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jeudi, janvier 29, 2015

Pêle-mêle : le despotisme des oligarques bruxellois, la révolte du peuple grec, la lâcheté des pouvoirs publics devant l'islam

Comme d'habitude, Chantal Delsol est très claire :

«L'Union européenne est une variante du despotisme éclairé»

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On sait maintenant que le «sauvetage» de la Grèce de 2010 était en réalité un sauvetage de l'Euro et qu'aucun oligarque bruxellois n'en avait rien à foutre des souffrances des grecs :

Investors have woken up to Greece's nuclear risk

Evans-Pritchard a des mots très forts (c'est moi qui souligne) :

We have witnessed is "The Rape of Greece", to borrow the title of a new book by Nadia Valavani, suddenly catapulted into power as Syriza's deputy finance minister. IMF officials privately agree. The Fund confesses in its candid report that the Troika fatally underestimated the violence of the fiscal multiplier.

Yes, successive governments lied about the true state of public finances in the years leading up to the crisis, but this is a distraction in macroeconomic terms. The flood of French, German, Dutch, and AngloSaxon capital into Greece was so vast that the drama would have unfolded in much same way even if Greek politicians had been angels.

The greater lie was the silent complicity of all the relevant players in allowing the deformed structure of monetary union to incubate disaster. Surveillance reports by EU bodies in did not sound the alarm during the boom years, though one of the authors told me at clandestine lunches in Brussels that the whole of southern Europe was heading for disaster. Internal critics were silenced.

What has happened to Greece since then is a moral scandal. Leaked documents from the IMF Board confirm that country needed debt relief at the outset. This was blocked by the EU for fear that it would set off contagion at a time when the eurozone negligently did not have a lenderoflast resort. Greece was sacrificed to buy time for the euro.

The EU-IMF Troika forced a bankrupt country to take on further loan packages, allowing foreign banks to dump their bonds onto Greek taxpayers and trap Greek citizens in debt servitude. To add insult to injury, this was called a rescue.

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Clip anti-djihad : le gouvernement confond lutte contre le terrorisme et prévention routière

samedi, août 16, 2014

Les pierres d'angle (C. Delsol)

Après L'âge du renoncement, Chantal Delsol cherche ce qu'on peut sauver des principes chrétiens qui construisent, qu'on le veuille ou non, notre société (sans christianisme, pas de personnes et pas de libertés individuelles, pas de Vérité et pas de quête de la Vérité).

Cette tentative me semble vaine. A mon sens, il n'y a qu'une manière de sauver les principes du christianisme : être chrétien. Tout le reste est irréaliste.

Puisque notre société est déchristianisée, elle a renoncé à elle-même, elle n'a donc qu'un destin : disparaître à brève échéance, comme a disparu l'empire romain. Ce qui n'empêcherait pas d'ailleurs une renaissance ultérieure du christianisme, sur les décombres. Car notre société peut disparaître, les hommes continueront à vivre et auront besoin de constituer une société, qui sera autre que la nôtre.

Cependant, Delsol a nombre de réflexions intéressantes.

Par exemple, elle explique que des sociétés sans père existent et peuvent encore exister (contrairement à ce que prétendent certains opposants à la dénaturation du mariage), mais elles ont toutes un point commun : ce ne sont pas des sociétés libres. Car le rôle du père est libérateur. Je rappelle qu'on a décrit le régime nazi comme le régime des enfants sans pères (pères tués à la guerre, estropiés, dévalorisés par le chômage).

Ou encore, elle met en lumière la contradiction entre la démocratie, qui suppose des citoyens adultes et responsables, et l'Etat-providence, qui nous traite tous comme des enfants irresponsables.

Pour Delsol, le mal absolu est le subjectivisme. S'il n'y a aucun critère objectif pour rien, alors ce que décrète l'Etat s'impose sans contestation possible, il ne peut plus y avoir d'Antigone qui conteste le pouvoir au nom de principes supérieurs, puisqu'il n'y a plus de principes supérieurs.

C'est le positivisme juridique, que le sénateur bolchévique Michel a excellemment résumé : «Ce qui est juste, c'est ce que dit la loi» (oui, on a pu entendre des phrases comme celles-ci en France en 2013. C'est stupéfiant). Si la loi dit 2+2=5 (comme les lois mémorielles), qui peut le contester puisque tout est affaire d'opinions subjectives ? La voie du totalitarisme est ouverte. Et qu'il soit mou, à coup d'abrutissement médiatique plutôt que de séjours à la Loubianka, ne change pas le fond.

Les pierres d'angle

jeudi, avril 18, 2013

Deux articles sur la gauche sectaire et totalitaire

Ma principale raison de voter Sarkozy  était la crainte de la gauche sectaire et dogmatique, notamment sur les sujets sociaux (1). J'ai été servi au-delà de mes inquiétudes les plus folles.

Un article sur l'ineffable Jean-Pierre Vichinsky Michel

Une explication plus philosophique

Et un peu d'espoir, un programme clair et net du Printemps Français :

Demandez le programme

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(1) : je récuse le terme «sociétal» qui introduit une nuance n'ayant à mes yeux pas lieu d'être. Comme d'habitude, les gauchistes sont experts en triturage de notre langue.

jeudi, avril 04, 2013

Mélimélo : Mariage pour n'importe qui et gauche morale

Le premier article est d'E. Zemmour :

Le mariage, pour le meilleur et pour le pire

Et le second de C. Delsol :

Le socialisme est une morale

Comme Eric Zemmour, je suis persuadé que notre société est entrée en décadence et je crois de plus en plus que celle-ci est irréversible. Autrement dit, nous vivons un suicide civilisationnel comme a vécu l'Empire Romain.

Les zombies post-modernes disparaîtront car leur hédonisme est incompatible avec la perpétuation de leur espèce : on ne fait pas trois ou quatre enfants quand son unique souci est «moi, moi. Jouir sans entraves».

Ensuite ? De l'horreur et de l'anarchie, émergeront des petits groupes organisés, autour d'une religion.

J'espère juste que cela sera une vraie religion, qui se connaitra comme telle, et non une pseudo-religion comme l'écologisme ou le communisme. Car les pseudo-religions sont terribles.

Les musulmans croient que la religion qui prendra le relais après notre ruine la leur. C'est possible, je suis très loin d'en être certain. Le christianisme est très loin d'être mort. Ou une religion que nous ne connaissons pas encore.

dimanche, septembre 11, 2011

L'âge du renoncement (C. Delsol)

La culture occidentale, aux origines grecques, juives et chrétiennes (mais en aucun cas musulmanes, n'est-ce pas, Jacques Chirac ?) est caractérisée par la quête de la Vérité, par la question «qu'est-ce qui est vrai ?».

C'est une exception, une parenthèse, à la fois dans l'espace et dans l'histoire. La plupart des hommes d'aujourd'hui et de tous les temps se posent la question, fort différente, «comment bien vivre ?». C'est la quête de la sagesse.

La décadence accélérée de notre culture occidentale, son renoncement à elle-même, ne laisse pas place au nihilisme, ou très temporairement, mais au retour à ce qui a fait la philosophie de la grande majorité des hommes. L'écologisme, religion païenne en est un signe éclatant.

Voilà pour l'analyse factuelle.

Etant un enfant de la culture occidentale et sachant tout qu'elle a apporté (mais aussi deux guerres mondiales et la bombe atomique), je ne peux qu'en être navré.

Le corollaire du fait qu'il n'y a plus de Vérité est que l'individu est nié. En effet, la sagesse égalise tout, détruit toutes les hiérarchies, les dieux sont partout et l'homme se fond dans un Grand Tout. La prégnance contemporaine de cette idée de fusion est bien mise en valeur, inconsciemment, par la mode de l'incinération, qui, cela ne vous étonnera pas, me dérange.

Pur jugement de valeur, je ne peux me déprendre du sentiment que la quête de la sagesse par opposition à la quête de la Vérité a quelque chose de minable, de terne, de restreint.

Au nom de la Vérité, on partait en croisade. Au nom de la sagesse, on fait du tri sélectif avec les poubelles jaunes et les poubelles vertes.

La croyance en la Vérité est remplacée par un foutoir de croyances faibles que seule l'habitude supporte, c'est en quelque sorte le triomphe du conservatisme : on croit ce qu'on croit parce qu'on y est habitué. Par exemple, puisque l'homme n'est plus le roi du monde, fait à l'image de Dieu, plus rien que l'habitude ne justifie la religion des droits de l'homme.

Que le nazisme soit le seul mal absolu n'est qu'un pur produit des circonstances, sans justification rationnelle (et d'ailleurs, le nazisme même devient un concept flou, une invocation rituelle sans contenu précis). En effet, en toute rationalité, le communisme devrait partager ce statut de mal absolu. Mais les circonstances ont fait qu'il était, par l'intermédiaire de l'URSS, dans le camp des vainqueurs. Imaginons que le pacte germano-soviétique ait tenu et que l'alliance des démocraties ait vaincu à la fois l'Allemagne nazie et l'URSS, personne n'aurait d'objection a un procès de Nuremberg du communisme.

Bref, au jardin à la française de la Vérité, à ce «chef d'oeuvre de religion», suivant le mot de Paul Veyne, qu'était le christianisme, notre société substitue un fatras d'idées (1) étayées seulement par l'habitude et sans cesse mouvantes (les droits de l'homme d'aujourd'hui, fondés sur la primauté du désir individuel, ne sont déjà plus ceux de 1948).

Le conformisme devient obligatoire (Socrate a été mis à mort pour ne pas avoir respecté les rites) puisqu'il est le seul soutien de ces croyances faibles.

Mais on ne peut pas faire que ce qui a existé n'ait pas existé. On peut éventuellement l'oublier. C'est pourquoi les religions de la Vérité subsisteront, probablement à l'état de sectes, mais avec une puissance de certitude bien supérieure au méli-mélo mollasson (2) qui les entourera.



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(1) : même les chrétiens s'y mettent, à cette bordélisation des croyances : il est de plus en plus fréquent de rencontrer des «croyants» qui font leur marché, croire au paradis mais pas à l'enfer, croire en le divinité de Jésus mais pas en la résurrection, ou l'inverse, etc. . L'exemple vient de haut : il paraît qu'un évêque français a déclaré ne pas croire à la virginité de Marie. Il faut dire que l'épiscopat français compte une densité remarquable de cons de classe mondiale.

(2) : mollasson dans la rationalité et dans le fondement, pas dans l'action : la police de la pensée est d'autant plus forte que les fondements sont faibles, qui n'a pas de justification est d'autant plus tenté de pourchasser la moindre dissidence, comme la Halde le prouve tous les jours.