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samedi, février 08, 2020

Macron, toujours plus de trahison.




Et bien sûr, pas un général pour se lever et lui flanquer un coup de boule. C'est normal, le principal critère de sélection des généraux, c'est la souplesse d'échine.

Macron est le Destructeur. C'est un traitre, j'espère qu'il sera jugé et condamné.

En tout cas, si vous votez pour lui en 2022, au premier ou au second tour, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.


mardi, septembre 10, 2019

Les deux erreurs stratégiques de la France des années 30.

Les Français des années 30 ont mieux perçu que beaucoup d’autres, notamment les Anglais et les Américains, les dangers du revanchisme allemand, même s’ils n’ont pour la plupart pas compris vraiment la particularité d’Hitler.

Mais ils ont fait deux erreurs stratégiques qui aboutissent à la défaite de 1940 :

1) sous-estimer l’appui militaire que pouvait apporter l’Armée Rouge. Gamelin l’a reconnu un peu tard, dans ses mémoires. L’alliance soviétique n’a pas été poursuivie avec l’ardeur nécessaire et l’anti-communisme a trop souvent pris le dessus sur les considérations bassement militaires.

Ni Hitler ni Churchill n’ont fait, chacun à leur manière, cette faute.

2) sur-estimer la dépendance de la France vis-à-vis de la Grande-Bretagne. A mesure que les dirigeants français pestaient plus fort contre la cécité britannique, ils osaient moins s’écarter, ne serait-ce que d’un ongle, du magistère de la nurse anglaise. Ils n’ont nullement utilisé toutes les latitudes qu’ils avaient. C’est toujours la même histoire : pour mener une politique d’indépendance, il faut croire en son pays.

Aujourd’hui, nous recommençons la même erreur avec l’Allemagne : nos dirigeants sont collés à l’Allemagne comme des enfants handicapés mentaux à leur maman. Cette alliance idiote n’est ni nécessaire ni judicieuse.

Il faut commencer par partir du principe que la France peut se débrouiller seule (sinon, c’est la porte ouverte à toutes les bassesses), faire ce qu’il faut pour qu’il en soit ainsi, et ensuite, se demander si éventuellement, il n’y aurait pas des alliances qui nous arrangeraient.

Nos politiciens, ces enfoirés, font tout le contraire : ils bradent les instruments de l’indépendance et ensuite se raccrochent à la première main teutonne qui passe.

jeudi, août 22, 2019

« Trump et le Groenland : derrière le coup médiatique, un objectif stratégique »

« Trump et le Groenland : derrière le coup médiatique, un objectif stratégique »

Surprise ! Gaspation ! Bouleverschtroumpf ! Horreur et abomination ! Quoi ? Trump ne serait pas aussi con que ce que prétend la presse française et poursuivrait des objectifs cachés ? Je tombe de la commode Louis XIII avec triple rebond par salto arrière !

Bon, ok, je veux bien reconnaître que la moquerie est facile et que l'ironie est du cancre, mais, avouez tout de même, la tentation de se foutre de la gueule des journalistes français est irrésistible, ils sont tellement bêtes.


jeudi, juin 06, 2019

Mon Amérique à moi

Iran, Otan : faudra-t-il un jour rompre l’alliance américaine – Jean-Philippe Immarigeon

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Non, ce n’est pas l’accord nucléaire qui est en jeu, ce n’est pas l’Iran que les Américains veulent mettre à genoux, c’est l’Europe. D’aucuns diront qu’il s’agit de la doctrine Bush, de son avertissement aux Européens au surlendemain du 11 septembre 2001 : si vous n’êtes pas derrière nous, c’est que vous êtes contre nous. Les historiens répondront que l’Amérique n’a jamais eu qu’une seule obsession, l’Europe et la France en particulier, que ces inscriptions sur les chars Abrams envahissant l’Irak résumaient parfaitement : Today Baghdad, tomorrow Paris. Et ce n’était pas une boutade : il n’y a pas de second degré dans le discours américain, il faut le prendre brut de décoffrage.

Aussi, lorsque Le Maire s’indigne du délai de soixante jours que nous donne l’Iran pour tenir nos promesses, claironnant que l’Europe ne céderait pas à un ultimatum, réalise-t-il qu’il se trompe de cible ? Car sa collègue des armées a dû répondre ces jours-ci à un autre ultimatum, un vrai celui-là, et pas de Téhéran. Le 1er mai dernier, deux responsables du Pentagone ont dénoncé le Fonds européen de la Défense qui doit financer l’innovation technologique et les projets de coopération dans le domaine militaire, mais qui exclue toute filiale d’une entité installée hors de l’UE. Pour le Pentagone, ces dispositions « ne nuiraient pas seulement aux relations constructives entre l’OTAN et l’UE que nous avons nouées au cours des dernières années, mais pourraient aussi ramener aux discussions parfois conflictuelles sur la défense européenne d’il y a quinze ans ». A cette lettre était jointe une seconde, signée de Gordan Sondland, ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE, exigeant une réponse avant le lundi 10 juin (soit au lendemain de la visite de Trump sur les plages normandes du DDay) sous peine d’actions réciproques – mots diplomatiques pour sanctions.

Que vont faire nos moutons face au loup ? Rien.

[…]

Il ne s’agira pas simplement de sortir de telle ou telle structure intégrée, comme de claquer la porte de l’OTAN, mais de se dégager de son emprise, de retrouver notre souveraineté dans les normes technologiques et la règle de droit, dans les industries au prix sans doute de quelques nationalisations, et surtout – le plus difficile – de retrouver un mode de pensée libre qui ne soit ni celui du management ni celui de l’économie libérale. En un mot revenir peut-être au temps du grand basculement, lorsqu’il y a deux cent cinquante ans un roi de France fit cadeau aux colons anglo-américains des Treize colonies d’une indépendance qu’ils étaient bien incapables d’obtenir seuls sans nos canons et nos vaisseaux. L’heure est venue de réparer cette erreur [il propose que la Grande-Bretagne et la France re-colonise l'Amérique ?].

Jean-Philippe IMMARIGEON

Co-responsable Défense de « République souveraine »
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L'Amérique est notre ennemie parce qu'elle a une stratégie mondiale. Sur cette scène, elle n'a que deux rivales possibles : la Chine aidée de la Russie et l'Europe menée par la France. Il est normal quelle essaie d'abaisser l'Europe (ce qui est insupportable, c'est que cela s'accompagne de leçons de morale).

Je pense que toute idée d'opposition française un peu sérieuse est illusoire mais il est sain d'avoir en tête la bonne perspective.

A l'heure où Macron, cette anti-France en chair et en os, brade les Iles Eparses à Madagascar, je répète l'importance primordiale que j'attache au fait de conserver toutes nos possessions d'outremer.

C'est faisable, ce n'est pas aussi violent qu'une confrontation directe avec les Etas-Unis, et ça préserve la vocation mondiale de la France pour le jour où il se trouvera un homme capable de la relever (c'est aussi en prévision de ce jour que tous les Macron de la terre se dépêchent de nous en débarrasser).

jeudi, février 14, 2019

A380 : on ferme !

Airbus arrêtera de produire l'A380 en 2021.

Voici ce que j'écrivais en 2007 (12 ans déjà) :

Le retour du blog de JP Chevallier

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Il s'agit là de l'opinion de JP Chevallier et je suis agnostique sur le sujet. Par contre, il est vrai que ce raisonnement correspond très exactement à ce qui s'est passé pour l'A380, que j'ai suivi de près.

1) Les Européens hésitaient à lancer l'A380.

2) Boeing a fait semblant de préparer un très gros porteur.

3) Les Européens ont répondu qu'ils ne pouvaient pas laisser le monopole du marché des très gros porteurs aux Américains. Ils ont méprisé les « financiers » (il faut déjà être un peu bêbête pour prendre le mot « financier » pour une insulte) qui leur conseillaient de ne pas lancer l'A380, trop risqué.

4) Aussitôt l'A380 fermement lancé, les Américains ont remisé leur projet de gros-porteur (avec le recul, on sait qu'il n'a jamais été sérieux) et se sont mis au Dreamliner, qui fait depuis un tabac.

5) L'A380 est une catastrophe financière et commerciale, il ne rapportera jamais un sou, bien heureux si il ne coule pas la boîte, et gèle les capacités d'investissement et d'innovation d'EADS pour quelques années.
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Suis-je supérieurement intelligent ou doté d'une boule de cristal méga-atomique ? Hélas non. J'ai juste de la culture aéronautique.

Les Américains nous ont fait le même coup dans les années 60 avec le projet SSST (dont on apprendra ensuite qu'il n'a jamais été sérieux lui non plus) pour nous encourager à lancer le dispendieux gouffre Concorde (surnommé « gobe-millions » par Mongénéral) pendant qu'ils préparaient en douce le 747.

Il suffisait de s'en souvenir. Visiblement, c'était au-dessus des capacités des millionnaires dirigeants d'Airbus. Ils auraient mieux fait de me donner les millions.

Bien sûr, on pourriez me dire qu'à force de prédire des catastrophes, certaines finissent par arriver. Mais, tout de même, ça n'était pas mal vu (je suis assez content de moi !).

Pour bien enfoncer le clou, un article d'Aéro Buzz :

Airbus annonce l’arrêt de l’A380

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Cette sortie de piste de l’A380 est d’autant plus douloureuse qu’elle survient au moment où, non seulement Boeing, mais le monde entier, commémore le cinquantième anniversaire du premier vol du 747. Cinquante ans après, le Jumbo jet de Seattle continue à se vendre. Boeing a enregistré en 2018, 24 commandes nettes et réalisé 6 livraisons. Désormais, Boeing ne produit plus que des cargos. Les quadriréacteurs gros-porteurs n’ont pas la côte. Les compagnies leur préfèrent les gros biréacteurs, voire les monocouloirs à long rayon d’action [dont Boeing s'est fait une spécialité].
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Cet arrêt de l'A380 arrive à un moment où Airbus est en péril (Renaud Girard: « Airbus attaqué sur deux fronts »).

Bien sûr, Airbus ne va pas faire faillite l'année prochaine. Mais, dans cette industrie à cycles longs, il faut raisonner à 20 ans, et, à cet horizon, les nuages s'amoncellent et Airbus risque de perdre son rang.

mardi, octobre 30, 2018

Les rappels de l’affaire Kashoggi

Le Canard Enchainé s’est amusé à titrer « Affaire Kashoggi : une enquête en dents de scie ».

Trêve de plaisanteries, l’affaire Kashoggi rappelle deux choses (si, pour vous, ce ne sont pas des rappels mais des informations, c’est dommage) :

1) L’Arabie Saoudite est un DAECH qui a du pétrole et un siège à l’ONU. Ce sont des animaux sadiques. C’est une honte et un danger pour n’importe quel pays occidental d’avoir une relation quelconque avec ce pays autre que l’hostilité ouverte.

2) Conséquence directe du premier point, les pays occidentaux n’ont absolument plus aucun crédit moral (comparez par exemple les traitements des affaires Skripal et Kashoggi). C'est un point essentiel






jeudi, octobre 25, 2018

Résumé de l'Arabie Saoudite

Hélas en anglais :



Ne tournons pas autour du pot : le monde se porterait mieux si l'islam n'existait pas. Et si cela n'est pas possible, le monde se porterait mieux si l'Arabie Saoudite n'existait pas.

La situation est claire : c'est une course de vitesse. L'Arabie Saoudite est née du pétrole et disparaitra lorsque le transport se passera du pétrole et que nous aurons trouvé des sources alternatives de pétrole pour la chimie. Aura-t-elle réussi à islamiser l'Europe avant ?

dimanche, octobre 07, 2018

Les mini-drones rendent-ils l'arme atomique obsolète ?

Bien entendu, nous avons de grands stratèges qui réfléchissent à tout ça. Faites leur confiance, ça va bien se passer.

Ce film est de la science-fiction, hélas très vraisemblable :




mardi, octobre 02, 2018

A l’exemple de Manuel Valls et de l’ONU : où l’on commence par un petit personnage et on finit par la grande stratégie

 « Manuel Valls met en lumière l'absence cruelle de la figure de l'homme d'État »

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La politique n'est plus qu'un « job » parmi d'autres. Et, en vertu de la flexibilité alliée au boniment du développement personnel, on serait en droit de changer de « nation » comme on change d'entreprise quand on n'y trouve plus son compte [quand je vois le nombre de Français de souche qui fuient à l’étranger, ça me fait mal]. La traversée du désert ? Rester fidèle à son engagement d'élu national malgré les aléas de la basse-cour politicienne ? Très peu pour Manuel Valls. Qu'à cela ne tienne, puisque la France est mauvaise mère d'adoption, il retourne dans les jupons de sa mère biologique, la Catalogne. Rappelons quand même que Manuel Valls n'a fait que naître à Barcelone, volonté de ses parents qui étaient déjà installés en France où il a donc grandi et vécut toute sa vie. Puisque l'horizon semble désormais bouché en France, allons voir si l'herbe est plus verte chez le voisin. Ce qui compte n'est-ce pas d'abord l'épanouissement personnel du petit Manuel, et non, en homme d'État, le dévouement à la patrie ?

Oui, un grand mot que la patrie. Elle mérite ici, dans toute sa noblesse, d'être interpellée car Manuel Valls n'a pas manqué au cours de plus de trente ans de vie politique de faire de grandes déclarations d'amour à la France. Tout cela sonne aujourd'hui comme un mensonge à celle qu'il disait aimer follement, une tromperie des plus ordinaires. La France qu'il prétendait aimer ne lui donne pas ce qu'il veut, il va voir ailleurs. La France se sent trahie, il ne peut venir lui en faire le reproche puisqu'il lui avait conté fleurette pour s'en détourner à la moindre déconvenue. Osera-t-il une fois perdue l'élection à la mairie de Barcelone lui demander de «passer l'éponge» pour le reprendre au sein du chaleureux foyer ?

[…]

Les Français attendent d'un homme d'État qu'il serve les intérêts de la nation avant ceux de l'Europe ou d'une virtuelle « communauté internationale », et qu'il ne serve pas d'abord ses intérêts personnels. Un homme d'État lucide, dont la vision serait fondée sur une analyse de la situation ne cédant pas aux appréciations moralistes du moment et/ou aux injonctions de technocrates, de lobbies, qui n'ont comme boussole que la loi du Marché. Un homme d'État peut avoir une ambition démesurée, mais à condition que celle-ci serve la France et non son narcissisme. L'homme d'État a de la patience dans l'adversité, il accueille les traversées du désert comme des occasions de reprendre contact avec une réalité qu'il a perdue de vue, avec des composantes de la nation qu'il a négligées, il n'est pas cet homme pressé qui continue à s'agiter dans le landerneau politico-médiatique pour exister. Le désamour des Français pour leur classe politique n'est pas prêt de cesser, à observer « les profils » aujourd'hui sous nos yeux.

Depuis la naissance de l'État moderne théorisé par le français Jean Bodin (XVIè) puis l'anglais Thomas Hobbes (XVIIè), les qualités attendues d'un homme d'État ont pu connaître quelques inflexions suivant l'évolution du système politique démocratique. Néanmoins, la mission ultime de l'homme d'État demeure la défense des intérêts de sa nation, la loyauté à l'égard de sa patrie, dans le dépassement de sa vanité individuelle et ses petites ambitions personnelles. En cela donc on peut dire que Manuel Valls n'était pas un homme d'État français. Mais catalan, qui sait : chaque patrie a les grands hommes qu'elle mérite …
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Certains, ici, s’insurgent quand je dis qu’il y a trop de métèques en politique française, trop de politiciens aux origines douteuses et au patriotisme de même, aux doubles, voire aux triples, allégeances. Mais c’est tout de même bien un problème de fond : comment obéir à quelqu’un qu’on peut légitimement soupçonner d’être un traitre ou, du moins, un homme au patriotisme douteux ?

On me citera Mazarin et Gambetta. Mais cela renforce mon propos : le patriotisme d’un métèque doit être insoupçonnable, plus que celui d’un Français de France, pour que le soupçon ne puisse accrocher. Quand un métèque fait une politique qui ne paraît pas au service du pays mais d’autre chose, il faut se débarrasser du métèque.

Les organisations internationales sont-elles une forteresseprogressiste imprenable dans la lutte entre libéraux etconservateurs ?

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Aujourd’hui - Trump le premier - se heurtent aux plus grosses oppositions [dans les organisations internationales].

Les organisations internationales sont les forteresses dans lesquelles le progressisme, battant en retraite sur une partie de la planète, va se réfugier pour tâcher de résister - et d’où il pourrait bien, si nous sommes naïfs, nous empêcher de prendre le pouvoir. Nous autres conservateurs sommes sans doute trop optimistes lorsque nous faisons confiance aux forces de l’histoire pour substituer une ère conservatrice à l’ère du libéralisme dominant en train de s’achever. Il faut plutôt nous préparer à un combat sans merci. Et les progressistes disposent, dans la bataille, de positions très solides qui peuvent leur permettre de rester au pouvoir de bien des manières. Avez-vous jamais réfléchi à ce paradoxe : Emmanuel Macron élu, dans votre pays, alors qu’il est le plus fervent des européistes et que la cause de l’Europe fédérale est devenue minoritaire en France au plus tard lors du référendum de 2005 ? Mais le jeu politique est bloqué par l’appartenance de votre pays à cette fédération qu’est l’Union Européenne: les candidats pro-Union partent avec un avantage compétitif quasi-insurmontable pour leurs adversaires; ils peuvent s’appuyer sur un appareil médiatique, des réseaux de grandes entreprises et une « sainte alliance » des gouvernants quasi-unanimement acquis à la cause européiste. Avec l’élection présidentielle française de 2002 au plus tard, il est devenu clair que le jeu normal des forces politiques ne pouvait plus s’exprimer - quelle que soit l’expression du vote populaire, à la fin c’est l’européisme qui gagne. C’est au nom de l’Union Européenne que vos gouvernements successifs font passer la plupart des réformes qu’ils entreprennent. C’est au nom de l’Europe que toute position économique ou politique réaliste est systématiquement écartée. Je m’attarde sur l’Union Européenne mais je pourrais prendre d’autres exemples. Prenons la question du réchauffement climatique.

Personne d’honnête intellectuellement n’en connaît les causes ni n’est capable d’en dire avec certitude l’ampleur. C’est une question qui devrait être laissée aux scientifiques, sans récupération. Mais vous trouverez toujours suffisamment d’hommes politiques et de hauts fonctionnaires internationaux prêts - contre leur discours affiché de souci pour l’environnement - à brûler des millions de litres de kérosène pour se rencontrer à différents points de la planète, décréter que c’est l’activité humaine qui explique le réchauffement et décider ensemble de contre-mesures dont ils vous diront, aussitôt prises, qu’elles sont tout à fait insuffisantes. il faudra à nouveau brûler beaucoup de kérosène pour la réunion suivante.

[…]

Une fois que l’on a cela en tête, on comprend mieux ce qui se joue à l’échelle mondiale. Dans l’euphorie progressiste de l’après-Seconde Guerre mondiale, les organisations internationales se sont multipliées, sur à peu près tous les sujets de la vie collective. Des bureaucraties internationales se sont établies; elles sont devenues pléthoriques, au service d’intérêts puissants - de l’intérêt des puissants, devrait-on dire: les logiques transnationales sont des logiques oligarchiques, où la voix des dominants est prépondérante. Aujourd’hui, ces organisations et ces intérêts sont d’autant plus solides qu’au progressisme socialiste de l’après-guerre a succédé le progressisme libéral à la fin du XXè siècle. De Roosevelt à Obama, il existe une profonde continuité « multilatéraliste ». La puissance des réseaux ainsi mise en place est telle qu’elle conduit à verrouiller de plus en plus les politiques nationales, qui adoptent des objectifs « collectifs » dont il est quasiment impossible de sortir puisqu’ils ont été adoptés dans des traités signés par les gouvernements et ratifiés par les parlements. Assez naturellement, les classes aisées de la société produisent, à chaque génération, toujours plus de défenseurs des systèmes trans- ou supranationaux mis en place. Et lorsque se lève un politique prêt à défendre d’autres intérêts, il le fait, le plus souvent, au nom du peuple, c’est-à-dire des couches précarisées par l’ordre international.

C’est moins souvent, au départ, l’outrance du propos qui fait traiter de populisme ce qui est dit, que l’opposition exprimée aux objectifs partagés par les élites nationales et internationales. Ou, pour le dire autrement, le système progressiste ne laisse souvent pas d’autre choix aux opposants que celui de l’outrance pour se faire entendre.

Les organisations supranationales de toute sorte sont des machines à générer des populismes: et ceux-ci, au fond, les arrangent bien car ils ne mettent pas fondamentalement en cause le système. En 2002, la gauche s’est bouché le nez mais elle a voté Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen. En 2005, les « populistes » ont réussi, en s’additionnant, à faire voter non, majoritairement, au traité constitutionnel européen; mais Nicolas Sarkozy a repris les choses en main, depuis la droite, en mettant ce qu’il fallait de populisme dans son discours pour être élu puis en faisant adopter le traité de Lisbonne, à peine élu. Sarkozy avait le potentiel d’un Donald Trump mais il n’était pas fait de la même trempe: il ne voulait pas lutter pendant cinq ou dix ans contre l’establishment libéral. Nous en sommes arrivés au moment où les populismes se sont tellement multipliés partout dans le monde qu’ils semblent en mesure de l’emporter. Certains prédisent par exemple une victoire des populistes aux prochaines élections européennes. Mais cela produirait-il quelque chose? Le problème des populismes, c’est qu’ils n’ont pas encore pu effectuer leur mue conservatrice. Ils restent fort démunis face à la puissance de ces forteresses progressistes que sont les organisations inter-, trans- ou supranationales. L’establishment libéral dispose encore d’une puissance de feu considérable. Regardez comme le parti démocrate a passé deux ans à tenter de renverser Trump, par une série de coups d’Etat institutionnels avortés ; regardez la multiplication des lois sur les fake news , expression de la connivence entre élites politiques, médias, et GAFA au service de la préservation de l’ordre progressiste. Regardez comment, malgré la méfiance profonde des populations, un véritable eugénisme progressiste s’est mis en place depuis quelques décennies, les travaux de l’ONU ou les votes du Parlement européen servant à préparer le vote des parlements nationaux.

Bien entendu, il s’agit de faire en sorte que les conservateurs s’emparent des bastions du progressisme.

Remarquez que je dis bien : les conservateurs ! Le populisme doit effectuer sa mue conservatrice. C’est-à-dire qu’il doit s’assurer le soutien d’une partie des élites. Personnellement je ne crois pas au populisme de gauche. Il fabrique des faire-valoirs du système progressiste, tels Tsipras ou Mélenchon. Au contraire, on voit bien, dans le cas britannique, comme UKIP est susceptible de perdre ses électeurs au profit des grands partis, à commencer par le parti conservateur, à partir du moment où les partis de gouvernement respectent les intérêts populaires. C’est ce qui s’est passé dans les mois qui ont suivi le référendum sur le Brexit. Remarquez aussi comme UKIP remonte dans les sondages, mécaniquement, dès que le parti conservateur faiblit dans sa volonté d’appliquer le Brexit. Theresa May n’est pas une conservatrice complète car elle cherche un compromis avec les principes l’Union Européenne au lieu d’établir un rapport de force qui débouche sur un accord politique.
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dimanche, août 12, 2018

La rive gauche du Rhin

L'annexion de la rive gauche du Rhin (annexion de la Rhénanie, du Luxembourg et de la Belgique) est un vieux fantasme français .

Depuis longtemps, ceux qui regardent la carte (beaucoup moins nombreux de nos jours) sont travaillés par l'incomplétude de nos « frontières naturelles » au nord-est. Ces plaines du nord couloir d'invasion. Nous serions tellement mieux si le Rhin était notre frontière de la Suisse à la mer du Nord.

De Gaulle y fait une allusion dans un de ses bouquins d'avant-guerre. Et Zemmour aussi dans un livre plus récent.


Vous me direz que c'est de l'histoire ancienne. Aujourd'hui, l'invasion vient du sud, les bateaux d''ONG ont remplacé les panzers et les mamys sans-frontiéristes les collabos.

C'est vrai. Mais depuis soixante-dix ans, l'histoire européenne est figée. Il se pourrait qu'elle se remette un jour en marche (peu probable, vu notre démographie, ou alors nous ne serons plus les maitres) et nous reparlerons peut-être de frontière naturelles.

Pourquoi je vous en parle ? Parce que je suis en train de lire le livre passionnant de Soutou sur la guerre froide de la France et que cette annexion de la Rhénanie était encore étudiée par le Quai d'Orsay en 1944.

jeudi, juillet 19, 2018

L'outremer ne coûte pas cher

Un lieu commun désormais bien ancré, c’est que nos possessions d’outremer nous coûtent cher, sous-entendu trop cher.

Ne vous laissez pas prendre à ce discours empoisonné.

Trop cher par rapport à quoi ?

Ces terres permettent à la France d’avoir un pied dans chaque océan et sur chaque continent. C’est ce qui fait que la France est légitime partout et n’est pas prisonnière de l’Europe. Ca n’a pas de prix (quand on voit les folies que font les Chinois pour prendre possession de cailloux en mer de Chine … Et nous, nous serions assez cons pour nous débarrasser de ce que nous avons déjà, et légitimement, parce que cela coûterait quelques milliards alors que nous en gaspillons des centaines par ailleurs ?).

C’est bien là que le bât blesse tous les ennemis de la France, à Paris (les centristes mous, la sale engeance à la Monnet, l’usine à traitres mondialistes, les cathos de gauche, les macronistes), à New-York, à Bruxelles ou à Berlin, qui nous tiennent le discours anti-colonialiste sans en avoir rien à foutre des « colonisés », mais qui aimeraient ramener la France à ses frontières continentales, la rapetisser, au passage prendre sa place, en Nouvelle-Calédonie par exemple, et la livrer pieds et poings liés à l’Allemagne.

Tant que la France aura, d’un côté, une défense (dont le nucléaire) et une industrie d’armement (que Macron est bien occupé, pas par hasard, à brader à l’Allemagne), d’un autre côté, ses confettis d’empire, il y aura toujours la possibilité qu’un dirigeant moins traitre que les actuels essaie de relever la fortune de France (comme disait Henri IV) en l’extrayant du marasme européiste.

C’est pourquoi nos ennemis attaquent ces deux atouts et pourquoi il ne faut pas nous y laisser prendre, notamment par le discours faussement raisonnable et à très courte vue sur le coût de l’outremer.

Il faudra surveiller très attentivement ce qui se passe après le référendum néo-calédonien. Les taupes vont creuser des galeries.

Notre seule île non stratégique, que nous pourrions céder sans perdre de position, c’est la Corse !



samedi, juillet 14, 2018

Les vraies raisons du dépeçage d’Alstom, par Leslie Varenne (et les conclusions qu'il faut en tirer)

Les vraies raisons du dépeçage d’Alstom, par Leslie Varenne

Tous ceux qui se sont intéressés à la question ont compris pourquoi, avec la collaboration des traitres à fusiller (Macron, Gaymard, Kron, Hollande et compagnie - je ne plaisante pas, je pense vraiment qu'ils méritent le peloton d'exécution (1). Je ne crois pas que cela arrivera pourtant c'est amplement mérité) qui nous servent de dirigeants, les Américains de General Electric ont forfait à leurs promesses et dépecé Alstom, profitant d'un complot dirigé par le ministère de la justice américain.

Parce qu'Alstom s'apprêtait à collaborer sur des techniques stratégiques avec les Chinois, contre lesquels les Américains s'estiment en guerre larvée, ou, du moins, en lutte pour la domination mondiale. Et c'est aussi pourquoi Airbus, qui a une chaine d'assemblage d'A320 en Chine, est dans le collimateur.

Je ne blâme pas les Américains : ils poursuivent la stratégie qu'ils estiment la meilleure pour leur pays. En revanche, les mots les plus durs siéent à nos dirigeants qui trahissent au profit des intérêts et des objectifs d'une puissance étrangère (actions passibles de la Haute Cour, passons).

On demande aux Français des efforts destinés à satisfaire des ambitions étrangères, qui sont à Berlin, à Washington ou dans la zone dénationalisée de Bruxelles.

Quelle valeur nationale et, par la suite, internationale, auraient les efforts des Français, si ces efforts étaient dispersés ou noyés à titre d'auxiliaires dans la puissance de leurs alliés ? Non, non. Les services des Français ne sont dus qu'à la France.

Charles De Gaulle, 11 novembre 1942

Et maintenant ?

La stratégie doit être la dédollarisation, puisque le dollar sert de levier aux diktats américains. On nous avait présenté l'Euro comme une solution. C'était une tromperie. Sortons de cette impasse et exigeons de payer nos importations en monnaie nationale, y compris le pétrole. Certes, il sera plus cher. Et alors, si c'est le prix de la liberté ?



Quand on a les bonnes conceptions, tout est simple.

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(1) :  un des motifs d'accusation (et donc de condamnation à mort) de Pierre Laval était d'avoir bradé les mines de Bor aux Allemands.

mercredi, juin 13, 2018

Trump à la fourmi allemande : « Vous avez amassé tout l’été, hé bien maintenant, payez »

L’Europe est devenue, à la quatrième tentative, un Reich allemand par deux mécanismes que vous devez connaître, sinon vous ne comprenez rien à l’actualité :

1) L’Euro est une monnaie sous-évaluée de 30 % pour les Allemands, ce qui leur permet de faire une concurrence déloyale au monde entier. En interne européen, parce que les parités d’entrée dans l’Euro étaient trop favorables à l’Allemagne (merci les inspecteurs du trésor français. Il faut être sur-diplomé pour faire des conneries de cette taille. Un homme ordinaire n’arrive pas à être aussi con), ce qui leur a permis de tuer l’industrie française et de blesser à mort l’industrie italienne. En externe, parce que les pays méditerranéens plombent l’Euro. Parlez en aux Chinois et aux Américains. Les Allemands devraient tous les jours dirent merci à genoux aux Grecs et aux Espagnols (1).

La preuve que l’Euro est le tabou de la domination allemande : Merkel ne fait pas chier Macron parce que, lui, il reste soumis, il ne parle pas de contourner de l’Euro. En revanche, dès que les Grecs et les Italiens évoquent la remise en cause de l’Euro, c’est la schlague.

2) Par des accords de libre-échange avec le monde entier qui permettent aux Allemands de profiter à plein de leur monnaie sous-évaluée en même temps qu’ils achèvent les autres industries européennes.
v Or, ce sont ces deux instruments de la domination allemande que Trump retourne contre l’Allemagne.

L’Euro est sous-évalué, Trump en tire la conséquence en mettant des droits de douane sur les voitures européennes (et non seulement allemandes, c’est la punition collective) qui compensent cette sous-évaluation et, en plus, les accords de libre-échange que nous avons signés se retournent contre nous et nous empêchent de faire des rétorsions ciblées.

Et pendant ce temps-là, le Brexit fait tanguer un des marchés les plus importants pour l’automobile allemande. Le moment est bien choisi pour attaquer.

Ceux qui taxent Trump d’incohérence me font bien marrer, c’est comme s’ils se baladaient avec une pancarte « Je suis con comme un balai. Je ne comprends rien à Trump, je me laisse avoir par son cinéma ». D'ailleurs, les journaux français l'ont passé sous silence : au G7, Trump a proposé d'abolir tous les droits de douane. Merkel s'est empressé de faire la sourde oreille.

Cela fait des années que j’écris que le mercantilisme allemand finira mal. La Deutsche Bank est un risque majeur, hénaurme, pour toute l’économie mondiale et c’est en relation directe avec le mercantilisme. Si, au lieu d’amasser les bons du trésor grecs, italiens, français, qui ne vaudront bientôt plus rien et feront couler la DB, les Allemands avaient consommé l’argent gagné avec leurs BMW et leurs Mercedes ou s’ils l’avaient redonné aux pays méditerranéens, ils ne seraient pas au bord du cataclysme financier.

Si le gouvernement italien est habile, il va profiter de l’été pour creuser à la pelleteuse le déficit public, plaçant les Allemands devant un dilemme : soit la BCE paye et c’est la fête du slip, l’Euro dévalue encore plus (2) et cette fois trop pour les Allemands, dont les économies deviennent de la monnaie de singe, soit la BCE refuse de payer, l’Italie fait banqueroute et la Deutsche Bank saute. Il se pourrait bien que les Italiens apprennent aux Allemands le dicton de Bernard Tapie « Quand vous devez 10 000 € à votre banque, la banque vous tient. Quand vous lui devez un trillion, c’est vous qui tenez la banque ».

Evidemment, le clou du spectacle, le bouquet final, serait que les Italiens répudient de toute façon, quelle que soit la réaction allemande, une partie de leur dette. Nous n’en sommes pas là. Mais ce genre de choses arrive plus vite qu’on ne pense.

Tsipras et May ont manqué de couilles face aux coups de force européistes parce qu’ils n’avaient pas une vision claire de leur ennemi. Ce n’est pas le cas du nouveau gouvernement italien, dont les déclarations sont nettes. Reste à passer aux actes.

La France, elle, est dans les choux, avec une classe dirigeante qui ne croit pas qu’il soit souhaitable et possible de s’opposer à l’Allemagne. Collabo un jour, collabo toujours .


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(1) : je vous rappelle le texte sans ambiguïtés le texte de Bruno Bertez :

Avant toute chose il faut souligner le comportement honteux des Allemands.

Le Spiegel ose écrire que « l’Italie peut être comparée à un mendiant qui tend la main mais qui oublie de dire merci ».

Les Allemands ont perdu tout contrôle, ils sont hors d’eux et cela les conduit à dire n’importe quoi.

Le pire est qu’ils sont tellement intoxiqués par leur idéologie et leur culture qu’ils ne voient même pas en quoi ils sont scandaleux. Ce n’est pas une question de politesse et de respect, bien que cette question de pose, non c’est une question de capacité de raisonnement ; les Allemands sont incapables de comprendre que ce sont eux qui devraient dire merci : nous les laissons faire , parce que nous sommes lâches. Ils pillent notre demande, ils détruisent nos économies et notre tissu social et ils se permettent de nous insulter !

Les excédents allemands sont contraire à la nature du système international fondé sur les changes flottants. Ils sont d’un autre temps, du temps ancien du mercantilisme, ils sont contraires au présupposé d’interdépendance. Le système actuel implique que les déséquilibres se corrigent par les mouvements du change, si vous êtes excédentaire, votre change s’apprécie. si vous êtes déficitaire, votre change faiblit et le retour à l’équilibre se fait par le mouvement du change, c ‘est cela le système. Il n’y a normalement pas de place pour des excédents considérables durables sauf chez les pays voyous.

Les Allemands sont des pillards, des profiteurs. Ils appartiennent à un système monétaire de changes flottants mais leur change ne s’apprécie pas malgré des excédents jamais vus dans l’histoire.

Pourquoi ? Parce que en même temps ce change est celui des italiens, des Espagnols, des Français et grâce à cette situation le change européen est une péréquation, il est maintenu bas, très bas, anormalement bas, c’est un change de dumping.

Les Allemands bénéficient en quelque sorte d’un change qui n’est pas le leur! Si les Allemands avaient leur propre change, il ne serait pas à 1, 17 contre le dollar, il serait à 1,70 !

Cette situation qui a été fort justement relevée par les conseillers de Trump et les think tanks américains permet aux Allemands des excédents considérables. Les excédents des Allemands sont bonifiés … par les faiblesses des pays déficitaires. Les Allemands devraient dire merci, mille fois merci, à genoux, à ces pays et singulièrement à l’Italie car c’est grâce à elle qu’ils sont hyper-prospères. C’est l’Italie qui en quelque sorte leur donne les moyens d’être arrogants.

Les mouvements de change doivent corriger déséquilibres, c’est la règle du jeu dans notre système ; mais les Allemands ne respectent nullement les règles de base du système , ce sont des tricheurs ils jouent dans un système et en profitent mais en même temps ils n’acceptent pas les responsabilités qui en découlent.

Car dans ce système européen idiot il faut le dire et le redire, conçu par des incapables, dans ce système pour être corrects et combler les déséquilibres, les Allemands devraient entretenir un niveau de demande interne bien supérieur au niveau qu’ils entretiennent. Ils devraient être non pas en excédent budgétaire mais en déficit chronique afin de soutenir la demande de l’eurozone et ainsi faciliter les rééquilibrages des pays dits faibles. Mais que non, non seulement on triche sur la monnaie et le change mais en plus on fait une politique de déflation dont la conséquence ne peut être que l’asphyxie des économies partenaires. 


(2) : l’alternative à la dévaluation monétaire, c’est la déflation salariale. Et ça ne marche jamais, jamais, jamais. Cela mène toujours aux drames et aux révolutions (en ce moment, la sécession catalane). La raison en est très simple : la dévaluation monétaire porte sur tout le monde et reste, relativement, indolore tandis que la déflation salariale porte sur les seuls salariés et est douloureuse. Entre une solution juste et indolore et une solution injuste et douloureuse, laquelle à votre avis est la meilleure ? Il n’y a même pas besoin d’être intelligent pour le comprendre, il suffit de connaître l’histoire (Allemagne et France années 30, par exemple). Les Allemands de Schröder ont fait une fausse déflation salariale puisqu’ils ont été aidés par la sous-évaluation de l’Euro (toujours la même leçon de l’histoire, De Gaulle 1958, Thatcher 1978, Suède 1990 : il est impossible de faire passer de vraies réformes sans dévaluation monétaire, c’est trop douloureux).

mardi, juin 12, 2018

Donald et Kim

Par le simple le fait qu'il ait eu lieu, le sommet Corée du Nord-Etats Unis d'aujourd'hui est une victoire politique pour les deux protagonistes.

La gifle aux contempteurs de Trump, qui vont du bourgeois coincé à la Finkielkraut ou à la Bilger au gauchiste rabique, (toutes gens pour lesquelles j'ai très peu d'affection) est une joie sans mélange.

Mais, sur le fond de cette rencontre et sur ses conséquences, je n'ai pas d'avis.

lundi, juin 11, 2018

La leçon du Brexit raté : nous sommes en guerre idéologique totale.

La leçon du Brexit raté est simple : les mondialistes sont en guerre idéologique totale, ils se battent pour leur survie sociale et politique, tous les coups sont permis.

Il est étonnant que les Farage, Johnson et compagnie aient eu la candeur de penser que le plus dur était fait avec leur victoire au référendum. Ils sont un peu blanc-bec, pied tendre.

Les européistes (représentants européens de l’hyper-classe mondialiste) n’abandonnent jamais, jamais, jamais. Ils se battent à la fois pour leurs prébendes et pour leur raison d’être. Cinquante ans qu’ils méprisent les peuples et les nations et un simple référendum aurait suffi à les faire lâcher prise ? Quelle naïveté !

Cela fait dix ans que la Banque centrale Européenne enfreint ses statuts sans retenue aucune au vu et au su du monde entier et vous voudriez que ces gens se couchent sagement devant un référendum ?

Ce sont des fauves. Des chiens enragés. La seule manière de leur faire lâcher prise, c’est de leur foutre des coups de poing dans la gueule sans retenue, toujours et encore, et quand ils sont à terre, passer aux coups de pied dans le ventre, façon Trump ou Orban. La force brute est le seul langage que comprennent ces autistes. Ce sont eux qui ont parlé d’instruments de torture (1), on ne peut être plus clair, il suffit de les écouter.

Ils mélangent grignotage, cinquième colonne et coups de force, les Anglais sont en train de se faire baiser. A court terme, je suis très pessimiste. Mais à long terme, je n’imagine pas que les Anglais restent très longtemps sous un joug étranger, surtout allemand.

Edouard Husson se trompe de vocabulaire (en quoi un Macron est-il « libéral » ?) mais il a raison sur le fond :

La guerre civile qui affaiblit l’Occident

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Il est extrêmement impressionnant de constater que les libéraux ne bougent pas d’un iota, depuis le Brexit et l’élection de Donald Trump. Loin de les conduire au réalisme, le basculement que connaît actuellement une partie de de l’Occident les pousse à plus d’idéologie. Regardez comme la Commission Européenne, avec le soutien de Madame Merkel, mène les négociations sur le Brexit dans un esprit punitif : il s’agit de dissuader un autre pays de sortir de l’Union Européenne - et a fortiori de la zone euro. C’est le même état d’esprit qui maintient beaucoup de dirigeants de l’Union Européenne et des grandes organisations internationales dans l’illusion que M. Trump puisse être « empêché » ; ou qui les empêche de traiter avec le président russe.




Il y a en l’occurrence quelque chose de religieux dans l’attitude de tous ces libéraux. Ils mènent une guerre des croyances. le libre-échange est pour eux un dogme, tout comme l’absence de contrôle aux frontières pour les personnes ou le droit absolu de transgresser les codes éthiques. Si vous voulez identifier de manièrte quasi-infaillible, qui est libéral et qui ne l’est pas, posez la question du droit à limiter la liberté d’expression. Il fut un temps où être libéral était synonyme de générosité et de liberté. Mais aujourd’hui, cela veut dire traquer les fake news, c’est-à-dire en fait interdire potentiellement toutes les idées et les déclarations qui pourraient mettre en danger la domination des libéraux sur les leviers du pouvoir et l’organisation de la société. C’est une véritable guerre - guerre civile à l’échelle de l’Occident, guerre à l’échelle du monde - que mènent les libéraux. Ils l’ont déclenchée au lendemain de la chute du Mur de Berlin. L’effondrement du communisme soviétique les débarrassait d’un ennemi, le socialisme ; ils ont décidé d’écarter par la même occasion le conservatisme. Contre l’évidence de l’histoire en train de se faire (nation et démocratie avaient été unies dans la lutte contre l’oppression socialiste), les libéraux ont décidé de s’opposer systématiquement à une organisation du monde fondée sur la liberté des peuples et la libre expression du suffrage universel.




Que l’on égrène la sinistre série des guerres d’ingérence américaines ou que l’on analyse en détail la construction de l’Union Européenne et de la zone euro, on croisera toujours les mêmes tendances : mépris religieux de la souveraineté des Etats, haine métaphysique des frontières, idolâtrie des droits de l’individu, croyance dans la toute-puissance de la création monétaire occidentale. Les libéraux sont engagés dans une véritable guerre de religion ; Et plus les faits viennent contredire leur dogmatisme plus ils intensifient le conflit qu’ils mènent contre leurs ennemis. Les années 2007-2009 ont marqué un tournant, dans la mesure où la finance libérale est venue se briser sur la réalité de l’économie mondiale. Qu’à cela ne tienne : les dirigeants libéraux ont accru encore la création monétaire à l’origine de la crise, en limitant simplement le cercle de ceux qui y ont accès ; ils ont poussé les droits de l’individu à leur paroxysme en faisant adopter l’idéologie du genre comme une sorte de doctrine officielle ; ils ont ouvert les frontières aux mouvements de personnes comme ils ne l’avaient encore jamais fait ; ils ont piétiné plus que jamais la souveraineté des Etats qui résistaient aux dogmes libéraux et qui avaient le malheur de ne pas être assez gros ni assez puissants pour dissuader d’une attaque.
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Il semble, d’après leurs déclarations, que les nouveaux dirigeants italiens ont compris. Mais, entre comprendre et agir, il y a le caractère et l’intelligence. Qui vivra verra.

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(1) : Juncker : « Nous avons des instruments de torture dans la cave ». Un financier allemand : « Nous torturons les Grecs pour que les Italiens et les Français entendent leurs cris ».

mardi, mai 29, 2018

Ouf, le 4ème Reich est en train d’échouer

Trois fois déjà dans l’histoire moderne, les Allemands ont essayé d’imposer leur hégémonie à l’Europe continentale (1). Nous en sommes à la quatrième tentative. Pacifique ce coup-ci, mais pas amicale pour autant. On peut évidemment compter sur le fait qu’ils sont bons en tactique et mauvais comme des cochons en stratégie. Cette tentative a été bien aidée par les erreurs françaises, mitterrandiennes d'abord puis chiraco-sarko-hollando-macrono-centristes-couilles-molles ensuite. Même les meilleures choses ont une fin : la connerie française est en train d’être compensée par d’autres pays (2).


UN SEUL HOMME, DRAGHI A LES CLEFS DE LA DÉMOCRATIE EN EUROPE. TEXTE À DIFFUSER SANS MODÉRATION.

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Draghi a la clef des taux et des prix des dettes italiennes. Il a le pouvoir de mettre en difficulté mortelle la plupart des grandes banques italiennes. Un seul homme d’une institution, presque supra nationale , non élu, dispose de de cette clef et il n’a aucun compte à rendre à qui que ce soit!

Si les banques italiennes sont en difficulté alors les épargnants seront terrorisés, ils risquent de paniquer et bien sur pour ceux qui auraient voté contre l’establishment, ils risquent de changer leur vote.

On voit bien a quel point le système européen est scandaleux, risqué et disons le dictatorial , il n’y a plus aucune place pour la démocratie, sauf une démocratie de moutons bêlant en allemand.
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Cette image qui résume tout le problème :


Toujours est-il que ça commence à sentir sérieusement le roussi pour la tentative hégémonique allemande.



Certes, les Italiens peuvent reculer pour cette fois et les Allemands gagner un round. Cependant, comme disent les Anglais, « l’écrit est sur le mur » (MENE MENE TEKEL PHARES) : il est de plus en plus évident pour une minorité grandissante qu’à la prochaine crise, l’Euro disparaît en tant que monnaie unique. Si le célèbre M. Lémarché commence à le croire, c’est la fin des haricots. La prophétie devient auto-réalisatrice.

Et puis, en Italie, il y a Matteo Salvini à la manoeuvre, dont le talent stratégique fait penser à Trump. L'avenir est toujours incertain, mais il a aujourd'hui une direction probable.

Notre problème, à nous Français, est le suivant. Nous allons être à la traine du mouvement. Notre libération viendra de l'extérieur. Seulement voilà, n'ayant pas eu de De Gaulle, nous n'aurons pas de Résistants organisés, commissaires de la république et tout le toutim, prêts à prendre le manche (même de Villiers, qui fricote avec Macron, trahit).

D'où ma violente inquiétude : sortir de l'Euro, certes, mais avec quelles élites ? Les mêmes ayant retourné leur veste ? Cela serait catastrophique : habitués à la soumission et à la trahison, ils se chercheront un nouveau maître, à Washington ou à Ryad.

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(1) : 1870, 1914 , 1939

(2) : quelqu’un me fait remarquer que les journaux allemands insultent les Italiens et, que, si on prend du recul et si on analyse la situation d’ensemble, ce n’est vraiment pas fin de leur part, même d’un point de vue purement égoïste. Ils n’ont aucun intérêt à se mettre les pays du sud à dos. A quoi j’ai répondu : « Ils ne peuvent pas s’en empêcher. Le complexe de supériorité raciale, c’est leur truc. Jusqu’au génocide inclus ».

C'est très méchant de ma part, limite mesquin, je le reconnais. Mais est-ce si faux ?

Un commissaire européiste allemand a déclaré : « Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter ». Avec le « Nous avons des instruments de torture à la cave » de Juncker et le « Nous torturons les Grecs pour que les Français et les Italiens entendent leurs cris » d'un financier allemand, ça dessine tout de même un paysage mental.

On notera cependant que le pédagogique (pédagogie version « Les points sensible ou la guérison du mensonge », pour ceux qui ont des lettres cinématographiques) commissaire politique allemand a été vertement repris par l'über-atlantisto-européiste Tusk. Signe d'inquiétude, voire de panique, à Bruxelles ?

jeudi, mai 24, 2018

mardi, mai 22, 2018

Éric Delbecque : « Nous n'avons rien compris de la puissance américaine ! »

Éric Delbecque : « Nous n'avons rien compris de la puissance américaine ! »  (en fait, il veut dire « la classe jacassante, nos dirigeants n'ont rien compris », car je connais des Français de base qui ont parfaitement compris).

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Le danger est donc ailleurs [que dans le complexe militaro-industriel américain] ?

Oui, précisément dans ce que nous vivons actuellement. À travers l'extraterritorialité du droit américain, nous assistons au déploiement d'un dispositif de puissance redoutablement efficace qui prétend imposer ses règles au monde entier. D'un point de vue politique, il convient de l'interpréter de la seule manière possible : c'est une prétention à la domination planétaire. Pas par la violence, bien évidemment, mais par la contrainte indirecte et sous couverture morale.

Les États-Unis disent le bien (« il ne faut pas commercer avec l'Iran car ils représentent une anomalie idéologique et morale ») et les Européens doivent s'aligner sur la parole sacrée… Mais ce qui mérite ici d'être médité, ce n'est pas le mode d'action de nos « alliés » d'Outre-Atlantique, c'est l'inaction européenne depuis vingt-cinq ans. Après tout, les Américains poursuivent la mise en œuvre d'une stratégie que leur offrent leurs différents avantages comparés, ce qui est assez compréhensible. Le drame, c'est que l'Union européenne échoue régulièrement à bâtir une réponse intelligente et décisive à la politique de maîtrise de la mondialisation (industriellement, financièrement, juridiquement, technologiquement) engagée par l'Oncle Sam après la fin du condominium Ouest/Est.

Tout cela a deux conséquences majeures : la première sera de renforcer la détermination russe et chinoise d'édifier une zone d'influence propre, capable de fonctionner selon une philosophie de dissuasion tout en ménageant une mécanique de réciprocité ; la seconde est de pousser l'Europe en dehors de l'Histoire.

N'êtes-vous pas pessimiste ?

Simplement réaliste. Nos entreprises aujourd'hui en relation avec l'Iran sont priées sans ménagement de ranger leurs affaires et d'aller jouer ailleurs… Que faut-il de plus pour regarder le réel en face ? Pour réagir, encore faut-il cesser de minimiser. Nous autres, Européens, nous nous acharnons à vouloir décrypter le présent de 2018 avec les outils intellectuels de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide. Bien sûr, ça ne peut pas fonctionner. Nous croyons être les alliés des Américains de la même manière qu'en 1945 ou qu'en 2001 : c'est inexact et dangereux.

Nous devons « challenger » Washington sur le terrain politique, leur faire comprendre d'une manière ou d'une autre qu'ils se trompent dans leur approche de la puissance et du leadership. C'est ainsi que se comporte un partenaire sincère, indépendant et digne. La condition de vassal craintif qui nous caractérise ne mène à rien. Sans pour autant devenir vindicatifs ou teigneux, nous devons cesser d'être le pilier européen de l'hégémonie américaine pour devenir ce qui est réellement notre vocation depuis toujours: être un point entre les civilisations, entre l'Occident et l'Orient, entre l'Amérique et l'Asie. La France contre les Empires, l'Europe contre les empires: voilà un horizon de sens enthousiasmant, encore faut-il avoir le courage et la force de relever un tel défi.
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De bien belles paroles, mais qui se heurtent toujours au problème des Européens : changer d'élites, virer l'hyper-classe mondialiste vendue à Washington (qui n'est pas l'Amérique entière) et trouver des homes capables de défendre leur pays, et non un autre que le leur.