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jeudi, mars 09, 2017

Programme économique du FN : écoutons les experts, vraiment ?

Gros tir de barrage dans les Echos et le Figaro contre le programme économique du FN. Les experts affirment : le protectionnisme c'est la guerre, la sortie de l'Euro c'est la misère.

Il y a juste quelques petits problèmes :

1) Les « experts » en question, ne sont-ce pas les mêmes qui n'ont pas vu la crise de 2008 et nous prédisaient des catastrophes en cas de Brexit et de Trump ? Crédibilité zéro. Et pour une raison claire : ils sont payés par des organismes (banques, instituts du grand patronat) qui ont intérêt à nous convaincre que nous vivons dans le meilleur des mondes, puisqu'ils en profitent avec une cupidité insatiable, et que nous ne devons surtout rien changer (des fois qu'ils profiteraient moins du nouveau monde).

Je préfère un Charles Gave à mille de ces « experts », qui depuis longtemps ont vendu leur âme pour un plat de lentilles.

2) Il y a dans tous les raisonnements de ces pseudo-experts un biais. Ils pensent toujours toutes choses égales par ailleurs. Or, c'est justement l'objet d'un vrai changement de politique de changer tout ou presque. Ainsi, la sortie de la France de l'Euro, ça n'existe pas.  La France ne resterait pas isolée face à des pays restés dans l'Euro. Si la France revenait au Franc, l'Euro éclaterait. Il ne peut donc y avoir sortie de la France de l'Euro mais seulement disparition de l'Euro.

Tous ces scénarios catastrophes des « experts » ne tiennent guère la route. Ils remplissent une fonction d'idéologie et de propagande, pas d'honnête débat.

Cela ne veut pas dire que la situation ne peut pas être pire qu'aujourd'hui. Cela veut juste dire que continuer dans la voie actuelle est le chemin de l'horreur économique sans fin, ce qui est un excellent moyen d'empirer notre situation. Alors, on peut choisir la fin de l'horreur, même si elle comporte de gros risques, le risque c'est la vie.

Sur le coté étatiste du programme du FN, je suis plus réservé, c'est le moins qu'on puisse dire, mais, comme par hasard, c'est la partie le moins attaquée (les connivents profitent beaucoup de l'Etat).

jeudi, mars 10, 2016

Le bazooka à Mario va faire « pshitt »

Les taux d'intérêt négatifs pour les nuls

Quelques rappels d'économie élémentaire :

1) On nous présente la déflation comme un affreux épouvantail. C'est aller un peu vite en besogne. Cela n'est un problème que pour les débiteurs. Comme l'Etat est surendetté partout en occident, les hommes de l'Etat et leurs affiliés qui font le discours public nous terrorisent mais c'est du flan.

La déflation est au contraire le signe d'une économie saine qui améliore sa productivité. L'automobile et l'informatique sont en déflation depuis leur naissance et personne ne s'en est jamais plaint.

Il faut donc raison garder vis-à-vis de la déflation. Oui, si les Etats faisaient banqueroute, cela ne serait pas très agréable, mais cela vaudrait peut-être mieux qu'une maladie de langueur entretenue pour sauver les Etats mauvais gestionnaires.

2) Les taux d'intérêt sont les prix de l'argent et du temps. Vivre dans un monde aux taux d'intérêt est une absurdité. On peut raconter tout ce qu'on veut, c'est d'idiot, d'autant plus si le but avoué est d'éviter la déflation.

3) Les taux négatifs sont une politique fondamentalement communiste : elle permet aux Etats de s'endetter toujours plus pour phagocyter toujours plus l'économie libre. Tout se vaut et c'est le mammouth le moins productif, c'est-à-dire l'Etat, qui emporte la mise. A l'inverse, des taux raisonnablement élevés favorisent les entrepreneurs aux bonnes idées. Remember Volcker.

La solution est bien connue : des taux de la BCE à 3 % et beaucoup d'helicopter money pour compenser le ralentissement de la circulation de monétaire.

Mais cela mettrait les Etats et les banques dans l'obligation d'apurer leurs comptes, ce qui est précisément ce que la BCE veut éviter.










mercredi, mars 02, 2016

Quand la finance folle disjonctera

Quand la finance folle disjonctera

On retrouve les mêmes idées que Charles Gave, sous une autre forme : les taux d'intérêt servent à se projeter dans le futur économique. Des taux d'intérêts nuls ou négatifs sont une folie économique, puisqu'ils donnent une valeur infinie au présent et nul au futur.

Surestimer le présent et s'en foutre du futur, c'est assez bien adapté à notre époque d'enfants gâtés.

D'où l'alternance de bulles, « justifiées » puisque la valeur des choses est « infinie », et de chutes vertigineuses, quand on remet les pieds sur terre.






mardi, février 09, 2016

C'est la chuuttteu finaaaale (probablement pas) (à chanter sur l'air de l'Internationale)

Les indices boursiers se cassent la gueule et les actions des banques sont jalouses de la cote de popularité de François Hollande.

Cela doit bien faire six ou sept ans (les lecteurs voulant mettre à l'épreuve ce blog pourront essayer de vérifier) que je prédis que l'économie de bulles mise en place par Alan Greenspan et son orchestre et poursuivie depuis par ses successeurs explosera vers 2017-2020.

Par explosion, j'entends quelque chose de précis : la banqueroute d'un Etat occidental, suivi de la dissolution de l'Euro.

L'économiste Jean-Pierre Petit, hostile à l'économie de bulles et à l'Euro, ne croit pas à une telle explosion. Il pense que le Système saura se protéger en acculant les peuples à la misère pour se perpétuer.

Je suis tenté de reculer ma prévision. Effectivement, les capacités de résistance du Système sont impressionnantes : les Espagnols, les Grecs, les Portugais et même une large part des Français et des Italiens sont une situation dramatique et pourtant ça tient. Charles Gave prédit depuis des années la fin de l'Euro et ça n'arrive jamais.

Pourtant, par bravade, je maintiens ma prévision.

Bruno Bertez s'exprime dans un insupportable sabir, il mériterait un bon coup de pied au cul pour apprendre à parler français, néanmoins je suis d'accord avec son analyse :


LE CRÉDIT ENTRE EN RÉVULSION, À RELIRE, LES KLEPTOS SE SONT ENCORE TROMPÉS

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Nous avançons une explication synthétique: les banques ont joué le rôle central dans le dispositif de reflation mis en place, elles ont été à la fois les «chouchous» et en même temps les victimes. On les a gavées, on les a appâtées, séduites par l’argent gratuit. On les a incitées à participer à la fabrication de l’effet de richesse artificiel, elles ont fait levier à tour de bras, elles se sont mises, toutes, du même coté du bateau et maintenant que la mécanique est brisée, c’est la ruée vers l’autre bord, la ruée vers la sortie. Le sauve qui peut dans des univers illiquides. Pour parler simplement comme la Sagesse des Nations, on est toujours puni par ou l’on pèche! Tout le reste n’est que baratin circonstanciel à pouvoir explicatif limité, le fond seul est important: les banques paient le prix du rôle qu’elles ont accepté de jouer, ce prix, c’est la destruction de leur «business model», la destruction du banking traditionnel et la mise de tout sur les marchés, c’est à dire la mise de tout le crédit et de la machine à produire le crédit sous la coupe irresponsable des animal spirits. On ne connait plus la valeur de rien or une banque ne peut tenir dans l’incertitude généralisée, dans un monde de fragilité des valeurs. Le mal des banques est endémique à la Great Expérience de notre ami John Law. On ne fait pas de la banque sur du sable, il faut des fondations, il faut quelques certitudes, il faut quelques invariants.

On touche d’un coté, on colmate, on écope et c’est ailleurs que le bateau prend l’eau, c’est la rançon du constructivisme, du socialisme des Banques Centrales, de leur dirigisme, il n’y a plus aucune répartition statistique, tout est corrélé. Nous l’avons dit et redit: tout a le même sous-jacent. Et ce sous-jacent, plus encore que la liquidité et les valeurs, c’est: la confiance dans les compétences des Banquiers Centraux et dans l’efficacité de leurs théories. La liquidité et les valeurs ne sont pas des données, ce sont des résultantes de la confiance, de la foi. Les fers de lance de la reflation ont été le secteur bancaire, les hedge funds, les ETF, le Private Equity, l’ingénierie financière, bref on a tout misé sur les effets de dominos positifs en chaîne et les dominos ont commencé de chuter.
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Je vais être encore en plus synthétique : la vérité rend libre et l'économie mondiale est depuis vingt ans bâtie sur le mensonge. Mensonge sur la valeur des choses, mensonge sur la relation entre les choses, mensonge transformé en lois, en pratiques, en comportements, en idées, en statistiques.




samedi, octobre 17, 2015

lundi, septembre 07, 2015

A propos de baisses d'impots

Rappel

Charles Wyplosz propose une véritable autre politique. 

Le mécanisme depuis trente ans est le suivant : 

En période de vaches maigres, on augmente les dépenses publiques et on creuse les déficits. 

En période de vaches grasses, on augmente les impots pour rattaper un peu les déficits. 

Résultat : par effet cliquet, à chaque crise, l'économie communiste étouffe un peu plus l'économie libre. Les vaches maigres sont de plus en plus maigres et durent de plus en plus longtemps. Les vaches grasses sont de moins en moins grasses et meurent vite.

Nulle fatalité, nul coup funeste du sort : c'est la conséquence logique, prévisible (et prévue par les libéraux) de la politique suivie depuis trente ans. La France n'est pas victime de malheurs extérieurs mais de ses très mauvais choix.

Wyplosz propose d'inverser : 

En période de vaches maigres, on baisse les impôts. 

En période de vaches grasses, on baisse les dépenses publiques. 

A court terme, les deux politiques creusent les déficits. Mais, à long terme, la politique Wyplosz soulage l'économie libre du joug de l'économie communiste. La prospérité revient. La dette est remboursée. 

jeudi, juin 04, 2015

Baisse de l'euro, des taux et du prix du pétrole : la grande illusion

Je suis d’accord avec Pascal Salin. Je me méfie des libéraux quand ils essaient de trop étendre, à mon goût, la sphère de l’économie. Mais là, rien à redire.

Baisse de l'euro, des taux et du prix du pétrole : lagrande illusion



lundi, juin 01, 2015

Mesclun : Juppé fausse droite vrai con, résistants à la gomme, Hollande dans l'erreur

André Bercoff : «la primaire ouverte, piège à cons»

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Les mots avaient donc un sens. Jusqu'à ce qu'un esprit, aimablement pervers, invente la primaire «ouverte»: les partis politiques n'étant plus ce qu'ils étaient, et la ferveur militante ayant pris quelques coups dans l'aile suite à la soi-disant désaffection du peuple, il importerait de faire voter le maximum de Français pour désigner le candidat de telle ou telle formation à la prochaine élection au sommet de l'État. Quelques esprits simplets et basiques essayèrent de faire preuve de bon sens: s'il s'agit d'un homme ou d'une femme qui doit conduire son parti à la victoire, ne faut-il point, en toute équité, que ce soit uniquement et exclusivement les adhérents dudit parti qui aient leur mot à dire? Après tout, ceux qui cotisent régulièrement, qui organisent et assistent aux meetings, qui collent les affiches, qui entretiennent les permanences, qui vont, qu'il pleuve ou qu'il vente, arpenter marchés et préaux, trottoirs et immeubles, afin de porter la bonne parole électorale, ne sont-ce pas ces vaillants laboureurs du quotidien qui devraient avoir le privilège de choisir ?

[…]

Eh bien non. En vue des élections de 2007, il fut décidé, du côté de la rue de Solferino, que toute personne qui paierait une somme modique et qui adhèrerait à une profession de foi aussi vague que possible, aurait, du jour au lendemain, le même droit qu'un militant encarté depuis dix ou vingt ans. I

[…]

[…] il reste que cette démarche de primaire «ouverte» est une faute. Pis: une insulte à tous ceux pour qui l'engagement politique est autre chose qu'un aller-retour, tous les cinq ans, au bureau de vote. En mai 1968, les gauchistes criaient: «élections, piège à cons». Il semble que ce slogan soit devenu contagieux et en dise long sur la décomposition avancée d'idéaux politiques devenus marques de fabrique.
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Gilles-William Goldnadel : qui sont les résistants denotre époque ?


Explosion du chômage : pourquoi François Hollandedoit en finir avec la théorie des cycles



lundi, mai 18, 2015

Valls mène-t-il une politique libérale ?

Un article très clair qui démêle des notions que ceux qui essaient de nous enfumer et de nous rackettés emmêlent à loisir :

Valls mène-t-il une politique libérale ?

lundi, avril 27, 2015

Verhaeghe : Emmanuel Macron, la rente contre le capital

Emmanuel Macron: la rente contre le capital

[…]

On s’étonne toutefois de ne voir à aucun moment apparaître la notion de valeur créée par les entrepreneurs dans cette tribune. Pour Emmanuel Macron, le capitalisme, ce sont des détenteurs de capital qui financent la croissance, mais pas des entrepreneurs qui créent de la valeur ex nihilo. Cet aveu involontaire méritait d’être commis: Emmanuel Macron est décidément l’homme de la banque, ce n’est pas un entrepreneur. Il incarne bien cette caste dominante en France pour laquelle l’économie est un jeu capitalistique où l’action des hommes et des innovations tient un rôle secondaire par rapport à la préservation des rentes acquises.

L’étonnante absence du mot « innovation »

De façon encore plus révélatrice, le mot « innovation » ne figure d’ailleurs pas dans le texte d’Emmanuel Macron. Il est assez curieux de voir comment un ministre devenu la figure de la modernité au sein du gouvernement, peut à ce point rater l’exercice attendu. A le lire, on croirait presque que son enjeu est de reconstruire la puissance industrielle française des années 1860, quand il s’agit précisément de basculer vers des modèles totalement nouveaux.

[…]


Les élites françaises ne comprennent pas la nouvelle économie

En bout de course, il ressort de cette tribune le sentiment diffus qu’Emmanuel Macron est bien l’homme de la rente. Il lit l’économie française sous le prisme d’un capitalisme mature, qui ne comprend pas les nouveaux paradigmes et qui cherchent simplement à faire fructifier un acquis en profitant d’innovations qui lui sont étrangères. Et c’est probablement cela, le mal français: le pays est dirigé par une élite tournée vers le passé, même lorsqu’elle prend les accents de la modernité. Son enjeu est de préserver une structure de capital, et certainement pas d’en faire émerger une nouvelle, adaptée aux besoins de notre temps et reposant sur des entrepreneurs qui changent le monde.



lundi, décembre 22, 2014

Le vrai risque, c'est la France

Le vrai risque, c'est la France


Je vous rappelle l'excellente politique économique préconisée par Charles Wyplosz.

Aujourd'hui et depuis quarante ans, on augmente les dépenses publiques et on creuse les déficits pendant les crises puis on augmente les impôts pendant les reprises. Conclusion : l'économie française est de plus en plus communiste, et comme le communisme entraine la misère comme la concupiscence entraine le péché, les reprises sont de moins en moins fortes et les crises de plus en plus longues.

Wyplosz propose l'inverse : on diminue les impôts pendant les crises et on diminue l'emploi public et les dépenses publiques pendant les reprises. L'économie ainsi dé-communisée remboursera sans problème les dettes.

On peut rêver.

mardi, octobre 14, 2014

Pourquoi y a-t-il du chômage en France ?

Il n'y a pas besoin d'être prix Nobel pour comprendre les causes du chômage en France.

Comme disait Jean-François Revel, il faut être très intelligent et très diplômé pour NE PAS comprendre les causes du chômage en France. Comme je ne suis ni l'un ni l'autre, je vais vous expliquer pourquoi le chômage est très élevé en France et, entre parenthèses, pourquoi on ne fera rien contre :

1) la formation initiale est nulle. Le système est perdu dans ses lubies idéologiques et les profs, ces demi-intellectuels, méprisent le travail manuel et l'apprentissage (on ne fera rien, à gauche, par clientélisme, à droite, par lâcheté).

2) la formation continue est nulle car son principal objet est de financer les syndicats et autres officines louches (qui osera s'attaquer à la manne des syndicats ?).

3) les barrières au licenciement (CDI, code du travail, prud'hommes) créent des barrières à l'embauche, phénomène bien connu (se mettre à dos les salariés abrités n'enthousiasme aucun politicien).

4) le coût du travail, salaire super-brut, est trop élevé car l'appareil social français est très inefficace (vous imaginez un programme proposant une privatisation des assurances sociales ?).

5) les entreprises ne font pas assez de marges pour investir et embaucher (allons, quel politicien fonctionnaire-énarque s'attaquera à la gabegie publique qui plombe l'économie française et l'écrase sous les impôts ?).

6) il y a de nombreuses situations où il est plus avantageux de rester au chômage que de chercher un travail (s'opposer à la vulgate médiatico-gauchiste qui prétend que contrôler les chômeurs est anti-sociale ? Vous n'y pensez pas. On achète la paix sociale au prix d'un chômage de masse et de la dégradation par l'assistanat).

vendredi, août 29, 2014

Les banquiers sont-ils des salauds ?

Longue discussion en-dessous de ce billet : les banquiers sont-ils des salauds ?

Cela me semble beaucoup de mots pour un problème simple.

La banque, collecter les dépôts à court terme pour prêter à long terme, est plus qu'un métier honorable : c'est celui qui a permis le développement de l'Occident.

Mais les banquiers de 2014, ceux dont on parle dans les medias, ne sont plus des banquiers, ils n'en portent plus que le nom. Une usurpation. Ce sont des capitalistes de connivence qui profitent de leurs accointances étatiques pour traire la vache, c'est-à-dire le moutontribuable. Donc nulle surprise à ce que les banques soient peuplées d'énarques.

On a maintes fois démontré que les banques sont beaucoup trop grosses pour atteindre une efficacité optimale. Leur taille s'explique par le chantage au «too big to fail».

Je ne sais pas si le banquier de l'agence de Trifouillis-les Calbutes est un salaud. En revanche, je sais que son PDG à Paris en est un beau. Mais il n'est pas le seul, tous ses copains hauts fonctionnaires sont dans le même panier de crabes.

vendredi, août 22, 2014

L'austérité pour les autres

La politique économique de François Hollande est très claire : «l'austérité pour les autres».

On emmerde et on pressure le monde entier, sauf ses copains et ses clientèles électorales, c'est-à-dire les abrités. C'est l'austérité pour les autres, c'est-à-dire les exposés.

Favoriser les abrités et pressurer les exposés : la machine à perpétrer des injustices turbine à fond.

Charles Wyplosz propose une véritable autre politique.

Le mécanisme depuis trente ans est le suivant :

En période de vaches maigres, on augmente les dépenses publiques et on creuse les déficits.

En période de vaches grasses, on augmente les impots pour rattaper un peu les déficits.

Résultat : par effet cliquet, à chaque crise, l'économie communiste étouffe un peu plus l'économie libre. Les vaches maigres sont de plus en plus maigres et durent de plus en plus longtemps. Les vaches grasses sont de moins en moins grasses et meurent vite.

Nulle fatalité, nul coup funeste du sort : c'est la conséquence logique, prévisible (et prévue par les libéraux) de la politique suivie depuis trente ans. La France n'est pas victime de malheurs extérieurs mais de ses très mauvais choix.

Wyplosz propose d'inverser :

En période de vaches maigres, on baisse les impôts.

En période de vaches grasses, on baisse les dépenses publiques.

A court terme, les deux politiques creusent les déficits. Mais, à long terme, la politique Wyplosz soulage l'économie libre du joug de l'économie communiste. La prospérité revient. La dette est remboursée.

Bien sûr, cette politique n'a aucune chance pour des raisons de clientélisme. Les abrités sont bien trop nombreux et puissants.

Nous boirons le calice jusqu'à la lie.

Hors sujet : private joke. Il va sortir sur le pape un film intitulé Call me Francisco, c'est mieux que Call me Jambon mais ça va quand même nous faire rire cinq minutes.

mardi, mai 06, 2014

Tout va plus que bien (et la France est prête aux réformes)

Dépenses : la France face à ses mythes et à son système

De tous les intervenants réguliers d BFM, Jean-Pierre Petit est celui avec lequel je suis le plus en accord.

C'est la faute au méchant libéralisme

L'anti-llibéralisme paraît l'opinion la mieux partagée de France.

J'avoue que j'ai beaucoup de mal à comprendre ceux qui nous expliquent que tous les maux économiques et sociaux de la France viennent du méchant libéralisme.

Tout d'abord, je dois avoir la vue basse : je vois très peu de libéralisme dans un pays à 58 % du PIB de dépenses publiques. Je vois du capitalisme de connivence, bureaucratique et technocratique, mais c'est très différent du libéralisme. Par exemple, il n'y a rien de libéral à sauver avec l'argent du moutontribuable des banquiers incompétents mais bien connectés.

Même en admettant qu'il y ait du libéralisme économique en France, je ne comprends pas par quelle malédiction ce libéralisme qui a fait la prospérité de la Suisse, du Canada, de la Suède, du Chili, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et aussi de la France du Second Empire ferait le malheur de la France de 2014. Vivrions nous dans un univers parallèle où les lois de l'économie, point si nombreuses, seraient différentes du reste du monde ?

La vérité, l'amère vérité, c'est que notre classe jacassante, avant d'avoir un problème moral qui, certes, existe, a un problème d'intelligence : elle ne sait pas, elle ne comprend pas, elle n'a pas les outils intellectuels.

Alain Madelin insiste souvent sur ce point : ce n'est pas un problème de courage, savoir ce qu'il faut faire et ne pas oser, c'est plus profond, ils ne savent pas quoi faire. Par exemple, ils nous répètent tous comme des perroquets les 3 % de déficit public, mais ils n'ont aucune idée de la réflexion qui amène à se dire qu'il ne faut pas que l'Etat occupe une place trop importante et des techniques et moyens, cohérents avec cette analyse, qui permettent de réduire cette place de l'Etat.

Rappelons que Ronald Reagan et Magaret Thatcher avaient réfléchi, médité et mûri leur libéralisme, il n'arrivait pas comme une envie de pisser, parce qu'un «communicant» avait suggéré l'idée.

On serait bien en peine de trouver un politicien ou un haut fonctionnaire français qui médite et, si, par miracle, il le faisait, ce serait avec les mauvaises idées. ENA ne signifie pas Ecole Nationale de l'Entreprise mais Ecole Nationale d'Administration, tout est dit.