Yves Daoudal nous éclaire :
Le puzzle
Le puzzle est de moins en moins une énigme (OK, le calembour franco-anglais est douteux). Je mentirais si je disais que je suis le moins du monde surpris. Depuis l'élection du pape François, je lisais que la démission de Benoit XVI et l'élection de son successeur s'étaient déroulé dans des conditions très douteuses.
A noter qu'il y a probablement une double histoire d'argent : le système de paiement Swift du Vatican a été mystérieusement bloqué dans les jours précédant l'élection et il se dit que les grosses contributions allemande et américaine aux finances du Vatican ne sont pas pour rien dans l'indulgence pour les errements des catholiques de ces pays.
Comme on juge l'arbre à ses fruits, le doute n'est plus guère permis. Au moins, cette histoire a le mérite de mettre en lumière (pour ceux qui ont des yeux pour voir. Les autres, ce n'est même pas la peine d'en causer) le fait que le problème de l'Eglise n'est pas la pédophilie mais l'homosexualité (cette dernière ne dérivant que de la première).
François Zéro est-il l'homme de la situation ? Bien sûr que non : il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes (ou les ont couverts) pour les résoudre.
D'où vient cet envahissement de l'Eglise par la perversion homosexuelle ? Du changement d'état d'esprit du monde, certes. Mais, surtout, de la perte de foi, de la vraie foi, celle enracinée dans les traditions et non dans les lubies modernistes, la foi charnelle pas un vague déisme éthéré, des clercs. Evêque, cardinal, c'est une carrière comme une autre.
Affichage des articles dont le libellé est lubies homosexuelles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lubies homosexuelles. Afficher tous les articles
lundi, août 27, 2018
dimanche, août 25, 2013
A propos de la liberté de conscience
Alors que Marie-Claude Bompard refuse à juste raison de célébrer la parodie de mariage de deux femmes, un petit texte sur la liberté de conscience :
Les aléas de la liberté de conscience
On notera l'humour (que je suppose involontaire, mais je n'en suis pas certain) d'un commentateur du Figaro : «La liberté de conscience, c'est un truc d'attardés».
On me dira que, si chacun invoque sa liberté de conscience pour refuser d'appliquer la loi, la société se disloque.
A cela, je réponds :
1) Mais c'est justement ce qui se passe, avec ou sans liberté de conscience : la société se disloque déjà.
2) Le mauvais exemple vient de haut, de Christiane Taubira.
3) L'Etat ne se mêlerait pas de ce qui ne le regarde pas, à savoir la définition du mariage, la question de conscience ne se poserait pas.
4) Notre pays ne serait pas divisé contre lui-même, les décisions engageant la conscience ne dérangeraient qu'une infime minorité, ce qui est très loin d'être le cas.
Bref, le refus de Marie-Claude Bompard n'est pas le problème, mais le symptôme d'un problème, bien plus grave. Le vrai problème, c'est le comportement envahissant et totalitaire des hommes de l'Etat et la décomposition de la société française.
Les aléas de la liberté de conscience
On notera l'humour (que je suppose involontaire, mais je n'en suis pas certain) d'un commentateur du Figaro : «La liberté de conscience, c'est un truc d'attardés».
On me dira que, si chacun invoque sa liberté de conscience pour refuser d'appliquer la loi, la société se disloque.
A cela, je réponds :
1) Mais c'est justement ce qui se passe, avec ou sans liberté de conscience : la société se disloque déjà.
2) Le mauvais exemple vient de haut, de Christiane Taubira.
3) L'Etat ne se mêlerait pas de ce qui ne le regarde pas, à savoir la définition du mariage, la question de conscience ne se poserait pas.
4) Notre pays ne serait pas divisé contre lui-même, les décisions engageant la conscience ne dérangeraient qu'une infime minorité, ce qui est très loin d'être le cas.
Bref, le refus de Marie-Claude Bompard n'est pas le problème, mais le symptôme d'un problème, bien plus grave. Le vrai problème, c'est le comportement envahissant et totalitaire des hommes de l'Etat et la décomposition de la société française.
samedi, juillet 20, 2013
A propos du don du sang des homosexuels
On va autoriser une minorité, objectivement à risques, à donner son sang, rien que pour lui complaire.
Il s'agit bien entendu des homosexuels, qui, comme d'habitude, n'assument pas leur anormalité (au moins, pour ceux qu'on entend) et veulent forcer la société à faire semblant qu'ils sont normaux (les lobbys homosexuels sont de vrais machines à mensonges sociaux et à fictions légales, on ferait mieux de leur payer des psys, ça nous couterait moins cher).
Et, comme d'habitude, le prix de cette parodie de normalité sera payé par toute la société : pour éviter une nouvelle affaire du sang contaminé, on va renforcer les tests et les précautions à cause des homosexuels et, pour ne pas «discriminer», on va les imposer à tout le monde.
Il s'agit bien entendu des homosexuels, qui, comme d'habitude, n'assument pas leur anormalité (au moins, pour ceux qu'on entend) et veulent forcer la société à faire semblant qu'ils sont normaux (les lobbys homosexuels sont de vrais machines à mensonges sociaux et à fictions légales, on ferait mieux de leur payer des psys, ça nous couterait moins cher).
Et, comme d'habitude, le prix de cette parodie de normalité sera payé par toute la société : pour éviter une nouvelle affaire du sang contaminé, on va renforcer les tests et les précautions à cause des homosexuels et, pour ne pas «discriminer», on va les imposer à tout le monde.
dimanche, février 03, 2013
Neuf ans après le «mariage homosexuel» et l'euthanasie pour les adultes, la Belgique en est à envisager l'euthanasie des enfants
On savait déjà, après le passage du PACS au «mariage homosexuel», que les salopards qui nous jurent que les risques de dérives polygames, incestueuses et mercantiles ne sont que des fantasmes et que « jamais, jamais, ...» mentaient comme des arracheurs de dents.
Voilà que neuf ans après le «mariage homosexuel» et l'euthanasie pour les adultes, la Belgique en est à envisager l'euthanasie des enfants :
L'euthanasie pour les enfants ?
Chaque fait, français ou étranger, chaque pancarte, chaque slogan, chaque silence même, viennent confirmer ce qu'affirment depuis le début les opposants au «mariage homosexuel» : euthanasie, mères-porteuses, «mariage homosexuel», marchandisation de l'humain sont les pièces d'une philosophie cohérente, mortifère, nihiliste et déshumanisante.
Accepter l'une quelconque de ces pièces, c'est renforcer la probabilité de faire passer les autres, dans une progression de perroquet suicidaire.
Il nous appartient d'être intelligents, d'analyser les conséquences de nos décisions dans l'immédiat mais aussi à long terme, d'imaginer les conséquences voulues, mais aussi d'anticiper les dérives, d'intégrer tout cela dans une perspective d'ensemble.
Si on fait cet effort, il est impossible d'être partisan du «mariage homosexuel» sauf à considérer que l'homme est entièrement matériel, un amas temporaire de cellules et peut être envisagé comme une marchandise.
D'ailleurs, les plus cohérents des partisans du «mariage homosexuel» ne disent pas le contraire. Je respecte au moins cette cohérence et cette franchise.
Voilà que neuf ans après le «mariage homosexuel» et l'euthanasie pour les adultes, la Belgique en est à envisager l'euthanasie des enfants :
L'euthanasie pour les enfants ?
Chaque fait, français ou étranger, chaque pancarte, chaque slogan, chaque silence même, viennent confirmer ce qu'affirment depuis le début les opposants au «mariage homosexuel» : euthanasie, mères-porteuses, «mariage homosexuel», marchandisation de l'humain sont les pièces d'une philosophie cohérente, mortifère, nihiliste et déshumanisante.
Accepter l'une quelconque de ces pièces, c'est renforcer la probabilité de faire passer les autres, dans une progression de perroquet suicidaire.
Il nous appartient d'être intelligents, d'analyser les conséquences de nos décisions dans l'immédiat mais aussi à long terme, d'imaginer les conséquences voulues, mais aussi d'anticiper les dérives, d'intégrer tout cela dans une perspective d'ensemble.
Si on fait cet effort, il est impossible d'être partisan du «mariage homosexuel» sauf à considérer que l'homme est entièrement matériel, un amas temporaire de cellules et peut être envisagé comme une marchandise.
D'ailleurs, les plus cohérents des partisans du «mariage homosexuel» ne disent pas le contraire. Je respecte au moins cette cohérence et cette franchise.
vendredi, février 01, 2013
Mariage homosexuel, pourquoi les partis dits de droite vont échouer à faire obstacle à cette loi
Les partis dits de droite vont échouer à faire obstacle à la loi sur le mariage homosexuel. Pour plusieurs raisons, du superficiel au profond :
1) Le rapport de force au parlement. Ce n'est pas l'obstacle le plus insurmontable. En effet, il y a de solides raisons de penser que la loi est inconstitutionnelle. Donc un recours fermement argumenté et défendu a toutes ses chances.
2) Nombreux sont les élus prétendument de droite à partager la philosophie progressiste des «avancées» de la gauche. Ils ne sont donc pas armés intellectuellement pour une bataille pied à pied.
3) Tous les politiciens, y compris un opposant à la loi comme Henri Guaino, communient dans l'étatisme : l'Etat et la loi peuvent se mêler de tout. Or, l'argument ultime, celui qui emporte le morceau, contre le mariage homosexuel est que cette loi est illégitime, que la définition du mariage, institution universelle pluri-millénaire, n'est pas de la compétence de la loi.
jeudi, janvier 24, 2013
«Mariage homosexuel» : pourquoi je suis opposé par principe à un référendum
Accepter un référendum sur le «mariage homosexuel», c'est verser dans le relativisme, c'est admettre que la vérité n'existe pas, que tout peut se discuter, que le réel est entièrement soumis à la loi de la majorité. On tombe à fois dans la dictature majoritaire et dans l'hubris juridique, croyant que le droit peut décider de tout. C'est donner raison à ce juge américain qui a décidé que π valait 3, tout comme le dictateur de 1984 décidait que 2+2=5.
Le mariage unit depuis la nuit des temps un homme et une femme, il ne peut en être autrement, sinon ce n'est plus un mariage, donc pas de référendum.
Réclamer un référendum peut être considéré comme de bonne tactique, mais c'est une mauvaise stratégie, car elle valide les valeurs relativistes de l'ennemi.
C'est pourquoi mon opinion sur cette proposition de loi nihiliste est simple : le retrait, rien de plus, rien de moins.
Le mariage unit depuis la nuit des temps un homme et une femme, il ne peut en être autrement, sinon ce n'est plus un mariage, donc pas de référendum.
Réclamer un référendum peut être considéré comme de bonne tactique, mais c'est une mauvaise stratégie, car elle valide les valeurs relativistes de l'ennemi.
C'est pourquoi mon opinion sur cette proposition de loi nihiliste est simple : le retrait, rien de plus, rien de moins.
mardi, janvier 15, 2013
Manif pour tous : première manif communautariste française de souche
Il y a quelques jours, je me posais la question, mais je me doutais déjà de la réponse.
En effet, cette manifestation avait un motif abstrait et altruiste : l'institution du mariage. Aucun des participants ne pouvait espérer retirer un avantage personnel en cas de succès et, si la loi passe, l'effet ne sera pas immédiat.
La question posée est : dans quelle société voulons nous vivre ? Dans quel pays ? Avec quelles valeurs ?
Or, ces questions ne préoccupent vraiment que les Français de souche et les très bien assimilés, ceux qui ont mis leur coeur en France.
Les autres, même s'ils ont des papiers qui font d'eux des Français administratifs, ils s'en foutent comme de l'an quarante. Quand on est capable dire que «je ne suis pas fière d'être française, je suis fière d'être algérienne», on s'en tamponne des institutions de la France, de leur avenir, de leur évolution. Ces gens-là ne manifestent que pour des avantages personnels ou lorsqu'ils se sentent directement menacés. La France n'est pour eux qu'un territoire, pas leur pays, et ils défendent leur portion de ce territoire et c'est normal. Les criminels sont les fous qui en font des pseudos-Français.
En revanche, bien entendu que les vrais Français sont motivés par l'avenir de la société française et de ses institutions.
C'est ce que Marine Le Pen n'a pas compris.
Et pourtant, le succès de cette manifestion m'inquiète, car elle est aussi le signe que les Français de souche sont en train de devenir une communauté parmi d'autres sur le territoire français et cette communauté souffre d'un handicap politique que n'ont pas les autres communautés : elle n'a pas de lobby pour la représenter. Elle est celle aux dÈpens de laquelle vivent tous les autres lobbies.
jeudi, janvier 10, 2013
Deux mamans, c'est pas toujours si terrible que cela
Deux mamans, c'est pas toujours si terrible que cela
Je publie cet article parce qu'il va à contre-courant de la hideuse propagande médiatique.
Mais l'accumulation de cas individuels me semble un piège des nihilistes. En effet, la question n'est pas de savoir si Lulu est heureux avec deux mamans. Réduire le débat au désir et à la satisfaction individuels, même des enfants, c'est céder aux idées des nihilistes.
Il faut élever le débat à son vrai niveau, qui est collectif et historique : quelle société voulons nous ? Voulons nous qu'elle dure ? Quel est le rôle de la famille dans cette construction et cette transmission ? D'où découle : qu'est-ce qu'une famille ?
Bien entendu, le collectif et l'historique sont farouchement combattus par les nihilistes, qui ne veulent voir que l'individuel et l'instantané.
Nota : parmi les malhonnêtetés des socialauds, il y a le «mariage homosexuel» sans mères porteuses ni fécondation in vitro : comme ce sont des droits attachés au mariage (1), il suffira, après la légalisation du «mariage homosexuel», de porter plainte à la cour européenne de justice pour discrimination et l'Etat français sera obligé de céder.
**************
(1) : les mères porteuses sont théoriquement interdites en France, mais on peut aller à l'étranger puis faire légaliser si on a un bon avocat.
Je publie cet article parce qu'il va à contre-courant de la hideuse propagande médiatique.
Mais l'accumulation de cas individuels me semble un piège des nihilistes. En effet, la question n'est pas de savoir si Lulu est heureux avec deux mamans. Réduire le débat au désir et à la satisfaction individuels, même des enfants, c'est céder aux idées des nihilistes.
Il faut élever le débat à son vrai niveau, qui est collectif et historique : quelle société voulons nous ? Voulons nous qu'elle dure ? Quel est le rôle de la famille dans cette construction et cette transmission ? D'où découle : qu'est-ce qu'une famille ?
Bien entendu, le collectif et l'historique sont farouchement combattus par les nihilistes, qui ne veulent voir que l'individuel et l'instantané.
Nota : parmi les malhonnêtetés des socialauds, il y a le «mariage homosexuel» sans mères porteuses ni fécondation in vitro : comme ce sont des droits attachés au mariage (1), il suffira, après la légalisation du «mariage homosexuel», de porter plainte à la cour européenne de justice pour discrimination et l'Etat français sera obligé de céder.
**************
(1) : les mères porteuses sont théoriquement interdites en France, mais on peut aller à l'étranger puis faire légaliser si on a un bon avocat.
Libellés :
enfance,
lubies homosexuelles,
psychopathie socialiste
jeudi, décembre 20, 2012
Mariage momosexuel : l'aveu de Pierre Bergé
Quand Pierre Bergé signe l'aveu ultime de cette gauche qui se livre corps et âme à la société de marché
Une fois de plus, on constate que ces histoires de mariage momosexuel, sous leur aspect anecdotique (les concernés sont très peu nombreux), touchent le coeur des différences entre socialisme et conservatisme.
Pour le socialiste à la Bergé, les hommes sont des robots interchangeables, des amas cellulaires temporaires, vivant dans l'instant, entièrement soumis à leurs désirs et à leurs passions.
Pour le conservateur, les hommes ont un passé, une histoire, une famille, des traditions et des responsabilités, ils ne vivent pas que pour eux-mêmes. En un mot, ils ont une âme (1).
Comme je l'ai souvent écrit, les socialistes ont raison si la condition humaine a changé. Et, pour l'instant et en vertu de mes connaissances, ce n'est pas le cas, donc ils ont tort. Avoir tort en des matières aussi fondamentales, c'est presque un crime, en tout cas, une faute lourde.
**************
(1) : c'est pourquoi ceux qui disent que le mariage momosexuel est une diversion des "vrais" problèmes, sous-entendu, économiques et sociaux, s'égarent. Ils versent dans une vision matérialiste de l'homme qui est celle de leurs ennemis.
Une fois de plus, on constate que ces histoires de mariage momosexuel, sous leur aspect anecdotique (les concernés sont très peu nombreux), touchent le coeur des différences entre socialisme et conservatisme.
Pour le socialiste à la Bergé, les hommes sont des robots interchangeables, des amas cellulaires temporaires, vivant dans l'instant, entièrement soumis à leurs désirs et à leurs passions.
Pour le conservateur, les hommes ont un passé, une histoire, une famille, des traditions et des responsabilités, ils ne vivent pas que pour eux-mêmes. En un mot, ils ont une âme (1).
Comme je l'ai souvent écrit, les socialistes ont raison si la condition humaine a changé. Et, pour l'instant et en vertu de mes connaissances, ce n'est pas le cas, donc ils ont tort. Avoir tort en des matières aussi fondamentales, c'est presque un crime, en tout cas, une faute lourde.
**************
(1) : c'est pourquoi ceux qui disent que le mariage momosexuel est une diversion des "vrais" problèmes, sous-entendu, économiques et sociaux, s'égarent. Ils versent dans une vision matérialiste de l'homme qui est celle de leurs ennemis.
Libellés :
Bergé,
famille,
lubies homosexuelles,
psychopathie socialiste
samedi, novembre 17, 2012
«Le citoyen idéal»
Superbe article de Jean Clair, qui, si nous étions sages, mettrait un terme définitif à toutes les lubies du genre du «mariage homosexuel». Mais, hélas, nous ne sommes pas sages.
«Le citoyen idéal»
«Un code de lois qui semble avoir été fait pour un citoyen idéal, naissant enfant trouvé et mourant célibataire ; un code qui rend tout viager, où les enfants sont un inconvénient pour le père, où toute œuvre collective et perpétuelle est interdite, où les unités morales, qui sont les vraies, sont dissoutes à chaque décès, où l'homme avisé est l'égoïste qui s'arrange pour avoir le moins de devoirs possible, où l'homme et la femme sont jetés dans l'arène de la vie aux mêmes conditions, où la propriété est conçue, non comme une chose morale, mais comme l'équivalent d'une jouissance toujours appréciable en argent, un tel code, dis-je, ne peut engendrer que faiblesse et petitesse.»
Je lis ces lignes non sans stupéfaction: l'auteur n'est pas un contemporain désenchanté, un réactionnaire impénitent, un catholique honteux, c'est Ernest Renan critiquant le Code civil issu de la Révolution. Et ce qu'il dit s'applique si parfaitement au présent qu'il semble avoir prophétisé ce qui allait s'accomplir dans les premières années du XXIe siècle.
Ce citoyen «idéal», «enfant trouvé et mourant célibataire», cet enfant qui est devenu non plus une bénédiction mais un «inconvénient pour le père», cet enfant né de la rencontre fortuite d'un ovule et d'un spermatozoïde au fond d'une éprouvette, tout aussi incongrue que les rencontres fortuites d'objets chez un Lautréamont, mais aussi cet «enfant né sans mère», grandi qu'il sera dans un ventre de location, et pour cette fois évoquer le titre d'un tableau de Picabia - tant il est vrai que l'art et la littérature modernes auront décidément prévu les formes de la vie d'aujourd'hui -, c'est le citoyen que l'on fabriquera.
Il n'est plus le fruit d'une union décidée, choisie, désirée et voulue entre deux êtres, advenant dans l'infini du temps et dans l'infinité des combinaisons, mais le produit d'une loterie biologique, et sera peut-être un jour déterminé par les lois d'une machinerie précise, la réduplication du génome, à l'image des chaînes de montage des usines.
Plus tard il sera le célibataire - pareil à la machine du même nom qu'avait imaginée Marcel Duchamp -, vivant seul dans sa chambre, comme aujourd'hui, dit-on, vit la moitié des habitants à Paris, le producteur capable d'assurer le maximum d'efficacité et de rendement dans sa force de travail, sans attaches, sans passé, sans projet, né de père et de mère inconnus, objet anonyme et inattendu de la gestation pour autrui.
Cet être né sans personne, à peine lui-même une personne, sera alors cet objet, choisi et acheté comme on achète un produit de l'industrie, un objet, et non plus le sujet issu d'une union entre deux êtres. Il sera le fait d'une formation biologique qui est le couronnement d'un monument d'ingéniosité appelé la «procréation médicalement assistée» qui, en séparant l'acte sexuel et la génération, permet de produire des vivants au rythme des besoins, des envies ou des caprices.
Mais encore, cet objet animé, né sans le repère d'un père et sans l'amarrage d'une mère, ne sera-t-il pas devenu du même coup, dans sa totale liberté d'enfant n'ayant rien eu à connaître, aimer ou souffrir des liens familiaux et de leurs conflits, ni des embarras symboliques analysés par Freud, l'être le plus idéalement docile, non seulement à la pression des forces de production de la société moderne, dans lesquelles il devra jouer son rôle, mais aussi, le sait-il? à la pression du pouvoir médical lorsqu'il s'agira, pour diminuer les coûts de l'Assistance publique ou pour alimenter le commerce des greffes, de le laisser mourir au plus vite. Ce «citoyen idéal», mieux que le prolétaire de Marx ou le travailleur de Jünger, incarnera l'homme devenu le pur producteur, tout entier et uniquement producteur, sans l'embarras des attaches familiales, des défaillances du cœur, et dont la seule raison d'être, à chaque moment de son existence, ne sera ni de venir de quelque chose ni de se diriger vers quelque chose, d'être ni l'héritier d'une famille, ni le facteur de son destin, mais sans projet ni regret, l'individu sans filiation, sans hérédité et sans attache, et qui pourra toute sa vie d'orphelin ne consacrer son temps qu'à la société anonyme dont il est le produit.
Qu'en est-il alors du sens de pareille existence, sans échappée possible, ni vers les paradis promis jadis par les religions, ni vers les satisfactions de l'esprit fournies par une culture rabaissée au rang des loisirs, mais dont le seul souci restera l'entretien de cet organisme parfait qu'est son corps, enchaînant jour après jour, de pénibles exercices musculeux rassemblés sous le nom de fitness, dans la poursuite de plus en plus nauséeuse de la performance, de sorte que cette carcasse, née de rien, promise à rien, soit un jour encore, un jour de plus, capable de satisfaire pleinement, sans retard, sans humeurs, aux horaires, aux agendas, aux commandes, aux impératifs d'une profession et aux illusions d'une vie sociale - clubs de rencontre et «réseaux sociaux» - dont la nécessité et l'utilité auront peu à peu cessé d'être visibles?
Renan, d'une façon frappante, pour résumer pareil processus, use du mot de «viager». La vie en viager. La vie en usufruit: rien avant et rien après. La vie réduite au temps de la vie. La vie nue. L'homme idéal est celui dont le décès efface le fait qu'il ait vécu, espéré, travaillé, construit - sans projet collectif et sans entreprise commune.
Cette vie en viager, que signifie-t-elle alors, sinon le refus ou la négation de toute hérédité comme elle l'est de tout héritage, la fin de toute histoire enfin? L'extinction immédiate du crédit de toutes les images et de toutes les idées que notre civilisation s'est fait de son passé, comme si, de lui, il n'y avait décidément rien à retenir. À ce point de non-sens, de nullité et d'ennui, une telle vie, soumise à l'eugénisme à son apparition, ne suppose-t-elle pas d'être euthanasiée à son terme?
L'énigme de la naissance est plus profonde que l'inquiétude de la mort. Le fait de naître est plus confondant que le fait de disparaître. La mort est de l'ordre de la nécessité. Mais, «naître», de quel impératif?
La langue reflète cet embarras. On dit «je suis né», escamotant par l'emploi du passif l'action même de naître, et la responsabilité qui accompagne ce fait sans précédent. L'anglais dira: «I was born», rejetant l'acte de naître dans un passé fabuleux dont on ne veut rien connaître.
Cette inquiétude à saisir ce qui se passe quand naît un individu, ce silence du langage à dire la chose, cette dérobade des mots et ce recours assez lâche au passif - les méthodes modernes de conception, de procréation, de manipulation des gènes, l'anonymat assuré des donneurs de sperme et d'ovules, la location des utérus, les assument désormais avec la puissance d'une technique qui est d'autant plus efficace qu'elle est silencieuse, qu'elle ne confie rien, murée dans la perfection de ce qu'elle fait, si bien, si mieux, qu'un couple d'êtres humains.
«Le citoyen idéal»
«Un code de lois qui semble avoir été fait pour un citoyen idéal, naissant enfant trouvé et mourant célibataire ; un code qui rend tout viager, où les enfants sont un inconvénient pour le père, où toute œuvre collective et perpétuelle est interdite, où les unités morales, qui sont les vraies, sont dissoutes à chaque décès, où l'homme avisé est l'égoïste qui s'arrange pour avoir le moins de devoirs possible, où l'homme et la femme sont jetés dans l'arène de la vie aux mêmes conditions, où la propriété est conçue, non comme une chose morale, mais comme l'équivalent d'une jouissance toujours appréciable en argent, un tel code, dis-je, ne peut engendrer que faiblesse et petitesse.»
Je lis ces lignes non sans stupéfaction: l'auteur n'est pas un contemporain désenchanté, un réactionnaire impénitent, un catholique honteux, c'est Ernest Renan critiquant le Code civil issu de la Révolution. Et ce qu'il dit s'applique si parfaitement au présent qu'il semble avoir prophétisé ce qui allait s'accomplir dans les premières années du XXIe siècle.
Ce citoyen «idéal», «enfant trouvé et mourant célibataire», cet enfant qui est devenu non plus une bénédiction mais un «inconvénient pour le père», cet enfant né de la rencontre fortuite d'un ovule et d'un spermatozoïde au fond d'une éprouvette, tout aussi incongrue que les rencontres fortuites d'objets chez un Lautréamont, mais aussi cet «enfant né sans mère», grandi qu'il sera dans un ventre de location, et pour cette fois évoquer le titre d'un tableau de Picabia - tant il est vrai que l'art et la littérature modernes auront décidément prévu les formes de la vie d'aujourd'hui -, c'est le citoyen que l'on fabriquera.
Il n'est plus le fruit d'une union décidée, choisie, désirée et voulue entre deux êtres, advenant dans l'infini du temps et dans l'infinité des combinaisons, mais le produit d'une loterie biologique, et sera peut-être un jour déterminé par les lois d'une machinerie précise, la réduplication du génome, à l'image des chaînes de montage des usines.
Plus tard il sera le célibataire - pareil à la machine du même nom qu'avait imaginée Marcel Duchamp -, vivant seul dans sa chambre, comme aujourd'hui, dit-on, vit la moitié des habitants à Paris, le producteur capable d'assurer le maximum d'efficacité et de rendement dans sa force de travail, sans attaches, sans passé, sans projet, né de père et de mère inconnus, objet anonyme et inattendu de la gestation pour autrui.
Cet être né sans personne, à peine lui-même une personne, sera alors cet objet, choisi et acheté comme on achète un produit de l'industrie, un objet, et non plus le sujet issu d'une union entre deux êtres. Il sera le fait d'une formation biologique qui est le couronnement d'un monument d'ingéniosité appelé la «procréation médicalement assistée» qui, en séparant l'acte sexuel et la génération, permet de produire des vivants au rythme des besoins, des envies ou des caprices.
Mais encore, cet objet animé, né sans le repère d'un père et sans l'amarrage d'une mère, ne sera-t-il pas devenu du même coup, dans sa totale liberté d'enfant n'ayant rien eu à connaître, aimer ou souffrir des liens familiaux et de leurs conflits, ni des embarras symboliques analysés par Freud, l'être le plus idéalement docile, non seulement à la pression des forces de production de la société moderne, dans lesquelles il devra jouer son rôle, mais aussi, le sait-il? à la pression du pouvoir médical lorsqu'il s'agira, pour diminuer les coûts de l'Assistance publique ou pour alimenter le commerce des greffes, de le laisser mourir au plus vite. Ce «citoyen idéal», mieux que le prolétaire de Marx ou le travailleur de Jünger, incarnera l'homme devenu le pur producteur, tout entier et uniquement producteur, sans l'embarras des attaches familiales, des défaillances du cœur, et dont la seule raison d'être, à chaque moment de son existence, ne sera ni de venir de quelque chose ni de se diriger vers quelque chose, d'être ni l'héritier d'une famille, ni le facteur de son destin, mais sans projet ni regret, l'individu sans filiation, sans hérédité et sans attache, et qui pourra toute sa vie d'orphelin ne consacrer son temps qu'à la société anonyme dont il est le produit.
Qu'en est-il alors du sens de pareille existence, sans échappée possible, ni vers les paradis promis jadis par les religions, ni vers les satisfactions de l'esprit fournies par une culture rabaissée au rang des loisirs, mais dont le seul souci restera l'entretien de cet organisme parfait qu'est son corps, enchaînant jour après jour, de pénibles exercices musculeux rassemblés sous le nom de fitness, dans la poursuite de plus en plus nauséeuse de la performance, de sorte que cette carcasse, née de rien, promise à rien, soit un jour encore, un jour de plus, capable de satisfaire pleinement, sans retard, sans humeurs, aux horaires, aux agendas, aux commandes, aux impératifs d'une profession et aux illusions d'une vie sociale - clubs de rencontre et «réseaux sociaux» - dont la nécessité et l'utilité auront peu à peu cessé d'être visibles?
Renan, d'une façon frappante, pour résumer pareil processus, use du mot de «viager». La vie en viager. La vie en usufruit: rien avant et rien après. La vie réduite au temps de la vie. La vie nue. L'homme idéal est celui dont le décès efface le fait qu'il ait vécu, espéré, travaillé, construit - sans projet collectif et sans entreprise commune.
Cette vie en viager, que signifie-t-elle alors, sinon le refus ou la négation de toute hérédité comme elle l'est de tout héritage, la fin de toute histoire enfin? L'extinction immédiate du crédit de toutes les images et de toutes les idées que notre civilisation s'est fait de son passé, comme si, de lui, il n'y avait décidément rien à retenir. À ce point de non-sens, de nullité et d'ennui, une telle vie, soumise à l'eugénisme à son apparition, ne suppose-t-elle pas d'être euthanasiée à son terme?
L'énigme de la naissance est plus profonde que l'inquiétude de la mort. Le fait de naître est plus confondant que le fait de disparaître. La mort est de l'ordre de la nécessité. Mais, «naître», de quel impératif?
La langue reflète cet embarras. On dit «je suis né», escamotant par l'emploi du passif l'action même de naître, et la responsabilité qui accompagne ce fait sans précédent. L'anglais dira: «I was born», rejetant l'acte de naître dans un passé fabuleux dont on ne veut rien connaître.
Cette inquiétude à saisir ce qui se passe quand naît un individu, ce silence du langage à dire la chose, cette dérobade des mots et ce recours assez lâche au passif - les méthodes modernes de conception, de procréation, de manipulation des gènes, l'anonymat assuré des donneurs de sperme et d'ovules, la location des utérus, les assument désormais avec la puissance d'une technique qui est d'autant plus efficace qu'elle est silencieuse, qu'elle ne confie rien, murée dans la perfection de ce qu'elle fait, si bien, si mieux, qu'un couple d'êtres humains.
lundi, novembre 12, 2012
Le «mariage homosexuel» ouvre la voie à une profession d'avenir : psychiatre (et aussi avocat et juriste)
De la Belgique au Canada, tout n'est pas rose dans les unions arc-en-ciel
Des papas qui veulent être un peu plus que des donneurs de sperme, des lesbiennes qui se disputent des paillettes congelées… Dans les familles arc-en-ciel, tout n'est pas toujours rose. L'émergence de nouvelles formes de filiation et de parenté, dans des pays qui autorisent depuis plusieurs années le mariage homosexuel et l'adoption, a parfois donné lieu à des situations dramatiques et d'étonnants imbroglios juridiques.
En Grande-Bretagne, le traumatisme de l'épouse du donneur
Elle ne s'était «pas rendu compte». Ann* avait tout d'abord consenti à ce que son mari Michael* fasse don de son sperme. Mais à l'annonce de la naissance d'une petite fille chez un couple de lesbiennes, elle a craqué: le sperme ne fait-il pas partie des «biens matrimoniaux»?, s'interroge-t-elle, bouleversée «comme si (s)on mari l'avait trompée». Les lesbiennes étant trop âgées, elles avaient fait appel à une mère porteuse, tout en entamant une procédure d'adoption. Laquelle échouera, justement à cause de leur âge… La mère porteuse accouchera donc sous le nom de l'une d'entre elles. Et le tribunal, devant lequel Ann et Michael tentèrent de récupérer l'enfant, donnera finalement raison au couple de lesbiennes.
Au Canada, 13 paillettes de sperme à partager
Chacune avait eu un enfant du même donneur. Lors de leur séparation, elles sont toutes deux parties avec leur enfant respectif et la moitié de leurs biens. Mais elles avaient oublié les 13 paillettes de sperme congelé qui leur restaient! Quelques années plus tard, l'une, ayant retrouvé une compagne, a voulu un deuxième enfant du même donneur. Mais l'autre s'y est opposée, demandant la destruction des paillettes, pour des «raisons morales». Le juge a statué que bien que le sperme ait «un statut émotionnel» différent, il devait être considéré comme faisant partie des biens matrimoniaux, donc être partagé. Restait à décider qui aurait la 13e paillette: le juge a choisi celle qui avait le projet d'enfant.
En Belgique, «six parents» condamnés
Après sept ans de rebondissements dans l'invraisemblable histoire de la petite Donna, née d'une mère porteuse belge qui l'avait revendue 15.000 euros à un couple de Néerlandais, après l'avoir «promise» (pour 8000 euros) à son père biologique et à sa compagne stérile, puis à un couple de gays, le tribunal d'Audenaerde vient de statuer: les six «parents» ont été condamnés. La justice belge avait finalement décidé de poursuivre les trois couples (la mère porteuse et son mari, les Néerlandais et le père biologique et sa compagne) devant le tribunal correctionnel pour avoir infligé des «traitements inhumains et dégradants» à Donna. Quant à la fillette, elle demeurera aux Pays-Bas, auprès de ses parents adoptifs, sans jamais connaître son père naturel.
Au Texas, «les premiers jumeaux sans mère»
Tous deux quadragénaires, célibataires, amis de longue date… pourquoi ne pas faire un enfant, et l'élever ensemble? Sauf que quelques heures après l'accouchement, en juillet dernier, Marvin révèle son homosexualité et réclame la garde exclusive des jumeaux: Cindy, a-t-il expliqué devant la justice, n'est qu'une mère porteuse. Elle n'a aucun lien génétique avec les bébés, puisqu'à 47 ans, elle a eu recours à un don d'ovules… En attendant que la justice tranche, les jumeaux ont été confiés à Marvin et son partenaire. «S'ils gagnent, lance l'avocat de Cindy, les quatre seules personnes au monde à ne pas avoir de mère seront Adam, Eve, ainsi que ces jumeaux.»
En Australie, le père rayé de l'acte de naissance
En 2001, un couple de lesbiennes avait eu une petite fille avec un donneur gay. Celui-ci avait répondu à une annonce recherchant «une figure d'oncle». Mais le couple se sépare. Toutes deux veulent les mêmes droits sur l'enfant. Comme il n'est pas possible d'inscrire trois noms de parents sur un acte de naissance, le juge décide de rayer celui du père, pour inscrire celui de l'ex-compagne de la mère. Dévasté, le quinquagénaire a appris que sa fille de dix ans n'était plus «juridiquement» la sienne.
En Grande-Bretagne, le donneur qui voulait juste rendre service…
Son nom n'est pas sur les actes de naissance, souligne-t-il. «Mandy voulait des enfants, j'ai fourni les ingrédients, raconte prosaïquement Mark, un gay de 47 ans. Je n'ai jamais eu le désir d'être père.» Mais cet «acte de bonté» envers une lesbienne «non conventionnelle», qui pense qu'«il doit y avoir un père et une mère», a donné naissance à deux filles. Et puis la compagne de Mandy l'a quittée, et la quadragénaire, en difficulté financière, a retrouvé les coordonnées de Mark. Aujourd'hui, elle lui réclame une pension alimentaire! «Pourquoi ne poursuit-on pas la deuxième mère, qui les a élevées, et qui, elle, a les moyens?», s'énerve-t-il. Quant aux filles de 12 et 14 ans, elles sont très perturbées psychologiquement. «Jamais je ne pourrai me marier ni avoir des enfants», assène l'aînée.
… et celui qui avait «beaucoup à offrir»
L'annonce, dans le Gay Times, le présentait comme un «trentenaire solvable», qui avait «tout, sauf des enfants» et qui avait «beaucoup à offrir». Le couple de lesbiennes, bien plus modeste, en a profité par deux fois: un garçon puis une fille sont nés. Mais la mère a bientôt trouvé le père trop envahissant, l'accusant de «marginaliser» sa compagne. Quant au père, aujourd'hui quinquagénaire en couple depuis vingt-cinq ans, il estimait que le fait de payer les factures lui donnait le droit de voir davantage ses enfants… Qualifiant cette bataille juridique de «grande honte», le juge a finalement accordé la garde partagée aux deux couples. «Ce qui est particulièrement injuste, a-t-il conclu, c'est qu'une enfance gâchée de la sorte marquera sans doute ces enfants à jamais.»
jeudi, novembre 08, 2012
L'homosexualité est une mode
De nos jours, l'homosexualité est une mode, on est homosexuel pour obéir à une mode. Pour beaucoup de mes lecteurs habituels, ce constat paraîtra d'évidence. D'autres en seront choqués.
J'ai en tête un parallèle : en son temps, Emile Durkheim avait révolutionné la sociologie naissante en montrant que le choix individuel, semble-t-il par excellence, le suicide, obéissait à des lois collectives et, pour parler en termes profanes, à des effets de mode.
Il en est de même de la sexualité. Et il se trouve qu'aujourd'hui l'homosexualité est à la mode (il n'y a pratiquement plus un film français subventionné -pléonasme- où on ne trouve, généralement hors sujet, un homosexuel sympathique et un hétérosexuel antipathique).
Et alors ? Hé bien, la sagesse veut que l'on se méfie des modes.
J'ai en tête un parallèle : en son temps, Emile Durkheim avait révolutionné la sociologie naissante en montrant que le choix individuel, semble-t-il par excellence, le suicide, obéissait à des lois collectives et, pour parler en termes profanes, à des effets de mode.
Il en est de même de la sexualité. Et il se trouve qu'aujourd'hui l'homosexualité est à la mode (il n'y a pratiquement plus un film français subventionné -pléonasme- où on ne trouve, généralement hors sujet, un homosexuel sympathique et un hétérosexuel antipathique).
Et alors ? Hé bien, la sagesse veut que l'on se méfie des modes.
mercredi, novembre 07, 2012
Pourquoi si peu de mobilisation contre le «mariage homosexuel» ?
Autant je sens des opinions fermemement opposées au «mariage homosexuel», autant je ne sens pas une forte volonté d'agir, comme de se déplacer pour aller à une manifestation. Pourquoi ?
J'attribue cette apathie au fatalisme : la famille est déjà détruite depuis longtemps alors à quoi bon se battre pour sauver le peu qui reste ? Et puis, y a-t-il une chance de succès à se battre contre un gouvernement totalement abruti par son idéologie ?
Il y a au fond de cette attitude un désespoir vis-à-vis de la collectivité nationale : «Je protège ma famille. Si les autres veulent faire n'importe quoi, c'est bien dommage, mais c'est leur problème et, si le naufrage de ce pays s'accentue, il l'aura bien cherché».
La dissolution du sentiment de solidarité nationale, de destin commun, est un des résultats du socialisme.
dimanche, novembre 04, 2012
«Mariage homosexuel» : pas de «débat», un référendum
Sur le «mariage homosexuel», pas de pseudo-débat qui est toujours dans la main des medias gauchistes. Un référendum.
Je sais que cela pose un problème juridique : cette question n'est pas dans le cadre défini par la loi pour le référendum. Mais allez donc expliquer aux Français qu'on ne peut pas leur poser la question parce que la loi l'interdit. Ils vous diront de changer cette loi.
Ma conviction politique est claire : la démocratie est un système très imparfait, et c'est sous sa forme représentative qu'il a le plus d'inconvénients. Je suis pour la monarchie, mais comme je n'y crois pas dans un avenir proche, la forme politique vraisembable qui me paraît la moins mauvaise est la démocratie directe.
Des référendums souvent et sur tous les sujets.
Même si le peuple est susceptible de bien des égarements, je lui crois plus de bon sens et plus de patriotisme qu'à la classe jacassante politico-médiatique. Sur dix référendums, il y en aura peu-être quatre dont les résultats seront idiots. C'est un ratio bien meilleur que les décisions prises par notre classe prétendue éclairée.
Le fond du problème, c'est que dans nos politiciens qui n'ont que le mot démocratie à la bouche, bien peu font confiance au peuple français, peut-être aucun, et j'en soupçonne beaucoup, notamment à gauche, de le détester purement et simplement.
Je sais que cela pose un problème juridique : cette question n'est pas dans le cadre défini par la loi pour le référendum. Mais allez donc expliquer aux Français qu'on ne peut pas leur poser la question parce que la loi l'interdit. Ils vous diront de changer cette loi.
Ma conviction politique est claire : la démocratie est un système très imparfait, et c'est sous sa forme représentative qu'il a le plus d'inconvénients. Je suis pour la monarchie, mais comme je n'y crois pas dans un avenir proche, la forme politique vraisembable qui me paraît la moins mauvaise est la démocratie directe.
Des référendums souvent et sur tous les sujets.
Même si le peuple est susceptible de bien des égarements, je lui crois plus de bon sens et plus de patriotisme qu'à la classe jacassante politico-médiatique. Sur dix référendums, il y en aura peu-être quatre dont les résultats seront idiots. C'est un ratio bien meilleur que les décisions prises par notre classe prétendue éclairée.
Le fond du problème, c'est que dans nos politiciens qui n'ont que le mot démocratie à la bouche, bien peu font confiance au peuple français, peut-être aucun, et j'en soupçonne beaucoup, notamment à gauche, de le détester purement et simplement.
Libellés :
conservatisme à la française,
démocratie,
lubies homosexuelles,
Suisse
samedi, octobre 20, 2012
Le rabbin Bernheim à propos du «mariage homosexuel»
A mes yeux, le «mariage homosexuel» relève de la maladie mentale chez ceux qui le revendiquent. Et du nihilisme ou de l'imbécilité chez ceux qui l'approuvent.
Je n'ai pas grand'chose à dire de plus, mais l'exposé du rabbin Bernheim m'a semblé lumineux :
Le rabbin Bernheim à propos du «mariage homosexuel»
Je n'ai pas grand'chose à dire de plus, mais l'exposé du rabbin Bernheim m'a semblé lumineux :
Le rabbin Bernheim à propos du «mariage homosexuel»
Libellés :
famille,
lubies homosexuelles
vendredi, octobre 12, 2012
L'enfant comme accessoire de mode
Est-ce moi qui aie l'esprit mal tourné ? Je suis vaguement mal à l'aise devant ces photos de Nicole Kidman avec ses enfants. Ce qui est privé doit rester privé.
Il est est vrai que l'enfant est de plus en plus traité comme un objet de consommation, comme s'il y avait un droit à l'enfant (cf la revendication d'adoption par les homosexuels) alors que, dans une conception saine, il y a des devoirs vis-à-vis de l'enfant (protection, éducation).
Dans notre société, le général Lee serait un extraterrestre («Le plus beau mot de notre langue est "devoir"»).
samedi, octobre 06, 2012
A rapprocher du «mariage» homosexuel
Echirolles : où est le père ?
Les bien-pensants vont me hurler aux oreilles que cela n'a aucun rapport avec le «mariage» homosexuel. Pourtant, le rapport est si évident que je ne sens même pas la nécessité de l'expliciter.
Les bien-pensants vont me hurler aux oreilles que cela n'a aucun rapport avec le «mariage» homosexuel. Pourtant, le rapport est si évident que je ne sens même pas la nécessité de l'expliciter.
vendredi, octobre 05, 2012
De l'influence du "mariage pour tous" sur le rap français
Déjà qu'ils avaient l'air con ...
Merci Koltchak.
lundi, septembre 24, 2012
Le mariage pour tous
Bien que dépourvus de la moindre sensibilité, nos amis socialos ont fini par s'apercevoir que «mariage homosexuel» faisait grotesque.
Ils ne peuvent pas renoncer à une mauvaise idée, c'est leur gagne-pain. S'ils prenaient la déplorable habitude de renoncer à leurs mauvaises idées, ils cesseraient vite d'être socialistes. Impensable !
Ils ont donc eu recours à leur tactique habituelle, jouer sur les mots. Ils nous ont donc inventé le «mariage pour tous», afin de dissimuler ce qui n'est rien d'autre, pour l'instant, que le «mariage homosexuel». Mais l'expression est dangereuse, elle révèle plus qu'elle ne dissimule.
En effet, si le mariage est «pour tous», on légalise le mariage d'un père et de sa fille, du sultan et de son harem, et c'est justement le reproche que font les opposants au «mariage homosexuel», d'ouvrir la route à l'inceste et à la polygamie. Autrement dit, l'expression «mariage pour tous» donne raison aux opposants au «mariage homosexuel».
Et qu'on ne me dise pas que la logique de la pente savonneuse est exagérée, que c'est une «phobie», c'est exactement la logique dans laquelle on est : il existe une superbe déclaration de Mme Badinter, au moment de l'adoption du PACS, jurant ses grands dieux que jamais les homosexuels ne se marieraient et que jamais ils n'adopteraient d'enfants. Voyez où nous en sommes.
D'ailleurs, certains «penseurs» ont déjà fait paraître des articles dans un «grand quotidien du soir» pour expliquer que le «mariage homosexuel» n'est qu'une étape vers le «polyamour», validant là encore le raisonnement des opposants.
Mais ne soyons pas chiens : cette idée de mariage pour tous ouvre des perspectives inexplorées. Le mariage de la carpe et du lapin, de Castor et de Pollux, de Véronique et de Davina, de Roux et de Combaluzier, de Zemmour et de Naulleau, de Smith et de Wesson, de Laurel et de Hardy, des frères Marx (là, je veux absolument être invité au mariage !), de Procter et de Gamble, de François Hollande et de Valérie Trierweiler, d'Achille et de Patrocle, des ballets russes et du Paris-Saint-Germain, de Tarzan et de Cheetah, la tête en tourne.
Car j'ai oublié de vous dire, Tarzan a quelques problèmes «sentimentaux» :
Ils ne peuvent pas renoncer à une mauvaise idée, c'est leur gagne-pain. S'ils prenaient la déplorable habitude de renoncer à leurs mauvaises idées, ils cesseraient vite d'être socialistes. Impensable !
Ils ont donc eu recours à leur tactique habituelle, jouer sur les mots. Ils nous ont donc inventé le «mariage pour tous», afin de dissimuler ce qui n'est rien d'autre, pour l'instant, que le «mariage homosexuel». Mais l'expression est dangereuse, elle révèle plus qu'elle ne dissimule.
En effet, si le mariage est «pour tous», on légalise le mariage d'un père et de sa fille, du sultan et de son harem, et c'est justement le reproche que font les opposants au «mariage homosexuel», d'ouvrir la route à l'inceste et à la polygamie. Autrement dit, l'expression «mariage pour tous» donne raison aux opposants au «mariage homosexuel».
Et qu'on ne me dise pas que la logique de la pente savonneuse est exagérée, que c'est une «phobie», c'est exactement la logique dans laquelle on est : il existe une superbe déclaration de Mme Badinter, au moment de l'adoption du PACS, jurant ses grands dieux que jamais les homosexuels ne se marieraient et que jamais ils n'adopteraient d'enfants. Voyez où nous en sommes.
D'ailleurs, certains «penseurs» ont déjà fait paraître des articles dans un «grand quotidien du soir» pour expliquer que le «mariage homosexuel» n'est qu'une étape vers le «polyamour», validant là encore le raisonnement des opposants.
Mais ne soyons pas chiens : cette idée de mariage pour tous ouvre des perspectives inexplorées. Le mariage de la carpe et du lapin, de Castor et de Pollux, de Véronique et de Davina, de Roux et de Combaluzier, de Zemmour et de Naulleau, de Smith et de Wesson, de Laurel et de Hardy, des frères Marx (là, je veux absolument être invité au mariage !), de Procter et de Gamble, de François Hollande et de Valérie Trierweiler, d'Achille et de Patrocle, des ballets russes et du Paris-Saint-Germain, de Tarzan et de Cheetah, la tête en tourne.
Car j'ai oublié de vous dire, Tarzan a quelques problèmes «sentimentaux» :
vendredi, septembre 21, 2012
Ce n'est pas lui qui invente les chiffres et alimente les préjugés
Notre ami Fromage Plus a toujours un talent pour détecter les contradictions des festivus festivus.
Bien sûr, le sous-texte de ce billet est : «Et c'est à ces gens-là que vous voulez donner le droit de "se marier" et d'adopter ?»
Je découvre, ô surprise :-) , que les homosexuels n'ont pas tout à fait les comportements courants. Il faut dire que des gens qui réclament qu'on respecte leurs différences tout en revendiquant d'être traités exactement comme tout le monde ne peuvent pas être ordinaires.
Ce n'est pas moi qui invente les chiffres et alimente les préjugés
Bien sûr, le sous-texte de ce billet est : «Et c'est à ces gens-là que vous voulez donner le droit de "se marier" et d'adopter ?»
Je découvre, ô surprise :-) , que les homosexuels n'ont pas tout à fait les comportements courants. Il faut dire que des gens qui réclament qu'on respecte leurs différences tout en revendiquant d'être traités exactement comme tout le monde ne peuvent pas être ordinaires.
Ce n'est pas moi qui invente les chiffres et alimente les préjugés
Inscription à :
Articles (Atom)



