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jeudi, avril 23, 2020
lundi, février 17, 2020
Décès de Michel Ragon
J’ai bien aimé Le marin des Sables (sur les pirates partis de Vendée), La mémoire des vaincus (sur les anarchistes) et Les mouchoirs rouges de Cholet (sur les chouans).
Il était anarchiste et ne supportait pas les communistes, qu’il appelait (on se demande bien pourquoi, n’est-ce pas ?) « les fusilleurs ». Cela le faisait rire jaune (mais il n’était pas surpris) que les petits bourgeois de merde style Besancenot se réclament de Trotsky, encore plus sanguinaire (si c’est possible) que Staline.
C’était un des très rares intellectuels contemporains pour qui « ouvrier » et « paysan » n’étaient pas des gros mots. J’aurais bien aimé savoir ce qu’il a pensé des Gilets Jaunes mais je m’en doute : à peu près le contraire de mes chers amis parisiens, de Mélenchon et de Martinez (marrant qu’ils se retrouvent dans le même camp. D’un autre coté, c’est logique. Ils ont en commun d'être des bourgeois matérialistes et égoïstes) qui les ont traités de « fascistes », « d’analphabètes », « à tirer dans le tas » et « qui m’empêchent de faire mes courses de Noël avec mes filles » .
Entre Vendéens, Michel Ragon s’était trouvé des convergences avec Philippe de Villiers.
C’est un parcours absolument inimaginable dans le naufrage scolaire actuel.

Je ne pense pas que cette video de Patrick Buisson soit déplacée (vous remarquerez qu'elle date d'avant les Gilets Jaunes et les anticipe bien) :
Il était anarchiste et ne supportait pas les communistes, qu’il appelait (on se demande bien pourquoi, n’est-ce pas ?) « les fusilleurs ». Cela le faisait rire jaune (mais il n’était pas surpris) que les petits bourgeois de merde style Besancenot se réclament de Trotsky, encore plus sanguinaire (si c’est possible) que Staline.
C’était un des très rares intellectuels contemporains pour qui « ouvrier » et « paysan » n’étaient pas des gros mots. J’aurais bien aimé savoir ce qu’il a pensé des Gilets Jaunes mais je m’en doute : à peu près le contraire de mes chers amis parisiens, de Mélenchon et de Martinez (marrant qu’ils se retrouvent dans le même camp. D’un autre coté, c’est logique. Ils ont en commun d'être des bourgeois matérialistes et égoïstes) qui les ont traités de « fascistes », « d’analphabètes », « à tirer dans le tas » et « qui m’empêchent de faire mes courses de Noël avec mes filles » .
Entre Vendéens, Michel Ragon s’était trouvé des convergences avec Philippe de Villiers.
C’est un parcours absolument inimaginable dans le naufrage scolaire actuel.

Je ne pense pas que cette video de Patrick Buisson soit déplacée (vous remarquerez qu'elle date d'avant les Gilets Jaunes et les anticipe bien) :
mardi, décembre 10, 2019
Macron et les grèves : émission Interdit d'interdire.
Comme d'habitude, très calme, loin de l'hystérisation des débats à la Hanouna :
Si vous voulez aller vite, écoutez à partir de la 47ème minute.
Si vous voulez aller vite, écoutez à partir de la 47ème minute.
jeudi, novembre 22, 2018
La décadence, les gilets jaunes, la CGT, l'Italie
Éric Zemmour : « Ce professeur de Chicago qui avait tout compris »
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Bloom n'est pas le premier ni le seul à établir sur ces bases la dénonciation de cette « pensée 68 ». Il n'est pas non plus le seul ni le premier à estimer que «l'engagement de Heidegger dans le mouvement nazi n'était pas une conséquence de son innocence politique, mais un corollaire de sa critique du rationalisme». Mais, confronté à la violence des mouvements étudiants des années 1960 qui menacent et molestent leurs professeurs, il n'hésite pas à écrire: « La formule usée de Marx ne cessait de me revenir à l'esprit: l'histoire se répète toujours deux fois, la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce. L'université américaine des années 1960 faisait l'expérience du même démantèlement de la structure de l'investigation rationnelle (du champ de la raison) qu'avait connue l'université allemande dans les années 1930. »
Depuis lors, les étudiants des années 1960, aux États-Unis comme en France, sont devenus les patrons de l'Occident. Ils ont imposé leur relativisme en vérité suprême. «Le rationalisme occidental a abouti à un rejet de la raison. Le relativisme parvient à détruire les prétentions universelles de l'Occident […]. Privé de ce besoin de vérité, l'Occident s'effondrera.» Bloom est mort désespéré.
**************
Christopher Lasch ne dit pas autre chose :
La culture du narcissisme (1978)
Nous sommes vraiment cernés par les cons, et pas des cons rigolos, des qui se prennent très au sérieux.
Quel rapport avec les gilets jaunes ?
C'est simple : ce sont les mêmes cons qui ont abandonné leurs lourds devoirs (dont celui de guider et de protéger le peuple) et ont gardé leurs grands privilèges, donnant naissance à un mépris de classe dont je trouve plus facilement des précédents dans l'histoire orientale que dans la nôtre. D'où les gilets jaunes.
On m'a dit : « Pourtant, Edouard Philippe se targuent d'origines modestes ». Christophe Guilluy a répondu avant moi dans une conversation avec Eric Zemmour : « Il est fréquent que ceux qui s'élèvent trahissent leurs origines ».
Au moins, on sait quel camp a choisi la CGT. Ce n'est pas celui des Français qui souffrent (ça serait exagéré de dire qu'il s'agit de la surprise du siècle) :
Les Français sont seuls, totalement abandonnés par leur classe dirigeante, qu'elle soit politique, syndicale, administrative, intellectuelle ou religieuse.
C'est pourquoi je crois que nous ne nous en sortirons pas seuls. Et je compte pas mal sur l'Italie :
Le système aboie et les « populismes » passent. Le rejet par Bruxelles du budget italien profite aux partis au pouvoir.
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Bloom n'est pas le premier ni le seul à établir sur ces bases la dénonciation de cette « pensée 68 ». Il n'est pas non plus le seul ni le premier à estimer que «l'engagement de Heidegger dans le mouvement nazi n'était pas une conséquence de son innocence politique, mais un corollaire de sa critique du rationalisme». Mais, confronté à la violence des mouvements étudiants des années 1960 qui menacent et molestent leurs professeurs, il n'hésite pas à écrire: « La formule usée de Marx ne cessait de me revenir à l'esprit: l'histoire se répète toujours deux fois, la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce. L'université américaine des années 1960 faisait l'expérience du même démantèlement de la structure de l'investigation rationnelle (du champ de la raison) qu'avait connue l'université allemande dans les années 1930. »
Depuis lors, les étudiants des années 1960, aux États-Unis comme en France, sont devenus les patrons de l'Occident. Ils ont imposé leur relativisme en vérité suprême. «Le rationalisme occidental a abouti à un rejet de la raison. Le relativisme parvient à détruire les prétentions universelles de l'Occident […]. Privé de ce besoin de vérité, l'Occident s'effondrera.» Bloom est mort désespéré.
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Christopher Lasch ne dit pas autre chose :
La culture du narcissisme (1978)
Nous sommes vraiment cernés par les cons, et pas des cons rigolos, des qui se prennent très au sérieux.
Quel rapport avec les gilets jaunes ?
C'est simple : ce sont les mêmes cons qui ont abandonné leurs lourds devoirs (dont celui de guider et de protéger le peuple) et ont gardé leurs grands privilèges, donnant naissance à un mépris de classe dont je trouve plus facilement des précédents dans l'histoire orientale que dans la nôtre. D'où les gilets jaunes.
On m'a dit : « Pourtant, Edouard Philippe se targuent d'origines modestes ». Christophe Guilluy a répondu avant moi dans une conversation avec Eric Zemmour : « Il est fréquent que ceux qui s'élèvent trahissent leurs origines ».
Au moins, on sait quel camp a choisi la CGT. Ce n'est pas celui des Français qui souffrent (ça serait exagéré de dire qu'il s'agit de la surprise du siècle) :
Les Français sont seuls, totalement abandonnés par leur classe dirigeante, qu'elle soit politique, syndicale, administrative, intellectuelle ou religieuse.
C'est pourquoi je crois que nous ne nous en sortirons pas seuls. Et je compte pas mal sur l'Italie :
Le système aboie et les « populismes » passent. Le rejet par Bruxelles du budget italien profite aux partis au pouvoir.
mardi, octobre 16, 2018
Un enfant de 12 ans tué à coups de barre de fer aux Lilas : la loi du plus fort
Je publie cet article par acquis de conscience. Je sais bien que rien de ce qui devrait être fait ne sera fait.
Ceux qui espèrent le contraire ne comprennent pas qui sont nos politiciens ni l’idéologie qui les meut.
Je suis toujours surpris quand on me dit que nos politiciens sont de purs carriéristes et n’ont aucune idéologie. C’est contraire à ce qu’on voit : toutes leurs actions sont imprégnées d’idéologie, aucune n’est rationnelle dans un système de principes et de valeurs classiques. Bien sûr, comme l’idéologie est ce qui pense à votre place, il n’y a pas besoin qu’ils en soient conscients, quoiqu’il ne faille pas exagérer l’excuse de l’inconscience : ils méritent tout de même d’être fusillés.
D'ailleurs, un autre article évoque le rôle de l'effacement des familles dans cette barbarie. Mais qui a oeuvré méthodiquement à la destruction de la famille depuis 60 ans, si ce n'est les tenants d'une certaine idéologie ?
Un enfant de 12 ans tué à coups de barre de fer aux Lilas : la loi du plus forts
***************
La terrible vérité est qu'en dépit de quelques discours guerriers et coups de menton destinés à rassurer les téléspectateurs, les pouvoirs publics ont bel et bien démissionné, faute de savoir quoi faire. Ceux qui nous gouvernent sont solidairement responsables de cette politique d'abandon, mais certains plus que d'autres. Rien de comparable entre un Nicolas Sarkozy qui n'a certes pas tenu sa promesse de karchériser les voyous, mais qui a tout fait pour, et un François Hollande qui s'est méthodiquement employé à désarmer notre pays sur le plan pénal. Il est sans doute encore un peu tôt pour juger Emmanuel Macron, mais un an après son élection, rien ne laisse penser qu'il ait pris la mesure du problème.
Le constat de Gérard Collomb est à la fois méritoire et affligeant. Pas seulement parce que c'est celui d'un ministre de l'Intérieur qui, la veille de sa déclaration, était encore aux affaires. Mais surtout parce qu'en 2018, nos dirigeants en sont toujours à diagnostiquer une situation qui n'est ignorée d'aucun Français depuis vingt ans, y compris au sommet de l'État.
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Ceux qui espèrent le contraire ne comprennent pas qui sont nos politiciens ni l’idéologie qui les meut.
Je suis toujours surpris quand on me dit que nos politiciens sont de purs carriéristes et n’ont aucune idéologie. C’est contraire à ce qu’on voit : toutes leurs actions sont imprégnées d’idéologie, aucune n’est rationnelle dans un système de principes et de valeurs classiques. Bien sûr, comme l’idéologie est ce qui pense à votre place, il n’y a pas besoin qu’ils en soient conscients, quoiqu’il ne faille pas exagérer l’excuse de l’inconscience : ils méritent tout de même d’être fusillés.
D'ailleurs, un autre article évoque le rôle de l'effacement des familles dans cette barbarie. Mais qui a oeuvré méthodiquement à la destruction de la famille depuis 60 ans, si ce n'est les tenants d'une certaine idéologie ?
Un enfant de 12 ans tué à coups de barre de fer aux Lilas : la loi du plus forts
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La terrible vérité est qu'en dépit de quelques discours guerriers et coups de menton destinés à rassurer les téléspectateurs, les pouvoirs publics ont bel et bien démissionné, faute de savoir quoi faire. Ceux qui nous gouvernent sont solidairement responsables de cette politique d'abandon, mais certains plus que d'autres. Rien de comparable entre un Nicolas Sarkozy qui n'a certes pas tenu sa promesse de karchériser les voyous, mais qui a tout fait pour, et un François Hollande qui s'est méthodiquement employé à désarmer notre pays sur le plan pénal. Il est sans doute encore un peu tôt pour juger Emmanuel Macron, mais un an après son élection, rien ne laisse penser qu'il ait pris la mesure du problème.
Le constat de Gérard Collomb est à la fois méritoire et affligeant. Pas seulement parce que c'est celui d'un ministre de l'Intérieur qui, la veille de sa déclaration, était encore aux affaires. Mais surtout parce qu'en 2018, nos dirigeants en sont toujours à diagnostiquer une situation qui n'est ignorée d'aucun Français depuis vingt ans, y compris au sommet de l'État.
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mercredi, août 15, 2018
Les technocrates, c'est notre calamité des sauterelles à nous
« Les villages du Tarn menacés par une nouvelle autoroute, résumé du mal français »
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Pour résoudre le problème d'un bassin d'emploi, la vitesse, la pollution et la destruction de l'environnement sont les premiers, voire les seuls remèdes envisagés. La ringardise tient lieu d'imagination à des élus, des chefs d'entreprise, des promoteurs immobiliers qui n'ont pas compris qu'à l'avenir les territoires comme ce petit morceau de Tarn seront des richesses convoitées pour leur rareté, pour leur silence, pour leur terre. La situation devient cocasse si l'on se souvient que dans le même temps les routes nationales sont soumises à une vitesse, ou plutôt à une lenteur de 80 km à l'heure qui pénalise les ruraux.
**************
Les technocrates, combinent deux caractéristiques qui donnent envie de les breumer instantanément et sans pitié :
1) Le mépris : la condescendance est affichée d'entrée. Le message est clair : « J'ai un beau diplôme d'intelligence, j'ai du pouvoir, j'ai le poids de la bureaucratie froide et impitoyable derrière moi, c'est déjà gentil de ma part de bien vouloir m'apercevoir de ton existence, vermisseau ».
2) Le conformisme : une absence d'imagination à toute épreuve, une lâcheté d'acier (« Fort avec les faibles, faible avec les forts », c'est leur devise), une méconnaissance sans remède des réalités. Notre ami de Campagnol fait ses chroniques de leur profonde bêtise.
Les deux séparément seraient presque supportables, mais des abrutis qui prouvent depuis 40 ans leur incompétence et qui vous prennent de haut, ça fait beaucoup.
Comme Edouard Philippe est un prototype de techno de merde :
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Pour résoudre le problème d'un bassin d'emploi, la vitesse, la pollution et la destruction de l'environnement sont les premiers, voire les seuls remèdes envisagés. La ringardise tient lieu d'imagination à des élus, des chefs d'entreprise, des promoteurs immobiliers qui n'ont pas compris qu'à l'avenir les territoires comme ce petit morceau de Tarn seront des richesses convoitées pour leur rareté, pour leur silence, pour leur terre. La situation devient cocasse si l'on se souvient que dans le même temps les routes nationales sont soumises à une vitesse, ou plutôt à une lenteur de 80 km à l'heure qui pénalise les ruraux.
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Les technocrates, combinent deux caractéristiques qui donnent envie de les breumer instantanément et sans pitié :
1) Le mépris : la condescendance est affichée d'entrée. Le message est clair : « J'ai un beau diplôme d'intelligence, j'ai du pouvoir, j'ai le poids de la bureaucratie froide et impitoyable derrière moi, c'est déjà gentil de ma part de bien vouloir m'apercevoir de ton existence, vermisseau ».
2) Le conformisme : une absence d'imagination à toute épreuve, une lâcheté d'acier (« Fort avec les faibles, faible avec les forts », c'est leur devise), une méconnaissance sans remède des réalités. Notre ami de Campagnol fait ses chroniques de leur profonde bêtise.
Les deux séparément seraient presque supportables, mais des abrutis qui prouvent depuis 40 ans leur incompétence et qui vous prennent de haut, ça fait beaucoup.
Comme Edouard Philippe est un prototype de techno de merde :
mardi, juillet 17, 2018
Campagnol 413 Transformer un pays en territoire, c'est déjà le préparer à l'invasion
Christian Combaz a raison. Il faut être attentif au vocabulaire de nos maîtres les enculés. Quand ils changent un mot, c'est qu'ils s'apprêtent à nous l'enfoncer profond.
J'en profite pour rappeler la mémoire du regretté Simon Leys, qui avait fait du goût du mot juste un principe de vie. Priez pour lui.
vendredi, mai 04, 2018
lundi, mars 12, 2018
Où en est la question sociale ?
La question sociale a longtemps servi à détourner le débat public de la question identitaire.
Aujourd'hui, c'est l'inverse : la question identitaire est agitée dans tous les sens pour nous faire perdre de vue que Macron représente la tyrannie de la bourgeoisie sur le peuple.
Ne nous laissons pas prendre à cette fausse alternative, qui a déjà piégé le FN philippotisé. Ces deux questions ne sont en réalité qu'une seule, puisqu'à une bourgeoisie cosmopolite s'oppose des peuples enracinés.
Aujourd'hui, c'est l'inverse : la question identitaire est agitée dans tous les sens pour nous faire perdre de vue que Macron représente la tyrannie de la bourgeoisie sur le peuple.
Ne nous laissons pas prendre à cette fausse alternative, qui a déjà piégé le FN philippotisé. Ces deux questions ne sont en réalité qu'une seule, puisqu'à une bourgeoisie cosmopolite s'oppose des peuples enracinés.
mardi, janvier 30, 2018
La nouvelle lutte des classes
LA RÉVOLTE DES PERSONNELS PÉNITENTIAIRES, INDICE D’UNE NOUVELLE LUTTE DES CLASSES ?
******************
Madame Belloubet, professeur et ministre de la Justice, est une princesse républicaine.
Élevée dans les honneurs et les privilèges, elle découvre avec stupéfaction la souffrance des gardiens de prison. Au cabinet du Premier ministre, les oligarques n’y comprennent rien. « On a fait le choix de promouvoir des ministres appartenant à des cercles autres que purement politiques » (Le Monde, 26 janvier 2018, p. 14). Cette remarque est absurde : les oligarques de la politique, de l’Université, de la haute fonction publique, des médias, des syndicats, de droite classique ou de la gauche, sont à peu près interchangeables. Ils ont le même style de vie, les mêmes privilèges, la même idéologie, le même mépris à l’égard du peuple qui souffre. On est dans une nouvelle lutte des classes à laquelle le pouvoir oppose un déni pur et simple.
[…]
Réaction immédiate du pouvoir oligarchique : on va augmenter quelques primes, on va punir financièrement les personnels récalcitrants. On ignore superbement tout ce qui n’est pas financier, la sécurité physique et la considération sociale. Quel mépris !
Nos prisons crèvent des trois souffrances qui frappent le peuple : trop d’immigration, trop d’insécurité, trop de relégation sociale des plus modestes, dont les surveillants de prison. Tout cela est invisible pour les technocrates des bureaux dorés des cabinets ministériels. À cela s’ajoute la perversion idéologique de la culture de l’excuse pour les délinquants. On a un peu de considération pour les détenus – droits de l’homme obligent. Mais aucune considération pour ceux qui dont considérés comme exerçant les basses œuvres de la République. Les gardiens de prison sont (mal) payés pour souffrir car on a honte du métier qu’ils exercent. Qu’ils se taisent donc !
On va, bien sûr, faire quelques replâtrages. Mais le problème de fond va demeurer. L’immigration va contribuer à accroître le nombre des détenus. L’absence de châtiments faisant autorité comme à Singapour fera que les délinquants violents continueront à se moquer du système répressif. Les moyens alloués par les fonctionnaires dorés du ministère du Budget continueront à être dramatiquement insuffisants, au détriment des personnels comme des détenus. La comparaison avec l’Allemagne est tout à notre honte. Les privilégiés du pouvoir resteront indifférents après la crise car cela ne les touche pas directement.
[…]
Quel que soit le choix, ce sera un choix de classe, car les réalités sociologiques sont incontournables (voir le livre du professeur Christophe Guilluy : Le Crépuscule de la France d’en haut, Flammarion).
Le Front national a de beaux jours devant lui puisque tous les systèmes de régulation sociale inventés par l’oligarchie ont échoué. À vrai dire, cette oligarchie est incapable de gouverner efficacement, pas par manque de technicité (madame le ministre Belloubet le montre) mais par manque d’humanité, de sens de l’humain et de patriotisme. Or, là où le patriotisme est mort dans les cœurs pour devenir un simple instrument de communication, comme dans le régime actuel, il ne peut pas y avoir de fraternité authentique. Comme l’a dit un jour Jean Jaurès, « les pauvres n’ont que la patrie ». Comme l’a écrit le grand poète et philosophe Schiller, « l’application froide des principes abstraits a détruit les sentiments humains ».
La classe dirigeante s’est repliée dans les eaux glacées du calcul égoïste. Il faut une autre classe dirigeante qui soit sensible aux souffrances populaires, sinon rien ne changera. Tel est l’événement qui interviendra un jour.
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Madame Belloubet, professeur et ministre de la Justice, est une princesse républicaine.
Élevée dans les honneurs et les privilèges, elle découvre avec stupéfaction la souffrance des gardiens de prison. Au cabinet du Premier ministre, les oligarques n’y comprennent rien. « On a fait le choix de promouvoir des ministres appartenant à des cercles autres que purement politiques » (Le Monde, 26 janvier 2018, p. 14). Cette remarque est absurde : les oligarques de la politique, de l’Université, de la haute fonction publique, des médias, des syndicats, de droite classique ou de la gauche, sont à peu près interchangeables. Ils ont le même style de vie, les mêmes privilèges, la même idéologie, le même mépris à l’égard du peuple qui souffre. On est dans une nouvelle lutte des classes à laquelle le pouvoir oppose un déni pur et simple.
[…]
Réaction immédiate du pouvoir oligarchique : on va augmenter quelques primes, on va punir financièrement les personnels récalcitrants. On ignore superbement tout ce qui n’est pas financier, la sécurité physique et la considération sociale. Quel mépris !
Nos prisons crèvent des trois souffrances qui frappent le peuple : trop d’immigration, trop d’insécurité, trop de relégation sociale des plus modestes, dont les surveillants de prison. Tout cela est invisible pour les technocrates des bureaux dorés des cabinets ministériels. À cela s’ajoute la perversion idéologique de la culture de l’excuse pour les délinquants. On a un peu de considération pour les détenus – droits de l’homme obligent. Mais aucune considération pour ceux qui dont considérés comme exerçant les basses œuvres de la République. Les gardiens de prison sont (mal) payés pour souffrir car on a honte du métier qu’ils exercent. Qu’ils se taisent donc !
On va, bien sûr, faire quelques replâtrages. Mais le problème de fond va demeurer. L’immigration va contribuer à accroître le nombre des détenus. L’absence de châtiments faisant autorité comme à Singapour fera que les délinquants violents continueront à se moquer du système répressif. Les moyens alloués par les fonctionnaires dorés du ministère du Budget continueront à être dramatiquement insuffisants, au détriment des personnels comme des détenus. La comparaison avec l’Allemagne est tout à notre honte. Les privilégiés du pouvoir resteront indifférents après la crise car cela ne les touche pas directement.
[…]
Quel que soit le choix, ce sera un choix de classe, car les réalités sociologiques sont incontournables (voir le livre du professeur Christophe Guilluy : Le Crépuscule de la France d’en haut, Flammarion).
Le Front national a de beaux jours devant lui puisque tous les systèmes de régulation sociale inventés par l’oligarchie ont échoué. À vrai dire, cette oligarchie est incapable de gouverner efficacement, pas par manque de technicité (madame le ministre Belloubet le montre) mais par manque d’humanité, de sens de l’humain et de patriotisme. Or, là où le patriotisme est mort dans les cœurs pour devenir un simple instrument de communication, comme dans le régime actuel, il ne peut pas y avoir de fraternité authentique. Comme l’a dit un jour Jean Jaurès, « les pauvres n’ont que la patrie ». Comme l’a écrit le grand poète et philosophe Schiller, « l’application froide des principes abstraits a détruit les sentiments humains ».
La classe dirigeante s’est repliée dans les eaux glacées du calcul égoïste. Il faut une autre classe dirigeante qui soit sensible aux souffrances populaires, sinon rien ne changera. Tel est l’événement qui interviendra un jour.
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samedi, janvier 20, 2018
Les gros cons en 4x4
C'est très simple, dans l'ordre de mes valeurs automobiles, il y a :
Tout en bas, en bas, dans le cul-de-basse-fosse, aux oubliettes, que j'arrose de mon mépris pour conformisme abruti, voués à la géhenne pour manque de goût et de savoir-vivre, les conducteurs de 4x4 urbains (qui sont le contraire de l'urbanité).
En haut, ce couple croisé sur une aire de repos d'une de ces routes secondaires où les macronistes ne vont jamais, buvant une coupe de champagne à côté de leur Morgan. A ma question, posée un sourire en coin en désignant leur engin, "C'est confortable ?", ils répondirent avec un éclat de rire : "On ne peut pas vraiment le dire comme ça".
dimanche, décembre 31, 2017
L'imposture Macron ne charme pas Ivan Rioufol, ni moi
Politiquement, je pense d'Emmanuel Macron ce que je pense de tous ses prédécesseurs depuis Giscard : un traitre qui, au nom de « l'Europe, l'Europe, l'Europe », sacrifie la France, son peuple, sa souveraineté, son histoire et son avenir, vus comme des boulets hérités du passé qui empêchent la marche vers la modernité radieuse de la fusion universelle.
Comme c'est un béjaune besogneux et fayoteur, élevé sous cloche, à l'abri des intempéries, il est plutôt moins coupable que ses prédécesseurs qui, ayant plus d'expérience de la vie, n'ont pas l'excuse de la naïveté idéologique.
Humainement, c'est un petit con narcissique et verbeux, plus séduisant que ses deux prédécesseurs. Il a de petites qualités qui brillent seulement par contraste avec MM. Hollande et Sarkozy.
Bref, pas de quoi fouetter un chat. Le changement dans la continuité, l'immobilisme à fond la caisse avec des enjoliveurs neufs et le volant en moumoute. Rien de nouveau sous le soleil depuis quarante ans.
C'est pourquoi je vous en parle si peu. Ce blanc-bec à grosses chevilles et à grosse tête ne m'intéresse pas. Il n'arrive même pas à m'énerver comme le faisait Hollande. Et puis, c’est une marionnette dont on voit les fils, s’il n’etait pas si arrogant, il ferait pitié.
Comme Rioufol, je peux écrire (Rioufol et Bernat, les macronosceptiques) :
« Je ne suis pas macronien. Je me sens pleinement solidaire des ploucs et des boulets, c'est-à-dire de ceux qui ne sont rien. »
Edouard Husson fait une analyse ravageuse de la politique européenne d'E. Macron (même s'il se montre, en conclusion, exagérément optimiste : les oeillères d'Emmanuel Macron l'empêcheront de saisir les bonnes occasions) mais il ne perd pas de vue qu'il est dans la continuité de la désastreuse politique française :
2017 : l’année où l’organisation européenne des années 1990 s’est effondrée
Addendum :
Le phénomène Macron et le vieillissement français
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Célébré par les médias comme une icône, le président néo-bonapartiste Macron, préféré des retraités aisés et des amateurs de télé, est parfaitement adapté à un pays riche, peu actif, vacancier, héritier, coutumier, plaisancier. C’est le jeune animateur de maison de retraite dont nous avions bien besoin. Les plus optimistes en feront une espèce de Poutine à la française. Poutine arriva au pouvoir au même âge (la quarantaine), rassura les vieux, les traditionnels, tança les corporatismes, stabilisa ce qu’il put, et découpla son pays de la mauvaise volonté de puissance (ou de la volonté d’impuissance) américaine avec les écarts et les réactions que l’on sait. Pour le cas Macron, dans un pays plus riche et peu ambitieux géopolitiquement, la donne est plus simple. Les bourgeois moliéresques sont contents, parlent de leur foie gras, de Noël au Mexique, des travaux de la salle des bains et des vacances de février au ski ; les jeunes, de plus en plus sympathiques et victimes, se résignent ou s’en vont. Plus personne ne parle de politique, les discours sur la droite et la gauche faisant comme si elles – la gauche et la droite ! La gauche et la droite ! - n’avaient jamais existé, et ce simulacre de pays réel goûte un repos virtuel mérité en skiant, rachetant les œuvres complètes de d’Ormesson et en scandant « je t’aime » dans la rue. Tout ce Johnny sent le ranci, mais qu’y faire ?
La dérive du pays reflète une entropie matérialiste, sybarite même mais récurrente ici, quand on s’est trop agité avec les idées : on a eu les Bonaparte puis Pétain, puis de Gaulle, enfin on élit le gringalet énarque idole des belles-mères (et pour cause) pour se concilier les impuissances et célébrer le Mammon mondialisé.
Pour ceux qui ne comprennent encore rien à ce qui se répète depuis deux siècles dans un pays-tourniquet qui donne le tournis aux ex-amateurs de sensations fortes, on citera encore Tocqueville :
« Le despotisme élève des barrières entre eux et les sépare…il leur fait une sorte de vertu publique de l’indifférence. Le despotisme, qui est dangereux dans tous les temps, est donc particulièrement à craindre dans les siècles démocratiques. »
Et comme dans la crêperie où j’achevais et postais mes textes je n’entendais que des monologues sur les foies gras, les blagues sur Hulot, les droits sociaux et toujours ces vacances au ski, je rajouterai ces lignes du maître :
« Ce que je reproche à l’égalité, ce n’est pas d’entraîner les hommes à la poursuite des jouissances défendues ; c’est de les absorber entièrement dans la recherche des jouissances permises. »
Le rapport au fric et à Rothschild ne devrait énerver personne après la monarchie de Juillet, Napoléon III, la troisième république et tout le reste. Il correspond à ce que Tocqueville appelle le matérialisme honnête une fois qu’on a balayé les simulacres de politique politicienne (celle qui amène à l’isoloir marron puis aux benzodiazépines) :
« Ainsi, il pourrait bien s’établir dans le monde une sorte de matérialisme honnête qui ne corromprait pas les âmes, mais qui les amollirait et finirait par détendre sans bruit tous leurs ressorts. »
Moi je trouve que Macron devrait changer ses slogans, leur donner un ton célinien : « pour une France sans âme et sans ressort. Les mécontents dehors. » Il ajoutait Céline que la féérie ce serait pout une autre fois.
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Comme c'est un béjaune besogneux et fayoteur, élevé sous cloche, à l'abri des intempéries, il est plutôt moins coupable que ses prédécesseurs qui, ayant plus d'expérience de la vie, n'ont pas l'excuse de la naïveté idéologique.
Humainement, c'est un petit con narcissique et verbeux, plus séduisant que ses deux prédécesseurs. Il a de petites qualités qui brillent seulement par contraste avec MM. Hollande et Sarkozy.
Bref, pas de quoi fouetter un chat. Le changement dans la continuité, l'immobilisme à fond la caisse avec des enjoliveurs neufs et le volant en moumoute. Rien de nouveau sous le soleil depuis quarante ans.
C'est pourquoi je vous en parle si peu. Ce blanc-bec à grosses chevilles et à grosse tête ne m'intéresse pas. Il n'arrive même pas à m'énerver comme le faisait Hollande. Et puis, c’est une marionnette dont on voit les fils, s’il n’etait pas si arrogant, il ferait pitié.
Comme Rioufol, je peux écrire (Rioufol et Bernat, les macronosceptiques) :
« Je ne suis pas macronien. Je me sens pleinement solidaire des ploucs et des boulets, c'est-à-dire de ceux qui ne sont rien. »
Edouard Husson fait une analyse ravageuse de la politique européenne d'E. Macron (même s'il se montre, en conclusion, exagérément optimiste : les oeillères d'Emmanuel Macron l'empêcheront de saisir les bonnes occasions) mais il ne perd pas de vue qu'il est dans la continuité de la désastreuse politique française :
2017 : l’année où l’organisation européenne des années 1990 s’est effondrée
Addendum :
Le phénomène Macron et le vieillissement français
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Célébré par les médias comme une icône, le président néo-bonapartiste Macron, préféré des retraités aisés et des amateurs de télé, est parfaitement adapté à un pays riche, peu actif, vacancier, héritier, coutumier, plaisancier. C’est le jeune animateur de maison de retraite dont nous avions bien besoin. Les plus optimistes en feront une espèce de Poutine à la française. Poutine arriva au pouvoir au même âge (la quarantaine), rassura les vieux, les traditionnels, tança les corporatismes, stabilisa ce qu’il put, et découpla son pays de la mauvaise volonté de puissance (ou de la volonté d’impuissance) américaine avec les écarts et les réactions que l’on sait. Pour le cas Macron, dans un pays plus riche et peu ambitieux géopolitiquement, la donne est plus simple. Les bourgeois moliéresques sont contents, parlent de leur foie gras, de Noël au Mexique, des travaux de la salle des bains et des vacances de février au ski ; les jeunes, de plus en plus sympathiques et victimes, se résignent ou s’en vont. Plus personne ne parle de politique, les discours sur la droite et la gauche faisant comme si elles – la gauche et la droite ! La gauche et la droite ! - n’avaient jamais existé, et ce simulacre de pays réel goûte un repos virtuel mérité en skiant, rachetant les œuvres complètes de d’Ormesson et en scandant « je t’aime » dans la rue. Tout ce Johnny sent le ranci, mais qu’y faire ?
La dérive du pays reflète une entropie matérialiste, sybarite même mais récurrente ici, quand on s’est trop agité avec les idées : on a eu les Bonaparte puis Pétain, puis de Gaulle, enfin on élit le gringalet énarque idole des belles-mères (et pour cause) pour se concilier les impuissances et célébrer le Mammon mondialisé.
Pour ceux qui ne comprennent encore rien à ce qui se répète depuis deux siècles dans un pays-tourniquet qui donne le tournis aux ex-amateurs de sensations fortes, on citera encore Tocqueville :
« Le despotisme élève des barrières entre eux et les sépare…il leur fait une sorte de vertu publique de l’indifférence. Le despotisme, qui est dangereux dans tous les temps, est donc particulièrement à craindre dans les siècles démocratiques. »
Et comme dans la crêperie où j’achevais et postais mes textes je n’entendais que des monologues sur les foies gras, les blagues sur Hulot, les droits sociaux et toujours ces vacances au ski, je rajouterai ces lignes du maître :
« Ce que je reproche à l’égalité, ce n’est pas d’entraîner les hommes à la poursuite des jouissances défendues ; c’est de les absorber entièrement dans la recherche des jouissances permises. »
Le rapport au fric et à Rothschild ne devrait énerver personne après la monarchie de Juillet, Napoléon III, la troisième république et tout le reste. Il correspond à ce que Tocqueville appelle le matérialisme honnête une fois qu’on a balayé les simulacres de politique politicienne (celle qui amène à l’isoloir marron puis aux benzodiazépines) :
« Ainsi, il pourrait bien s’établir dans le monde une sorte de matérialisme honnête qui ne corromprait pas les âmes, mais qui les amollirait et finirait par détendre sans bruit tous leurs ressorts. »
Moi je trouve que Macron devrait changer ses slogans, leur donner un ton célinien : « pour une France sans âme et sans ressort. Les mécontents dehors. » Il ajoutait Céline que la féérie ce serait pout une autre fois.
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samedi, septembre 02, 2017
Macron : la France d'en bas assommée et abandonnée
Le France d'en bas a été assommée par la victoire du bloc bourgeois macroniste. Elle est maintenant abandonnée.
Les salauds et les salopes, style Juppé, Pécresse et compagnie, comptent bien aider le gouvernement à ce qu'elle ne se rétablisse pas et se résigne à être méprisée.
C’est entendu, le Président n’aime pas « son » peuple !
Le FN est disqualifié par sa propre bêtise, par son incapacité qui a éclaté aux yeux de tous pendant cette campagne électorale.
Le seul aujourd'hui qui fait semblant d'avoir un peu de considération pour le peuple est Jean-Luc Mélenchon. Ce n'est que de l'apparence puisqu'il ne prend pas en compte les questions hors économie et social, c'est-à-dire l'essentiel.
On voit bien qu'il y a un espace intellectuel et électoral pour un parti conservateur. Nicolas Sarkozy avait su le saisir (pour, hélas, n'en rien faire) en 2007.
Mais la France d'en bas a changé, elle est plus désespérée et plus résignée. Elle sera moins facile à mobiliser, il faudra lui donner plus de preuves, le blabla ne suffira pas à la mobiliser.
Il faudra que l'homme qui tentera la chose s'inspire de Trump, ait le courage de bruler ses vaisseaux, de tenir des propos et de faire des gestes significatifs qui le « grillent » auprès de la bien-pensance.
Je ne vois personne susceptible de ce courage.
Les salauds et les salopes, style Juppé, Pécresse et compagnie, comptent bien aider le gouvernement à ce qu'elle ne se rétablisse pas et se résigne à être méprisée.
C’est entendu, le Président n’aime pas « son » peuple !
Le FN est disqualifié par sa propre bêtise, par son incapacité qui a éclaté aux yeux de tous pendant cette campagne électorale.
Le seul aujourd'hui qui fait semblant d'avoir un peu de considération pour le peuple est Jean-Luc Mélenchon. Ce n'est que de l'apparence puisqu'il ne prend pas en compte les questions hors économie et social, c'est-à-dire l'essentiel.
On voit bien qu'il y a un espace intellectuel et électoral pour un parti conservateur. Nicolas Sarkozy avait su le saisir (pour, hélas, n'en rien faire) en 2007.
Mais la France d'en bas a changé, elle est plus désespérée et plus résignée. Elle sera moins facile à mobiliser, il faudra lui donner plus de preuves, le blabla ne suffira pas à la mobiliser.
Il faudra que l'homme qui tentera la chose s'inspire de Trump, ait le courage de bruler ses vaisseaux, de tenir des propos et de faire des gestes significatifs qui le « grillent » auprès de la bien-pensance.
Je ne vois personne susceptible de ce courage.
samedi, juillet 08, 2017
L'obsession du code du travail dissimule une oppression de classe
Oui, la complexité du code du travail contribue probablement au chômage, mais :
1) Rien ne prouve que cela soit une cause majeure.
2) En revanche, nous savons, sans doute aucun, que l'Euro est une cause majeure de chômage, par l'intermédiaire de la désindustrialisation.
3) On peut même se demander si le chômage, isolé des autres problèmes économiques, est une priorité.
Mais l'Euro arrange la bourgeoisie mondialisée et le démantèlement des protections ne la dérange pas, protégée qu'elle est, soit par ses compétences, soit par son statut (fonctionnaire, médecin, etc.). Et inversement pour le populo.
L'obsession du démontage du code du travail n'est donc pas une sollicitude de la bourgeoisie mondialisée pour le peuple français mais, au contraire, un instrument de la guerre de cette bourgeoisie mondialisée contre le peuple français.
Cette video est un peu hors sujet :
On remarquera que Charles Gave est gêné pour faire tenir son libéralisme debout tout seul (à propos de la PMA/GPA), il est obligé de faire appel à des valeurs supérieures, en l'occurrence, chrétiennes.
Je n'ai rien contre, évidemment. Mais je constate une fois de plus qu'il est illusoire d'essayer de se passer de valeurs supérieures à l'individu.
1) Rien ne prouve que cela soit une cause majeure.
2) En revanche, nous savons, sans doute aucun, que l'Euro est une cause majeure de chômage, par l'intermédiaire de la désindustrialisation.
3) On peut même se demander si le chômage, isolé des autres problèmes économiques, est une priorité.
Mais l'Euro arrange la bourgeoisie mondialisée et le démantèlement des protections ne la dérange pas, protégée qu'elle est, soit par ses compétences, soit par son statut (fonctionnaire, médecin, etc.). Et inversement pour le populo.
L'obsession du démontage du code du travail n'est donc pas une sollicitude de la bourgeoisie mondialisée pour le peuple français mais, au contraire, un instrument de la guerre de cette bourgeoisie mondialisée contre le peuple français.
Cette video est un peu hors sujet :
On remarquera que Charles Gave est gêné pour faire tenir son libéralisme debout tout seul (à propos de la PMA/GPA), il est obligé de faire appel à des valeurs supérieures, en l'occurrence, chrétiennes.
Je n'ai rien contre, évidemment. Mais je constate une fois de plus qu'il est illusoire d'essayer de se passer de valeurs supérieures à l'individu.
dimanche, juillet 02, 2017
Electeurs de Macron, assumez ! (Je me marre ...)
Emmanuel Macron évoque les « gens qui ne sont rien » et suscite les critiques
Le peuple, grand absent du quinquennat Macron ?
Tout le monde (sauf, bien entendu, les macronistes et les gamellards crypto-macronistes) est d'accord pour considérer que le vote Macron est un vote de classe, et même, de mépris de classe.
Seulement voilà, il y a deux sortes d'électeurs de Macron : ceux qui font vraiment partie de la haute, sont de véritables gagnants de la mondialisation (je ne suis pas sûr qu'ils soient si nombreux) et ceux qui ont voulu se donner l'illusion de faire partie des « ouineurs » mais n'en sont pas vraiment, ou pas complètement, ou le sont (par exemple) par l'intermédiaire de leurs enfants. La grande troupe des suiveurs, des courtisans, des obséquieux, des soumis enamourés du mâle alpha, des admirateurs des gorilles (comme dirait Solal dans Belle du Seigneur).
Ceux-là vont vite déchanter, parce que le mâle alpha aime bien leur foutre une mandale de temps en temps pour montrer qui c'est le chef. Et je ne serai pas surpris quand ils nous ressortirons le sketch qui a tant servi pour Hollande : « Ce n'est pas ce que nous voulions. Nous avons été trompés à l'insu de notre plein gré. Et patati et patata ... »
Pendant ce temps :
Muriel Pénicaud et ses décodages (je trouve cette hystérie de moralisation ridicule, mais quand le moralisateur se fait moraliser, c'est difficile de ne pas rire).
Et les cocus du macronisme vont bientôt venir chialer.
Je me marre ...
Le peuple, grand absent du quinquennat Macron ?
Tout le monde (sauf, bien entendu, les macronistes et les gamellards crypto-macronistes) est d'accord pour considérer que le vote Macron est un vote de classe, et même, de mépris de classe.
Seulement voilà, il y a deux sortes d'électeurs de Macron : ceux qui font vraiment partie de la haute, sont de véritables gagnants de la mondialisation (je ne suis pas sûr qu'ils soient si nombreux) et ceux qui ont voulu se donner l'illusion de faire partie des « ouineurs » mais n'en sont pas vraiment, ou pas complètement, ou le sont (par exemple) par l'intermédiaire de leurs enfants. La grande troupe des suiveurs, des courtisans, des obséquieux, des soumis enamourés du mâle alpha, des admirateurs des gorilles (comme dirait Solal dans Belle du Seigneur).
Ceux-là vont vite déchanter, parce que le mâle alpha aime bien leur foutre une mandale de temps en temps pour montrer qui c'est le chef. Et je ne serai pas surpris quand ils nous ressortirons le sketch qui a tant servi pour Hollande : « Ce n'est pas ce que nous voulions. Nous avons été trompés à l'insu de notre plein gré. Et patati et patata ... »
Pendant ce temps :
Muriel Pénicaud et ses décodages (je trouve cette hystérie de moralisation ridicule, mais quand le moralisateur se fait moraliser, c'est difficile de ne pas rire).
Et les cocus du macronisme vont bientôt venir chialer.
Je me marre ...
jeudi, juin 01, 2017
Pilule bleue, pilule rouge
Excellent billet de Stéphane Montabert :
Pilule bleue, pilule rouge
***********
Le choix de la pilule rouge n'est pas facile. Les médias dominants et les élites vous classent d'office parmi les gens infréquentables. En allumant radio ou télévision, vous êtes constamment insulté. Si vous avez le courage d'en parler, vos collègues de travail vous snobent et les promotions vous échappent. En persistant, vous pouvez vous fâcher avec votre famille, vos amis, vos voisins - en particulier, parmi eux, tous ceux qui se réclament sans cesse de la tolérance.
Le chemin est difficile mais parfois, vous n'avez simplement pas le choix. Vous pouvez juste être confronté à une situation remettant en cause la vérité officielle de façon définitive. Avoir été sur la place de la gare au nouvel-an à Cologne. S'être frotté à la réalité des populations migrantes. Avoir été dans les environs du Bataclan lors des attentats de Paris, ou sur la Promenade des Anglais lors de ceux de Nice. La confrontation à un danger immédiat remet en cause les certitudes les plus établies. Il n'est plus possible de continuer comme avant. À moins d'opter pour une lobotomie volontaire, gober la pilule rouge devient alors une question de survie.
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Pilule bleue, pilule rouge
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Le choix de la pilule rouge n'est pas facile. Les médias dominants et les élites vous classent d'office parmi les gens infréquentables. En allumant radio ou télévision, vous êtes constamment insulté. Si vous avez le courage d'en parler, vos collègues de travail vous snobent et les promotions vous échappent. En persistant, vous pouvez vous fâcher avec votre famille, vos amis, vos voisins - en particulier, parmi eux, tous ceux qui se réclament sans cesse de la tolérance.
Le chemin est difficile mais parfois, vous n'avez simplement pas le choix. Vous pouvez juste être confronté à une situation remettant en cause la vérité officielle de façon définitive. Avoir été sur la place de la gare au nouvel-an à Cologne. S'être frotté à la réalité des populations migrantes. Avoir été dans les environs du Bataclan lors des attentats de Paris, ou sur la Promenade des Anglais lors de ceux de Nice. La confrontation à un danger immédiat remet en cause les certitudes les plus établies. Il n'est plus possible de continuer comme avant. À moins d'opter pour une lobotomie volontaire, gober la pilule rouge devient alors une question de survie.
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Les pauvres plaisirs de l’île désenchantée
Les plaisirs de l’île enchantée sont la plus célèbre fête versaillaise, celle qui est restée dans les mémoires.
Du 7 au 13 mai 1664, Louis XIV organise en l’honneur d’Anne d’Autriche, sa mère, et de la reine Marie-Thérèse, une fête sur le thème romanesque de la magicienne Alcine tenant prisonniers en son palais Roger et ses preux chevaliers. Amour, action et magie invitent la Cour au rêve. Inspirée de l’Arioste, la fête est dédiée en réalité à Mlle de La Vallière, maîtresse du roi. C'est l'ordonnateur de ses ballets, le duc de Saint-Aignan, qui a choisi le sujet tandis que Carlo Vigarani a retenu le lieu. Originaire de Modène, ce dernier est, depuis 1659, le grand metteur en scène des divertissements royaux où il a introduit machineries et décors italiens.
Durant trois jours, les courtisans assistent au défilé équestre du roi dans le rôle de Roger, revêtu de somptueux habits de feu sur un harnais d’or, d’argent et de pierreries. Il est accompagné de cavaliers, tout aussi somptueux, qui descendent l’allée royale – Tapis vert –, suivis du char d’Apollon. Tous se dirigent vers le palais d’Alcine dressé sur le Rond-d’eau, futur bassin d’Apollon. Suit une course de bague dans laquelle les cavaliers doivent décocher de leurs lances un anneau relié à une potence. La nuit tombée, le Parc (et la du Parc) s’illumine de mille feux. Commence un ballet sur le thème des saisons tandis qu’un magnifique festin est servi par des serviteurs masqués et costumés.
Le deuxième jour, la nuit venue, Louis XIV, costumé en Roger, donne à ses dames, sur la scène dressée dans l’allée, la comédie-ballet spécialement conçue par Molière et Lully : La Princesse d’Élide. Pour la première fois en France, théâtre et opéra, comique et romanesque sont associés. Bergers et bergères, entourés de faunes, dansent et chantent au son des flûtes et des violons. Le troisième jour voit l’embrasement du palais d’Alcine dans un fabuleux feu d’artifice orchestré par Vigarani. Une étonnante baleine flottante et ses deux baleineaux au-devant portent Alcine et ses servantes.
Les festivités se poursuivent avec courses de chevaux, loterie, visite de la Ménagerie et représentations théâtrales : Molière donne pour la première fois, le soir du 12 mai, son célèbre Tartuffe. Malgré le soutien du roi, la pièce fait scandale et se voit interdite. La Cour retourne à Fontainebleau le dès le lendemain : un merveilleux songe prend fin.
Bien sûr, comme toujours à Versailles, le symbole est très politique. Les rôles sont distribués avec précision pour manifester les hiérarchies et la singularité du pouvoir royal.
L’avènement d’Emmanuel Macron, entouré de ses courtisans, qu’on appelle par une bizarrerie comique « journalistes » (1), me fait regretter une telle fête. La soirée du Louvre fut bien pauvre en comparaison des fêtes de Versailles et les courtisans manquent singulièrement de ce bel esprit français tant vanté. Ils sont lourds, grossiers, incultes et ne comprennent pas grand chose. Quant à avoir du style … mieux vaut n’en point parler.
Il est vrai que notre roi est de pacotille. C’est une marionnette, dont on doute qu’elle ait envie de couper les fils qui la gouvernent. Au contraire, elle donne des gages à ses commanditaires et continuera probablement à en donner. Ceci explique sans doute cela : la comédie du pouvoir et sa mise en scène symbolique sont vite limitées lorsqu’on n’a qu’un pouvoir en carton-pâte.
En fait d’île enchantée, la présidence Macron (2) m’évoque plutôt celle-ci :
Qui se terminera comme ça (3) :
**********************
(1) : au fait, pour ceux qui douteraient de la manipulation médiatique des élections. En ce moment, le sondage à la mode est « Souhaitez vous qu’Emmanuel Macron ait une majorité parlementaire ? ». Si ça, ce n’est pas une question orientée …
(2) : c’est marrant, je sais qu’Emmanuel Macron est une imposture, je trouve ses admirateurs ridicules, des naïfs, des gogos ou des cyniques (ou pire : Macronistes : c’est jeune et ça sait tout ? ), mais je n’arrive pas à le détester comme François Hollande. Signe que le Système a bien choisi son candidat.
(3) : J’apprends que Marlène Schiappa demande à rencontrer Cyril Hanouna pour « dialoguer » suite à un « dérapage ». Ca ne me plaît pas du tout. Depuis quand et au nom de quoi les ministres convoquent-ils les amuseurs publics (même, pas très amusants) pour qu’ils rendent compte de leurs propos (car le « dialogue » avec un ministre, ça n’existe pas) et pourquoi l’amuseur en question se rend-il à cette convocation ? On imagine les hurlements des professionnels du chocage avec un ministre de droite ou Poutine. Mais, au camp du Bien, à Jupiter souriant, tout est permis. On imagine aussi, avec délice cette fois, le dialogue de haute tenue entre ces deux personnalités qui brillent au ciel de l’intelligence française et de la morale universelle.
Du 7 au 13 mai 1664, Louis XIV organise en l’honneur d’Anne d’Autriche, sa mère, et de la reine Marie-Thérèse, une fête sur le thème romanesque de la magicienne Alcine tenant prisonniers en son palais Roger et ses preux chevaliers. Amour, action et magie invitent la Cour au rêve. Inspirée de l’Arioste, la fête est dédiée en réalité à Mlle de La Vallière, maîtresse du roi. C'est l'ordonnateur de ses ballets, le duc de Saint-Aignan, qui a choisi le sujet tandis que Carlo Vigarani a retenu le lieu. Originaire de Modène, ce dernier est, depuis 1659, le grand metteur en scène des divertissements royaux où il a introduit machineries et décors italiens.
Durant trois jours, les courtisans assistent au défilé équestre du roi dans le rôle de Roger, revêtu de somptueux habits de feu sur un harnais d’or, d’argent et de pierreries. Il est accompagné de cavaliers, tout aussi somptueux, qui descendent l’allée royale – Tapis vert –, suivis du char d’Apollon. Tous se dirigent vers le palais d’Alcine dressé sur le Rond-d’eau, futur bassin d’Apollon. Suit une course de bague dans laquelle les cavaliers doivent décocher de leurs lances un anneau relié à une potence. La nuit tombée, le Parc (et la du Parc) s’illumine de mille feux. Commence un ballet sur le thème des saisons tandis qu’un magnifique festin est servi par des serviteurs masqués et costumés.
Le deuxième jour, la nuit venue, Louis XIV, costumé en Roger, donne à ses dames, sur la scène dressée dans l’allée, la comédie-ballet spécialement conçue par Molière et Lully : La Princesse d’Élide. Pour la première fois en France, théâtre et opéra, comique et romanesque sont associés. Bergers et bergères, entourés de faunes, dansent et chantent au son des flûtes et des violons. Le troisième jour voit l’embrasement du palais d’Alcine dans un fabuleux feu d’artifice orchestré par Vigarani. Une étonnante baleine flottante et ses deux baleineaux au-devant portent Alcine et ses servantes.
Les festivités se poursuivent avec courses de chevaux, loterie, visite de la Ménagerie et représentations théâtrales : Molière donne pour la première fois, le soir du 12 mai, son célèbre Tartuffe. Malgré le soutien du roi, la pièce fait scandale et se voit interdite. La Cour retourne à Fontainebleau le dès le lendemain : un merveilleux songe prend fin.
Bien sûr, comme toujours à Versailles, le symbole est très politique. Les rôles sont distribués avec précision pour manifester les hiérarchies et la singularité du pouvoir royal.
L’avènement d’Emmanuel Macron, entouré de ses courtisans, qu’on appelle par une bizarrerie comique « journalistes » (1), me fait regretter une telle fête. La soirée du Louvre fut bien pauvre en comparaison des fêtes de Versailles et les courtisans manquent singulièrement de ce bel esprit français tant vanté. Ils sont lourds, grossiers, incultes et ne comprennent pas grand chose. Quant à avoir du style … mieux vaut n’en point parler.
Il est vrai que notre roi est de pacotille. C’est une marionnette, dont on doute qu’elle ait envie de couper les fils qui la gouvernent. Au contraire, elle donne des gages à ses commanditaires et continuera probablement à en donner. Ceci explique sans doute cela : la comédie du pouvoir et sa mise en scène symbolique sont vite limitées lorsqu’on n’a qu’un pouvoir en carton-pâte.
En fait d’île enchantée, la présidence Macron (2) m’évoque plutôt celle-ci :
Qui se terminera comme ça (3) :
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(1) : au fait, pour ceux qui douteraient de la manipulation médiatique des élections. En ce moment, le sondage à la mode est « Souhaitez vous qu’Emmanuel Macron ait une majorité parlementaire ? ». Si ça, ce n’est pas une question orientée …
(2) : c’est marrant, je sais qu’Emmanuel Macron est une imposture, je trouve ses admirateurs ridicules, des naïfs, des gogos ou des cyniques (ou pire : Macronistes : c’est jeune et ça sait tout ? ), mais je n’arrive pas à le détester comme François Hollande. Signe que le Système a bien choisi son candidat.
(3) : J’apprends que Marlène Schiappa demande à rencontrer Cyril Hanouna pour « dialoguer » suite à un « dérapage ». Ca ne me plaît pas du tout. Depuis quand et au nom de quoi les ministres convoquent-ils les amuseurs publics (même, pas très amusants) pour qu’ils rendent compte de leurs propos (car le « dialogue » avec un ministre, ça n’existe pas) et pourquoi l’amuseur en question se rend-il à cette convocation ? On imagine les hurlements des professionnels du chocage avec un ministre de droite ou Poutine. Mais, au camp du Bien, à Jupiter souriant, tout est permis. On imagine aussi, avec délice cette fois, le dialogue de haute tenue entre ces deux personnalités qui brillent au ciel de l’intelligence française et de la morale universelle.
vendredi, mars 31, 2017
Macron, héritier de Hollande : enfin !
La grande manœuvre : comment Hollande pousse secrètement Macron
Ca fait des semaines que j'attendais ce genre d'articles.
Je ne comprends pas pourquoi l'équipe de Fillon ne se répand pas sur la toile avec ça, ne fait pas le « buzz ». Ou plutôt si, je comprends : il n'y a pas d'équipe Fillon.
François Fillon est un homme seul, il se retrouve bien malgré lui opposant au Système alors que ses soutiens supposés en sont des piliers. Ils font donc le service minimum. Beaucoup des prétendus soutiens de Fillon seraient finalement moins gênés d'une victoire de Macron que du risque que les choses changent.
Je trouve souvent que la réflexion de Finkielkraut manque de finesse, mais là, il faut juste avoir la franchise de dire ce que l'on voit, il est parfait :
Alain Finkielkraut : « Il ne s'agit plus, en votant, de choisir, mais d'obéir »
****************
LE FIGARO. - À trois semaines du premier tour, que pensez-vous de cette élection présidentielle ? Qu'est-ce qui la caractérise ?
Alain FINKIELKRAUT. - Jamais une ambiance aussi lourdement prescriptive n'a pesé sur une élection présidentielle. On n'attend pas comme naguère le verdict des urnes, on attend la confirmation dans les urnes d'un verdict déjà rendu. Les citoyens que nous sommes sont mis en demeure de valider ce scénario écrit d'avance: éliminer au premier tour le candidat de la droite et du centre discrédité par les affaires, puis élire au second le candidat d'En marche! pour faire barrage au Front national. Il ne s'agit plus, en votant, de choisir, mais d'obéir.
Rien de tel ne serait arrivé, me dira-t-on, et nous n'étoufferions pas sous le règne humiliant de cette injonction permanente, si Fillon n'avait pas lui-même dérogé à son image d'homme irréprochable. Il a fallu l'accaparement familial de son enveloppe parlementaire et les largesses consenties à son épouse par la Revue des deux mondes pour que se mette en place le scénario de l'élection obligatoire. C'est vrai. Ayant moi-même été très choqué de l'entendre dire: « Qui imaginerait le général de Gaulle mis en examen ? », car cette phrase ne respectait ni la présomption d'innocence ni la séparation des pouvoirs dans la mesure où elle conférait à la justice le soin d'arbitrer sa rivalité avec Nicolas Sarkozy, je me suis remémoré, dans les premiers jours du « Penelopegate » ce sage proverbe africain: « Quand on monte au cocotier, il vaut mieux avoir le cul propre.»
Mais je me demande aujourd'hui ce qui rend la justice si expéditive et les journalistes si hargneux. Parce qu'il ne disposait pas d'éléments assez graves et concordants pour renvoyer François Fillon devant un tribunal correctionnel, le parquet national financier a confié le dossier à trois magistrats instructeurs. Saisis le 24 février, soit deux jours avant l'entrée en vigueur de la loi qui aurait provoqué la prescription de la plupart des faits incriminés, ces juges ont épluché le dossier pendant le week-end, alors même que les policiers n'avaient pas eu le temps de produire un rapport de synthèse, ce qui, selon le journal Le Monde lui-même, est très inhabituel en procédure. Dès le lundi, c'est-à-dire sans avoir procédé à la moindre investigation, les magistrats envoyaient une lettre recommandée aux époux Fillon en vue d'une mise en examen. Et François Fillon était convoqué le 15 mars, soit deux jours avant la clôture des parrainages. Cette précipitation n'a pas été plus critiquée que la médiatisation instantanée des procès-verbaux des auditions. On y a même vu un acte de salubrité publique. Peu importe le respect des règles : tout devait être fait pour empêcher la vénalité d'entrer à l'Élysée. C'est le mandat moral que s'est assigné la plus grande partie de la presse. Ainsi, le lendemain de la mise en examen de Penelope Fillon, a-t-on appris au journal télévisé de France 2 qu'elle risquait dix ans de prison pour ses abominables forfaits.
[…] je me suis dit que ce qui se joue dans l'affaire Fillon ce ne sont pas les infractions qu'il a pu commettre. On déteste en lui non les médiocres magouilles ni l'argent qu'il a amassé (Macron s'est enrichi beaucoup plus et beaucoup plus vite), mais le côté vieille France. Nos sociétés se partagent désormais entre planétaires et sédentaires, globaux et locaux, hors sol et autochtones, ouverts à toutes les innovations et attachés aux traditions. Du fait même de leur mode d'être et d'agir, la majorité des journalistes appartiennent à la première catégorie et Fillon, aussi geek, aussi connecté qu'il se veuille, représente à leurs yeux le monde d'avant. C'est à ce monde qu'à travers lui ils ont le sentiment de donner tous ensemble le coup de grâce.
[…]
Si aujourd'hui vous avez le malheur de dire que dans tel ou tel domaine la situation empire, les choses se dégradent, le journaliste qui vous questionne vous regarde interloqué et s'exclame: « Vous n'allez tout de même pas prétendre que c'était mieux avant ! » C'était mieux avant est la phrase que la doxa vous interdit de prononcer sous peine de passer pour le dernier des cons. Pangloss mène la danse et persécute la nostalgie. Macron est le candidat de Pangloss. À l'heure où la langue française dépérit, où la nation se disloque, où l'école s'effondre, où la production animale remplace l'élevage fermier et fait disparaître veaux, vaches, cochons, couvées, il explique doctement que le vieux clivage droite-gauche doit être remplacé par l'opposition des progressistes et des conservateurs.
Et qu'est-ce que le progrès pour Emmanuel Macron ? C'est d'abord de ne jamais oublier de dire « celles et ceux » quand il désigne une pluralité d'individus, c'est ensuite la dissolution de toute permanence, la liquidation de tout ce qui est solide, la libération de tous les flux. Les flux contre l'identité, la circulation contre l'héritage, l'avenir ubérisé contre l'expérience partagée, la diversité et la mobilité contre l'idée même d'une culture française et d'un art français : avec ses « helpers », ses « coworkers » et son « pôle event », Emmanuel Macron ne conçoit pas la France comme une nation, il la voit comme un open space.
Mais il n'est pas seul en cause. J'ai été frappé par l'indigence du premier débat présidentiel sur la question éducative. Aucun candidat n'a pris la mesure du désastre. François Fillon a certes insisté sur la nécessité de revenir «aux fondamentaux», mais ce mot, «fondamentaux», est un éteignoir bureaucratique. Il faut nommer les choses pour prendre conscience de leur disparition.
[…]
Mais qu'advient-il à la civilisation quand deux corporations se soustraient à l'obligation de rendre des comptes ? Des juges et des journalistes peuvent saccager des vies, il ne leur arrive rien, ils ne répondent de rien, et si l'on s'avise de s'interroger sur leurs pratiques, on tombe dans la trumpisation. Un nouveau syllogisme est à l'œuvre: Trump critique les médias, Trump critique les magistrats ; critiquer les médias et les magistrats, c'est donc se ranger sous la bannière du mégalomane infantile qui met la planète en danger. C'est trop facile. Et pour ma part, je ne vois rien de trumpiste dans la volonté de connaître l'origine des fuites qui ont déclenché l'affaire Fillon. Une telle information ne peut en aucun cas lui servir d'excuse, mais, comme dit Edwy Plenel, nous avons le droit de savoir. La démocratie ne saurait s'accommoder d'une investigation à géométrie variable. Cessons donc de dénoncer le complotisme pour justifier l'incuriosité et laissons Trump là où il est. Imaginez, en effet, qu'il émette demain un jugement négatif sur Staline ou Pol Pot. Faudra-t-il, pour montrer de quel bois on se chauffe, envisager leur réhabilitation ?
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Ca fait des semaines que j'attendais ce genre d'articles.
Je ne comprends pas pourquoi l'équipe de Fillon ne se répand pas sur la toile avec ça, ne fait pas le « buzz ». Ou plutôt si, je comprends : il n'y a pas d'équipe Fillon.
François Fillon est un homme seul, il se retrouve bien malgré lui opposant au Système alors que ses soutiens supposés en sont des piliers. Ils font donc le service minimum. Beaucoup des prétendus soutiens de Fillon seraient finalement moins gênés d'une victoire de Macron que du risque que les choses changent.
Je trouve souvent que la réflexion de Finkielkraut manque de finesse, mais là, il faut juste avoir la franchise de dire ce que l'on voit, il est parfait :
Alain Finkielkraut : « Il ne s'agit plus, en votant, de choisir, mais d'obéir »
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LE FIGARO. - À trois semaines du premier tour, que pensez-vous de cette élection présidentielle ? Qu'est-ce qui la caractérise ?
Alain FINKIELKRAUT. - Jamais une ambiance aussi lourdement prescriptive n'a pesé sur une élection présidentielle. On n'attend pas comme naguère le verdict des urnes, on attend la confirmation dans les urnes d'un verdict déjà rendu. Les citoyens que nous sommes sont mis en demeure de valider ce scénario écrit d'avance: éliminer au premier tour le candidat de la droite et du centre discrédité par les affaires, puis élire au second le candidat d'En marche! pour faire barrage au Front national. Il ne s'agit plus, en votant, de choisir, mais d'obéir.
Rien de tel ne serait arrivé, me dira-t-on, et nous n'étoufferions pas sous le règne humiliant de cette injonction permanente, si Fillon n'avait pas lui-même dérogé à son image d'homme irréprochable. Il a fallu l'accaparement familial de son enveloppe parlementaire et les largesses consenties à son épouse par la Revue des deux mondes pour que se mette en place le scénario de l'élection obligatoire. C'est vrai. Ayant moi-même été très choqué de l'entendre dire: « Qui imaginerait le général de Gaulle mis en examen ? », car cette phrase ne respectait ni la présomption d'innocence ni la séparation des pouvoirs dans la mesure où elle conférait à la justice le soin d'arbitrer sa rivalité avec Nicolas Sarkozy, je me suis remémoré, dans les premiers jours du « Penelopegate » ce sage proverbe africain: « Quand on monte au cocotier, il vaut mieux avoir le cul propre.»
Mais je me demande aujourd'hui ce qui rend la justice si expéditive et les journalistes si hargneux. Parce qu'il ne disposait pas d'éléments assez graves et concordants pour renvoyer François Fillon devant un tribunal correctionnel, le parquet national financier a confié le dossier à trois magistrats instructeurs. Saisis le 24 février, soit deux jours avant l'entrée en vigueur de la loi qui aurait provoqué la prescription de la plupart des faits incriminés, ces juges ont épluché le dossier pendant le week-end, alors même que les policiers n'avaient pas eu le temps de produire un rapport de synthèse, ce qui, selon le journal Le Monde lui-même, est très inhabituel en procédure. Dès le lundi, c'est-à-dire sans avoir procédé à la moindre investigation, les magistrats envoyaient une lettre recommandée aux époux Fillon en vue d'une mise en examen. Et François Fillon était convoqué le 15 mars, soit deux jours avant la clôture des parrainages. Cette précipitation n'a pas été plus critiquée que la médiatisation instantanée des procès-verbaux des auditions. On y a même vu un acte de salubrité publique. Peu importe le respect des règles : tout devait être fait pour empêcher la vénalité d'entrer à l'Élysée. C'est le mandat moral que s'est assigné la plus grande partie de la presse. Ainsi, le lendemain de la mise en examen de Penelope Fillon, a-t-on appris au journal télévisé de France 2 qu'elle risquait dix ans de prison pour ses abominables forfaits.
[…] je me suis dit que ce qui se joue dans l'affaire Fillon ce ne sont pas les infractions qu'il a pu commettre. On déteste en lui non les médiocres magouilles ni l'argent qu'il a amassé (Macron s'est enrichi beaucoup plus et beaucoup plus vite), mais le côté vieille France. Nos sociétés se partagent désormais entre planétaires et sédentaires, globaux et locaux, hors sol et autochtones, ouverts à toutes les innovations et attachés aux traditions. Du fait même de leur mode d'être et d'agir, la majorité des journalistes appartiennent à la première catégorie et Fillon, aussi geek, aussi connecté qu'il se veuille, représente à leurs yeux le monde d'avant. C'est à ce monde qu'à travers lui ils ont le sentiment de donner tous ensemble le coup de grâce.
[…]
Si aujourd'hui vous avez le malheur de dire que dans tel ou tel domaine la situation empire, les choses se dégradent, le journaliste qui vous questionne vous regarde interloqué et s'exclame: « Vous n'allez tout de même pas prétendre que c'était mieux avant ! » C'était mieux avant est la phrase que la doxa vous interdit de prononcer sous peine de passer pour le dernier des cons. Pangloss mène la danse et persécute la nostalgie. Macron est le candidat de Pangloss. À l'heure où la langue française dépérit, où la nation se disloque, où l'école s'effondre, où la production animale remplace l'élevage fermier et fait disparaître veaux, vaches, cochons, couvées, il explique doctement que le vieux clivage droite-gauche doit être remplacé par l'opposition des progressistes et des conservateurs.
Et qu'est-ce que le progrès pour Emmanuel Macron ? C'est d'abord de ne jamais oublier de dire « celles et ceux » quand il désigne une pluralité d'individus, c'est ensuite la dissolution de toute permanence, la liquidation de tout ce qui est solide, la libération de tous les flux. Les flux contre l'identité, la circulation contre l'héritage, l'avenir ubérisé contre l'expérience partagée, la diversité et la mobilité contre l'idée même d'une culture française et d'un art français : avec ses « helpers », ses « coworkers » et son « pôle event », Emmanuel Macron ne conçoit pas la France comme une nation, il la voit comme un open space.
Mais il n'est pas seul en cause. J'ai été frappé par l'indigence du premier débat présidentiel sur la question éducative. Aucun candidat n'a pris la mesure du désastre. François Fillon a certes insisté sur la nécessité de revenir «aux fondamentaux», mais ce mot, «fondamentaux», est un éteignoir bureaucratique. Il faut nommer les choses pour prendre conscience de leur disparition.
[…]
Mais qu'advient-il à la civilisation quand deux corporations se soustraient à l'obligation de rendre des comptes ? Des juges et des journalistes peuvent saccager des vies, il ne leur arrive rien, ils ne répondent de rien, et si l'on s'avise de s'interroger sur leurs pratiques, on tombe dans la trumpisation. Un nouveau syllogisme est à l'œuvre: Trump critique les médias, Trump critique les magistrats ; critiquer les médias et les magistrats, c'est donc se ranger sous la bannière du mégalomane infantile qui met la planète en danger. C'est trop facile. Et pour ma part, je ne vois rien de trumpiste dans la volonté de connaître l'origine des fuites qui ont déclenché l'affaire Fillon. Une telle information ne peut en aucun cas lui servir d'excuse, mais, comme dit Edwy Plenel, nous avons le droit de savoir. La démocratie ne saurait s'accommoder d'une investigation à géométrie variable. Cessons donc de dénoncer le complotisme pour justifier l'incuriosité et laissons Trump là où il est. Imaginez, en effet, qu'il émette demain un jugement négatif sur Staline ou Pol Pot. Faudra-t-il, pour montrer de quel bois on se chauffe, envisager leur réhabilitation ?
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mercredi, février 08, 2017
Grand-jeu concours : quel Trump français en 2022 ?
Vu comme nous sommes partis, il est très probable que le quinquennat 2017-2022 (s'il va jusqu'à son terme) sera un désastre.
D'où la question qui me vient à l'esprit : Trump a succédé au guignol Obama, du fait de l'exaspération des Américains. Qui sera le Trump français qui succédera au guignol élu en 2017, du fait de l'exaspération des Français ?
Vous pouvez vous laisser aller.
Ca peut être une femme.
Attention, Coluche est mort.
D'où la question qui me vient à l'esprit : Trump a succédé au guignol Obama, du fait de l'exaspération des Américains. Qui sera le Trump français qui succédera au guignol élu en 2017, du fait de l'exaspération des Français ?
Vous pouvez vous laisser aller.
Ca peut être une femme.
Attention, Coluche est mort.
jeudi, octobre 13, 2016
Primaires : vote censitaire, confiscation de l'élection et régime des partis
Tout est dans le titre du billet.
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