Affichage des articles dont le libellé est Villiers. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Villiers. Afficher tous les articles

samedi, mai 20, 2017

La beauté de la France

Philippe de Villiers insiste, à très juste titre, sur la préservation de la beauté comme argument majeur des conservateurs. C'est aussi un vecteur d'intégration.

Si nous versons trop dans l'intellectualisme, nous ne convaincrons personne.

La France est belle comme le sont peu de pays (en fait, je pense « aucun » mais je n'ose pas l'écrire). Quelques pays, qui se comptent sur les doigts d'une main, sont aussi variés mais aucun n'est aussi concentré.







En regardant vers le pays de France,
Un jour m’advint, à Douvres sur la mer,
Qu’il me souvint de la douce plaisance
Que je soulais au dit pays trouver ;
Si commençai de cœur à soupirer,
Combien certes que grand bien me faisoit
De voir France que mon cœur aimer doit.
Je m’avisai que c’était non savance
De tels soupirs dedans mon cœur garder,
Vu que je vois que la voie commence
De bonne paix, qui tous biens peut donner ;
Pour ce, tournai en confort mon penser ;
Mais non pourtant mon cœur ne se lassoit
De voir France que mon cœur aimer doit.
Alors chargeai en la nef d’Espérance
Tous mes souhaits, en leur priant d’aller
Outre la mer, sans faire demeurance,
Et à France de me recommander.
Or nous donn’ Dieu bonne paix sans tarder !
Adonc aurai loisir, mais qu’ainsi soit,
De voir France que mon cœur aimer doit.
Paix est trésor qu’on ne peut trop louer.
Je hais guerre, point ne la dois priser ;
Destourbé m’a longtemps, soit tort ou droit,
De voir France que mon cœur aimer doit !




mardi, décembre 01, 2015

Le gouvernement de la peur

Le Gouvernement de la Peur …

***********
On se trouve à nouveau dans un contexte où le pouvoir politique couvert par la légitimité du protecteur va contrôler davantage les comportements individuels. La « Big Mother » de l’Etat social-démocrate, selon l’excellent glissement opéré par Michel Schneider sur le « Big Brother » orwellien, prévenant, infantilisant, accompagnant les individus les plus fragiles sur les chemins d’une vie où ils ne seront jamais adultes, va étendre son emprise. Le danger rend tous les hommes fragiles. Il faudra donc tous les surveiller.
***********

Ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias :

Voix du Nord, voix de ses maîtres

***********
Cette affaire s’inscrit dans un contexte malsain où le pouvoir hollandiste est de plus en plus traversé par la tentation autoritaire vis-à-vis de la presse. Le spectacle est assez comique d’ailleurs. Depuis mai 2012, le pouvoir exécutif ressemble à un triomphe de la docilité en cascade: François Hollande a écarté du pouvoir tous les gêneurs qui à leur tour caporalisent l’ensemble du « système » et interdisent toute forme de pluralisme.

L’évolution discrète du pouvoir exécutif ne manque pas d’inquiéter. Elle souligne que la profonde crise politique que le pays traverse se traduit par une partialité grandissante de l’Etat et une stratégie de repli sur « le système » qui ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée. On ne peut évidemment évoquer ce point sans faire le parallèle avec la fièvre obsidionale qui domine les esprits gouvernementaux. Avant même la proclamation de l’état d’urgence, Valls pilotait en réalité un virage autoritaire dont la sécurité est devenue le prétexte commode.

[…]

Les petits caniches de la gauche au pouvoir, Bruno Leroux en tête, peuvent bien aboyer autant qu’ils veulent contre les violations de Droits de l’Homme en Russie. Ils peuvent rouler le bonhomme Poutine dans toute la boue qu’ils veulent: la méthode de gouvernement qui se met en place en France n’a rien à envier à ces logiques qui paraissent scandaleusement autoritaires au pied de l’Oural.

Que n’aurait pas dit la gauche si Poutine, dans la foulée des attentats tchétchènes en Russie, avait décrété un état d’urgence se traduisant par l’assignation à résidence de militants écologistes manifestement étrangers à ces attentats, et avait conduit une politique d’aide à la presse godillot comme celle à laquelle nous assistons en France? Les mots de « dictature » et de « coup d’Etat » auraient fusé.

Ceux-là mêmes qui justifiaient la dangereuse politique anti-russe de l’Allemagne en Ukraine au nom de la démocratie sont les premiers à justifier, au nom de cette sacro-sainte démocratie, les entorses de plus en plus flagrantes à l’impartialité de l’Etat et au droit. La France a non seulement annoncé au Conseil de l’Europe qu’elle violait désormais la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme, mais elle pousse le vice jusqu’à piquer sa presse prétendument pluraliste à l’étrange morphine d’une dictature dont on n’aurait pu soupçonner l’existence il y a encore quelques mois.

C’est ainsi que les démocraties finissent: par la lente soumission à l’autorité, sous l’effet d’une passivité, d’une résignation, d’une complaisance des élites qui illustrent avec excellence les ravages produits par la décadence morale de toute une classe sociale. La confort plutôt que la liberté! l’affection plutôt que la vertu! la collusion plutôt que le droit!

Dieu ! que l’agonie du régime est longue, glauque et navrante.
***********

Je le répète, ce gouvernement de la peur n'est possible qu'avec la complicité des medias et d'une opposition factice.

Admettons, pure hypothèse sans rapport avec la réalité, qu'il se produise en France un horrible attentat islamiste précédé de nombreux signes et avertissements. Le gouvernement se trouve devant une alternative :

♘ Il assume ses responsabilités et démissionne.

♘ Il nous fait part de sa compassion et profite des mesures sécuritaires prises dans l'urgence pour s'accrocher au pouvoir.

Vous sentez bien que la deuxième hypothèse n'est possible que si la presse jette un voile pudique et se mure dans un silence complice vis-à-vis des responsabilités du gouvernement et si l'opposition manque de mordant au point de paraître complice.

Et pourtant, Philippe de Villiers voit un espoir (ça tient autrement la route que la harengère) :





samedi, novembre 28, 2015

De Villiers à Béziers

J'ai longtemps douté que Villers soit sérieux.

Un point fondamental me fait désormais penser qu'il l'est : il appelle clairement à ne pas payer les impôts, ce qui est punissable d'amende et de prison. Or, vous le savez, c'est l'essentiel : sans notre argent, l'anti-France s'écroule.





vendredi, novembre 20, 2015

L'optimiste et le pessimiste

Philippe de Villiers est plutôt optimiste :

Philippe de Villiers : «La barbarie va nous faire redécouvrir notre civilisation»

L'objection la plus importante que je fais à l'optimisme de Philippe de Villiers n'est pas démographique mais comportementale et morale : les Français, nourris dès le plus jeune âge au biberon du maternage bisounours (maternage familial, où la femme domine, et maternage étatique), risquent de redécouvrir trop tard que la violence est une impérieuse nécessité.

Certes, la France fut guerrière, mais comment les Français s'en souviendraient-ils quand l'école étatisée leur enseigne l'oubli de Louis XIV et de Napoléon et la mémoire d'un empire de traine-savates maliens ?

Eric Zemmour voit les choses beaucoup plus noires que de Villiers. Il commence par latter Brighelli qui, au fond, n'est qu'un petit prof de province (que les profs de province ne me lynchent pas, ils m'ont instruit) :

Voltaire peut-il nous sauver ?

Et surtout, en une phrase, in cauda venenum, il explose la tête d'Ali Juppé, objet d'un grand amour de ma part, genre mawachigeri coup de pied circulaire :

La France, éternel “petit Satan”


************
(1) : Que diront tant de Ducs et tant d'hommes guerriers
Qui sont morts d'une plaie au combat les premiers,
Et pour la France ont souffert tant de labeurs extrêmes,
La voyant aujourd'hui détruire par soi-même ?
Ils se repentiront d'avoir tant travaillé,
Assailli, défendu, guerroyé, bataillé,
Pour un peuple mutin divisé de courage
Qui perd en se jouant un si bel héritage.

On peut préférer, du même auteur :

Ce jour, Martel aura tant de courage
Qu’apparaissant en hauteur davantage
Que de coutume, on dira qu’un grand dieu,
Vêtant son corps, aura choisi son lieu.

jeudi, octobre 22, 2015

Le moment est venu de dire ce que j’ai vu (P. de Villiers)

Par son témoignage, Philippe de Villiers confirme les intuitions que vous lisez sur ce blog.

♘ Les politiciens sont bien la lie de notre société. Cyniques, cupides, narcissiques, malhonnêtes, beaux parleurs sans aucun bon sens et, surtout, surtout, sans aucun souci du bien général.

Sa description de l'énarchie est ravageuse parce qu'il frappe au coeur de la monstruosité énarchique, l'ambition folle et criminelle de remplacer le gouvernement des hommes par l'administration des choses.

De Villiers se permet de citer les banques avec lesquelles les politiciens font équipe, par exemple Fillon avec Goldman Sachs (ne croyez pas qu’il soit pire que les autres, c’est juste un exemple). La question est : le politicien utilise-t-il la banque ou la banque utilise-t-elle le politicien ? Poser la question, c’est déjà un peu y répondre.

De Villiers a une tendresse pour Pasqua, un magouilleur à l’ancienne avec des buts politiques qui n’étaient pas tous personnels et carriéristes.

♘ Les gnomes de Bruxelles veulent abolir les nations, les Etats et les peuples européens pour les fondre dans un grand marché cosmopolite d’êtres déracinés et atomisés. Le sentiment pour les peuples européens qui transparaît dans les propos privés des eurocrates est pire que le mépris, c'est la haine.

Les discours sur la super-nation européenne ne sont qu’un leurre pour ces abrutis de peuples, en réalité les eurocrates veulent (bis repetita) abolir les nations. Tous les moyens sont bons, y compris, bien entendu, le Grand Remplacement.

Pour de Villiers comme pour moi, le début de la grande catastrophe, c’est Giscard, la conjonction de l’avortement et du regroupement familial, du progressisme et de l'européisme.

Il est possible pour un gnome de Bruxelles de devenir millionnaire avec cette politique grâce à ses fructueux rapports avec les lobbys. Pour montrer à quel point les gnomes de Bruxelles sont à part de notre monde, de Villiers fait remarquer qu’un quart des députés européens sont associés à un lobby LGBT.

Philippe de Villiers a réussi à me convaincre que les patrons sont un des moteurs du Grand Remplacement. Je n’y croyais pas parce que c’est idiot économiquement : l’intérêt économique n’est pas d’avoir des bons-à-rien sous-qualifiés mais des travailleurs très qualifiés pour augmenter la valeur ajouté et les profits. Mais que les patrons soient des brêles en macroéconomie ne devrait pas me surprendre.

Selon de Villiers, c’est foutu pour cette génération. Tous les souverainistes de combat ont disparu de la scène, Seguin, Pasqua, Le Pen père, lui-même. Il garde la foi, mais sans lui donner un contenu concret.

♘ Les pages les plus émouvantes sont sur Soljenitsyne et sa visite en Vendée pour rendre hommage aux victimes des colonnes infernales de la révolution. Ce géant du XXème siècle a été complètement ignoré par la France qui cause dans le poste, sauf par ceux qui l’ont insulté.

Quant à l’oubli de l’esprit, de Villiers s'attriste du suicide de l’Eglise. Il cite un évêque regrettant en public « l’emprise de l’Eglise sur la Vendée », « oubliant » de lancer des invitations pour la visite de Jean-Paul II et demandant à ce que le public soit tenu à distance. Et cela ne risque pas de s’améliorer : le pape François nous fait un Vatican 3 rampant. Quoiqu'en dise le pape actuel, l'Eglise devient de plus en plus, au moins en Occident, une ONG bien-pensante, vaguement social-démocrate, vide d'esprit et courant après la mode.

Philippe de Villiers, après avoir présenté au milieu de son livre l’islamisation comme inéluctable (un monde spirituellement consistant rentre comme dans du beurre dans un monde spirituellement vide), conclut avec plus d’optimisme sur la Russie, Poutine et Soljenitsyne.

Il pense, et je suis assez d’accord, que la clé est de savoir si l’Europe molle va se détacher des Etats-Unis et se rapprocher de la Russie. Pour l’instant, nous sommes dans la soumission atlantiste complète. Il n’est pas sûr que cela soit durable. De Villers admire Poutine beaucoup plus que moi. Mais je le rejoins sur l’importance de la Russie dans l’avenir de notre continent.

Il rappelle que Soljenitsyne nous conseillait de ne pas désespérer. Nous allons beaucoup souffrir, nous n’en sommes qu’au début, mais des étincelles d’esprit européen réapparaîtront du fin fond du désespoir.

De Villiers finit sur l’antique gesta dei per Francos (qu’on doit traduire, puisque les latinistes disparaissent : les actions de Dieu à travers les Francs). La France est la nation christique, pour le meilleur et, en ce moment, pour le pire. Son emblème n’est pas un puissant animal, lion, aigle, léopard, mais le fragile lys rappelant le linceul du Christ.

Quand les Français auront retrouvé leurs esprits, j’ai du mal à croire que quelques milliers de traine-savates barbus leur poseront problème. Mais tant qu’ils ne retrouvent pas leurs esprits, tout leur pose problème, même le simple fait de vivre.



samedi, octobre 17, 2015