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mardi, novembre 03, 2020

La science est un sport de combat (D. Raoult)

Décollage

J'ai toujours les deux mêmes problèmes avec les livres de Raoult :

1) je trouve son expression brouillonne, son style peu agréable. Ce manque de clarté se retrouve dans ses videos. De ce point de vue, j'ai peut-être des références trop élevées : j'ai eu des professeurs qui étaient un don du ciel : clairs et rigoureux.

2) c'est un anti-catholique, ce qui lui fait dire pas mal de bêtises. Là encore, sous prétexte d'empirisme, il se montre brouillon. Je partage très peu son admiration de Nietzsche et des sectateurs de la French Theory. Je pense que ce sont des destructeurs, des maitres de mort.

Vous pouvez me trouver sévère, mais je lis en parallèle Claude Tresmontant, qui est tout le contraire : catholique, carré, limpide.

A l'évidence, Tresmontant me convient mieux que Raoult.

Ceci étant dit, je vous conseille de lire Raoult. C'est instructif. C'est un type avec qui on a plaisir à s'engueuler.

Comme il a un tour d'esprit rationnel, ce qu'il dit est contestable, nous ne sommes pas le religieux scientiste, il n'est pas du genre « la science a dit ». Une fois qu'il a quitté ses considérations philosophiques que je trouve vaseuses et entre dans son domaine, il est passionnant.

Faux bon sens

Il commence par mettre en garde contre le faux bon sens. L'homme déteste ne pas comprendre, alors dans son esprit simpliste, il s'invente des explications aux choses qu'il ne comprend pas et il appelle cela le bon sens.

Il y a ce qui est prouvé et ce qui ne l'est pas. Tout le reste est rationalisation de l'inconnu pour se rassurer. Le COVID a été la foire au faux bon sens, spécialement (hélas) de la part des gouvernants :

> Masque, confinement, gestes "barrières", interdiction de rassemblement : pensée magique, aucune preuve d'efficacité.

> Détecter-isoler-soigner, lavage des mains : efficacité prouvée.

Qu'est-ce que j'ai entendu d'élucubrations sur les gouttelettes (pour justifier les masques) ou le R0 (pour justifier le confinement) qui se réclamaient du bon sens !

Je n'ai rien contre le vrai bon sens, bien au contraire. Mais il faut aussi savoir dire « je ne sais pas ».

Le vrai bon sens doit inspirer une question : pourquoi le premier mouvement des gouvernants occidentaux à l'apparition du COVID a été de jeter à la poubelle les plans sanitaires et d'improviser le grand n'importe quoi, irrationnel, sans preuves, moyenâgeux, alors que le COVID tombait précisément dans les hypothèses de ces plans ?

La question est d'autant plus pertinente en France que s'y rajoute une autre encore plus terrible : pourquoi l'administration a-t-elle bloqué toute initiative (pas de chloroquine, pas de médecine de ville, pas d'hôpitaux privés), provoquant des milliers de morts évitables, alors que, face à l'inconnu, il faut au contraire libérer les initiatives pour multiplier les chances de réussite ?

Parmi les exemples de faux bon sens admis sans discuter, il y a les protections chirurgicales individuelles. En fait, on s'est aperçu que ces protections (à part les gants si le chirurgien touche l'opéré) ne servent à rien. Nos grands anciens qui opéraient en costume et noeud papillon ne faisaient pas prendre de risque aux malades.

En parlant de faux bon sens : Raoult nous fait son délire habituel, l'afflux massif d'étudiants étrangers, c'est fantastique. Il nous fait plusieurs fois une ode au métissage. Comme Einstein, Raoult a les idées politiques d'un enfant de dix ans. Passons.

Les trois tueurs

Les trois tueurs du passé : la peste, le choléra, le typhus. Les trois tueurs d'aujourd'hui : le paludisme, le SIDA, la tuberculose. (Bizarrement, il n'y a pas le COVID ! Bien sûr, je plaisante : le COVID ne se verra même pas dans les statistiques annuelles).

Le SIDA est maîtrisé.

Raoult n'hésite pas à dire que, s'il était forcé de faire un choix, il préférerait avoir le SIDA que du diabète. En revanche, le paludisme l'inquiète.

A sauts et à gambades

Les microbes et, plus largement, les espèces vivantes n'évoluent pas graduellement, mais par sauts, de catastrophes en catastrophes.

La science aussi.

Il est d'ailleurs curieux que Raoult soit très à l'aise dans cette vision chaotique dans son domaine, mais qu'il lui échappe totalement qu'en politique (j'y reviens un peu), c'est la même chose, il y a des points de non-retour, des effets non-linéaires, des catastrophes. Pour lui, le terrorisme n'est pas grave parce qu'il fait moins de morts que les accidents de la route. L'immigration, pareil. On reste un peu confondu. Raoult a la lucidité de dire que la politique n'est pas son domaine.

Parlant de politique, je lui en veux de ne pas être plus saignant sur la politique sanitaire macroniste. Quand il dit qu'il n'a pas d'opinion, il ment, ne serait-ce que parce qu'il est très au courant de ce qui se fait ailleurs et qu'il ne peut ignorer qu'ailleurs, on fait beaucoup mieux, sans masque et sans confinement. Bref, il est lâche pour préserver son IHU (regardez ce qui arrive à Perronne).

La part de l'inconnu

Il y a énormément de choses que nous ignorons. Par exemple, on a trouvé des gènes de résistance aux antibiotiques dans des bactéries de mammouth congelé.

C'est pourquoi il ne faut pas rester figé dans des conceptions a-priori qui ont toutes les chances d'être fausses (façon gros bourrins abrutis de technocrates français Macron Delfraissy Philippe Castex), mais essayer, tenter, recommencer. Tout le contraire de ce que nous avons fait avec le COVID.

L'eugénisme

Raoult en parle avec sa franchise habituelle : le débat autour de l'eugénisme en France est vain, creux, car nous sommes déjà, en pratique, eugénistes. Le diagnostic pré-natal et l'élimination des foetus mal formés sont de l'eugénisme pur et dur et, en proportion, nous sommes plus eugénistes que les nazis, même si nous n'osons pas nous l'avouer.

Comme Raoult n'est pas darwinien, ça le gratte mais il n'y peut rien.

COVID-19

Pour Raoult, la plus grosse faillite de l'Etat concernant la crise du COVID-19 est son incapacité à combattre (et même, l'absence de tentative de combattre) la loupe médiatique.

L'Etat a toutes les statistiques au niveau national pour mettre les choses en perspective et empêcher la psychose de grossir, il n'a même pas essayé.

Au contraire, le croque-mort Salomon, égrenant tous les soirs ses chiffres sans relativiser, a alimenté la psychose.

L'avenir inconnaissable

L'avenir est inconnaissable.

Mais, comme la plupart des hommes sont incapables d'assumer cette incertitude, ils s'inventent de fausses capacités de prévisions.

Les modèles mathématiques, épidémiologiques ou climatiques, sont révérés comme des dieux mais sont encore plus ridicules que la lecture des entrailles de pigeon.

Le cauchemar sécuritaire

Notre société arrête de vivre par peur de la mort.

10 mois après le début de la psychose suicidaire du COVID, inutile que j'insiste : ceux qui pouvaient comprendre ont compris depuis longtemps, ceux qui n'ont pas compris ne comprendront jamais.

Plus original, Raoult, au rebours des discours dominants, trouve qu'on en fait trop contre la douleur, ça masque des symptômes. On a moins mal mais on risque plus de mourir. Il parle de méningites et de de péritonites mal diagnostiquées et mal soignées du fait de douleurs masquées par des antalgiques.

Il ne croit pas à la guerre  virologique/bactériologique : la virulence des virus ou des bactéries créés par l'homme décline très vite, le génome n'est pas aussi stable qu'un génome sélectionné par la nature (le Pr Montagnier a dit la même chose sur le COVID, on l'a pris pour un con).

Dans nos délires, il y a le féminisme : plus la science progresse, plus nous avons la preuve que beaucoup de différences hommes-femmes sont d'origine biologique (étonnant, non ?) et pas culturelle. Mais, comme nous sommes de plus en plus irrationnels, ça n'est pas bien grave.

Conclusion

Raoult revient sur la philosophie qui fait mon désaccord (voir le début du billet).

Comme d'habitude, Raoult est intéressant à lire. Ceux qui le traitent de charlatan et d'escroc sont à des années-lumières en dessous. Même si (vous l'avez bien compris) je ne suis suis pas toujours d'accord avec lui, j'apprécie qu'il sache dire quand il ne sait pas (ce qui revient assez souvent) et témoigner son admiration à des collègues vivants.

Ca prouve une disposition d'esprit de plus en plus rare.

samedi, octobre 10, 2020

Les tyrans vivent de la bêtise et de l'amnésie des peuples (et nous en tenons une sacrée couche).

mardi, septembre 22, 2020

COVID : Rougeyron et Raoult (et Aldo).


Je suis d'accord avec son analyse de nos dirigeants.



On sent que les cons de Paris commencent à le fatiguer. Véran n'est pas cité une seule fois, mais il aurait de l'honneur, il démissionnerait ce soir.

Ça y est, Johnson annonce un nouveau confinement, moins dur que le premier mais avec une liste de restrictions interminables (mariages < 15 pers). Ils n’ont pas plus le COVID qu’en France.

Complètement cinglés !

Les videos d'Aldo sont très inquiétantes :


mardi, août 18, 2020

Raoult revient de vacances et il est chaud-bouillant.

On sent qu'il a plus de recul, qu'il est plus sûr de lui. Il arrête de se triturer la barbichette.

Et, sans avoir l'air d'y toucher, cette video est dévastatrice pour le gouvernement.


jeudi, juin 25, 2020

L'enjeu de la campagne anti-Raoult

Cet article :

Confinement ou traitement ? (2) Posté le 24 juin 2020 par Gérard Maudrux

situe l'enjeu de la campagne anti-Raoult : les mesures gouvernementales (« Un Doliprane et au lit ») ont aggravé l'épidémie de COVID. Si on avait laissé les généralistes libres de prescrire, on s'en serait mieux sorti.

Donc, il est hors de question que Raoult ait eu raison puisque, dans ce cas, la prison se rapproche dangereusement pour certains. Il faut absolument que les salopards à la Salomon-Véran puissent dire qu'il y avait un doute.

De plus, Raoult a enfin attaqué dans le dur : la corruption systémique, dénoncée aussi par JD Michel. On notera que les députés ont fait la sourde oreille.

Il est donc compréhensible que, pour eux, il soit l'homme à abattre.

Et pour nous, l'homme à défendre.

Campagne anti-Raoult : c'est beau le journalisme déontologique en action

Dans une pub de l'Express ce matin :



Bien entendu, chers amis habitués du journalisme « moderne », vous sentez la poloche, vous connaissez la technique occultation/exaltation. Jamais l'Express n'a fait d'article aussi pinailleur sur Gilead et les conflits d'intérêt au gouvernement et dans la bureaucratie de la santé. L'Express défend le Système.

Jean-Yves Le Gallou démontre toutes les semaines que le « fact checking » (cet horrible anglicisme suffit, au fond, à juger ceux qui l'emploient) est un instrument de manipulation.

Soyons clairs : l'Express fait campagne contre Raoult. Après, chacun jugera les raison qu'il a pour agir ainsi.

Mais, c'est un plaisir de voir que Raoult ne se laisse pas faire. Par contre, dans la classe dirigeante, il est très seul : c'est toujours le même problème, elle se fout des Français, elle se fout des résultats, la seule chose qui l'intéresse est de se préserver et de préserver son pouvoir.

L'envie de pénal des roquets

 

 On sent toute la hargne des minables du Système contre quelqu'un qui, quels que soient ses défauts, leur est supérieur. On sent aussi toute la hargne des causeurs contre les faiseurs.

Ne vous y trompez pas : ils sont ridicules, risibles, mais comme pouvaient l'être les grandiloquences de Robespierre et de Fouquier-Tinville, ils sont de la même race, celle des bourreaux et des tricoteuses de guillotine. Ils en ont la haine vigilante et exterminatrice, qui ne laisse rien passer, qui ne pardonne rien, qui ne trouve jamais de circonstances atténuantes.

Et ce qui m'inquiète, c'est qu'ils tiennent le haut du pavé (pas par hasard s'il y a en tête une journaliste du Figaro). Ne vous faites aucune illusion : s'ils en ont l'occasion, ils ne ne nous rateront pas.

mardi, juin 23, 2020

COVID-19 : une défaite française


COVID-19 : une défaite française 

Conclusions

L’épidémie de covid-19 n’a rien d’exceptionnelle contrairement à ce que les autorités et les médias n’ont cessé de répéter tout au long de la crise. La mortalité se situe entre le 9e et le 13e rang dans l’histoire sanitaire française des 70 dernières années. Quant aux « nouveaux » virus, depuis près de deux siècles, nos sociétés y ont été souvent confrontées et elles ont surmonté ces épidémies sans enfermer leurs citoyens, mettre à bas les libertés publiques ni ruiner le pays.

Le covid-19 aura tué entre 30 000 et 40 000 Français (suivant que l’on compte ou non le nombre probable de morts à domicile). C’est beaucoup comparé à la plupart des autres pays. Par exemple, proportionnellement à la population, il y a eu 4 à 5 fois plus de morts en France qu’en Allemagne alors que la population allemande est plus âgée, donc plus à risque et que, par tête d’habitant, les budgets de santé sont comparables. Avec le Portugal, le rapport est de un à trois ou quatre, avec une population âgée et un budget santé bien moindre. Le Japon, lui aussi nettement plus âgé et touché par l’épidémie avant la France, a pourtant eu cent fois moins de morts sans pratiquer le confinement obligatoire. Certes, il y a eu proportionnellement à la population, plus de morts en Belgique ou au Royaume-Uni et autant en Italie et en Espagne. Ces quatre pays ont des points communs avec la France : du fait de leur impréparation et de la crise des urgences, les autorités ont choisi un confinement dur et le pilotage administratif du système de soins. Manifestement cette voie n’était pas la bonne et l’autosatisfaction qui prévaut aujourd’hui chez les dirigeants français ne doit pas cacher des résultats très problématiques.

En 2015, personne n’a songé à déclarer : « virus inconnu : tous aux abris ». Les écoles, les entreprises, les salles de spectacles, les restaurants sont restés ouverts. Pourtant, la surmortalité finale a été équivalente à celle qui se profile avec le covid-19… La diffusion du virus a été limitée grâce à des précautions de routine dans le secteur hospitalier et surtout grâce au « confinement » des malades chez eux jusqu’à ce qu’ils ne soient plus contagieux. Pendant ce temps, la vie culturelle, sociale et économique continuait et les libertés civiles et publiques étaient préservées. Ces malades ont accepté de rester « confinés » chez eux parce qu’ils avaient confiance dans leur médecin et qu’ils étaient convaincus qu’on les soignait correctement. Dans cet équilibre difficile entre la lutte contre l’épidémie, le respect des libertés individuelles et les nécessités de la vie collective, le « médecin de famille » a joué le rôle principal, de manière assez efficace parce qu’il était investi de la confiance des malades sinon de celle des autorités sanitaires et des pouvoirs publics.

Ce fragile équilibre a été rompu en 2020. Les autorités publiques se sont emparées du dossier et elles ont ouvertement déclaré que le covid-19 était une chose trop sérieuse pour laisser les médecins de ville s’en occuper. On les a bombardés de directives inapplicables puis on les a carrément mis sur la touche en les menaçant des plus graves sanctions s’ils persistaient à vouloir soigner.

Dans son discours du 17 mars 2020, le président de la République a utilisé plusieurs fois le mot « guerre ». Avec son état-major « scientifique » et les autorités de santé, croyant sans doute faire le bien, il a désarmé la première ligne de défense, laissé l’ennemi se répandre librement dans la population française et s’emparer des endroits stratégiques où il n’aurait jamais dû pénétrer.

Cette débâcle interroge aussi une organisation sanitaire très centralisée, le mépris des autorités publiques pour les médecins généralistes, le manque de confiance de l’Etat dans la société civile mais aussi le modèle économique de l’industrie pharmaceutique, dont l’existence dépend du remplacement rapide des médicaments existants par de nouveaux produits17. Pour toute une série de raisons – d’emploi mais aussi de prestige national – les gouvernements sont évidemment sensibles aux demandes et aux découvertes de cette industrie. Les médicaments anciens, malgré leur efficacité, sont peu rentables pour leurs fabricants puisqu’ils sont tombés dans le domaine public. Ils sont donc régulièrement remplacés, voire retirés du marché. Cela peut désarmer les médecins lorsque l’efficacité des nouveaux médicaments reste douteuse, sans parler du coût qui se trouve démultiplié pour la Sécurité sociale, les mutuelles et les patients.

Enfin et surtout, cette politique, outre qu’elle n’a pas évité une surmortalité importante, a engendré une régression démocratique – privilégiant pendant plusieurs semaines une société de surveillance et de punition18. – puis la crise économique la plus grave depuis les années 1930 et la Seconde guerre mondiale19. Le nombre de chômeurs est en train d’augmenter dramatiquement tandis que le déficit de la Sécurité sociale – et plus largement de l’Etat social – est devenu abyssal, comme jamais auparavant.

Lors de son troisième voyage, Gulliver découvre Balnibarbes, pays dirigé selon les préceptes d’une académie pléthorique et richement dotée. Pourtant, sous ce gouvernement « éclairé », le pays est pauvre et misérable car les recommandations de l’académie sont toujours absurdes, à l’opposé de la logique et de l’expérience. Du coup, les champs sont stériles, les maisons délabrées, l’était sanitaire déplorable, rien ne fonctionne. Face au covid-19, la France aurait-elle ressemblé à Balnibarbes ?

 

Dominique Andolfatto, professeur de science politique, Credespo, Université de Bourgogne Franche-Comté (Dominique.Andolfatto@u-bourgogne.fr)

Dominique Labbé, chercheur associé en science politique, Pacte-CNRS, Université de Grenoble-Alpes (dominique.labbe@umrpacte.fr)



samedi, juin 06, 2020

Le débat n'a pas eu lieu.

Sur les réseaux sociaux, le débat fut vif et souvent très intéressant autour de la chloroquine (il y a eu quelques contributions remarquables, Raoult a bien raison de dire qu'il y a le pire mais aussi le meilleur). Les anti-Raoult l'ont perdu.

Que peuvent-ils faire ? Reconnaître qu'ils se sont trompé ?

Pas du tout ! Puisqu'ils ont perdu le débat, ils nient qu'il ait eu lieu !

Nous vivons une époque formidable ! 



mardi, juin 02, 2020

Le Raoult du jour




Raoult est toujours aussi modeste.

Mais, sur le fond, il a raison : il ne faut pas oublier que les macronistes ne sont pas l'élite, ce sont les deuxièmes et les troisièmes couteaux de l'UMP et du PS, les fonds de tiroir de partis en échec.

Maintenant, si vous avez envie de croire que Macron, Castaner, Buzyn, Véran font partie de l'élite, je ne peux pas vous en empêcher. 

Mais, il n'en reste pas moins que la France (tout l'occident, mais la France en particulier) a un véritable problème de renouvellement des élites.


dimanche, mai 31, 2020

La médecine française, ce grand corps malade (de la tête).




Les maux politiques et intellectuels qui ont frappé la France ont été ceux de la plupart des pays occidentaux mais, chez nous, ils furent particulièrement aigus.

Face à l'épidémie, la stratégie à suivre était simple, puisque préparée dans des plans qu'il suffisait d'appliquer : détecter, isoler, soigner. Avec les moyens du bord, faute d'autres moyens. C'est ce que Didier Raoult a fait dans son IHU de Marseille, ajoutant qu'il fallait essayer des médicaments immédiatement disponibles, et non des médicaments expérimentaux,  d'où son essai de la chloroquine associée à l'azythromycine. S'appuyer sur la médecine de ville, comme prévu au plan.

Le raisonnement est limpide, carré. Le reste n'est plus qu'une question d'action et d'organisation.

Alors pourquoi la France a-t-elle fait tout autre chose ? Renvoyer les gens chez eux sans les soigner, décider le confinement généralisé, interdire la chloroquine, empêcher les médecins de ville de travailler ?

Et, surtout, objet de ce billet, pourquoi beaucoup de médecins (souvent très sonores) ont-ils soutenu et soutiennent-ils encore cette politique absolument contraire au bons sens médical le plus élémentaire ?

La polémique s'est concentrée sur Didier Raoult et sur la chloroquine. Mais le sujet est plus vaste, comment se fait-il que des médecins ont défendu la décision de ne pas soigner plutôt que d'utiliser un médicament hyper-connu mais pas validé dans cette indication ? Comment se fait-il que des médecins ont approuvé un confinement qui est une décision irrationnelle du point de vue médical ?

Bien sûr, certains médecins ont sauvé l'honneur et échappé au ridicule, Perronne à Garches, Maudrux sur son blog. Mais, dans l'ensemble, ce n'est pas glorieux : j'ai appris qu'il fallait à tout prix éviter de mettre les pieds à la Pitié-Salpétrière quand on est malade.

Raoult l'explique tout simplement par l'incompétence de ses collègues. Mais d'où vient-elle, cette incompétence, qui semble logée non pas dans le manque de connaissances mais dans une façon de raisonner boiteuse ?

C'est là que la notion de « corruption systémique » de Jean-Dominique Michel intervient. Il ne s'agit pas de corruption financière (même s'il y a un lien) mais de corruption intellectuelle : c'est le scientisme. Cette attitude consiste à considérer que n'est science que ce qui est mesurable et que la médecine est une science et non un art. D'où l'idée que ne serait de la médecine que ce qui est mesurable. Ses partisans baptisent cette croyance « la médecine basée sur les preuves » (comme si les médecins n'avaient de tout temps chercher des preuves. Les scientistes ont en commun d'être très ignorants de la philosophie et de l'histoire).

JD Michel dit avec humour que la seule chose mesurable exhaustivement est le cadavre, que tant que la médecine aura à faire à des hommes vivants, il y aura une part conséquente de non-mesurable.

J'ai eu quatre ou cinq conversations avec des scientistes, sur Twitter et ailleurs, où j'exposais le bon sens de l'asymétrie des risques pour le protocole IHU et, après la réponse systématique « tu n'y connais rien, tu racontes n'importe quoi » (beaucoup de tutoiement, c'est significatif), je posais ma question assassine « Citez moi s'il vous plaît un exemple de découverte majeure permise par 'la médecine basée sur les preuves' ». Pour l'instant, pas un ne m'a répondu.

Je me suis renseigné de mon coté, il y a quelques améliorations mineures, pas négligeables pour les malades qui en ont bénéficié, mais rien d'important.

Bref, la « médecine basée sur les preuves » est une croyance ... sans preuves !

Est-ce que cette épidémie aura l'effet heureux de faire reculer le scientisme ? J'en doute.






lundi, mai 25, 2020

Raoult du jour


La réflexion de Raoult sur l'hostilité des medias à la réalité me parait fondamentale pour comprendre cette folie collective.

J'en ai parlé dans de récents commentaires sans en faire de billet : cette épidémie et la polémique chloroquine sont une lutte à mort entre ceux qui subissent la réalité (en  gros les Gilets Jaunes) et ceux qui tiennent leur pouvoir de leur capacité à maquiller et à nier la réalité, et de ce fait à en profiter sans que cela se voie (en gros les mondialistes, les macronistes).

La réalité se faisant de plus en plus pressante, ces derniers sont obligés de réprimer son expression de plus en plus brutalement.

D'où la belle liberté californienne :

 

mardi, mai 19, 2020

Raoult défend presque le gouvernement ... et traite les Français de fous !


Je suis d'accord avec Raoult que la France est frappée de folie.

Raoult sur Radio Classique le 19 mai 2020

Assurément, la France n'est pas le seul pays que le virus a rendu fou, mais il est l'un des plus touchés et le seul qui m'intéresse vraiment (les autres pays m'aident à comprendre ce qui se passe en France).

Pour faire vite, je pense qu'il y a un double mouvement, par en haut et par en bas, le point commun étant l'effondrement intellectuel, l'abrutissement :

1) par en bas, la déchristianisation et l'abrutissement engendrent une peur panique de la mort, hors de toutes proportions. La bêtise empêche de faire le tri et de remettre les choses en perspective. Dans mon entourage (heureusement pas trop proche), j'ai entendu des choses hallucinantes : j'ai du regarder autour de moi pour vérifier que ne s'empilaient les morts d'un truc pire que la peste noire.

2) par en haut, l'abrutissement, l'effondrement intellectuel de la classe dirigeante, l'a empêché d'aborder les difficultés avec courage et bon sens. Elle a été prise de panique et a tout bloqué.

Il y a eu un aiguillage des pays très précoce : d'un coté, les pays mal dirigés qui sont passés instantanément de « Rien à foutre du virus » à « Panique totale », le cercle vicieux de la panique générale s'est enclenché ; de l'autre, les pays comme la Corée et Taïwan qui ont pris très tôt les bonnes mesures et le cercle vertueux de la confiance a fonctionné.

Pour le coup, la métaphore guerrière est appropriée : quand l'ennemi attaque, si les premières mesures sont bonnes, il y a des chances que ça se finisse bien. Si elles sont mauvaises ...

jeudi, mai 14, 2020

Une bombe de Raoult.




D’après une étude espagnole, les personnes qui ont continué à travailler seraient moins contaminées que celles qui ont été confinées.

Si c’est vrai :

1) Le confinement n’a évité aucune contamination.

2) Il provoque une catastrophe sanitaire à cause de toutes les autres maladies non-traitées.

3) Il provoque une catastrophe économique.

A vrai dire, ce n’est pas une grande surprise : Raoult est loin d’être le seul infectiologue à dire depuis le début que le confinement fait plus de mal que de bien. Je rappelle (car c'est important pour répondre à ceux qui disent que les anti-confinements sont des farfelus) que l'administration elle-même a fait des plans pour anticiper l'épidémie que nous vivons, exactement les mêmes ordres de grandeur, et que jamais, jamais, jamais, elle n'a préconisé un confinement généralisé, tout simplement parce que c'est débile.

Bref, c’est pour la France la pire décision depuis l’armistice 1940. Bravo Macron. Maintenant c’est sûr : avec Le Pen, ça aurait été pire.

dimanche, mai 10, 2020

Quelques videos.

Pas de grandes révélations si vous me suivez régulièrement mais, dans l'océan de conneries que nous vivons, ça fait du bien d'écouter des gens intelligents. 
 






samedi, mai 02, 2020

Même pour ça, ils ne sont pas bons.





Pourtant, c'est le gros machin bureaucratique de merde mortifère comme ils les aiment.

Je rappelle que les « intelligents », les « raisonnables »,  les « adultes » (n'est-ce pas Laurent Alexandre ?) avaient dit à Didier Raoult qu’il devait attendre les résultats de cet essai avant de faire quoi que ce soit, qu’il était complètement irresponsable de bouger avant.

Je me maaaarrre ....