandonné DSK en rase campagne, à commencer par ces ingrats de communicants.

Bien entendu, le grand vainqueur de ce foutoir à gauche serait le petit Nicolas.

lundi, mai 23, 2011

Ca se passe comme ça, chez la gauche (im)morale

INTERVIEW dans Le Figaro - Christophe Dubois*, auteur de Sexus politicus dénonce les pressions qu'il a subies de la part de l'entourage de DSK.

En 2006, vous publiez avec votre confrère Christophe Deloire «Sexus politicus», une enquête inédite qui met en lumière l'appétit de séduction des hommes de pouvoir. Pour vous, écriviez-vous à l'époque, Dominique Strauss-Kahn est le prototype du Sexus politicus. Que vouliez-vous dire ?

CHRISTOPHE DUBOIS - Si la séduction est au cœur du système politique et si la conquête du pouvoir n'est pas sans rapport avec la conquête des femmes, il nous est apparu très vite, à mesure que nous enquêtions, que Dominique Strauss-Kahn était une version XXL du Sexus politicus. Les témoignages qu'on nous livrait, parfois même sans que nous les sollicitions, révélaient que DSK avait un besoin obsessionnel, effréné et systématique de séduire.

Dans le chapitre que vous consacrez à celui qui était alors candidat à la primaire PS de 2007, vous évoquez le rôle de Ramzi Khiroun, l'un des conseillers en communication de DSK. Que cherche-t-il à faire?

C'est suffisamment rare pour être noté. C'est même la première et unique fois dans ma carrière que cela se produit: le conseiller en communication de Dominique Strauss-Kahn devance nos sollicitations. Ramzi Khiroun a eu vent de notre projet de livre et s'en inquiète. Par qui? Comment? Je n'en sais rien. Mais de manière très claire, il veut nous rencontrer afin de savoir ce que nous savons, histoire de nous mettre une amicale pression et de jouer éventuellement les démineurs. Ce ne sera que le début d'une succession de mises en garde.

Plus tard, alors que nous achevions l'écriture de notre enquête et que le livre allait être publié, ce sont les avocats de DSK qui se sont manifestés, nous menaçant, si jamais nous attentions à la vie privée de leur client. Ce qui les inquiétait, c'est qu'ils pressentaient, à juste titre, que nous allions être les premiers à écrire noir sur blanc des faits qui se susurraient dans les rédactions, mais que personne n'avait osé écrire, que nous allions révéler l'existence de notes blanches des RG concernant Dominique Strauss-Kahn, et surtout, que nous allions évoquer le cas d'une jeune journaliste agressée sexuellement par DSK. Reste que ces pressions n'ont pas abouti, parce que nous étions certains de ce que nous avancions. D'ailleurs, en dépit des menaces répétées de l'entourage de DSK, nous n'avons pas été poursuivis.

Vous êtes en effet les premiers à révéler l'affaire Tristane Banon, du nom de cette jeune journaliste et écrivain que Dominique Strauss-Kahn aurait agressé sexuellement en 2002. Pourtant, écrivez-vous, «dans les arcanes du pouvoir, tout le monde savait». Comment expliquez-vous ce silence?

Aujourd'hui, tout le monde semble découvrir que Dominique Strauss-Kahn avait parfois, envers les femmes, des attitudes qui relevaient davantage du pénal, et que son besoin de séduction ne relevait pas seulement du caractère aphrodisiaque du pouvoir. Mais dès 2002, ses amis politiques, son entourage savaient le rapport problématique que DSK entretenait avec les femmes. D'ailleurs, Laurent Fabius et François Hollande, à tour de rôle, ont fait en sorte que cette jeune fille, dont ils connaissaient la mère, une élue socialiste, ne porte pas plainte pour tentative de viol et contribue à ce que tout se règle à l'amiable et sans bruit. Mais la presse aussi était au courant et n'a rien dit.

Dominique Strauss-Kahn, selon-vous, bénéficiait d'une certaine complaisance médiatique ?

Je le pense, oui. Ce n'est pas une appréciation subjective. De manière très factuelle, nous avons constaté, lorsque le livre est sorti, et alors que nous avons bénéficié d'une très grande couverture médiatique, des bonnes feuilles ayant été publiées, que les infos concernant Dominique Strauss-Kahn n'ont jamais fait l'objet d'une seule ligne dans les médias. Cela confinait à l'omerta. Il aura fallu attendre cinq ans pour qu'on découvre que l'on avait écrit des choses intéressantes sur le patron du FMI. Sans vouloir faire le procès en non-curiosité des journalistes, je pense que l'affaire DSK va changer la donne. Elle doit, en tout cas, nous interroger sur notre responsabilité de journalistes et sur la manière dont nous faisons notre travail. Le faire à moitié, s'en tenir aux éloges, c'est trahir notre métier.

*Journaliste, coauteur avec Christophe Deloire de Sexus politicus, Albin Michel.

samedi, mai 21, 2011

DSK candidat, mais qu'avaient donc les socialistes dans la tête ? (actualisé)

Plus on en apprend sur DSK, plus on reste stupéfait à l'idée que les socialistes ont pu sérieusement nous le présenter comme un candidat pour le poste suprême.

Pour ma part, je l'ai écrit plusieurs fois, je pensais que DSK ferait un très mauvais candidat et qu'il serait laminé par la campagne, que les socialistes commettaient la même erreur qu'avec Ségolène royal, de trop se fier aux sondages.

Mais pas à ce point ! Cet homme avait trop de vulnérabilités pour que ceux qui le connaissaient bien pussent entretenir le moindre espoir qu'il fût élu. Ne serait-ce que l'usage de prostituées à 600 $ de l'heure : bien mis en scène, il suffisait à le couler.

A moins, bien sûr, que les amis de DSK méprisassent à ce point les Français et crussent à ce point contrôler les medias qu'ils se sentissent invulnérables. Et c'est bien les deux traits de pensée et de comportement que révèle cette affaire DSK, ce qui fait qu'elle n'est pas une affaire privée :



> les socialistes méprisent les Français. On s'en doutait, ils ne cachent même plus leur prolophobie. Encore faudrait-il qu'ils aient l'honnêteté d'adopter un discours cohérent sur ce sujet. De plus, leur morale publiquement proclamée est en complète contradiction avec leur morale privée.

> les communicants de DSK (le scandale Euro-RSCG), avec la complicité de toute la racaille journalistique française, les JF Kahn, L. Joffrin et cie, contrôlaient les medias, au besoin avec des méthodes violentes, puisqu'on apprend que la menace d'interdiction professionnelle ou de tabassage lorsqu'on disait du mal de DSK était considérée comme crédible. On est abasourdi : ça se passe ainsi, en France, avec ses méthodes de dictature à peine adoucies ?



Et on ne voit pas que cela va changer. Certes, les socialistes et la caste baveuse concèdent une très timide auto-critique, mais avec si peu de conviction qu'on peut être sûr qu'elle n'aura pas plus d'effet que celle qui a suivi l'affaire Mazarine et que tout, la collusion, la complicité, l'hypocrisie, le militantisme gauchiste des pseudo-journalistes, continuera comme si rien ne s'était passé.

Heureusement, il y a internet. Ah, que ça serait bien de pouvoir le museler, on se retrouverait entre sachants, comme avant ...

Addendum du 21/05 : je pense aussi à autre chose. le comportement habituel de DSK semblait franchement limite. Or, c'était le devoir de son entourage, de ses amis, de sa famille, de le mettre en garde contre lui-même. Vu les événements, on peut douter qu'ils l'aient fait ou alors ils ont manqué de force. Pourquoi ? Ne serait-ce pas l'ambition, la course aux places ? Ne pas être celui qui a froissé le grand homme, si celui venait à être élu. Cela éclaire d'un autre jour le prétendu dévouement de la famille et des amis.

Il est de bon ton d'admirer le courage d'Anne Sinclair. Permettez moi de me montrer plus circonspect.

vendredi, mai 20, 2011

Affaire DSK : le procès du double discours

Ivan Rioufol, dans Le Figaro d'aujourd'hui.

Affaire DSK : le procès du double discours.

Le PS excellait dans l'art de donner des leçons. Il n'avait pas d'idées mais il savait lustrer son éthique. Or voici que cet autre mirage s'effondre. L'incarcération, à New York, de Dominique Strauss-Kahn, qui s'apprêtait à confirmer sa candidature pour la présidentielle, laisse voir un parti incapable d'appliquer ses principes. Défenseur de l'égalité, des femmes, des pauvres, des minorités, il se plaint de voir son leader humilié par des juges accordant foi, les impudents, aux accusations d'une femme de chambre noire vivant dans le Bronx, victime présumée d'agressions sexuelles et de tentatives de viol. C'est une leçon de démocratie et d'indépendance que vient de donner la justice américaine à la gauche hypocrite.

Il aura été certes pénible de voir, sur les télévisions, la soudaine déchéance du patron du FMI. Il est apparu, dimanche, les mains menottées dans le dos lors de son arrestation, puis, le lendemain, devant un tribunal, l'air abattu et la barbe naissante. La brutalité des images, dont la presse audiovisuelle s'est rassasiée, a pu donner le sentiment d'assister au lynchage d'un puissant, condamné avant d'avoir été entendu. Cependant, cette mise en scène, habituelle aux États-Unis, relève aussi de la responsabilité des médias. Ces excès ne doivent pas faire oublier la vertu égalitaire qui a conduit des policiers et des juges à passer outre la notoriété du Français afin qu'il soit confronté aux indices et aux preuves qui ont justifié, dans un premier temps, la prison.

Le PS en appelle, à bon droit, à la présomption d'innocence et à la retenue. Il n'avait pas ces délicatesses quand il s'agissait de réclamer la démission d'Éric Woerth, mis en cause par des médias, ou quand ces derniers pilonnaient Nicolas Sarkozy, son comportement et ses amis riches, dont Silvio Berlusconi, épinglé pour ses aventures féminines. Non seulement la gauche n'a pas eu un mot pour la victime de Strauss-Kahn, mais ce dernier s'est révélé, dans son train de vie luxueux et dans ses pulsions de mâle ardent, comme l'exemple de ce que son parti disait exécrer dans le fric et le sexe.

DSK assure qu'il n'est pas coupable. Puisse-t-il avoir raison. Mais, dans l'immédiat, c'est l'imposture de la gauche morale qui s'est dévoilée dans son réflexe de caste méprisante pour les faibles. Certains socialistes s'accrochent à la thèse du complot comme le font les faussaires. La pugnacité de la justice américaine fait comprendre que les éléments dont elle dispose contredisent la simple relation consentie dont semblent se prévaloir les avocats du prévenu. Avec la chute de son candidat, c'est le masque d'un PS au double discours qui est tombé. Cette clarification peut être une chance pour lui.

Journalisme de l'étouffoir

Inutile de le taire plus longtemps: il y a une faille chez Strauss-Kahn, dans ses relations avec les femmes, voire dans sa plus générale légèreté. Il est loisible de suggérer un suicide politique dans son dernier comportement, cet acte manqué, dont il connaissait les pièges pour sa campagne. DSK assumait-il son possible et lourd destin? Poser la question revient à admettre un mystère dans cette personnalité, méticuleusement médiatisée par des professionnels de la communication. Le Tout-Paris bruissait de ses goûts libertins. Fallait-il seulement en sourire, comme la France aime le faire depuis ses rois, ou s'inquiéter davantage? En réalité, la connivence entre la gauche et ses médias a conduit à occulter une part d'ombre du leader socialiste. Cette pièce manquante du puzzle aurait pu être décelée et déclencher l'alerte.

Voyeurisme et puritanisme ne sont pas les réponses adéquates. Pour autant, le respect de la vie privée ne peut interdire l'analyse des faits et gestes d'une personnalité publique visant aux plus hautes fonctions. Des témoignages publiés auraient dû être mieux écoutés ; des interrogations auraient dû être formulées autrement qu'à travers les humoristes. La gauche ne s'est jamais gênée pour Nicolas Sarkozy, dont l'hebdomadaire Marianne s'est demandé naguère, en une, s'il était fou et relevant de la médecine. Comparer l'acharnement de Jean-François Kahn contre la personne du chef de l'État à son empathie pour son ami DSK est exemplaire du deux poids deux mesures appliqué par les médias militants. D'ailleurs, ce sont souvent les mêmes qui pratiquent le journalisme de l'étouffoir, qui consiste à occulter les réalités qui dérangent et à dénoncer ceux qui en parlent.

Leçons à tirer

Cette histoire a une première morale: celle de l'arroseur arrosé. Elle devrait inviter la gauche bien-pensante à mettre une sourdine à ses autosatisfactions et à ses propensions à dire le Bien. Mais c'est aussi l'ensemble de la classe politique qui devrait se sentir interpellée par les risques du double discours, cette vieille pratique utilisée à droite comme à gauche. L'exigence de vérité sur les faits, qui est attendue d'une opinion en rupture avec des élites jugées primesautières, oblige les dirigeants à multiplier les preuves de leur honnêteté intellectuelle. Cela commence par une cohérence assumée entre les discours et les actes et par une lucidité devant des évidences. En ce sens, la descente aux enfers de DSK dépasse le seul PS traumatisé. Elle annonce peut-être la fin de la désinvolture en politique.

L'automobiliste, bouc émissaire


Sarkozy a dit, jeudi, qu'il ne cédera pas sur la décision de supprimer les panneaux annonçant les radars routiers. Plutôt que de s'acharner sur l'automobiliste, ce bouc émissaire de tous les excès, le pouvoir ferait mieux de se réconcilier avec les Français.

mercredi, mai 18, 2011

Affaire DSK : l'oligarchie pète les plombs (Zemmour)


"Z comme Zemmour" du 18 mai 2011 par rtl-fr

Je vois que nous sommes quelques uns à faire la même analyse.

Ce réflexe de caste laissera des traces dans l'opinion, comme les affaires Polanski et Mitterrand.

mardi, mai 17, 2011

Affaire DSK : l'oligarchie pète les plombs

Entre Jean-Marc Ayrault qui demande si la victime est la plaignante ou l'accusé, Elisabeth Guigou qui nous fait une crise d'anti-américanisme primaire, Pierre Moscovici qui insulte Bernard Debré, probablement parce qu'il est le seul à avoir le courage de briser l'omerta, Jack Lang qui minimise l'incident, JF Kahn (qui était dans la suite fatale) nous dit qu'il ne croit pas à l'agression violente (alors qu'il n'a jamais mis en doute les accusations contre Berlusconi), l'oligarchie nous offre un festival d'ignominie.

Ces gens sont tellement pourris par l'esprit de caste qu'ils ne se rendent même plus compte qu'ils sont indécents et totalement coupés du bon sens populaire (mais ils s'en foutent). L'effet dans l'opinion est désastreux.

Il faut respecter la présomption d'innocence de DSK ? Certes, alors taisez vous.

Je pense que DSK peut être innocent. L'homme a même droit à ma pitié. Mais, au-delà de ça, je ne sais rien dire et je crois qu'il n'y a rien d'autre à dire.

Je n'ai pas parlé de ce crétin de BHL, qui est aussi dans le coup. Juste pour vous faire rire :

Affaire DSK : les socialistes discrédités

DSK roulait en Porsche Panamera, la chaise à porteurs des temps modernes, vivait de palace en palace et violait les soubrettes. Le meilleur candidat des socialistes se comportait donc comme un aristocrate d'ancien régime tel que les caricaturent ces mêmes socialistes.

Et au lieu de se réfugier dans un silence gêné, beaucoup d'entre eux, poussés sans doute par l'esprit de caste, ont préféré gloser sur la présomption d'innocence et autre «ça ne lui ressemble pas» (tu parles, Charles !).

Malgré le soutien de la presse (il faut voir avec quelle prudence elle traite cette affaire), les socialistes en seront durablement éclaboussé : il est difficile d'imaginer un plus grand fossé entre leur générosité auto-proclamée, leurs constants appels moralisateurs, et la réalité des faits.

Les lecteurs réguliers de blogs libéraux ou conservateurs n'apprennent rien, ils connaissent depuis longtemps l'hypocrisie du socialisme. Mais celle-ci est en général dissimulée au public par la presse complice. Il faut des événements comme l'affaire DSK pour déchirer le voile.

dimanche, mai 15, 2011

DSK en rut, la France humiliée ?

DSK en rut, la France humiliée ?

N'exagérons rien : DSK ne représente pas la France. De plus, au pays de Rabelais et de Sade, il ferait beau voir que la gaudriole soit déshonorante. Foin de ces puritains peine-à-jouir d'outre-atlantique ! La victime présumée ? M'est avis que son compte en banque ne devrait pas trop souffrir de cette affaire.

Non, la vraie blessure est dans le ridicule. Et DSK aura du mal à s'en relever.