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samedi, mars 21, 2020

Il y a président et président.


Leur président :





Et notre président d'enculé d'idéologue de merde :


vendredi, février 22, 2019

Macron : le vieux jeune, l'ennemi de la réalité

Pour Macron, peuple et progrès sont forcément opposés

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Il y a eu la catastrophe du communisme ; il y a aussi des catastrophes à plus petite échelle comme l’effondrement de l’enseignement en France après cinquante ans de pédagogies prétendues scientifiques.

Après de tels échecs, qui peut encore invoquer sérieusement le progressisme ? Surtout aujourd’hui, à l’heure où Trump, Poutine, Xi, Modi, mais aussi Orban ou Salvini disqualifient les utopies transnationales. Si être progressiste, c’est aller dans le sens de l’histoire, Macron s’est trompé d’époque.

Prendre en compte le réel

Toute idéologie invoque le progrès. La référence au progressisme, nous le savons depuis Hannah Arendt, est le marqueur infaillible d’un mode de pensée idéologique : l’idéologie part d’une idée simple censée améliorer le monde : suppression de la propriété privée, des Etats, des frontières, etc. Elle se caractérise à la fois par sa simplicité, voire son simplisme, mais aussi par un projet eschatologique : cette idée simple, à laquelle personne n’avait jamais pensé jusque-là, est tenue par les idéologues pour la clef du bonheur du monde

Le contraire de l’idéologie, c’est la prise en compte du réel et, par-là, de la complexité, c’est l’acceptation d’une certaine permanence des réalités humaines (la propriété, les nations, les passions humaines) et donc le refus de projets utopiques se présentant comme une marche irrésistible vers la fin de l’histoire.

La véritable opposition n’est donc pas celle des progressistes contre les populistes, elle est celle des utopistes ou des idéologues contre les gens qui conservent le sens des réalités, une vertu plus répandue dans le peuple que chez la plupart des élites que la facilité de la vie et l’entre-soi coupent facilement du réel. A un moment où la croyance au progrès n’a conduit qu’à des déconvenues, Emmanuel Macron, en se proclamant progressiste, montre qu’il n’est qu’un idéologue complètement déphasé.

Le contraire de l’idéologie, c’est la prise en compte du réel et, par-là, de la complexité, c’est l’acceptation d’une certaine permanence des réalités humaines (la propriété, les nations, les passions humaines) et donc le refus de projets utopiques se présentant comme une marche irrésistible vers la fin de l’histoire. La véritable opposition n’est donc pas celle des progressistes contre les populistes, elle est celle des utopistes ou des idéologues contre les gens qui conservent le sens des réalités, une vertu plus répandue dans le peuple que chez la plupart des élites que la facilité de la vie et l’entre-soi coupent facilement du réel. A un moment où la croyance au progrès n’a conduit qu’à des déconvenues, Emmanuel Macron, en se proclamant progressiste, montre qu’il n’est qu’un idéologue complètement déphasé.
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Emmanuel Macron est né en 1977, ses idées datent de cette année-là puisqu'il les a apprises dans les années 90 à l'ENA, école dont le retard intellectuel et la pauvreté des programmes sont notoires (la satyre des idées et des programmes de l'ENA est même un genre littéraire en soi, qui remplit un bon rayon de bibliothèque. Quand on prend un peu de recul sur les idées reçues, on peine à comprendre pourquoi cette école à l'enseignement simplet et absurde - on y apprenait le plan quinquennal soviétique en 1990 !- bénéficie d'une telle réputation).

Etant cerné par des ingénieurs pas toujours très habiles à saisir la complexité des choses politiques (j'ai entendu récemment que 300 000 immigrés par an, ce n'était pas grave car ça ne représentait que 0,5 % des 60 millions de Français ! Celui-là aurait été parfait dans le rôle de commissaire du plan quinquennal), je sais l'attraction que peut représenter la pensée idéologique à la Macron.

La dérive tyrannique macroniste était inscrite dans cette tournure d'esprit idéologique dès le départ (elle était déjà très présente chez Hollande, avec plus de rondeur. Voir les réactions à la Manif Pour Tous. Et comme Macron, c'est un Hollande « en mieux » ...).

Je n'ai donc aucun mérite à avoir prévu ce qui se passe. Je ne regrette pas d'avoir voté Le Pen au second tour, malgré tout le mal que je pense d'elle et de son parti : si elle avait été élue, elle aurait aussi foutu le bordel, mais un bordel sain, normal, si je puis dire, le bordel du à l'impréparation et à l'incompétence, pas le bordel du à la dérive tyrannique d'un Narcisse-Jupiter pet-au-casque.

Pourtant, maintenant qu'on est dans la merde jusqu'au cou, que nos libertés politiques sont grignotées inexorablement et que ça va encore durer trois ans minimum, que fait-on ?

Christian Combaz pense que Macron est un auto-destructeur et que la question importante est la quantité de dégâts qu'il va faire en France avant sa chute. Perspective peu réjouissante : Hitler, grand auto-destructeur s'il en fut, sait que la guerre ne peut plus être gagnée fin 1941, pourtant, il entraine l'Allemagne dans l'orgie d'horreurs que vous savez pendant trois ans et demi encore.

Pour ma part, je n'exclus pas que Macron soit ré-élu en 2022. Nous aurions alors au total 10 ans de la présidence d'un cinglé. Vous me direz, Staline était complètement givré et il est resté au pouvoir 30 ans. Nous vivons une époque intéressante mais pas très rigolote.






jeudi, février 07, 2019

L'européisme est bien une religion : il faut punir les apostats





Une position politique et non religieuse serait de se demander ce que la France peut tirer comme avantages du Brexit, avantages stratégiques, à long terme, pas 3 emplois de banquiers en plus.

Vous allez me dire, comme Eric Zemmour, que Valérie Pécresse n'est pas un phare de la pensée.
C'est exact, c'est une imbécile conformiste comme il y en a tant aux plus hauts postes de nos jours (je ne vous posterai pas une nouvelle photo de Zemmour et Duhamel se lamentant sur l'effondrement de la qualité du personnel politique français). Ce tweet suffit :




Justement, c'est en cela qu'elle est intéressante : c'est un perroquet qui répète les idées à la mode dans son milieu.

mercredi, février 06, 2019

Encore une claque bruxelloise pour la France et ... rien.

La commission (pour commettre, elle commet) européenne vient de refuser la fusion Alstom-Siemens au nom de la concurrence libre et non faussée, notre ministre dit que c’est une mauvaise décision qui fait le jeu de la Chine (je ne sais pas si analyse est juste mais, en tout cas, c’est celle du ministre en charge du dossier et du premier ministre) et donc notre gouvernement va … bin non, rien.



samedi, février 02, 2019

Mystère de l'européisme

"La tragédie de l’euro" ou l’incroyable bulle cognitive dans laquelle l’Europe s’estenfermée : interview exclusive de Ashoka Mody, auteur du livre économique de l'année2018 aux Etats-Unis

Il y a, pour moi, un mystère de l'Euro.

L'Euro est la prison des peuples européens et, plus tôt nous le dissoudrons, mieux cela sera pour nos  chers et vieux pays. Ca me saute aux yeux, c'est une évidence pour moi.

Or, cette évidence n'est pas toujours partagée par des gens que j'estime plutôt pas bêtes (certes, les gens que j'estime vraiment intelligents partagent mon analyse de l'Euro, mais c'est sans doute un biais de confirmation de ma part).

Mettons de coté le stupide « l'union fait la force » auquel il est facile de répondre « mieux vaut être seul que mal accompagné » (surtout dans un monde de l'information quasi-gratuite où l'agilité pour l'exploiter est essentiel).

Bien sûr, il y a de lâcheté : puisque la dissolution de l'Euro sera douloureuse, on s'invente des raisons pour dire qu'elle faut l'éviter.

Mais pas seulement, il y a, comme toujours, l'idéologie : la capacité de l'homme à se raconter des histoires politiques qui n'ont aucun rapport avec la réalité.

Le destin de l'Euro devrait être simple : ses tenants ont fait des prédictions dont aucune ne se sont avérées (1), inversement toutes les prédictions des opposants se sont révélées justes (2). C'est une expérience malheureuse, on démonte l'usine à gaz, on prend nos pertes et on passe à autre chose.

Et si le raisonnement et l'actualité ne suffisent pas, il y a le bon sens issu de l'expérience. Au moment de l'unification italienne en 1860, l'Italie du sud est en rattrapage par rapport au nord. L'union monétaire coupe cet élan. L'économie de l'Italie du sud est stérilisée, elle ne s'en est toujours pas remise 150 ans après.

Hé bien non. Il ya toujours des gens en 2019 pour défendre l'Euro comme en 1999.

Ce biais idéologique (quand la réalité et la théorie sont en contradiction, c'est la réalité qui a tort) m'intrigue. Il est vrai qu'il a intrigué Hannah Arendt et tant d'autres au XXème siècle, il n'y a aucune originalité dans ce que je dis.

Vous me direz : « Et toi, tu n'as pas de biais idéologiques ? ». Je donne l'hospitalité à des erreurs comme tout le monde, j'ai des préjugés (on ne peut pas juger soi-même de tout), mais je n'ai pas le tour d'esprit idéologique. Comme Montaigne, j'aime la discussion, j'accueille la vérité à bras ouverts d'aussi loin que je la vois, même si j'ai la tête dure.

Je n'énerve beaucoup plus contre le style des commentaires (notamment, je n'aime pas les longs commentaires et le tutoiement) que contre leur contenu.

Sur le fond totalitaire des tenants de de UE (le surnom d'UERSS n'est pas usurpé), aucune ambiguïté (l'histoire du père "Merkel" qui passe de l'ouest vers l'est m'a toujours mis mal à l'aise)  :

« Angela Merkel, produit d'Allemagne de l'Est ? »

En Allemagne, le renseignement place le parti d'extrême droite AfD sous surveillance.

Emmanuel Macron a clairement le tour d'esprit idéologue (Manuel Valls nous en avait avertis à sa manière en nous disant qu'il n'avait aucun frein intérieur) :

Pourquoi les confidences d’Emmanuel Macron montrent qu’il n’a toujours pasvéritablement compris la nature de la crise des Gilets jaunes.

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(1) : ah, le fameux Euro qui va nous protéger.

(2) : Charles Gave : plus d'usines en Allemagne, plus de fonctionnaires en France, plus d'immobilier en Espagne.

Philippe Séguin : Maastricht est la revanche de 1789.

jeudi, avril 05, 2018

Big n’est pas forcément beautiful

La connerie qui sert à nous fourguer toutes les saloperies européistes depuis quarante ans est une idiotie de technocrates qui ne voient que les chiffres : « big is beautiful ».

D’après ce raisonnement d’abrutis, il faudrait absolument que les pays européens atteignent la taille des Etats-Unis ou de la Chine (on se demande bien pourquoi) et s'unissent à cet effet en un Frankenstein bureaucratique. Cette fausse évidence ne tient pas une minute dès qu'on prend la peine d'y réfléchir.



En réalité, comme toutes les idées des technocrates, c’est une fausse bonne idée et une vraie connerie, tout simplement parce que ces gens ont une vision erronée de l'humanité, maladie qui les condamne à se tromper sans cesse, mais comme ils ont une vanité proportionnelle à leur bêtise, cela ne les arrête pas (d'autant plus que ce sont les autres qui subissent les conséquences désastreuses de leurs conneries).

Prenons un exemple simple, il y a un pays qui n’a jamais été ni le plus peuplé ni le plus vaste. Il s’appelle l’Angleterre. C’est bien connu, ce pays a échoué, il n’a jamais vraiment compté dans l'histoire, personne ne l’a écouté et il a été régulièrement dominé.

On pourrait aussi parler de Venise, de la Suisse et même (tiens comme c'est étrange) de la France des années 60.

En réalité, bien plus que la taille, ce qui compte, ce sont la persévérance, la qualité de la stratégie et le patriotisme.

Il est possible cependant que les Anglais aient un secret : l'ennui de leurs dimanches et la fadeur de leur thé, qui obligent les entreprenants à aller voir ailleurs et à conquérir le monde.


Je fais un billet court, parce que c'est le sujet mais aussi parce que je ne cherche pas à vous convaincre mais à vous faire prendre conscience. Une fois que vous aurez réalisé quelle escroquerie est ce big is beautiful (je parle le Macron dans le texte) européiste au regard de l'histoire et du bon sens politique, vous trouverez vous-mêmes les arguments.

mardi, février 27, 2018

Banques « too big to fail / to big to be saved » : on marche sur la tête (vous allez me dire « Ce n'est pas nouveau »)

Lu ce sous-titre dans Le Figaro :

Les autorités de régulation appellent de leurs vœux des fusions entre banques, afin de créer des géants paneuropéens. Ce qui permettrait de limiter les risques en cas de crise.

C'est fou. C'est absolument contraire à l'intelligence la plus élémentaire : plus les banques sont grosses, plus elles représentent un risque ingérable en cas de crise.

Mieux vaut beaucoup de petites banques dont certaines peuvent survivre que quelques grosses banques toutes soumises au même risque. C'est un raisonnement systémique simple.

Mais il est vrai que l'européisme est une idéologie et que le propre des idéologies est de vivre en complète contradiction avec les réalités les plus évidentes. C'est d'ailleurs ce qui en fait le danger.

Une autre réalité évidente est : les connards européistes qui nous emmènent dans le mur tiennent le manche et nous sommes bien baisés.












Addendum :

Eric Verhaeghe, dans un billet sur le même sujet, conclut ironiquement :

Mais, bien entendu, le danger dans nos sociétés ne provient pas des élites, mais du petit peuple et du populisme …

mardi, octobre 03, 2017

Le plan Morgenthau appliqué à la France, c’est le plan d’Hitler !

Je n’aime pas la reductio ad Hitlerum, mais il y a des circonstances où cette analogie éculée crève les yeux.

Le plan Morgenthau, conçu dans les années 40 par les Américains, visait à ramener l’Allemagne à une économie pastorale, dépourvue d’industrie significative, afin de lui ôter tout moyen de s’affirmer et, in fine, de faire la guerre.



Or, on a l’impression que c’est exactement le plan appliqué depuis quelques décennies à la France, une économie pastorale et touristique, dépourvue d’industrie : on a perdu Alcatel, Alstom, les Chantiers de l’Atlantique, Péchiney, Arcelor, Areva est en danger … Paris est transformé en Disneyland même pas marrant.

Or, le bordel actuel de l’Europe et l’économie agricole, c’était justement l’idée qu’avait Hitler de l’avenir de la France.

Je constate, une fois de plus, que l’UE, c’est l’Europe d’Hitler par d’autres moyens. Il ne manque même pas l’obsession raciale, sauf qu’elle est inversée.

Bien sûr, les « raisonnables » vont m’expliquer que j’exagère, que les SS ne patrouillent pas dans les rues. Je me réjouis moi aussi que les SS ne patrouillent pas dans les rues. Cependant, si les moyens sont différents (1), le résultat est étrangement ressemblant à l’Europe rêvée d’Hitler : une Allemagne dominant le continent, une France impuissante, une Grande-Bretagne qui prend le large.

On peut se voiler la face, refuser de le voir. Mais, pour ma part, je trouve ces points communs fort dérangeants.

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(1) : bien sûr, il y a d’autres différences. Par exemple, l’Allemagne vassale des Etats-Unis. Ou le Grand Remplacement.

jeudi, juin 30, 2016

Les salopards sont toujours les mêmes

Serge Federbusch rappelle que Jean Monnet a tout fait pour savonner la planche de De Gaulle en juin 40 auprès du gouvernement britannique, puis, ensuite, avec le poète pédant Alexis Leger (qui ira jusqu'à faire des faux pour sa publication dans la Pléïade, bonjour la droiture), auprès du gouvernement américain.

Paraît que le sieur Monnet aurait même tenté d'empêcher que De Gaulle parlât à la BBC le 18 juin au soir.

Il faut bien comprendre qu'il y a toujours en France un parti de l'étranger et de la capitulation. Les causes en sont trop longues à explorer mais c'est ainsi : il y a toujours des Français pour penser que la meilleure chose que puisse faire la France, c'est de cesser d'être française.

Dans les temps modernes, ce parti traitre est aussi celui de la technocratie. Quand on est sans tripes et sans coeur, qu'on pense que le diplôme est une preuve d'intelligence et qu'on croit qu'on est assez intelligent pour sortir un monde idéal de son cerveau surpuissant, c'est normal qu'on ne comprenne pas qu'on puisse aimer son pays (n'est-ce pas M. Juppé ?).

Jean Monnet a donc des descendants, fort nombreux et s'activant beaucoup. Ce n'est pas pour rien que les étrangers disent, à propos des Delors, Lagarde, Lamy et compagnie, qu'il faut toujours mettre des hauts fonctionnaires français à la tête des institutions internationales car ce sont les seuls à ne pas défendre leur pays.

C'est pourquoi je peux accepter de discuter avec les européistes sur tel ou tel point mais que je les méprise : je pense que ce sont des traitres descendants d'une longue lignée. Eux et moi, nous nous connaissons depuis des siècles.

Nota : il y a eu un article dans Vox du Figaro soutenant que l'adhésion à l'européisme était proportionnée au défaitisme pendant la seconde guerre mondiale. Quelqu'un a-t-il conservé le lien ? ou peut-il me retrouver cet article ?






lundi, juin 27, 2016

L'obsession raciale au coeur de la construction européiste

Il ne faut jamais oublier que l'obsession raciale est au coeur de la construction européiste.

Bien sûr, le sujet n'est jamais abordé frontalement mais les non-dits sont d'autant plus puissants qu'ils sont tus.

Quand Jean Monnet dit qu'il faut faire disparaître les nations européennes, fauteuses de guerre, la logique pousse à se demander s'il ne faut pas faire disparaître aussi les peuples européens qui constituent ces nations.

Or, c'est exactement le plan de Richard Coudenhove-Kalergi, un des fondateurs intellectuels de l'européisme. Mélanger, métisser, les peuples européens jusqu'à ce qu'ils disparaissent.

Sans ce fond, on ne comprend pas la xénophilie hystérique des européistes, cette obsession de favoriser par tous les moyens la submersion des Européens.

Les idéologues ont toujours besoin de victimes sacrificielles, qui les juifs, qui les bourgeois.

Pour les idéologues européistes, les victimes sacrificielles, les boucs-émissaires responsables de tous les maux, à génocider d'urgence pour faire advenir le bonheur sur terre, c'est nous, les peuples européens. Interprétez à cette lumière toutes les récentes réactions des européistes au Brexit et elles deviennent limpides, évidentes.

Ainsi, quand le ministre français (dont on se demande bien ce qu'elle a de français) Axelle Lemaire traite les Brexiters de « petits blancs », elle ne divague pas, elle n'erre pas, elle nous révèle le fond de sa pensée.

C'est pourquoi il faut se débarrasser des européistes, les éloigner au maximum du pouvoir sous toutes ses formes, c'est une question de vie ou de mort pour les peuples européens.

jeudi, juin 23, 2016

L'Europe, c'est l'impuissance instutionnalisée


Une chronique qui tombe à pic.


Vente d'avions à l'Iran : "L'Europe, c'est l... par rtl-fr




Euro, Brexit : le coût et la peur du changement

L'Euro a été essayé et c'est, comme prévu par ses opposants les plus lucides (dont, hélas, je ne fus pas), un désastre économique et politique. Nous avons aujourd'hui l'Europe allemande dont rêvait Hitler (il est donc dans l'ordre des choses que la Grande-Bretagne finisse par la quitter).

Les arguments en faveur de la sortie de l'Euro s'accumulent et, pourtant, même le Front National, dont c'était un des rares points économiques pas complètement débiles, a abandonné l'idée.

Pourquoi ? Parce que le coût, forcément transitoire et, à mon avis, exagéré, et la peur, savamment entretenue, du changement paralysent toute initiative.

Pourtant, je suis persuadé que la sortie de l'Euro serait une Libération.

Sans indépendance monétaire, nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes économiques. Les expériences de déflation compétitive ont toujours été des catastrophes, voyez le politique Laval.

Vous avez compris la logique : avec l'indépendance monétaire, il n'est pas sûr que nous résoudrons nos difficultés, mais il est sûr qu'avec l'Euro, nous ne les résoudrons pas.

Et puis, il y a un point moral : mieux vaut vivre libre et responsable, y compris de ses conneries, qu'enchaîné comme un subordonné infantilisé de l'Allemagne. Mais, pour cela, fondamentalement, il faut croire en la France, ce qui n'est pas le cas de 99 % de notre classe dirigeante et de beaucoup de Français.

La peur du changement est renforcée par la peur de la liberté. Tout le monde n'aime pas être libre et responsable, beaucoup trouvent du confort dans la servitude.

Et l'on en vient au Brexit. Le slogan des pro-Brexit « BeLeave in Britain» me semble aller au fond des choses et je pense que la réponse va être négative, tout simplement à cause de l'Ecosse. Sans l'Ecosse, le Brexit ne fait pas un pli. Mais il y a l'Ecosse ...

Ca ne sera que partie remise. Le jour où l'Ecosse prend son indépendance, le reste de la Grande-Bretagne quitte l'UE.

On notera aussi qu'on retrouve la coupure, désormais habituelle dans les pays occidentaux, entre les élites mondialisées et le peuple. Et que le peuple a bien du mal à faire valoir son avis. De la même façon que je crois le coût de la sortie de l'Euro largement exagéré par ceux qui ont intérêt à figer la situation, je crois qu'on en fait trop sur le coût du Brexit. Vendredi matin, quel que soit le résultat du vote, l'Angleterre sera toujours une île entourée d'eau de tous cotés.

Mais, quand il y a des changements nécessaires et inéluctables, le plus tôt est le mieux, tout le temps perdu ne fait qu'ajouter des souffrances. Comme pour la sortie de l'Euro ...




Addendum :

Serge Federbusch est de mon avis sur les bienfaits du Brexit :

Messieurs les Anglais, tirez les premiers !



lundi, mai 09, 2016

Le bourrage de crâne européiste

Voici la publicité scandaleuse que j'ai découverte ce week-end au cinéma :




jeudi, mai 05, 2016

La fuite en avant eurocratique




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La trahison eurocratique

La Commission européenne a proposé l’instauration d’une amende de 250 000 euros par personne, envers les Etats refusant d’accueillir des réfugiés. Cette idée exhale un étrange parfum totalitaire. L’Union a lancé en septembre dernier un mot d’ordre d’accueil, par la voie du président de la Commission – « ouvrons leur les bras » – et désormais, elle se fait fort de châtier violemment les Etats qui refuseraient d’appliquer cet objectif. En soi, cette pénalisation du non accueil est la négation même de la liberté des Nations: le choix d’accueillir ou ne pas accueillir un ressortissant étranger. Même dans une fédération comme les Etats-Unis, l’Etat fédéral n’aurait pas – me semble-t-il – le pouvoir de châtier un Etat pour refus d’accueillir une personne venue de l’extérieur du pays. Cette proposition est révélatrice d’une image assez sordide de « l’étranger », considéré comme un pion que l’on affecte autoritairement depuis Bruxelles, sous le menace de lourdes sanctions dans tel ou tel lieu d’accueil. Bref, nous sommes en pleine trahison de l’idéal européen, « une union toujours plus étroite entre les peuples ». Cette idée étrange, tellement caractéristique de la mentalité eurocratique, semble destinée à mieux faire haïr l’Europe, à accélérer sa désintégration, à faciliter le Brexit, à donner un nouvel élan spectaculaire aux partis de la haine démagogique et nationaliste en Europe. Et si tel était le but recherché ? Et si cette eurocratie, dans sa fuite en avant, n’avait pas d’autre but, par idéologie, que la destruction de l’Europe, au sens d’une communauté de peuples liés par une histoire et un destin commun?

Maxime TANDONNET
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Pour ma part, je ne suis même pas révolté par une telle mesure : ma révolte a eu lieu il y a longtemps, chaque nouvelle de ce type ne fait que confirmer mon analyse et mon sentiment vis-à-vis de l'UE.

Nous sommes « simplement » victimes d'une mentalité idéologique de type soviétique : le communisme est intrinsèquement bon, s'il échoue, c'est que nous n'en avons pas fait encore assez. L'européisme est intrinsèquement bon, s'il échoue,  si les peuples y sont de plus en plus opposés, si les Britanniques font un référendum pour se barrer, c'est que nous n'en avons pas fait encore assez.

Ces gens-là ne changent pas, il n'y a qu'un seul moyen de traiter avec eux : s'en débarrasser, politiquement ou physiquement ; la violence, symbolique si possible, réelle si nécessaire.

Au fait, est-ce que la harengère Le Pen continue à dire que le Grand Remplacement n'existe pas, que c'est un fantasme ?










jeudi, mars 10, 2016

Le bazooka à Mario va faire « pshitt »

Les taux d'intérêt négatifs pour les nuls

Quelques rappels d'économie élémentaire :

1) On nous présente la déflation comme un affreux épouvantail. C'est aller un peu vite en besogne. Cela n'est un problème que pour les débiteurs. Comme l'Etat est surendetté partout en occident, les hommes de l'Etat et leurs affiliés qui font le discours public nous terrorisent mais c'est du flan.

La déflation est au contraire le signe d'une économie saine qui améliore sa productivité. L'automobile et l'informatique sont en déflation depuis leur naissance et personne ne s'en est jamais plaint.

Il faut donc raison garder vis-à-vis de la déflation. Oui, si les Etats faisaient banqueroute, cela ne serait pas très agréable, mais cela vaudrait peut-être mieux qu'une maladie de langueur entretenue pour sauver les Etats mauvais gestionnaires.

2) Les taux d'intérêt sont les prix de l'argent et du temps. Vivre dans un monde aux taux d'intérêt est une absurdité. On peut raconter tout ce qu'on veut, c'est d'idiot, d'autant plus si le but avoué est d'éviter la déflation.

3) Les taux négatifs sont une politique fondamentalement communiste : elle permet aux Etats de s'endetter toujours plus pour phagocyter toujours plus l'économie libre. Tout se vaut et c'est le mammouth le moins productif, c'est-à-dire l'Etat, qui emporte la mise. A l'inverse, des taux raisonnablement élevés favorisent les entrepreneurs aux bonnes idées. Remember Volcker.

La solution est bien connue : des taux de la BCE à 3 % et beaucoup d'helicopter money pour compenser le ralentissement de la circulation de monétaire.

Mais cela mettrait les Etats et les banques dans l'obligation d'apurer leurs comptes, ce qui est précisément ce que la BCE veut éviter.










mercredi, mars 09, 2016

Merkel, tête de Turc

La Turquie, ça suffit !

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« Si l’on doit s’excuser pour avoir présenté un visage agréable à des gens dans la détresse, ce n’est plus mon pays ». Cette phrase [d'Angela Merkel] résume l’énormité de la méprise. Le mot « excuse » n’appartient pas au langage politique. Son emploi de plus en plus fréquent dans les démocraties occidentales confond la politique avec la morale, voire avec la politesse. Il place les relations personnelles en surplomb des rapports entre les Etats. La surprenante image du « visage agréable » renforce cette confusion. Celui ou celle qui conduit la politique d’un Etat doit viser l’intérêt supérieur de celui-ci. Dans ce but, il doit se mettre en situation de force. On croyait que la rigueur budgétaire allemande avait participé à cette démarche. L’espèce de culpabilité spontanée de Mme Merkel en efface le bénéfice.
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Un autre clown, le pape François zéro, confond morale privée et morale politique. Ce n'est pas la première fois que j'attire votre attention sur cette funeste confusion.

Saint Louis et Saint Thomas d'Aquin considéraient, avec beaucoup d'autres, que le dirigeant qui renonce à une bonne action collective pour conserver sa pureté à titre personnel fautait gravement et devenait indigne de ses fonctions.

Mais bon, Saint Louis, Saint Thomas d'Aquin, il y a peu de chances que ces noms évoquent quoi que ce soit à Hollande, Merkel, Tusk et Juncker.


Conseil européen extraordinaire: peut-on faire confiance à la Turquie ?

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Ces deux options avancées par Mme Merkel ne paraissent guère à la hauteur de la tragédie en cours. Il ne faut pas compter sur la bonne foi de la Turquie, dans ce dossier, pour sauver l'Europe, ni sur la Grèce dans le rôle d'une victime émissaire se sacrifiant pour le compte des errements collectifs de notre continent. Il existe une seule issue au drame qui se joue en ce moment: l'Europe, à travers les gouvernements de ses cinq ou six plus grands Etats, sur un pied d'égalité, doit reprendre en main son destin en imposant une volonté de puissance. Il est de son devoir historique de s'en prendre militairement, dans le cadre d'une coalition, aux passeurs esclavagistes qui accumulent des fortunes en jetant des millions de malheureux à la mer. Il est de son devoir historique de faire respecter le droit international et les frontières, en prenant le contrôle des rives d'où les criminels lancent les embarcations chargées de migrants, et en raccompagnant sans faiblesse dans leur pays les migrants en situation illégale. Mais l'Europe, à travers les dirigeants de ses grands Etats, est-elle capable de sortir de sa torpeur suicidaire et de renouer avec la volonté politique, le respect du droit? Elle ne semble pas en prendre le chemin. La France pourrait avoir un rôle d'impulsion à jouer dans une autre configuration politique. Hélas, au vu de la gravité et la rapidité des événements en cours, mai/juin 2017 semble à des années-lumière ...
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Crise des migrants : l'Europe impuissante face au chantage turc

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En souhaitant à n'importe quel prix résoudre avec Ankara la crise des migrants, les dirigeants européens semblent oublier que celle-ci sera largement résolue le jour où l'on verra pointer la fin du conflit en Syrie et en Irak. Or, le pis dans la position de dépendance de l'Europe vis-à-vis de la Turquie est d'encourager Ankara à continuer de souffler sur les braises du Levant en entretenant un jeu trouble avec les terroristes islamistes du Front al-Nosra et de l'Etat islamique et en bombardant les positions des Kurdes syriens, ce qui menace de faire se rompre le fragile cessez-le-feu actuellement en vigueur sur le sol syrien.

Le pari de la chancelière Angela Merkel de transformer le président Recep Erodgan en premier partenaire de l'Europe pour régler la crise migratoire risque de voir se répéter les erreurs stratégiques commises en Syrie lorsque l'Occident a forgé une dangereuse alliance avec les puissances sunnites que sont la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar. Loin de pacifier et de démocratiser le Levant, Ankara, Riyad et Doha souhaitaient d'abord déstabiliser un régime baasiste pris dans l'arc chiite. L'intervention extérieure de ces pays en Syrie, loin de sauver les Printemps arabes, ont contribué à les enterrer définitivement dans une guerre civile fratricide. La question demeure ouverte si un accord est passé entre Bruxelles et Ankara: la Turquie a-t-elle vraiment intérêt à ce que la crise migratoire en Europe soit résolue? Recep Erdogan semble en effet apprécier cette nouvelle arme géopolitique que la politique migratoire européenne et particulièrement allemande a contribué de forger. Les migrants en sont les premières victimes.
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jeudi, septembre 03, 2015

Les paysans français ne sont pas victimes du méchant libéralisme mais du gentil socialisme

Non, l'agriculture française n'est pas victime du « libéralisme sauvage » !

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Aujourd'hui, les agriculteurs français restent subventionnés en moyenne à hauteur de 35 % environ, même si le chiffre a été révisé à la baisse ces dernières années au grand dam de nos gouvernants successifs. Les agriculteurs français restent l'une des catégories socioprofessionnelles privées les plus dépendantes de l'État. C'est à se demander comment font leurs homologues australiens et néozélandais, qui émargent au budget de l'État respectivement à hauteur de 5 % et de… 1 %!

Si les consommateurs sont depuis des décennies les dindons de la farce, les premières victimes sont en réalité des agriculteurs, pour l'essentiel d'entre eux. En effet, le lobbying agricole ne profite qu'à quelques privilégiés, syndicalistes et hommes politiques, au détriment du plus grand nombre selon la loi du «marché politique» qui constitue un cas d'école en la matière.
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Même notre ami Bob s'y met :


@hameau dans les nuages | 03 septembre 2015 à 10:36

Autrement dit : la distribution, c'est un métier. D'où le caractère fallacieux de l'idéologie anti-grandes surfaces qui fait des ravages chez les démagogues de droite et de gauche, ces temps-ci.

Bien sûr que les agriculteurs ne peuvent pas commercialiser leur production "en direct" et par "circuits courts", sauf exceptions marginales impliquant en général une arnaque du consommateur (consentant, il y a des ânes partout) ou un travail excessivement mal rémunéré pour le producteur.

A moins, bien sûr, que l'agriculteur ne se transforme en distributeur, ce qui est parfaitement possible sur le papier mais impossible en France, pour la même raison que la plupart des petites entreprises n'arrivent en général pas à devenir grandes : manque de capitaux et charges excessives, découlant d'une dépense publique beaucoup trop élevée.

Avant que les agriculteurs ne puissent, par exemple, créer un réseau de grandes surfaces, encore faudrait-il qu'ils puissent accumuler du capital en devenant agriculteurs tout court, c'est-à-dire producteurs suffisamment rentables et productifs.

Ce qui peut se faire (toujours en théorie) sur différents marchés : celui de la production chère de haut de gamme, comme celui de la production massive de qualité courante. Il se trouve que le territoire français est adapté aux deux modes de production, ce qui est un atout exceptionnel.
Mais dans une économie étouffée par l'assistanat, les subventions, les impôts et les réglementations, dans une société infectée par la haine du capital et du profit (à laquelle les agriculteurs contribuent pour une part importante), cela n'est pas possible.
Tant qu'on assistera au spectacle surréaliste d'agriculteurs s'attaquant à d'autres agriculteurs parce que ces derniers veulent exploiter une "ferme de mille vaches" (800, en réalité), je resterai assez froid face aux gens qui nous racontent que "les agriculteurs se suicident".
C'est bien le problème. Les agriculteurs se sont suicidés depuis longtemps avant de sortir le fusil : ils se sont suicidés en refusant les fermes de mille vaches, en bloquant les routes sans interruption depuis 1945 au lieu de se moderniser, en réclamant sans cesse l'assistanat et les subventions qu'ils font mine de dédaigner aujourd'hui, etc.
J'aimerais bien qu'on m'indique un autre pays, un seul, où les manifestations violentes d'agriculteurs font autant partie du paysage, et depuis aussi longtemps, au même titre que la migration des hirondelles ou la chaleur en été.
Aujourd'hui, les agriculteurs prétendent refuser la subvention et vouloir "vivre de leur travail", mais ils réclament des prix fixés par l'Etat ! Il n'est pas nécessaire d'avoir un doctorat en économie pour comprendre qu'on ne peut pas, à la fois, réclamer le libéralisme et l'économie dirigée. Il va falloir choisir.
La moitié du revenu des agriculteurs (en moyenne, les disparités sont grandes) provient de subventions, financées par les gens qu'ils empêchent de travailler, de circuler et de vivre aujourd'hui. Je n'ai pas beaucoup entendu la communauté "paysanne" se plaindre d'être financée par l'Etat pendant les longues années où la France était le premier bénéficiaire des fonds du Marché commun, lesquels allaient massivement aux agriculteurs.
Les actes ont des conséquences. Il serait agréable que les agriculteurs assument la responsabilité de leurs positions politiques il y a dix, vingt ou cinquante ans, et ne se contentent pas de se plaindre de leurs propres suicides - ce qui est assez paradoxal, quand on y pense.
Ce souhait est valable pour de nombreuses autres corporations, naturellement. L'irresponsabilité, l'appel incessant à l'Etat-maman accompagné du refus continuel de l'autorité de l'Etat-papa sont des vices bien français et largement partagés.


C'est un grand classique : le protectionnisme (subventions, barrières à la concurrence) anesthésie, on ne perçoit plus les signaux du marché, on ne s'adapte plus assez vite et - paf !- le réveil est brutal. On se retrouve dinosaure au quaternaire. Les taxis ou Air France pourraient avoir quelques discussions intéressantes avec les agriculteurs.



Puis, il y a la bureaucratie et les bobos-écolos :

Crise de l'agriculture : attention à ne pas mythifier la nature

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Ce qui compte alors dans les décisions politiques, c'est la perception de la nature (dé)formée et sacralisée par les écologistes et celle des risques alimentaires irraisonnés ou imaginés par d'autres. Peu importe qu'en France, la surface boisée ait triplé en deux siècles, que l'eau abonde, que les sangliers soient quatre fois plus nombreux qu'il y a vingt ans (2 millions!), que les loups dévorent leur ration d'agneaux, qu'il n'y a pas d'agriculture - y compris biologique - sans engrais et sans pesticides, que les aliments n'aient jamais été aussi bons et sains … Les Français mythifient une nature qui n'a jamais existé et craignent de se faire empoisonner par des traces inexistantes ou infimes de produits chimiques, oubliant que les plantes produisent des toxines naturelles, elles, en plus grande quantité! D'où les normes ridicules, les réactions sur la «ferme des mille vaches», l'interdiction de la vente du Roundup dans les jardineries, les engrais accusés de polluer les eaux, quand ils ne dégradent pas le climat, et autres croyances qui conduisent à des réglementations aussi inutiles qu'inadaptées.

La préoccupation environnementale est légitime, mais pas au point de se priver des innovations majeures apportées par la chimie, la génétique et l'agronomie, disciplines pouvant toutes contribuer à préserver l'environnement, ne serait-ce qu'en limitant les surfaces cultivées du fait des considérables gains de productivité.

Ainsi, à force d'être harcelée, l'industrie française des engrais et des produits phytosanitaires a quasiment disparu. Quant à l'industrie semencière, dont la France est l'incontestable leader européen, sa disparition est-elle à redouter si le refus des progrès extraordinaires du génie génétique persiste. Le solde commercial de l'industrie agroalimentaire française, encore positif en 2014 (7,8 milliards d'euros), recule pour les mêmes raisons et est dépassé par l'Allemagne et les Pays-Bas !

En mai 1981, Edgar Pisani disait à un candidat, premier conseiller agricole de Pierre Mauroy, «vous savez, les socialistes ne connaissent rien à l'agriculture!». Il semblerait que cette méconnaissance ait depuis frappé aussi la droite qui, sous Nicolas Sarkozy, a interdit la culture de plantes génétiquement modifiées. Sans compréhension, sans respect, sans perspective, les agriculteurs se réfugient dans une regrettable désobéissance civile et dans le vote pour les extrêmes.
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Par exemple, cette vache-là, qu'est-ce qu'elle y connait en agriculture :



Bref, l'agriculture française est victime des subventions, des politiques et des normes. Là dedans, je ne vois vraiment pas de libéralisme. En revanche, les socialistes de droite comme de gauche auraient quelques comptes à rendre ... c'est pourquoi ils s'empressent d'accuser quelques boucs-émissaires faciles (l'Allemagne, «l'Europe», la grande distribution).