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lundi, mai 25, 2020

Raoult du jour


La réflexion de Raoult sur l'hostilité des medias à la réalité me parait fondamentale pour comprendre cette folie collective.

J'en ai parlé dans de récents commentaires sans en faire de billet : cette épidémie et la polémique chloroquine sont une lutte à mort entre ceux qui subissent la réalité (en  gros les Gilets Jaunes) et ceux qui tiennent leur pouvoir de leur capacité à maquiller et à nier la réalité, et de ce fait à en profiter sans que cela se voie (en gros les mondialistes, les macronistes).

La réalité se faisant de plus en plus pressante, ces derniers sont obligés de réprimer son expression de plus en plus brutalement.

D'où la belle liberté californienne :

 

mardi, décembre 03, 2019

5 décembre : le fantasme de la grève générale.

Les journalistes font ce qu'ils savent faire de mieux : perdre leur sang-froid et se ridiculiser.

Peut-on penser que le pays va être bloqué durablement pour sauver les retraites de la RATP et de la SNCF ? Pour la part, je ne le crois pas.

On va me dire « Et 1995 ? ».  Je ne le sens pas, les Français sont plus atomisés et peut-être aussi moins dupes.

Certes, il y a une forte colère contre Macron, mais je ne crois pas qu'elle se cristallisera sur les retraites. C'est trop écrit d'avance, trop prévisible. Il n'est pas impossible que Macron arrive à jouer les privilégiés contre la France qui se lève tôt.

Rappelons que la fonction politique du morcellement des systèmes de retraite est justement d'empêcher que les Français s'unissent sur le sujet.

jeudi, août 22, 2019

« Trump et le Groenland : derrière le coup médiatique, un objectif stratégique »

« Trump et le Groenland : derrière le coup médiatique, un objectif stratégique »

Surprise ! Gaspation ! Bouleverschtroumpf ! Horreur et abomination ! Quoi ? Trump ne serait pas aussi con que ce que prétend la presse française et poursuivrait des objectifs cachés ? Je tombe de la commode Louis XIII avec triple rebond par salto arrière !

Bon, ok, je veux bien reconnaître que la moquerie est facile et que l'ironie est du cancre, mais, avouez tout de même, la tentation de se foutre de la gueule des journalistes français est irrésistible, ils sont tellement bêtes.


dimanche, avril 15, 2018

Syrie : je pense à Lucrèce

Dans le De natura rerum, Lucrèce dit : « Dans la tempête, il est bon d'être sur le rivage et d'observer un bateau faire naufrage au large ».

C'est exactement ce que je ressens en lisant les journalistes et les chroniqueurs occidentaux, spécialement les Anglais, à propos des actuelles histoires syriennes.

Nous n'avons aucune certitude, la manipulation n'est pas improbable, la circonspection est de mise chez l'honnête homme et eux chargent bille en tête, montent sur leurs grands chevaux, font ronfler les épithètes, donnent des leçons de morale grandiloquentes. Bref, ils se ridiculisent. D'ailleurs, à lire les commentaires sous les articles, il est clair que la plèbe se moque d'eux.

Je préfère être à ma place qu'à la leur.

Mais il est vrai que, s'ils avaient le sens du ridicule, ils auraient changé de métier depuis longtemps.

samedi, avril 14, 2018

Syrie : un SMS suffit

Cette nuit, les anglo-franco-américains ont bombardé la Syrie.

On m'a envoyé un SMS « On est fou ».

J'ai répondu :

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Non, esclaves : les colonies n'ont pas de politique indépendante. Notre maître américain a des raisons de bombarder, nous n'en avons aucune mais nous suivons. J'adore les journalistes, toujours aussi crétins et marionnettes de propagande. Quand c'est Assad, les mots les plus crus sont de rigueur, quand c'est nous, on euphémise, on ne bombarde pas, on « frappe ».
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Serbie, Kosovo, Irak 1, Irak 2, Libye ... il est inutile de se fatiguer à tenter de convaincre ceux qui ne tirent aucune leçon de ces précédents.

Quant aux autres, ils ont compris depuis longtemps.

Ce billet s'arrête donc ici.

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Nota : pour ceux qui en voudraient plus Caroline Galactéros: «Pourquoi la France ne doit pas s'associer aux frappes en Syrie»

Addendum :

Yves Daoudal :




C'est bien mon impression aussi que Trump a eu un rôle modérateur.

samedi, février 04, 2017

Ferrari a un accident de Collard





Le Goff :

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L'un des phénomènes problématiques est l'existence de journalistes moralisateurs et justiciers qui vivent dans l'entre-soi, tout en se voulant les représentants naturels des pauvres, des victimes, des exclus et de toutes les misères du monde. Ils se font volontiers les défenseurs de la veuve et de l'orphelin, en même temps que les gardiens de la vertu dans le domaine des mœurs et de la culture postmodernes. Pour ces journalistes, le «gauchisme culturel» est naturel ; ils baignent dedans depuis longtemps et ne s'en sont jamais détachés ; il est partie intégrante de leur identité et de leur image. 

Ces journalistes militants ne cessent de donner des leçons à tous ceux qui ne partagent pas leur vision du monde, leurs goûts et leurs mœurs, présentés comme une marque du progrès. Leur aspect cool et branché se conjugue avec la figure de l'imprécateur qui désormais prêche dans les médias, dénonçant les mauvaises pensées, les paroles et les comportements qui ne correspondent pas à l'idée qu'ils se font du Bien. Ce journalisme militant a non seulement tendance à se croire le centre du monde, mais il s'affiche volontiers comme un nouveau redresseur de torts apostrophant les puissants et les princes. Un nouveau type de journalisme, qui se veut d'investigation, a évolué dans cette direction. Il est devenu plus agressif dans la façon dont il se met en scène pour apostropher les politiques et tous ceux qui incarnent à ses yeux la figure du dominant, coupant sans cesse la parole en ne manquant pas de se faire valoir par la même occasion.
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Si les journalistes étaient neutres et honnêtes, le comportement de Gilbert Collard serait inadmissible. Mais les journalistes se comportent comme des militants, il faut donc les démasquer en débattant avec eux comme avec un opposant politique et non comme avec un interlocuteur de bonne foi.









mercredi, août 31, 2016

Le chaud et le froid : climatologie médiatique

Le chaud et le froid : climatologie médiatique

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Comme dans le cas du Brexit, je tiens à souligner mon absence totale de compétence sur la question de l’avenir climatique de la planète. Mais je ne pense pas que les journalistes, nos gentils « chiens de garde » (Serge Halimi), aient un avis plus valable que le mien à ce sujet. La différence entre eux et moi, c’est qu’ils se sentent investis d’une mission d’évangélisation réchauffiste. Alors que moi, réchauffement ou pas, cela ne me fait ni chaud ni froid.
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dimanche, juillet 24, 2016

La langue des medias (I. Riocreux)

On ne manque pas des livres se gaussant de la parlure journalistique.

Celui-ci démonte l’articulation entre langue et idéologie.

L’auteur commence par composer un martyrologe du français médiatique.

Elle en tire une première conclusion nette : certains croient que les journalistes sont des manipulateurs conscients. C’est impossible : des gens qui sont incapables d’exprimer en français correct une idée simple seraient bien en peine de manipuler quiconque.

En revanche, leur incapacité à maitriser la langue, à apprécier le poids des mots et à prendre du recul les place dans une position idéale pour être des vecteurs inconscients de manipulation par l’intermédiaire du langage et des images. L’auteur pointe la contamination par un milieu endogame.

La croyance sous-jacente des journalistes est l’existence d’un sens de l’histoire (GPA, libéralisation des drogues, etc.), qu’ils connaissent et ont le devoir de promouvoir, d’où leur fréquente utilisation d’un vocabulaire qui marque leur parti-pris , « avancée » et « recul » par rapport à ce sens supposé de l’histoire. L’auteur cite des exemples assez comiques de journalistes qui se troublent quand on leur fait remarquer que qualifier le mariage des homosexuels d’« avancée » est une prise de position personnelle et non pas une description neutre.

Tout professionnel de la manipulation qui sait induire chez les journalistes l'idée que la cause qu'il défend est dans le sens de l'histoire a gagné.

Pour Ingrid Riocreux, la fonction des journalistes est simple : ce sont les gardiens de la paix sociale. Ils ont intégré qu’ils doivent éviter tout propos réellement conflictuel, quitte à masquer ou à trafiquer la vérité. Et plus la vérité est dérangeante, plus les journalistes se sentent investis du devoir de la taire. « L’affaire Zemmour » (« La plupart des trafiquants sont noirs ou arabes. C’est un fait ») est frappante : il y a eu très peu d’articles pour vérifier, si oui ou non, la plupart des trafiquants étaient noirs ou arabes et beaucoup pour expliquer que, même si c’était vrai, Zemmour avait eu tort de dire ce qu’il a dit. On ne peut mieux mettre en exergue la fonction de police de la pensée des journalistes : ils ne recherchent pas la vérité, ils cherchent à gommer tout ce qui dérange une certaine vision de notre société.

Elle fait un sort aux pseudo-décryptages.

Les journalistes nous ont rebattus les oreilles avec leur (très frais) savoir rhétorique à propos de l'anaphore hollandienne « Moi, président, ... », mais ce n'était pas vraiment une découverte que François Hollande se voyait bien président. En revanche, ils ont tous raté un élément fondamental qui, lui, méritait un vrai décryptage : sur les quinze occurrences de cette anaphore, douze étaient de tournure négative, ce qui manifestait assez que François Hollande n'avait aucun projet, à part prendre la place de Nicolas Sarkozy. Elle en profite pour placer une petite pique à ce dernier : s'il avait réagi spontanément au négativisme de son adversaire, la réponse était facile alors qu'il s'est empêtré avec une réponse apprise par coeur.

Elle exécute proprement Laurence Ferrari et Claire Chazal, décortiquant deux entretiens au journal de 20h, l'un avec Frédéric Mitterrand (à propos de La mauvaise vie), l'autre avec Dominique Strauss-Kahn (à propos de l'accident ancillaire du Sofitel). Elle montre que ces deux entretiens étaient fort mal préparés par ces dames, qu'elles ne maîtrisaient pas le minimum vital, qu'elles se sont fait balader par leurs invités, et, en plus, ont manqué de culture, de réflexe et d'à-propos, alors que la juste répartie aurait pu compenser la préparation insuffisante. Bref, elles ont été nulles, de médiocres professionnelles. En revanche, elles ont remarquablement servi la soupe aux mensonges et aux approximations de leurs invités.

Elle renvoie dos à dos Libération et Le salon beige pour usage abusif de citations tronquées ou déformées.

Comme Simon Leys à propos des résistants à la mode maoïste ou Alain Besançon à propos des théologiens qui n'ont pas cédé à la théologie de la libération,  Ingrid Riocreux considère que la plus grande rigueur dans l'usage des mots est une nécessaire hygiène intellectuelle, un garde-fou indispensable. Hélas, les journalistes en sont à l'opposé, toute leur expression est approximative, incorrecte, stéréotypée, pauvre.

J’ai lu d’âpres critiques des journalistes, mais rarement aussi décapantes. Ce n’est pas un texte pamphlétaire mais une progression méthodique et, au final, dévastatrice.

Sa conclusion est noire. Nous vivons en oligarchie et les oligarques nous manipulent à travers des journalistes pas assez professionnels pour déjouer leurs manipulations (il faut avoir conscience des  dizaines de milliers de professionnels de la manipulation qui travaillent dans les administrations et dans les entreprises). Mais un peuple abruti par une manipulation incessante n'est pas un peuple de moutons bêlants, c'est un peuple qui, ayant perdu la faculté de parler et d'argumenter, n'a plus que la violence pour s'exprimer.



lundi, juillet 04, 2016

Cameron, Farage, Johnson, des lâches ? Quand la critique française tourne à la schizophrénie

Cameron, Farage, Johnson, des lâches ? Quand la critique française tourne à la schizophrénie

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Au delà de la partialité évidente - et habituelle, s'agissant de la construction européenne - qui transpire de ces accusations sans fondement [contre Cameron, Johnson et Farage], on peut aussi voir de la schizophrénie dans l'attitude de la majorité de nos médias. Alors qu'on se plaît à fustiger - souvent à juste titre - le peu de renouvellement de la vie politique française, et qu'on dénonce ceux qui s'accrochent à leurs postes, on critique vertement ceux qui, de l'autre côté de la Manche font passer leurs idées avant leur destin personnel. A cet égard, ce référendum en a dit plus long sur l'état de notre débat public que sur celui de nos amis britanniques.
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vendredi, juillet 01, 2016

La démocratie britannique se porte mieux que je ne croyais

Le Monde titre : « Johnson renonce. Le Royaume-Uni au bord du chaos ».

Comme ce torchon subventionné est une boussole qui indique le sud,, j'en conclus que la démocratie britannique se porte mieux que je ne pensais.

La méthode peut paraître sommaire, mais, je vous assure, elle très efficace.

De plus, c'est marrant qu'un journal qui se prétend progressiste en pince tant pour l'immobilisme : la recomposition d'un paysage politique après un vote, c'est dans l'ordre des choses, non ? Ce n'est pas un « chaos » ?

Addeandum :

Plus sérieux que Le Monde : Cameron, Johnson, Gove, May : les coulisses du Parti conservateur


lundi, décembre 07, 2015

La gentille presse française tombe dans une méchante embuscade de la nauséabonde réalité

La prétendue surprise de la presse française face au score du FN fait peine à voir. Les journalistes discuteraient plus souvent avec des non-bobos, ils seraient beaucoup moins surpris.

Je me suis trouvé à discuter avec un commerçant juif un peu au bout du rouleau (j’ai un magnétisme pour attirer les confidences des dépressifs !). Il en a marre des impôts, des règlements, des contraintes, du code du travail, des employés tire-au-flanc, de l’épée de Damoclès des prudhommes au-dessus de sa tête, des tags antisémites, de l’atmosphère générale … Bref, il revend ses magasins et part en Israël.

L’intéressant, c’est qu’il m’a tenu un propos que j’ai déjà entendu : pas de déclic, pas de nouveauté, pas de changement de tendance, c’est la continuité d'une évolution négative que rien ne semble pouvoir arrêter, c’est un ras-le-bol qui s’accumule depuis des années, comme le supplice chinois de la goutte d'eau ou des mille entailles, et puis, un jour, on se dit « Je pars ». Je crois que ce sentiment d’une décadence que rien n’arrête, d’un avenir bouché sans espoir, est pour beaucoup dans la bile noire des Français.

Je ne peux que reprendre une citation de 2012 d’Ivan Rioufol :

"Nombreux sont les Français qui en ont plus qu’assez de se faire malmener, ridiculiser, enfumer par des démocrates qui n’aiment pas le peuple, des humanistes qui n’aiment pas les gens, des journalistes qui n’aiment pas les faits, des antiracistes qui n’aiment pas les Blancs, des progressistes qui aiment tellement les pauvres qu’ils sont prêts à en faire venir toujours davantage".

vendredi, septembre 04, 2015

La stratégie de l'enfant mort

La stratégie de l'enfant mort

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La famille de cet enfant est donc volontairement partie de Turquie, où elle était à l'abri, pour une destination qu'elle estimait plus confortable ; un voyage dans lequel elle n'hésita pas à risquer la vie de ses enfants. Ils auraient pu continuer à résider en Turquie et ils seraient alors encore tous vivants. Le drame n'a pas la même connotation que si le malheureux avait péri en tentant de fuir sa Syrie d'origine.

Quasiment le même jour un incendie criminel dans le 18e arrondissement de Paris fit huit victimes, asphyxiées et défenestrées, dont deux enfants. On ne verra évidemment pas les cadavres de ce fait divers en gros plan, cela ne correspond à aucun objectif politique. L'opération de communication est conçue pour tirer des larmes, et elle en tire. Les images poignantes déchirent le cœur de chacun d'entre nous. Mais il meurt des milliers et des milliers d'enfants en Afrique tous les mois sans aucune mobilisation massive du reste du monde. Quid des enfants massacrés par l'Etat Islamique, déchiquetés par les bombes des terroristes, assassinés au Pakistan parce que c'était des filles et qu'elles voulaient aller à l'école?

[…]

Ce voyeurisme macabre fait taire la raison, pour un temps, mais la raison ne saurait s'exclure de façon permanente du débat sur l'immigration. Il en va de l'avenir d'autres enfants, européens cette fois, et du monde dans lequel ils vivront. Gardons notre sang-froid face à ces images horribles que nous infligent nos médias car lorsque la raison reviendra, les médias pratiqueront la seule option qu'il leur reste - la surenchère.
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lundi, juillet 06, 2015

Ménard : « Comment être ministre et parler comme un tract d'étudiant gauchiste attardé ? »

Comment être ministre et parler comme un tract d'étudiant gauchiste attardé ?

Rien que le titre vaut le détour !

On ne rappellera jamais assez la chute spectaculaire du niveau, moral et intellectuel, de nos ministres. Ils ont désormais le niveau d'un sous-secrétaire d'Etat aux choux farcis sous Pompidou, et encore ...

dimanche, juin 14, 2015

Clinton : le retour de la vieille peau

Autant Bill Clinton, bien qu'escroc, réussissait à m'être sympathique (c'est le propre des bons escrocs), autant Hillary m'a toujours été très antipathique.

De ce coté-ci de l'Atlantique, les journalistes sont encore pires dans leur parti-pris que de l'autre coté. C'est tout à fait ridicule, que peut-on trouver d'intéressant à une apparatchik vieux cheval de retour trainant au cul assez de casseroles pour ouvrir plusieurs restaurants ?

L'Amérique n'a pas mieux à proposer ? C'est désespérant !

Et on va nous bassiner avec ça comme si c'était une élection de chez nous. D'avance, j'en ai déjà ma claque. Les gens qui nous emmerdent avec ces histoires sont bien plus persuadés que l'Amérique est le centre et le maitre du monde que vous et moi.

L'histoire est déjà écrite : après «Obama, premier noir président des Etats-Unis» (avec les brillants résultats que l'on constate), on va nous faire «Hillary, première femme président des Etats-Unis».

Comme cette logique folle de donner le pouvoir aux minorités est inépuisable, la suite est prévisible : «le premier nain homosexuel président des Etats-Unis» puis «le premier indien transexuel président des Etats-Unis» puis «le premier esquimo hermaphrodite président des Etats-Unis» etc.

Que la décadence de l'Occident est pénible !

Nous pourrions au moins crever en paix. Même pas, il y a toute cette bêtise crasse, épaisse, satisfaite d'elle-même, envahissante, qui nous agresse à chaque instant.


vendredi, juin 05, 2015

Hypermnésie : heureusement que le ridicule ne tue pas

Une lettre affranchie avec des timbres à l'effigie de Pétain interceptée

Par LeFigaro.fr avec AFP - Mis à jour le 05/06/2015 à 20h13 | Publié le 05/06/2015 à 20h09
Une lettre affranchie avec des timbres à l'effigie du maréchal Pétain, interdits depuis la Libération, a été interceptée mercredi par une factrice qui l'a découverte parmi les documents qu'elle avait à distribuer, a-t-on appris aujourd'hui auprès de La Poste.

La lettre, postée mardi à Crozon (Finisère), avait été affranchie avec cinq timbres sur lesquels le maréchal Pétain apparaît de profil.

Mais ces timbres, émis entre 1941 et 1943, sont interdits depuis la Libération, la condamnation du maréchal Pétain et la mesure d'indignité nationale prononcée contre le chef du régime de Vichy, a rapporté France Bleu Orléans. La lettre a donc été transmise au centre de La Poste de Libourne (Gironde), le seul où l'ouverture des courriers est autorisée. Elle sera confiée au Parquet qui décidera si des poursuites doivent être engagées.

Pourquoi trouvé-je cette nouvelle ridicule ?

Il faut savoir que certains se font une spécialité de dessiner leurs propres timbres. C'est un passe-temps comme un autre.

 Les sujets ne sont pas toujours de bon goût, pour dire les choses gentiment. Autrement dit, les facteurs voient passer tous les ans des milliers de timbres de très mauvais goût.

Mais le seul timbre qui arrête une factrice et dont la nouvelle parvient aux journaux, c'est l'effigie de Pétain.

Et la machine administrative à front de bœuf s'enclenche : enquête, parquet. Personne pour demander si, par hasard, on n'en ferait pas un peu trop. C'est comme cela que nous mourrons : par un processus bureaucratique dans les règles, que tout le monde ou presque trouvera con mais que personne n'arrêtera. Kafka.

Quand on examine l'échelle de nos préoccupations, en tout cas, celles des journaux, une question vient à l'esprit : «Sommes nous fous ? Sont-ils fous ?».




samedi, janvier 31, 2015

«Ahmed, 8 ans, convoqué par la police» : Natacha Polony remet les choses à leur place

Islamophobie : en quête du nouveau martyr

Cette affaire, pour anecdotique qu'elle soit, permet de valider ce que dit ce blog (et d'autres) : le résultat des attentats à Charlie Hebdo et des manifestations qui ont suivi est qu'il n'y a aucune remise en cause des politiques qui nous ont menés à ce désastre et que, plus que jamais, l'islam est en France est conquérant et les attentats à Charlie Hebdo lui ont fait faire un bond en avant.
  • le chantage à l'islamophobie va s'accentuer comme jamais.
  • les journalistes et les politicards sont toujours aussi cons et continueront à être les meilleurs alliés de l'invasion.


samedi, mars 08, 2014

Ne comprennent-ils pas que la pseudo-affaire Buisson n'intéresse personne au-delà du péréphérique parisien ?

Ce matin, ma messagerie était pleine de publicités de journaux et de sites d'informations, toutes sur la pseudo-affaire Buisson. Comprennent-ils que cette affaire n'intéresse que le microcosme parisien ? Qu'au delà des deux mille personnes qui font l'opinion publiée et qui vivent toutes à Paris, on s'en contrefout ?

J'ai fait quatre billets, pourtant courts, sur cette affaire en deux jours parce que je m'emmerdais (petite maladie, cloué à la maison) et au deuxième, j'en avais déjà ras-le-bol.

Si les journaux ne sont pas plus conscients des centres d'intérêt de leurs lecteurs, comment s'étonner qu'ils fassent faillite ?

Ce n'est plus une fracture entre les «élites» et le peuple, c'est le gouffre de Padirac.

samedi, février 08, 2014

Zemmour : deux poids, deux mesures

J'ai regardé le dernier Ca se dispute.

On exige d'Eric Zemmour qu'il se justifie de ses propos de la semaine dernière.

Cette soudaine combativité journalistique me ravirait s'il n'y avait un petit problème : je n'ai jamais, absolument jamais, vu un tel droit de suite vis-à-vis d'un journaliste de gauche et poursuivi avec autant d'opiniâtreté.

Si on montrait avec tous les journalistes français la même exigence qu'avec Zemmour, la France serait le paradis de l'information.

La présentatrice, censée être neutre, est affectée d'un tic mesurable (j'ai compté sur mes petits doigts) : chaque fois qu'elle fait une remarque ironique, une petite intervention pour montrer son désaccord ou mettre en doute ou, simplement, manifester sa présence, c'est contre Zemmour. Mais, à part ça, elle est neutre.

Zemmour s'en est plutôt bien sorti.

Tout de même, qu'est-ce que c'est beau, le journalisme à la française.