Affichage des articles dont le libellé est anti-fascistes avec 70 ans de retard. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est anti-fascistes avec 70 ans de retard. Afficher tous les articles

vendredi, juin 05, 2015

Hypermnésie : heureusement que le ridicule ne tue pas

Une lettre affranchie avec des timbres à l'effigie de Pétain interceptée

Par LeFigaro.fr avec AFP - Mis à jour le 05/06/2015 à 20h13 | Publié le 05/06/2015 à 20h09
Une lettre affranchie avec des timbres à l'effigie du maréchal Pétain, interdits depuis la Libération, a été interceptée mercredi par une factrice qui l'a découverte parmi les documents qu'elle avait à distribuer, a-t-on appris aujourd'hui auprès de La Poste.

La lettre, postée mardi à Crozon (Finisère), avait été affranchie avec cinq timbres sur lesquels le maréchal Pétain apparaît de profil.

Mais ces timbres, émis entre 1941 et 1943, sont interdits depuis la Libération, la condamnation du maréchal Pétain et la mesure d'indignité nationale prononcée contre le chef du régime de Vichy, a rapporté France Bleu Orléans. La lettre a donc été transmise au centre de La Poste de Libourne (Gironde), le seul où l'ouverture des courriers est autorisée. Elle sera confiée au Parquet qui décidera si des poursuites doivent être engagées.

Pourquoi trouvé-je cette nouvelle ridicule ?

Il faut savoir que certains se font une spécialité de dessiner leurs propres timbres. C'est un passe-temps comme un autre.

 Les sujets ne sont pas toujours de bon goût, pour dire les choses gentiment. Autrement dit, les facteurs voient passer tous les ans des milliers de timbres de très mauvais goût.

Mais le seul timbre qui arrête une factrice et dont la nouvelle parvient aux journaux, c'est l'effigie de Pétain.

Et la machine administrative à front de bœuf s'enclenche : enquête, parquet. Personne pour demander si, par hasard, on n'en ferait pas un peu trop. C'est comme cela que nous mourrons : par un processus bureaucratique dans les règles, que tout le monde ou presque trouvera con mais que personne n'arrêtera. Kafka.

Quand on examine l'échelle de nos préoccupations, en tout cas, celles des journaux, une question vient à l'esprit : «Sommes nous fous ? Sont-ils fous ?».




lundi, juin 01, 2015

Mesclun : Juppé fausse droite vrai con, résistants à la gomme, Hollande dans l'erreur

André Bercoff : «la primaire ouverte, piège à cons»

****************
Les mots avaient donc un sens. Jusqu'à ce qu'un esprit, aimablement pervers, invente la primaire «ouverte»: les partis politiques n'étant plus ce qu'ils étaient, et la ferveur militante ayant pris quelques coups dans l'aile suite à la soi-disant désaffection du peuple, il importerait de faire voter le maximum de Français pour désigner le candidat de telle ou telle formation à la prochaine élection au sommet de l'État. Quelques esprits simplets et basiques essayèrent de faire preuve de bon sens: s'il s'agit d'un homme ou d'une femme qui doit conduire son parti à la victoire, ne faut-il point, en toute équité, que ce soit uniquement et exclusivement les adhérents dudit parti qui aient leur mot à dire? Après tout, ceux qui cotisent régulièrement, qui organisent et assistent aux meetings, qui collent les affiches, qui entretiennent les permanences, qui vont, qu'il pleuve ou qu'il vente, arpenter marchés et préaux, trottoirs et immeubles, afin de porter la bonne parole électorale, ne sont-ce pas ces vaillants laboureurs du quotidien qui devraient avoir le privilège de choisir ?

[…]

Eh bien non. En vue des élections de 2007, il fut décidé, du côté de la rue de Solferino, que toute personne qui paierait une somme modique et qui adhèrerait à une profession de foi aussi vague que possible, aurait, du jour au lendemain, le même droit qu'un militant encarté depuis dix ou vingt ans. I

[…]

[…] il reste que cette démarche de primaire «ouverte» est une faute. Pis: une insulte à tous ceux pour qui l'engagement politique est autre chose qu'un aller-retour, tous les cinq ans, au bureau de vote. En mai 1968, les gauchistes criaient: «élections, piège à cons». Il semble que ce slogan soit devenu contagieux et en dise long sur la décomposition avancée d'idéaux politiques devenus marques de fabrique.
****************

Gilles-William Goldnadel : qui sont les résistants denotre époque ?


Explosion du chômage : pourquoi François Hollandedoit en finir avec la théorie des cycles



jeudi, avril 02, 2015

Les chambres à gaz sont-elles un point de détail de l’histoire ?

Les chambres à gaz sont-elles un détail de l’histoire ?

La réponse à cette question est fort simple : le judéocide nazi n’est pas du tout un détail, c’est un sommet d’horreur aux confluents de plusieurs influences maléfiques. Le judéocide est ce qui fait que la seconde guerre mondiale n’est pas une guerre « classique », pour les ressources, le territoire et le pouvoir mais une guerre idéologique.

Les chambres à gaz, en tant que moyen d’exterminer les juifs, sont effectivement un point de détail : peu importe la façon de tuer. D’ailleurs, la majorité des juifs ne sont pas morts dans les chambres à gaz.

Lorsque Jean-Jacques Bourdin et Jean-Marie Le Pen, deux salopards provocateurs, qui se valent bien dans la provocation, abordent le sujet, ils font bien attention de ne pas être clairs. Ainsi on entend « Les chambres à gaz sont-elles un détail de l’histoire ? » et l’on croit entendre « Le judéocide est-il un détail de l’histoire ? ».

Et les journalistes de sauter sur cette ambiguïté volontairement entretenue et de sommer Marine Le Pen de renier son père. C’est pas joli joli ça, de sommer une fille de renier son père. Mais les journalistes et la morale élémentaire … Les journalistes sont des vautours.

Tout cela est un jeu dont les dupes sont les Français qui aimeraient bien qu’on leur parle de ce qui se passe aujourd’hui plutôt que de ce qui s’est passé il y a quatre-vingt ans.



dimanche, janvier 05, 2014

Bertez sur le «fascisme»

Bertez sur le «fascisme»

Je partage entièrement cette analyse. Comme lui, je pense que nous sommes pris au piège dans un trame de mensonges et de faux-semblants. Et que seuls la vérité, la responsabilité et un comportement adulte peuvent nous sauver.

Notre situation dramatique est assez facile à analyser, mais y trouver remède, c'est autre chose. Simon Leys a fort bien résumé le problème :

«Quiconque se range dans le camp de la vérité et de la lutte contre le mensonge souffre d'emblée d'un lourd handicap : la vérité est banale et monotone, tandis que le mensonge est séduisant, neuf, varié, inventif et possède une infinie garde-robe d'accoutrements à la mode».

lundi, juillet 16, 2012

Rafle du Vel d'Hiv : hypermnésie, amnésie et repentance

L'hypermnésie à propos de la Rafle du Vel d'Hiv, la frénésie commémorative, est accompagnée d'une complète amnésie des circonstances. Ce hiatus signe la malhonnêteté intellectuelle.

La France n'était pas libre, elle n'est donc pas responsable de la Rafle du Vel d'Hiv. La déclaration repentante de Jacques Chirac est nulle et non avenue, comme le gouvernement de Vichy et pour les mêmes raisons.

Cette hypermnésie culpabilisatrice, qui commence dès le plus jeune âge par l'endoctrinement des enfants sans qu'ils soient en position de comprendre une situation politique complexe, fait partie d'un corpus d'ethno-masochisme destructeur. Bien sûr, la désinformation et l'endoctrinement étant des maladies contagieuses, il y a des «hyper-commémorateurs» de bonne foi.

Il n'empêche que c'est tout de même la destruction de la fierté d'être français qui est le résultat de cette continuelle réactivation d'une mémoire douloureuse.

C'est pourquoi vous me permettrez de préférer commémorer les résistants.

Le même jour que la Rafle du Vel d'Hiv, onze agents français et britanniques du SOE s'évadent du camp de Mauzac avec la complicité de leurs gardiens français.

samedi, avril 28, 2012

Sarkozy fasciste : pauvres cons !

J'ai parcouru les commentaires du journal l'imMonde et j'ai oscillé entre le chagrin et la pitié.

Si il faut en croire ces commentaires, voter Hollande serait «faire barrage au fascisme».

C'est tellement grotesque, détaché de toute réalité, que j'hésite à prendre ces commentaires au sérieux. On peut ne pas aimer Nicolas Sarkozy, on peut ne pas aimer sa politique, mais le traiter de fasciste relève d'une méconnaissance de l'histoire et d'une pauvreté de l'analyse (et du vocabulaire (1)) qui font pitié.

Puis, je me dis que le bulletin de ce genre d'imbéciles compte autant que le mien et je pleure.

Depuis quatre-vingt ans que la gauche traite de fascistes tous ses adversaires, aussi divers qu'ils soient, on devrait être rodé, on devrait à la longue avoir compris que c'est une grosse ficelle qui ne mérite que le rire.

Hé bien non, pas du tout, il se trouve toujours de nouveaux neuneus pour tomber dans le panneau et ça fait les élections.

Finalement, la gauche, dans son cynisme, a peut-être raison : les cons sont majoritaires et il faut prendre les gens pour des cons pour gagner les élections. Prendre les gens par les mauvais sentiments, envie, jalousie, ressentiment, instinct grégaire, est dans sa culture.

Notons toutefois, par souci d'équité, que Nicolas Sarkozy est aussi très fort pour se foutre de la gueule des électeurs.

**********
(1) : le traiter de «Naboléon» est plus rigolo, ça varie les références, qui sont d'une monotonie lassante. On pourrait aussi le traiter de carliste, mais là, la référence est trop subtile.

vendredi, avril 13, 2012

Raymond Aubrac : la polémique post-mortem


JD Merchet, sur son blog, a eu l'excellente idée de donner la parole a deux points de vue opposés :

Courtois sur Aubrac

Delpla sur Aubrac

Vous connaissez mon anti-communisme primaire, dont je m'enorgueillis. Je suis plus enclin à croire Courtois. Mais pas seulement à cause de mes opinions politiques.

La biographie de Raymond Aubrac ressemble fort à celle d'un agent. On y retrouve notamment les mêmes zones d'ombre, les mêmes «coups de chance» difficilement explicables, autrement que par le soutien occulte d'une puissante organisation.

Tous ceux qui ont une tête d'alcoolique ne sont pas forcément alcooliques, mais si vous avez un gros nez rouge et une cirrhose du foie, il y a de bonnes chances que vous soyez alcoolique. Pour un agent soviétique, c'est pareil.

François Delpla exagère : l'argument «on n'a pas de documents» ne tient pas. Lui-même, dans le domaine qui est le sien des relations hitlero-churchiliennes, fait d'excellentes déductions sans documents directs.

Cependant, j'en reviens toujours à la même réflexion : on se focalise beaucoup trop sur la seconde guerre mondiale, le débat sur Raymond Aubrac devrait n'intéresser que les spécialistes et les passionnés.

Il n'est pas sain qu'on ignore complètement l'histoire de France, sauf deux périodes sur lesquelles on revient obsessionellement : la colonisation et la seconde guerre mondiale.

On devrait avoir un rapport plus équilibré à l'histoire, au lieu d'osciller entre amnésie et obsession.

samedi, mars 24, 2012

Les premiers enseignements de l'affaire Merah

1) La biographie de Mohammed Merah est terriblement banale, comme celle d'Eichmann (1). Il y a des milliers de types en France qui ont ce profil. Bien évidemment, tous ne passeront pas à l'action mais le danger est présent. Un point rassurant toutefois : il n'y a pas de raison que les jeunes musulmans ne soient pas rendus aussi veules et amorphes que les jeunes a
occidentaux par notre société décadente.

2) Les gauchistes sont cons et dangereux. En détournant l'attention sur un danger totalement imaginaire, le fascisme, et en niant le danger réel, l'islamisme, il brouille le débat politique. C'est une irresponsabilité gravissime. Peut-être certains agissent-ils par connerie, mais d'autres sont des enfoirés tout à fait conscients.

3) La police ne s'en est pas mal sortie, mais peut mieux faire.

4) Le problème est avant tout politique : fin de l'immigration, fin de l'anomie, retour de l'ordre et des frontières (juridiques et mentales), droit du sang. En France, on ne fait pas n'importe quoi, on se comporte comme un Français, pour le meilleur et pour le pire, sinon on vire. Les papiers administratifs ne suffisent pas à faire un Français.

**********
(1) : je rappelle que tuer des enfants juifs parce qu'ils sont juifs s'apparente à un crime contre l'humanité. Je n'insiste pas puisque que je trouve malvenue la notion même de crime contre l'humanité. Mais les antifascistes-avec-70-ans-de-retard, qui ont perpétuellement cette notion à la bouche, auraient pu être cohérents et montrer pour une fois ce que valait réellement leur antifascisme proclamé. Vu leur absence de réaction, maintenant on le sait : leur antifascisme ne vaut rien (on s'en doutait). Ce n'est qu'un procédé rhétorique dégueulasse pour disqualifier des adversaires qui n'ont rien de fasciste.

mardi, mars 01, 2011

Galliano : la double peine

John Galliano est (peut-être) antisémite, c'est mal (en plus d'être ridicule). Mais était-ce une raison pour en faire un chômeur ? L'antisémitisme empêche-t-il la couture ?

Il y a là un mélange des genres dont notre époque est de plus en plus familière.

Mais, dites-moi, vous trouveriez scandaleux que je sois viré parce que je suis voleur en dehors du boulot mais que je fais bien mon boulot et que je n'ai jamais volé mon employeur, alors pourquoi virer Galliano toutes affaires cessantes parce qu'il lui arrive peut-être de tenir des propos antisémites ?

Je m'aperçois que Marc Cohen est sur la même longueur d'onde :

Antisémitisme : Galliano porte le chapeau


Les raisonnables lecteurs de La Lime sauront ne pas travailler du chapeau et raison garder : Galliano, jusqu'à plus ample informé, ne mérite ni excès d'honneur ni excès d'indignité.