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mercredi, novembre 11, 2015
Pagnol défend le latin
Ca se passe de commentaire.
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mardi, juin 02, 2015
Latin et grec : au-delà de l'utilitarisme, la beauté des langues anciennes
Latin et grec : au-delà de l'utilitarisme, la beauté deslangues anciennes
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Nous vivons une époque qui suggère que le beau soit à ce point dispensable qu'il ne mérite plus d'être même évoqué. Et lorsqu'on l'évoque, c'est seulement comme outil, pour faire des phrases correctes, dans cette conception d'un français irréprochable sans saveur et sans aspérité. Un français automatique qui devient une langue morte. Une précaution scientiste qui sied mal, en réalité, à ce que sont les langues anciennes, au mouvement de leurs phrases, tant la justesse des termes, la synthèse opérée n'est pas l'appauvrissement, l'amenuisement contemporain du vocabulaire. Tant le latin n'est pas l'anglais d'aéroport.
Cet amour décharné pour les antiquités, ce réveil élégiaque des consciences indignées, délimitées d'avance par l'enjeu politique, charrie une certaine dose de tartuferie s'il ne délivre pas l'école de l'idéologie. On ne peut déplorer l'évanouissement du latin et du grec des programmes scolaires et vouloir ce monde-là, le désirer toujours plus matériel et plus efficace. Toujours plus rentable.
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Latiniste un jour, latiniste toujours ! Sursum corda !
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Nous vivons une époque qui suggère que le beau soit à ce point dispensable qu'il ne mérite plus d'être même évoqué. Et lorsqu'on l'évoque, c'est seulement comme outil, pour faire des phrases correctes, dans cette conception d'un français irréprochable sans saveur et sans aspérité. Un français automatique qui devient une langue morte. Une précaution scientiste qui sied mal, en réalité, à ce que sont les langues anciennes, au mouvement de leurs phrases, tant la justesse des termes, la synthèse opérée n'est pas l'appauvrissement, l'amenuisement contemporain du vocabulaire. Tant le latin n'est pas l'anglais d'aéroport.
Cet amour décharné pour les antiquités, ce réveil élégiaque des consciences indignées, délimitées d'avance par l'enjeu politique, charrie une certaine dose de tartuferie s'il ne délivre pas l'école de l'idéologie. On ne peut déplorer l'évanouissement du latin et du grec des programmes scolaires et vouloir ce monde-là, le désirer toujours plus matériel et plus efficace. Toujours plus rentable.
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Latiniste un jour, latiniste toujours ! Sursum corda !
jeudi, avril 02, 2015
Hélas, je n’y perds pas mon latin
Un jour, je me suis retrouvé à parler du latin avec un collègue qui avait passé le latin comme deuxième langue aux concours alors que je l’avais passé en deuxième langue au bac. Nous devisions sur cette langue à la fois étrangère et si familière. Le latin est, pour un Européen, un oxymore : une langue maternelle étrangère.
C’est fini : à « l’école de la république », l’apprentissage du latin devient impossible, par décret de Mme Vallaud.
Pas la peine de longues explications. Entre l’utilitarisme, l’égalitarisme et le nihilisme, il y a suffisamment de mots en « isme » pour comprendre. Il faut sans doute y ajouter la haine moderne de la beauté sous toutes ses formes.
Nous sommes en plein dans les thèses de Rémi Brague (et d’autres) : la culture est chose très fragile. Il suffit qu’une génération (en l’occurrence, les enfoirés de 68ards et leurs descendants directs) refuse de transmettre pour que la chaine soit rompue à jamais. Cette catastrophe a déjà eu lieu à la fin de l’empire romain d’occident, cela n’était pas beau à voir.
Le palmarès de nos destructeurs est impressionnant : français ? Fini. Grammaire ? Fini. Orthographe ? Fini. Littérature ? Fini. Histoire de France ? Fini. Logique ? Fini. Calcul ? Fini. Géométrie ? Fini. Faut-il que la haine soit profonde en leurs cœurs pour arriver là. On le connaît bien ce mélange de la rancœur adolescente et de la jalousie des médiocres.
Fumaroli et Letac sur le massacre du latin
Arma virumque cano, Troiae qui primus ab oris
Italiam, fato profugus, Laviniaque venit
litora, multum ille et terris iactatus et alto
vi superum saevae memorem Iunonis ob iram;
multa quoque et bello passus, dum conderet urbem,
inferretque deos Latio, genus unde Latinum,
Albanique patres, atque altae moenia Romae
C’est fini : à « l’école de la république », l’apprentissage du latin devient impossible, par décret de Mme Vallaud.
Pas la peine de longues explications. Entre l’utilitarisme, l’égalitarisme et le nihilisme, il y a suffisamment de mots en « isme » pour comprendre. Il faut sans doute y ajouter la haine moderne de la beauté sous toutes ses formes.
Nous sommes en plein dans les thèses de Rémi Brague (et d’autres) : la culture est chose très fragile. Il suffit qu’une génération (en l’occurrence, les enfoirés de 68ards et leurs descendants directs) refuse de transmettre pour que la chaine soit rompue à jamais. Cette catastrophe a déjà eu lieu à la fin de l’empire romain d’occident, cela n’était pas beau à voir.
Le palmarès de nos destructeurs est impressionnant : français ? Fini. Grammaire ? Fini. Orthographe ? Fini. Littérature ? Fini. Histoire de France ? Fini. Logique ? Fini. Calcul ? Fini. Géométrie ? Fini. Faut-il que la haine soit profonde en leurs cœurs pour arriver là. On le connaît bien ce mélange de la rancœur adolescente et de la jalousie des médiocres.
Fumaroli et Letac sur le massacre du latin
Arma virumque cano, Troiae qui primus ab oris
Italiam, fato profugus, Laviniaque venit
litora, multum ille et terris iactatus et alto
vi superum saevae memorem Iunonis ob iram;
multa quoque et bello passus, dum conderet urbem,
inferretque deos Latio, genus unde Latinum,
Albanique patres, atque altae moenia Romae
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mardi, mars 17, 2015
Macédoine : latin, houellebecquisation du PS et Etat-mamma
Le PS, champion du clientélisme envers les musulmans
Disparition du latin : rien n'est plus utile que les matières qu'on dit inutiles
Réforme de Najat Vallaud-Belkacem : le coup de grâce aux langues anciennes
Du choc de simplification à la folie réglementaire
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mardi, juillet 23, 2013
Le plaisir du latin
Le dépérissement de ce qu'on appelait jadis les humanités n'est évidemment pas le fait du hasard. L'école a désormais pour mission de fabriquer des crétins. Bien sûr, cette mission de décivilisation est habillée de mots moins crus et moins honnêtes, mais il suffit d'analyser le discours officiel pour comprendre. Point besoin d'être un exégète chevronné.
Tout ce qui est dépaysement, ouverture d'esprit, recul, réflexion, est sévèrement condamné par notre système éducatif soviétique. Je ne parle pas là des pseudo-débats, qui sont des discutailleries oiseuses, destinées à formater les élèves aux conclusions écrites d'avance par le politiquement correct. J'évoque un vrai travail sur soi de décentrement, aux résultats imprévisibles, dépendants de la personnalité des élèves.
Il convient donc de barrer l'accès, passivement ou activement, aux matières qui pourraient sortir les élèves de leur crétinerie. Les langues dites mortes ayant uniquement ce rôle (criminel, du point de vue du Système) de mise en perspective, il est normal qu'elles aient été les premières victimes de l'entreprise de crétinisation officielle. D'autant, atrocité supplémentaire, qu'elles disent nos racines. Enraciner un élève, quelle horreur ! L'histoire a commencé en 1981, en 1933, au pire en 1789, mais certainement pas plus loin. Homère, Remus et Romulus, Virgile, Saint Augustin ? Et puis quoi encore ?
J'ai fait du latin de la sixième au bac, au point que ce fut ma seconde langue à cette épreuve qui avait encore un sens.
Je n'étais pas un grand passionné, d'autres choses me préoccupaient, mais aujourd'hui, avec vingt-cinq ans de recul, le latin me manque. Dans mes fantasmes de temps libre (si je gagnais au Loto, si j'étais à la retraite, ...), reprendre l'étude du latin est en tête.
La particularité du latin, ce qui en fait le plaisir profond, est d'être une langue étrangère non pas dans l'espace mais dans le temps. C'est à la fois nous, notre héritage, et une autre civilisation.
Ensuite, cette langue est un jeu : elle est familière mais sa structure est différente. Elle rassure et déroute à la fois.
Elle parle souvent de notions disparues : la loi, l'honneur, la gloire, les plaisirs des champs ... En plus, c'est une langue universelle. Pour les catholiques. Ce qui ajoute aux raisons d'en décourager l'enseignement.
Je suis navré qu'on prive, à dessein -je le répète, la jeunesse de cette évasion.
Heureusement, tout n'est pas perdu : les jeunes ignorent le latin mais savent manier un smart phone. C'est l'essentiel, non ?
Voici un site qui essaie de réparer les dégâts : la question du latin.
Tout ce qui est dépaysement, ouverture d'esprit, recul, réflexion, est sévèrement condamné par notre système éducatif soviétique. Je ne parle pas là des pseudo-débats, qui sont des discutailleries oiseuses, destinées à formater les élèves aux conclusions écrites d'avance par le politiquement correct. J'évoque un vrai travail sur soi de décentrement, aux résultats imprévisibles, dépendants de la personnalité des élèves.
Il convient donc de barrer l'accès, passivement ou activement, aux matières qui pourraient sortir les élèves de leur crétinerie. Les langues dites mortes ayant uniquement ce rôle (criminel, du point de vue du Système) de mise en perspective, il est normal qu'elles aient été les premières victimes de l'entreprise de crétinisation officielle. D'autant, atrocité supplémentaire, qu'elles disent nos racines. Enraciner un élève, quelle horreur ! L'histoire a commencé en 1981, en 1933, au pire en 1789, mais certainement pas plus loin. Homère, Remus et Romulus, Virgile, Saint Augustin ? Et puis quoi encore ?
J'ai fait du latin de la sixième au bac, au point que ce fut ma seconde langue à cette épreuve qui avait encore un sens.
Je n'étais pas un grand passionné, d'autres choses me préoccupaient, mais aujourd'hui, avec vingt-cinq ans de recul, le latin me manque. Dans mes fantasmes de temps libre (si je gagnais au Loto, si j'étais à la retraite, ...), reprendre l'étude du latin est en tête.
La particularité du latin, ce qui en fait le plaisir profond, est d'être une langue étrangère non pas dans l'espace mais dans le temps. C'est à la fois nous, notre héritage, et une autre civilisation.
Ensuite, cette langue est un jeu : elle est familière mais sa structure est différente. Elle rassure et déroute à la fois.
Elle parle souvent de notions disparues : la loi, l'honneur, la gloire, les plaisirs des champs ... En plus, c'est une langue universelle. Pour les catholiques. Ce qui ajoute aux raisons d'en décourager l'enseignement.
Je suis navré qu'on prive, à dessein -je le répète, la jeunesse de cette évasion.
Heureusement, tout n'est pas perdu : les jeunes ignorent le latin mais savent manier un smart phone. C'est l'essentiel, non ?
Voici un site qui essaie de réparer les dégâts : la question du latin.
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