Définir le gaullisme n'est pas toujours facile, mais il y a une chose certaine : l'indépendance de la France.
Or, nos politiciens se disputent sur le suzerain que nous devons nous choisir : Washington, Berlin, Bruxelles, Londres, voire Moscou. Mais personne n'émet l'idée de n'en choisir aucun et ne pose les étapes concrètes de l'indépendance.
En revenant en 1958, De Gaulle a commencé par faire le ménage, certains fonctionnaires et militaires communiquant plus d'informations à Washington qu'à leur hiérarchie (voir L'ami américain) !
Aujourd'hui, je redoute que, dans les dix ans de pouvoir qu'il a devant lui, Emmanuel Macron liquide la dissuasion nucléaire française, au nom de l'européisme et des contraintes budgétaires. La technique habituelle : on cesse d'entretenir, puis, quand c'est bien dégradé, on argue des sommes colossales qu'il faudrait injecter pour remettre à niveau, et hop, on liquide.
Hé oui, l'indépendance, ça coûte. Mais quand on s'aperçoit que la servilité a des épines pointues, il est trop tard.
Addendum :
La race des traitres ne disparaît jamais : sur le Salon Beige, l'éloge de Darlan, qui fut pire collabo que Laval (ça me troue le cul, comme diraient les jeunes, qu'en 2017 on puisse faire l'éloge de Darlan. Ils n'ont rien compris, rien appris). Et bien sûr, le Salon Beige dit pis que pendre de De Gaulle (et bien sûr, mon commentaire assassin ne sera pas publié : chez les cathos tradis, on est grande gueule mais on fuit le combat).
Qu'a donc fait la France de si terrible à ces gens, pour qu'ils passent leur vie à estimer qu'elle est indigne de vivre libre et indépendante ? Pour qu'ils condamnent sans cesse ceux qui refusent d'aller chercher tutelle et protection qui à Berlin, qui à Londres, qui à Washington, qui à Moscou ?
C'est pour moi un mystère, cette inaptitude à la liberté, cette quête sempiternelle d'un protecteur et cette condamnation rageuse de ceux qui refusent ce protectorat.
C'est ce que j'appelle le pétainisme. Mais lui donner un nom ne résout pas le mystère. La liberté ne vaut-elle rien aux yeux de ces gens ?
Au moins, De Gaulle n'en serait pas surpris :
« Je crois surtout que les Anglais et les Américains paient indirectement. Et je t’invite à dîner ! Et je t’invite à venir faire un semestre dans une Université ! Et je t’invite à un voyage de propagande ! Et je t’envoie une caisse de whisky ! Et il n’y a pas tellement besoin de faire d’efforts, car le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant.
Mais il y a plus grave, c’est l’esprit d’abandon. Cette espèce de trahison de l’esprit, dont on ne se rend même pas compte. L’esprit de Locarno, l’esprit qui nous a amené à tout lâcher sans aucune garantie, l’esprit qui nous amenés à laisser réoccuper la Rhénanie, l’esprit qui nous a conduits à rendre sans contrepartie leur charbon et leur acier aux Allemands, pour construire la CECA dans les conditions où on l’a construite. Comme si le but d’une politique française était de faire plaisir aux autres pays et de faire en sorte qu’il n’y ait plus de France ! Surtout ne pas faire de peine aux étrangers ! Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres. Et ils se croient capables, de ce seul fait, de diriger le pays.
Inutile de dire que tous ces individus ne peuvent plus cacher leur dépit. Tous ces Jean Monnet, tous ces Guy Mollet, tous ces Paul Reynaud, tous ces Pleven, tous ces Spaak, tous ces Luns, tous ces Schroeder, tous ces Cattani, forment une confrérie européenne. Ils pensaient pouvoir se répartir les places et les fromages. Ils sont tout surpris de voir que ça ne marche pas tout seul. Alors comment vous étonner qu’ils ne soient pas contents ? Ils sont malades d’être tenus à l’écart ! Ils peuvent compter sur moi pour les tenir à l’écart tant que je pourrai le faire.
»
Affichage des articles dont le libellé est nihilisme politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nihilisme politique. Afficher tous les articles
dimanche, décembre 24, 2017
vendredi, novembre 03, 2017
L’infantilisation de la politique
L’infantilisation de la politique
**********
On l’a constaté, depuis son élection, l’ancien professeur de théâtre Justin Trudeau n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il peut se déguiser. Dès qu’il trouve une fête folklorique ou religieuse, il enfile le costume de la communauté en question.
Certes, il symbolise bien ici le Canada multiculturaliste, qui embrasse toutes les identités parce qu’il n’en a aucune.
Mais surtout, il exemplifie ce qu’on pourrait appeler l’infantilisation de la politique. Le premier ministre ne veut plus convaincre, il veut plaire, et n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il peut transformer son travail en jeu de rôle devant un électorat qu’il suppose rempli d’analphabètes politiques.
Traditionnellement, la politique incarnait avec sérieux le destin collectif.
Un homme politique, une fois élu, était censé prendre de la hauteur. Il était responsable d’une chose aussi grave que l’avenir du pays. Mais qui parle ainsi aujourd’hui risque la moquerie. On lui dira de se décoincer. De relaxer. Un premier ministre, d’abord et avant tout, doit être cool. C’est ainsi qu’il charmera les masses. C’est la politique adaptée au modèle de la téléréalité.
**********
Bien entendu, cette infantilisation de la politique n'est pas innocente. Elle vise, avec succès hélas, à remplacer la raison par l'émotion, « Trudeau fait la bonne politique » par « Trudeau est sympa ».
Je crois que, ce mouvement étant très lié à l'effondrement de l'intelligence des Occidentaux, il est profond et très difficilement réversible.
Mais dites moi, un dirigeant qui adore se déguiser, ça ne vous rappelle rien ?
**********
On l’a constaté, depuis son élection, l’ancien professeur de théâtre Justin Trudeau n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il peut se déguiser. Dès qu’il trouve une fête folklorique ou religieuse, il enfile le costume de la communauté en question.
Certes, il symbolise bien ici le Canada multiculturaliste, qui embrasse toutes les identités parce qu’il n’en a aucune.
Mais surtout, il exemplifie ce qu’on pourrait appeler l’infantilisation de la politique. Le premier ministre ne veut plus convaincre, il veut plaire, et n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il peut transformer son travail en jeu de rôle devant un électorat qu’il suppose rempli d’analphabètes politiques.
Traditionnellement, la politique incarnait avec sérieux le destin collectif.
Un homme politique, une fois élu, était censé prendre de la hauteur. Il était responsable d’une chose aussi grave que l’avenir du pays. Mais qui parle ainsi aujourd’hui risque la moquerie. On lui dira de se décoincer. De relaxer. Un premier ministre, d’abord et avant tout, doit être cool. C’est ainsi qu’il charmera les masses. C’est la politique adaptée au modèle de la téléréalité.
**********
Bien entendu, cette infantilisation de la politique n'est pas innocente. Elle vise, avec succès hélas, à remplacer la raison par l'émotion, « Trudeau fait la bonne politique » par « Trudeau est sympa ».
Je crois que, ce mouvement étant très lié à l'effondrement de l'intelligence des Occidentaux, il est profond et très difficilement réversible.
Mais dites moi, un dirigeant qui adore se déguiser, ça ne vous rappelle rien ?
dimanche, juin 18, 2017
Macron : les limites de la démocratie représentative
Il faut être un macroniste aveugle (pléonasme) pour se satisfaire de l'année électorale close ce dimanche par le deuxième tour des élections législatives.
C'est une catastrophe : enjeux essentiels ignorés, débats inexistants, polémiques futiles, personnalités sorties de nulle part. Une faillite collective.
La démocratie représentative est en crise, pas seulement en France. L'idée d'élire pour cinq ans des représentants qui feront ce qu'ils voudront et qui ne sont liés et contraints par rien est probablement inadaptée à notre temps. Le qu'en-dira-t'on médiatique n'est un pas du tout démocratique, ce n'est donc pas un contre-pouvoir sain.
Le système alternatif reste à imaginer, même si j'ai une préférence pour des referendums avec vote obligatoire (c'est à discuter).
C'est une catastrophe : enjeux essentiels ignorés, débats inexistants, polémiques futiles, personnalités sorties de nulle part. Une faillite collective.
La démocratie représentative est en crise, pas seulement en France. L'idée d'élire pour cinq ans des représentants qui feront ce qu'ils voudront et qui ne sont liés et contraints par rien est probablement inadaptée à notre temps. Le qu'en-dira-t'on médiatique n'est un pas du tout démocratique, ce n'est donc pas un contre-pouvoir sain.
Le système alternatif reste à imaginer, même si j'ai une préférence pour des referendums avec vote obligatoire (c'est à discuter).
dimanche, février 26, 2017
Elections : les Français sont capables du pire
Un collègue à qui je disais que les Français ne seraient pas assez bêtes pour élire Macron, que tout de même le Brexit et Trump permettaient de garder espoir en la démocratie, m'a fait remarquer que les Français ont élu Mitterrand (quand les Britanniques et les Américains élisaient Thatcher et Reagan), réélu Mitterrand, élu et réélu Chirac, élu Hollande ...
Il y a de simples constats qui sont déprimants.
Il y a de simples constats qui sont déprimants.
Libellés :
La France argentine,
la France qui coule,
nihilisme politique,
politique
lundi, juillet 04, 2016
Cameron, Farage, Johnson, des lâches ? Quand la critique française tourne à la schizophrénie
Cameron, Farage, Johnson, des lâches ? Quand la critique française tourne à la schizophrénie
***********
Au delà de la partialité évidente - et habituelle, s'agissant de la construction européenne - qui transpire de ces accusations sans fondement [contre Cameron, Johnson et Farage], on peut aussi voir de la schizophrénie dans l'attitude de la majorité de nos médias. Alors qu'on se plaît à fustiger - souvent à juste titre - le peu de renouvellement de la vie politique française, et qu'on dénonce ceux qui s'accrochent à leurs postes, on critique vertement ceux qui, de l'autre côté de la Manche font passer leurs idées avant leur destin personnel. A cet égard, ce référendum en a dit plus long sur l'état de notre débat public que sur celui de nos amis britanniques.
***********
***********
Au delà de la partialité évidente - et habituelle, s'agissant de la construction européenne - qui transpire de ces accusations sans fondement [contre Cameron, Johnson et Farage], on peut aussi voir de la schizophrénie dans l'attitude de la majorité de nos médias. Alors qu'on se plaît à fustiger - souvent à juste titre - le peu de renouvellement de la vie politique française, et qu'on dénonce ceux qui s'accrochent à leurs postes, on critique vertement ceux qui, de l'autre côté de la Manche font passer leurs idées avant leur destin personnel. A cet égard, ce référendum en a dit plus long sur l'état de notre débat public que sur celui de nos amis britanniques.
***********
jeudi, avril 21, 2016
L'ordre
A son retour au pouvoir en 1944, le général De Gaulle était obsédé par le rétablissement de l'ordre. En fidèle lecteur de Péguy, il savait que l'ordre juste (1) seul est garant de la liberté, notamment de celle des plus pauvres et des plus vulnérables.
Le gauchisme est le long effort d'adolescents haineux pour détruire le père, et donc la loi et donc l'ordre. Ils ont commencé en guillotinant un roi. Bon début !
Comme les gauchistes sont chaque jour plus détachés des vulnérables et des faibles, ils accroissent le désordre sans aucun remords ni retenue. Ils en sont à s'attaquer aux enfants et aux femmes pauvres à travers la dénaturation du mariage et la location de ventres. Des salauds. Le Grand Remplacement et l'européisme sont aussi des désordres.
Mais les Français en ont marre. Ils voudraient l'ordre juste, mais ils en sont au stade où ils accepteraient l'ordre injuste et, bientôt, ils tenteront de rétablir l'ordre eux-mêmes. Je vois venir ce moment avec effroi.
***********
(1) : ce n'est pas parce que Ségolène Royal a employé cette expression qu'elle n'est pas excellente. Je vais continuer à m'assoir même si Ségolène Royal dit « chaise ».
Le gauchisme est le long effort d'adolescents haineux pour détruire le père, et donc la loi et donc l'ordre. Ils ont commencé en guillotinant un roi. Bon début !
Comme les gauchistes sont chaque jour plus détachés des vulnérables et des faibles, ils accroissent le désordre sans aucun remords ni retenue. Ils en sont à s'attaquer aux enfants et aux femmes pauvres à travers la dénaturation du mariage et la location de ventres. Des salauds. Le Grand Remplacement et l'européisme sont aussi des désordres.
Mais les Français en ont marre. Ils voudraient l'ordre juste, mais ils en sont au stade où ils accepteraient l'ordre injuste et, bientôt, ils tenteront de rétablir l'ordre eux-mêmes. Je vois venir ce moment avec effroi.
***********
(1) : ce n'est pas parce que Ségolène Royal a employé cette expression qu'elle n'est pas excellente. Je vais continuer à m'assoir même si Ségolène Royal dit « chaise ».
samedi, février 06, 2016
Commentaire sur le nouveau découpage régional
N'est-ce pas d'ailleurs Dioclétien qui procéda à un découpage administratif arbitraire totalement idiot pour casser les identités et "mieux" gérer l'Empire romain? Tiens, c'est aussi cet empereur qui marque le passage au Bas-Empire "totalitaire" (Fabry).
******
Il y a chez nos politiciens, pas seulement de gauche, une claire volonté de détruire la France par petits bouts, une habitude par ci, une tradition par là, pour qu'à la fin, il n'y ait plus qu'à constater qu'il n'en reste plus rien qu'un nom, qu'elle est devenue un terrain vague sur-administré et qu'ainsi elle s'intègre naturellement, qui à l' « Europe » ; qui à l'oumma islamo-communiste (qui d'ailleurs convergent).
vendredi, janvier 29, 2016
Affaire Sauvage : nous sommes devenus cons et le féminisme destructeur en profite
Le féminisme ultime, c'est de détruire la loi parce que la loi, c'est l'homme. Et l'homme, c'est la loi. Le féminisme militant est un nihilisme, puisque les féministes militent pour détruire les sociétés occidentales et non pour défendre les femmes, comme le récent épisode de Cologne l'a prouvé amplement.
Affaire Sauvage : « Ne pas confondre justice et féminisme »
Affaire Jacqueline Sauvage : «L'émotion ignorante et la compassion téléguidée !»
Affaire Sauvage : « Ne pas confondre justice et féminisme »
Affaire Jacqueline Sauvage : «L'émotion ignorante et la compassion téléguidée !»
mercredi, novembre 11, 2015
Pagnol défend le latin
Ca se passe de commentaire.
Libellés :
instruction,
latin,
nihilisme politique
jeudi, juin 11, 2015
Roland Hureaux sur l'affaire Vincent Lambert
Comme souvent, je suis d'accord avec Roland Hureaux.
J'avoue que, dans cette affaire, je trouve les partisans de l'euthanasie inhumains, cruels et vaniteux. Ils se prennent pour Dieu, pour juger que Vincent Lambert est définitivement foutu ?
Le texte bleui, c'est moi.
*************
J'avoue que, dans cette affaire, je trouve les partisans de l'euthanasie inhumains, cruels et vaniteux. Ils se prennent pour Dieu, pour juger que Vincent Lambert est définitivement foutu ?
Le texte bleui, c'est moi.
*************
Atlantico : Cinq juges de la CEDH ont accolé leur position dissidente suite à la décision par la CEDH relative au cas Vincent Lambert. Autour de 11 points, ils expliquent, en argumentant, leur profond désaccord. Pourquoi d'après vous ce manifeste est-il important et intéressant ?
Roland Hureaux :
L'opinion dissidente de ces cinq juges serait passée inaperçue si l'affaire en cause n'avait pas été une affaire de vie et de mort.
Je trouve personnellement inconcevable qu'une telle question se décide à la majorité et non à l'unanimité. Que, sur un tel sujet, une dissidence se manifeste est un événement considérable qui affaiblit la portée de la décision et témoigne d'une rupture de consensus sur un sujet où les nouveaux bien-pensants croyaient qu'il était définitivement acquis.
Cette dissidence a d'autant plus de poids que le texte est d'une qualité juridique exceptionnelle et qu'il se termine par une remise en cause de l'institution elle-même qui, disent les juristes déviants, ne peut plus prétendre être la "conscience de l'Europe". Rien que ça.
Je trouve en outre très fort que ces juristes proviennent tous de ce qu'on appelle l'"Europe périphérique" : petit pays de l'Est et du Sud (Moldavie, Slovaquie, Géorgie, Azerbaïdjan, Malte) comme si la liberté par rapport à un politiquement correct qui pousse à l'euthanasie s'était réfugié dans ces confins.
Les juristes en cause ont raison de dire dans leur argumentation que c'est bien une question d'euthanasie que l'on juge (même si, les ambiguïtés de loi Léonetti et l'hypocrisie aidant, il n'est question que de donner la mort par privation de nourriture). Sur ce sujet, l'Europe de l'Ouest et particulièrement le monde des juristes internationaux est arrivé à un consensus selon lequel, l'euthanasie est seule politiquement correcte.
Face à cela, la dissidence marque qu'il y a deux Europe : celle des idéologues et celle des autres.
A la lecture de ce manifeste, dans quelle mesure peut-on considérer que certaines positions n'ont pas été suffisamment entendues ?
Tout, je pense, avait été entendu.
Mais il est clair que dans cette affaire la voix des parents si elle a été entendue, a été disqualifiée d'emblée comme "intégriste", un mot de code qui, dans l'antichristianisme ambiant, signifie aujourd'hui un catholicisme un peu conséquent, rien de plus. Sur ce sujet, les parents ont, je tiens à le rappeler, ni plus ni moins les positions du pape François. Il est inouï que tout ce qui peut, de près ou de loin évoquer la religion chrétienne, pourtant fondatrice de l'Europe, soit aujourd'hui disqualifié dans les sphères européennes : on l'avait déjà vu dans l'affaire Buttiglione et cela montre bien à quel degré de déréliction est arrivée l'Europe occidentale. Je note au passage que l'un des juges dissidents, au moins, celui qui vient l'Azerbaïdjan, est musulman.
On avait déjà vu à l'œuvre le préjugé antichrétien à la CEDH dans la décision relative à la présence de crucifix dans les écoles italiennes. Le premier mouvement de la Cour avait été de les interdire. Il a fallu l'intervention d'un certain nombre d'Etats auprès de a Cour, dont la Russie, pour qu'elle revienne en arrière en appel.
Ceci dit, à tire personnel, j'ai découvert des données nouvelles que j'ignorais : par exemple cette remarque judicieuse que d'avoir résisté un mois plein à la rupture de l'alimentation marque chez Vincent Lambert une mystérieuse volonté de vivre.
Je vous disais par ailleurs que, sur un sujet aussi dramatique, la Cour européenne aurait du se prononcer à l'unanimité et, si elle ne pouvait pas y parvenir, laisser sa chance à la vie. De même, je trouve inouï que le supposé désir de mourir de Vincent Lambert sur lequel le Conseil d'Etat s'était entre autres basé pour statuer, soit fondé sur le souvenir de simples conversations anciennes entendues par certains membres de l'entourage et pas par les autres : là aussi, le moins que l'on aurait pu faire pour interpréter la volonté du patient était de se fonder sur l'unanimité, et, faute d'unanimité, d'appliquer le principe de précaution et donc de laisser à la victime ses chances. Je suis étonné que le Conseil d'Etat n'ait pas relevé cela. Je pense plutôt qu'il n'a pas voulu le relever.
Est-il courant que des juges se désolidarisent ainsi publiquement de leurs pairs ?
C'est une pratique américaine courante. Elle a été introduite en Europe en raison de l'influence du droit anglo-saxon. Nous n'y sommes pas habitués. Mais encore une fois, sur un tel sujet touchant la vie et la mort d'une personne, il est absurde qu'il y ait eu une majorité et une minorité. Qu'on n'ait pas senti cela témoigne d'une étonnante absence de sensibilité où je vois l'effet de l'idéologie.
Les 5 juges considèrent que "la valeur de la vie et la dignité inhérente même aux personne" n'ont pas été affirmés par la CEDH. Que peut-on reprocher à cette institution "Conscience de l'Europe" ?
Elle est, je vous le disais, tributaire de l'idéologie dominante en Europe occidentale aujourd'hui favorable à l'euthanasie. Quoi qu'ils prétendent, les juges se sont prononcés en fonction de ce sujet. Et cela précisément au moment où le Sénat français débat d'un projet de loi tendant à l'introduire subrepticement dans le droit français sous l'appellation hypocrite de sédation profonde.
La déclaration européenne des droits de l'homme affirme à l'article 2 le droit à la vie. L'idéologie dominante s'inscrit dans la culture de mort - comme toutes les idéologies. Il est heureux que des "hurons" venus de l'Europe de l'Est aient poussé un cri d'alarme et qu'ils l'aient fait avec autant de panache.
Je ne sais pas ce qu'il adviendra de l'évolution du droit dans cette affaire mais il est probable que le prestige de la CEDH en aura pris un coup.
mardi, juin 02, 2015
Latin et grec : au-delà de l'utilitarisme, la beauté des langues anciennes
Latin et grec : au-delà de l'utilitarisme, la beauté deslangues anciennes
***********
Nous vivons une époque qui suggère que le beau soit à ce point dispensable qu'il ne mérite plus d'être même évoqué. Et lorsqu'on l'évoque, c'est seulement comme outil, pour faire des phrases correctes, dans cette conception d'un français irréprochable sans saveur et sans aspérité. Un français automatique qui devient une langue morte. Une précaution scientiste qui sied mal, en réalité, à ce que sont les langues anciennes, au mouvement de leurs phrases, tant la justesse des termes, la synthèse opérée n'est pas l'appauvrissement, l'amenuisement contemporain du vocabulaire. Tant le latin n'est pas l'anglais d'aéroport.
Cet amour décharné pour les antiquités, ce réveil élégiaque des consciences indignées, délimitées d'avance par l'enjeu politique, charrie une certaine dose de tartuferie s'il ne délivre pas l'école de l'idéologie. On ne peut déplorer l'évanouissement du latin et du grec des programmes scolaires et vouloir ce monde-là, le désirer toujours plus matériel et plus efficace. Toujours plus rentable.
***********
Latiniste un jour, latiniste toujours ! Sursum corda !
***********
Nous vivons une époque qui suggère que le beau soit à ce point dispensable qu'il ne mérite plus d'être même évoqué. Et lorsqu'on l'évoque, c'est seulement comme outil, pour faire des phrases correctes, dans cette conception d'un français irréprochable sans saveur et sans aspérité. Un français automatique qui devient une langue morte. Une précaution scientiste qui sied mal, en réalité, à ce que sont les langues anciennes, au mouvement de leurs phrases, tant la justesse des termes, la synthèse opérée n'est pas l'appauvrissement, l'amenuisement contemporain du vocabulaire. Tant le latin n'est pas l'anglais d'aéroport.
Cet amour décharné pour les antiquités, ce réveil élégiaque des consciences indignées, délimitées d'avance par l'enjeu politique, charrie une certaine dose de tartuferie s'il ne délivre pas l'école de l'idéologie. On ne peut déplorer l'évanouissement du latin et du grec des programmes scolaires et vouloir ce monde-là, le désirer toujours plus matériel et plus efficace. Toujours plus rentable.
***********
Latiniste un jour, latiniste toujours ! Sursum corda !
dimanche, mai 31, 2015
Destruction des lubies pédagogos au bazooka
Elle est anglaise. Sans avoir l'air d'y toucher, elle décape :
École : «L'idée que le savoir n'a plus d'importance est le plus grand mythe des pédagogues»
Remarquons que tout ce qu'elle raconte relève, de nos jours, du bon sens. En effet, nous avons aujourd'hui assez de recul sur l'instruction de masse pour connaître sans se faire de noeuds au cerveau quelles sont les meilleures méthodes.
Au contraire, les pédagogos qui nient ces évidences sont obligés de se faire beaucoup de noeuds au cerveau pour justifier leurs lubies. Mais ils ne sont pas fous : ils ont d'autres buts que ceux qu'ils affichent, ils poursuivent un programme d'anéantissement de la société, pour faire place à leur monde idéal, où les moutons abrutis par l'école suivraient docilement des bergers éclairés, c'est-à-dire les pédagogistes eux-mêmes et leurs amis gauchistes.
*************
DAISY CHRISTODOULOU:
Le plus grand mythe contemporain à propos de l'éducation, c'est l'idée que la connaissance n'a plus d'importance. On dit désormais que le savoir-faire a plus d'importance que les savoirs, puisque de toute façon les enfants n'ont pas besoin de savoir des choses qu'ils peuvent à tout instant chercher sur leur smartphone.
Toutes ces justifications de l'abandon de la connaissance sont fausses, parce qu'elles nient la manière dont le cerveau humain fonctionne. La science n'est pas du côté des pédagogues progressistes. La recherche menée ces cinquante dernières années par la psychologie cognitive montre bien combien nous dépendons du savoir stockée dans la mémoire longue pour tous nos procédés mentaux. Au contraire, la «mémoire de travail», celle dont nous nous servons pour aborder l'information nouvelle et l'environnement immédiat, est très limitée. C'est pourquoi il est très important de savoir «par cœur» des choses, même si elles n'ont pas une utilité immédiate. Ainsi, même si tout le monde dispose désormais de calculatrices, il est indispensable de connaitre ses tables de multiplications par cœur.
Car après vous serez capable de résoudre des problèmes plus complexes sans avoir à utiliser l'espace limité et précieux de la mémoire de travail pour calculer les tables de multiplication. Cette vérité se vérifie dans d'autres domaines. Pour saisir le sens d'un nouveau fait historique, il faut avoir en tête un canevas de dates historiques enregistré dans la mémoire longue. La recherche sur les joueurs d'échecs a montré que plus ils retenaient en mémoires les positions précédentes dans leur mémoire longue, meilleurs ils étaient. Plus vous avez de faits enregistrés dans votre mémoire longue, mieux vous êtes à même de comprendre rapidement les nouvelles informations, et de résoudre efficacement les problèmes de la vie quotidienne. Nous adultes, nous oublions à quel point nous sommes dépendants du savoir, et nous surestimons le savoir dont les enfants disposeraient a priori.
[…]
The Economist écrivait au sujet de la réforme du collège en France «l'approche traditionnelle française, de la classe assise en rangs d'oignons est absolument inadaptée à la nature changeante de l'emploi dans l'économie du savoir». Qu'en pensez-vous ?
C'est un point de vue asséné sans preuves. Rappelons encore une fois l'importance de la mémoire longue, et la faiblesse de la mémoire de travail. Qu'importe l'économie et le monde dans lesquels nous vivons, nous devons prendre en compte la manière dont nos cerveaux fonctionnent. Que nous formions des élèves à travailler dans la finance internationale ou à labourer des champs, à aimer la littérature ou à changer le monde, nous devons admettre que la mémoire de travail est limitée. Si nous tenons compte de cela, l'approche traditionnelle est pleine d'avantages. Une instruction menée par le professeur est régulièrement recommandée dans les analyses sur les techniques d'éducation. L'explication, l'instruction donnée par le maitre permettent de segmenter le contenu, de façon à ce qu'il soit assimilable dans les limites de la mémoire de travail. Les élèves concentrent leur attention sur la bonne chose. Le problème avec les approches qui mettent l'enfant au centre de l'apprentissage, c'est que les enfants sont vite désorientés, ne comprennent pas les concepts fondamentaux et perdent du temps dans des digressions secondaires. Ce n'est pas un préjugé: étude après étude, on se rend compte des bienfaits d'une approche qui met le maitre au centre du dispositif d'apprentissage.
[…]
Le problème de l'interdisciplinarité, c'est qu'elle confond les objectifs et les méthodes. L'objectif de l'éducation, c'est de donner les moyens à l'élève d'appréhender le monde dans sa globalité: l'interdisciplinarité est la fin de l'éducation, pas sa méthode. Faire des «projets» sans fin, ce n'est pas une bonne manière d'enseigner, parce qu'ils impliquent trop d'informations, qui surchargent et saturent la mémoire de travail.
[…]
Est-ce à dire qu'il faille revenir à une école «à l'ancienne» ?
Que signifie «à l'ancienne»? Rousseau et Dewey ont écrit leurs thèses pedagogistes il y a longtemps, et je ne défendrai pas pour autant leurs idées! En Angleterre, l'école «à l'ancienne» était loin d'être parfaite. Nous devons évidemment faire en sorte que tous les élèves apprennent, et pas seulement une minorité élitiste. Nous devons essayer de nous améliorer, de faire mieux, et de réformer si nécessaire. Mais les améliorations proposées doivent l'être sur la base d'une recherche sérieuse et actualisée sur la façon dont nous apprenons, et pas sur des présupposés idéologiques ou des clichés de consultant en management à propos de prétendus changements qu'impliquerait le XXIème siècle. Pour moi, tout le tragique de l'éducation contemporaine, c'est qu'il existe une recherche scientifique extrêmement riche sur la manière d'apprendre, qui n'est pas connue ni appliquée dans l'éducation.
*************
École : «L'idée que le savoir n'a plus d'importance est le plus grand mythe des pédagogues»
Remarquons que tout ce qu'elle raconte relève, de nos jours, du bon sens. En effet, nous avons aujourd'hui assez de recul sur l'instruction de masse pour connaître sans se faire de noeuds au cerveau quelles sont les meilleures méthodes.
Au contraire, les pédagogos qui nient ces évidences sont obligés de se faire beaucoup de noeuds au cerveau pour justifier leurs lubies. Mais ils ne sont pas fous : ils ont d'autres buts que ceux qu'ils affichent, ils poursuivent un programme d'anéantissement de la société, pour faire place à leur monde idéal, où les moutons abrutis par l'école suivraient docilement des bergers éclairés, c'est-à-dire les pédagogistes eux-mêmes et leurs amis gauchistes.
*************
DAISY CHRISTODOULOU:
Le plus grand mythe contemporain à propos de l'éducation, c'est l'idée que la connaissance n'a plus d'importance. On dit désormais que le savoir-faire a plus d'importance que les savoirs, puisque de toute façon les enfants n'ont pas besoin de savoir des choses qu'ils peuvent à tout instant chercher sur leur smartphone.
Toutes ces justifications de l'abandon de la connaissance sont fausses, parce qu'elles nient la manière dont le cerveau humain fonctionne. La science n'est pas du côté des pédagogues progressistes. La recherche menée ces cinquante dernières années par la psychologie cognitive montre bien combien nous dépendons du savoir stockée dans la mémoire longue pour tous nos procédés mentaux. Au contraire, la «mémoire de travail», celle dont nous nous servons pour aborder l'information nouvelle et l'environnement immédiat, est très limitée. C'est pourquoi il est très important de savoir «par cœur» des choses, même si elles n'ont pas une utilité immédiate. Ainsi, même si tout le monde dispose désormais de calculatrices, il est indispensable de connaitre ses tables de multiplications par cœur.
Car après vous serez capable de résoudre des problèmes plus complexes sans avoir à utiliser l'espace limité et précieux de la mémoire de travail pour calculer les tables de multiplication. Cette vérité se vérifie dans d'autres domaines. Pour saisir le sens d'un nouveau fait historique, il faut avoir en tête un canevas de dates historiques enregistré dans la mémoire longue. La recherche sur les joueurs d'échecs a montré que plus ils retenaient en mémoires les positions précédentes dans leur mémoire longue, meilleurs ils étaient. Plus vous avez de faits enregistrés dans votre mémoire longue, mieux vous êtes à même de comprendre rapidement les nouvelles informations, et de résoudre efficacement les problèmes de la vie quotidienne. Nous adultes, nous oublions à quel point nous sommes dépendants du savoir, et nous surestimons le savoir dont les enfants disposeraient a priori.
[…]
The Economist écrivait au sujet de la réforme du collège en France «l'approche traditionnelle française, de la classe assise en rangs d'oignons est absolument inadaptée à la nature changeante de l'emploi dans l'économie du savoir». Qu'en pensez-vous ?
C'est un point de vue asséné sans preuves. Rappelons encore une fois l'importance de la mémoire longue, et la faiblesse de la mémoire de travail. Qu'importe l'économie et le monde dans lesquels nous vivons, nous devons prendre en compte la manière dont nos cerveaux fonctionnent. Que nous formions des élèves à travailler dans la finance internationale ou à labourer des champs, à aimer la littérature ou à changer le monde, nous devons admettre que la mémoire de travail est limitée. Si nous tenons compte de cela, l'approche traditionnelle est pleine d'avantages. Une instruction menée par le professeur est régulièrement recommandée dans les analyses sur les techniques d'éducation. L'explication, l'instruction donnée par le maitre permettent de segmenter le contenu, de façon à ce qu'il soit assimilable dans les limites de la mémoire de travail. Les élèves concentrent leur attention sur la bonne chose. Le problème avec les approches qui mettent l'enfant au centre de l'apprentissage, c'est que les enfants sont vite désorientés, ne comprennent pas les concepts fondamentaux et perdent du temps dans des digressions secondaires. Ce n'est pas un préjugé: étude après étude, on se rend compte des bienfaits d'une approche qui met le maitre au centre du dispositif d'apprentissage.
[…]
Le problème de l'interdisciplinarité, c'est qu'elle confond les objectifs et les méthodes. L'objectif de l'éducation, c'est de donner les moyens à l'élève d'appréhender le monde dans sa globalité: l'interdisciplinarité est la fin de l'éducation, pas sa méthode. Faire des «projets» sans fin, ce n'est pas une bonne manière d'enseigner, parce qu'ils impliquent trop d'informations, qui surchargent et saturent la mémoire de travail.
[…]
Est-ce à dire qu'il faille revenir à une école «à l'ancienne» ?
Que signifie «à l'ancienne»? Rousseau et Dewey ont écrit leurs thèses pedagogistes il y a longtemps, et je ne défendrai pas pour autant leurs idées! En Angleterre, l'école «à l'ancienne» était loin d'être parfaite. Nous devons évidemment faire en sorte que tous les élèves apprennent, et pas seulement une minorité élitiste. Nous devons essayer de nous améliorer, de faire mieux, et de réformer si nécessaire. Mais les améliorations proposées doivent l'être sur la base d'une recherche sérieuse et actualisée sur la façon dont nous apprenons, et pas sur des présupposés idéologiques ou des clichés de consultant en management à propos de prétendus changements qu'impliquerait le XXIème siècle. Pour moi, tout le tragique de l'éducation contemporaine, c'est qu'il existe une recherche scientifique extrêmement riche sur la manière d'apprendre, qui n'est pas connue ni appliquée dans l'éducation.
*************
Libellés :
instruction,
nihilisme politique,
saloperies gauchistes
dimanche, décembre 01, 2013
Prostitution : le modèle suédois démystifié
Prostitution : le modèle suédois démystifié
Ce qui montre le niveau de connerie de notre époque : si un homme avait dit la même chose, non seulement il n'aurait pas été plus écouté que cette sociologue, mais en plus, il aurait été insulté.
Je reproche à la classe jacassante, à nos gouvernements successifs (le pluriel pour faire plaisir à Roman) leur nihilisme. Ils nient l'homme dans sa dimension humaine.
Ils ont sans cesse le mot «humanisme» à la bouche, mais, en réalité, ils mettent le mot parce que la chose leur manque.
J'en ai marre de vivre dans un pays où les cons (et les connes) monopolisent la parole. C'est épuisant d'attendre tous les 36 du mois pour entendre quelque chose d'intelligent.
Ce qui montre le niveau de connerie de notre époque : si un homme avait dit la même chose, non seulement il n'aurait pas été plus écouté que cette sociologue, mais en plus, il aurait été insulté.
Je reproche à la classe jacassante, à nos gouvernements successifs (le pluriel pour faire plaisir à Roman) leur nihilisme. Ils nient l'homme dans sa dimension humaine.
Ils ont sans cesse le mot «humanisme» à la bouche, mais, en réalité, ils mettent le mot parce que la chose leur manque.
J'en ai marre de vivre dans un pays où les cons (et les connes) monopolisent la parole. C'est épuisant d'attendre tous les 36 du mois pour entendre quelque chose d'intelligent.
dimanche, février 03, 2013
Les «couples homosexuels» n'existent pas. Les «enfants de couples homosexuels» non plus.
Les enfoirés qui défendent le «mariage homosexuel», fidèles à leurs habitudes, salopent la langue française et nous font du chantage au «vide juridique». Les pauvres «enfants de couples homosexuels» souffriraient mille morts de ne pas avoir de statut juridique.
On nous fait pleurer sur des fantômes. Les «enfants de couples homosexuels» n'existent pas.
Pour commencer, les «couples homosexuels» n'existent pas. En français, quand on joint deux semblables, on dit «paire» : paire de jumelles, paires de bottes, paire de jambes, paires de seins, paire de couilles. D'un homme un rien téméraire, on dit qu'«il en a une paire». On ne dit pas qu'«il en a un couple».
Pour cette raison même que s'agissant d'homosexuels, on doit parler de paire et non de couple, il ne peut y avoir d'«enfants de couples homosexuels».
Un enfant n'est jamais le produit d'une paire d'homosexuels. Il est nécessairement le produit d'un couple. Il y a toujours une père ou une mère qui est volontairement ignoré mais qui existe. La reconnaissance du «mariage homosexuel» par la loi est donc le droit de priver sciemment un enfant de son père ou de sa mère.
On nous fait des grands couplets sur l'amour et «ils ont bien le droit de s'aimer» (comme si cela avait un rapport avec le mariage), mais en réalité, il s'agit d'un projet sordide et glauque.
Et puis merde : j'en ai marre de parler de ça. Cette proposition de «mariage homosexuel» est d'une telle bassesse que rien que d'en parler, j'en suis sali.
On nous fait pleurer sur des fantômes. Les «enfants de couples homosexuels» n'existent pas.
Pour commencer, les «couples homosexuels» n'existent pas. En français, quand on joint deux semblables, on dit «paire» : paire de jumelles, paires de bottes, paire de jambes, paires de seins, paire de couilles. D'un homme un rien téméraire, on dit qu'«il en a une paire». On ne dit pas qu'«il en a un couple».
Pour cette raison même que s'agissant d'homosexuels, on doit parler de paire et non de couple, il ne peut y avoir d'«enfants de couples homosexuels».
Un enfant n'est jamais le produit d'une paire d'homosexuels. Il est nécessairement le produit d'un couple. Il y a toujours une père ou une mère qui est volontairement ignoré mais qui existe. La reconnaissance du «mariage homosexuel» par la loi est donc le droit de priver sciemment un enfant de son père ou de sa mère.
On nous fait des grands couplets sur l'amour et «ils ont bien le droit de s'aimer» (comme si cela avait un rapport avec le mariage), mais en réalité, il s'agit d'un projet sordide et glauque.
Et puis merde : j'en ai marre de parler de ça. Cette proposition de «mariage homosexuel» est d'une telle bassesse que rien que d'en parler, j'en suis sali.
Libellés :
la décadence,
nihilisme politique,
psychopathie socialiste
Neuf ans après le «mariage homosexuel» et l'euthanasie pour les adultes, la Belgique en est à envisager l'euthanasie des enfants
On savait déjà, après le passage du PACS au «mariage homosexuel», que les salopards qui nous jurent que les risques de dérives polygames, incestueuses et mercantiles ne sont que des fantasmes et que « jamais, jamais, ...» mentaient comme des arracheurs de dents.
Voilà que neuf ans après le «mariage homosexuel» et l'euthanasie pour les adultes, la Belgique en est à envisager l'euthanasie des enfants :
L'euthanasie pour les enfants ?
Chaque fait, français ou étranger, chaque pancarte, chaque slogan, chaque silence même, viennent confirmer ce qu'affirment depuis le début les opposants au «mariage homosexuel» : euthanasie, mères-porteuses, «mariage homosexuel», marchandisation de l'humain sont les pièces d'une philosophie cohérente, mortifère, nihiliste et déshumanisante.
Accepter l'une quelconque de ces pièces, c'est renforcer la probabilité de faire passer les autres, dans une progression de perroquet suicidaire.
Il nous appartient d'être intelligents, d'analyser les conséquences de nos décisions dans l'immédiat mais aussi à long terme, d'imaginer les conséquences voulues, mais aussi d'anticiper les dérives, d'intégrer tout cela dans une perspective d'ensemble.
Si on fait cet effort, il est impossible d'être partisan du «mariage homosexuel» sauf à considérer que l'homme est entièrement matériel, un amas temporaire de cellules et peut être envisagé comme une marchandise.
D'ailleurs, les plus cohérents des partisans du «mariage homosexuel» ne disent pas le contraire. Je respecte au moins cette cohérence et cette franchise.
Voilà que neuf ans après le «mariage homosexuel» et l'euthanasie pour les adultes, la Belgique en est à envisager l'euthanasie des enfants :
L'euthanasie pour les enfants ?
Chaque fait, français ou étranger, chaque pancarte, chaque slogan, chaque silence même, viennent confirmer ce qu'affirment depuis le début les opposants au «mariage homosexuel» : euthanasie, mères-porteuses, «mariage homosexuel», marchandisation de l'humain sont les pièces d'une philosophie cohérente, mortifère, nihiliste et déshumanisante.
Accepter l'une quelconque de ces pièces, c'est renforcer la probabilité de faire passer les autres, dans une progression de perroquet suicidaire.
Il nous appartient d'être intelligents, d'analyser les conséquences de nos décisions dans l'immédiat mais aussi à long terme, d'imaginer les conséquences voulues, mais aussi d'anticiper les dérives, d'intégrer tout cela dans une perspective d'ensemble.
Si on fait cet effort, il est impossible d'être partisan du «mariage homosexuel» sauf à considérer que l'homme est entièrement matériel, un amas temporaire de cellules et peut être envisagé comme une marchandise.
D'ailleurs, les plus cohérents des partisans du «mariage homosexuel» ne disent pas le contraire. Je respecte au moins cette cohérence et cette franchise.
mardi, janvier 15, 2013
Manif pour tous : première manif communautariste française de souche
Il y a quelques jours, je me posais la question, mais je me doutais déjà de la réponse.
En effet, cette manifestation avait un motif abstrait et altruiste : l'institution du mariage. Aucun des participants ne pouvait espérer retirer un avantage personnel en cas de succès et, si la loi passe, l'effet ne sera pas immédiat.
La question posée est : dans quelle société voulons nous vivre ? Dans quel pays ? Avec quelles valeurs ?
Or, ces questions ne préoccupent vraiment que les Français de souche et les très bien assimilés, ceux qui ont mis leur coeur en France.
Les autres, même s'ils ont des papiers qui font d'eux des Français administratifs, ils s'en foutent comme de l'an quarante. Quand on est capable dire que «je ne suis pas fière d'être française, je suis fière d'être algérienne», on s'en tamponne des institutions de la France, de leur avenir, de leur évolution. Ces gens-là ne manifestent que pour des avantages personnels ou lorsqu'ils se sentent directement menacés. La France n'est pour eux qu'un territoire, pas leur pays, et ils défendent leur portion de ce territoire et c'est normal. Les criminels sont les fous qui en font des pseudos-Français.
En revanche, bien entendu que les vrais Français sont motivés par l'avenir de la société française et de ses institutions.
C'est ce que Marine Le Pen n'a pas compris.
Et pourtant, le succès de cette manifestion m'inquiète, car elle est aussi le signe que les Français de souche sont en train de devenir une communauté parmi d'autres sur le territoire français et cette communauté souffre d'un handicap politique que n'ont pas les autres communautés : elle n'a pas de lobby pour la représenter. Elle est celle aux dÈpens de laquelle vivent tous les autres lobbies.
Inscription à :
Articles (Atom)





