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mercredi, mai 09, 2012

Les Français aiment-ils qu'on leur raconte des foutaises ?

En votant Hollande, les Français (au moins 51,6 %) ont choisi celui qui leur chantait la meilleure berceuse.

Et, pourtant, deux tiers disent dans les sondages qu'ils redoutent un destin à la grecque.

Comment réconcilier cette apparente contradiction ?

Très simple : les Français sont inquiets pour leur pays, mais, quand il s'agit de voter, ils choisissent celui dont il pense qu'il leur demandera, à eux personnellement, le moins d'efforts (et, évidemment, beaucoup à leur voisin).

Bref, les Français ont bien mérité ce qui va leur arriver. Comme disait un célèbre humoriste politique de la deuxième moitié du XXème siècle, les Français sont des veaux.

L'idéal serait de changer de peuple (on me dit dans l'oreillette que c'est en cours mais que le peuple de remplacement risque de ne pas me plaire beaucoup).


lundi, mai 07, 2012

L'impasse

La vérité n'ayant pas été dite, les vrais problèmes n'ayant pas été posés, dans la campagne électorale qui vient de s'achever, il est illusoire d'espérer que la politique française soit dans autre chose que dans une impasse.

Il faut donc s'attendre à ce que les Français de tout bord soient déçus et molestés.

Marc de Scitivaux : ça fait du bien par où ça passe

Ecoutez Marc de Scitivaux à partir de 37'30 :

Good Morning Week End 5/05/12

dimanche, mai 06, 2012

Où je me suis trompé


Où me suis-je trompé ?

1) J'ai sous-estimé les effets de la trahison par Sarkozy de ses électeurs de 2007. Pour une fois, je vais être d'accord avec la gauche : les électeurs du FN (au moins une large part, qui s'est abstenue) sont des cons, mais Sarkozy leur avait donné des raisons de se comporter connement.

2) J'ai surestimé l'intelligence des Français. La campagne de François Hollande était totalement creuse, entièrement basée sur ce point si important pour l'avenir de la France qu'est l'anti-sarkozysme. Je suis con : je répète que l'intelligence des Français décline et je n'en tiens pas compte dans mes prévisions électorales.

3) La presse n'est pas le quatrième pouvoir, elle est le premier, quelles que soient les foutaises qu'elle raconte.

4) Un point où je ne me suis pas trompé : la droite est forte quand la participation est forte (premier tour), la gauche est forte quand la participation est faible (deuxième tour).

Tout est bien qui finit bien : les Français ont le président qu'ils méritent et le président a les Français qu'il mérite. Mais je n'ai pas donné de nom, hein ?

La droite la plus bête du monde : le point de vue de Philippe Tesson

Si François hollande est élu ce soir, cela sera parce que des gens de droite, qui détestent la gauche et et François Hollande, auront fait ce qu'il faut pour qu'il en soit ainsi. Cela mérite bien le qualificatif de «droite la plus bête du monde».

Le point de vue de Philippe Tesson :

Philippe Tesson : "Être de droite et voter à gauche : un suicide !"

vendredi, mai 04, 2012

Economie française : vers un brutal effondrement ?

La prospérité ou la récession se font à la marge. Quelques pour cents de croissance en plus ou en moins, ce sont des chômeurs en plus ou moins, des salaires qui stagnent ou qui augmentent.

Mais en France, comme nous ne comprenons rien à l'économie, nous aimons bien les moyennes, les grosses masses et les agrégats, qui n'ont aucune pertinence.

C'est ainsi qu'on peut entendre des choses aussi intelligentes que «on n'a pas besoin des riches» sous prétexte qu'ils sont peu nombreux. Il ne viendrait à personne l'idée de dire «on n'a pas besoin des médecins» sous prétexte qu'ils sont peu nombreux. Les riches sont importants, non parce qu'ils sont riches, mais à cause de ce qu'ils ont fait pour devenir riches et par ce qu'ils peuvent encore faire.

Après ce petit détour par la marge, que j'ai déjà évoquée, je reviens à l'essentiel de mon propos. Le pendant de la marge, c'est l'effet de seuil. Quand une digue cède, la descente des eaux ne se fait pas symétriquement à la montée, elle est brutale. De même, à force de rogner la marge, l'activité ne diminue pas graduellement, il existe un seuil où l'activité s'arrête complètement, c'est la cessation de paiement.

Or, je crains un phénomène du même ordre pour l'économie française. A force que l'économie communiste charge l'économie marchande de taxes, d'impôts, de règlements, j'ai peur que celle-ci s'effondre d'un coup.

Nous ne sommes plus en 1981. Les capitaux, les hommes et le savoir, qui est dématérialisé, sont très mobiles. Il suffirait de pas grand'chose pour que les déménagements de sièges sociaux et d'usines s'enchainent, appauvrissant d'un coup le pays.

Le siège de Schneider a déjà déménagé de fait à Hong-Kong.

jeudi, mai 03, 2012

Sarkozy bouc-émissaire : j'ai honte des Français

Je suis conservateur.

Je suis ce que Thomas Sowell appelle un tenant de la vision tragique : je ne crois pas au progrès de l'homme, je pense que les hommes d'une tribu juive du IIème siècle avant Jésus-Christ, d'une ville de la Renaissance italienne ou les Français du XXIème siècle ne sont ni meilleurs ni pires. Je pense que cela demande un effort gigantesque pour garder une parcelle de civilisation.

Bien que dépourvu d'illusions, j'ai honte de la campagne électorale que nous vivons.

Si Nicolas Sarkozy perdait les élections argument contre argument, je ne trouverais pas grand'chose à redire.

Mais non, pas du tout.

Nicolas Sarkozy a été chargé de tous les péchés de la tribu, couvert d'injures, d'insultes, d'anathèmes, dans un climat d'hystérie qui n'est pas sans rappeler les transes, et maintenant, on s'apprête à l'expédier dans le désert en espérant qu'ainsi tous les problèmes de la tribu disparaîtront.

J'ai honte.

Exorcismes

mercredi, mai 02, 2012

L'ami des pauvres en action

Hollande tente de convaincre BHL autour d'un repas gastronomique à 262 €
C.G. 28/02/2012, 16 h 19 | Mis à jour le 28/02/2012, 16 h 29


François Hollande a rencontré BHL dans un restaurant gastronomique des Champs-Élysées. Le fameux épisode de Sarkozy au Fouquet's le soir de son élection est l'un des hauts arguments de la campagne socialiste de 2012. Pourtant, plusieurs médias ont fait état d'une indiscrétion qui aurait pu amener François Hollande à donner raison à Christian Estrosi, qui traitait l'établissement des Champs Elysées de "brasserie populaire".  


Le candidat socialiste a en effet déjeuné, le 31 janvier dernier avec le philosophe-star des médias Bernard-Henry Lévy, dans le très prestigieux restaurant gastronomique "Le Laurent", près des Champs. Objectif de la rencontre : ramener la brebis égarée BHL dans le camp socialiste, après qu'elle se soit un temps perdue dans les pâturages sarkozystes. Une salade à 140 € Mais voilà : avec son menu unique à 165 €, "Le Laurent" fait partir de ces établissements dont la carte devient rapidement hors de prix.


 Malgré un menu léger pour Hollande et BHL, la note n'en est pas pourtant pas moins lourde pour la carte bleue… et l'image du candidat PS. Selon le site 24heuresactu, les deux convives dégustèrent en entrée une salade de mâche aux truffes pour 140 €, suivie d'un carré et selle d'agneau à 92 €, avant de clore leur repas sur un ananas rôti à 30 €. Soit une modeste note de 262 € par personne. Une note largement supérieure à celle du Fouquet's, dont le menu complet est facturé aux alentours de 130 € ! 
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Au delà de l'aspect anecdotique, on constate une fois de plus l'hypocrisie des gauchistes : Sarkozy au Fonquet's c'est un épouvantable affront aux Français modestes, une indécence carctérisée. François Hollande chez Laurent, deux fois plus cher, c'est juste la vie normale d'un élu de terrain.

Plus problématique : quand on examine l'électorat, Nicolas Sarkozy n'est pas du tout le président des riches. Le président des riches, des cadres supérieurs,  des fonctionnaires, des privilégiés et protégés de toutes sortes, c'est François Hollande.

Autrement dit, François Hollande risque de gagner en ayant collé à Nicolas Sarkozy une étiquette à l'inverse de leurs électorats respectifs. En politique, le mensonge paie. C'est navrant.

mardi, mai 01, 2012

Y-a-t-il des économistes qui soutiennent (ouvertement) Nicolas Sarkozy ?

Philippe Herlin dans Atlantico

Des économistes ont signé une tribune dans Le Monde pour soutenir François Hollande. La question se pose tout naturellement : pourquoi n'a t'on pas assisté à une initiative comparable en faveur de Nicolas Sarkozy ?

Parce qu'être libéral en France est mal vu et que s'afficher comme tel est risqué. Parce que la crise est mise sur le dos du libéralisme alors qu'elle est due à l'intervention de l'Etat (l'endettement public) et des banques centrales (la Fed qui baisse ses taux en 2001 et favorise ainsi la bulle du crédit immobilier). Le "crony capitalism", le capitalisme de copinage (entre les Etats et les grandes banques) y a également une part déterminante, bien sûr. Et aussi parce que quasiment tous les économistes universitaires sont keynésiens et donc favorables à une forte intervention de l'Etat.

Nicolas Sarkozy porte aussi une part de responsabilité

Nicolas Sarkozy est trop interventionniste pour susciter l'adhésion des milieux libéraux. Mais surtout, le problème de fond est qu'il n'y avait aucun candidat authentiquement libéral à cette élection présidentielle, personne n'était là pour dire "l'Etat n'est pas la solution, c'est le problème". Le débat a été complètement faussé. "Ultralibéral" était l'insulte la plus communément utilisée, ils auraient mieux fait de se traiter d'ultraétatistes !

Mais il y a tout de même des points positifs. Nicolas Sarkozy s'engage sur la baisse des dépenses publiques et la règle d'or, des points fondamentaux qui le distinguent du candidat socialiste. C'est celui qui défend le mieux la liberté d'entreprendre, n'oublions pas la réussite du statut d'autoentrepreneur. Pour moi, clairement, pour le deuxième tour, toute personne attachée à la liberté d'entreprise et au marché doit voter pour lui, et s'il s'abstenait il le regretterait rapidement.

A savoir si François Hollande est dangereux pour la liberté d'entreprise, il y a des paroles dont il faut bien prendre la mesure. Vouloir taxer à 75% ceux qui gagnent plus d'un million d'euros, c'est une sorte de racisme social. On entre là dans une logique de bouc émissaire et d'exclusion sur des critères non pas raciaux mais sociaux. Et où cela s'arrête-t-il, on commence à un million d'euros de revenu annuel, puis ensuite on rabaisse la barre (on est encore "riche" à 800.000 euros par an, 600.000, etc.) ? C'est une logique très dangereuse, basée sur le ressentiment, cela me révulse profondément.

Avec François Hollande et son programme de hausse de la dépense publique, nous serions à coup sûr rapidement dans la situation de la Grèce ou de l'Espagne. Nous ne serions pas garantis d'échapper à ce destin funeste avec Nicolas Sarkozy, mais outre un programme économique clairement plus sérieux, il y a chez lui une volonté réformatrice qui peut nous permettre de nous en sortir. La crise que nous connaissons est profonde et durable, l'incertitude grande, mais en ce qui concerne le choix à faire le 6 mai prochain, pour un économiste libéral, les choses sont très claires.

dimanche, avril 29, 2012

Le changement, c'est gourmand

Si François Hollande est élu le 6 mai, il n'y a aucun changement positif à attendre. Les imbéciles qui croient le contraire ne sont que cela, des imbéciles. Au moins, François Hollande a eu l'honnêteté de rester vague.

En revanche, il aura des alliés à récompenser, des fidélités à acheter, des clientèles à garder. Bref, ça va être une fois de plus la nouba socialiste aux frais du pauvre moutontribuable.

 On va avoir droit au retour des vampires. Par ici, la bonne soupe. !

Vous avez aimé le gang des R25 ? Vous adorerez le gang des DS5 (hybrides, bien entendu).

Le jeu risque juste d'être plus pimenté cette fois, par des créanciers mauvais coucheurs. Mais, bah, les Français paieront.

L'erreur de calcul de Marine Le Pen (3)

Visiblement, je ne suis pas le seul à penser que vouloir «faire péter» la droite est une impasse stratégique, que la clé de l'avenir du FN est dans l'ancrage local et qu'une alliance discrète avec l'UMP, au cas par cas, sur ce sujet, serait plus fructueuse que l'affrontement.


L'étrange victoire de Marine Le Pen

Sarkozy, bouc-émissaire. Et après ?

Le bouc-émissaire est un rite primitif : il s'agissait de charger ce pauvre animal de tous les péchés de la tribu et de l'expédier dans le désert. Après quoi, tout le monde était soulagé. Mais pas un seul des problèmes de la tribu n'avait été résolu pour autant.

Evidemment, l'unanimisme hystérique anti-sarkosyste rappelle ce rite.

Il me navre que la France soit revenue au niveau intellectuel d'une  tribu primitive, mais, surtout, admettons que Sarkozy soit viré dans une semaine (je n'en suis pas si sûr), pas un des problèmes de la France n'aura trouvé un commencement de solution.

Les problèmes de la France ne venaient pas de Sarkozy, ils ne partiront pas avec lui.

Car si François Hollande s'est abstenu de faire des propositions précises (sauf la ridicule tranche d'impôt à 75 %), c'est tout simplement qu'il est perdu, qu'il n'a pas la moindre idée de comment sortir la France de la merde.

La France est-elle en situation de s'offrir un caprice de gosse colérique ? Je ne le crois pas. Mais les Français ont peut-être un avis différent.

Et finalement, la gauche aura peut-être eu raison de miser sur la bêtise des Français. Minable, mais efficace.

samedi, avril 28, 2012

Enfin, Zemmour mord

Ces derniers temps, je trouvais Zemmmour mou du genou. On dirait que l'odeur du sang le réveille. Zemmour croit à l'explosion des partis de droite, moi beaucoup moins.


 





Ça se dispute (Bonus) i>TELE 28 avril 2012 par Screensports

Score Le Pen : feedback

A 0,10 % près, je suis assez content de moi.

Pourquoi je ne crois pas à un score exceptionnel de Marine Le Pen aux présidentielles de 2012

Champagne, le 6 mai à 20 h ?

Je lis  le commentaire d'un socialiste : «Champagne, le 6 mai à 20 h».

Je me dis que nous ne vivons pas sur la même planète intellectuelle. Que moi je suis un minimum intelligent et que chez lui la greffe de cerveau n'a pas pris.

Le soir du 6 mai, quel que soit le vainqueur et quel que soit le camp auquel on appartient, il n'y aura aucune raison de se réjouir. La France est dans un état catastrophique et la politique dans l'impasse.

Il faut être con comme un socialiste pour croire que Sarkozy fait tous les problèmes de la France et que, lui parti, par une sorte de miracle, tout irait mieux.

L'élu du 6 mai va subir une épreuve terrible. Pas de quoi sabler le champagne.

Eventuellement, en 2017, pour son départ, s'il a réussi à tenir jusque là, pourra-t-il se réjouir d'une retraite méritée.

Captain Bob ne s'abstient pas

Commentaire de notre camarade Bob Marchenoir que j'ai piqué chez l'Amiral :

Je suis une fois de plus abasourdi par la préférence des Français pour le rêve.

Le rêve, c’est de :

- Faire ce qu’on imagine être de la haute stratégie : je vote pour mon ennemi parce que j’ai un plan savant sous le coude qui prouve par A + B que ça sert mes intérêts, etc.

- Se prétendre intellectuellement évolué tout en prenant ses décisions sur la base de critères uniquement affectifs (Sarkozy vous a pas assez baisés comme ça, votre idole Sarkozy, pas question de voter pour quelqu’un qui s’est foutu de nous, etc).


- Vivre dans l’espoir de “tout faire péter” (il y a quelque part en France un mystérieux bouton dissimulé qui déclenche la révolution, le tout est de le trouver, après quoi tout ira bien). 

Que l’on veuille s’abstenir par lassitude, par désintérêt, par conviction que le vote ne sert à rien, je veux bien. Faire, par là-dessus, de longs raisonnements aussi filandreux que tordus, c’est de trop. C’est la marque d’un usage dévoyé de l’intelligence. C’est accorder une confiance imméritée à ses capacités intellectuelles. Nous n’avons pas tant de prise que cela sur la réalité.

Si vous voulez vous abstenir, OK, dites-le, et puis parlez-nous de choses plus intéressantes : la recette du koala grillé, le dernier livre que vous avez lu, les mots d’enfant de vos enfants, les bêtises de vos animaux de compagnie, que sais-je encore…

Je suis quand même ahuri qu’on puisse considérer l’abstention comme un acte héroïque, qui justifie que l’on s’en vante sur des dizaines de pages, et qu’on en expose les conséquences politiques supposées dans d’interminables dissertations futurologiques.

Si vous vous abstenez, ça n’aura aucune conséquence, sinon de vous exclure du vote et de confier la décision aux autres. Il n’y a vraiment pas de quoi tartiner là-dessus. Par ailleurs, si vous votez à gauche, eh bien ça mettra la gauche au pouvoir, et si vous votez à droite, eh bien ça mettra la droite au pouvoir, avec tous les qualificatifs qui s’imposent, concernant cette droite française, et qui ont été exposés ici mille fois par mille personnes différentes. 

C’est bien simple.



J'introduis une nuance. Il arrive qu'en politique, les stratégies multi-bandes fonctionnent. C'est le cas, par exemple, d'Hitler, dont l'accession au pouvoir doit beaucoup à ce genre de pratiques, de schémas à douze bandes. Mais, d'une part, Hitler était un génie de la duplicité politique, d'autre part, il bénéficiait de circonstances exceptionnelles. Marine Le Pen n'a pas ce talent et les circonstances sont assez ordinaires. Bref, s'abstenir, c'est voter Hollande et porter la gauche au pouvoir. Point barre.

La droite ne mérite pas de gagner les élections (la gauche non plus)

François Baroin a déclaré que la bonne réponse au FN, c'est la croissance. 

Autrement dit, il fait sienne l'approche socialiste qui réduit tous les problèmes à des questions économico-sociales.

Je lis attentivement les déclarations à droite (FN et UMP) pour voir si les résultats du premier tour ont nourri la réflexion des uns et des autres, au-delà des manoeuvres de racolage et de résistance à ce racolage. Je constate sans surprise que non.

La gauche peut être superficiellement incohérente, mais elle a une vision du monde et des valeurs, que pour ma part je juge à la fois idiotes et inhumaines, articulées : tout est un rapport dominant-dominé qui trouve toujours sa traduction dans le champ économico-social, seul l'Etat est juste à faire cesser cette domination, les hommes ne savent pas ce qui est bon pour eux. L'Etat doit faire de «l'ingénierie sociale» et rétablir le «justice sociale». Les hommes sont interchangeables, individus atomisés sous la coupe de l'Etat. 

On chercherait en vain à droite des idées aussi cohérentes. En fait, la droite, FN compris, a adopté, à quelques détails près, la vision de la gauche et se sépare juste sur le contenu de «l'ingénierie sociale».

Dans ces conditions, quand on adopte les idées de la gauche à part quelques réglages, il est difficile de battre la gauche. L'électeur préférant «la copie à l'original», comme dirait l'autre. C'est pourquoi, bien que l'électorat penche vers la droite, celle-ci ne mérite pas de gagner.

Quant à la gauche, elle ne mérite pas de gagner parce que ses idées sont mauvaises: immorales, inhumaines et inefficaces.

Je rappelle, pour les nouveaux sur ce blog ce que j'estime être les bonnes idées : le libéral-conservatisme. Les hommes sont particuliers, ils héritent de traditions, d'institutions et de coutumes validées par le temps. Il faut laisser au maximum leur responsabilité individuelle s'épanouir dans ce cadre, puisque telle est la tradition occidentale. L'économique et le social ne sont que quelques dimensions parmi d'autres. L'Etat ne doit intervenir que pour les fonctions régaliennes, mais il doit le faire sans trembler.

vendredi, avril 27, 2012

La droite la plus bête du monde ?

Si j'en crois les sondages (mais je ne les crois pas vraiment), les électeurs du FN s'apprêteraient à porter au pouvoir un vrai gauchiste pour punir Nicolas Sarkozy de ne pas avoir été assez à droite. Et l'UMP s'acharne à repousser des gens qui lui permettraient de gagner les élections haut la main.

Comprenne qui pourra.

En tout cas, je serais gauchiste, j'en deviendrais cynique. Ah ? On me dit que c'est déjà fait. Voyez l'infâme Martin Hirsch et le non moins infâme François Hollande :


Voter Sarkozy pour gagner du temps

Je n'aime pas Nicolas Sarkozy. Je lui en veux. Je pense qu'il a trahi ses électeurs de 2007, dont j'étais. Et je pense même qu'il trahira ses électeurs de 2012.

Et pourtant, je vais voter pour lui sans regret ni remords. Goût de me faire avoir ?

Non. Je pense simplement qu'il faut gagner du temps. Je dis souvent que la différence entre la fausse droite et la vraie gauche, c'est deux ans, quelquefois deux semaines. Mais dans la situation catastrophique de la France, ce peu de gagné est salutaire, que cela soit deux semaines ou deux ans.

Certains, certaine, rêvent de l'éclatement de la droite et de la recomposition du paysage politique français autour d'une vraie droite. Pure illusion. Vouloir «tout faire péter», c'est s'offrir un plaisir solitaire stérile. Soyons comme ces jeunes filles de bonne famille à qui on enseignait, pour la nuit de noces, de fermer les yeux et de penser à la France.

S'il faut bien retenir une leçon de nos adversaires socialistes, c'est que le combat culturel compte.

Puisqu'en 2012, pour la première fois dans la Vème république, 100 % des candidats avaient un programme économique socialiste, ce combat est fort mal engagé. Sur d'autres sujets, immigration, Europe, cela se présente mieux.

En tout cas, ce combat est très loin d'être gagné.

Donc, en attendant que les efforts portent leurs fruits (des positions journalistiques ont été conquises. Mais rien à l'école. Rien dans la magistrature), il faut gagner du temps.

Plutôt cinq ans de Sarkozy que cinq ans de Hollande.

Ferme les yeux et pense à la France.

L'erreur de calcul de Marine Le Pen (2)

Je persiste : je pense que Marine Le Pen se plante.

Je guette les signes montrant qu'elle pourrait avoir raison. Or, je vois que, si l'UMP éclate, la plus grosse part ira vers le centre et non vers la droite.

Je pense que la fausse droite est depuis si longtemps otage de la gauche qu'elle est victime du syndrome de Stockholm.

En cas de défaite de Sarkozy, les umpistes ne rallieront que très marginalement le FN. Ils essaieront plutôt de phagocyter le centre. Ils ont déjà commencé la surenchère anti-FN «plus antifacho que moi, tu meurs» pour préparer ce mouvement.

Et le paysage politique n'évoluera pas : la droite majoritaire en voix donnera par désunion le pouvoir à la gauche minoritaire.

Et, en plus, nous aurons Hollande, Aubry, Royal, Hamon, Sapin pour cinq ans.

Bravo la droite.

La bonne stratégie est pour moi de gagner du temps en votant Sarkozy, pour que la droitisation du paysage politique s'accentue tranquillement, sans brusquer les choses.