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dimanche, mai 12, 2019

Les deux France

La France du sacrifice… et l’autre ! (Christain Venneste)

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L’opération de libération des otages enlevés à la frontière du Bénin et du Burkina Faso a pris une dimension évidemment symbolique. Elle a opposé deux France. Il y a celle de la tradition puissante de notre pays, un pays guerrier, où l’honneur et la bravoure guidaient les comportements, où l’accomplissement du devoir s’accompagnait de panache ! C’était la France depuis Bouvines jusqu’à la bataille de la Marne, celle de Leclerc et de de Lattre de Tassigny, celle du Commandant Hélie de Saint-Marc, résistant, déporté, combattant d’Indochine et d’Algérie, puis rebelle par fidélité à la parole donnée aux harkis, celle du 18 Juin qui n’accepte pas la défaite. Et puis, il y a l’autre France, celle des petits comptes et des menus plaisirs, celle où l’on s’offre une vie facile à partir d’une profession paisible et monotone, traversée de voyages qui donnent l’illusion de l’aventure, sans penser le moins du monde à la nation et à son avenir, celle de « l’homo festivus » décrit par Muray. Que la première ait toujours vécu à côté de la seconde en la protégeant, non sans parfois en recevoir mépris et sourires narquois, n’est pas une nouveauté. Simplement, c’est le tableau qui impressionne : deux membres de la première France sont morts pour permettre à deux représentants de la seconde de reprendre leur petite vie. Ils n’ont pas tiré les premiers pour préserver les otages.

Et lorsque nos soldats regagnent la France, ils voient celle-ci telle qu’elle devient : une France qui se décompose en communautés, d’une part grâce à une immigration accueillie les bras ouverts et les yeux fermés, d’autre part, par un repli sur soi narcissique, où disparaît le patriotisme indispensable à la survie d’un pays. Ce patriotisme est la flamme qui animait Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, et qui animera toujours leurs compagnons d’armes. ***********




mercredi, janvier 03, 2018

Banlieues : une guerre qu’on n’ose pas déclarer ?

Banlieues : une guerre qu’on n’ose pas déclarer ?

Rien à ajouter à cet excellet article de Christian Vanneste.

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On apprendra qu’avec un grand sens de l’opportunité, le Ministère de la Justice va installer des téléphones dans toutes les cellules, puisqu’il ne parvient pas à y empêcher la présence des portables interdits. Nous vivons en permanence une inversion des valeurs, des priorités et des hiérarchies nécessaires à toute société organisée, même démocratique.

Ces événements qui n’ont pas provoqué de mort, comme s’en vantait naguère un ministre socialiste, sont paraît-il d’une grande banalité. Cinq policiers sont agressés chaque jour. Mais ils soulignent l’état dans lequel se trouve notre pays et que tente de masquer l’hypnose macronienne. Nous vivons une catastrophe nationale que l’on se refuse obstinément à nommer, à stopper, et qui est aggravée par la pensée unique imposée par les médias, l’aveuglement des autorités, et les contradictions de notre système. La réalité est qu’une immigration non assimilée et même pas intégrée, a créé depuis longtemps des enclaves où non seulement la loi n’est pas respectée, mais où elle est combattue au travers de ceux qui la représentent. La loi interdit en revanche toute mesure du problème. Lorsque le sociologue Hugues Lagrange a relevé les difficultés particulières des populations subsahariennes du Sahel, il a déjà pris des risques. L’idée que les causes de cette violence sont sociales plus que culturelles est une illusion. Les coûteuses politiques de la ville n’ont rien amélioré. En France, il n’y a que l’Etat qui détienne le monopole de la violence légitime. Ses agents ne composent pas des équipes qui devraient affronter celles de l’autre camp sous l’arbitrage d’un rappeur ou du réalisateur du brûlot cinématographique « La Haine ». Ils doivent faire respecter la loi à tout prix, ce que les politiques par couardise, et les juges par idéologie, ont oublié. Pour éradiquer les nids du terrorisme, les foyers d’islamisme, les réseaux de trafics, les repaires de la violence urbaine, ces lieux que fuient nos compatriotes juifs et où une partie de la population vit sous une loi et des coutumes qui ne sont ni celle de la République, ni celles de la France, il faut d’abord, comme le disait le regretté Charles Pasqua, que la peur change de camp, qu’un délinquant ou un criminel, qui ne respecte pas la loi avec le sentiment d’une totale impunité, sache désormais qu’il encourt à coup sûr une longue et pénible perte de sa liberté assortie d’un travail obligatoire, et risque même sa vie s’il s’en prend à un policier armé. Nous en sommes évidemment loin. Lorsqu’on tentera une nouvelle fois de reconquérir les territoires perdus de notre Nation, il sera sans doute trop tard…
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dimanche, janvier 10, 2016

Cologne : le plus inquiétant

Le politiquement correct allemand ment…

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La télévision d’Etat a recelé l’information jusqu’au surlendemain. Cette rétention des nouvelles contraires à l’idéologie dominante est l’aspect le plus inquiétant de cette affaire. Elle témoigne de l’aveuglement criminel du microcosme qui dirige nos prétendues démocraties. Englué dans des abstractions angéliques, cachant souvent des intérêts économiques ou politiques plus prosaïques, il refuse la réalité contraire à ses voeux, trahit le peuple qu’il a la charge de conduire ou d’informer.
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Comme je dis toujours, les medias sont le premier pouvoir, celui qui définit ce qui peut être dit ou ce qui doit être tu sur la place publique ; si on doit en parler en termes louangeurs (l'immigration) ou si on doit prendre l'air dégouté d'une gouine à qui on dit qu'elle sent la bite (notre histoire).

mardi, décembre 01, 2015

Le gouvernement de la peur

Le Gouvernement de la Peur …

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On se trouve à nouveau dans un contexte où le pouvoir politique couvert par la légitimité du protecteur va contrôler davantage les comportements individuels. La « Big Mother » de l’Etat social-démocrate, selon l’excellent glissement opéré par Michel Schneider sur le « Big Brother » orwellien, prévenant, infantilisant, accompagnant les individus les plus fragiles sur les chemins d’une vie où ils ne seront jamais adultes, va étendre son emprise. Le danger rend tous les hommes fragiles. Il faudra donc tous les surveiller.
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Ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias :

Voix du Nord, voix de ses maîtres

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Cette affaire s’inscrit dans un contexte malsain où le pouvoir hollandiste est de plus en plus traversé par la tentation autoritaire vis-à-vis de la presse. Le spectacle est assez comique d’ailleurs. Depuis mai 2012, le pouvoir exécutif ressemble à un triomphe de la docilité en cascade: François Hollande a écarté du pouvoir tous les gêneurs qui à leur tour caporalisent l’ensemble du « système » et interdisent toute forme de pluralisme.

L’évolution discrète du pouvoir exécutif ne manque pas d’inquiéter. Elle souligne que la profonde crise politique que le pays traverse se traduit par une partialité grandissante de l’Etat et une stratégie de repli sur « le système » qui ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée. On ne peut évidemment évoquer ce point sans faire le parallèle avec la fièvre obsidionale qui domine les esprits gouvernementaux. Avant même la proclamation de l’état d’urgence, Valls pilotait en réalité un virage autoritaire dont la sécurité est devenue le prétexte commode.

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Les petits caniches de la gauche au pouvoir, Bruno Leroux en tête, peuvent bien aboyer autant qu’ils veulent contre les violations de Droits de l’Homme en Russie. Ils peuvent rouler le bonhomme Poutine dans toute la boue qu’ils veulent: la méthode de gouvernement qui se met en place en France n’a rien à envier à ces logiques qui paraissent scandaleusement autoritaires au pied de l’Oural.

Que n’aurait pas dit la gauche si Poutine, dans la foulée des attentats tchétchènes en Russie, avait décrété un état d’urgence se traduisant par l’assignation à résidence de militants écologistes manifestement étrangers à ces attentats, et avait conduit une politique d’aide à la presse godillot comme celle à laquelle nous assistons en France? Les mots de « dictature » et de « coup d’Etat » auraient fusé.

Ceux-là mêmes qui justifiaient la dangereuse politique anti-russe de l’Allemagne en Ukraine au nom de la démocratie sont les premiers à justifier, au nom de cette sacro-sainte démocratie, les entorses de plus en plus flagrantes à l’impartialité de l’Etat et au droit. La France a non seulement annoncé au Conseil de l’Europe qu’elle violait désormais la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme, mais elle pousse le vice jusqu’à piquer sa presse prétendument pluraliste à l’étrange morphine d’une dictature dont on n’aurait pu soupçonner l’existence il y a encore quelques mois.

C’est ainsi que les démocraties finissent: par la lente soumission à l’autorité, sous l’effet d’une passivité, d’une résignation, d’une complaisance des élites qui illustrent avec excellence les ravages produits par la décadence morale de toute une classe sociale. La confort plutôt que la liberté! l’affection plutôt que la vertu! la collusion plutôt que le droit!

Dieu ! que l’agonie du régime est longue, glauque et navrante.
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Je le répète, ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias et d'une opposition factice.

Admettons, pure hypothèse sans rapport avec la réalité, qu'il se produise en France un horrible attentat islamiste précédé de nombreux signes et avertissements. Le gouvernement se trouve devant une alternative :

♘ Il assume ses responsabilités et démissionne.

♘ Il nous fait part de sa compassion et profite des mesures sécuritaires prises dans l'urgence pour s'accrocher au pouvoir.

Vous sentez bien que la deuxième hypothèse n'est possible que si la presse jette un voile pudique et se mure dans un silence complice vis-à-vis des responsabilités du gouvernement et si l'opposition manque de mordant au point de paraître complice.

Et pourtant, Philippe de Villiers voit un espoir (ça tient autrement la route que la harengère) :





jeudi, novembre 12, 2015

Sorel et Delsol mordent : nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas

Malika Sorel et Chantal Delsol mordent :

Les « Illusions perdues » de Malika Sorel

Malika a tout compris. Nos élites ont mis au rencart le peuple français, pour une utopie universaliste de citoyens du monde. «Nous vivons la mise en minorité progressive du peuple autochtone sur ses propres terres. C'est le simple jeu de l'arithmétique, et cela, les élites politiques le savent… Nous ne sommes plus dans un régime de solidarité nationale, mais dans celui, imposé par le haut, d'une solidarité internationale… Politique du dernier arrivé, premier servi.» Non, ce n'est pas un complot, c'est pire, c'est la réalité. Malika est venue, a vu, et a été vaincue. Mais au moins, au bout de cet itinéraire, qui pourrait s'intituler «Illusions perdues», Malika sait. Elle sait que nos élites savaient. Et qu'elles ont voulu ce que, désormais, nous savons.

La France mûre pour un régime autoritaire ?

En ce qui concerne le pouvoir technocratique, ce sont les électeurs de droite qui s'attachent massivement (80 %) à cette idée, ce qui est normal puisque n'ayant aucune conviction particulière, ils pensent sans doute que la politique est quelque chose comme une administration, un vaste bureau qui manie des chiffres [je connais des imbéciles politiques qui correspondent exactement à ce portrait, ce sont les mêmes qui trouvent Juppé «brillant»]. Il faut dire cependant qu'il ne reste plus beaucoup de convictions à la gauche non plus…

Il faut cependant préciser ce que la question elle-même [du remplacement due la démocratie par un pouvoir autoritaire et technocratique pour faire les réformes nécessaires] comporte d'étrange. Si une grande partie des Français souhaitent les réformes, on ne voit pas pourquoi les politiques n'ont pas le courage de les accomplir. En réalité, nos concitoyens savent que les réformes nécessaires sont douloureuses, et que si un gouvernant démocratique les met en oeuvre, ils seront immédiatement dans la rue pour l'en empêcher. Autrement dit, les Français souhaitent qu'on les y force parce qu'ils se savent eux-mêmes sans courage. Ils sont comme un enfant qui réclamerait qu'on l'oblige à boire sa potion parce qu'il n'y arrivera pas de sa propre volonté.

Il vaudrait mieux que les Français, assumant la charge de la citoyenneté, acceptent de leur plein gré les décisions énergiques et amères. Il ne faut pas se contenter de dire que les politiques sont des couards. Il faut ajouter que les Français se comportent comme des enfants.

En comparaison, Christian Vanneste paraît presque fade :

Accueil généreux des migrants ou déclin du courage ?

Soljenitsyne dénonçait le déclin du courage dans son Discours de Harvard et fustigeait les « fonctionnaires politiques et intellectuels manifestant… de l’irrésolution… face à l’internationale de la terreur ». La lucidité de l’écrivain russe éclaire le débat actuel entre la prétendue générosité des uns et le réalisme des autres, entre les Merkel, Juncker, Hollande et Viktor Orban.





mercredi, juillet 08, 2015

Verhaeghe, Tandonnet, Vanneste : la fois anti-prussiens et anti-Tsipras

Pourquoi Tsipras affaiblit les partisans d’une autre Europe

L'impasse d'une Europe sous domination allemande

Pour une autre Europe !

Le désespoir me gagne : les partisans d'une politique ni démagogique ni idéologique sont-ils si peu nombreux ?

L'effacement de la France est dramatique. Une autre défaite de 1940.





mardi, juillet 07, 2015

L'Euro à la grecque : il faut beaucoup de sauce, comme pour les champignons

Jacques Sapir : le vote grec ou la revanche du non au référendum de 2005

Je préfère l’article de Feertchak mais je vous ai mis l’article de Sapir, plus polémique, à cause de l’allusion à Schacht.

Sapir ne le dit pas, mais Schacht fut le ministre des finances d’Hitler jusqu’en 1939, il inventa notamment les bons de travail pour payer les travaux publics sans augmenter la masse monétaire. Hitler lui doit la réussite du redressement économique de 1933 à 1939 qui lui permit de financer la suite que vous savez. Résistant tardif, il ne fut pas pas trop inquiété par la dénazification, alors que, comme Albert Speer, il fait partie de ces technocrates se prétendant plus ou moins neutres politiquement sans qui le nazisme aurait échoué beaucoup plus tôt. Méfiez vous des technocrates, ce sont des dangers publics : ils ont la phénoménale puissance de l’Etat entre leurs mains et n’en font pas toujours bon usage, d’autant qu’ils utilisent souvent la grisaille de l’univers des ronds-de-cuir pour se ménager une irresponsabilité qui les rend cyniques. Pendre de temps à autre au gibet de Montfaucon, sans abuser, un de ces technocrates, comme cela se pratiquait sous l’ancien régime, relève de la saine gestion publique.


Feertchak : L'οχι grec ou le retour du peuple en Europe

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[…]

Le 3 août 1968, à Bratislava, lors d'une réunion du Pacte de Varsovie, le premier secrétaire du Parti communiste de l'Union soviétique introduisait par les mots qui suivent la «doctrine Brejnev» de la souveraineté limitée : «Chaque parti communiste est libre d'appliquer les principes du marxisme-léninisme et du socialisme dans son pays, mais il n'est pas libre de s'écarter de ces principes s'il entend rester un parti communiste. [...] L'affaiblissement d'un maillon quelconque du système socialiste mondial affecte directement tous les pays socialistes, et ils ne sauraient y rester indifférents».

Il fallut attendre 1988 pour que Mikhaïl Gorbatchev déclare que «la liberté de choix est un principe universel».

Certes, les chars n'ont pas été envoyés à Athènes pour faire respecter la règle d'or budgétaire comme à Varsovie en 1968. Mais ces quelques lignes de Brejnev, si l'on se place, non à l'échelle du contenu idéologique, mais à celle de la structure de l'organisation décrite, sont du Jean-Claude Juncker dans le texte, lequel pourrait très bien déclarer: «Chaque Etat membre est libre d'appliquer les principes du droit de l'Union européenne dans son pays, mais il n'est pas libre de s'écarter de ces principes s'il entend rester un Etat membre. [...] L'affaiblissement d'un maillon quelconque du système européen affecte directement tous les pays européens, et ils ne sauraient y rester indifférents». On voit bien les dérives possibles d'un tel discours dès lors que les principes européens s'appliquent erga omnes sans que les peuples souverains ne puissent rien y redire.

Par leur vote, les Grecs ont révélé au grand jour l'aberration d'une telle conception de l'Europe, non soluble dans la démocratie et nécessairement autoritaire à l'égard des parties qui la composent, les Etats membres.

[…]

Bien des commentateurs ont voulu faire de la Grèce une simple affaire de gros sous entre des créanciers spoliés et des paresseux inaptes à rembourser leurs dettes ; combien se sont moqués d'Alexis Tsipras en prédisant qu'il se plierait dès les premiers jours aux injonctions européennes, comme l'avaient fait ses prédécesseurs. Dans De l'esprit des lois, Montesquieu écrivait que «les politiques grecs, qui vivaient dans le gouvernement populaire, ne reconnaissaient d'autre force qui pût le soutenir, que celle de la vertu. Ceux d'aujourd'hui ne nous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses». N'est-ce pas finalement la grande vertu du référendum du 5 juillet et de l' «οχι» grec que de signer en Europe le retour des peuples et des passions démocratiques ? A bien y regarder, le «bordel foutu par la Grèce», pour reprendre l'espoir de Georges Moustaki, pourrait être une occasion inespérée pour l'Europe.

Malheureusement, si Alexis Tsipras a su mener jusqu'au bout son élan gaullien, il faudrait que la France fût capable d'un geste analogue pour rééquilibrer le couple franco-allemand. L'espoir est ténu.
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Puis, Charles Gave, plus philosophe :

Nous sommes des nains sur les épaules de géants

Enfin, un article de Christian Vanneste qui, bien que souverainiste, est à contre-courant de ce que j'écris depuis quelques jours ... sauf si vous lisez bien mes précautions oratoires très hollandistes et un rien faux-jeton.

Victoire se dit « Nikè » en grec…

Le point de vue de Vanneste ? Le referendum grec n'est pas un sommet de démocratie mais de démagogie car la question posée aux Grecs était contradictoire.

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L’irresponsabilité et l’orientation du microcosme médiatique apparaissent clairement dans l’accueil réservé à la victoire du non. Qu’aurait-on dit si le Premier Ministre grec avait été un souverainiste de droite plutôt qu’un démagogue d’extrême gauche dont on salue la jeunesse, le sourire et le coup de poker en apparence gagnant ? Tsipras plaît davantage qu’Orban, comme Obama séduit plus que Poutine. Le maquillage est moins douloureux que la médication. Pourtant, la politique doit s’inspirer de la seconde et fuir le premier qui est la démagogie. Platon le disait déjà aux Athéniens il y a vingt-cinq siècles. Il est évidemment contradictoire et absurde de dire qu’il faut respecter le vote du peuple grec si celui-ci impose aux autres peuples de l’Euro-groupe des conséquences qu’ils ne veulent pas. Le peuple grec a le droit de partir non d’imposer sa politique aux autres, notamment à ceux qui ont consenti les potions amères de la « troïka ». Mais depuis longtemps, l’Europe a tellement défiguré la démocratie que ses institutions ont aujourd’hui le mauvais rôle. L’image de la légitimité apparaît davantage dans la joie du peuple grec que dans la suite de réunions, de mesures, de menaces et de sanctions qui ont l’air de tomber de l’Olympe. La seule réponse au défi grec serait de convier les électeurs des autres pays de la zone euro à trancher : voulez-vous que la Grèce garde l’Euro en acceptant d’effacer sa dette et d’en payer le prix ?
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Un collègue me disait avoir éteint l'instrument d'abrutissement de masse télévisuel en constatant que le Front de Gauche y monopolisait quasiment la parole alors que le Front National, qui fait des scores électoraux cinq fois plus importants, était presque ignoré.

Notre mal est très profond et très grave, un referendum mal gaulé ne suffira pas à le guérir.











dimanche, mai 17, 2015

Marchons, marchons ... comme des cons

J'ai assez dit, à propos des marches à Charlie, ce que je pensais de ces marches à la con.

Christian Vanneste est sur le même chemin :

La grande marche sur la tête

C'est moi qui souligne :

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La France est une République, comme on ne l’a jamais autant proclamé qu’aujourd’hui. C’est une grande démocratie, dit-on aussi. L’inflation des mots, comme celle d’une monnaie, en ruine la valeur. La démocratie est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Dans un pays où l’oligarchie politique craint les référendums, où le microcosme et ses coteries imposent leurs préférences, et parviennent même à les faire admettre à un grand nombre par conformisme à l’opinion dominante… dans le médias, elle n’est plus qu’un décor devant lesquels jouent les « pros » du pouvoir. Quant à la République, ce devrait être la communauté des citoyens, attachée à ses valeurs et à ses institutions. C’est devenu une vieille idole qu’on encense par habitude, une mécanique de normes innombrables, complexes et contradictoires, qui loin de viser le Bien Commun, n’est plus qu’une mosaïque déformée par le temps, le piétinement des uns et des autres.

La seule marche qui devrait retenir notre attention est la grande marche sur la tête d’un pouvoir qui ne peut rien, de valeurs fondamentales qui ne valent plus un clou, d’un Etat qui ne protège plus, et d’une Nation qu’on pousse sans cesse à se renier. Deux fait récents illustrent ce constat accablant. A Rennes, les forces de l’ordre protègent une maison occupée par des squatteurs. Cette maison appartient a une dame de 83 ans, Maryvonne Thamin, qui veut logiquement l’habiter après le décès de la personne chez qui elle logeait. Mais le droit opposable au logement, type même de l’idée que la gauche impose à la mauvaise conscience de la droite, même quand celle-ci est majoritaire, exige que la propriétaire demande l’expulsion des occupants illégaux dans les 48 heures de l’occupation. Sans cela, c’est le vol qui devient légal.

[…]

A Roubaix, c’est complémentaire. Une famille, celle de Philippe Godefroy, a dû quitter le logement qu’elle louait de façon légale, en raison du harcèlement que lui faisaient subir les voyous du quartier. La police n’est pas parvenue à assurer sa protection, ni celle de ses biens. La Mairie va les héberger à l’hôtel aux frais du contribuable. Le gendarme est mort, mais la nounou a pris sa place. Dans les deux cas, l’Etat, défini par Weber comme le détenteur du monopole de la violence légitime, laisse la violence illégale occuper le terrain.
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mardi, avril 21, 2015

Poêlée d'articles sur l'invasion migratoire

Certains de ces articles n'ont pas une relation directe avec l'invasion migratoire en cours. Pourtant, ils y touchent tous. En italiques, sous chaque lien, un extrait de l'article.


Tragédie en Méditerranée, racisme en Afrique du sud : le blogdanel

Autre question qui fâchera les procureurs de l'Occident éternellement responsable: pourquoi certains émirats ou royaume désertiques et richissimes ne recueillent-t-ils pas naturellement leurs frères à qui les lient une langue et une religion communes ? Ce ne serait après tout que justice, après avoir financé ceux qui les font fuir.

Mais il est plus aisé de se couvrir de cendres. Ainsi encore pour le mot «xénophobe». On voudrait nous faire croire que ce vocable infamant ne s'écrit qu'avec une encre blanche.

L’Europe n’est pas coupable. Elle est impuissante.

De même, l’alignement systématique de l’Occident sur les positions des monarchies sunnites et pétrolières du Golfe, comme on le voit actuellement au Yemen, un pays pendant des siècles dirigé par des Chiites, entretient la confusion en Syrie et en Irak. Combat-on avec l’aviation les djihadistes de l’Etat islamique ou par l’envoi d’armes et de conseillers, Bachar El Assad, l’Iran, les Chiites et … la Russie ? L’envoi de conseillers militaires américains en Ukraine répond à la question. Le rétablissement de l’autorité de l’Etat légal sur l’ensemble du territoire syrien devrait être la priorité. La fin des persécutions contre les minorités, les Chrétiens en particulier, massacrés en Syrie et en Irak, en Libye et jusque sur les bateaux chargés de migrants est à ce prix. L’asile des réfugiés est un devoir humain. Il est parfois difficile de le distinguer de l’immigration illégale. C’est donc à la source qu’il faut tarir le mal.

Franck Ferrand : du génocide arménien au génocide chrétien ?

Le monde entier le sait : les quelque deux cents millions de chrétiens d'Orient et d'Afrique sont, à plus ou moins long terme, menacés de mort. Et pendant ce temps ? Pendant ce temps, à la demande de la France, le Conseil de sécurité des Nations unies a bien voulu évoquer l'hypothèse d'une «charte d'action» visant à les protéger, parmi d'autres minorités d'ailleurs… Certains diront que c'est mieux que rien ; les autres ont compris que c'était pire que tout.

Le dévoiement du droit d'asile nuit aux «vrais» réfugiés

État islamique, assassinat des chrétiens : la realpolitik de la barbarie

Abu Bakr Naji décrit également ce qu'il appelle la «stratégie du prix à payer». À chaque action de l'ennemi, celui-ci doit anticiper -et craindre- la réplique violente qui suivra. Cette stratégie amènera l'ennemi à «réfléchir mille fois avant de s'attaquer» aux régions contrôlées par les jihadistes. L'auteur évoque ainsi la possibilité de mener des attentats ou des kidnappings (notamment de journalistes…) afin d'accroître la force de frappe de la communication. Car le but fondamental de ces actes est de délivrer un message et de l'adresser au plus grand nombre. Il insiste sur l'importance de trouver pour chaque action violente une justification «rationnelle, appuyée sur la Sharia» et de «montrer» qu'elles sont dans l'intérêt de l'Oumma, la communauté des croyants.

Le terrorisme instrumentalise l'exode maritime

Ces exodes maritimes massifs, qui rendent chaque jour plus prophétiques les scènes imaginées par Jean Raspail dans Le Camp des Saints (relire par exemple, chapitre 20, les pages 156 à 164), deviennent des éléments tangibles d’une possible submersion de l’Europe. François Hollande l’a vaguement suggéré, dimanche sur Canal +, en qualifiant les passeurs de "terroristes". Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, a été un peu plus précis samedi, sur Europe 1, en reconnaissant que des "terroristes" organisaient, en Libye, les exodes et leurs financements. En février, l’Etat islamique avait lui‐même menacé d’envoyer vers l’Italie de 500.000 à 700.000 migrants, sur d’innombrables petites embarcations.

Déni de Réalité et recherche de boucs émissaires

Les différences entre la France et l’URSS d’il y a peu s’atténuent de plus en plus. Normal, puisque nous sommes gérés par des clercs d’une Eglise qui avait déjà échoué en URSS et qui est en train d’échouer chez nous.

Et comme nous l’a appris René Girard, pour dissimuler leurs échecs il suffit à ce clergé de remplacer dans le discours dominant qui sévissait dans les annexes 30 le mot “Juif ” ou ” Koulak ” par le mot ” Liberal ” aujourd’hui et le tour est joué.

Rien n’est réglé, mais un bouc émissaire a été trouvé et c’est après tout la seule chose qui compte. Voilà mon diagnostic.

Extension du domaine du racisme

La dissidence devant le multiculturalisme était déjà psychiatrisée à travers la multiplication des phobies dépistées chez ses contradicteurs. Elle sera désormais potentiellement criminalisée. On devine ainsi ce que les associations antiracistes les plus zélés sauront faire de ces nouvelles dispositions juridiques. Ne faudrait-il pas plutôt remettre en question la sociologie antiraciste et plus largement, cette fâcheuse manie qui consiste à accuser les sociétés occidentales d'être historiquement coupables de crimes si abjects à l'endroit de la diversité qu'elles ne pourront les expier qu'en se convertissant au multiculturalisme.

Chose certaine, la restriction de la liberté d'expression, ici, sert bien moins la lutte contre le racisme que la diabolisation de ceux qui ne croient pas les sociétés occidentales coupables d'exister.


Naufrages de migrants en série : le drame humanitaire qui pourraitébranler les fondements politiques et culturels de l'Europe

C’est très simple : l’Union européenne s’est construite non pas dans le sain respect de sa propre histoire et de ses intérêts politiques et stratégiques, comme par exemple les États-Unis ou la Chine, mais a prétendu vouloir baser son identité politique et donc aussi les actions qui en découlent sur des valeurs purement "universalistes" (démocratie, égalité, tolérance, justice, multiculturalisme, etc.) dont on connait toute la réinterprétation ultralibérale hypocrite. Et encore, ces valeurs (si au moins elles étaient vraiment prises au sérieux moralement) pourraient être adéquates s’il s’agissait de construire les "États-Unis du Monde". Mais dans un environnement où l’Union européenne est entourée de concurrents ou d’ennemis potentiels, on voit difficilement comment l’universalisme à lui seul pourrait suffire à convaincre les Européens riches d’être solidaires avec les Européens pauvres plutôt qu’avec tous les autres êtres humains en détresse, d’où le terrible repli sur soi que nous constatons partout : dès que nous réalisons que nous ne pouvons porter le poids de la misère du monde, nous avons tendance à ne nous focaliser que sur nous-mêmes. L’immigration clandestine massive démontre toute l’hypocrisie de notre système actuel qui se trouve confronté à deux alternatives également désastreuses et déstabilisantes : soit pousser l’universalisme jusqu’au bout et transformer l’Union européenne en immense camp de réfugiés où, très bientôt, ce ne seront plus seulement les immigrants clandestins, mais aussi les Européens dits de "souche" qui vivront dans des conditions inhumaines, ou alors renier ses valeurs "universalistes" et ainsi démonter tout le système ultralibéral multiculturel mis en place depuis la chute du mur...

[…]

Un plan qui doit être soumis ce jeudi 23 avril aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Sʼil est question d'augmenter les moyens financiers et matériels des opérations de contrôle et de sauvetage ou encore, un programme pour les renvois rapides des migrants non autorisés à rester dans l'UE et une action avec les pays voisins de la Libye pour bloquer les routes utilisées par les migrants, le problème de fond est posé à travers la volonté dʼun examen des options pour une répartition « plus équitable » des réfugiés entre les Etats membres de l'UE, dont on dit que le principe devrait être systématisé.

L’air de rien, on voit ici apparaitre une nouvelle logique fédérale européenne, car cette répartition serait censée s’imposer aux pays de l’UE au nom d’un accueil et d’un asile qui constituent une tradition démocratique, qui justifierait ainsi la fin de la souveraineté des Etats membres en matière d’immigration sur leur sol. Ce ne serait rien de moins qu’une remise en cause de la souveraineté des peuples et un coin de plus enfoncé contre l’idée de nation. Ne veut-on pas voir les dégâts attendus, derrière une pression migratoire par trop mise en scène derrière le drame qui vient de survenir. On apprend qu’aujourd’hui deux bateaux de migrants ont lancé des appels de détresse. On voit bien que les passeurs organisent un système de pression qui vise à créer une situation paroxystique dans les eaux de la Méditerranée pour prendre en otage nos valeurs et imposer leurs règles. C’est le reflet d’un chaos qui s’importe aussi, car qu’allons-nous faire de centaines de milliers de migrants voire plus, qui sont prêts à arriver sur notre continent ? Ouvrir les vannes de l’asile ne règlera rien, car ne tarira pas le flot des migrants bien au contraire, il en va donc d’intervenir sur les causes.

[…]

Il y a un début de prise de conscience dans ce domaine. On commence à mesurer les effets des migrations massives des trente dernières années à travers les phénomènes de ghettoïsation et la montée du communautarisme en Europe. Mais ce qu’il faut retenir et encore là qui est sous-estimé, c’est la nature de cette immigration qui se fait essentiellement de pays arabo-musulmans en crise politique ou en guerre, et on ne saurait omettre le fait que ce qui n’a pas été réglé dans les pays d’où ils émigrent risque de reposer problème là ou ils immigrent. On a appris que des musulmans s’en sont pris à des chrétiens sur un navire, pour les jeter à la mer, reproduisant ce qui se passe sur terre, dans leur pays. On voit à travers cet événement, après les décapitations de Coptes (chrétiens) par les djihadistes, que la question des migrations contient aussi ses ingrédients explosifs avec des retours de bâton que l’on ne mesure absolument pas, en présentant tous ces candidats à l’asile comme des aspirants à la liberté et à la démocratie. Il n’y a rien de moins mécanique que cela. Faut-il encore se remémorer l’absence, pour l’essentiel, le 11 janvier dernier, de nos compatriotes issus de l’immigration qui n’étaient pas Charlie, pour encore le souligner ? Il y a une vraie crainte de rupture de l’équilibre sur lequel repose nos sociétés démocratiques, déjà malmenées par une crise économique et sociale profonde avec son versant politique, qui donne déjà à voir des points de rupture avec lesquels il ne faudrait pas trop jouer aux apprentis sorcier.


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Que celui qui a des yeux pour voir voit. Quant aux autres ...


jeudi, mars 05, 2015

Pauvre polémique Darmanin Taubira : l'avis de Christian Vanneste

La politique française en rase-mottes

On notera que Gérald  » est le crétin qui a déclaré que « les religions », en général et sans distinctions, posent problème en France. C'est dire s'il ne vole pas beaucoup plus haut que Christiane Taubira.

On ne peut, hélas, que partager la conclusion de Christian Vanneste :

Cet incident dérisoire n’est inquiétant que sur un point. Le niveau du personnel politique français s’est effondré. La France enregistre des résultats calamiteux sur le plan économique. Sa croissance est aujourd’hui plus faible que celle de l’Espagne et elle ne doit un répit qu’au contexte qui s’est amélioré sans qu’elle y ait la moindre part : baisse de l’Euro et du pétrole, faiblesse des taux, meilleure santé économique de nos partenaires. On attendrait des responsables politiques une détermination soutenue pour redresser le pays. Non, ils préfèrent, comme le Premier Ministre et même le Président de la République en donnent malheureusement l’exemple, participer aux joutes partisanes en vue des élections départementales.

[…]  le comportement des politiciens actuels  rappelle un passage des Mémoires de Guerre :

« Edouard Herriot déclina mon offre de faire partie du gouvernement. Je lui demandais d’aider à la reconstruction de la France ; il me déclara qu’il se consacrerait à restaurer le parti radical. »

On y est revenu !

dimanche, janvier 11, 2015

Je ne suis pas allé à la marche à Charlie (et je suis bien content)

C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses (j'aime bien cette expression).

Bon, ça y est, les «marches» à Charlie sont finies. Gigantesques, historiques et patati et patata. Et alors ?

Parce que le défilé de la victoire, c'est clair : on en a chié mais, à la fin, on en a foutu plein la gueule à l'ennemi, on a violé ses femmes, pillé ses maisons et pendu deux ou trois traitres. Bref, on a gagné. On défile, on se bourre la gueule et on passe à autre chose.

Mais les marches à Charlie ?

On s'est frotté le lard entassés comme des sardines et on a pleurniché avec des inconnus dont on écrase habituellement les pieds dans le métro tout en gueulant dans son portable sans égard pour le voisinage.

Et ensuite ? Que faut-il comprendre ? Que c'est l'équivalent du défilé de la déclaration de guerre ? Le départ la fleur au fusil, la victoire en chantant nous ouvre la barrière, la liberté guide nos pas, du nord au midi la trompette guerrière et tout et tout ?

Pour une déclaration de guerre, c'est pas bin nerveux. L'ennemi n'est même pas désigné. Pire, on rechigne à le désigner. C'est pas bien de le désigner . Dans ces trois expressions, trouvez l'intrus : terrorisme catholique, terrorisme bouddhique, terrorisme islamique. Tic, tac, tic tac ... Quoi que c'est-y la bonne réponse ?

Moi, les marches à Charlie, ça me rappelle bien un truc : les marches blanches, qui n'ont jamais empêché Dutroux de violer les petites filles.

Comme il faut pas être con, que me faire usiner le derrière, c'est pas mon truc, j'en tire les conséquences : demain, je mets mon slip en kevlar (on sait jamais, s'ils ont un Dutroux muze), j'achète un Coran et je passe à la mosquée du coin pour me faire des copains.  Quand la Ripoublique Islamique Modérée du Frankistan sera proclamée, je serai du bon coté du manche.


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L'excellent titre de Christian Vanneste :

Plus on marche, moins on avance ?

et

Mobilisation sans précédent contre la guerre et la mort





mardi, octobre 28, 2014

Christian Vanneste zemmourise

La France en pleine zemmouritude…

Vous savez que je partage les critiques de Christian Vanneste.

J'aime bien Eric Zemmour, mais, sur deux points essentiels à ses yeux mêmes, il soutient des opinions absurdes qui confinent à la bêtise pure et simple :

1) Le culte napoléonien. L'épopée a son charme mais le bilan est tout de même une catastrophe démographique et géo-stratégique pour la France, notamment l'unification des Allemagnes.

2) Le culte de l'Etat. Alors que l'Etat est la source ou l'instrument premier de tous les maux ce que dénonce Eric Zemmour. Il prend le poison pour le remède, ce qui est tout de même une faute gravissime contre l'intelligence.

Cela ne disqualifie pas entièrement les opinions d'Eric Zemmour sur certains points secondaires mais, ratant l'essentiel et réussissant l'accessoire, il passe à mes yeux pour un gentil charlot.

Plutôt que le Suicide, le Réveil Français !





lundi, avril 21, 2014

Marre du sentimentalisme

A l'évidence, Christian Vanneste n'apprécie pas les fleuves lacrymaux médiatiques. A propos de la libération des otages de Syrie (dans Indécente mise en scène) :

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Il y a d’abord l’ambiance générale. On étale la sentimentalité comme une vertu. On pleure, on s’épanche, on embrasse. Un grand pays devrait faire preuve de plus de dignité, d’une plus grande retenue dans l’émotion, d’une plus grande fermeté à l’encontre des preneurs d’otages. Exhiber ainsi sa faiblesse, c’est accroître la tentation pour tous les ravisseurs potentiels du monde, de commencer ou de recommencer tant l’opinion publique est sensible à ces enlèvements, notamment lorsqu’il s’agit de journalistes, dont les médias, par une solidarité compréhensible, vont sans cesse rappeler la situation. Il serait plus dissuasif de dire que celui qui s’en prend à un Français a peu de chances de demeurer impuni. La France a mis un certain temps pour récupérer Carlos, mais elle y est parvenue. Depuis que l’Etat n’est plus un père protecteur, mais une « Big Mother », les discours virils et les actions répressives sont plutôt mal venus. L’Etat n’est plus commandeur mais quémandeur.
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Un autre grand pourfendeur du sentimentalisme, Dalrymple :

Enfants gâtés pourris, les dégâts du sentimentalisme

Comme souvent dans les phénomènes sociaux, cause et conséquence se renforcent l'un l'autre. Je lie, bien évidemment, ce sentimentalisme puéril et ridicule au déclin collectif de l'intelligence.

A tout cela, on peut et on doit opposer l'orthocivisme, le civisme qui consiste à se tenir droit.

dimanche, août 11, 2013

Le point de vue de Christian Vanneste sur le 10 aout 1792

Le point de vue de Christian Vanneste sur le 10 aout 1792

Comme vous vous en doutez, je partage ce point de vue.  La journée du 10 aout fut une catastrophe dans la catastrophe de la révolution française.

Le fait que le destin de la France ait pu être décidé par, au grand maximum, 20 000 individus (évaluation haute de l'effectif des clubs) est une leçon pour notre temps. Combien sont les lobbyistes homosexualistes qui ont dénaturé le mariage ? Probablement moins de 500.

Il y a les contes pour enfants sur la démocratie et il y a sa réalité.


mercredi, juin 26, 2013

Affaire Méric, affaire Nicolas : ce totalitarisme mou et sa propagande dure qui finissent de s'installer progressivement

Nous sommes au bout de quelques décennies d'évolution où les Occidentaux ont appris à vendre aux hommes de l'Etat leur liberté et leur responsabilité contre la promesse (pas toujours tenue) d'un peu de confort et de sécurité.

Christian Vanneste avec un titre parlant :

Marianne a une gueule de dictature hypocrite et durable

Comme d'habitude, un bon texte de Dalrymple :

Erdogan : la dictature de la majorité, chez nous aussi

Sur l'affaire Méric :

Les preuves qui dérangent

D. Jamet sur l'affaire Méric

Enfin, l'amiral Woland déchainé contre les petits cons qui sont députés :

La culture baise les institutions