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lundi, janvier 13, 2014

Hollande / Gayet / Trierweiller : ce que cela nous confirme sur François Hollande

Cette affaire confirme ce que l'on sait de François Hollande : c'est un menteur patenté, dans sa vie privée comme dans sa vie publique.

Si Hollande était marié, la situation serait différente, la tromperie moins méchante : l'épouse a une légitimité que les autres n'ont pas. Mme Chirac pouvait regarder de haut les donzelles qui tournaient autour de son mari.

Mais voilà, chez François Hollande, on ne s'engage pas, on ne se marie pas.

C'est fantastique, ces grands féministes. Pour eux, la femme est un produit de consommation courante. Quand la vieille est usée, on en prend une neuve.

François Hollande apparaît de plus en plus comme un minable, un goujat et un retors.


mercredi, décembre 04, 2013

«On ne lui connaît aucun centre d'intérêt à part la politique»


«On ne lui connaît aucun centre d'intérêt à part la politique», c'est ce que dit son biographe de François Hollande. Je trouve cette phrase (qui vaut pour son prédécesseur et la grande majorité de ses ministres) tout simplement terrifiante.

On n'est pas obligé d'accepter l'affirmation gaullienne : «La culture générale est l'école du commandement». Mais entre la culture de Mongénéral et le néant, il y a peut-être de la place pour peu d'humanités, non ?

jeudi, novembre 21, 2013

Dalrymple se paye Hollande

Vous savez mon admiration pour Theodore Dalrymple. Une fois de plus, en quelques phrases, il dit l'essentiel.

Pour ceux qui ne lisant pas l'anglais, je traduis juste le denier paragraphe.

Il n'y a rien de mal à être médiocre. La plupart d'entre nous sont médiocres dans la plupart des choses. Cependant, allié à l'ambition et à la cruauté, la médiocrité devient une malédiction. Il suffit de regarder la classe politique britannique pour le comprendre.


President Normal the 1st of France

Sometimes I feel a little sorry for people in high public office. First they are photographed everywhere they go, then the picture editors choose the photos that show them at their worst. Mrs Clinton, for example, is always shown is if she were playing Lady Macbeth. Of course, there is an explanation for this other than the malice of picture editors, but being charitable I prefer not to think it.

In France, President Hollande is always photographed looking bemused, not very intelligent and completely out of his depth. He has the air of a man who has wandered from his natural environment, say a provincial branch of a bank he is deputy manager, into the midst of a world war raging all about him. He not only lacks charisma (which is not necessarily a bad thing when one considers the damage sometimes wrought by charismatic persons), but has a kind of negative charisma. When one looks into his face, one wants to go to sleep. He manages to be both boring and wrong-headed at the same time; obstinacy is his substitute for strength.

Poor man! Everything is going wrong for him. He is the object of universal ridicule and contempt. He is booed and hissed in public, he has the lowest rate of approval of any French president of the Fifth Republic (even his supporters think nothing of him), the economic situation in France is deteriorating, he made a complete fool of himself over Syria, and so it goes on. In his election campaign he made much of his desire to be 'a normal president' by contrast with his opponent, Nicolas Sarkozy, whose main ambition in life seemed to be to appear in as many newspapers, magazines and TV programmes as possible. Recently an article in the Journal du dimanche called him Normal the First.

It goes without saying that 'normal' men do not become President of the French Republic. It is true that Mr Hollande reached the Elysée only by accident, thanks to the public exposure of Mr Strauss-Kahn's goatish disposition; but normal men do not devote their entire lives to politicking, as he had done. Unfortunately, his abnormality lay not in the sphere of ability, but in that of ambition: he is the most characteristic of modern types, the ambitious mediocrity.

There is nothing wrong with being mediocre. Most of us are mediocre in most things. Allied with ambition and ruthlessness, however, it becomes a curse. You have only to look at the British political class to understand that.

lundi, octobre 28, 2013

Le président sans courage


Valeurs Actuelles a fort bien défini le problème de fond de François Hollande : c'est un homme sans courage (1).

Or, comme disait Hélie de Saint-Marc, l'autorité est fille du courage sous toutes ses formes, intellectuelle, morale et physique. Le manque d'autorité de François Hollande s'explique aisément.

Mais ne nous voilons pas la face : le manque de courage, la lâcheté, pour appeler la chose par son nom, n'a pas que des inconvénients. Elle explique l'ascension du personnage. Quand on évite la confrontation, quand on ne dit jamais ce qu'on pense, quand on prend sans cesse des postures calculées, on finit par devenir le plus petit dénominateur commun, celui auquel se rallie la majorité sans idées mais avec beaucoup de haines recuites.

Je ne suis pas loin de penser que les Français ont le président qu'ils méritent : sont-ils si courageux ? Mais, en tout cas, je suis sûr que notre classe politique a le président qu'elle mérite : à part Raymond Barre, Edouard Balladur et, dans une moindre mesure, Philippe Seguin, combien  de politiciens ont essayé un discours de vérité ?

Deux et demi en quarante ans, ça ne fait pas lourd.

************
(1) : d'ailleurs, ce n'est pas un homme mais une femmelette.

lundi, janvier 21, 2013

Méchanceté de Hollande : Ivan Rioufol devrait lire la Lime ...

Ivan Rioufol découvre la lune :

Question sur la brutalité de François Hollande

Je vous avais prévenus (il y a un an déjà : Tu pleureras l'heure où tu pleures / Qui passera trop vitement / Comme passent toutes les heures) :

pourquoi j'ai peur de François Hollande.

François Hollande est méchant.

Le cynisme, la froideur, la cruauté, ce sont des défauts de chefs, de gens qui se pensent au-dessus du commun.

La méchanceté, c'est autre chose. C'est le défaut du minable qui, propulsé par les circonstances à une place inespérée, se revanche de toutes les couleuvres qu'il a avalées, se venge de tous les affronts qu'il a essuyés sans broncher, se paye du mépris de meilleurs que lui qui ne sont pourtant pas montés si haut. La méchanceté permet au petit gros abonné aux harpies sèches et grossières d'oublier les madones douces et fines qu'il n'a jamais eu.

La méchanceté, c'est le faible qui ne connait pas la magnanimité.

lundi, décembre 17, 2012

Tesson à propos de Hollande

Philippe Tesson sur François Hollande :

Mais, surtout, l'expérience [Mitterrand de 1981] fut menée sinon avec élégance, en tout cas avec un minimum de correction. De politesse. On n'alla pas jusqu'à insulter l'ennemi. Avec François Hollande, il en va différemment. On ne peut décidément rien contre sa nature. Et l'on n'a pas toujours la culture suffisante. Ni l'habileté politique. Ni le vrai courage. On a l'instruction, mais l'instruction, ce n'est pas un art.

Ce faisant, Philippe Tesson met le doigt sur les quatre principaux défauts de François Hollande que la presse complice passe sous silence : il est lâche, sectaire, inculte et vulgaire.

Il arrive que la presse, complice du pouvoir, laisse deviner le premier défaut, parce qu'il est impossible à cacher, mais les autres, qui étaient clamés avec une hystérie portée au rouge contre Nicolas Sarkozy, sont soigneusement dissimulés.

Si François Hollande était resté au poste où il a atteint son niveau d'incompétence, Président du Conseil Général de Corrèze, je me contenterais de le mépriser silencieusement comme il le mérite et de plaindre les Corréziens.

Malheureusement, il est devenu ce qu'il est devenu et je ne peux garder mon mépris silencieux.

mercredi, novembre 14, 2012

L'imposture Hollande

«L'imposture Hollande», cette expression de Philippe Tesson me plaît bien.

L'imposture est à deux niveaux :

> imposture politique : François Hollande a laissé entendre (c'est un tel faux-jeton qu'il ne dit jamais les choses en face) durant la campagne électorale que la source unique des maux de la France était Nicolas Sarkozy. Cette explication est tellement simpliste et absurde que, bien entendu, François Hollande ne pouvait l'exposer de but en blanc, sous peine d'en révéler le ridicule à la lumière.

Il a donc habilement, avec l'aide effarante de la presse, joué sur l'irrationnel, le sous-entendu, l'association d'idées, le sentiment.

Et il a gagné.

Il est donc arrivé au pouvoir avec une analyse publique de la situation française absolument grotesque et n'ouvrant aucune piste de solution.

> imposture personnelle : François Hollande est un apparatchik louvoyeur et fuyant, possédant au plus au point l'esprit de finasserie, hargneux, jaloux, sectaire et indécis, incompétent à diriger. Momentanément, il a réussi, toujours avec la complicité de la presse (avoir mis la presse dans sa poche, par les moyens que l'on sait, est sa seule véritable réussite, mais combien importante), à faire croire qu'il dissimulait de grandes qualités d'homme d'Etat, que personne n'avait détectées en trente ans de vie politique.

Imposture politique. Imposture personnelle. Nous en sommes là.

Comme à chaque escroquerie, la victime est un peu responsable : si elle avait été un peu plus intelligente et plus prudente, elle ne serait pas tombée dans le panneau.

D'ailleurs, une campagne électorale a des traits communs avec une escroquerie : il ne faut pas laisser à la victime le temps de souffler, de réfléchir, il faut chaque jour la bombarder, la forcer à choisir tout de suite, à ne pas suspendre son jugement, à ne pas prendre de recul.

Croyez vous que si on avait pris les Français par surprise, si on leur avait dit «la présidentielle, c'est demain», sans préparation, sans campagne, ils auraient voté Hollande ?

On dit souvent que la campagne électorale est un révélateur. Je me demande si ce n'est pas l'inverse, si la campagne électorale ne vise pas à dissimuler. Talleyrand disait : «Méfiez vous de la première impression, c'est souvent la bonne». J'en viens à penser que l'objet de la campagne électorale est de faire oublier cette première impression trop juste, de bâtir un personnage qui n'existe pas, une imposture. La durée de la campagne électorale est nécessaire pour transformer chez l'électeur, à force de répétition, des mensonges accueillis avec scepticisme en vérités soutenues avec conviction.

Cette remarque est valable pour toutes les campagnes : comment a-t-on pu croire en 2007 que Nicolas Sarkozy, enfant du système, serait l'homme de la rupture ?

Mais, dans le cas Hollande, l'imposture est particulièrement flagrante. Comment a-t-on pu croire qu'un politicien de troisième classe, un mauvais président du conseil général de Corrèze, ferait un bon président de la république française ?

Croire en cette transformation, c'était croire aux miracles. Et il n'y a pas de miracles en politique.



lundi, novembre 05, 2012

«Choc de compétitivité», l'expression qui effraie François Hollande comme l'eau effraie mon chat


Excellente analyse de Philippe Tesson : dans l'expression «Choc de compétitivité», le mot «choc» effraie plus François Hollande que le mot «compétitivité».

Ce président, et par conséquent  ce gouvernement, a plus qu'il n'est raisonnable l'esprit de finasserie. François Hollande a l'esprit féminin tel que le décrivent les misogynes. On palabre, on discutaille, on ne tranche pas, on joue sur les mots, on promet sans promettre, on embrouille le gogo, on s'engage en prévoyant une voie de dégagement, on attend le temps qu'il faut que le consensus se dégage de lui-même.

Je pense qu'il ressent l'impératif de «viser haut et se tenir droit», suivant l'expression gaullienne, comme une indécence, comme une brutalité impolie, mal venue, comme une agressivité inutile, comme une exposition de virilité idiote et manquant de finesse.

Seulement voilà : décider, c'est trancher, donc arrêter de finasser. Préférer une solution à toutes les autres posssibles.

François Hollande confronte donc la France à une question qui serait intéressante si elle restait théorique mais qui devient dramatique à l'épreuve des faits : peut-on gouverner sans décider ?

vendredi, novembre 02, 2012

«Aujourd'hui ...»

Tout à ma colère et à mon fou rire -les deux mêlés, c'est étrange-, j'ai cité François Hollande de manière erronée.

Il n'a pas dit :«Exercer le pouvoir, c'est dur».

Il a dit : «Exercer le pouvoir, aujourd'hui, c'est très dur».

Il a beau ajouter ensuite qu'il le savait, le fait qu'il l'avoue ne laisse guère de doute sur sa mauvaise préparation psychologique : il voulait la place pour lui-même, pour la gloriole, pour le faste, mais n'a jamais eu l'intention d'en faire usage pour le bien commun, il n'a jamais médité sur le pouvoir et son exercice. Sinon, il aurait su sans éprouver le besoin de le dire.

Le «aujourd'hui» révèle qu'il s'apitoie sur lui-même : quand on se regarde le nombril, on croit toujours que les malheurs qu'on subit sont les plus grands jamais survenus. De plus, cette chochotte insiste, ce n'est pas dur,  «c'est très dur». Ridicule !

C'est aussi révélateur d'un trait de plus en plus fréquent de nos politiciens : l'inculture. L'ignorance crasse.

Sans remonter à la longue litanie des empereurs romains assassinés, tout homme disposant d'un minimum de culture sait que l'exercice du pouvoir a toujours été exigeant et que, à tout prendre, «aujourd'hui», cela serait plutôt moins difficile que par le passé.

On n'a pas essayé de l'assassiner ? On n'a pas accusé son épouse (c'est vrai qu'il n'en a pas) de participer à des partouses ? On n'a pas accusé son gendre de malversation ? La presse ne l'a pas trainé dans la boue ? Il n'a pas eu à décider d'envoyer des milliers de jeunes Français à la mort ? Il n'a pas eu à faire face à la menace d'un désastre militaire ?

Alors, de quoi se plaint-il, exactement, ce petit monsieur ?

S'il avait un minimum de culture, il saurait qu'il est mal placé pour gémir.

Enfin ... Je vais me plonger dans la lecture de la correspondance de Pompidou. Lui, il connaissait l'histoire et la littérature. Ca me consolera.

Voici une lettre que ni N. Sarkozy ni F. Hollande (ni, bien entendu, C. Duflot) n'auraient pu écrire :

Lettre de Pompidou à Chaban-Delmas

Addendum :

Je me demande si nous ne faisons pas une erreur sur François Hollande. Nous le prenons pour un homme. En fait, il a des réactions féminines, qui ne nous étonneraient pas de Ségolène Royal : pas d'autorité, mais de l'autoritarisme, beaucoup de sentiments et de magouilles. Ah, s'il pouvait plutôt prendre exemple sur Margaret Thatcher ...

On n'oubliera pas qu'Eric Zemmour avait glosé sur la différence entre JM Le Pen et F. Hollande interrogés sur la dépression post-campagne électorale : Le Pen parle de "post-coïtum, animal triste", expression virile, tandis que Hollande parle de "baby blues", expression féminine s'il en est.

De là à voir dans son embonpoint un substitut de grossesse ... Il a maigri pour la campagne, pour nous faire croire qu'il était un homme, et il reprend après l'élection, avec son ventre, sa vraie nature, féminine. D'accord, c'est un peu tiré par les cheveux.

«Exercer le pouvoir, c'est dur»

«Exercer le pouvoir, c'est dur» : voici la phrase que vient de prononcer François Hollande dans un entretien.

Elle est indécente par son apitoiement sur soi-même. Que je sache, il y a des «duretés» plus éprouvantes que de vivre comme un nabab sous les ors de la République payés par le moutontribuable (J'ai pensé ...).

D'autant plus indécent que c'est l'arroseur arrosé : M. Hollande ne reçoit pas le quart des attaques qu'il a fait subir à M. Sarkozy.

Mais c'est en quelque sorte la routine : je ne peux pas passer ma vie à expliquer que les politiciens sont la lie de notre société et m'étonner chaque fois qu'un politicard se montre scandaleusement indécent.

D'accord, j'admets qu'en matière d'indécence et de foutage de gueule, François Hollande est un champion du monde (il triche : les socialistes ont un camp spécial d'entraînement au foutage de gueule, ça s'appelle Solférino et François y a passé beaucoup de temps).

Non, ce qui m'inquiète vraiment, c'est l'incapacité à encaisser les coups en se tenant droit, sans venir brailler comme un veau. On n'imagine pas Clemenceau ou De Gaulle aller pleurnicher qu'«exercer le pouvoir, c'est dur». Le problème, c'est qu'Hollande, c'est une femmelette déguisée (mal) en homme (Hollande, président à pâte molle).

Les Français qui ont voté Hollande (des cons, tout de même) ont cru (pas trop fort) voter pour un homme d'Etat.

«Exercer le pouvoir, c'est dur» : bon, maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?

Réaction saine et de bon sens : «Coco, on a bien compris que c'était trop dur pour toi. Tu es venu, on a vu, tu as merdu. Alors, tu dégages et tu arrêtes de nous faire chier». Malheureusement, cette solution simple et de bon sens n'a aucune chance.

Deuxième solution : «On peut pas te virer, c'est bien dommage. Mais tu arrêtes : tu te mets dans ton coin et tu ne fais plus rien, façon Belgique sans gouvernement. Chaque fois que quelqu'un veut te voir, tu disparais sous ton bureau. Chaque fois qu'on te demande ton avis, tu fais le muet du sérail».

Hélas, toutes ces excellentes idées ont peu de chances. Il ne reste donc qu'à subir stoïquement Pleurnichard 1er, qui est aussi Revanchard 1er et Taxator 1er.

Ou à nous barrer ...

mardi, octobre 30, 2012

François Hollande, dogmatique ou rusé ?

On m'explique que François Hollande est supérieurement rusé, voire retors, et qu'il a bien l'intention de b..ser son électorat et ses camarades, c'est-à-dire de faire ce qui doit être fait pour la France, baisser les dépenses publiques.

J'ai beaucoup de mal à y croire. De toute façon, un peu comme les théories complotistes, cette hypothèse est indécidable : si on dit qu'on ne la voit pas venir, on répond que c'est justement ce qui prouve la ruse supérieure de François Hollande.

Pour ma part, je m'en tiens au précepte d'Alain Madelin : si vous hésitez entre l'incompétence et le machiavélisme pour expliquer une décision gouvernementale incompréhensible, choisissez l'incompétence, vous avez plus de chances d'avoir raison.

François Hollande m'apparaît comme un dangereux dogmatique et, jusqu'à preuve du contraire, je continuerai à la considérer comme tel.

Nota : si le comportement brouillon de François Hollande était une ruse pour cacher quelque chose, cela cacherait plutôt la pulsion totalitaire que le libéralisme. Hollande est un aigri et un refoulé comme tous les dictateurs totalitaires, et il a les idées du totalitarisme.

dimanche, octobre 28, 2012

Les fossoyeurs T. 1 (Pertinax)

C'est un livre écrit à la va-vite par André Géraud, alias Pertinax, journaliste de droite anti-totalitaire. Publié à New-York en 1943 puis réédité en France en 1947.

Ecrit au vitriol, il dresse le portrait d'une classe politique médiocre, perdu dans son univers de combinaisons parlementaires alors que le monde s'écroule autour d'elle.

Ses jugements sur Albert Lebrun, polytechnicien d'élite mais président catastrophique, et sur Edouard Daladier, le taureau aux cornes d'escargot, sont ravageurs.

On remarquera que les hommes de cet ancien régime ne furent pas véritablement éliminés par la guerre et qu'il fallut attendre 1958 pour qu'enfin ces fossoyeurs disparaissent de la scène politique. Il n'y a pas de justice en politique.

J'ai comparé Nicolas Sarkozy à Paul Reynaud.

Mais, ces «comitards» qui combinent de subtiles formules politiques dans leurs cornues alors que les événements exigent des chefs, font irrésistiblement penser à François Hollande.

Pourtant, il n'y a pas d'équivalent de notre président actuel : un mou jaloux et sectaire, qui n'a jamais dépassé le stade de président de conseil général qui se retrouve propulsé, à la suite de combinaisons sordides et d'une campagne de caniveau, à la présidence de la république.

Je ne peux pas dire que cela m'emplisse d'optimisme béat.

mercredi, septembre 19, 2012

François Hollande n'est pas une erreur de "casting"

Je déteste François Hollande et sa politique, pourtant je le défends sur un point : il n'est pas une erreur de "casting", il n'a pas trompé les Français.

Nul il était avant les élections, nul il est après les élections. Et s'il s'est trouvé une majorité (relative) d'électeurs pour voter pour lui, c'est que cela leur convenait.

C'est trop facile d'en faire un bouc-émissaire (comme Sarkozy) pour ne pas assumer un choix fait en connaissance de cause, notamment de la part des mieux informés sur la question de la nullité de Hollande, les journalistes mondains de Paris.

Mais voilà, il a suffi qu'il fasse les yeux doux à la caste des journalistes en se soumettant à l'une d'eux pour que la presse roule pour lui.

Les seuls qui ont des excuses dans cette affaire sont les moins bien informés, trompés par les médias.

lundi, août 13, 2012

Il faut avoir de la mémoire : petit rappel d'octobre 2011

L'Express :

Ces deux-là ont beau se sourire, ils ne se supportent pas. Litote. En privé, elle le traite de "couille molle", d'"enfoiré" qui représente le "niveau zéro de la politique". Un manoeuvrier digne des plus belles heures de la IVe République, le roi de la tactique. Et, insulte suprême pour cette acharnée des dossiers: "Il ne travaille pas." Lui n'est pas en reste. Une bosseuse? Elle est d'abord à ses yeux une menteuse. Du coup, il n'a jamais cherché à s'allier avec cette "perverse". "Il lui reproche de ne se construire que dans l'opposition aux gens, en flinguant sans retenue", rapporte un intime.

Ils n'ont aucun ami en commun

Pourquoi tant de haine? Les deux socialistes, qui devront se rabibocher après la primaire pour éviter avant 2012 des divisions qui seraient fatales à leur parti, avaient pourtant tout pour s'entendre, du moins politiquement. Même génération, même formation à l'ENA, même fibre européenne et sociale-démocrate. En 1985, ils fréquentent les clubs Témoin, qui regroupent les amis de Jacques Delors.
Elle est la fille naturelle, lui, le bon élève qui se prend, un peu, pour l'héritier. Entre eux se nouent un soupçon et une distance (ils n'ont aucun ami en commun), que les années vont convertir en défiance. Pour les législatives de 2007, Martine Aubry lorgne une circonscription lilloise intra-muros - plus favorable que celle où elle avait perdu en 2002. La direction du PS, avec Hollande à sa tête, s'y oppose. Privée de Parlement, Aubry ronge son frein.

Des règlements de comptes nauséabonds

En 2011, c'est l'heure de l'affrontement. Elle mitraille le programme de son adversaire: elle dénonce le coût du contrat de génération entre seniors et jeunes, la position trop timorée sur le cumul des mandats du président du conseil général de Corrèze, le "on verra" érigé en principe en matière de sortie définitive du nucléaire. Lui riposte en rappelant qu'il est d'accord avec le projet du PS, rédigé par une certaine Martine Aubry. Sur les plateaux, cette dernière trouve une formule choc pour railler son camarade: "On ne battra pas une droite dure avec une gauche molle" - une phrase soufflée par sa plume, Guillaume Bachelay.

Bien qu'il soit furieux, Hollande passe consigne à ses amis: "On ne répond pas aux attaques personnelles." Aubry use d'un autre argument: le PS était un champ de ruines à son arrivée, en 2008, répète-t-elle. "Il faisait pitié", dit-elle. C'est la fameuse histoire des "chiottes" qu'il a fallu réparer - et qu'elle raconte à la terre entière. Les règlements de comptes sont nauséabonds. "Quel toupet! se souvient un sénateur proche de Hollande. Martine avait fait des pieds et des mains pour obtenir avant 2008 un secrétariat national au PS, puis on ne l'a plus revue, elle n'a pas travaillé et n'assistait pas aux réunions."

vendredi, août 03, 2012

Deux citations à propos de François la gélatine

 Dans Valeurs Actuelles :

«Cette fausse démocratie a le goût, j'oserais dire le culte, de la médiocrité. Tout ce qui est supérieur lui est suspect ... C'est la ligue de tous ceux qui veulent vivre sans travailler, consommer sans produire, arriver aux emplois sans s'y être préparés, aux honneurs sans en être dignes.» (Louis Pasteur)

Sur Atlantico :

«On loue la vertu, mais on la hait, mais on la fuit, mais elle gèle de froid, et dans ce monde il faut avoir les pieds au chaud» (Denis Diderot)

lundi, juillet 16, 2012

Tesson : "Un 14 Juillet pour ne rien dire"

Tesson : "Un 14 Juillet pour ne rien dire"

Nous avons fait le tour, je crois, de la personnalité de François Hollande : un mou velléitaire, capable de ruse et de patience, à l'aise dans l'analyse et inapte à l'action, essentiellement mu par le ressentiment et la jalousie.

Comme Nicolas Sarkozy, c'est un homme sans principes et sans idées.

Dans son privé, il aime les emmerdeuses de compétition et déteste s'engager.

Seule touche positive : l'humour.

mardi, juin 12, 2012

Tout est normal au pays du relativisme

Je sais, c'est de l'affreux copiage, mais je résiste pas à vous recopier l'excellent billet d'Amiral Woland à propos du dérapage tweetesque de la Première Concubine.

Tout est normal au pays du relativisme

Dieu que c’est amusant.
Reprenons depuis le début comme pourrait le dire DSK à une fille de petite vertu qui aurait raté une étape après avoir déroulé pendant plus de deux heures un fantasme particulièrement original d’icelui.
On met au pouvoir un président « normal », type qui a fait une ribambelle de mômes à une première femme et qui désormais vit à la colle avec une autre sans jamais s’être marié. Déjà, faudra me dire en quoi cette situation est « normale ». Ce qui est normal c’est de se marier puis d’avoir des enfants. Tout le reste revient à convoler en juste noces avec une chèvre au pays de la compagnie des lapins bleus.
Ensuite, le président « normal » a apparemment un goût très prononcé pour les bonnes femmes qui écrasent leurs mégots de clopes sur ses roustons avec le talon de leur escarpin. Pas franchement « normal » non plus sauf si on passe trop de temps sur internet pour des « recherches scientifiques » bien entendu.

Ensuite toujours, la maîtresse en place crache sur le décorum nécessaire à la fonction de son concubin. On est dans le presque anormal là non ? Parce que moi j’ai bien suivi hein, et on m’a expliqué en long en large et en travers (le titre du prochain film porno de Virginie Despentes ?) que Sarkozy avait laissé la fonction dégradée comme Justine dans la forêt de Bondy.
Et maintenant, la favorite du moment s’immisce dans une campagne électorale pour aller à l’encontre de la ligne prônée par le parti du président auto-proclamé des bisous pour le simple plaisir de poursuivre de son ire l’ex qui ne lui a pourtant rien demandé a priori et sans doute pas de se faire cocufier dans les coins. Si ça c’est encore normal je veux bien manger mon tricorne assaisonné à l’harissa.
Vous allez me dire qu’on s’en tape, et en surface c’est parfaitement exact. Cependant, je reste persuadé que morale privée et morale publique sont intimement liées, que les gens qui se comportent comme des fifrelins ne valent pas plus et que tout ce petit monde abject serait avantageusement remplacé par des koalas myxomateux qui au moins me voleraient moins de mes sous durement gagnés pour subvenir aux besoins et aux plaisirs de ma famille.

samedi, mai 19, 2012

Et si François l'embrouille sauvait la France ?

Mon analyse me conduit à penser que François Hollande peut, au mieux, prolonger l'agonie sans trop de douleur et passer le bâton merdeux à son successeur. Au pire, il accélérera la décadence.

Mais la politique n'est pas forcément rationnelle et, en tout cas, elle n'est certainement pas linéaire. Les cinq ans qui viennent vont être très longs.

François Hollande est un embrouilleur, comme on dit chez les divers. De louvoiements en petits arrangements, de magouilles en refus de décider, il a réussi à passer entre les gouttes jusqu'au poste suprême.

Imaginons que, sous la pression de la nécessité, il mette ses qualités d'embrouilleur non plus au service de la procrastination, mais au service de véritables réformes. S'il mettait son talent d'apparatchik à envenimer les relations entre syndicats, à paralyser les privilégiés et les protégés, il pourrait s'ouvrir une fenêtre pour de vraies réformes.

Bien sûr, vu son parcours, c'est hautement improbable, mais il arrive que le hautement improbable survienne. Paul VI était présenté comme un pape de transition, il a fait vatican II. Alors ? L'espoir fait vivre.


mercredi, mai 16, 2012

François Hollande : un président comme les Français les aiment, comme la France en souffre

François Hollande va faire sa toutouille politicarde sans déranger les Français dans leur sommeil d'épave avinée, sans réformes qui bousculent, sans déclarations fracassantes, sans «Casse toi, pauv' con». Rahhhh, le pied, l'orgasme, on va pouvoir continuer à vivre en ignorant la réalité, bien au chaud dans le cocon de notre «modèle social» que le monde entier nous envie sans jamais le copier.

Seulement voilà : c'est toujours la même histoire, la réalité, cette salope, finit toujours par se rappeler à notre bon souvenir. Tout le jeu consiste évidemment à la tenir à la porte pendant cinq ans, pour la refiler à son malheureux successeur.

Mais le temps est de plus en plus couteux et le résultat de cette proscrastination, c'est que la France souffre. Mais la France, «who cares ?», comme on dit en bon français chez les cuistres qui nous dirigent.

mardi, mai 15, 2012

La grande illusion

En ce début d’une grande journée d’investiture, les médias (Europe 1 ce matin), mettent l’accent sur la solennité de la fonction présidentielle, la remise du cordon de grand maître de l’ordre national de la légion d’honneur, etc. On sent bien ce qu’il y a derrière en filigrane : marquer la rupture avec le grand reproche fait à Nicolas Sarkozy d’avoir « désacralisé la fonction » par une familiarité excessive.

Or, je suis persuadé que cette accusation relève en grande partie du leurre destiné à faire oublier l’essentiel. Les Français auraient-ils préféré un « Président soleil » du type Félix Faure ? Je ne le crois pas.  Les faux pas et les erreurs de Sarkozy  ont fait l’objet d’une traque médiatique permanente avant d’être jetés en pâture à l’opinion avec un l’effet d’amplification démentiel. Une caméra braquée en permanence sur chaque fait et geste de François Mitterrand, on n’ose imaginer ce  que cela eût donné…

Non, la fureur du système politico médiatique envers Nicolas Sarkozy, tient sur le fond à tout autre chose : avoir voulu transformer le pays, entrepris des réformes difficiles, mis en cause des avantages acquis, crime impardonnable dans notre pays. Tous ceux qui l’ont détesté et combattu en l’insultant pendant 5 ans, au point de le faire chuter, ont mis l’accent sur la « stature présidentielle » bafouée dans un seul but : éluder la vérité. Ce qu’ils n’ont pas supporté, ce qui les a rendus malades de haine, c’est le choix d’une direction prônant l’effort et le mouvement, pour la première fois depuis la politique de Raymond Barre (1976-1980) [NS a fait beaucoup moins que ce qu'il aurait du mais c'est vrai, il a tenté]. Alors que va-t-il se passer aujourd’hui ? D’abord, je déplore pour ma part les manifestations de mépris et les caricatures contre Hollande. Il est notre président élu et s’attaquer à sa personne revient à s’attaquer à la France.

En revanche, mon pressentiment est que sous couvert de retour à la « dignité présidentielle », à la « présidence normale » et sauf surprise, la France va retourner à une ère de grande glaciation où les seuls changements seront dans le sens de la facilité. Dès lors, avec le sourire, dans la joie et la béatitude médiatique,  « sa dignité présidentielle » soi-disant retrouvée, le pays va doucement s’enfoncer vers l’abîme.

Maxime TANDONNET