Affichage des articles dont le libellé est communisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est communisme. Afficher tous les articles

jeudi, novembre 09, 2017

Le courage intellectuel et moral

J'apprécie le jugement d'Hélie de Saint Marc : « L'autorité est la fille du courage sous toutes ses formes : physique, intellectuelle et morale ».

Le courage intellectuel consiste, selon le mot de Péguy, à voir ce que l'on voit, et le courage moral à ne pas chercher d'excuses au Mal et à ses serviteurs.

Ils peuvent être séparés. J'ai une connaissance qui analyse avec lucidité les problèmes du temps présent, en ce sens elle a du courage intellectuel, mais dès qu'il s'agit de tirer les conséquences, de conclure qu'il y a des gens qui sont nos ennemis et qu'il faut les combattre, il n'y a plus personne : pas de courage moral.

Mais ils sont souvent unis en un courage intellectuel et moral, ou, quand ils manquent, en une lâcheté intellectuelle et morale.

A propos de Trump puis de l'islam, Eric Zemmour montrent les trois courages (car on ne dit pas ce qu'il dit sur l'islam sans courir un risque physique) :

ZEMMOUR et NAULLEAU 08 Novembre 2017 HD

Je soupçonne que le courage intellectuel et moral est plus difficile, car il comporte un risque de souffrance sociale, que le courage physique, qui comporte un risque de souffrance physique mais une chance de récompense sociale.

Par exemple, bien des catholiques, à commencer par le premier d'entre eux et ceux qui sont juste en dessous, sont d'une très grande lâcheté intellectuelle et morale vis-à-vis de l'islam et d'autres choses:

Responding to Jihad: Going about our Business or Getting Down to Business?

« Jupiter » ou l’antéchrist à l’état gazeux

Des juristes et des hauts fonctionnaires aussi (d'ailleurs, comme le dit Zemmour, le droit, l'invocation rituelle de « l'Etat de droit » est très souvent le prétexte de notre lâcheté) :

Arrêt sur la croix de Ploërmel: une « laïque » surprise pour les islamistes : deux religions, deux mesures

*************
Pour les islamistes, si les « croisés » enlèvent eux-mêmes les croix, c’est qu’ils sont déjà en position de faiblesse, prêts pour la dhimmitude. Feu vert donc pour pousser le bouchon un peu plus loin … 
*************

L'histoire du communisme, surtout si l'on tient compte que l'islam c'est le communisme plus dieu, n'incite pas à l'optimisme.

Les intellectuels de salon ou d'université, parce que leur gagne-pain dépend beaucoup de leur réputation auprès de l'opinion, semblent particulièrement disposés à la lâcheté intellectuelle et morale. Ils nous le prouvent d'ailleurs tous les jours.

Les conséquences géopolitiques du communisme

*************
La faillite intellectuelle de la France

Dans L’étrange défaite, Marc Bloch essayait de comprendre les causes de la défaite surprenante de la France en 1940. Pour les historiens du début des années 2000, c’est un autre sujet qui s’annonce ardu : comprendre pourquoi des hommes, qualifiés d’intellectuels, ont pu défendre avec autant de passion et de force le communisme. Aujourd’hui encore, cette idéologie est globalement considérée comme bonne. On impute ses erreurs à Staline, le stalinisme, ce qui fut un très beau coup politique de Khrouchtchev : imputer les crimes du communisme à Staline pour laver le communisme de ses crimes. Cette erreur est toujours présente dans les manuels scolaires qui parlent du stalinisme et rarement du communisme et qui évoquent la fin du système totalitaire en 1953 (mort de Staline), omettant que celui-ci se prolonge jusqu’en 1991. Un tel aveuglement est non seulement un objet d’histoire, mais aussi un sujet d’inquiétude pour le présent. Il se poursuit quant à l’incapacité à penser et à comprendre l’islamisme et des mouvements culturels qui touchent certaines parties du monde. C’est le refus du réel, l’enfermement dans l’idéologie, qui fait que l’on peut encore parler de commémoration pour évoquer un événement qui a déclenché la mort de dizaines de millions de personnes.
*************

Séparer le léninisme, supposé bon, du stalinisme, mauvais, est un vieux truc de tchékiste bien expliqué par Volkoff dans Le retournement. Non, le communisme est pourri du début à la fin.


Stéphane Courtois : La révolution d'Octobre 1917 a été un désastre historique

*************
Un autre totalitarisme peut-il succéder au bolchevisme ?

Mais bien sûr, en 1979 la révolution de Khomeyni, l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS et la prise d'otages géante de La Mecque ont servi de révélation à Ben Laden. L'islamisme, le projet de s'emparer de la société et de contrôler les individus sous prétexte de religion, conformément à la doctrine édictée par les Frères musulmans dans leur Manifeste de 1936, est le quatrième totalitarisme, après le bolchevisme, le fascisme et le nazisme, dont il partage de nombreux traits, la négation des choix individuels, même s'il a aussi les siens propres. Un projet de conquête mondiale qui attire les jeunes des sociétés perturbées par la mondialisation, en une surenchère sans fin de haine et de promesse de pureté narcissique. Or nombre de politiques, y compris apparemment le président de la République, ne semblent pas lucides sur le danger communautariste et djihadiste. On fait la cour au Qatar et à l'Arabie saoudite, qui soutiennent les agents d'influence de cette doctrine. Le XX siècle fut celui de l'invention du totalitarisme, si on n'y prend pas garde le XXI sera celui de ses héritiers...
*************

samedi, juin 07, 2014

Crime et utopie (F. Rouvillois)

Le fait que le nazisme soit plus condamné que le communisme vient simplement du fait que le communisme s'est retrouvé dans le camp des vainqueurs en 1945.

Les enculés qui prétendent le contraire, ne pouvant montrer que les crimes du nazisme sont pires que les crimes du communisme, arguent souvent des «meilleures intentions» des communistes. C'est évidemment à pleurer : que pèsent les intentions d'une doctrine qui conduit au meurtre de dizaines de millions de personnes ?

Néanmoins, Frédéric Rouvillois veut tuer définitivement cet argument spécieux. Il montre que les nazis, eux aussi, avaient de «bonnes intentions».

En faisant cela, il compte démontrer qu'il y a équivalence entre utopie et crime de masse. L'utopie mène au crime de masse pour faire advenir un  homme qui n'existe pas. Réciproquement, le crime de masse ne peut être causé que par une utopie régénératrice, sinon les moyens ordinaires de la politique, pour violents qu'ils soient, suffisent.

Rappelons ce qu'est une utopie : c'est la tentative, toujours vouée à l'échec, de faire advenir sur terre un monde idéal qui ne peut exister que dans le ciel.

Bien sûr, Rouvillois réussit sa démonstration. Le nazisme est une «bonne» utopie : dans le monde idéal remis en ordre par les nazis, même les races inférieures sont heureuses (une fois éliminés les gêneurs), dans un système qui n'est pas sans rappeler les castes indiennes.

Pour parvenir à cette démonstration, il s'est plongé dans les textes nazis. Certains ont des échos actuels, souvent inquiétants, quelquefois risibles.

Par exemple, l'hygiénisme, les premières campagnes anti-tabac et les premières interdictions de fumer, sont nazies.

On sait que Hitler et Himmler étaient végétariens et anti-alcooliques. Je ne peux m'empêcher de penser à l'inénarrable Aymeric Caron en lisant cet extrait du journal de la SS expliquant que le végétarien est plus fanatique que le mangeur de viande et fait donc un meilleur SS. Pour bien mettre les points sur les i, il y a une Maison de l'Alimentation qui informe et, au besoin, rééduque les récalcitrants. Himmler a-t-il inventé les slogans «Manger-bouger» et «5 fruits et légumes par jour» ? Non. Mais il aurait pu.

On trouve aussi dans le nazisme un festivisme que ne renieraient pas Jack Lang, Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo.

Les arguments nazis en faveur de l'euthanasie semblent sortis mot pour mot de la bouche de ses partisans de 2014 (à part ceux ayant trait à la pureté de la race).

L'eugénisme et l'avortement sélectif ont des échos trop actuels pour ne pas mettre très mal à l'aise.

Enfin, il y a une lutte constante, farouche, contre l'Eglise catholique, qualifiée de repères de pédérastes, et contre l'enseignement catholique. Il y a notamment une déchristianisation de toutes les fêtes, à commencer par Noël. On notera avec satisfaction que cette lutte se solda par une défaite nazie. En effet, la campagne anti-chrétienne entraîna un discrédit du régime dans les régions catholiques.

Les parallèles entre le nazisme et notre époque sont trop nombreux pour être balayés d'un revers de main comme de simples coïncidences. C'est une question qui m'angoisse depuis longtemps : je pense qu'Hitler a perdu la guerre militaire mais que, sous certains aspects, il a gagné la guerre politique.

La victoire psychologique posthume du nazisme se lit aussi dans le destin français : comme le signale Jean-Pierre Robin, la France est en train de prendre exactement la place que lui assignait Hitler dans ses fantasmes, celle d'un pays décadent, ayant renoncé à toute grandeur et même à faire sa propre histoire, qui sert de parc touristique, Disneyland géant, pour le repos des guerriers et des conquérants qui, eux, continuent à faire l'histoire.

Finissant d'écrire ce billet, je tombe sur cet article, comme quoi l'idée qu'Hitler a gagné la guerre (psychologique ou politique ?), par l'intermédiaire même de ceux qui se disent anti-fascistes, est dans l'air.

C'est particulièrement flagrant avec notre gouvernement actuel. Les points communs avec le nazisme (ou avec le communisme) ne sont pas un hasard : une Taubira, un Peillon, une Vallaud , une Rossignol assument leurs idées utopiques mortifères. Les autres socialistes sont plus faux-jetons mais pas moins illuminés. La politique moderne est telle qu'elle finit par ne plus attirer que les psychopathes et les déséquilibrés. Les hommes normaux, équilibrés, ne trouvent aucun intérêt dans la boursouflure de l'ego que suppose  le métier de politicien.

Le judéocide signe l'utopie nazie. Conformément à son génie, l'Allemagne a choisi une méthode de mort industrielle. La mobilisation de moyens et la perte de main d'oeuvre qui en résulte sont des aberrations économiques, surtout en pleine guerre : une telle indifférence aux réalités les plus élémentaires est symptôme d'utopie.

Dans sa recherche de perfection terrestre, l'utopie est toujours obligée d'éliminer les sous-hommes, quelle que soit la définition qu'en donne l'idéologie qui gouverne l'utopie en question.

Sur un plan plus profond et en remontant plus loin dans le temps, on finit par comprendre que le nazisme, comme le communisme, trouve son origine dans l'idée de progrès humains. Si l'homme s'améliore, pourquoi ne pas précipiter cette amélioration en éliminant ceux qui la freinent ?

On comprend pourquoi le christianisme est considéré par les deux totalitarismes utopistes (pléonasme) comme un ennemi mortel.





dimanche, juin 24, 2012

Le communisme, une forme extrême de désinformation

En relisant la Petite histoire de la désinformation, je m'amuse de ce paradoxe de Volkoff : le communisme n'a pas produit de la désinformation, c'est l'inverse. La désinformation et la pensée tordue ont fini par produire le communisme.

Volkoff aime bien manier les paradoxes et les oxymores parce qu'ils font penser, ils aident à révéler.

Parmi ces paradoxes, il en est un qu'il faut garder à l'esprit. On imagine volontiers que la désinformation doit être précise et affutée. C'est le contraire qui est vrai : elle doit être floue et grotesque de manière à ne pas laisser prise à la contre-argumentation rationnelle.

Car la désinformation ne s'attaque pas à la raison mais au sentiment. Peu importe qu'elle soit absurde pourvu qu'elle laisse la trace voulue.

Prenons un exemple récent : «Nicolas Sarkozy salit la République».

C'est flou à souhait : que signifie salir une notion abstraite ? En revanche, on trouve avec le verbe «salir», comme avec le sempiternel «nauséabond», le registre très puissant de l'impureté, dont on ne peut pas dire -c'est un euphémisme- qu'il appartienne au registre de la rationalité.

C'est grotesque : Nicolas Sarkozy n'a pas plus d'affaires louches à son passif que ses prédécesseurs, peut-être moins.

Mais, en raison même de ces caractéristiques, cette accusation a trouvé prise sur un certain public. Et qui peut la contredire ?

Donc, méfiez vous : une proposition factuelle peut dissimuler de la désinformation. Mais bien plus encore, une proposition floue, générale.

Et pourtant, il est indispensable de formuler des propositions générales, car se noyer dans les détails factuels est une autre forme d'étouffement de la pensée.

Bref, la vie moderne n'est pas facile !

Le communisme a su jouer de tous les registres de la désinformation avec une maestria époustouflante : qu'on songe, par exemple, au massacre qu'il a fait de l'Eglise catholique, avec tous ces évêques rouges et cette doctrine tiédasse du droit-de-l'hommisme. L'Eglise catholique n'est plus que l'ombre ce ce qu'elle fut.

Mais on comprend cette puissance une fois que l'on a compris que désinformation et communisme sont liés comme doigts de la main.

Un peu d'espoir : le communisme n'a pas si bien réussi contre l'orthodoxie.

vendredi, avril 13, 2012

Raymond Aubrac : la polémique post-mortem


JD Merchet, sur son blog, a eu l'excellente idée de donner la parole a deux points de vue opposés :

Courtois sur Aubrac

Delpla sur Aubrac

Vous connaissez mon anti-communisme primaire, dont je m'enorgueillis. Je suis plus enclin à croire Courtois. Mais pas seulement à cause de mes opinions politiques.

La biographie de Raymond Aubrac ressemble fort à celle d'un agent. On y retrouve notamment les mêmes zones d'ombre, les mêmes «coups de chance» difficilement explicables, autrement que par le soutien occulte d'une puissante organisation.

Tous ceux qui ont une tête d'alcoolique ne sont pas forcément alcooliques, mais si vous avez un gros nez rouge et une cirrhose du foie, il y a de bonnes chances que vous soyez alcoolique. Pour un agent soviétique, c'est pareil.

François Delpla exagère : l'argument «on n'a pas de documents» ne tient pas. Lui-même, dans le domaine qui est le sien des relations hitlero-churchiliennes, fait d'excellentes déductions sans documents directs.

Cependant, j'en reviens toujours à la même réflexion : on se focalise beaucoup trop sur la seconde guerre mondiale, le débat sur Raymond Aubrac devrait n'intéresser que les spécialistes et les passionnés.

Il n'est pas sain qu'on ignore complètement l'histoire de France, sauf deux périodes sur lesquelles on revient obsessionellement : la colonisation et la seconde guerre mondiale.

On devrait avoir un rapport plus équilibré à l'histoire, au lieu d'osciller entre amnésie et obsession.

lundi, avril 09, 2012

Ministres communistes : la honte (2)

Je ne suis pas du tout surpris qu'il se soit trouvé un inconscient pour estimer que la possible présence de ministres communistes à notre gouvernement n'est pas pas vraiment une honte.

Une telle attitude ne peut s'expliquer que par la connerie (une connerie méchante, vicieuse, jalouse) ou une ignorance crasse.

Pour la connerie, je ne peux rien. En revanche, je peux tenter de guérir l'ignorance.

Bien sûr, la lecture du Livre noir du communisme suffit à remettre les pendules et les consciences à l'heure.

En attendant, je vous ai photographié quelques pages du Studio de l'inutilité (le fichier est un peu lourd), que je suis en train de lire :

Extrait : le Studio de l'inutilité

Pour l'anecdote : j'ai visité Tuol Sleng. C'est terrifiant de simplicité : il s'agit d'un ancien lycée. Pour torturer, il suffit de mettre deux cents personnes à vivre dans une salle de classe, de tremper les récalcitrants dans les jarres d'engrais et de jouer au ball-trap avec les bébés.

Sur les 16 000 à 20 000 personnes passées par Tuol Sleng, il y a eu en tout et pour tout quatorze survivants.

Douch, le tortionnaire en chef, n'a rien trouvé de mieux à dire que : «Je voulais être un bon communiste».

Au moins, les choses sont claires.

Et qu'on ne me dise pas que c'est hors-sujet : Jean-Luc Mélenchon a l'honnêteté, ou le cynisme, de ne pas cacher son admiration pour le régime chinois, c'est-à-dire, pour appeler les choses par leur nom, qu'il assume pleinement les millions de morts au nom du communisme chinois.

mercredi, septembre 14, 2011

Le communisme vu par Albert Londres

Le grand Albert a toujours eu le sens de la formule :

«Ce sont les étables pour hommes : c'est la troisième internationale. A la quatrième, on marchera à quatre pattes. A la cinquième, on aboiera.»