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vendredi, janvier 03, 2020

Pourquoi tant d'indifférence aux persécutions contre les chrétiens d'Orient ? (Une vue sur la nouvelle morale)

Pierre Vermeren pose une excellente question :

« Chrétiens massacrés dans le monde : pourquoi cette indifférence des Français ? »

Les medias et les Français, qui bien souvent les suivent sur ce point, sont prêts à s'émouvoir de la moindre tuerie chez une peuplade sans intérêt de traine-savates qui se massacrent les uns les autres depuis des siècles.

Mais quand il s'agit de chrétiens, qui devraient être chers à notre coeur et dont la France s'était donné la mission historique de protéger, plus personne ou presque.

Cette anomalie ouvre une fenêtre terrifiante sur nos valeurs et notre morale :

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Mais notre relative indifférence à ces assassinats de chrétiens du Sud doit aussi intégrer l’antichristianisme résilient des Français, qui trouve là une nouvelle manière de s’exprimer.  

[…]

Comme nous peinons à reconnaître le « mal » et la violence, ces catégories sont plus indicibles encore dès lors qu’elles sont pratiquées dans le Sud. Lors de la grande crise migratoire de 2015-2017, des témoignages ont attesté que des migrants ont jeté des dizaines de femmes à la mer pour alléger leurs barques surchargées. Ces faits rapportés par des survivants n’ont jamais donné lieu à poursuite: il nous est en effet impossible de penser - rousseauisme oblige - que du « bien » (le migrant en l’occurrence) peut naître le « mal ».

[…]

En définitive, notre incapacité collective à regarder ces crimes de masse pour ce qu’ils sont, des actes de guerres criminels souvent financés et perpétrés par des intérêts parfaitement identifiables, atteste d’un indécrottable provincialisme.
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Autrement dit, nous n'avons plus une morale universelle (l'acte -le massacre, l'assassinat- est jugé en soi, que le criminel soit noir, blanc ou gris) mais une morale raciste : le crime d'un blanc est le summum de l'horreur, par contre le crime d'un noir ou d'un gris (pour les jaunes, je ne sais pas) n'est pas si grave et peut être accueilli avec une certaine indifférence, voire avec indulgence.

Je ne sais pas si « abomination » pour qualifier une telle morale (qui est d'autant plus partagée qu'elle est largement impensée) est un mot assez fort.

De toute façon, je ne pense pas qu'il soit possible d'éviter la barbarie sans dieu (c'est la question de Socrate : « Si l'homme est la mesure de toute chose, qu'est-ce qui mesure l'homme ? »). Et même certains dieux sont barbares, c'est dire si ce n'est pas gagné. J'ai mis du temps à arriver à cette conclusion brutale et pourtant évidente : le rejet du Christ est satanique.

Je suis en train de lire Do We Need God to be Good?: An Anthropologist Considers the Evidence. mais je ne découvre pas grand'chose. Biais de confirmation.


lundi, décembre 09, 2019

A la défense des chrétiens persécutés

A la défense des chrétiens persécutés

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Pour attirer l’attention du monde sur leur condition, en particulier au Moyen-Orient, il ne pas trop compter sur le Pape, puisque pour lui, toutes les religions se valent, et le « prochain », c’est avant tout le lointain. Mais deux leaders de l’Est, plutôt mal vus des « pouvoirs forts », rejoints par l’administration Trump, ne craignent pas de s’exposer, et de s’engager concrètement. Ils s’appellent Vladimir Poutine, et Viktor Orban.
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Mon mépris pour ce pape grandit de jour en jour.

Mais il n'est pas le seul à mériter un cinglant mépris : la mission historique de la France en Orient, depuis des siècles, depuis les croisades, c'est-à-dire la bagatelle de 900 ans, est d'y protéger les chrétiens.

Où est le gouvernement français sur ce sujet ? C'est à pleurer de honte.

Vraiment, nous avons bien mérité que Notre Dame de Paris brûle sous Macron 1er.

mardi, mars 29, 2016

Islam : la foire aux sophismes continue

Souvenez vous, chers lecteurs, nous avons eu droit à « L'immigration massive n'existe pas, c'est un fantasme, il n'y a pas plus d'immigration que dans les années 60. », puis à « Certes, il y a de l'immigration massive, mais elle s'intègre très bien, les méchants montent en épingle des cas particuliers. ».

Aujourd'hui, la nouvelle mode chez les sophistes est « Ce n'est pas l'islam qui se radicalise, c'est la radicalisation qui s'islamise ». Cet argument de cornecul énerve à juste titre notre ami Zemmour.

Bien sûr, nous connaissons la chanson. La lâcheté est le moteur de tous ces sophismes. C'est l'incapacité à assumer le fait que l'islam est incompatible avec les sociétés occidentales, que les millions de musulmans qui sont chez nous sont des fauteurs de guerre civile si on ne les remet pas très fermement à leur place d'invités et qu'il va falloir se battre et, peut-être, mourir.

Pour certains, façon Edwy Plenel ou, d'une manière générale, les politiciens de gauche, c'est encore pire que de la lâcheté, c'est de la trahison consciente.

Alors, les lâches et les salauds cherchent tous les arguments tordus pour nous raconter, contre l'évidence, que l'islam n'est pas notre ennemi.


L’islam ? La question ne sera pas posée … Quel est le «carburant» des frères Kouachi, El Bakraoui et Cie ?

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Et l’islam salafiste dans tout cela ? La question ne sera pas posée. La dérive de l’islam salafiste vers un islamo-fascisme ? La question ne sera pas posée. La connivence intellectuelle de jeune islamistes — on n’ose pas dire musulmans — (comme à Bruxelles où la police s’est fait caillasser) ? La question ne sera pas posée. Car elle n’est pas correcte.

En tout cas François Hollande sera le gardien vigilant de cette idéologie nihiliste qui consiste à ne pas désigner l’ennemi, à ne pas le voir, à ne même pas prononcer son nom. Et au fil des communiqués, jamais le mot « islamiste » ne sera prononcé. Ni même la religion des victimes (chrétiennes) comme dans le message hallucinant envoyé par le président de la République au gouvernement pakistanais [où Mou Président, comme Obama et Cameron, arrive à condamner un attentat islamiste contre des chrétiens sans écrire ni « islamistes » ni « chrétien ». Une sorte de jeu du « ni oui ni non » tragique].

Voilà où nous en sommes.
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Sometimes Jihad Is Just Jihad

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The liberal intelligentsia’s reflexive blaming of Western society for anti-Western barbarity is the ultimate act of narcissism. That intelligentsia believes that everything that happens is about us. In fact, it’s not. The remaining pockets of savagery in the world exist independently of the West. According to the liberal elites, however, the West has no right to take common-sense security measures to defend itself against that savagery.
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La vie quotidienne dans les Molenbeek français

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De plus en plus de quartiers, en France, prennent cette direction. Le ministre de la ville, Patrick Kanner, au lendemain des attentats de Bruxelles, a estimé qu'une «centaine de quartiers en France» présentent des «similitudes potentielles avec Molenbeek». La Seine-Saint-Denis est évidemment un département en première ligne, mais de Sevran (93) à Trappes (78), de Roubaix (59) au Mirail à Toulouse (31) en passant par Lunel (34), il y a tout un panel de quartiers qui, à différents degrés, sont en risque de glisser vers le pire: hauts parleurs mis sur les tours d'une cité populaire pour appeler à la prière pendant le ramadan ; fermeture des antennes jeunesses le vendredi après-midi pour permettre aux animateurs d'aller à la prière ; club de prévention où les signes religieux ostensibles sont affichés par les travailleurs sociaux œuvrant pourtant dans le cadre des missions de l'Aide sociale à l'enfance, et donc du service public ; salon de coiffure réservé aux seules femmes voilées ; salle de gym unisexe avec salle de prière intégrée ; piscine ouverte selon des horaires réservés uniquement aux femmes; impossibilité de boire un café pour une femme d'origine maghrébine pendant le ramadan dans un service municipal ; mosquée salafiste...

[…]

Une des caractéristique de ces dérives, c'est bien l'utilisation des religieux comme moyen pour les élus d'acheter la paix sociale, en les laissant ré-encadrer les populations immigrées en échange de voix, comme le dénonce la porte-parole de l'association «Brigades des mères» de Sevran, Nadia Remadna. Ce qu'a dit François Pupponi, député-maire PS de Sarcelles (95), répondant à cette dernière lors de l'émission Des Paroles et des actes consacrée au thème «L'Europe face au terrorisme» sur France 2, le 24 mars dernier, au lendemain des attentats de Bruxelles, est significatif de ce climat, lorsqu'il explique être pour le halal ou le cacher à l'école publique, si cela permet d'y garder les enfants musulmans ou juifs pour qu'ils n'aillent pas dans les écoles religieuses. Un argument de plus à la confusion ambiante, qui tire un trait sur la laïcité à l'école lorsqu'il serait si important de ne pas lâcher sur les valeurs de la République, qui seules peuvent permettre de rassembler l'ensemble de nos concitoyens autour de ce qui fait le «bien commun», l'intérêt général. Cet argument n'est-il pas un bon exemple de ce qui peut servir à justifier le clientélisme politico-religieux en toute bonne conscience ? 
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Lahore : le déni d'un massacre anti­chrétien

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Or, nous assistons, dans les plus hautes sphères planétaires, à un véritable déni du caractère anti-chrétien de ces massacres. Les communiqués officiels en portent témoignage. Ainsi, celui de l'Elysée, d'une étonnante froideur, exprime «la solidarité de la France en ces moments douloureux aux autorités et au peuple pakistanais». David Cameron s'est dit «choqué» par les attaques terribles de Lahore. La Maison Blanche dénonce des «actes terroristes effroyables». Le secrétaire général des Nations-unies parle «d'actes terroristes épouvantables». Nulle part, dans les déclarations officielles, n'apparaît la simple vérité: le massacre de chrétiens, un jour de Pâques, par des islamistes radicaux.

[…]
Le carnage de Lahore suscite d'ailleurs une sidérante apathie des milieux politiques français. Deux communiqués de presse ont été discrètement diffusés sur les sites des Républicains et du parti socialiste. Le premier évoque «un très grand nombre de victimes notamment au sein de la minorité chrétienne qui était particulièrement visée en ces fêtes de Pâques». Le second dénonce «un attentat terroriste contre la communauté chrétienne du Pakistan qui célébrait les fêtes de Pâques». Le 28 mars au soir, les sites de l'UDI, du front national, de vert-écologie, du parti de gauche, étaient absolument muets sur le massacre de Lahore. Au-delà des communiqués, le silence des plus hauts responsables et candidats de la politique française, à la fin du week-end pascal, était à peu près total si l'on en juge par la lecture de leurs sites, à l'exception notable de M. Dupont-Aignan: « En ce lundi de Pâques, ce crime effroyable visant des chrétiens ne doit pas rester impuni. ».
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Enfin, un article qui n'est déplacé qu'en apparence :

Temps de parole, signatures : la présidentielle verrouillée

Pour empêcher le sursaut français, il faut verrouiller bien fort le Système et cette mesure inique y participe.

Un commentaire de Curmudgeon :

Les Etats-Unis eux aussi se sont trouvés entraînés dans les "Barbary Wars" (pendant un moment ils ont payé tribut). Thomas Jefferson et John Adams indiquent ceci dans une lettre de 1786 à John Jay, le Secrétaire des Affaires étrangères, après avoir rencontré à Londres l'envoyé de Tripoli, Sidi Hajji Abdul Rahman :
"We took the liberty to make some inquiries concerning the Grounds of their pretentions to make war upon Nations who had done them no Injury, and observed that we considered all mankind as our friends who had done us no wrong, nor had given us any provocation.
The Ambassador answered us that it was founded on the Laws of their Prophet, that it was written in their Koran, that all nations who should not have acknowledged their authority were sinners, that it was their right and duty to make war upon them wherever they could be found, and to make slaves of all they could take as Prisoners, and that every Musselman who should be slain in battle was sure to go to Paradise."




dimanche, janvier 24, 2016

La désespérante politique française en Orient

Jean-François Colosimo : «L'alliance de la Turquie avec Daech est objective»

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Comment expliquer l'incohérence de la politique étrangère de la France au Proche-Orient ? Le pouvoir a-t-il une compréhension des ressorts profonds qui animent les pays de cette région ?

Ces considérations historico-religieuses échappent totalement au gouvernement français et à l'Union européenne. La France fait preuve d'un manque de compréhension flagrant des ressorts profonds de ce qui se passe au Proche-Orient. Cette incompréhension n'est jamais qu'un signe de plus de l'erreur politique et morale qu'a été le choix d'abandonner le Liban qu'avait été celui de François Mitterrand. 

François Hollande, encore moins avisé, professe pour des raisons gribouilles de dépendance économique, une politique d'inféodation envers les pays théoriciens et fournisseurs de l'islamisme arabe qu'il était prêt à intituler pompeusement «la politique sunnite de la France» si quelques vieux pontes du Quai d'Orsay doués de mémoire ne l'en avaient pas dissuadé.

La France de François Hollande a substitué à sa traditionnelle politique d'équilibre en Orient une politique hostile à l'Iran et à la Syrie, ignorante des Chiites et indifférente aux chrétiens. Ce n'est pas qu'une faute de Realpolitik, c'est une faute de l'intelligence et du cœur. Ou si l'on préfère, du devoir et de l'honneur.

Quant à la Turquie proprement dite, au sein de cette «politique sunnite» que dirige Washington, c'est Berlin, liée de manière décisive à Ankara par la finance, l'industrie, l'immigration, qui décide pour Paris. Mais cet aveuglement de la gauche au pouvoir est-il si surprenant  ?

Ce furent les socialistes d'alors, leurs ancêtres en quelque sorte, qui entre 1920 et 1923 encouragèrent les Grecs à reconquérir les rivages du Bosphore et de l'Égée avant de les trahir au profit de Mustafa Kemal, arguant qu'il fallait l'armer car son progressisme avait l'avantage sur le terrain et représentait l'avenir absolu. Et quitte à faire retomber une nouvelle fois Byzance dans l'oubli ! Quel aveuglement sur la force du théologique en politique… Rien de bien neuf sur le fond, donc. Mais les massacres qui se préparent en Orient creuseront de nouveaux charniers qui, pour l'histoire, changeront cette ignorance passive en cynisme délibéré.
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mardi, septembre 08, 2015

Femmes chrétiennes et yézidies : les grandes oubliées de l'Europe

Femmes chrétiennes et yézidies : les grandes oubliées de l'Europe

Toujours cette préférence suicidaire des enfoirés de nos classes dirigeantes (qui ne sont vraiment plus des élites - voir la citation de Michel Rocard) pour les exotiques, ceux qui nous ressemblent le moins.

Les salauds !

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Pour tout dire, j'ai atteint un tel niveau d'écœurement et de nausée politique, le paroxysme de la nausée politique et de l'écœurement, que ce matin, j'avais envie de me taire. De grandes vagues de migrants, composées pour l'essentiel d'hommes en âge de combattre, venus de Syrie et d'Irak, fuient le chaos et laissent derrière eux une poignée de femmes, Yézidies, prendre les armes contre Daesh et tenter résister.

Des femmes se battent et des hommes se cassent. Bien, hein? Et l'Europe officielle, médiatique, verse des larmes d'émotion en leur ouvrant ses portes. Des faits d'une barbarie épouvantable se produisent là-bas: marché aux esclaves sexuelles yézidies et celles qui refusent le viol sont exécutées. Et l'Europe soi-disant humaniste laisse faire en gesticulant. Et ils sont où les féministes? Et ils sont où les défenseurs des droits de l'homme? L'Europe suinte d'hypocrisie, de lâcheté, d'aveuglement, à un point qui soulève le cœur. Qu'on laisse faire une chose pareille, une telle barbarie, sans envoyer les armées européennes et occidentales est la honte absolue, une honte criminelle. La politique est morte, la volonté d'agir, de choisir, de décider, totalement morte, crevée comme un vieux pneu, remplacée par un moralisme bien pensant de la pire espèce porté par des pitres de bas étages.

[…]

Dans le grand vent du conformisme médiatique, ce conformisme méchant, atrabilaire, haineux, les voix de l'intelligence, de l'esprit critique du courage, de la résistance sont interdites d'antenne. Il faut vraiment bien fouiller sur Internet pour les trouver en ce moment (Onfray, Bruckner, Le Goff). Moi, je dis qu'une Europe, voire même un monde occidental, qui tolère en laissant faire, à deux pas de ses frontières, par aveuglement, par bêtise et par lâcheté, la résurgence d'un marché aux esclaves sexuelles - car je suis désolé, on ne fait strictement rien pour l'empêcher - et qui s'enivre de bons sentiments et de bonne conscience en abolissant soudain de facto ses frontières, est une Europe à la dérive, une Europe qui fuit le réel, une Europe qui baigne dans l'hypocrisie, la tartufferie, les bons sentiments et la bonne conscience, la lâcheté, une Europe qui est en train de se livrer, pieds et poings liés, à une nouvelle forme de soumission et de totalitarisme de la pire espèce, une Europe en fin de course qui se prépare aux pires malheurs pour elle-même. Mais j'ai trop parlé. J'avais envie de me taire. Je ferais mieux de me taire, comme tout le monde. Je vais finir par m'attirer des ennuis et me prendre une avalanche de haine. Et puis, le silence est plus parlant que bien des révoltes. «Ceux qui se taisent, les seuls dont la parole compte» (Péguy).
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Je suis beaucoup moins d'accord avec ce texte, mais sa conclusion est juste :

L'Europe allemande court à sa perte

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La tutelle allemande sur l'Europe, faute d'un contre-poids français conséquent, commence à peser lourd. L'Europe de l'Est gronde. Les élargissements de 2004 ont replacé l'Allemagne au centre: la Mitteleuropa, cette Europe allemande version Merkel. La France et le Royaume-Uni, dont le droit du sol est attractif, ont tout intérêt à reformer «la petite entente» des années 20. A condition que François Hollande et David Cameron soient moins pusillanimes que Chamberlain et Daladier. Si l'Europe ne parvient pas à ramener l'Allemagne à la raison, cette dernière l'entraînera une nouvelle fois dans sa chute.
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Aide à l'Eglise en Détresse





samedi, août 15, 2015

15 aout : prions pour les Chrétiens d'Orient et pour la France

Prions pour les Chrétiens d'Orient. Plus spécialement pour le Liban, si attachant :

15 août : Prions pour le maintien de la Paix au Liban

Puisque c'est jour de fête nationale pour ceux qui ont vraiment notre pays au coeur, prions aussi pour la France

mardi, avril 21, 2015

Poêlée d'articles sur l'invasion migratoire

Certains de ces articles n'ont pas une relation directe avec l'invasion migratoire en cours. Pourtant, ils y touchent tous. En italiques, sous chaque lien, un extrait de l'article.


Tragédie en Méditerranée, racisme en Afrique du sud : le blogdanel

Autre question qui fâchera les procureurs de l'Occident éternellement responsable: pourquoi certains émirats ou royaume désertiques et richissimes ne recueillent-t-ils pas naturellement leurs frères à qui les lient une langue et une religion communes ? Ce ne serait après tout que justice, après avoir financé ceux qui les font fuir.

Mais il est plus aisé de se couvrir de cendres. Ainsi encore pour le mot «xénophobe». On voudrait nous faire croire que ce vocable infamant ne s'écrit qu'avec une encre blanche.

L’Europe n’est pas coupable. Elle est impuissante.

De même, l’alignement systématique de l’Occident sur les positions des monarchies sunnites et pétrolières du Golfe, comme on le voit actuellement au Yemen, un pays pendant des siècles dirigé par des Chiites, entretient la confusion en Syrie et en Irak. Combat-on avec l’aviation les djihadistes de l’Etat islamique ou par l’envoi d’armes et de conseillers, Bachar El Assad, l’Iran, les Chiites et … la Russie ? L’envoi de conseillers militaires américains en Ukraine répond à la question. Le rétablissement de l’autorité de l’Etat légal sur l’ensemble du territoire syrien devrait être la priorité. La fin des persécutions contre les minorités, les Chrétiens en particulier, massacrés en Syrie et en Irak, en Libye et jusque sur les bateaux chargés de migrants est à ce prix. L’asile des réfugiés est un devoir humain. Il est parfois difficile de le distinguer de l’immigration illégale. C’est donc à la source qu’il faut tarir le mal.

Franck Ferrand : du génocide arménien au génocide chrétien ?

Le monde entier le sait : les quelque deux cents millions de chrétiens d'Orient et d'Afrique sont, à plus ou moins long terme, menacés de mort. Et pendant ce temps ? Pendant ce temps, à la demande de la France, le Conseil de sécurité des Nations unies a bien voulu évoquer l'hypothèse d'une «charte d'action» visant à les protéger, parmi d'autres minorités d'ailleurs… Certains diront que c'est mieux que rien ; les autres ont compris que c'était pire que tout.

Le dévoiement du droit d'asile nuit aux «vrais» réfugiés

État islamique, assassinat des chrétiens : la realpolitik de la barbarie

Abu Bakr Naji décrit également ce qu'il appelle la «stratégie du prix à payer». À chaque action de l'ennemi, celui-ci doit anticiper -et craindre- la réplique violente qui suivra. Cette stratégie amènera l'ennemi à «réfléchir mille fois avant de s'attaquer» aux régions contrôlées par les jihadistes. L'auteur évoque ainsi la possibilité de mener des attentats ou des kidnappings (notamment de journalistes…) afin d'accroître la force de frappe de la communication. Car le but fondamental de ces actes est de délivrer un message et de l'adresser au plus grand nombre. Il insiste sur l'importance de trouver pour chaque action violente une justification «rationnelle, appuyée sur la Sharia» et de «montrer» qu'elles sont dans l'intérêt de l'Oumma, la communauté des croyants.

Le terrorisme instrumentalise l'exode maritime

Ces exodes maritimes massifs, qui rendent chaque jour plus prophétiques les scènes imaginées par Jean Raspail dans Le Camp des Saints (relire par exemple, chapitre 20, les pages 156 à 164), deviennent des éléments tangibles d’une possible submersion de l’Europe. François Hollande l’a vaguement suggéré, dimanche sur Canal +, en qualifiant les passeurs de "terroristes". Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, a été un peu plus précis samedi, sur Europe 1, en reconnaissant que des "terroristes" organisaient, en Libye, les exodes et leurs financements. En février, l’Etat islamique avait lui‐même menacé d’envoyer vers l’Italie de 500.000 à 700.000 migrants, sur d’innombrables petites embarcations.

Déni de Réalité et recherche de boucs émissaires

Les différences entre la France et l’URSS d’il y a peu s’atténuent de plus en plus. Normal, puisque nous sommes gérés par des clercs d’une Eglise qui avait déjà échoué en URSS et qui est en train d’échouer chez nous.

Et comme nous l’a appris René Girard, pour dissimuler leurs échecs il suffit à ce clergé de remplacer dans le discours dominant qui sévissait dans les annexes 30 le mot “Juif ” ou ” Koulak ” par le mot ” Liberal ” aujourd’hui et le tour est joué.

Rien n’est réglé, mais un bouc émissaire a été trouvé et c’est après tout la seule chose qui compte. Voilà mon diagnostic.

Extension du domaine du racisme

La dissidence devant le multiculturalisme était déjà psychiatrisée à travers la multiplication des phobies dépistées chez ses contradicteurs. Elle sera désormais potentiellement criminalisée. On devine ainsi ce que les associations antiracistes les plus zélés sauront faire de ces nouvelles dispositions juridiques. Ne faudrait-il pas plutôt remettre en question la sociologie antiraciste et plus largement, cette fâcheuse manie qui consiste à accuser les sociétés occidentales d'être historiquement coupables de crimes si abjects à l'endroit de la diversité qu'elles ne pourront les expier qu'en se convertissant au multiculturalisme.

Chose certaine, la restriction de la liberté d'expression, ici, sert bien moins la lutte contre le racisme que la diabolisation de ceux qui ne croient pas les sociétés occidentales coupables d'exister.


Naufrages de migrants en série : le drame humanitaire qui pourraitébranler les fondements politiques et culturels de l'Europe

C’est très simple : l’Union européenne s’est construite non pas dans le sain respect de sa propre histoire et de ses intérêts politiques et stratégiques, comme par exemple les États-Unis ou la Chine, mais a prétendu vouloir baser son identité politique et donc aussi les actions qui en découlent sur des valeurs purement "universalistes" (démocratie, égalité, tolérance, justice, multiculturalisme, etc.) dont on connait toute la réinterprétation ultralibérale hypocrite. Et encore, ces valeurs (si au moins elles étaient vraiment prises au sérieux moralement) pourraient être adéquates s’il s’agissait de construire les "États-Unis du Monde". Mais dans un environnement où l’Union européenne est entourée de concurrents ou d’ennemis potentiels, on voit difficilement comment l’universalisme à lui seul pourrait suffire à convaincre les Européens riches d’être solidaires avec les Européens pauvres plutôt qu’avec tous les autres êtres humains en détresse, d’où le terrible repli sur soi que nous constatons partout : dès que nous réalisons que nous ne pouvons porter le poids de la misère du monde, nous avons tendance à ne nous focaliser que sur nous-mêmes. L’immigration clandestine massive démontre toute l’hypocrisie de notre système actuel qui se trouve confronté à deux alternatives également désastreuses et déstabilisantes : soit pousser l’universalisme jusqu’au bout et transformer l’Union européenne en immense camp de réfugiés où, très bientôt, ce ne seront plus seulement les immigrants clandestins, mais aussi les Européens dits de "souche" qui vivront dans des conditions inhumaines, ou alors renier ses valeurs "universalistes" et ainsi démonter tout le système ultralibéral multiculturel mis en place depuis la chute du mur...

[…]

Un plan qui doit être soumis ce jeudi 23 avril aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Sʼil est question d'augmenter les moyens financiers et matériels des opérations de contrôle et de sauvetage ou encore, un programme pour les renvois rapides des migrants non autorisés à rester dans l'UE et une action avec les pays voisins de la Libye pour bloquer les routes utilisées par les migrants, le problème de fond est posé à travers la volonté dʼun examen des options pour une répartition « plus équitable » des réfugiés entre les Etats membres de l'UE, dont on dit que le principe devrait être systématisé.

L’air de rien, on voit ici apparaitre une nouvelle logique fédérale européenne, car cette répartition serait censée s’imposer aux pays de l’UE au nom d’un accueil et d’un asile qui constituent une tradition démocratique, qui justifierait ainsi la fin de la souveraineté des Etats membres en matière d’immigration sur leur sol. Ce ne serait rien de moins qu’une remise en cause de la souveraineté des peuples et un coin de plus enfoncé contre l’idée de nation. Ne veut-on pas voir les dégâts attendus, derrière une pression migratoire par trop mise en scène derrière le drame qui vient de survenir. On apprend qu’aujourd’hui deux bateaux de migrants ont lancé des appels de détresse. On voit bien que les passeurs organisent un système de pression qui vise à créer une situation paroxystique dans les eaux de la Méditerranée pour prendre en otage nos valeurs et imposer leurs règles. C’est le reflet d’un chaos qui s’importe aussi, car qu’allons-nous faire de centaines de milliers de migrants voire plus, qui sont prêts à arriver sur notre continent ? Ouvrir les vannes de l’asile ne règlera rien, car ne tarira pas le flot des migrants bien au contraire, il en va donc d’intervenir sur les causes.

[…]

Il y a un début de prise de conscience dans ce domaine. On commence à mesurer les effets des migrations massives des trente dernières années à travers les phénomènes de ghettoïsation et la montée du communautarisme en Europe. Mais ce qu’il faut retenir et encore là qui est sous-estimé, c’est la nature de cette immigration qui se fait essentiellement de pays arabo-musulmans en crise politique ou en guerre, et on ne saurait omettre le fait que ce qui n’a pas été réglé dans les pays d’où ils émigrent risque de reposer problème là ou ils immigrent. On a appris que des musulmans s’en sont pris à des chrétiens sur un navire, pour les jeter à la mer, reproduisant ce qui se passe sur terre, dans leur pays. On voit à travers cet événement, après les décapitations de Coptes (chrétiens) par les djihadistes, que la question des migrations contient aussi ses ingrédients explosifs avec des retours de bâton que l’on ne mesure absolument pas, en présentant tous ces candidats à l’asile comme des aspirants à la liberté et à la démocratie. Il n’y a rien de moins mécanique que cela. Faut-il encore se remémorer l’absence, pour l’essentiel, le 11 janvier dernier, de nos compatriotes issus de l’immigration qui n’étaient pas Charlie, pour encore le souligner ? Il y a une vraie crainte de rupture de l’équilibre sur lequel repose nos sociétés démocratiques, déjà malmenées par une crise économique et sociale profonde avec son versant politique, qui donne déjà à voir des points de rupture avec lesquels il ne faudrait pas trop jouer aux apprentis sorcier.


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Que celui qui a des yeux pour voir voit. Quant aux autres ...


mercredi, avril 01, 2015

Les Kurdes au secours des Chrétiens d'Orient

Par Ivan Rioufol le 1 avril 2015 13h02

Les Kurdes sont, de tous les acteurs du Moyen-Orient, les alliés les plus loyaux de l’Occident. Bernard-Henry Lévy, en dépit de ses lourdes erreurs en Libye, a raison de rappeler (Le Figaro) qu’ "il n’y a qu’eux (les Kurdes) qui peuvent concrètement venir en aide aux Chrétiens d’Orient". Ces derniers subissent un authentiquegénocide culturel, sur les terres mêmes qui ont vu naître notre civilisation il y a 2000 ans. L’Occident se couvrirait de honte s’il devait rester passif devant cette épuration menée par le réveil de l’islam radical. C’est à l’initiative de l’écrivain qu’aura lieu, ce mercredi après-midi à l’Elysée, la rencontre entre des chefs militaires peshmergas irakiens et François Hollande. Ces combattants, qui partagent avec la France les valeurs de laïcité et d’égalité homme-femme (là-bas, les femmes-soldats prennent les armes contre les fanatiques machistes) sont les meilleurs obstacles à l’Etat islamique. Selon Le Parisien de ce jour, Les militaires kurdes devraient notamment demander la livraison de missiles Milan (missiles antichars transportables) et le renforcement du contingent de forces spéciales françaises qui opère déjà au Kurdistan. "A tort ou à raison, les peshmergas font davantage confiance à l’aviation française qu’à l’aviation américaine pour mener des frappes aériennes sur Daesh", explique une source proche du dossier. Arrivée mardi soir, la délégation déposera une gerbe devant les locaux de Charlie Hebdo et de l’Hyper-Cacher, cibles des attentats islamistes de janvier. C’est en effet la même idéologie totalitaire, obscurantiste et antioccidentale, qui assassine des journalistes, des juifs et des policiers à Paris, et qui égorge, crucifie et viole en Irak ou en Syrie. Lui résister est l’honneur du monde libre.

Ce soutien aux Kurdes d’Irak, auquel invite BHL, est d’autant plus nécessaire que l’ambiguïté est la norme s’agissant des autres acteurs du Moyen-Orient, zone déchirée désormais par une guerre interne entre chiites et sunnites, dont le Yemen est actuellement le champ de bataille. Le renversement d’alliance des Etats-Unis,qui s’apprêteraient à lâcher l’Arabie Saoudite sunnite au profit de l’Iran chiite depuis que les Américains ont acquis leur autonomie énergétique grâce au gaz de schiste, n’est guère convaincant pour l’instant. La possible réhabilitation diplomatique de l’Iran, en discussion serrée actuellement à Lausanne, ne fait pas de ce pays, en guerre contre l’Etat islamique sunnite, un allié si sûr pour les Occidentaux, en dépit des convictions apparentes de Barack H. Obama. Les Israéliens ont encore de bonnes raisons de croire que le régime des mollahs n’a pas renoncé à sa bombe atomique ni à la destruction de son petit voisin. De surcroît, la France a déjà donné par le passé dans son angélisme face à l’intégrisme iranien, elle qui a accueilli l’iman Khomeiny dont l’arrivée au pouvoir en Iran en 1979 a annoncé le réveil du monde musulman. Ne pas oublier non plus que la première fatwa fut lancée par ce même Khomeiny contre Salman Rushdie, parallèlement à de nombreux attentats terroristes chiites. Bref, l’Occident maladroit ferait mieux de se tenir à l’écart de ces complexes conflits inter-islamiques, dans lesquels l’allié d’un jour peut toujours faire volte-face et se coaliser contre le "mécréant". Les Kurdes n’ont pas ces doubles discours. Oui, il faut les aider.   



vendredi, février 27, 2015

La somme de toutes nos lâchetés

Les sujets ci-dessous sont parents car ils pointent tous une de nos lâchetés.

♗ La moitié des Français favorable à la peine de mort : un bilan accablant pour Taubira


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♗ Salon de l'agriculture : on n'a même plus le droit de boire un coup

Nous sommes très proches du puritanisme anglo-saxon, et comme celui-ci est très proche de la pudibonderie islamique … Houellebecq a tout compris.

Comme je l'ai déjà écrit, nous avons pris l'habitude la soumission à la dictature socialiste « républicaine », quand elle deviendra Ripoublique Islamique Modérée du Frankistan, il n'y aura pratiquement rien à changer, les cantines, l'habillement et les jours fériés seront déjà hallal. Le trou est déjà fait, il n'y aura même pas besoin de vaseline pour que ça passe.


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Parlementaires français à Damas : «La diplomatie ne se fait pas avec ses amis»

Extrait :

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont fait l'énorme erreur de fermer l'ambassade, qui était pour nous la place où nous pouvions parler au régime et surtout obtenir des renseignements. Le gouvernement français par la voix de Laurent Fabius traite la Syrie comme si elle était l'ennemie de la France. Bachar el-Assad n'est pas l'ennemi de la France.

[…]

La quatrième condition est de préserver les intérêts de la France. En Libye, le général Kadhafi, nous offrait plusieurs avantages, dont celui de pourchasser les islamistes et d'empêcher les trafiquants d'êtres humains d'atteindre la Méditerrannée. Des hommes politiques comme Alain Juppé, Nicolas Sarkozy ou Laurent Fabius devraient prendre en compte les intérêts à long terme du pays qu'ils servent. Nos intérêts sont aujourd'hui desservis par le fait que le général Kadhafi ne tienne plus la Libye. En ce qui concerne Bachard el-Assad, la position française est intenable car elle ne prend pas en compte la notion d'ennemi principal. Notre devoir est d'aller tuer les gens qui viennent devant nos écoles pour assassiner nos enfants. Notre devoir est d'aller tuer les gens qui nous obligent à mettre des hommes en armes devant chaque école juives, chose qui n'a pas été faite depuis 1791, date de l'intégration de la communauté juive dans la nation, parfaitement intégrée depuis.

Voilà pourquoi je ne voterai jamais Hollande, Sarkozy, Fabius ou Juppé : ils ont commis trop d’erreurs trop graves.

Voici un commentaire que j'ai commis sur le même sujet chez Philippe Bilger :

La realpolitik est souvent à courte vue mais le droit-de-l'hommisme sélectif (nous sommes les fidèles alliés de l'Arabie Saoudite et du Qatar) est ridicule et tout juste bon pour les gogos (il y en a au sommet de l'Etat).

Nos alliés possibles sont la Syrie, la Russie, l'Egypte si elle reste nationaliste, l'Iran, Israël et la voiture électrique. Autrement dit, un axe anti-pétromonarchies sunnites. Nous sommes très loin de la politique arabophile de Sarkozy-Hollande et anti-juive du quai d'Orsay.

Ne vous étonnez pas que je mette Israël et l'Iran dans la même ligue : au-delà des rodomontades de façade, ces deux pays, malgré des conflits bien réels, savent qu'ils ont des ennemis communs.

Le sunnisme et son ambition de constituer une mondialisation concurrente de la mondialisation occidentale sont aujourd'hui les plus gros facteurs de trouble de la paix dans le monde.

J'ajoute que je suis très troublé par l'attitude complaisante des Etats-Unis vis-à-vis de ce sunnisme qui fout la merde un peu partout dans le monde.


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♗ Des centaines de Chrétiens enlevés par l’Etat islamique : lesr essorts d’une curieuse indifférence

Extrait :

Bertrand Vergely : Il faut comprendre le climat mental dans lequel nous évoluons depuis des dizaines d’années. Quand j’interroge mes élèves au sujet de la religion, tous me répondent que celle-ci est le mal sur la terre, toutes les guerres étant de leur faute.

Quand j’écoute le monde autour de moi, quand il est question du christianisme, la réaction est immédiate. Le christianisme et en général le judéo-christianisme = culpabilité. Résultat, dans l’esprit des gens comme de la majorité des journalistes, christianisme = mal = culpabilité. Et par extension, christianisme = fascisme. D’où, cette conclusion inconsciente : le christianisme étant fasciste on ne parle pas de ce qui arrive aux chrétiens, parler d’eux revenant à défendre le fascisme.

Des musulmans se feraient massacrer par des chrétiens ? Croyez-moi on en parlerait. Des chrétiens se font massacrer par des musulmans ? On n’en parle pas. Et, quand on en parle, c’est comme lors des attentats contre Charlie hebdo, pour expliquer que le terrorisme n’a rien à voir avec l’Islam. Nous vivons une propagande antichrétienne, le but de notre société étant d’éradiquer son passé chrétien.

Quand on veut mentalement liquider le christianisme il est fatal que pratiquement on ait du mal à parler des chrétiens que l’on liquide, le désir de liquider mentalement le christianisme étant plus fort que les chrétiens qu’on liquide pratiquement..


Vous voulez faire quelque chose pour les chrétiens d’Orient ?

Allez dans une église et priez pour eux.

Vous en profiterez pour découvrir des choses étonnantes, pas toutes pour votre plaisir : beaucoup de catholiques français sont comme les post-modernes les souhaitent : mous, soumis, bien-pensants, altruistes au point de se renier, on croirait quelquefois une cellule du PS (l'altruisme sincère en plus).

Mais vous verrez aussi qu’ils ne sont pas tous comme cela, loin de là, il y en a aussi des actifs, solides, qui savent qui ils sont. Ils sont certes à contrecourant du clergé mais est-ce grave ?

Et, puis, vous pouvez toujours vous convertir à l’orthodoxie.

Destruction de sites historiques par l'EI ou la révolution culturelle djihadiste

Extrait

Au-delà du fanatisme iconoclaste religieux, n'y-a-t-il pas aussi aussi une dimension totalitaire dans ces actes?

Oui, il y a une volonté d'éradication du passé comme si les islamistes voulaient refaire l'humanité à neuf. A travers l'application rigoureuse de la charia, ils cherchent à créer une société nouvelle et un homme nouveau. On peut faire l'analogie avec la révolution culturelle chinoise et la volonté des gardes rouges d'éradiquer tout héritage culturel et artistique, de faire table rase du passé. Il s'agissait d'araser complètement le paysage de toute mémoire. On se souvient aussi de la formidable rage de certains révolutionnaires français que l'abbé Grégoire avait dénoncé.

Pour la première fois, les djihadistes ont filmé leurs destructions. Que cela signifie-t-il selon vous ?

La diffusion des images vise à atteindre l'opinion occidentale en la touchant dans ses ressorts les plus profonds. Il s'agit de terroriser les esprits en disant: «Nous sommes les radicaux des radicaux, nous ne ferons grâce de rien...»

Au moins, nous savons qui nous combattons.

Enfin, pour vous remonter le moral et vous montrer que tous les évêques de France ne sont pas des chiffes molles socialistes (même si, hélas, beaucoup trop le sont), une opinion de Mgr Ravel, évêque aux armées, dans la revue diocésaine, qui intéressera au-delà des fidèles :


LA GUERRE COMPLIQUÉE

La guerre. Son nom est aujourd’hui prononcé. Mettre un mot sur la réalité est gagnant. Mais de quelle guerre s’agit-il ?

Dans toute guerre, la tendance facile consiste à se mettre dans le camp du bien contre des ennemis empêtrés dans celui du mal. Ainsi nous plaçons-nous dans le camp de la liberté contre l’islamisme obscurantiste. Mais concrètement est-ce aussi simple ? En luttant contre le terrorisme à revendication religieuse, en face des islamistes, sommes-nous pour autant dans le camp du bien tout pur ? Ne risquons-nous pas d’être aspirés dans une spirale libertaire et suicidaire avec qui nous partageons le même combat, contre le terrorisme, mais pas nécessairement les mêmes certitudes ? Dans la Résistance, il y avait de nombreux communistes. Pour autant, devions-nous adhérer à l’idéologie communiste en résistant contre le nazisme ? Nous y sommes.

Voilà que, dans la guerre naissante, la peur nous saisit d’être pris à revers… Le chrétien se sent jeté précipitamment dans la zone de no man’s land où s’échangent les tirs d’obus. Il rampe au milieu des mines et autres barbelés, entre deux tranchées adverses d’où pleut la mort. Sa place au cœur de la bataille se résume alors à aller chercher les blessés pesant sur la boue tandis que deux idéologies terribles, deux pensées de mort, deux camps inhumains s’affrontent au dessus de sa tête. Il sait qu’il en sera la première victime, dans la foulée de son Maître, l’Agneau de Dieu qui l’envoie comme une brebis au milieu des loups.

Pris pour un ennemi par les deux côtés, il recevra la mort de l’innocent, brancardier du monde, titubant entre les corps, pour la dignité du mort et le salut du blessé. Voilà que, avec inquiétude, nous découvrons que notre guerre n’est pas simple ; qu’il nous faut choisir notre camp ; que nous nous armons contre le mal manifeste sans prendre position pour le mal sournois. Le chrétien se sent pris en tenaille entre deux idéologies.

D’un côté, l’idéologie qui caricature Dieu au mépris de l’homme. De l’autre, l’idéologie qui manipule l’homme au mépris de Dieu.

D’un côté, des adversaires déclarés et reconnus : les terroristes de la bombe, vengeurs du prophète. De l’autre côté, des adversaires non déclarés mais bien connus : les terroristes de la pensée, prescripteurs de la laïcité, adorateurs de la République. Dans quel camp se situer comme chrétien ? Nous ne voulons pas être pris en otage par des islamistes. Mais nous ne souhaitons pas être pris en otage par des bienpensants. L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bienpensance fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. Alliés pour la France avec d’autres, nous devons faire front contre les attaques terroristes explicites. Mais, pour autant, nous ne devons pas cautionner les folies de l’euthanasie, du mariage pour tous et autres caricatures de Charlie-Hebdo. Que faire ?

L’histoire n’est pas neuve. Il s’agit de faire corps avec son pays, mais de refuser les idéologies qui le traversent. Etre russe, sans être soviétique, chinois sans être communiste, allemand sans être nazi. Les idéologies ne font que passer. Au regard de l’histoire, leur durée de vie est plus courte que leurs propagandistes ne le pensent.

Bien avant, les prophètes eurent la même attitude : tout en se rangeant du côté du peuple d’Israël, ils en dénonçaient les perversions. L’invasion des babyloniens n’empêche pas Jérémie de protester contre les idolâtries du peuple dont il partage la destinée. Né vers 650 avant J.C., Jérémie va connaître la période tragique de la ruine par morceaux du Royaume de Juda alors concentré autour de Jérusalem. En 587, Jérusalem est prise par les babyloniens, le Temple est incendié, la population déportée. Passionné par Juda, passionné par Dieu et pour son peuple, Jérémie fulmine aussi bien contre Juda que contre les nations païennes.

La première partie du livre contient des menaces contre Juda et Israël (1, 1 à 25, 13), la deuxième partie contre les nations, les peuples adverses (25, 13 à 25, 38 et 46 à 51). Les autres passages sont essentiellement biographiques, Jérémie y révèle ses souffrances. Il fait corps avec son peuple : il souffre de tous ses membres de son infidélité mais il en reste solidaire jusqu’au bout. A ce qu’il me semble, à ce point de mes réflexions, j’ose affirmer qu’épouser la cause de Dieu pour sauver l’homme ne signifie pas : Refuser de servir son pays. S’éloigner des combats jugés fugaces pour l’éternel Royaume. Refuser la loi des corps et des esprits qui naissent et grandissent dans la lutte.

Mais je crois pouvoir dire qu’épouser la cause de Dieu pour sauver l’homme signifie : Reconnaître toutes les idéologies, leur virulence, leur opposition (souvent l’une révèle l’autre). N’en suivre aucune : les dénoncer symétriquement et systématiquement. Ne pas en construire une autre, à mi-chemin entre les deux. Et pour cela, il y a une discipline à pratiquer : Se méfier des idées, de toutes les idées surtout enveloppées de croyances, voire de christianisme.

Les idées tuent, elles sont les idoles modernes auxquels on sacrifie l’homme libre. Aller vers l’homme concret, individuel, de chair et d’os : tant d’idéologies humanistes organisent les génocides au nom de leurs principes. Que de morts au nom de la vie, que d’emprisonnements au nom de la liberté ! Ce chemin de l’homme concret conduit à Dieu. Le chrétien n’est pas apatride : sur terre, il appartient à des communautés dont deux sont d’institution divine, la famille et la nation. Où en sont-elles ?

De cette discipline découlent trois missions concrètes, c’est le camp du chrétien et son action particulière dans la guerre : Il va à l’homme individuel. Il va vers lui, en épousant ses joies et ses espoirs… tout ce qui le rapproche de cet homme blessé lui convient mais le partage de la même misère est le meilleur raccourci pour aller à l’autre.

Il défend la famille. Car c’est la première communauté d’hommes et de femmes concrète qu’il rencontre et sans laquelle il finit par imploser dans sa solitude. Le pape François aux Philippines (16.01.2015) s’écrie : «Comme nous avons su dire non à la colonisation politique, nous devons dire non à toute forme de colonisation idéologique qui viserait à détruire la famille. »

Il prend part à la dynamique de son pays. Et s’il doit combattre dans les rangs de son armée, il le fait sans honte et sans retenue. Car se faisant, il ne prend pas la cause de telle ou telle idéologie semée dans sa nation ; les poilus de 14 ne prenaient pas fait et cause pour l’anticléricalisme régnant en se battant pour la France. Le catholique allemand devait être dans les rangs allemands et le catholique français dans les rangs français. La cause de l’homme, le camp de Dieu s’incarne ainsi dans l’homme, la famille, la nation. A nous de nous intégrer à fond dans l’homme, la famille et la France.

Guerre compliquée, donc, parce que nous sommes courageux mais aussi lucides. Nous voulons défendre la France mais sans être pris en otage par une revue de misère. Nous voulons nous opposer au terrorisme islamique sans donner raison au terrorisme contre Dieu.

Nous serons courageux avec les autres mais nous serons lucides pour les autres en questionnant.

Par exemple, à force de laïcité (agressive) n’avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu entre de bien mauvaises mains ? A force de le cacher dans un placard, n’avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu moisir en milieu de haine ? Certaines questions feront mal à nos élites, docteurs de la Loi, gardiens du Temple.

Comment aussi demander aujourd’hui à des musulmans droits et de bonne volonté de s’intégrer à une France qui leur est présentée comme une somme de valeurs libertaires, irréligieuses, amorales ? L’intégration en France ne doit pas présupposer l’assimilation à des valeurs déifiées et erronées. On peut, on doit demander l’intégration à la France mais pas à la caricature de la France. L’intégration, par ailleurs, fait peur à certains au motif que chacun doit rester avec sa culture, sa religion etc. On pourrait en rire en d’autres circonstances : en république laïque, l’intégration n’impose aucune religion ou changement de religion ! Et donc pourquoi revenir sans cesse sur cette conjugaison religion-intégration ? Intégration signifie faire corps ensemble, comme la main, le foie, le cœur ne s’intègrent au corps qu’en réunissant leur force pour la vie de la personne totale. Quand un soldat français musulman combat et meurt pour la France, lui a-t-on demandé de renoncer auparavant à sa culture et à sa religion ?

La position, je parle là en militaire, sera inconfortable. Mais avec la Grâce, elle ne sera pas intenable. Seul notre courage validera notre lucidité aux yeux des autres. Seule notre lucidité validera notre courage aux yeux de Dieu.

+ Luc Ravel






jeudi, février 26, 2015

Chrétiens d'Orient et brigades internationales

« Génocide » des chrétiens d'Orient : où sont passés les défenseurs des droits de l'homme ?

Pourquoi des Occidentaux partent combattre l'État islamique

Vous savez ce que j'en pense : notre indifférence aux chrétiens d'Orient est le résultat d'une pulsion suicidaire collective, stade ultime de notre ethno-masochisme.

Houellebecq a raison, nous sommes psychologiquement prêts à la soumission.






mercredi, février 25, 2015

Génocide des chrétiens d'Orient : où sont nos brigades internationales ?

L'apathie face au génocide des chrétiens (quand on songe au nombre de gens qui se réclament des leçons de la l'antifascisme et du judéocide ...) est stupéfiante mais, hélas, pas incompréhensible.

L'Eglise est encore plus coupable que les autres : il faut entendre avec quelle gêne et quelle discrétion sont évoqués les chrétiens d'Orient, comme des cousins éloignés qui dérangent un joyeux repas de famille avec leurs problèmes. Quant à leurs assassins, ce sont des fantômes, ils n'ont pas d'existence, pas de nom. Le pape François est en dessous de tout.

J'ai fait un chèque, c'est peu, mais déjà ça.

Volontaires pour combattre Daech

Le cri d'alarme du patriarche des chrétiens d'Irak

Chrétiens d'Irak : pourquoi tant d'indifférence ?

lundi, février 16, 2015

Nous serons coptes

Daech a égorgé 21 coptes pour le seul fait qu'ils étaient chrétiens. Si j'ai bien compris la définition du crime contre l'humanité, c'en est un. Mais là, pas de BHL pour appeler à l'action, les mitres molles, toujours prêtes à compatir pour le premier clandestin venu, sont très silencieuses.

Mais, quand il n'y aura plus un juif en Europe et plus un chrétien en Orient, quelles seront les cibles des terroristes islamistes ? Evidemment, les chrétiens en Europe, pas seulement les églises et les pierres tombales (ça, c'est aujourd'hui et tout le monde s'en fout), mais aussi les personnes, les chrétiens en chair et en os.

Une bonne petite prise d'otages dans l'école primaire de Sainte-Marie-des-cahiers, ça vous dit ?

Heureusement, il y a des gens qui réagissent bien : le gouvernement égyptien a aussitôt fait bombarder Daech en représailles. Les Rafales qu'on leur a vendus vont être utiles.

Et, nous, quand est-ce qu'on réagit bien ? Quand est-ce qu'on arrête l'immigration et qu'on fait respecter la loi sur le voile ?