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mardi, février 09, 2016

C'est la chuuttteu finaaaale (probablement pas) (à chanter sur l'air de l'Internationale)

Les indices boursiers se cassent la gueule et les actions des banques sont jalouses de la cote de popularité de François Hollande.

Cela doit bien faire six ou sept ans (les lecteurs voulant mettre à l'épreuve ce blog pourront essayer de vérifier) que je prédis que l'économie de bulles mise en place par Alan Greenspan et son orchestre et poursuivie depuis par ses successeurs explosera vers 2017-2020.

Par explosion, j'entends quelque chose de précis : la banqueroute d'un Etat occidental, suivi de la dissolution de l'Euro.

L'économiste Jean-Pierre Petit, hostile à l'économie de bulles et à l'Euro, ne croit pas à une telle explosion. Il pense que le Système saura se protéger en acculant les peuples à la misère pour se perpétuer.

Je suis tenté de reculer ma prévision. Effectivement, les capacités de résistance du Système sont impressionnantes : les Espagnols, les Grecs, les Portugais et même une large part des Français et des Italiens sont une situation dramatique et pourtant ça tient. Charles Gave prédit depuis des années la fin de l'Euro et ça n'arrive jamais.

Pourtant, par bravade, je maintiens ma prévision.

Bruno Bertez s'exprime dans un insupportable sabir, il mériterait un bon coup de pied au cul pour apprendre à parler français, néanmoins je suis d'accord avec son analyse :


LE CRÉDIT ENTRE EN RÉVULSION, À RELIRE, LES KLEPTOS SE SONT ENCORE TROMPÉS

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Nous avançons une explication synthétique: les banques ont joué le rôle central dans le dispositif de reflation mis en place, elles ont été à la fois les «chouchous» et en même temps les victimes. On les a gavées, on les a appâtées, séduites par l’argent gratuit. On les a incitées à participer à la fabrication de l’effet de richesse artificiel, elles ont fait levier à tour de bras, elles se sont mises, toutes, du même coté du bateau et maintenant que la mécanique est brisée, c’est la ruée vers l’autre bord, la ruée vers la sortie. Le sauve qui peut dans des univers illiquides. Pour parler simplement comme la Sagesse des Nations, on est toujours puni par ou l’on pèche! Tout le reste n’est que baratin circonstanciel à pouvoir explicatif limité, le fond seul est important: les banques paient le prix du rôle qu’elles ont accepté de jouer, ce prix, c’est la destruction de leur «business model», la destruction du banking traditionnel et la mise de tout sur les marchés, c’est à dire la mise de tout le crédit et de la machine à produire le crédit sous la coupe irresponsable des animal spirits. On ne connait plus la valeur de rien or une banque ne peut tenir dans l’incertitude généralisée, dans un monde de fragilité des valeurs. Le mal des banques est endémique à la Great Expérience de notre ami John Law. On ne fait pas de la banque sur du sable, il faut des fondations, il faut quelques certitudes, il faut quelques invariants.

On touche d’un coté, on colmate, on écope et c’est ailleurs que le bateau prend l’eau, c’est la rançon du constructivisme, du socialisme des Banques Centrales, de leur dirigisme, il n’y a plus aucune répartition statistique, tout est corrélé. Nous l’avons dit et redit: tout a le même sous-jacent. Et ce sous-jacent, plus encore que la liquidité et les valeurs, c’est: la confiance dans les compétences des Banquiers Centraux et dans l’efficacité de leurs théories. La liquidité et les valeurs ne sont pas des données, ce sont des résultantes de la confiance, de la foi. Les fers de lance de la reflation ont été le secteur bancaire, les hedge funds, les ETF, le Private Equity, l’ingénierie financière, bref on a tout misé sur les effets de dominos positifs en chaîne et les dominos ont commencé de chuter.
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Je vais être encore en plus synthétique : la vérité rend libre et l'économie mondiale est depuis vingt ans bâtie sur le mensonge. Mensonge sur la valeur des choses, mensonge sur la relation entre les choses, mensonge transformé en lois, en pratiques, en comportements, en idées, en statistiques.




dimanche, octobre 28, 2012

Les présidentielles américaines

Tiens, je ne vous en ai pas parlé.

Je souhaite que Romney gagne, mais j'en doute. La démographie et les medias sont contre Romney, cela fait beaucoup.

Japon : le spectre d'une faillite inquiète les financiers

Japon : le spectre d'une faillite panique les financiers

Je n'aurais pas la muflerie de rappeler aux journalistes du Figaro que le verbe "paniquer" n'existe pas en français : nous sommes désormais habitués à ce que les journalistes écrivent comme des pieds.

Le fond du problème est bien connu.

Charles Gave et Jean-Pierre Petit le répètent à longueur d'années : tant que le taux d'intérêt à dix ans est inférieur à la croissance, on peut s'endetter avec inconscience et irresponsabilité, la sanction ne vient pas.

Mais le jour (qui finit toujours par arriver car la dette incontrôlée sert à financer le clientélisme qui tue la croissance) où le taux d'intérêt devient supérieur à la croissance, c'est la panique.

On notera avec intérêt que les crises de surdendettement étatique, en Europe, aux Etats-Unis, au Japon,  ont toujours la même cause, malgré les différences culturelles : l'étouffement de la démocratie par une oligarchie qui, pour se maintenir au pouvoir malgré son illégitimité, achète des clientèles avec de la dette.

Il y a bien une «solution» : la célébrissime «planche à billets». La banque centrale rachète les dettes étatiques. Mais cela induit une guerre des changes à l'extérieur et une inflation à l'intérieur.

Toutes choses très néfastes pour un pays vieillissant comme le Japon.

L'heure de vérité approche. Et pour tout le monde. Car qui peut croire que la banqueroute de la deuxième économie du monde serait sans conséquences partout ailleurs ?



samedi, juillet 14, 2012

Nous ne vivons pas dans un pays libre

L'Etat, qui vole déjà 46 % de la richesse nationale (et en emprunte 10 % de plus), envisage de taxer les heures supplémentaires avec effet rétroactif.

Nous ne vivons pas dans un pays libre, mais dans un pays où une caste de profiteurs achète, par l'intermédiaire du racket fiscal, les clientèles qui lui permettent de se maintenir au pouvoir, aux dépens de la partie la plus saine de la population.

Nous ne vivons pas dans un pays libre. Nous vivons dans un pays de dictature oligarchique, une kleptocratie, dictature molle certes, mais dictature quand même.