Pourquoi les obsédés de la (dénonciation de la) droite dure pervertissent le débat politique
Cet article vaut pour la réponse de Chantal Delsol :
Quelles sont les conditions nécessaires à ce que les cadres de droite puissent "assumer" un tel positionnement ?
Ils n’ont qu’à avoir du courage. Voilà cinquante ans qu’ils tremblent de peur devant la gauche.
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samedi, septembre 02, 2017
samedi, août 27, 2016
Burkini : Chantal Delsol complètement à coté de la plaque
Chantal Delsol : le burkini, un débat surréaliste dans l'ère du vide
Il m'arrive d'être d'accord avec Chantal Delsol et de la citer, malgré son style abscons, assez désagréable (ce n'est pas anecdotique : ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Je me méfie comme de la peste des gens censés dire des trucs intelligents mais incapables de les exprimer dans un style agréable)
Mais là, elle se plante complètement. Elle nous ressort même cette scie absurde de la repentance coloniale. Elle ne comprend pas, ou fait semblant de ne pas comprendre, que l'islam pose un problème spécifique à la France et appelle une réponse spécifique, c'est-à-dire discriminatoire.
A mon avis, c'est plus une question de manque de caractère, de courage intellectuel, que d'intelligence. C'est difficile de voir ce que l'on voit, comme dit Péguy, et encore plus de l'assumer en public. Pourtant, voir que l'islam est violent et conquérant, que l'islam met la France en danger de mort, cela crève les yeux.
Quand elle dit qu'il faut convertir les musulmans (1), elle indique qu'elle pense que l'islam est incompatible avec la France (sinon, il n'y aurait pas besoin de convertir les musulmans), mais elle ne l'assume pas. Elle est lâche.
Remarquez bien que, dans son débat avec Zemmour, elle avait donné des signes navrants de conformisme idéologique :
Hommes-Femmes : Quelle identité ?
Chantal Delsol est une élève de Julien Freund. Lui n'avait pas cette lâcheté, je le soupçonne même d'avoir éprouvé du plaisir à ramer à contre-courant. Cela fait toute la différence.
Quand on manie les mots et les idées mais qu'on n'affronte pas les réalités, on peut être très « intelligent » et très bête. C'est le cas de Chantal Delsol.
Les Français qui refusent le burkini en criant « on est chez nous » ont mieux compris la situation que madame bardée de diplômes.
Ce n'est pas avec des universitaires que Charles Martel a repoussé les arabes à Poitiers, c'est avec des guerriers. S'il avait du compter sur l'université de Paris de l'époque, il n'était pas sorti de l'auberge.
Hélas, aujourd'hui, il n'y a pas de Charles Martel : aucun des candidats à la présidentielle ne propose une refonte de notre système juridique afin de le rendre discriminatoire vis-à-vis de l'islam, ce qui serait l'équivalent moderne de Charles Martel. C'est même illégal d'en parler. Alors ...
Comment disent les islamistes, déjà ? « Avec vos lois démocratiques, nous vous conquerrons. Avec nos lois coraniques, nous vous soumettrons ».
**********
(1) : convertir les musulmans ? J'approuve dans le principe cette solution. Mais je ne suis pas naïf, je sais que ce n'est pas LA solution, parce qu'il n'y a jamais eu de conversion massive de musulmans et qu'il y a un os dans l'islam, quelque chose qui résiste à la conversion.
Si, pour quelques individus, qui seront sauvés, c'est une solution, ce n'est pas une solution pour la masse. La seule solution de masse, c'est l'expulsion.
Il m'arrive d'être d'accord avec Chantal Delsol et de la citer, malgré son style abscons, assez désagréable (ce n'est pas anecdotique : ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Je me méfie comme de la peste des gens censés dire des trucs intelligents mais incapables de les exprimer dans un style agréable)
Mais là, elle se plante complètement. Elle nous ressort même cette scie absurde de la repentance coloniale. Elle ne comprend pas, ou fait semblant de ne pas comprendre, que l'islam pose un problème spécifique à la France et appelle une réponse spécifique, c'est-à-dire discriminatoire.
A mon avis, c'est plus une question de manque de caractère, de courage intellectuel, que d'intelligence. C'est difficile de voir ce que l'on voit, comme dit Péguy, et encore plus de l'assumer en public. Pourtant, voir que l'islam est violent et conquérant, que l'islam met la France en danger de mort, cela crève les yeux.
Quand elle dit qu'il faut convertir les musulmans (1), elle indique qu'elle pense que l'islam est incompatible avec la France (sinon, il n'y aurait pas besoin de convertir les musulmans), mais elle ne l'assume pas. Elle est lâche.
Remarquez bien que, dans son débat avec Zemmour, elle avait donné des signes navrants de conformisme idéologique :
Hommes-Femmes : Quelle identité ?
Chantal Delsol est une élève de Julien Freund. Lui n'avait pas cette lâcheté, je le soupçonne même d'avoir éprouvé du plaisir à ramer à contre-courant. Cela fait toute la différence.
Quand on manie les mots et les idées mais qu'on n'affronte pas les réalités, on peut être très « intelligent » et très bête. C'est le cas de Chantal Delsol.
Les Français qui refusent le burkini en criant « on est chez nous » ont mieux compris la situation que madame bardée de diplômes.
Ce n'est pas avec des universitaires que Charles Martel a repoussé les arabes à Poitiers, c'est avec des guerriers. S'il avait du compter sur l'université de Paris de l'époque, il n'était pas sorti de l'auberge.
Hélas, aujourd'hui, il n'y a pas de Charles Martel : aucun des candidats à la présidentielle ne propose une refonte de notre système juridique afin de le rendre discriminatoire vis-à-vis de l'islam, ce qui serait l'équivalent moderne de Charles Martel. C'est même illégal d'en parler. Alors ...
Comment disent les islamistes, déjà ? « Avec vos lois démocratiques, nous vous conquerrons. Avec nos lois coraniques, nous vous soumettrons ».
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(1) : convertir les musulmans ? J'approuve dans le principe cette solution. Mais je ne suis pas naïf, je sais que ce n'est pas LA solution, parce qu'il n'y a jamais eu de conversion massive de musulmans et qu'il y a un os dans l'islam, quelque chose qui résiste à la conversion.
Si, pour quelques individus, qui seront sauvés, c'est une solution, ce n'est pas une solution pour la masse. La seule solution de masse, c'est l'expulsion.
mercredi, décembre 09, 2015
Le pourtoussisme a encore frappé et autres articles
Le pourtoussisme hollandiste a encore frappé. Voici la Légion d'Honneur pour tous :
La Légion d'Honneur pour tous
Je ne cite pas souvent Télérama. Profitez en :
La médiocrité a pris le pouvoir
L'auteur abuse de la notion fausse de « néolibéralisme ». A part cela, ses propos se tiennent. J'apprécie que, dans sa résistance quotidienne à la médiocrité, il cite le souci de la langue.
Combien de fois dois-je insister pour dire « chef » et non « hiérarchique » (exemple parmi mille) ?
Chroniques du pot aux roses. Ôtez le voile et vous ôterez le Front national
***********
Ces différents moteurs [que l'auteur détaille au début de l'article] expliquent la propulsion du FN jusqu’au niveau qu’on lui a connu en 2013. Mais ce qui s’est passé depuis un an en France va désormais bien audelà. Et il porte un nom que les dirigeants de droite et bien sûr de gauche ne veulent toujours pas prononcer : la bigoterie identitaire musulmane.
Après Charlie, loin de défendre la laïcité, le gouvernement s’est couché de plus belle devant les fondamentalistes qui s’affirment dans les banlieues et même, désormais, les centres villes. Le conformisme vestimentaire s’est emparé d’un nombre croissant de musulmans. Même les chroniqueurs de Libération finissent par s’en rendre compte. Ces accoutrements sont les plus efficaces propagateurs du vote FN. Il faut tout l’aveuglement des bobos pour ne pas comprendre de quelle menace il s’agit dès lors qu’elle s’accompagne d’un dynamisme démographique supérieur à celui des autres Français. Le thème du grand remplacement suscite des moues de dégoût dans les rédactions mais des grimaces d’inquiétude partout ailleurs. Bref, les Français ont le sentiment d’un avenir menacé par une population qui tend à se replier sur elle-même et sur des comportements rétrogrades.
De ce sujet, la classe dirigeante ne veut pas qu’on débatte. J’ai mesuré moi-même la difficulté à expliquer pourquoi on peut à la fois être libéral et favorable à l’interdiction des signes religieux ostentatoires dans les services publics. Après les crimes du 13 novembre, on pouvait penser que le « pas d’amalgame » allait céder et qu’on aurait par exemple le droit de s’interroger sans haine ni sans crainte sur le fait qu’on ne peut vivre selon la charia sans un jour ou l’autre être tenté de l’imposer aux autres. Mais non : le tabou officiel est plus fort que jamais et François Hollande a joué encore une fois un rôle d’étouffoir, de président édredon qui fait suffoquer la France pour éviter qu’elle ne parle.
Dans ces conditions, le vote FN a pris la forme d’un exutoire, d’une épidémie foudroyante.
***********
Chantal Delsol plus directe (je trouve) qu'à l'habitude :
Les électeurs face à des «élites» confinées dans des discussions de salon
***********
Nous avons une gauche qui par un moralisme chimérique interdit le moindre bon sens. Et une droite pétocharde qui imite la gauche parce que c'est plus chic. Aussi les propositions du bon sens sont-elles récupérées par des gens abrupts et rudimentaires : dès lors, le bon sens, qui apparaît à l'élite comme une injure à l'idéal du progrès, apparaît en plus comme une injure au bon goût.
Si la droite acceptait de penser et de dire le bon sens, face aux extravagances de la gauche, elle ne serait pas tenue de laisser un boulevard à l'extrême droite. C'est du bon sens de penser et de croire que nous sommes français avant d'être citoyens du monde ; c'est du bon sens de dire qu'un gouvernement ne peut pas ouvrir ses frontières au point de diluer sa culture dans l'absolu mélange (l'annonce de Merkel concernant l'accueil des migrants apparaît comme une volonté de suicide culturel) ; c'est du bon sens de dire que lorsqu'on subit des attentats à répétition venant de l'étranger, on ne peut laisser n'importe qui franchir impunément des frontières devenues honteuses ; c'est du bon sens, et non de la haine, de réclamer la déchéance de nationalité pour des terroristes patentés.
[…]
Le consensus permanent des partis de gouvernement (voyez par exemple le «padamalgam» qui remplace toute pensée, ou l'affaire Morano) manifeste une coalition de l'élite contre le peuple. Dans une démocratie, le débat et les querelles traduisent l'affrontement des visions du monde. Ici, les querelles traduisent l'affrontement de l'élite irréaliste, sophistiquée, moraliste (droite et gauche confondues) et du peuple réaliste, prosaïque, direct (droite et gauche confondues).
Davantage qu'un débat d'idées, rigoureux et serein, c'est une lutte de classes, hargneuse et exaspérée. Le camp du pouvoir ne fait pas fond sur les arguments, mais sur les invectives, et il n'accuse pas l'incohérence, mais le manque d'éducation. Le camp «populiste» joue de provocation et de rire. On n'est plus dans la politique démocratique. On est dans une guerre de milieux …
***********
Cet article est à rapprocher de celui sur la médiocrité généralisée :
Macron, petit lobbyiste de la technostructure
***********
Emmanuel Macron, qui s’est enrichi lorsqu’il était salarié d’une banque d’affaires et qui n’a jamais travaillé à son compte, défend une idée toute sociale-démocrate de l’entreprise. Dans son esprit, l’entreprise, ce sont d’un côté des capitalistes héritiers qui possèdent une structure juridique et la rentabilisent, de l’autre des salariés qui lui prêtent leur force de travail à des coûts plus ou moins élevés. Mais de la prise de risque et de la création de valeur par un travail indépendant, ce que nous appelons historiquement l’entreprise, cette idée-là, il l’ignore superbement et n’en soupçonne peut-être pas l’existence.
On ne peut évidemment entendre autrement les propos qu’il a tenus sur le RSI dont il faut ici décoder le sens.
[…]
Contrairement à la légende forgée de toutes pièces depuis cette époque par les idéologues du solidarisme bureaucratique, la mise en place d’un régime unique de sécurité sociale suscita dès 1945 des réactions et des résistances très virulentes au sein de la société française. Les premières marques d’hostilité vinrent d’ailleurs de la CGT: celle-ci refusa catégoriquement la suppression de ce qui fur appelé par la suite les régimes spéciaux, beaucoup plus favorables que le régime général.
[…]
Détruire le travail indépendant, une obsession de la technostructure
Pour bien comprendre les motivations de la technostructure dans ce projet à long terme, il faut reprendre quelques statistiques économiques.
En 1970, la France comptait encore 4,5 millions de travailleurs indépendants contre 17 millions de salariés. Le travail indépendant, il y a près de cinquante ans, représentait 20% de l’économie française. En 2015, la France ne compte plus que 2,5 millions d’indépendants pour 23 millions de salariés. Le travailleur salarié s’est donc, proportionnellement et en valeur absolue réduit de moitié dans la société française.
Pareil mouvement démographique ne tient ni du hasard ni de l’échec. Il répond à une tendance longue justifiée par une logique économique, dont les formes historiques sont évidentes.
La tendance longue est celle d’une caporalisation grandissante de la société par la technostructure d’Etat, d’une instrumentalisation politique du salariat au service d’une vision bureaucratique hégémonique. Contrairement aux grotesques idées reçues sur un prétendu triomphe du néo-libéralisme dans nos sociétés, l’histoire de la société française depuis cinquante ans est celle d’une lutte sans merci de l’appareil d’Etat contre l’esprit d’entreprise.
Les formes historiques de cette lutte sont d’ailleurs bien connues.
La première est celle de l’instabilité et de l’inflation réglementaire qui rendent impossibles l’exercice normal du métier de chef d’entreprise. On oublie trop souvent de dire que le changement permanent des lois et des règlements est la première restriction apportée à la libre concurrence : elle pénalise lourdement les petites structures pour lesquelles les coûts d’acquisition des connaissances réglementaires sont très élevés.
La deuxième forme de lutte contre l’esprit d’entreprise est la pénalisation grandissante des décisions de gestion. L’ubuesque réglementation sur les abus de biens sociaux, sur le harcèlement moral, sur le délit d’entrave syndical, la complexité des règles applicables dans ce domaine, transforment le chef d’entreprise en délinquant permanent qu’il est facile de « coincer » quand il n’obéit pas assez.
Une troisième forme historique de la lutte contre l’esprit d’entreprise est fiscale: le chef d’entreprise est soumis à une véritable confiscation de son chiffre d’affaires par les pouvoirs publics. Pour dégager 25.000 euros de revenus, il faut 100.000 euros d’excédent brut d’exploitation. C’est évidemment intenable.
Bas, Dutreil, et bientôt Macron, ont ajouté à cet impressionnant arsenal la lutte sociale. Elle s’appelle aussi la quadrature du cercle ou le RSI. Son objet est de bureaucratiser la vie privée du chef d’entreprise en l’obligeant à adhérer à un système de sécurité sociale qui l’assomme de prélèvements souvent indus (parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros sans raison) et de taux de cotisations prohibitifs pour un résultat médiocre.
Le projet politique de la technostructure
Derrière ces éléments tactiques se cache bien entendu une stratégie. La technostructure entend bien mener à terme son projet de domination sociale.
D’un côté, la technostructure souhaite tout savoir de tout le monde, de tous les Français. Dans ce dessein, la sécurité sociale tient une place essentielle, puisqu’elle permet de donner un visage positif, « solidaire » à un grand système de collecte très intrusif de données sur les individus. Certes, vous n’avez rien demandé, mais comme on vous aime, on va vous soigner, prévoir votre retraite, et en contrepartie vous allez tout nous dévoiler sur vos petits secrets. D’un autre côté, la technostructure entend bien s’exonérer, pour ce qui la concerne, des obligations « universelles » qu’elle impose aux Français. La technostructure conserve son propre régime de retraites, dont le déficit est financé à guichets ouverts par l’impôt, avec ses règles de calcul hyper-favorables et ses taux de remplacement hallucinants quand on connaît la réalité du secteur privé.
Un projet de domination globale par les hauts fonctionnaires : c’est cela qu’il faut entendre dans la bouche d’Emmanuel Macron. La question qui reste est de savoir si la technostructure agit pour son propre compte, ou si elle agit pour le compte d’autrui. Une chose est sûre : elle oeuvre à la servitude de la société française comme un tanneur travaille son cuir. Avec patience mais détermination.
***********
Et pour conclure, ce commentaire terrible trouvé en dessous d'une intervention d'A. Finkielkraut :
***********
"Laissons aux français musulmans le soin d'inventer l'islam à la française..."
C'est déjà fait, mais ça vous a échappé.
Le brevet d'invention a été déposé au Bataclan le mois dernier.
***********
Il y a eu une autre manière de le dire.
Certains appellent de leurs voeux un islam réformé et modernisé.
Ca tombe bien : il existe déjà, il s'appelle le salafisme.
Ce n'est pas la réforme et la modernisation que vous souhaitiez ? Tant pis, il faut faire attention à ce que vous demandez, vous risquez de l'obtenir.
La Légion d'Honneur pour tous
Je ne cite pas souvent Télérama. Profitez en :
La médiocrité a pris le pouvoir
L'auteur abuse de la notion fausse de « néolibéralisme ». A part cela, ses propos se tiennent. J'apprécie que, dans sa résistance quotidienne à la médiocrité, il cite le souci de la langue.
Combien de fois dois-je insister pour dire « chef » et non « hiérarchique » (exemple parmi mille) ?
Chroniques du pot aux roses. Ôtez le voile et vous ôterez le Front national
***********
Ces différents moteurs [que l'auteur détaille au début de l'article] expliquent la propulsion du FN jusqu’au niveau qu’on lui a connu en 2013. Mais ce qui s’est passé depuis un an en France va désormais bien audelà. Et il porte un nom que les dirigeants de droite et bien sûr de gauche ne veulent toujours pas prononcer : la bigoterie identitaire musulmane.
Après Charlie, loin de défendre la laïcité, le gouvernement s’est couché de plus belle devant les fondamentalistes qui s’affirment dans les banlieues et même, désormais, les centres villes. Le conformisme vestimentaire s’est emparé d’un nombre croissant de musulmans. Même les chroniqueurs de Libération finissent par s’en rendre compte. Ces accoutrements sont les plus efficaces propagateurs du vote FN. Il faut tout l’aveuglement des bobos pour ne pas comprendre de quelle menace il s’agit dès lors qu’elle s’accompagne d’un dynamisme démographique supérieur à celui des autres Français. Le thème du grand remplacement suscite des moues de dégoût dans les rédactions mais des grimaces d’inquiétude partout ailleurs. Bref, les Français ont le sentiment d’un avenir menacé par une population qui tend à se replier sur elle-même et sur des comportements rétrogrades.
De ce sujet, la classe dirigeante ne veut pas qu’on débatte. J’ai mesuré moi-même la difficulté à expliquer pourquoi on peut à la fois être libéral et favorable à l’interdiction des signes religieux ostentatoires dans les services publics. Après les crimes du 13 novembre, on pouvait penser que le « pas d’amalgame » allait céder et qu’on aurait par exemple le droit de s’interroger sans haine ni sans crainte sur le fait qu’on ne peut vivre selon la charia sans un jour ou l’autre être tenté de l’imposer aux autres. Mais non : le tabou officiel est plus fort que jamais et François Hollande a joué encore une fois un rôle d’étouffoir, de président édredon qui fait suffoquer la France pour éviter qu’elle ne parle.
Dans ces conditions, le vote FN a pris la forme d’un exutoire, d’une épidémie foudroyante.
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Chantal Delsol plus directe (je trouve) qu'à l'habitude :
Les électeurs face à des «élites» confinées dans des discussions de salon
***********
Nous avons une gauche qui par un moralisme chimérique interdit le moindre bon sens. Et une droite pétocharde qui imite la gauche parce que c'est plus chic. Aussi les propositions du bon sens sont-elles récupérées par des gens abrupts et rudimentaires : dès lors, le bon sens, qui apparaît à l'élite comme une injure à l'idéal du progrès, apparaît en plus comme une injure au bon goût.
Si la droite acceptait de penser et de dire le bon sens, face aux extravagances de la gauche, elle ne serait pas tenue de laisser un boulevard à l'extrême droite. C'est du bon sens de penser et de croire que nous sommes français avant d'être citoyens du monde ; c'est du bon sens de dire qu'un gouvernement ne peut pas ouvrir ses frontières au point de diluer sa culture dans l'absolu mélange (l'annonce de Merkel concernant l'accueil des migrants apparaît comme une volonté de suicide culturel) ; c'est du bon sens de dire que lorsqu'on subit des attentats à répétition venant de l'étranger, on ne peut laisser n'importe qui franchir impunément des frontières devenues honteuses ; c'est du bon sens, et non de la haine, de réclamer la déchéance de nationalité pour des terroristes patentés.
[…]
Le consensus permanent des partis de gouvernement (voyez par exemple le «padamalgam» qui remplace toute pensée, ou l'affaire Morano) manifeste une coalition de l'élite contre le peuple. Dans une démocratie, le débat et les querelles traduisent l'affrontement des visions du monde. Ici, les querelles traduisent l'affrontement de l'élite irréaliste, sophistiquée, moraliste (droite et gauche confondues) et du peuple réaliste, prosaïque, direct (droite et gauche confondues).
Davantage qu'un débat d'idées, rigoureux et serein, c'est une lutte de classes, hargneuse et exaspérée. Le camp du pouvoir ne fait pas fond sur les arguments, mais sur les invectives, et il n'accuse pas l'incohérence, mais le manque d'éducation. Le camp «populiste» joue de provocation et de rire. On n'est plus dans la politique démocratique. On est dans une guerre de milieux …
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Cet article est à rapprocher de celui sur la médiocrité généralisée :
Macron, petit lobbyiste de la technostructure
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Emmanuel Macron, qui s’est enrichi lorsqu’il était salarié d’une banque d’affaires et qui n’a jamais travaillé à son compte, défend une idée toute sociale-démocrate de l’entreprise. Dans son esprit, l’entreprise, ce sont d’un côté des capitalistes héritiers qui possèdent une structure juridique et la rentabilisent, de l’autre des salariés qui lui prêtent leur force de travail à des coûts plus ou moins élevés. Mais de la prise de risque et de la création de valeur par un travail indépendant, ce que nous appelons historiquement l’entreprise, cette idée-là, il l’ignore superbement et n’en soupçonne peut-être pas l’existence.
On ne peut évidemment entendre autrement les propos qu’il a tenus sur le RSI dont il faut ici décoder le sens.
[…]
Contrairement à la légende forgée de toutes pièces depuis cette époque par les idéologues du solidarisme bureaucratique, la mise en place d’un régime unique de sécurité sociale suscita dès 1945 des réactions et des résistances très virulentes au sein de la société française. Les premières marques d’hostilité vinrent d’ailleurs de la CGT: celle-ci refusa catégoriquement la suppression de ce qui fur appelé par la suite les régimes spéciaux, beaucoup plus favorables que le régime général.
[…]
Détruire le travail indépendant, une obsession de la technostructure
Pour bien comprendre les motivations de la technostructure dans ce projet à long terme, il faut reprendre quelques statistiques économiques.
En 1970, la France comptait encore 4,5 millions de travailleurs indépendants contre 17 millions de salariés. Le travail indépendant, il y a près de cinquante ans, représentait 20% de l’économie française. En 2015, la France ne compte plus que 2,5 millions d’indépendants pour 23 millions de salariés. Le travailleur salarié s’est donc, proportionnellement et en valeur absolue réduit de moitié dans la société française.
Pareil mouvement démographique ne tient ni du hasard ni de l’échec. Il répond à une tendance longue justifiée par une logique économique, dont les formes historiques sont évidentes.
La tendance longue est celle d’une caporalisation grandissante de la société par la technostructure d’Etat, d’une instrumentalisation politique du salariat au service d’une vision bureaucratique hégémonique. Contrairement aux grotesques idées reçues sur un prétendu triomphe du néo-libéralisme dans nos sociétés, l’histoire de la société française depuis cinquante ans est celle d’une lutte sans merci de l’appareil d’Etat contre l’esprit d’entreprise.
Les formes historiques de cette lutte sont d’ailleurs bien connues.
La première est celle de l’instabilité et de l’inflation réglementaire qui rendent impossibles l’exercice normal du métier de chef d’entreprise. On oublie trop souvent de dire que le changement permanent des lois et des règlements est la première restriction apportée à la libre concurrence : elle pénalise lourdement les petites structures pour lesquelles les coûts d’acquisition des connaissances réglementaires sont très élevés.
La deuxième forme de lutte contre l’esprit d’entreprise est la pénalisation grandissante des décisions de gestion. L’ubuesque réglementation sur les abus de biens sociaux, sur le harcèlement moral, sur le délit d’entrave syndical, la complexité des règles applicables dans ce domaine, transforment le chef d’entreprise en délinquant permanent qu’il est facile de « coincer » quand il n’obéit pas assez.
Une troisième forme historique de la lutte contre l’esprit d’entreprise est fiscale: le chef d’entreprise est soumis à une véritable confiscation de son chiffre d’affaires par les pouvoirs publics. Pour dégager 25.000 euros de revenus, il faut 100.000 euros d’excédent brut d’exploitation. C’est évidemment intenable.
Bas, Dutreil, et bientôt Macron, ont ajouté à cet impressionnant arsenal la lutte sociale. Elle s’appelle aussi la quadrature du cercle ou le RSI. Son objet est de bureaucratiser la vie privée du chef d’entreprise en l’obligeant à adhérer à un système de sécurité sociale qui l’assomme de prélèvements souvent indus (parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros sans raison) et de taux de cotisations prohibitifs pour un résultat médiocre.
Le projet politique de la technostructure
Derrière ces éléments tactiques se cache bien entendu une stratégie. La technostructure entend bien mener à terme son projet de domination sociale.
D’un côté, la technostructure souhaite tout savoir de tout le monde, de tous les Français. Dans ce dessein, la sécurité sociale tient une place essentielle, puisqu’elle permet de donner un visage positif, « solidaire » à un grand système de collecte très intrusif de données sur les individus. Certes, vous n’avez rien demandé, mais comme on vous aime, on va vous soigner, prévoir votre retraite, et en contrepartie vous allez tout nous dévoiler sur vos petits secrets. D’un autre côté, la technostructure entend bien s’exonérer, pour ce qui la concerne, des obligations « universelles » qu’elle impose aux Français. La technostructure conserve son propre régime de retraites, dont le déficit est financé à guichets ouverts par l’impôt, avec ses règles de calcul hyper-favorables et ses taux de remplacement hallucinants quand on connaît la réalité du secteur privé.
Un projet de domination globale par les hauts fonctionnaires : c’est cela qu’il faut entendre dans la bouche d’Emmanuel Macron. La question qui reste est de savoir si la technostructure agit pour son propre compte, ou si elle agit pour le compte d’autrui. Une chose est sûre : elle oeuvre à la servitude de la société française comme un tanneur travaille son cuir. Avec patience mais détermination.
***********
Et pour conclure, ce commentaire terrible trouvé en dessous d'une intervention d'A. Finkielkraut :
***********
"Laissons aux français musulmans le soin d'inventer l'islam à la française..."
C'est déjà fait, mais ça vous a échappé.
Le brevet d'invention a été déposé au Bataclan le mois dernier.
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Il y a eu une autre manière de le dire.
Certains appellent de leurs voeux un islam réformé et modernisé.
Ca tombe bien : il existe déjà, il s'appelle le salafisme.
Ce n'est pas la réforme et la modernisation que vous souhaitiez ? Tant pis, il faut faire attention à ce que vous demandez, vous risquez de l'obtenir.
jeudi, novembre 12, 2015
Sorel et Delsol mordent : nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas
Malika Sorel et Chantal Delsol mordent :
Les « Illusions perdues » de Malika Sorel
Malika a tout compris. Nos élites ont mis au rencart le peuple français, pour une utopie universaliste de citoyens du monde. «Nous vivons la mise en minorité progressive du peuple autochtone sur ses propres terres. C'est le simple jeu de l'arithmétique, et cela, les élites politiques le savent… Nous ne sommes plus dans un régime de solidarité nationale, mais dans celui, imposé par le haut, d'une solidarité internationale… Politique du dernier arrivé, premier servi.» Non, ce n'est pas un complot, c'est pire, c'est la réalité. Malika est venue, a vu, et a été vaincue. Mais au moins, au bout de cet itinéraire, qui pourrait s'intituler «Illusions perdues», Malika sait. Elle sait que nos élites savaient. Et qu'elles ont voulu ce que, désormais, nous savons.
La France mûre pour un régime autoritaire ?
En ce qui concerne le pouvoir technocratique, ce sont les électeurs de droite qui s'attachent massivement (80 %) à cette idée, ce qui est normal puisque n'ayant aucune conviction particulière, ils pensent sans doute que la politique est quelque chose comme une administration, un vaste bureau qui manie des chiffres [je connais des imbéciles politiques qui correspondent exactement à ce portrait, ce sont les mêmes qui trouvent Juppé «brillant»]. Il faut dire cependant qu'il ne reste plus beaucoup de convictions à la gauche non plus…
Il faut cependant préciser ce que la question elle-même [du remplacement due la démocratie par un pouvoir autoritaire et technocratique pour faire les réformes nécessaires] comporte d'étrange. Si une grande partie des Français souhaitent les réformes, on ne voit pas pourquoi les politiques n'ont pas le courage de les accomplir. En réalité, nos concitoyens savent que les réformes nécessaires sont douloureuses, et que si un gouvernant démocratique les met en oeuvre, ils seront immédiatement dans la rue pour l'en empêcher. Autrement dit, les Français souhaitent qu'on les y force parce qu'ils se savent eux-mêmes sans courage. Ils sont comme un enfant qui réclamerait qu'on l'oblige à boire sa potion parce qu'il n'y arrivera pas de sa propre volonté.
Il vaudrait mieux que les Français, assumant la charge de la citoyenneté, acceptent de leur plein gré les décisions énergiques et amères. Il ne faut pas se contenter de dire que les politiques sont des couards. Il faut ajouter que les Français se comportent comme des enfants.
En comparaison, Christian Vanneste paraît presque fade :
Accueil généreux des migrants ou déclin du courage ?
Soljenitsyne dénonçait le déclin du courage dans son Discours de Harvard et fustigeait les « fonctionnaires politiques et intellectuels manifestant… de l’irrésolution… face à l’internationale de la terreur ». La lucidité de l’écrivain russe éclaire le débat actuel entre la prétendue générosité des uns et le réalisme des autres, entre les Merkel, Juncker, Hollande et Viktor Orban.
Les « Illusions perdues » de Malika Sorel
Malika a tout compris. Nos élites ont mis au rencart le peuple français, pour une utopie universaliste de citoyens du monde. «Nous vivons la mise en minorité progressive du peuple autochtone sur ses propres terres. C'est le simple jeu de l'arithmétique, et cela, les élites politiques le savent… Nous ne sommes plus dans un régime de solidarité nationale, mais dans celui, imposé par le haut, d'une solidarité internationale… Politique du dernier arrivé, premier servi.» Non, ce n'est pas un complot, c'est pire, c'est la réalité. Malika est venue, a vu, et a été vaincue. Mais au moins, au bout de cet itinéraire, qui pourrait s'intituler «Illusions perdues», Malika sait. Elle sait que nos élites savaient. Et qu'elles ont voulu ce que, désormais, nous savons.
La France mûre pour un régime autoritaire ?
En ce qui concerne le pouvoir technocratique, ce sont les électeurs de droite qui s'attachent massivement (80 %) à cette idée, ce qui est normal puisque n'ayant aucune conviction particulière, ils pensent sans doute que la politique est quelque chose comme une administration, un vaste bureau qui manie des chiffres [je connais des imbéciles politiques qui correspondent exactement à ce portrait, ce sont les mêmes qui trouvent Juppé «brillant»]. Il faut dire cependant qu'il ne reste plus beaucoup de convictions à la gauche non plus…
Il faut cependant préciser ce que la question elle-même [du remplacement due la démocratie par un pouvoir autoritaire et technocratique pour faire les réformes nécessaires] comporte d'étrange. Si une grande partie des Français souhaitent les réformes, on ne voit pas pourquoi les politiques n'ont pas le courage de les accomplir. En réalité, nos concitoyens savent que les réformes nécessaires sont douloureuses, et que si un gouvernant démocratique les met en oeuvre, ils seront immédiatement dans la rue pour l'en empêcher. Autrement dit, les Français souhaitent qu'on les y force parce qu'ils se savent eux-mêmes sans courage. Ils sont comme un enfant qui réclamerait qu'on l'oblige à boire sa potion parce qu'il n'y arrivera pas de sa propre volonté.
Il vaudrait mieux que les Français, assumant la charge de la citoyenneté, acceptent de leur plein gré les décisions énergiques et amères. Il ne faut pas se contenter de dire que les politiques sont des couards. Il faut ajouter que les Français se comportent comme des enfants.
En comparaison, Christian Vanneste paraît presque fade :
Accueil généreux des migrants ou déclin du courage ?
Soljenitsyne dénonçait le déclin du courage dans son Discours de Harvard et fustigeait les « fonctionnaires politiques et intellectuels manifestant… de l’irrésolution… face à l’internationale de la terreur ». La lucidité de l’écrivain russe éclaire le débat actuel entre la prétendue générosité des uns et le réalisme des autres, entre les Merkel, Juncker, Hollande et Viktor Orban.
mardi, août 25, 2015
Chantal Delsol voit juste : elle me démoralise
Voici un entretien de Chantal Delsol dans Atlantico (j'ai supprimé les questions et - il m'excusera, honneur aux dames- les réponses de Maxime Tandonnet).
Les phrases en gras sont d'origine. J'ai passé en rouge les phrases qui me paraissent encore plus importantes.
J'ai un coup de blues. Même si je mets beaucoup de choses sur le dos des institutions et des politiciens, il arrive des fois où je me dis que les Français sont désespérants. Ca me passera.
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Les phrases en gras sont d'origine. J'ai passé en rouge les phrases qui me paraissent encore plus importantes.
J'ai un coup de blues. Même si je mets beaucoup de choses sur le dos des institutions et des politiciens, il arrive des fois où je me dis que les Français sont désespérants. Ca me passera.
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Chantal Delsol : Depuis quelque temps, on entend dire que la France a besoin de "réformes structurelles". Cela vient de l’étranger, surtout de l’Allemagne, mais il est nouveau que ce soit repris. Cela signifie que la société française est en train de prendre conscience d’une réalité qu’on pourrait décrire ainsi : nous vivons à tout point de vue en mangeant notre capital, c’est à dire à court terme. Je rappelle que c’est ce que faisaient les pays soviétiques : laissant perdurer un système providentialiste qui ruinait peu à peu le pays, et par conséquent était voué à l’effondrement. La France est très riche et c’est pourquoi ce système ruineux dure longtemps, assez longtemps pour faire croire à nos idéologues qu’il est pérenne. Mais un système qui dépense plus qu’il ne gagne, et vit sur la propagande au lieu de vivre sur la réalité, ne peut pas être pérenne. Il épuise ses réserves. Notre accueil de l’immigration vit sur la propagande : de beaux discours de générosité, qu’il faudrait assortir de mesures économiques si nous voulions que cela puisse durer (on ne peut accueillir les déshérités que si on a du travail à leur offrir, et si on ne leur offre que des aides, cela ne peut pas durer – enfin, pour libérer des emplois, il faudrait par exemple réformer entièrement la fonction publique). La question climatique et celle de la croissance zéro sont à l’avenant, au niveau cette fois de tous les pays développés : cela ne sert à rien de crier au gaspillage et en même temps de glorifier le matérialisme. Il faudrait ici une réforme structurelle des consciences – une spiritualisation des consciences, pour faire coïncider le discours et la réalité. Nous en sommes loin.
Chantal Delsol : Je vous avoue que je suis profondément désespérée quand je regarde notre personnel politique, de quelque bord qu’il soit. Les dites réformes structurelles dont nous avons besoin représentent des changements profonds, qui dans un pays conservateur comme le nôtre (au sens de la passion pour le statu quo) susciteraient forcément des refus et des révoltes (il suffit de voir depuis cinquante ans la grève générale dès qu’on change une virgule à l’Education Nationale). Alors il faut du courage pour agir.
Mais nos gouvernants n’ont ni conviction ni courage. Ils veulent le pouvoir. Quand ils ont le pouvoir, ils veulent le garder. Leurs discours grandiloquents et sacrificiels ("je travaille pour la France" etc) font désormais rire tout le monde. Je crois qu’en France le Pouvoir est trop enviable (c’est un Pouvoir monarchique, ne l’oublions pas). Alors il attire les ambitieux les plus minables. Il faudrait le rendre antipathique et inconfortable : vous n’auriez alors que des gens de conviction et de courage. Tenez, transportez la demeure du Président, à la place de l’Elysée, dans un F3 du 20° arrondissement : vous n’aurez plus que des candidats déterminés et dévoués, qui aimeront la France, parce qu’ils n’auront rien d’autre à aimer.
Chantal Delsol : Je ne pense pas que la population française ait pris la mesure des causes. Elle ressent que "ça va mal" et que "ça ne pourra pas durer", mais elle ne sait pas bien ce qui cloche. Elle sait qu’il faudrait des réformes mais en même temps elle défend qu’on les fasse, car chaque fois cela touche des privilèges (pays monarchique, encore une fois ne l’oublions pas). C’est compliqué… Mais il n’y a pas vraiment de prise de conscience, je ne crois pas. Juste une angoisse diffuse, ce qui sans doute est pire.
Chantal Delsol : L’incapacité d’agir, l’attitude qu’on dit velléitaire ou attentiste, aura les mêmes conséquences pour un peuple que pour un individu, pour un gouvernant que pour un particulier. Si votre enfant ne fait rien à l’école et que par pusillanimité ou par paresse ou par indifférence, vous ne tentez pas de réagir, ce sont les événements qui décideront à votre place : l’enfant sera finalement renvoyé, par exemple. Autrement dit, si vous ne menez pas votre destin, c’est votre destin qui vous mènera par le nez. Il en va de même pour un pays. A force de mettre au pouvoir des gouvernements attentiste et pusillanimes, il se produira je ne sais quelle catastrophe qui viendra pour ainsi dire tout résoudre.
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mercredi, juillet 08, 2015
Réalisme et irrréalisme
Quand on confronte ces articles, on voit une opposition entre réalisme et irréalisme.
Crise grecque : l'Europe rattrapée par le réel
Les mérites du rapport de Malek Boutih sur la génération radicale
Terrorisme : la Napolitaine de Daech prône la décapitation
De la Grèce au Livret A, Manuel Valls préfère toujours les symboles aux réalités
La France, l'autre "homme malade" de l'Europe
Les connards qui imposent l'irréalisme finissent la plupart du temps par reconnaître leurs torts. Le problème, c'est que c'est toujours beaucoup trop tard.
Crise grecque : l'Europe rattrapée par le réel
Les mérites du rapport de Malek Boutih sur la génération radicale
Terrorisme : la Napolitaine de Daech prône la décapitation
De la Grèce au Livret A, Manuel Valls préfère toujours les symboles aux réalités
La France, l'autre "homme malade" de l'Europe
Les connards qui imposent l'irréalisme finissent la plupart du temps par reconnaître leurs torts. Le problème, c'est que c'est toujours beaucoup trop tard.
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mercredi, juin 17, 2015
Contrepoint à l'article Chantal Delsol sur Vincent Lambert
Un précédent billet sur cette affaire ayant provoqué beaucoup de commentaires, je complète par un article de Jean Clair :
Vincent Lambert : ce visage qu'on ne veut pas voir
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Chantal Delsol pose la seule question qui vaille: «D'où vient cette exaltation véhémente pour la piqûre létale ?» D'où vient cette joie mauvaise, ce mélange de honte et d'enthousiasme qui nous fait désirer la mort immédiate? Pulsion de mort, disait Freud, notre dernier des sages. Volonté forcenée de l'homme «moderne» de parvenir à une vie parfaite et qui, dans l'impuissance d'être satisfaite, se tourne en attraction suicidaire. La même qui nous pousse à des procédures niant l'humanité, la GPA, l'avortement généralisé, et sous le couvert hypocrite d'un monde enfin convaincu par la puissance technique, un eugénisme vu comme une extermination douce qui, sans livrer son nom, ne supporte plus l'image des ratés, des souffrants, des incurables, tous ces entre-deux qui nous renvoient le reflet insupportable de notre condition, alors qu'ils nous mettent sous les yeux l'énigme de la vie.
***************
Je suis circonspect (ça ne me ressemble pas) à propos de cette affaire Vincent Lambert.
Je partage les attendus philosophiques de Chantal Delsol et de Jean Clair. Les nihilistes me font vomir, quelqu'un comme Jean-Luc Romero me sort par les yeux.
C'est d'autant plus facile pour un chrétien que toute souffrance est, au final, le reflet des souffrances du Christ sur la croix. Des chrétiens, animés d'un courage dont je ne me sens pas capable, refusent les soins palliatifs pour imiter le Christ.
On connait l'histoire des deux déportés en camp de concentration obligés d'assister à la pendaison d'un enfant. «Alors, il est où, ton Dieu ?». Le chrétien répond : «Il est en face de toi, sur l'échafaud». Réponse que n'aurait faite ni un juif, ni un musulman.
Maintenant, il faut traduire ses principes de vie en décision au cas par cas. N'étant pas intime de Vincent Lambert, je suis réticent à trop insister.
Une remarque tout de même : ceux qui arguent du coût pour la collectivité de maintenir en vie quelques milliers de comateux sont des salauds. La collectivité gaspille beaucoup plus d'argent à arroser des bons-à-rien, des fouteurs de merde, des fainéants, des véreux, des escrocs, alors laissons tranquille ce budget qui protège des hommes vulnérables.
Vincent Lambert : ce visage qu'on ne veut pas voir
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Chantal Delsol pose la seule question qui vaille: «D'où vient cette exaltation véhémente pour la piqûre létale ?» D'où vient cette joie mauvaise, ce mélange de honte et d'enthousiasme qui nous fait désirer la mort immédiate? Pulsion de mort, disait Freud, notre dernier des sages. Volonté forcenée de l'homme «moderne» de parvenir à une vie parfaite et qui, dans l'impuissance d'être satisfaite, se tourne en attraction suicidaire. La même qui nous pousse à des procédures niant l'humanité, la GPA, l'avortement généralisé, et sous le couvert hypocrite d'un monde enfin convaincu par la puissance technique, un eugénisme vu comme une extermination douce qui, sans livrer son nom, ne supporte plus l'image des ratés, des souffrants, des incurables, tous ces entre-deux qui nous renvoient le reflet insupportable de notre condition, alors qu'ils nous mettent sous les yeux l'énigme de la vie.
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Je suis circonspect (ça ne me ressemble pas) à propos de cette affaire Vincent Lambert.
Je partage les attendus philosophiques de Chantal Delsol et de Jean Clair. Les nihilistes me font vomir, quelqu'un comme Jean-Luc Romero me sort par les yeux.
C'est d'autant plus facile pour un chrétien que toute souffrance est, au final, le reflet des souffrances du Christ sur la croix. Des chrétiens, animés d'un courage dont je ne me sens pas capable, refusent les soins palliatifs pour imiter le Christ.
On connait l'histoire des deux déportés en camp de concentration obligés d'assister à la pendaison d'un enfant. «Alors, il est où, ton Dieu ?». Le chrétien répond : «Il est en face de toi, sur l'échafaud». Réponse que n'aurait faite ni un juif, ni un musulman.
Maintenant, il faut traduire ses principes de vie en décision au cas par cas. N'étant pas intime de Vincent Lambert, je suis réticent à trop insister.
Une remarque tout de même : ceux qui arguent du coût pour la collectivité de maintenir en vie quelques milliers de comateux sont des salauds. La collectivité gaspille beaucoup plus d'argent à arroser des bons-à-rien, des fouteurs de merde, des fainéants, des véreux, des escrocs, alors laissons tranquille ce budget qui protège des hommes vulnérables.
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