J’aime bien Sylvain Tesson, mais sans plus : je trouve son mode de vie et les livres qui en découlent très égoïstes.
Un été avec Homère résulte d’émissions de France Inter.
Remettre à l’honneur l’Iliade et l’Odyssée est une excellente idée.
Mais pourquoi ces digressions idiotes sur « les religions monothéistes », bien entendu accusées toutes dans le même sac d’un certain nombre de maux, en gros d’avoir introduit la morale et d’avoir fait perdre aux hommes le lien avec la nature et la joie de vivre ? Ce sont de souverains poncifs, bien éculés.
Et comble de ridicule, Tesson nous dit que, par rapport à Ulysse, Jésus manque d’humour, soit exactement le contraire de ce qu’écrit Chesterton, beaucoup plus crédible, qui nous dit que la particularité du Christ est sa mirth, qu’on peut traduire par sa gaieté, son allégresse, voire son hilarité.
Aucun humour, l’auteur de « Tu es Pierre et, sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise » ou de « Femme, personne ne t’a condamnée ? Hé bien, moi non plus, je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus » (Saint Jean nous dit qu’Il écrivait sur le sable, je me demande bien ce que ce pouvait être) ?
Allons, ce sont des enfantillages de vieux pédant superficiel.
Mais il reste qu’un amoureux d’Homère ne peut être entièrement mauvais. Il m’a donné envie de relire l’Iliade puis l’Odyssée, la dernière fois doit bien remonter à dix ans. C’est toujours le même vif plaisir depuis 25 siècles.
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jeudi, septembre 13, 2018
samedi, décembre 03, 2016
Sur les chemins noirs (S. Tesson)
Après une chute d'ivrogne qui l'a bien amoché, Sylvain Tesson choisit comme rééducation de traverser à pied la France du Mercantour au nez de Jobourg, en passant par les chemins noirs, ces chemins ignorés de la modernité. Son but est de toucher le moins de goudron possible.
Il passe par cette « hyper-ruralité » que nos technocrates se sont donné la mission sacrée d'éradiquer et qui pour Tesson est le paradis.
La philosophie de Tesson est simple. Napoléon disait : « Il y a deux sortes d'hommes : ceux qui commandent et ceux qui obéissent ». Tesson précise : « Pas assez veule pour être soumis, pas assez narcissique pour être révolutionnaire, je fuis. Je ne commande ni n'obéit ; ce qui est encore une manière de commander sa propre vie ». Et il ajoute : « Pourquoi aller au Kamchatka quand on a l'Indre-et Loire ? ».
Il fait même l'éloge de Jean-Henri Fabre, le naturaliste enfermé dans son jardin-monde.
Vous imaginez bien que tout cela m'agrée.
Comme Tesson, je suis horrifié par ce monde d'esclaves que nous fabrique la société des écrans.
Mais il y a moins de souffle que ses meilleurs livres, Tesson est encore en convalescence.
Il passe par cette « hyper-ruralité » que nos technocrates se sont donné la mission sacrée d'éradiquer et qui pour Tesson est le paradis.
La philosophie de Tesson est simple. Napoléon disait : « Il y a deux sortes d'hommes : ceux qui commandent et ceux qui obéissent ». Tesson précise : « Pas assez veule pour être soumis, pas assez narcissique pour être révolutionnaire, je fuis. Je ne commande ni n'obéit ; ce qui est encore une manière de commander sa propre vie ». Et il ajoute : « Pourquoi aller au Kamchatka quand on a l'Indre-et Loire ? ».
Il fait même l'éloge de Jean-Henri Fabre, le naturaliste enfermé dans son jardin-monde.
Vous imaginez bien que tout cela m'agrée.
Comme Tesson, je suis horrifié par ce monde d'esclaves que nous fabrique la société des écrans.
Mais il y a moins de souffle que ses meilleurs livres, Tesson est encore en convalescence.
dimanche, octobre 09, 2016
L'axe du loup (S. Tesson)
Sylvain Tesson marche sur les traces des évadés du goulag. Cela confirme ce que j'ai pensé en lisant Berezina : ce type est complètement fou, mais du genre de folie dont nous manquons cruellement.
Nota : puisque c'est un sujet d'actualité, recopions les quelques mots de Sylvain Tesson sur l'islam :
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Je juge reposant pour l'âme de voyager parfois hors de certains univers islamiques, c'est-à-dire loin des terres plantées de minarets où l'homme a créé l'enfer autour de lui. Loin des gourbis, loin des ânes battus, loin des femmes haïes et de la la loi naturelle bafouée et loin de cette odeur de pisse chaude de chèvre qui flotte toujours au-dessus de la maison du Prophète.
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Il partage cette répulsion avec un autre grand voyageur ouvert aux cultures étrangères : Claude Lévi-Strauss.
Nota : puisque c'est un sujet d'actualité, recopions les quelques mots de Sylvain Tesson sur l'islam :
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Je juge reposant pour l'âme de voyager parfois hors de certains univers islamiques, c'est-à-dire loin des terres plantées de minarets où l'homme a créé l'enfer autour de lui. Loin des gourbis, loin des ânes battus, loin des femmes haïes et de la la loi naturelle bafouée et loin de cette odeur de pisse chaude de chèvre qui flotte toujours au-dessus de la maison du Prophète.
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Il partage cette répulsion avec un autre grand voyageur ouvert aux cultures étrangères : Claude Lévi-Strauss.
vendredi, avril 03, 2015
Berezina (S. Tesson)
Pour le bi-centenaire, Sylvain Tesson a refait à l'hiver 2012 le parcours de la Grande Armée depuis Moscou en side-car russe. On ne comprend pas bien s'il y a plus de litres de Vodka ou plus de litres d'essence engloutis dans cette odyssée.
Ce va-et-vient entre passé et présent donne un livre agréable. De plus, il est réconfortant qu'il reste encore d'authentiques farfelus dans notre monde aseptisé. Qu'il faille les chercher du coté de la Russie n'a vraiment rien pour surprendre.
Voici les articles du Figaro sur le sujet :
Le Figaro sur Berezina
Des extraits que j'ai choisis «philosphiques» pour ne pas vous dévoiler les péripéties de la glaciale aventure :
Extraits de Berezina
L'album photo
Ce va-et-vient entre passé et présent donne un livre agréable. De plus, il est réconfortant qu'il reste encore d'authentiques farfelus dans notre monde aseptisé. Qu'il faille les chercher du coté de la Russie n'a vraiment rien pour surprendre.
Voici les articles du Figaro sur le sujet :
Le Figaro sur Berezina
Des extraits que j'ai choisis «philosphiques» pour ne pas vous dévoiler les péripéties de la glaciale aventure :
Extraits de Berezina
L'album photo
lundi, décembre 17, 2012
Tesson à propos de Hollande
Philippe Tesson sur François Hollande :
Mais, surtout, l'expérience [Mitterrand de 1981] fut menée sinon avec élégance, en tout cas avec un minimum de correction. De politesse. On n'alla pas jusqu'à insulter l'ennemi. Avec François Hollande, il en va différemment. On ne peut décidément rien contre sa nature. Et l'on n'a pas toujours la culture suffisante. Ni l'habileté politique. Ni le vrai courage. On a l'instruction, mais l'instruction, ce n'est pas un art.
Ce faisant, Philippe Tesson met le doigt sur les quatre principaux défauts de François Hollande que la presse complice passe sous silence : il est lâche, sectaire, inculte et vulgaire.
Il arrive que la presse, complice du pouvoir, laisse deviner le premier défaut, parce qu'il est impossible à cacher, mais les autres, qui étaient clamés avec une hystérie portée au rouge contre Nicolas Sarkozy, sont soigneusement dissimulés.
Si François Hollande était resté au poste où il a atteint son niveau d'incompétence, Président du Conseil Général de Corrèze, je me contenterais de le mépriser silencieusement comme il le mérite et de plaindre les Corréziens.
Malheureusement, il est devenu ce qu'il est devenu et je ne peux garder mon mépris silencieux.
Mais, surtout, l'expérience [Mitterrand de 1981] fut menée sinon avec élégance, en tout cas avec un minimum de correction. De politesse. On n'alla pas jusqu'à insulter l'ennemi. Avec François Hollande, il en va différemment. On ne peut décidément rien contre sa nature. Et l'on n'a pas toujours la culture suffisante. Ni l'habileté politique. Ni le vrai courage. On a l'instruction, mais l'instruction, ce n'est pas un art.
Ce faisant, Philippe Tesson met le doigt sur les quatre principaux défauts de François Hollande que la presse complice passe sous silence : il est lâche, sectaire, inculte et vulgaire.
Il arrive que la presse, complice du pouvoir, laisse deviner le premier défaut, parce qu'il est impossible à cacher, mais les autres, qui étaient clamés avec une hystérie portée au rouge contre Nicolas Sarkozy, sont soigneusement dissimulés.
Si François Hollande était resté au poste où il a atteint son niveau d'incompétence, Président du Conseil Général de Corrèze, je me contenterais de le mépriser silencieusement comme il le mérite et de plaindre les Corréziens.
Malheureusement, il est devenu ce qu'il est devenu et je ne peux garder mon mépris silencieux.
Libellés :
François la gélatine,
psychopathie socialiste,
Tesson
mardi, novembre 13, 2012
Tesson : la conférence de presse de Hollande, c'est du toc
Ce n'est pas parce que monsieur Hollande a viré de cap et qu'il vient d'infléchir sa politique économique dans une direction plus raisonnable que celle qu'il avait empruntée il y a six mois que nous le tiendrons quitte de ses erreurs passées et que nous lui accorderons la confiance qu'il va solliciter cet après-midi de la part du peuple français. Il a, en effet, montré trop de haine envers son prédécesseur, trop de mépris envers la bourgeoisie d'où il vient, trop de sottise dans sa condamnation de l'argent, trop de suffisance dans l'exposition de soi-même, trop d'arrogance dans les défis qu'il a lancés pour qu'on accorde crédit à l'homme. Il a trop promis et s'est trop repris, il s'est trop engagé puis trop rétracté pour qu'on accorde foi au politique.
Libre à ceux qui ont voté pour lui de se satisfaire de ses approximations, de ses palinodies et de ses postures fanfaronnes, c'est leur affaire. Libre à ses alliés politiques de continuer de jouer avec lui un jeu pervers de dupes et d'accepter de perdre ce qu'il leur reste d'âme contre une misérable prébande de pouvoir, c'est leur problème. Pour nous, Hollande restera l'imposteur, en dépit des retournements qu'il pourra lui arriver d'opérer, fût-ce en faveur de nos intérêts idéologiques... et même fiscaux ! L'imposteur : celui qui, sous le masque de la vertu, trompe même les siens, sans vergogne.
"C'est se foutre du monde"
Il a échoué sur toute la ligne sans même avoir su donner le change par une gestion honorable de son image. Il s'est renié en tous domaines. Il devait gouverner modeste, il est partout, enflé comme Ubu. Il a occupé le paysage pendant six mois dans l'attente d'un rapport destiné à lui indiquer quelle politique il doit mener. Quel aveu d'impréparation, d'incompétence et d'incapacité à gouverner ! Ce rapport lui parvient enfin. Il remet en cause la parole sur laquelle le candidat a été élu président. Qu'importe, il sera la nouvelle Bible.
C'est cet homme-là qui va s'expliquer devant nous durant deux heures cet après-midi pour nous dire qu'il a choisi, après six mois de tergiversations, de faire à peu près la même chose que ce que faisait cette ordure de Sarkozy. C'est se foutre du monde. Entre-temps, la France aura perdu beaucoup d'argent, beaucoup d'emplois, beaucoup de crédit et l'amitié de l'Allemagne. Cela s'appelle le socialisme en marche vers le réenchantement du rêve. Du toc, oui...
Libellés :
Les conneries de Hollande,
Tesson
mardi, juillet 10, 2012
Tesson : la France est au bord de la rupture sociale
Disons à la décharge de François Hollande qu'il fait ce qu'il sait faire, ce qu'il a toujours fait : discutailler et embrouiller. Décider, trancher, ce n'est pas son truc. Les Français qui l'ont élu ne pouvaient l'ignorer.
On peut même penser qu'ils l'ont élu pour cela : le changement, pour que rien ne change.
Article de Philippe Tesson dans Le Point :
Que va-t-il sortir de cette "grande conférence" qui s'achève ce soir, sinon un constat des profondes divergences qui opposent les partenaires sociaux ? Or on les connaît depuis longtemps. Était-elle donc utile? L'urgence est-elle de rappeler au peuple français, qui l'entend depuis six mois, que François Hollande a une conception du dialogue social différente de son prédécesseur ? L'urgence est-elle d'inscrire dans la Constitution la démocratie sociale ? L'urgence est-elle dans la définition de la méthode, question d'autant plus légitime qu'en matière de méthode le président de la République ne s'est pas gêné pour faire comme tout le monde : il vient de décider unilatéralement et sans complexes de geler les rémunérations des fonctionnaires ? Et puis la méthode, c'est un alibi. On lisait hier dans Le Parisien une interview de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO. Il disait d'abord : avec le gouvernement précédent, on n'avait qu'un mois pour négocier. Il disait ensuite : on ne peut pas passer notre temps en réunion. Quelle cohérence !
Le gouvernement perd son temps
L'urgence n'est pas dans le formalisme, elle n'est pas dans les apparences, ni dans les symboles, elle est dans l'action propre à réduire le plus rapidement possible les effets de la crise au moyen de mesures progressives et évidemment concertées, selon un calendrier resserré donnant priorité au problème de l'emploi, à la veille d'une rentrée sociale qui s'annonce dramatique. Ce ne sont pas les sept tables rondes tenues hier et aujourd'hui qui feront avancer les solutions. Le gouvernement perd son temps. François Hollande annonce qu'il inscrit son action dans la durée. Dans la longue durée ? Comme le chômage du même nom. Cinq années pour faire la synthèse des positions respectives des partenaires sociaux ?
Il aura du mal. Ces deux journées donnent l'image d'une confusion inextricable. Chacun affirme des positions irrévocables. Et en face, le gouvernement, qui affiche une priorité absolue, la croissance, et propose en même temps des mesures qui vont contre l'objectif. La croissance passe par la compétitivité des entreprises, qui suppose l'abaissement du coût du travail. Le gouvernement en est conscient, mais il est prisonnier de contradictions qui le lui interdisent. La croissance passe par la libéralisation du marché du travail, sa flexibilisation, l'assouplissement des licenciements, autant de réformes qui vont contre la doctrine sociale du pouvoir, qui resserrent encore le piège de l'emploi et qui rencontrent l'opposition radicale des syndicats.
Le retour à la retraite à 60 ans relève de l'inconscience
On ne se réjouit pas des embarras du gouvernement, contrairement aux socialistes, qui se félicitaient trop volontiers et trop méchamment des embarras rencontrés par Nicolas Sarkozy. On comprend et l'on doit accepter que François Hollande fasse appel à la solidarité des privilégiés. Mais tout pacte social doit reposer sur un équilibre honnête visant à l'intérêt national, et dont le pouvoir politique est l'arbitre et le garant. La France est aujourd'hui au bord d'un seuil de rupture sociale. Il appartient au président de la République d'éviter qu'elle ne le franchisse et aux partenaires sociaux de l'y aider. Un effort fiscal considérable des entreprises et des particuliers va être exigé. Il sera vain - ne parlons pas de justice !- si les syndicats, spéculant sur la faiblesse gouvernementale, ne se rangent pas à un minimum de raison. Certaines de leurs revendications sont légitimes. D'autres sont abusives. Que FO et la CGT, par exemple, exigent un retour à la retraite à 60 ans à taux plein relève de l'inconscience.
Le temps des incantations, des synthèses, des surenchères et des blocages est révolu. Celui d'un compromis rapide est venu. Il appartient à François Hollande d'en être l'artisan.
Libellés :
conneries,
conservatisme à la française,
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