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mercredi, mars 04, 2020
Coronavirus : bientôt, le triomphe des mondialistes ?
Des gens, que bien souvent j'estime, sautent sur la moindre mauvaise nouvelle à propos du coronavirus avec une joie malsaine, la mettent en exergue, battent le tambour autour et dévaluent systématiquement toute bonne nouvelle.
Cette attitude me gonfle, elle est puérile.
J'en comprends bien les ressorts : quelle joie de pouvoir accuser le gouvernement d'incompétence et d'espérer que le Système honni s'écroule. Mais non, il n'y aura pas de Grand Soir. Le Système s'écroule, mais très lentement. La décadence de l'empire romain n'a pas eu de Grand Soir.
En plus d'être puérile, cette attitude consistant à espérer et à prédire le pire est politiquement dangereuse :
1) Toute psychose collective fournit un prétexte à l'autoritarisme gouvernemental.
2) Si, comme il est tout même probable, la crise est derrière nous fin avril, on va les entendre triompher, les mondialistes : « Alors, les gars ! On a perdu ses petits nerfs ? Vous voyez bien que ce n'était pas la peine de fermer les frontières ». Et ma foi, même s'ils n'auront pas entièrement raison, ça sera difficile de leur répliquer.
3) Si, fin avril, la crise n'est pas finie, les événements parleront d'eux-mêmes, les exagérations d'aujourd'hui ne changeront rien.
Alors, essayons de rester impartiaux, ni pessimistes, ni optimistes. C'est peut-être moins réjouissant, mais plus intelligent.
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lundi, février 24, 2020
La mort par pénurie de médicaments, ça fait cher payé le T-shirt à 1 €.
Le coronavirus oblige les labos à réfléchir à relocaliser en Europe
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Depuis l’apparition du coronavirus, la crainte de pénuries de médicaments resurgit dans les pays occidentaux. Cette peur est légitime, la Chine étant l’un des principaux fabricants de principes actifs, c’est-à-dire de la molécule qui confère au médicament ses propriétés thérapeutiques ou préventives. Elle a beau être utilisée en très faible proportion, elle n’en est pas moins indispensable. Or, depuis vingt ans, la plupart des laboratoires pharmaceutiques ont fait le choix de délocaliser leur production dans des pays à bas coût de main-d’œuvre et soumis à des exigences réglementaires et environnementales moindres Aujourd’hui, 80 % des fabricants de principes actifs se situent hors de l’Union européenne, contre 20 % il y a trente ans. Environ 60 % de la production s’effectue en Chine et en Inde. Outre les principes actifs, une part importante des excipients - ces ingrédients qui facilitent l’absorption et la dissolution du médicament dans l’organisme - et des produits intermédiaires de synthèse y sont aussi produits. En Chine, la plupart de ces usines, environ 2500, situées surtout sur la côte Est, sont aujourd’hui à l’arrêt.
**********
Connaissant la corruption et le je-m'en-foutisme vis-à-vis du bien commun de nos dirigeants, je n'envisage pas qu'ils exigent quoi que ce soit des multinationales.
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Depuis l’apparition du coronavirus, la crainte de pénuries de médicaments resurgit dans les pays occidentaux. Cette peur est légitime, la Chine étant l’un des principaux fabricants de principes actifs, c’est-à-dire de la molécule qui confère au médicament ses propriétés thérapeutiques ou préventives. Elle a beau être utilisée en très faible proportion, elle n’en est pas moins indispensable. Or, depuis vingt ans, la plupart des laboratoires pharmaceutiques ont fait le choix de délocaliser leur production dans des pays à bas coût de main-d’œuvre et soumis à des exigences réglementaires et environnementales moindres Aujourd’hui, 80 % des fabricants de principes actifs se situent hors de l’Union européenne, contre 20 % il y a trente ans. Environ 60 % de la production s’effectue en Chine et en Inde. Outre les principes actifs, une part importante des excipients - ces ingrédients qui facilitent l’absorption et la dissolution du médicament dans l’organisme - et des produits intermédiaires de synthèse y sont aussi produits. En Chine, la plupart de ces usines, environ 2500, situées surtout sur la côte Est, sont aujourd’hui à l’arrêt.
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Connaissant la corruption et le je-m'en-foutisme vis-à-vis du bien commun de nos dirigeants, je n'envisage pas qu'ils exigent quoi que ce soit des multinationales.
Coronavirus : je reste calme (pour l'instant)

Il est très difficile d'avoir des informations fiables sur l'épidémie de coronavirus. Voici ce que j'en retire avec de grosses précautions (conditionnel partout) :
1) L'origine artificielle (labo chinois) du virus semble assez vraisemblable. Et ce n'est peut-être même pas un accident : le pouvoir chinois est une boite noire. Certains opposants pourraient avoir estimé que c'est dans leur intérêt de foutre le bordel et de discréditer Xi Jiping (ne jamais oublier que Mao a déclaré que le Chine pouvait se permettre une guerre à 100 millions de morts, alors ...).
2) S'il y a bien un problème de contagion, la mortalité ne semble pas très élevée (si les chiffres sont fiables, ce qui n'est pas gagné). On va de 1% à 20%. 1% c'est une grippe très violente, 20%, ça commence franchement à sentir le roussi.
On peut aussi raisonner en termes politiques : 1%, c'est un gros mécontentement de la population. 20 %, c'est la révolution.
3) Je n'ai bien entendu aucune confiance dans le gouvernement français pour gérer correctement la situation dans l'intérêt du pays (mais dans l'intérêt de la caste et des laboratoires pharmaceutiques, faut voir). Il faut être fou comme un lapin de six semaines pour accorder la moindre confiance à ce gouvernement sur quelque sujet que ce soit.
Comme je ne suis pas le seul à le penser, ça va être un gros problème en cas d'épidémie : cela signifie qu'il n'y aura pas de réponse collective structurée. Chacun fera en fonction de ses opinions, en ignorant les consignes gouvernementales. On a déjà le phénomène avec les vaccins.
4) Il est vrai que la panique est asymétrique. Si vous avez tort, vous vous serez juste un peu ridiculisé. Si vous avez raison, elle vous sauve la vie.
4) Il est assez probable, comme l'a dit le camarade Donald, que l'épidémie ralentisse, voire disparaisse, avec l'arrivée du printemps dans l'hémisphère nord. Deux à trois mois à tenir.
5) Certains pensent qu'un des effets bénéfiques pourrait être une remise en cause de la mondialisation.
J'y crois peu de la part de nos gouvernants complètement azimuthés (quand tu vois le Macron, la Buzyn, le Philippe ou le Castaner et que tu te dis « Ces gens là sont-ils capables de se remettre en cause pour me sauver la vie ? », tu sais que tu es dans la merde grave). L'idéologie nie les réalités les plus meurtrières. Mais ils en profiteront toujours pour resserrer la vis des libertés.
En revanche, la pression des événements risque d'être très forte venant de la base.
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lundi, septembre 30, 2019
Convention de la droite … américaine.
Voici le discours d’Eric Zemmour à la convention de la droite :
C'est un excellent discours. Ca change du style ampoulé du macronide.
En contrepoint, le point de vue d’Aldo Sterone, un peu décousu, et en partie erroné :
On me dit que cette convention de la droite était sponsorisée par le Boston Consulting Group, le même qui a embauché le « grand patriote » de Villiers. Mais ce n’est qu’une rumeur, avez-vous des informations ?
En revanche, les accointances américaines de Marion Maréchal ne sont pas un secret.
La présence de Raphaël Enthoven et de Gilles-William Goldnadel, qui ne sont pas des anti-américains farouches, c’est le moins qu’on puisse dire, est aussi une certitude, et aussi une invitée américaine fort bien placée.
Mon interprétation ? Les maitres du monde américains se sont repositionnés et autorisent désormais la démondialisation, pourvu que nous ne prenions pas notre indépendance du magistère yankee (cela fait voir à quel point les Remainers britanniques mènent un combat d’arrière-garde).
Tout cela est bel et bon, mais imagine-t-on le général De Gaulle sponsorisé par le Boston Consulting Group ?
Comment pouvons-nous espérer recouvrer notre souveraineté avec des gens poussés par une puissance impérialiste qui n’est pas notre ami ?
Certes, on me citera avec raison De Gaulle à Londres en 1940, vous me permettrez cependant de penser que ni Marion Maréchal ni Eric Zemmour n'ont la stature de Mongénéral, et aussi que la Grande-Bretagne d"hier n'était pas l'Amérique d'aujourd'hui.
Mais la politique est l'art des possibles. Faute de grives, on mange des merles.
C'est un excellent discours. Ca change du style ampoulé du macronide.
En contrepoint, le point de vue d’Aldo Sterone, un peu décousu, et en partie erroné :
On me dit que cette convention de la droite était sponsorisée par le Boston Consulting Group, le même qui a embauché le « grand patriote » de Villiers. Mais ce n’est qu’une rumeur, avez-vous des informations ?
En revanche, les accointances américaines de Marion Maréchal ne sont pas un secret.
La présence de Raphaël Enthoven et de Gilles-William Goldnadel, qui ne sont pas des anti-américains farouches, c’est le moins qu’on puisse dire, est aussi une certitude, et aussi une invitée américaine fort bien placée.
Mon interprétation ? Les maitres du monde américains se sont repositionnés et autorisent désormais la démondialisation, pourvu que nous ne prenions pas notre indépendance du magistère yankee (cela fait voir à quel point les Remainers britanniques mènent un combat d’arrière-garde).
Tout cela est bel et bon, mais imagine-t-on le général De Gaulle sponsorisé par le Boston Consulting Group ?
Comment pouvons-nous espérer recouvrer notre souveraineté avec des gens poussés par une puissance impérialiste qui n’est pas notre ami ?
Certes, on me citera avec raison De Gaulle à Londres en 1940, vous me permettrez cependant de penser que ni Marion Maréchal ni Eric Zemmour n'ont la stature de Mongénéral, et aussi que la Grande-Bretagne d"hier n'était pas l'Amérique d'aujourd'hui.
Mais la politique est l'art des possibles. Faute de grives, on mange des merles.
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lundi, juin 11, 2018
La leçon du Brexit raté : nous sommes en guerre idéologique totale.
La leçon du Brexit raté est simple : les mondialistes sont en guerre idéologique totale, ils se battent pour leur survie sociale et politique, tous les coups sont permis.
Il est étonnant que les Farage, Johnson et compagnie aient eu la candeur de penser que le plus dur était fait avec leur victoire au référendum. Ils sont un peu blanc-bec, pied tendre.
Les européistes (représentants européens de l’hyper-classe mondialiste) n’abandonnent jamais, jamais, jamais. Ils se battent à la fois pour leurs prébendes et pour leur raison d’être. Cinquante ans qu’ils méprisent les peuples et les nations et un simple référendum aurait suffi à les faire lâcher prise ? Quelle naïveté !
Cela fait dix ans que la Banque centrale Européenne enfreint ses statuts sans retenue aucune au vu et au su du monde entier et vous voudriez que ces gens se couchent sagement devant un référendum ?
Ce sont des fauves. Des chiens enragés. La seule manière de leur faire lâcher prise, c’est de leur foutre des coups de poing dans la gueule sans retenue, toujours et encore, et quand ils sont à terre, passer aux coups de pied dans le ventre, façon Trump ou Orban. La force brute est le seul langage que comprennent ces autistes. Ce sont eux qui ont parlé d’instruments de torture (1), on ne peut être plus clair, il suffit de les écouter.
Ils mélangent grignotage, cinquième colonne et coups de force, les Anglais sont en train de se faire baiser. A court terme, je suis très pessimiste. Mais à long terme, je n’imagine pas que les Anglais restent très longtemps sous un joug étranger, surtout allemand.
Edouard Husson se trompe de vocabulaire (en quoi un Macron est-il « libéral » ?) mais il a raison sur le fond :
La guerre civile qui affaiblit l’Occident
******************
Il est extrêmement impressionnant de constater que les libéraux ne bougent pas d’un iota, depuis le Brexit et l’élection de Donald Trump. Loin de les conduire au réalisme, le basculement que connaît actuellement une partie de de l’Occident les pousse à plus d’idéologie. Regardez comme la Commission Européenne, avec le soutien de Madame Merkel, mène les négociations sur le Brexit dans un esprit punitif : il s’agit de dissuader un autre pays de sortir de l’Union Européenne - et a fortiori de la zone euro. C’est le même état d’esprit qui maintient beaucoup de dirigeants de l’Union Européenne et des grandes organisations internationales dans l’illusion que M. Trump puisse être « empêché » ; ou qui les empêche de traiter avec le président russe.
Il y a en l’occurrence quelque chose de religieux dans l’attitude de tous ces libéraux. Ils mènent une guerre des croyances. le libre-échange est pour eux un dogme, tout comme l’absence de contrôle aux frontières pour les personnes ou le droit absolu de transgresser les codes éthiques. Si vous voulez identifier de manièrte quasi-infaillible, qui est libéral et qui ne l’est pas, posez la question du droit à limiter la liberté d’expression. Il fut un temps où être libéral était synonyme de générosité et de liberté. Mais aujourd’hui, cela veut dire traquer les fake news, c’est-à-dire en fait interdire potentiellement toutes les idées et les déclarations qui pourraient mettre en danger la domination des libéraux sur les leviers du pouvoir et l’organisation de la société. C’est une véritable guerre - guerre civile à l’échelle de l’Occident, guerre à l’échelle du monde - que mènent les libéraux. Ils l’ont déclenchée au lendemain de la chute du Mur de Berlin. L’effondrement du communisme soviétique les débarrassait d’un ennemi, le socialisme ; ils ont décidé d’écarter par la même occasion le conservatisme. Contre l’évidence de l’histoire en train de se faire (nation et démocratie avaient été unies dans la lutte contre l’oppression socialiste), les libéraux ont décidé de s’opposer systématiquement à une organisation du monde fondée sur la liberté des peuples et la libre expression du suffrage universel.
Que l’on égrène la sinistre série des guerres d’ingérence américaines ou que l’on analyse en détail la construction de l’Union Européenne et de la zone euro, on croisera toujours les mêmes tendances : mépris religieux de la souveraineté des Etats, haine métaphysique des frontières, idolâtrie des droits de l’individu, croyance dans la toute-puissance de la création monétaire occidentale. Les libéraux sont engagés dans une véritable guerre de religion ; Et plus les faits viennent contredire leur dogmatisme plus ils intensifient le conflit qu’ils mènent contre leurs ennemis. Les années 2007-2009 ont marqué un tournant, dans la mesure où la finance libérale est venue se briser sur la réalité de l’économie mondiale. Qu’à cela ne tienne : les dirigeants libéraux ont accru encore la création monétaire à l’origine de la crise, en limitant simplement le cercle de ceux qui y ont accès ; ils ont poussé les droits de l’individu à leur paroxysme en faisant adopter l’idéologie du genre comme une sorte de doctrine officielle ; ils ont ouvert les frontières aux mouvements de personnes comme ils ne l’avaient encore jamais fait ; ils ont piétiné plus que jamais la souveraineté des Etats qui résistaient aux dogmes libéraux et qui avaient le malheur de ne pas être assez gros ni assez puissants pour dissuader d’une attaque.
******************
Il semble, d’après leurs déclarations, que les nouveaux dirigeants italiens ont compris. Mais, entre comprendre et agir, il y a le caractère et l’intelligence. Qui vivra verra.
******************
(1) : Juncker : « Nous avons des instruments de torture dans la cave ». Un financier allemand : « Nous torturons les Grecs pour que les Italiens et les Français entendent leurs cris ».
Il est étonnant que les Farage, Johnson et compagnie aient eu la candeur de penser que le plus dur était fait avec leur victoire au référendum. Ils sont un peu blanc-bec, pied tendre.
Les européistes (représentants européens de l’hyper-classe mondialiste) n’abandonnent jamais, jamais, jamais. Ils se battent à la fois pour leurs prébendes et pour leur raison d’être. Cinquante ans qu’ils méprisent les peuples et les nations et un simple référendum aurait suffi à les faire lâcher prise ? Quelle naïveté !
Cela fait dix ans que la Banque centrale Européenne enfreint ses statuts sans retenue aucune au vu et au su du monde entier et vous voudriez que ces gens se couchent sagement devant un référendum ?
Ce sont des fauves. Des chiens enragés. La seule manière de leur faire lâcher prise, c’est de leur foutre des coups de poing dans la gueule sans retenue, toujours et encore, et quand ils sont à terre, passer aux coups de pied dans le ventre, façon Trump ou Orban. La force brute est le seul langage que comprennent ces autistes. Ce sont eux qui ont parlé d’instruments de torture (1), on ne peut être plus clair, il suffit de les écouter.
Ils mélangent grignotage, cinquième colonne et coups de force, les Anglais sont en train de se faire baiser. A court terme, je suis très pessimiste. Mais à long terme, je n’imagine pas que les Anglais restent très longtemps sous un joug étranger, surtout allemand.
Edouard Husson se trompe de vocabulaire (en quoi un Macron est-il « libéral » ?) mais il a raison sur le fond :
La guerre civile qui affaiblit l’Occident
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Il est extrêmement impressionnant de constater que les libéraux ne bougent pas d’un iota, depuis le Brexit et l’élection de Donald Trump. Loin de les conduire au réalisme, le basculement que connaît actuellement une partie de de l’Occident les pousse à plus d’idéologie. Regardez comme la Commission Européenne, avec le soutien de Madame Merkel, mène les négociations sur le Brexit dans un esprit punitif : il s’agit de dissuader un autre pays de sortir de l’Union Européenne - et a fortiori de la zone euro. C’est le même état d’esprit qui maintient beaucoup de dirigeants de l’Union Européenne et des grandes organisations internationales dans l’illusion que M. Trump puisse être « empêché » ; ou qui les empêche de traiter avec le président russe.
Il y a en l’occurrence quelque chose de religieux dans l’attitude de tous ces libéraux. Ils mènent une guerre des croyances. le libre-échange est pour eux un dogme, tout comme l’absence de contrôle aux frontières pour les personnes ou le droit absolu de transgresser les codes éthiques. Si vous voulez identifier de manièrte quasi-infaillible, qui est libéral et qui ne l’est pas, posez la question du droit à limiter la liberté d’expression. Il fut un temps où être libéral était synonyme de générosité et de liberté. Mais aujourd’hui, cela veut dire traquer les fake news, c’est-à-dire en fait interdire potentiellement toutes les idées et les déclarations qui pourraient mettre en danger la domination des libéraux sur les leviers du pouvoir et l’organisation de la société. C’est une véritable guerre - guerre civile à l’échelle de l’Occident, guerre à l’échelle du monde - que mènent les libéraux. Ils l’ont déclenchée au lendemain de la chute du Mur de Berlin. L’effondrement du communisme soviétique les débarrassait d’un ennemi, le socialisme ; ils ont décidé d’écarter par la même occasion le conservatisme. Contre l’évidence de l’histoire en train de se faire (nation et démocratie avaient été unies dans la lutte contre l’oppression socialiste), les libéraux ont décidé de s’opposer systématiquement à une organisation du monde fondée sur la liberté des peuples et la libre expression du suffrage universel.
Que l’on égrène la sinistre série des guerres d’ingérence américaines ou que l’on analyse en détail la construction de l’Union Européenne et de la zone euro, on croisera toujours les mêmes tendances : mépris religieux de la souveraineté des Etats, haine métaphysique des frontières, idolâtrie des droits de l’individu, croyance dans la toute-puissance de la création monétaire occidentale. Les libéraux sont engagés dans une véritable guerre de religion ; Et plus les faits viennent contredire leur dogmatisme plus ils intensifient le conflit qu’ils mènent contre leurs ennemis. Les années 2007-2009 ont marqué un tournant, dans la mesure où la finance libérale est venue se briser sur la réalité de l’économie mondiale. Qu’à cela ne tienne : les dirigeants libéraux ont accru encore la création monétaire à l’origine de la crise, en limitant simplement le cercle de ceux qui y ont accès ; ils ont poussé les droits de l’individu à leur paroxysme en faisant adopter l’idéologie du genre comme une sorte de doctrine officielle ; ils ont ouvert les frontières aux mouvements de personnes comme ils ne l’avaient encore jamais fait ; ils ont piétiné plus que jamais la souveraineté des Etats qui résistaient aux dogmes libéraux et qui avaient le malheur de ne pas être assez gros ni assez puissants pour dissuader d’une attaque.
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Il semble, d’après leurs déclarations, que les nouveaux dirigeants italiens ont compris. Mais, entre comprendre et agir, il y a le caractère et l’intelligence. Qui vivra verra.
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(1) : Juncker : « Nous avons des instruments de torture dans la cave ». Un financier allemand : « Nous torturons les Grecs pour que les Italiens et les Français entendent leurs cris ».
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jeudi, mai 31, 2018
Pourquoi il faut mettre les entités surendettées en banqueroute, prendre nos pertes et repartir (si possible) du bon pied
Ce que vous allez lire a mis longtemps à percoler dans mon petit cerveau.
Il y a une douzaine d’années, j’écrivais des billets dans la ligne ordo-libérale à la Merkel : les Etats doivent rembourser leurs dettes, il faut « libéraliser », il faut « réformer » etc.
J’étais con, je ne me rendais pas compte que j’étais le jouet des apparences, d’illusions savamment créées.
C’est l’idée de capitalisme de connivence qui m’a ouvert les yeux. De capitaliste et de libéral, notre système n’a que l’apparence.
En réalité, les « réformes » touchent toujours ce qui s’oppose au mondialisme, comme c’est étrange. Autrement dit, les « réformes » servent toujours l’hyper-classe mondialiste et non la prospérité des pays qui les subissent. Ceci m’ayant éveillé, s’en est suivi un long cheminement.
Je vous passe les étapes, mais voici ma conclusion :
♗ Politiquement, les dettes étatiques (1) hyper-gonflées servent à contrôler les peuples, à la fois en achetant une pseudo-paix sociale à crédit et en leur faisant craindre qu’un changement politique trop radical fasse disparaître leurs économies et leurs retraites.
♗ Economiquement, en obligeant les institutions à entretenir les bulles (les fameux quantitative easings), les dettes étatiques empêchent les pommes pourries de faire faillite, elles empêchent le renouvellement des acteurs de l’économie, la destruction créatrice shumpeterienne. Bref, elles jouent dans la main des acteurs déjà en place pour prévenir autant que possible toute remise en cause, toute apparition de concurrence. Ceux qui sont en haut y restent, et ceux qui sont en bas aussi. Elles « zombifient » l’économie, y compris au niveau du peuple, qui est maintenu dans un état zombie, ni complètement miséreux, ni vraiment prospère.
Notons que c'est précisément cette utilisation de la monnaie comme arme politico-économique d'une caste contre le peuple que voulaient éviter les opposants à la création de la banque centrale américaine, la Fed. Cest pourquoi elle a été crée si tard (1913). Nos débats ne sont pas nouveaux. Nous n'avons pas inventé grand'chose.
La solution ? C’est simple, puisque le problème est identifié. De même qu’il faut rétablir les frontières pour faire périr l’hyper-classe mondialiste, comme on coupe un arbre de ses racines, il faut répudier les dettes étatiques pour enlever le poids qui pèse sur l’économie et la prive de sa vitalité.
Ce sont les deux pieds sur lesquelles marche la domination mondialiste (si vous me permettez cette image bancale) de l’hyper-classe : l’absence de frontières lui permet de ne jamais subir les conséquences des drames nationaux qu’elle provoque, ses intérêts sont détachés de ceux du peuple, et la menace que fait peser la dette lui permet d’éviter les vraies révoltes.
Que faire ? Fermer les frontières (Trump a commencé) et répudier les dettes. Oui, ça sera très douloureux (je ne suis pas Le Pen ou Mélenchon, je ne vous raconte pas d’histoire), il y aura des morts et ils ne se relèveront pas à la fin. Mais il vaut mieux la fin de l’horreur que l’horreur sans fin. C’est le prix de la liberté.
La répudiation partielle des dettes (750 mds d’Euros ? Je ne me souviens plus du chiffre) était au programme de la coalition italienne et a été retirée. Mais cela a sans doute fait plus peur aux euro-tyrans que la menace de dépenses folles. Les eurocrates ont gagné la première manche.
Mais, comme pour la fermeture des frontières, comme pour la création d’une monnaie parallèle à l’Euro, une fois que l’idée est dans l’air, c’est le dentifrice sorti du tube, difficile de faire comme s’il ne s’était rien passé. Si vous préférez une image plus adaptée, quand l’enfant a dit que le roi était nu, plus personne ne peut prétendre ne pas l’avoir entendu.
La situation actuelle peut continuer un certain temps, mais elle éclatera un jour, Bruno Bertez le dit dans une autre image : c’est comme la mort, on ne sait pas quand ça arrivera, mais on a la certitude que ça arrivera. L’Euro cessera d’exister en tant que monnaie unique et les dettes excessives seront répudiées. Et les banques feront faillite (à commencer par les banques allemandes et françaises), et les salaires et les retraites ne seront pas payés, et le prix des importations flambera.
Mais ce drame ne sera que transitoire, peut-être pas plus de quelques semaines, quelques mois, si on prend les bonnes décisions, éternel si on prend les mauvaises décisions. C'est la liberté économique retrouvée. Pour le meilleur ou pour le pire : avoir le choix, c’est vivre.
Comment faire passer cela ? De Gaulle en 1958 : mettre en face des sacrifices du jour, les gains de demain. Encore faut-il avoir des politiciens dignes de confiance, qu'on croit sur parole. Et là ...
N'oubliez pas Jean Bodin : la souveraineté est un bloc, elle ne se partage pas. Partager la souveraineté, c'est cesser d'être souverain. Et cesser d'être souverain, c'est s'exposer aux pires malheurs politiques. Toute l'histoire de l'Euro est contenue dans ces quelques maximes d'un auteur français de la Renaissance (2).
*********
(1) : je parle des Etats, mais on peut y ajouter d'autres entités, les banques et groupes zombies. Comme ils ne survivent que par leur connivence avec les Etats, c'est kif-kif bourricot.
(2) : je rappelle qu'il a par le passé, pas si lointain, existé des politiciens intelligents :
Il y a une douzaine d’années, j’écrivais des billets dans la ligne ordo-libérale à la Merkel : les Etats doivent rembourser leurs dettes, il faut « libéraliser », il faut « réformer » etc.
J’étais con, je ne me rendais pas compte que j’étais le jouet des apparences, d’illusions savamment créées.
C’est l’idée de capitalisme de connivence qui m’a ouvert les yeux. De capitaliste et de libéral, notre système n’a que l’apparence.
En réalité, les « réformes » touchent toujours ce qui s’oppose au mondialisme, comme c’est étrange. Autrement dit, les « réformes » servent toujours l’hyper-classe mondialiste et non la prospérité des pays qui les subissent. Ceci m’ayant éveillé, s’en est suivi un long cheminement.
Je vous passe les étapes, mais voici ma conclusion :
♗ Politiquement, les dettes étatiques (1) hyper-gonflées servent à contrôler les peuples, à la fois en achetant une pseudo-paix sociale à crédit et en leur faisant craindre qu’un changement politique trop radical fasse disparaître leurs économies et leurs retraites.
♗ Economiquement, en obligeant les institutions à entretenir les bulles (les fameux quantitative easings), les dettes étatiques empêchent les pommes pourries de faire faillite, elles empêchent le renouvellement des acteurs de l’économie, la destruction créatrice shumpeterienne. Bref, elles jouent dans la main des acteurs déjà en place pour prévenir autant que possible toute remise en cause, toute apparition de concurrence. Ceux qui sont en haut y restent, et ceux qui sont en bas aussi. Elles « zombifient » l’économie, y compris au niveau du peuple, qui est maintenu dans un état zombie, ni complètement miséreux, ni vraiment prospère.
Notons que c'est précisément cette utilisation de la monnaie comme arme politico-économique d'une caste contre le peuple que voulaient éviter les opposants à la création de la banque centrale américaine, la Fed. Cest pourquoi elle a été crée si tard (1913). Nos débats ne sont pas nouveaux. Nous n'avons pas inventé grand'chose.
La solution ? C’est simple, puisque le problème est identifié. De même qu’il faut rétablir les frontières pour faire périr l’hyper-classe mondialiste, comme on coupe un arbre de ses racines, il faut répudier les dettes étatiques pour enlever le poids qui pèse sur l’économie et la prive de sa vitalité.
Ce sont les deux pieds sur lesquelles marche la domination mondialiste (si vous me permettez cette image bancale) de l’hyper-classe : l’absence de frontières lui permet de ne jamais subir les conséquences des drames nationaux qu’elle provoque, ses intérêts sont détachés de ceux du peuple, et la menace que fait peser la dette lui permet d’éviter les vraies révoltes.
Que faire ? Fermer les frontières (Trump a commencé) et répudier les dettes. Oui, ça sera très douloureux (je ne suis pas Le Pen ou Mélenchon, je ne vous raconte pas d’histoire), il y aura des morts et ils ne se relèveront pas à la fin. Mais il vaut mieux la fin de l’horreur que l’horreur sans fin. C’est le prix de la liberté.
La répudiation partielle des dettes (750 mds d’Euros ? Je ne me souviens plus du chiffre) était au programme de la coalition italienne et a été retirée. Mais cela a sans doute fait plus peur aux euro-tyrans que la menace de dépenses folles. Les eurocrates ont gagné la première manche.
Mais, comme pour la fermeture des frontières, comme pour la création d’une monnaie parallèle à l’Euro, une fois que l’idée est dans l’air, c’est le dentifrice sorti du tube, difficile de faire comme s’il ne s’était rien passé. Si vous préférez une image plus adaptée, quand l’enfant a dit que le roi était nu, plus personne ne peut prétendre ne pas l’avoir entendu.
La situation actuelle peut continuer un certain temps, mais elle éclatera un jour, Bruno Bertez le dit dans une autre image : c’est comme la mort, on ne sait pas quand ça arrivera, mais on a la certitude que ça arrivera. L’Euro cessera d’exister en tant que monnaie unique et les dettes excessives seront répudiées. Et les banques feront faillite (à commencer par les banques allemandes et françaises), et les salaires et les retraites ne seront pas payés, et le prix des importations flambera.
Mais ce drame ne sera que transitoire, peut-être pas plus de quelques semaines, quelques mois, si on prend les bonnes décisions, éternel si on prend les mauvaises décisions. C'est la liberté économique retrouvée. Pour le meilleur ou pour le pire : avoir le choix, c’est vivre.
Comment faire passer cela ? De Gaulle en 1958 : mettre en face des sacrifices du jour, les gains de demain. Encore faut-il avoir des politiciens dignes de confiance, qu'on croit sur parole. Et là ...
N'oubliez pas Jean Bodin : la souveraineté est un bloc, elle ne se partage pas. Partager la souveraineté, c'est cesser d'être souverain. Et cesser d'être souverain, c'est s'exposer aux pires malheurs politiques. Toute l'histoire de l'Euro est contenue dans ces quelques maximes d'un auteur français de la Renaissance (2).
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(1) : je parle des Etats, mais on peut y ajouter d'autres entités, les banques et groupes zombies. Comme ils ne survivent que par leur connivence avec les Etats, c'est kif-kif bourricot.
(2) : je rappelle qu'il a par le passé, pas si lointain, existé des politiciens intelligents :
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trahison de la classe dirigeante
samedi, octobre 22, 2016
La démocratie au secours de la démondialisation (et vice-versa) une fois
Il n'y a pas de démocratie sans peuple, il n'y a pas de peuple sans nation et pas de nation sans frontières.
On peut gloser sur le fait qu'on peut avoir des peuples sans frontières physiques, comme chez les nomades. On tombe alors dans une définition tribale (certes très à la mode par la force des choses, puisque les tribus resurgissent depuis que les frontières ont disparu) qui est une régression terrible par rapport aux définitions nationales des peuples qui avaient cours chez nous, occidentaux.
Donc, pour le bien de tous et d'abord de nos vieilles nations, on ne sort pas de ce quatuor sans extrême péril : démocratie, peuple, nation, frontières.
C'est pourquoi l'affaire du parlement wallon qui s'oppose au traité CETA est intéressante : c'est un cas pur (ou presque) de démocratie qui se défend contre l'abolition des frontières. Ce qui est encore plus significatif, c'est qu'il est en passe de gagner et que les arguments qu'il emploie sans détour sont précisément ceux dont je vous parle : démocratie contre mondialisation.
Natacha Polony: « Paul Magnette président ! »
*********
Il faudrait toujours relire René Goscinny. Dans l'album Astérix chez les Belges, les fiers Gaulois sont furieux d'apprendre que Jules César décrit les Belges comme le peuple le plus brave de la Gaule. On adorerait que, piqués au vif, nos politiques aillent se mesurer au courage de leurs voisins. Mais le spectacle un peu falot de la campagne à droite, le naufrage surréaliste d'un président devenu un cas psychanalytique, nous laissent deviner que nous resterons de notre côté de la frontière. Le mauvais.
Malheureux citoyens français, connaissez-vous Paul Magnette? Il intéresse nettement moins la presse morale et progressiste que le fringant Justin Trudeau, premier ministre canadien censément de gauche, assez peu préoccupé de conquêtes sociales mais féru d'ouverture à l'Autre, surtout quand l'Autre réclame des droits pour sa minorité religieuse. Le premier est peut-être moins «cool» que le second, mais il vient de lui donner une leçon de souveraineté. Comme à nous tous.
[…]
Paul Magnette a donc réclamé « des clauses juridiquement contraignantes qui fassent en sorte que si demain il y a un conflit entre une multinationale et un État, on n'ait pas affaibli les pouvoirs de l'État de réguler, de protéger nos services publics, nos normes sociales, environnementales, tout ce qui fait le modèle de société européen auquel nous sommes très attachés ». Mieux: à ceux qui l'accusaient de faire de son pays un paria, il a dit préférer « un isolement diplomatique à une coupure avec la société civile wallonne, dont des pans entiers (syndicats, ONG, agriculteurs…) s'opposent au traité » parce qu'il «sonne l'arrêt de mort de l'agriculture wallonne déjà en crise».
Un gouvernant qui se soucie de protéger l'agriculture et les services publics, il est vrai que c'est assez surprenant. Les hiérarques de la Commission européenne n'en reviennent pas. Pas plus que les gouvernants français, qui n'ont pas de mots assez durs pour le Tafta (du moins jusqu'en mai 2017), depuis qu'ils ont compris que les peuples s'y opposent farouchement, mais qui trouvent le Ceta tout à fait acceptable.
*********
Magnette, Trump, Poutine, Brexit ... On voit bien que la souveraineté et la démondialisation sont à la mode.
Tout le problème est de savoir si ce n'est qu'une mode. Dans ce cas, il suffit à l'hyper-classe mondiale de faire le dos rond en attendant que l'orage passe, en laissant le temps jouer pour elle (pendant qu'on parle des « migrants », il continue à entrer 300 000 immigrés en France par an, qui sont autant d'envahisseurs potentiels).
Il se peut que, comme souvent, les blocages politiques se dénouent quand la finance s'écroulera (la mondialisation est bâtie sur d'extraordinaires déséquilibres financiers).
Pour l'instant, l'espoir revient.
On peut gloser sur le fait qu'on peut avoir des peuples sans frontières physiques, comme chez les nomades. On tombe alors dans une définition tribale (certes très à la mode par la force des choses, puisque les tribus resurgissent depuis que les frontières ont disparu) qui est une régression terrible par rapport aux définitions nationales des peuples qui avaient cours chez nous, occidentaux.
Donc, pour le bien de tous et d'abord de nos vieilles nations, on ne sort pas de ce quatuor sans extrême péril : démocratie, peuple, nation, frontières.
C'est pourquoi l'affaire du parlement wallon qui s'oppose au traité CETA est intéressante : c'est un cas pur (ou presque) de démocratie qui se défend contre l'abolition des frontières. Ce qui est encore plus significatif, c'est qu'il est en passe de gagner et que les arguments qu'il emploie sans détour sont précisément ceux dont je vous parle : démocratie contre mondialisation.
Natacha Polony: « Paul Magnette président ! »
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Il faudrait toujours relire René Goscinny. Dans l'album Astérix chez les Belges, les fiers Gaulois sont furieux d'apprendre que Jules César décrit les Belges comme le peuple le plus brave de la Gaule. On adorerait que, piqués au vif, nos politiques aillent se mesurer au courage de leurs voisins. Mais le spectacle un peu falot de la campagne à droite, le naufrage surréaliste d'un président devenu un cas psychanalytique, nous laissent deviner que nous resterons de notre côté de la frontière. Le mauvais.
Malheureux citoyens français, connaissez-vous Paul Magnette? Il intéresse nettement moins la presse morale et progressiste que le fringant Justin Trudeau, premier ministre canadien censément de gauche, assez peu préoccupé de conquêtes sociales mais féru d'ouverture à l'Autre, surtout quand l'Autre réclame des droits pour sa minorité religieuse. Le premier est peut-être moins «cool» que le second, mais il vient de lui donner une leçon de souveraineté. Comme à nous tous.
[…]
Paul Magnette a donc réclamé « des clauses juridiquement contraignantes qui fassent en sorte que si demain il y a un conflit entre une multinationale et un État, on n'ait pas affaibli les pouvoirs de l'État de réguler, de protéger nos services publics, nos normes sociales, environnementales, tout ce qui fait le modèle de société européen auquel nous sommes très attachés ». Mieux: à ceux qui l'accusaient de faire de son pays un paria, il a dit préférer « un isolement diplomatique à une coupure avec la société civile wallonne, dont des pans entiers (syndicats, ONG, agriculteurs…) s'opposent au traité » parce qu'il «sonne l'arrêt de mort de l'agriculture wallonne déjà en crise».
Un gouvernant qui se soucie de protéger l'agriculture et les services publics, il est vrai que c'est assez surprenant. Les hiérarques de la Commission européenne n'en reviennent pas. Pas plus que les gouvernants français, qui n'ont pas de mots assez durs pour le Tafta (du moins jusqu'en mai 2017), depuis qu'ils ont compris que les peuples s'y opposent farouchement, mais qui trouvent le Ceta tout à fait acceptable.
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Tout le problème est de savoir si ce n'est qu'une mode. Dans ce cas, il suffit à l'hyper-classe mondiale de faire le dos rond en attendant que l'orage passe, en laissant le temps jouer pour elle (pendant qu'on parle des « migrants », il continue à entrer 300 000 immigrés en France par an, qui sont autant d'envahisseurs potentiels).
Il se peut que, comme souvent, les blocages politiques se dénouent quand la finance s'écroulera (la mondialisation est bâtie sur d'extraordinaires déséquilibres financiers).
Pour l'instant, l'espoir revient.
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