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lundi, avril 10, 2017

Les paysans, les statistiques : les technos et la haine du peuple

Toute la politique française des quarante dernières années est résumée par la phrase de Brecht : « Le peuple vote mal ? Changeons de peuple ».

Le PCF, voyant que les ouvriers français avaient des rêves bourgeois, les a abandonnés  et s'est tourné vers ce prolétariat de substitution que sont les zimmigris.

Le capitalisme mondialisé détestant les paysans, (l'enracinement, c'est le mal), leurs complices technocrates les a transformés en esclaves prisonniers de leurs subventions et de leurs crédits agricoles.

Dans les deux cas, les technocrates ont été les zélés instruments de la destruction du peuple français.

Il y a donc complémentarité entre ces deux articles :


Isabelle Saporta:  « Comment peut-on avoir laissé tomber les paysans à ce point ? »

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Que vous inspire la campagne présidentielle ?

Nous sommes à la veille d'une élection cruciale pour la France. Il existe une angoisse abyssale de la part de nos concitoyens. Plutôt que de chercher à résoudre les causes de celle-ci, la seule réponse des politiques, c'est de culpabiliser les Français et notamment les agriculteurs en leur disant qu'ils ne sont pas assez productifs et peu compétitifs. En plus, il ne faudrait surtout pas qu'ils se trompent lorsqu'ils iront voter. C'est par exemple flagrant dans les territoires ruraux. Cela fait trente ans que les politiques les ont laissés tomber en fermant les uns après les autres les services publics. En donnant les clefs du commerce aux grandes surfaces sous couvert de la défense du pouvoir d'achat des ménages. Une politique suicidaire qui a tué le petit commerce, vidant les centres-bourgs. Mais qui a aussi éliminé les uns après les autres les agriculteurs, qui n'arrivent plus à vivre dignement de leur travail. Avec à la clef de nombreux emplois supprimés, remplacés par des postes précaires dans la grande distribution. Et quand ces mêmes agriculteurs veulent s'en sortir, l'administration leur met des bâtons dans les roues.

Avez-vous un exemple ?

Dans les Hautes-Pyrénées, où j'étais il y a deux semaines, des agriculteurs attachés aux produits du terroir, comme le porc noir de Bigorre, ont trouvé un accord avec la grande distribution sur un système de prix plus juste et rémunérateur. Ils se sont heurtés à l'administration, qui estime qu'il s'agit d'une entente illicite qui entrave le commerce.

[…]

Finalement, que faut-il faire pour sauver les agriculteurs ?

Il faut nouer un pacte historique entre la société et ses nourrisseurs, et arrêter de les brider. Le capital sympathie qu'ils ont avec la société est très fort. Comment peut-on avoir laissé tomber les paysans à ce point? Ce sont eux qui nous nourrissent. Après avoir abandonné ses ouvriers, la France va-t-elle faire la même chose pour ses paysans ? On sacrifie ce qu'il y a de mieux pour produire au moindre coût, mais, à ce jeu-là, on est toujours perdant.
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Contrairement à Isabelle Saporta, je ne m'interroge pas. Les raisons pour lesquelles « on » a laissé tomber les paysans à ce point sont parfaitement claires, comme je viens de m'en expliquer supra.


L'Élysée publie un manuel pratique des mensonges statistiques

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Quant aux chiffres, ils ont la réputation d'être la plaie du discours techno, sans chair et sans âme. Or ce poncif est le moindre grief qu'on puisse leur adresser. Les statistiques sont en réalité à la portée du premier venu et il n'y a pas d'instrument plus paresseux : cela évite l'effort d'intuition nécessaire pour comprendre et expliquer, quel que soit le sujet. Les chiffres font leur office de démonstration, croit-on, alors que personne n'est dupe de leur stérile abstraction.

Ce péché de l'esprit, car c'en est un, se constate à nouveau dans le bilan gorgé de nombres que publie actuellement la présidence de la République sur son site. Un quinquennat pour la France et les Français. Ces 76 pages illustrent la plupart des formes de mensonge que permettent les statistiques: approximation des termes, choix tendancieux des dates de référence, fausse corrélation, insignifiance des données.

[…]

Le tâcheron de l'Élysée, auteur de ce fatras pour son patron, n'a aucune idée de la nature des choses. Il est certes légitime d'établir des bilans pro domo, mais une telle absence d'objectivité est autodestructrice. «Tout ce qui est excessif est insignifiant», selon l'adage français. Pour parler comme pour chanter juste, il faut d'abord se mettre au bon diapason, celui des réalités.
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mardi, décembre 20, 2016

Donald ist ein Berliner

Comme d’hab, il n’y a que Trump à ne pas tourner autour du pot :

« Nos cœurs et nos prières sont avec les proches des victimes de l’horrible attaque terroriste de Berlin. Des civils innocents ont été assassinés dans les rues alors qu’ils se préparaient à célébrer la fête de Noel. Daech et les autres terroristes islamistes, dans le cadre de leur jihad mondial, continuent à massacrer des chrétiens dans leurs communautés et leurs lieux de cultes. Ces terroristes doivent être éradiqués de la surface de la Terre, une mission que nous allons mener à bien avec nos partenaires épris de liberté ».

Je lui conteste juste « islamistes » : les terroristes sont des musulmans. La différence islamiste/musulman est fallacieuse.

Il n'y a qu'une différence à faire, entre, d'une part, les individus qui, par malheur, sont musulmans et ont vocation, soit à ne pas le rester, soit à quitter les pays occidentaux, et la religion-mode de vie musulmane, appelée islam, par nature violente, et dont toutes les expressions doivent être empêchées ou sévèrement restreintes dans nos pays. Bref, l'islam est notre ennemie, pas les musulmans ... s''ils ne restent pas musulmans.

Le 19 décembre a été une rude journée. Mais là où est grandit le danger, grandit le remède.

Je crois que la stratégie des salafistes (la conquête par la démographie et par l'usage pervers des droits de l'homme) est la bonne mais les musulmans ne peuvent s'empêcher d'être violents, c'est la nature de l'islam, ce qui provoque des prises de conscience.

Nous ne sommes pas encore conquis.

Addendum :

Et notre Mou-Président national (c'est moi qui souligne) :

« Le Président de la République exprime sa solidarité et sa compassion à la Chancelière Merkel, au peuple allemand et aux familles après qu'un camion a provoqué de nombreuses victimes dans la foule d'un marché de Noël dans le centre de Berlin. Les Français partagent le deuil des allemands face à cette tragédie qui frappe toute l'Europe.»

Méchant, méchant camion !

La voiture sans chauffeur, c’est pas encore au point. En revanche, sur le camion sans chauffeur, ils progressent à donf rue du Faubourg Saint Honoré.





mercredi, novembre 02, 2016

Hollande, le président socialiste parfait

Chers amis de la vrai droite, ne tombez pas dans le piège des socialistes qui veulent vous faire croire que le problème est François Hollande, autrement dit, que c'est un problème de personnes.

C'est faux, c'est du chiqué, de l'esbroufe, un piège pour les gogos. Le problème n'est pas François Hollande mais le socialisme. N'importe quel socialiste, de la vraie gauche ou de la fausse droite, aurait fait la même politique que lui et obtenu les mêmes résultats.

Notons que les Français, qui mettent tous les socialistes au même niveau dans les sondages, ont une idée plus juste que les commentateurs, complices de cette mascarade, qui se focalisent sur François Hollande.

Au contraire des analyses tronquées, François Hollande est le président socialiste parfait et je le démontre. François Hollande a appliqué correctement les politiques souhaitées par les socialistes depuis des décennies :

♗ Soumission à « l'Europe », y compris au détriment de la France : OK

♗ Soumission au messianisme américain (proche du messianisme de gauche) : OK

♗ Soumission au multiculturalisme, au sans-frontiérisme et notamment à l'islam : OK

♗ « Avancées sociétales » : OK

♗ Etatisation de la société, pour notre bien, évidemment : OK

♗ Culte de l'impôt et étouffement de l'initiative individuelle : OK

♗ Destruction de tout ce que notre régime peut comporter de monarchique : OK

C'est pourquoi les reproches des socialistes adressés à Hollande me semblent une vaste hypocrisie : il a fait exactement la politique que les socialistes attendaient de lui et ils le lui reprochent. C'est quand même gonflé. Et ces connards de la fausse droite de tomber complaisamment dans le panneau.

On attend toujours une vraie critique de droite de la part des politiciens prétendus d'opposition. D'ailleurs, on peut toujours attendre, puisqu'en réalité, ces gens prétendus d'opposition sont d'accord sur le fond avec Hollande, leur opposition n'est que de façade, une pose (si vous avez un doute, passez en revue mes sept points précédents et dites moi où il y a un vrai désaccord).

Par exemple, ce que serait une vraie critique de Hollande à propos de la monarchie républicaine :

De Nicolas Sarkozy à François Hollande, la Ve République sur la sellette

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Mais la conséquence de cette désincarnation, c'est également l'érosion du caractère démocratique du système, la responsabilité, qui en théorie fonde l'autorité du président, étant aussi le moyen, pour le peuple, de faire entendre sa voix. De là, pointe Patrick Buisson, «un Kratos sans Démos»: un pouvoir retiré au peuple au nom de la démocratie elle-même, sans que le subterfuge suscite autre chose qu'un sentiment de malaise - et une abstention de plus en plus massive chez les jeunes et dans les catégories les moins favorisées.

Et c'est ainsi que la Ve République, Monarchie populaire, voit ses deux piliers vaciller en même temps. Alors que le monarque l'est de moins en moins, hésitant entre le lampiste et le despote mais refusant d'un même mouvement incarnation et responsabilité, le peuple voit s'évanouir sa souveraineté, réduite en miettes puis répartie entre d'innombrables intervenants, représentants qui ne représentent pas même la moitié des électeurs, juges, experts européens, technocrates bruxellois, instances partisanes sélectionnant les candidats à la présidentielle, etc. Le tout fabriquant une manière de «postdémocratie» qui n'est jamais qu'une antidémocratie. Une démocratie dépassée, remplacée par un Kratos désincarné, lointain, inaccessible, situé dans quelque introuvable cloud politique.
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lundi, octobre 31, 2016

La piètre et le néant

Je ne suis pas souvent d'acoord avec Maxime Tandonnet, trop prisonnier du Système,mais là, à part la fin qui demande à être nuancée (la monarchie ne me semble pas un mal en soi, le problème est que nous avons une fausse monarchie, élective), je n'ai guère à objecter :

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Le livre de M. Davet et M. Lhomme, "Ce qu'un président ne devrait pas dire" (Stock 2016) pulvérise les records de vente et provoque une crise de régime. A vrai dire son contenu n'a pas grande importance sur le plan de l'histoire ou de la réflexion politique. Mais le succès et l'impact de l'ouvrage sont fascinants par ce qu'il révèlent. Dans ce document, l'ère du vide narcissique et voyeuriste bat son plein: "C'est à ce moment là que nous lançons au chef de l'Etat "Il faut se teindre les cheveux pour être président? On craignait un peu sa réaction. Allait-il s'empourprer devant la médiocrité du questionnement, se draper dans sa si précieuse vie privée? Sa réponse nous a surpris à tout point de vue. Hilare, il nous lance: "Alors là, le coiffeur devrait en témoigner: je ne me suis jamais fait teindre les cheveux. Jamais, jamais! Mon père avait les cheveux comme ça!".

Ce qui me sidère? C'est qu'un tel étalage de néant, sans le moindre intérêt, en provoquant une crise de régime, entraîne davantage de dégâts politiques que la mort de 250 personnes dans des attentats terroristes commis en moins de deux ans sur le sol français, le drame de 6 millions de chômeurs et combien d'exclus, cette hallucinante et désastreuse crise des migrants, le Brexit, la désintégration en cours de l'Europe politique, l'impuissance générale de l'Etat ... Ce livre est celui d'une hallucination, d'une démence collective, le livre d'une France d'en haut ayant perdu ses repères intellectuels et éthiques, devenue incapable de distinguer l'accessoire de l'essentiel. Je sais que mon propos est totalement inaudible en ce moment: je ne pense pas que M. Hollande soit moins intelligent ni plus cynique que la moyenne des Français, des politiciens français, des 50 ou 60 candidats à la présidentielles. Le système politique français est fondé sur l'illusion d'un président de la République tout puissant, personnalisant le pouvoir politique à lui seul, au cœur du faisceau médiatique, privé de toute contrôle, toute sanction possible et mise en jeu de sa responsabilité. Or en réalité, ses capacités d'agir à lui seul sur le monde réel sont réduites, en tout cas sans commune mesure avec son image de Jupiter intouchable. Ce vertigineux décrochage entre le mythe et la réalité viendrait à bout de n'importe quelle raison. Dans les débats politiques en cours, notamment les primaires, je cherche la moindre trace, le moindre soupçon de réflexion sur le sujet, au centre du malaise français contemporain. Pour l'instant, dans le fleuve de paroles qui nous submerge, je n'en ai pas trouvé une seule...Pas une.

Maxime TANDONNET
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jeudi, octobre 27, 2016

Hollande et le naufrage démocratique

Article impeccable d’E. Verhaeghe :

Hollande et l’exorcisme démocratique

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Je veux bien qu’on critique les populistes à tour de bras, et que, sur les antennes du service public, on vomisse tous ceux qui rejettent les élites. Mais il suffit de lire cinquante ou soixante pages de ce livre [de confidences de Hollande], de ce poison quintessentiel, pour comprendre que le populisme n’est pas né d’une invasion extraterrestre. Il est la réaction naturelle, saine, salutaire, à la débauche de bassesses et de médiocrité dont un président de la République donne la démonstration durant son quinquennat.

Sur ce point, je recommande tout particulièrement le récit de l’éviction (au demeurant justifiée) de Delphine Batho. Les calculs politiques que Hollande dévoile à cette occasion devraient guérir pour longtemps les lecteurs de tout angélisme démocratique. Ils éclairent en tout cas les raisons pour lesquelles les Français sont si nombreux à « rejeter » le système.

Au final, la lecture du livre nous rappelle que la République n’a nul besoin de populistes, de démagogues, de fachosphère, pour trembler sur ses bases. Elle n’est victime de nul complot d’extrême droite qui la menace. Ce qui la tue, c’est le comportement de ces dirigeants médiocres, obsédés par leur carrière, sous-dimensionnés pour le pays qu’ils dirigent, parvenus à force d’intrigues et de combinazioni : lorsque les Français les voient, ils ont envie de vomir, et ils ont raison.
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Nous vivons le drame de tous les systèmes politiques bloqués et décadents : plus la décadence est patente, plus le blocage est renforcé par ceux qui en vivent. C'est le problème de la cocotte-minute. Plus la pression monte, plus on souque le couvercle, en espérant que la pression retombera par enchantement ou que l'explosion sera pour les suivants. En général, cela finit mal.

De temps en temps, par miracle, on tombe sur un réformateur qui fait in extremis ce que tout le monde sait qu’il faut faire depuis des années. Mais les miracles ne sont pas fréquents.

mardi, octobre 11, 2016

Le naufrage de la politique étrangère française

On ne peut pas dire que la dame noie nos politiciens sous les compliments :

Caroline Galactéros : « La décision de Vladimir Poutine humilie la diplomatie française »

Ce juste constat est si accablant qu'il est difficile à commenter. Inutile d'en rajouter.

Je peux seulement dire mon sentiment : la honte. J'ai honte de notre gouvernement, de notre diplomatie.







dimanche, juin 26, 2016

François Hollande et le Brexit

Je ne suis pas souvent 100 %  d'accord avec Jacques Sapir mais là, si.

J'ai exactement la même analyse que lui : les européistes continuent à forer droit au mode autiste à fond. Ils disent « Je vous ai compris » parce qu'il faut bien dire quelque chose mais, en réalité, ils n'ont rien compris du tout, d'ailleurs ils n'ont pas écouté, imbus de leur supériorité qu'ils sont. Ils méprisent. Comme d'habitude. Et continuent à aller droit dans le mur en klaxonnant.

A la prochaine porte dans la gueule, ils prendront ce même air effaré, comme si c'était la première fois, puisqu'ils n'ont entendu aucun avertissement.

Conclusion : les européistes, il ne faut pas discuter avec, ça ne sert à rien. Il faut s'en débarrasser.




François Hollande et le Brexit

François Hollande a fait le vendredi 24 une déclaration consécutive au vote en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne[1], ce que l’on appelle le Brexit. Cette déclaration est importante car elle révèle, par ce qu’elle dit mais surtout ce qu’elle ne dit pas, l’imaginaire de la construction européenne de notre Président et, au delà, de l’élite politique.

Quand l’émotion remplace la politique
François Hollande commence par dramatiser l’événement, et le présente comme une cause de souffrance avérée ou potentielle. Il se situe donc sur le terrain de l’émotion. On le constate dès la seconde phrase : « C’est un choix douloureux et je le regrette profondément pour le Royaume-Uni et pour l’Europe ». De même place-t-il la question des relations entre la France et la Grande-Bretagne sur le terrain de l’amitié : « La France pour elle-même et pour la Grande-Bretagne continuera à travailler avec ce grand pays ami, auquel l’Histoire et la géographie nous unissent par tant de liens, sur le plan économique, humain, culturel… ». D’emblée la question de ce référendum est ici dépolitisée. On est dans le monde des affects et pas dans celui de l’analyse, dans celui des sentiments et non celui des intérêts politiques. Ceci est révélateur de l’approche que François Hollande à d’un tel événement. Ceci lui permet d’esquiver la question du « pourquoi » de ce dit événement, et donc, par conséquence, les remises en causes qu’il implique. Ou, plus exactement, après avoir situé le débat sur le plan émotionnel, de dénaturer le nécessaire bilan de l’Union européenne.
A cet égard, une phrase est marquante : « … la décision britannique exige aussi de prendre lucidement conscience des insuffisances du fonctionnement de l’Europe et de la perte de confiance des peuples dans le projet qu’elle porte ». Le début de cette phrase donne le sentiment, voire l’illusion, que l’heure du bilan est arrivée. La seconde proposition de cette même phrase enterre cela. En effet on parle des «insuffisances du fonctionnement », ce qui implique que le problème posé est uniquement de mise en pratique (le « fonctionnement »), mais surtout on parle de « la perte de confiance des peuples dans le projet qu’elle porte », ce qui revient à dire que l’on est sur un problème depédagogie et non un problème d’options politiques. Or, un projet peut être bien expliqué, bien mis en pratique, et par ailleurs critiquable. Dans l’imaginaire profondément européiste de François Hollande il ne peut s’agir d’une remise en cause du projet. C’est pourtant de cela même dont il est question avec le Brexit. Les britanniques ne se sont pas prononcés « contre » l’Europe, et les déclarations de Boris Johnson sur ce point l’attestent[2]. C’est bien une remise en cause du projet fédéral qui est mené, en catimini, par l’Union européenne à travers l’Union Economique et Monétaire (vulgo : la zone Euro) qui est mis en cause. Mais cela, admettre que c’est cette partie du projet qui a motivé une remise en cause de l’Union européenne par les britanniques[3], c’est visiblement trop pour l’estomac, à vrai dire bien délicat, de notre Président.

Un profond déni des réalités
Evidemment, cela se traduit dans la réaction de François Hollande, dans ce qu’il entend proposer à l’UE pour répondre au Brexit. L’ordre des priorités est, lui aussi, révélateur : « La France sera donc à l’initiative pour que l’Europe se concentre sur l’essentiel : la sécurité et la défense de notre continent pour protéger nos frontières et pour préserver la paix face aux menaces ; l’investissement pour la croissance et pour l’emploi pour mettre en œuvre des politiques industrielles dans le domaine des nouvelles technologies et de la transition énergétique ; l’harmonisation fiscale et sociale pour donner à nos économies des règles et à nos concitoyens des garanties ; enfin le renforcement de la zone euro et de sa gouvernance démocratique ». Notons que, quand il est question de sécurité, François Hollande ne parle que de l’Europe alors que, concrètement, ce sont les Etats qui ont en charge cette sécurité. Il affecte de croire qu’il existe une politique de sécurité européenne alors qu’il n’y a, au mieux, qu’une coordination entre les Etats. La formule adéquate aurait du être que l’Union européenne devait se recentrer sur la coordination des politiques de sécurité et de défense des Etats. Le glissement auquel il se livre n’est pas seulement faux ; il traduit la constitution d’un monde imaginaire, dominé par l’idée fédérale, dans l’esprit de François Hollande.
Mais, surtout, ces priorités ne correspondent pas à celles qui ont été exprimées dans le débat sur le Brexit et que l’on retrouve dans divers sondages au sujet de l’UE. Le problème central aujourd’hui est celui de la démocratie en Europe. D’ailleurs, l’argument le plus fort des partisans du Brexit a bien été celui du rétablissement de la démocratie. Or, ce point arrive en dernier (la « gouvernance démocratique » ), venant juste après la zone Euro. Cet ordre de présentation est important. Pour François Hollande il n’est pas question de toucher à l’Euro. Au mieux faut-il le « renforcer », alors que les conséquences politiques de la mise en œuvre de la monnaie unique ont été premières dans les réactions des britanniques qui se sont sentis floués par le « fédéralisme furtif » mis en œuvre par l’UE.
François Hollande, en réalité, n’entend pas remettre en cause la stratégie de « fédéralisme furtif » menée par l’UE depuis maintenant près de 20 ans. Or, c’est très précisément cet aspect là du projet politique de l’UE qui est mis en cause, et sous des formes très diverses, par le vote des britanniques mais aussi par les différents soulèvements contre l’austérité et contre cette idée de retirer aux parlements nationaux le droit final de contrôle sur la politique économique et budgétaire. En fait, François Hollande fait mine de prendre conscience que quelque chose ne va pas dans l’UE, mais c’est pour – en réalité – proposer la poursuite et l’approfondissement, du même projet politique qui a été rejeté par les électeurs britanniques.

Ce déni des réalités et cette radicalisation dans la posture fédérale trahit une incapacité profonde à tirer la leçon des différents événements et un refus radical, on pourrait même dire congénital, à procéder à la moindre remise en cause. C’est un phénomène qui s’apparente à une clôture psychologique qui caractérise les grandes psychoses. Elle annonce un approfondissement de la rupture entre les peuples et les élites européistes, une rupture qui pourrait avoir des conséquences tragiques dans un proche futur.
[2]  http://www.spiegel.de/international/europe/spiegel-interview-with-london-mayor-boris-johnson-a-1047789.html
[3] Voir, Boris Jonhson sur l’Euro :http://www.theguardian.com/politics/video/2012/dec/04/boris-johnson-euro-video

mercredi, juin 22, 2016

Un gouverment pourri jusqu'à l'os

Manifestations : la Valls hésitation

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Les échanges entre le chef de l'Etat, le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur, n'auront pas manqué en début d'après midi. Que vaut-il mieux pour 2017, une petite lâcheté de plus, qui sera vite oubliée, ou un grave affrontement social et une rupture définitive avec la gauche de la gauche? Pour la réélection présidentielle, le choix est vite fait: garder le contact avec la gauche de la gauche. Tant pis pour l'honneur, pour la dignité, pour l'intérêt général. Jamais, dans l'histoire de la Ve République, un gouvernement n'aura paru autant aux abois, désemparé, en perdition. Les dirigeants politiques, obnubilés par leur destin narcissique, semblent avoir perdu tout repère, toute référence de l'ordre du bien commun, de la politique au sens noble du terme.
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De Leonarda à la CGT : l'agonie politique de François Hollande

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Décidément, l'école des apparatchiks du Parti socialiste n'est pas la meilleure formation pour prendre des décisions quand on devient chef d'Etat. Les jeux d'ombre entre courants sont possibles quand on n'a pas de richesse à créer, qu'on n'a à gérer qu'une structure parasitaire vivant de fonds publics et de maigres cotisations. Après ses longues années de primo-secrétariat rue de Solférino, François Hollande laissa son parti dans un tel état que son successeur, Martine Aubry dut elle-même «déboucher les chiottes» selon son élégante expression. Il est à craindre que ce président ne laisse notre pays dans le même état à la fin de son mandat.

[…]

Le quinquennat de François Hollande aura été celui de l'abandon de toute ambition de maîtriser notre destin tant il y avait d'écart entre les mensonges de ses promesses et la réalité de ses faiblesses.

Les Français ont désormais conscience que le pouvoir exécutif est à l'agonie. La curée des corporations et des lobbies va se déchaîner. Ajoutez à cela la menace de nouveaux attentats islamistes et la fragilité croissante d'une politique financière fondée sur la création monétaire échappant à tout contrôle et vous trouverez tous les ingrédients d'une convulsion historique qui nous pend plus que jamais au nez.

François Hollande, ce Louis XVI qui ne savait même pas faire de serrurerie …
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Aucune surprise : c'est du Hollande tout craché.

Pour ce genre de décisions, qu'on voyait arriver gros comme un camion, je continue à en vouloir aux électeurs de François Hollande : quiconque avait réfléchi à son parcours et à son positionnement politique savait que c'était un menteur, un louvoyeur, un finasseur, un minable, qu'il ferait ce qu'il a fait.

Seule consolation : François Hollande a peut-être hâté la mort du PS (c'est normal, pour des partisans de l'euthanasie) mais ce n'est même pas sûr : la droite est tellement nulle qu'il pourra se refaire après une cure d'opposition.





lundi, mai 30, 2016

L'envers de Verdun

La France de 2016 est un pays désespérant.



Robert Redeker : « Nous n'étions plus à Douaumont mais à la Verdun pride »

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Jamais au cours de cet anniversaire n'a été rappelé avec la précision nécessaire qui étaient vraiment ces soldats de Verdun. La plupart étaient des paysans. Beaucoup ne parlaient qu'une de ces langues, si belles, qui poussent très loin leurs racines dans l'histoire de notre pays et qu'un fanatisme criminel veut éradiquer, le breton ou l'occitan. Le paysan sait qu'il appartient à la terre. Ces soldats héroïques savaient ce que c'est que défendre la terre, que défendre le sol. Ils ne concevaient pas la patrie comme un réceptacle de valeurs, mais comme la terre nourricière, la vraie mère d'où ils sont nés. Ils ne sont pas morts pour des idées, contrairement au cliché partout répété, non, ils sont morts pour la France, pour défendre le sol de la patrie, pour protéger ses frontières, ils sont morts avec l'amour de la France au cœur et à l'âme. Le même mot, cœur, dit amour et courage. Ils sont morts dans l'amour et dans le courage.

[…]

Ces cérémonies ont occulté la notion de victoire. Est-il tabou d'en parler ? Or, les héros de Verdun, les terreux et les autres, issus d'autres classes sociales que la paysannerie, désiraient ardemment la victoire, versaient leur sang pour elle, qu'ils obtinrent. Sauver la terre de France de la rapacité allemande passait par la victoire à Verdun et sur les autres champs de bataille. Nous vivons dans un pays qui a honte de ses victoires militaires, qui ne veut pas fêter Austerlitz, qui veut commémorer Verdun sans dire qu'il vaincu l'Allemagne ! En ces temps de déchirement du tissu national, le souvenir de la victoire aurait dû servir à réveiller la fierté d'être français, à sortir la fierté française du sommeil dans lequel la maladie de la repentance l'a plongé.

[…]

Les discours officiels remplacèrent ce qu'il importait de réduire au silence - le soldat et sa vérité, la terre, la paysannerie, les frontières, la victoire - par des généralités moralisatrices sur la guerre et ses horreurs, sans oublier l'amitié entre les peuples. Ces facilités de rhétorique mentent. Ces clichés de dissertation de Sciences Po et d'écoles de journalisme trichent.

[…]

Il eût fallu organiser, dans un silence de cathédrale, dans un recueillement collectif, des lectures poétiques autour du sacrifice, de la mort généreuse, de la nation et de la patrie. La lecture publique de Péguy y eût été tout indiquée. On préféra autre chose. On opta pour une voie plus conviviale. On osa faire fête de cette commémoration. Une chorégraphie chatoyante zigzagua presque joyeusement entre les tombes. Des ballons furent lâchés. François Hollande s'aventura en un étrange propos : « Verdun est pour la première fois honoré non pour son passé de souffrance mais pour son message d'espérance» . Pour galvaniser ce message d'espérance, on transforma la commémoration en un spectacle bariolé, on y insuffla de la gaité ! A quoi sert-elle, cette fête ? A organiser l'oubli. L'oubli du soldat. L'oubli du pourquoi de son sacrifice.

Sous la présidence de François Hollande, le soldat inconnu venait de mourir une seconde fois. Nous n'étions plus à Douaumont, nous étions dans la Verdun Pride !
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Que François Hollande soit un traitre qui piétine allègrement tout ce que nous tenons pour sacré, que sa place soit au bagne ou dans les fossés de Vincennes, on ne peut pas dire que c'est une révélation. Mais cet olibrius est président de la république, ça fait mal.

Pourtant, prenons garde d'oublier l'essentiel : peu importent les grotesques cérémonies du tyran, le vrai tombeau des héros est le coeur des vivants.

Pour ma part, je me souviendrai de mon arrière-grand-père, mort pour la France en octobre 14. Ca aurait de la gueule si, en France, nous faisions comme les Russes un régiment immortel.

Evidemment les Valls, les Sarkozy, les Belkacem seraient un peu gênés, mais ça ne me dérangerait pas beaucoup.



mardi, avril 19, 2016

Hollande : le narcisse déplacé

Que penser d’un officiel qui plaisante «Vos prières sont les bienvenues » à propos des sondages, à la sortie du musée copte du Caire, quand on connaît la tragédie des chrétiens d’Orient ?

C’est simple : c’est un pauvre con, un pauvre type.

Il est énarque ? Et alors ? Il n’a pas de cons ni de pauvres types chez les énarques ?

Il est narcissique, absolument autiste à tout ce qui n’est pas lui, «dépourvu d’affect » (enfin … pas tout à fait, il aime beaucoup sa propre personne). Et il est partout déplacé, même comme pot de fleurs.


Que la décadence est longue et douloureuse !

samedi, avril 16, 2016

La table noire : « La France va mieux »

Il me semble, sans garantie d'origine, que Josef Goebbels racontait l'histoire suivante :

« Considérons la table en sapin blond devant nous. Si je vous dis : "Elle est blanche", on peut discuter des nuances, mais si je vous dis : "Elle est noire", vous ne pouvez plus discuter, juste accepter ou refuser. Et si je répète suffisamment souvent que cette table est noire,  nombreux seront ceux qui chercheront par eux-mêmes des raisons d'accepter que cette table est noire ».

Je ne sais pas si cette anecdote est authentique, mais je crois que le fond en est juste. La sagesse populaire ne se trompe pas quand elle dit « Plus c'est gros, plus ça passe », qu'il faut prendre au premier degré. La manipulation des foules par les « communicants » (ce terme est lui-même une manipulation. Pour communiquer, il y a les porte-paroles, ce n'est pas du tout ce travail que font les « communicants ») atteint des sommets.

Quand François Hollande déclare « La France va mieux », il ne parle pas à la raison raisonnante, il ne compte pas persuader par des arguments, il cherche à créer une impression, à laisser une trace dans le cortex des auditeurs.

Puis, cette phrase débile sera répétée sous divers prétextes par des milliers de complices (co-religionnaires, journalistes, etc.) et elle finira par passer pour une vérité aux yeux de quelques pourcents qui font basculer une élection.

Vous l'avez peut-être oublié mais pas François Hollande : il a été élu avec le slogan « Le changement, c'est maintenant », le plus fou qui soit pour un type qui n'a jamais rien changé, même pas les couches de ses enfants.

Si la politique était une affaire de tête et non de tripes, François Hollande n'aurait jamais été élu.

Si vous avez un doute, je vous invite à prendre au sérieux et à méditer cette video :

"J'ai toujours été élu par une majorité de cons".

Addendum :

Dans l'article Big lie de wikipedia, on trouve ceci, extrait d'un rapport de l'OSS décrivant les méthodes d'Hitler :

His primary rules were : never allow the public to cool off; never admit a fault or wrong; never concede that there may be some good in your enemy; never leave room for alternatives; never accept blame; concentrate on one enemy at a time and blame him for everything that goes wrong; people will believe a big lie sooner than a little one; and if you repeat it frequently enough people will sooner or later believe it.

Que je traduis :

Ses règles de base étaient : ne jamais laisser le public refroidir, ne jamais admettre une erreur, ne jamais admettre qu'il puisse y avoir quoi que ce soit de bon dans l'ennemi, ne jamais laisser d'espace aux alternatives, ne jamais accepter le reproche, se concentrer sur un ennemi à la fois et l'accuser de tout ce qui va mal, les gens croiront plus vite un gros mensonge qu'un petit et si vous le répétez fréquemment, il y a aura tôt ou tard suffisamment de gens qui le croiront.

Dans cette description, nous reconnaissons sans peine le comportement des politiciens contemporains.

Je n'en suis pas étonné, puisque je considère qu'Hitler a gagné dans l'ordre des idées politiques la guerre qu'il a perdue militairement.

Non seulement, comme l'écrit Jacques Ellul dès juin 1945, à cause de la colonisation de la société par l'Etat, mais aussi parce qu'il a imposé ses catégories de pensée. Il ne faut pas réfléchir dix ans pour comprendre que notre obsession anti-raciste est l'exact pendant de l'obsession raciste d'Hitler, que l'exaltation du métis (qui a conduit à l'élection et à la ré-election d'un président des Etats-Unis catastrophique. ) est le symétrique de l'exaltation du pur Aryen (Combien de fois ai-je entendu à propos d'un enfant « Il est beau, il est métis» qui est tout aussi idiot « Il est beau, il est de race pure » ?), que la dilection pathologique pour l'Autre répond au nationalisme délirant ...

Ceux qui pensent hors des schémas totalitaires, hitlériennes ou communistes, c'est-à-dire les conservateurs, sont peu nombreux.

vendredi, avril 01, 2016

Une croyance profonde en l'inaction

Piqué le Fig Mag :

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Il y a plus de vingt ans, le philosophe Paul Thibaud parlait en ces termes de François Mitterrand, qui achevait son second septennat :

« Il y a chez cet homme, dont le projet de gouvernement a échoué, une croyance profonde en l’inaction, dans la vanité de l’action, une tendance à réduire la politique à un faire croire, à l’art de conjurer les événements en leur opposant des mises en scène, des gestes.
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Quel François ?

mercredi, mars 30, 2016

L'autorité est fille de ...

Hollande : de la déchéance de nationalité à la déchéance politique

Serge Federbusch en profite pour écrire les vrais mesures anti-terrorisme islamique :

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Bien sûr, déchoir de leur nationalité des individus qui n'en ont que faire serait moins efficace que rétablir la peine de mort pour les terroristes, mettre leurs têtes à prix pour rendre leurs mouvements difficiles ou expulser leurs familles afin que leur entourage, lassé et touché, finisse par prendre lui-même en charge le dur travail d'éradication des criminels. Mais ne rêvons pas trop, il faudra encore quelques attentats pour que ces indicibles préconisations acquièrent droit de cité dans le débat public.
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Hollande dans ses non-oeuvres :

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Il existait pourtant une alternative [à  l'abandon de la révision de la constitution par voie parlementaire]. Mais il fallait une audace gaullienne pour s'en emparer. L'article 11 de la constitution, dont les termes ont déjà été largement sollicités par le passé, permet de soumettre au peuple un projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics ou même, depuis 2008, sur des questions sociales. Et le Conseil constitutionnel s'interdit de juger de la constitutionnalité d'une réforme adoptée selon cette procédure.

Si François Hollande en avait eu le cran, il aurait tordu la lettre du texte pour en capturer l'esprit. Quand la révision a commencé à s'enliser, il lui fallait passer en force, en appeler au peuple sur cette question sociale entre toutes et, s'il était suivi sur ce sujet, dissoudre l'Assemblée dans la foulée. Sans doute n'aurait-il pas eu de « majorité présidentielle » très nette, mais il aurait à tout le moins limité considérablement la casse.

N'est pas de Gaulle ni même Mitterrand qui veut. François Hollande a sans doute gaspillé aujourd'hui, engoncé dans l'excessive prudence de l'homme d'appareil, sa dernière chance de sauver son trône en 2017.

C'est bien le drame du quinquennat : cinq ans, c'est trop court pour muer de politicien en homme d'Etat.
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François Hollande a pour devise « Ni vu ni connu, j't'embrouille », ça manque un peu de gueule. On  comprend qu'il lui soit impossible d'être à la hauteur des événements.

On est tenté de lui rappeler l'excellente phrase d'Hélie de Saint-Marc « L'autorité est fille du courage sous toutes ses formes : physique, intellectuel, moral ». Mais il en est tellement loin que ce rappel serait une cruauté inutile.











samedi, mars 12, 2016

François Hollande ne préparerait-il pas un coup de Jarnac ?

François Hollande ne préparerait-il pas un coup de Jarnac ?

J'ai trouvé cet article assez marrant.

Postulat : Hollande n'a une chance d'être ré-élu que si Sarkozy  est le candidat de la droite. Problème : comment Hollande peut-il faire pour favoriser Sarkozy ?

Facile : dissoudre l'assemblée nationale et nommer Sarkozy premier ministre après la victoire de la droite et Sarko 2 devient le candidat « naturel » de la droite.

Ensuite, le temps fait son oeuvre, Sarkozy premier ministre devient impopulaire, Hollande lui savonne la planche de façon très mitterrandienne et hop, Hollande est ré-élu. Les Français sont tellement cons !

Ce scénario, qui n'a rien d'invraisemblable, se heurte à un obstacle : Hollande n'est pas Mitterrand.

Mitterrand était un salaud. Hollande est un minable.

Bien qu'il soit obsédé par sa ré-élection, il n'aura jamais les couilles de dissoudre.




mercredi, février 17, 2016

En Syrie, l'heure de vérité

En Syrie, l'heure de vérité

Cela me fend le coeur. Si la France était resté aussi fidèle que la Russie à sa tradition politique en Orient, elle serait aujourd'hui un des pivots diplomatiques de cette région au lieu d'être reléguée sur la touche.

On peut aller vers l'orient compliqué avec des idées simples. Encore faut-il que ce soit les bonnes.

Merci Sarkozy et Hollande, les deux abrutis, ignares, incultes, petits magouilleurs sans vision, qui sont responsables et coupables de cette déchéance de rationalité.




mercredi, février 10, 2016

L'’Etat discrédité, l’autorité perdue et le chaos qui vient

Pour les méchants libéraux conservateurs comme moi, il y a longtemps que l’Etat français est discrédité et que les politiciens ont perdu toute autorité. La cause en est simple : trop de trahisons. Un écart trop grand entre l’idéal et la pratique.

Que les politiciens ne soient pas tous honnêtes, c’est la vie. Qu’ils soient tous pourris, c’est trop. Que l’Etat ait quelques défaillances, on le comprend, que l’Etat accumule les défaillances, c’est trop. Que l’Etat ne soit pas toujours impartial, on vit avec. Qu’il soit systématiquement partisan, c’est trop. Que nos dirigeants ne remplissent pas tous leurs devoirs, on le tolère. Qu’ils les trahissent tous, c’est trop.


Si ce discrédit de l’Etat et ce mépris des dirigeants restaient confinés à quelques râleurs, cela serait sans conséquence. Mais il est clair qu’il gagne dans la population.

C’est doublement dramatique :

1) Je vous cite souvent Henri IV : « Il n’y a pire perte que la perte de l’Etat ». Bien sûr, il parlait de l’Etat régalien, pas de l’Etat obèse emmerdant le monde à coups de lois et de normes, engraissant des millions de feignasses et de bons à rien et gérant, avec quel talent, Areva, la SNCF et EDF.

Or, la perte de l’Etat, nous nous y dirigeons tout droit. Si l’Etat, à force d’être partisan en faveur de minorités, perd son autorité sur la majorité, il disparaît. La police devient une milice politique et le fisc est organisation de racket.

2) Ce premier problème classique est aggravé par un phénomène moderne : la « communication », c’est-à-dire un ensemble de techniques de manipulation des foules qui empêche que les questions dérangeantes pour le Système puissent être posées en termes clairs. Il s’en suit une paralysie catastrophique de la décision collective. Cet effet est, certes, recherché par certains ; il n’en demeure pas moins que ses conséquences sont dramatiques.

Dans cet entretien important que je vous cite souvent, car très juste et qui éclaire bien les enjeux, Chantal Delsol explique :

Je ne pense pas que la population française ait pris la mesure des causes [de ses malheurs]. Elle ressent que "ça va mal" et que "ça ne pourra pas durer", mais elle ne sait pas bien ce qui cloche. Elle sait qu’il faudrait des réformes mais en même temps elle défend qu’on les fasse, car chaque fois cela touche des privilèges (pays monarchique, encore une fois ne l’oublions pas). C’est compliqué… Mais il n’y a pas vraiment de prise de conscience, je ne crois pas. Juste une angoisse diffuse, ce qui sans doute est pire.



lundi, février 01, 2016

Après mûre réflexion ...

Après mûre réflexion, j'ai décidé que, si j'étais parlementaire, je voterais contre la réforme de la constitution proposée par Français Hollande (j'ai donc changé d'avis, seuls les imbéciles ...) :

1) C'est inutile : la loi permet déjà la déchéance de nationalité. Comme dans beaucoup de domaines, il n'y a pas besoin de nouvelles lois, juste d'appliquer sans faillir celles qui existent.

2) C'est sacrilège : on ne devrait toucher la constitution que les mains tremblantes, et non au gré des petites magouilles politiciennes.

3) C'est un leurre : pendant qu'on s'écharpe sur ce point de détail, on oublie tout le reste.

4) C'est un mensonge : la constitutionnalisation est censée être un symbole de fermeté. Mais si l'on veut afficher une vraie fermeté, on peut rompre les négociations d'adhésion à l'UERSS avec la Turquie, allié objectif de l'EIIL, ou on peut abroger le statut fiscal préférentiel du Qatar, autre allié objectif de l'EIIL, ou on peut interdire les prêches dans les mosquées dans une langue étrangère et le financement de ces mosquées par l'étranger. Ce ne sont pas les possibilités d'afficher de vrais signes de fermeté qui manquent, mais on choisit une fausse fermeté, qui ne dérange personne, même pas les terroristes islamiques, à part quelques gauchistes, bruyants mais sans poids électoral.

Moi parlementaire, je voterais contre cette réforme et j'en proposerais une autre : la révision des conditions d'acquisition de la nationalité française, autrement dit, l'abrogation complète du droit su sol. La fait d'être né en France ne pèserait plus rien du tout dans la nationalité française. Péseraient l'origine des parents et des grands-parents ou, à défaut, l'intégration : maitrise de la langue, de l'histoire, de a culture et le mode de vie.

dimanche, janvier 24, 2016

La désespérante politique française en Orient

Jean-François Colosimo : «L'alliance de la Turquie avec Daech est objective»

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Comment expliquer l'incohérence de la politique étrangère de la France au Proche-Orient ? Le pouvoir a-t-il une compréhension des ressorts profonds qui animent les pays de cette région ?

Ces considérations historico-religieuses échappent totalement au gouvernement français et à l'Union européenne. La France fait preuve d'un manque de compréhension flagrant des ressorts profonds de ce qui se passe au Proche-Orient. Cette incompréhension n'est jamais qu'un signe de plus de l'erreur politique et morale qu'a été le choix d'abandonner le Liban qu'avait été celui de François Mitterrand. 

François Hollande, encore moins avisé, professe pour des raisons gribouilles de dépendance économique, une politique d'inféodation envers les pays théoriciens et fournisseurs de l'islamisme arabe qu'il était prêt à intituler pompeusement «la politique sunnite de la France» si quelques vieux pontes du Quai d'Orsay doués de mémoire ne l'en avaient pas dissuadé.

La France de François Hollande a substitué à sa traditionnelle politique d'équilibre en Orient une politique hostile à l'Iran et à la Syrie, ignorante des Chiites et indifférente aux chrétiens. Ce n'est pas qu'une faute de Realpolitik, c'est une faute de l'intelligence et du cœur. Ou si l'on préfère, du devoir et de l'honneur.

Quant à la Turquie proprement dite, au sein de cette «politique sunnite» que dirige Washington, c'est Berlin, liée de manière décisive à Ankara par la finance, l'industrie, l'immigration, qui décide pour Paris. Mais cet aveuglement de la gauche au pouvoir est-il si surprenant  ?

Ce furent les socialistes d'alors, leurs ancêtres en quelque sorte, qui entre 1920 et 1923 encouragèrent les Grecs à reconquérir les rivages du Bosphore et de l'Égée avant de les trahir au profit de Mustafa Kemal, arguant qu'il fallait l'armer car son progressisme avait l'avantage sur le terrain et représentait l'avenir absolu. Et quitte à faire retomber une nouvelle fois Byzance dans l'oubli ! Quel aveuglement sur la force du théologique en politique… Rien de bien neuf sur le fond, donc. Mais les massacres qui se préparent en Orient creuseront de nouveaux charniers qui, pour l'histoire, changeront cette ignorance passive en cynisme délibéré.
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